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(Transcribed by TurboScribe.ai. Go Unlimited to remove this message.) Le jour de la guerre A l'aide
de nombreux soldats de l'ONU, vous avez
quitté de plein gré la vie tranquille que
vous meniez en SuÚde pour faire l'expérience
de la guerre en Bosnie.
A lui, ça ne lui plaßt pas, hein
?
Vous avez parlé de quoi, là ?
On a parlé de ta sale gueule.
Elle a dit que toi, elle est moche.
Ma fille est trĂšs malade.
Elle est en train de voir le docteur
Pavic.
Pavic n'est pas encore lĂ .
Ma fille a des astres malades.
Sa fille est malade.
Elle a de l'asthme.
Mon colonel, il y a un truc qui
brille sur la colline.
En couvert !
Johnson, donnez-lui de l'amorphine !
Johnson était un excellent soldat.
Ăa aurait pu arriver Ă n'importe lequel
d'entre nous.
Forch, vous serez le nouveau chef des squads.
A vrai dire, c'est...
A plus tard, chef.
...
battalion suédois des Nations Unies.
Depuis la mort du président Tito, le conflit
en Yougoslavie s'est intensifié jusqu'à devenir
l'une des guerres les plus sanglantes que
l'Europe ait connue.
Il y a quelques jours, le conflit a
fait sa premiĂšre victime.
Un jeune casque bleu du contingent suédois qui
a perdu la vie.
Ăa va sans doute devenir le quotidien de
ces forces de maintien de la paix dans
un pays oĂč la paix, justement, n'est
plus qu'un vieux souvenir.
Isabella Nilsson, Ă vous les studios.
Oh !
Tu fais quoi ?
Encore en train de rĂȘver ?
C'est le rassemblement.
Qu'il faut !
ArrĂȘte de te branler, faut qu'on y
aille !
Euh, ouais, j'arrive, je me dĂ©pĂȘche.
J'arrive !
Oh oui, dĂ©pĂȘche-toi !
Oh, dĂ©pĂȘche qu'il faut !
Allez, grouille !
On descend.
On a reçu l'ordre d'entrer dans
le stupnido.
Hein ?
On a reçu l'ordre d'entrer dans
le stupnido.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Faites-le, sinon je vous tue.
Nous avons la liberté de mouvement.
Oh, vous, mes gars !
Bonjour, vous avez la liberté de mouvement ?
J'ai quelques papiers Ă briser.
Si vous bougez, je vous tue.
Que voulez-vous faire ?
Forge.
Charlie Golf 1, ici Foxtrot Golf 2, parlez.
Ici Charlie Golf 1.
Le HVO a bloqué la route vers Stupnido.
Comment on procĂšde ?
Ă vous.
à vous de décider, sergent.
Terminé.
On se replie.
On part lĂ ?
Tu te fous de moi ?
Ăa brĂ»le dans le village.
Monte dans la jeep.
On va faire le tour.
Tu pensais vraiment qu'ils avaient mis un
checkpoint sur nous ?
T'es vraiment trop con, Forge.
On aurait mieux fait de rester postĂ©s lĂ
-haut.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Lieutenant-Colonel.
Le sergent Forge vient de signaler qu'ils
ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s Ă un barrage routier Ă
l'entrée de Stupnido.
Les soldats du HVO contrĂŽlent toute la zone
et on ne peut plus ni entrer ni
sortir.
Alors il a demandé des renforts.
Accordé.
Orvat va nous chier dans les bottes maintenant.
Allez le voir et parlez-lui.
Colonel.
Commandant.
Nevena, je ne t'ai pas attendu.
Comment vas-tu, Igor ?
Bien.
OĂč sont-ils, Alene ?
Venez.
Commandant Orvat, j'ai reçu des rapports trÚs
inquiĂ©tants Ă propos d'actes d'agression Ă
Stupnido.
Mes hommes se sont vus refuser l'accĂšs
au village.
Mais Alene, il y a des rapports d
'agression Ă Stupnido et ses soldats ne peuvent
pas entrer.
Que se passe-t-il ?
Je ne sais pas.
Vous voulez aller Ă Stupnido ?
La forteprenue en a le droit.
Vous Ă©tiez oĂč quand les musulmans nous ont
attaqués à Myr ?
L'ONU est prĂȘte Ă aider toutes les
parties de maniÚre équitable.
Oui, c'est ça.
Quand nous avons eu 12 000 refugiés, vous
n'étiez pas là .
Parlez !
Quand ils se sont retrouvés avec 12 000
refugiĂ©s croates, vous ne vous ĂȘtes pas manifestĂ©.
C'est juste le village.
Nous devons laisser les musulmans passer.
Marchez.
Colonel, un mot en privé.
TrĂšs bien.
TrĂšs bien.
Ecoutez.
Nous essayons de vous aider.
Les forces de l'armée Béhagnois ne vont
pas s'arrĂȘter.
La 7Ăšme brigade musulmane sera lĂ plus tĂŽt
que nous le savons.
Ecoutez.
Quand ils viennent, il ne sera plus important
car nous n'aurons pas d'endroit oĂč
nous retourner.
Ducho, je ne te demande plus.
Je t'arrange.
Passez vos sacs.
Allez.
Passez vos sacs.
Madame Simic, vous pouvez y aller.
Charlie Golfin, Ă vous.
Ici Charlie Golfin, parlez.
Nous avons rencontré le commandant de la brigade.
Nous vous laissons entrer demain matin.
A vous.
Mon colonel, il y a le feu dans
le village.
Ce n'est pas trĂšs rassurant.
A vous.
Il est absolument hors de question de provoquer
un échange de tirs.
On entrera demain matin avec un plan prĂȘt.
Terminé.
Troupe en vue.
On se replie.
On se replie.
Salut.
Salut.
Je peux avoir un verre de lait ?
Oui.
Je voulais te remercier pour la douche.
Pas de quoi.
Ăa y est, tu te sens en forme
propre ?
Oui.
Johan.
Alma.
Et Strand, c'est...
C'est mon nom de famille.
Johan Strand.
Johan Strand.
Oui.
Et sinon, tu écoutes quoi ?
SVSD.
C'est mon groupe préféré.
Tu connais ?
Non.
Tu aimes bien ?
Oui.
J'aime bien.
C'est quoi le nom du groupe dĂ©jĂ
?
SVSD.
SVSD.
Ăa veut dire Ă©toile.
Je peux te les donner si tu veux.
Non, merci.
C'est Ă toi.
Il a dit quoi ?
Tu savais que les Suédois embrassaient leurs chiens
sur la bouche ?
Tire-toi, babiche.
C'est vrai ?
Comme ça ?
Ils mettent la langue et tout ?
C'est quoi ton problĂšme, putain ?
Tu te sembles un petit chien ?
Ah, me touche pas, celle d'Hugo, va.
En plus, il est raciste.
Si j'étais raciste, tu crois vraiment que
je viendrais aider ces gens ?
Tu préférais quoi ?
Que je les laisse entretuer ?
J'ai pris le paracétamol, mais...
C'est pas assez fort, j'ai pas
pu dormir, j'avais trop mal.
Vous voulez que je vous prescrive de la
morphine ?
Oui.
Mais vous pourrez plus ĂȘtre en service.
MĂȘme avec 5 mg ?
On aurait l'air de quoi si tous
nos soldats étaient sous morphine.
Si vous ĂȘtes blessĂ© au point d'en
avoir besoin, il faut rentrer chez vous.
Vous avez mal Ă quel point ?
C'est pas si terrible que ça.
Vous voulez que je regarde autre chose ?
Non, c'est pas que ça.
Merci, docteur.
Ok, patient suivant.
Ecoutez...
J'ai parlé à Celine.
Bobo a parlé avec le chef.
Qu'il ne lui arrive rien, mais qu
'il y ait quelque chose pour le début,
jusqu'Ă ce qu'on ne tombe pas
sur les pieds.
D'accord ?
D'accord.
Tu veux vraiment que je prenne le taxi
?
Igor, Igor...
Tu vas bientĂŽt te souvenir de Varejo.
Tout le monde veut y aller, seulement toi,
non ?
Parce qu'Igor, c'est mon domicile.
Mon vie est ta vie.
Tout ce que nous avons construit ensemble, il
faut qu'on l'amĂšne Ă Varejo, car
c'est lĂ oĂč c'est le plus
nécessaire.
Ok, d'accord.
J'attends.
Au revoir.
LĂąche-la, lĂąche-la.
ArrĂȘte.
Et qu'est-ce qu'on va faire
?
On va continuer Ă vivre.
On va continuer Ă s'aimer.
L'amour...
LĂąche-la, lĂąche-la.
Tout ira bien, crois-moi.
Patrick, ça y est ?
Je sens que t'es lĂ , Patrick.
Ta gueule.
Alors, t'es pas sûr ?
Non.
J'ai le futur !
Allez, vas-y, donne tout !
Le futur !
Oh, regarde, t'as le doigt !
Non !
Non, enculé !
Il est faible, le doigt.
Fait chier !
Putain, mais c'est quoi, ce bordel
?
Qu'est-ce qu'on fout, lĂ ?
Pourquoi on est venus jusqu'ici si on
peut rien faire ?
On peut mĂȘme pas entrer dans le village.
C'est quoi, ces conneries ?
Y a des gens qui meurent et nous,
on se prend.
Mais oui, c'est ce que je dis
!
Mais ça, on n'en sait rien.
On sait pas ce qu'il se passe,
lĂ -bas.
Je suis sûr que le colonel a un
plan.
T'as raison.
Il fĂȘte la St-Jean.
C'est pour ça qu'il y a
de la fumée.
T'es con ou quoi ?
Bon, admettons qu'il se passe un truc.
Tu veux qu'on arrive sans aucun plan,
comme ça ?
Allez, arrĂȘte, lĂ .
Pourquoi tu me battes pas, toi ?
T'es sérieux ?
HĂ©, oh !
C'est rien, j'ai dĂ» me froisser
un muscle.
Un muscle ?
Putain.
T'inquiÚte pas, on boit un coup, ça
te fera du bien.
Merci, Stran, mais tu sais que je bois
pas.
Ok.
Eh ben, t'as qu'Ă souffrir dans
ton coin, sans le doux réconfort de l
'alcool.
T'es sûr que t'es pas juste
péné ?
Tu veux qu'on remette ça ?
ArrĂȘte-toi.
Ok.
Non, non, non, c'est mon tour.
Oh !
Attention, l'antelope se réveille.
Laisse faire, les hommes.
Allez, vas-y.
Dites-lui en enlevant sa Rolex.
Le chef des squads nous montre son vrai
visage.
Allez, fais voir ce que t'as.
Allez, vas-y.
Vas-y.
Allez, Babich, frappe-le dans les couilles.
Oh, il a plus de chance.
Allez, bouge-toi.
Va bouxer, plutĂŽt.
Bouxer.
Vas-y, je t'attends.
Vas-y.
Reste pas planté là , bouge-toi.
Forch, tu viens ?
Je vais voir à l'étage.
Un peu faudre.
Qu'est-ce que c'est que ça
?
Marmite.
Marmite.
Marmite.
Gilpinette !
Il respire ?
Ouais.
Allongez-le ici.
Posez-le doucement.
Couverture, on a besoin de couverture !
Je vais devoir soulever votre tĂȘte.
Pardon, pardon, pardon.
Il dit que les croates ont fait sortir
les gens de chez eux, et les ont
tués.
Il dit qu'il y a des villageois
encore en vie, et qu'ils ont fui
vers l'est, dans la forĂȘt.
Quoi, il y a des survivants ?
Vers l'est, dans la forĂȘt, ils doivent
essayer d'atteindre le QG de l'armée
bosnienne.
Demandez-lui combien ils sont.
Marmite, combien il y a ?
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Une dizaine, peut-ĂȘtre plus.
Les croates savent de quel cÎté ils sont
partis.
Pauline, Edbum, avec moi.
Strand, tu peux arrĂȘter de faire ça ?
Non.
Je ne peux forcer personne Ă me suivre,
mais si certains d'entre eux ont survécu
Ă cet enfer, je pense que c'est
notre devoir de les retrouver.
Mon colonel, c'est de la folie !
Non, vous savez ce qui est fou ?
C'est que tout ça aurait pu ĂȘtre
évité.
Vous avez fait tout ce qu'il fallait.
Nos relations avec les factions...
Mon colonel !
Je me porte volontaire pour chercher les survivants.
Babitch, retournez dans le rang.
Vous aussi, Strand.
Sergent Forch, prĂȘt Ă servir.
Mon colonel, le gouvernement nous lĂąchera si quelque
chose tourne mal.
Oui.
Je sais.
Je prends ceux qui veulent venir, les gars.
Peu d'équipements, un maximum d'armes.
Oui, mon colonel.
Oui, mon colonel.
Tout le village doit ĂȘtre minutieusement cartographiĂ©.
Chaque corps, chaque reste humain doit ĂȘtre rĂ©pertoriĂ©.
Tu t'appelles Paulson, c'est ça ?
C'est quoi ton prénom ?
Comment on peut faire un truc pareil ?
C'est qui, lui ?
Paulson.
Bonjour, Paulson.
Je suis le docteur Goon.
Venez, allez, suivez-moi.
Attention Ă la tĂȘte.
Asseyez-vous ici.
Je vais prendre votre temps.
Docteur ?
Vous auriez pas changé la serrure de l
'armoire Ă pharmacie ?
Ma clé marche pas.
Si, il y a trop de trucs qui
disparaissaient.
Je peux avoir une nouvelle clé ?
Non, faudra passer par moi.
Mais...
Et si je dois réapprovisionner mon sac ?
Vous me demanderez.
Et si vous ĂȘtes pas lĂ ?
Bah lĂ , je suis lĂ .
Vous avez besoin de quoi ?
Juste du paracétamol.
Tenez.
Merci.
Ăa va pas mieux ?
Si, si, un peu.
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