All language subtitles for Meurtres à ... Meurtres à Belle-Île (2019)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Antoine ?

Antoine

? Antoine ? C 'est moi.

Bonjour, monsieur ! Oh ! Qu 'est -ce qu 'il fait, lui ? C 'est une scène de

crime, ici ! Reculer ! Oh, vous avez entendu ? Non, le site est interdit, là

Oui, excusez -moi, je sais.

Capitaine Keller.

Capitaine Keller, SRPJ de Vannes. Bonjour.

Bonjour. Ah, c 'est vous ? Bonjour.

C 'est moi ? Ah, d 'accord.

Alors, nous, on passe la nuit à se geler.

Et puis, vous arrivez, vous, comme ça, le matin, tranquille, sans café, ni

croissant, habillé comme un top modèle.

Ah, ben, merci. Oui, c 'est vrai que j 'ai fait un bel effort, ce matin.

Bon, alors je vous préviens, c 'est une histoire qui n 'est pas facile pour l

'île. Comment ? Je vous fais la version courte.

La victime s 'appelle Anconne Le Goff, 43 ans, célibataire, promoteur

bien connu sur l 'île, bon, pas toujours pour de bonnes raisons, mort d 'un coup

porté à l 'arrière de la tête.

Il a été transporté post -mortem sur la lande.

Voyez, regardez là, tout le long, la bruyère a été écrasée, il a été traîné

jusqu 'au ménir.

Il était amené dans sa propre voiture.

Evidemment, on l 'a passé au peigne fin.

Pas de portable, ni dans la voiture, ni sur lui.

Et voilà.

Vous avez un péchant.

Oui, merci.

Le meurtrier portait des gants.

Pas de trace sur la victime, ni sur les liens qui servaient à le ligoter. Et

attention, c 'est pas n 'importe quel menhir.

Sur l 'île, on l 'appelle Jeanne.

Et celui qui est là -bas, un petit peu plus loin, il s 'appelle... Jean,

je sais.

J 'ai potassé pendant la traversée, j 'ai vu ce truc -là.

Ah oui, c 'est ça.

La légende de Jeanne et Jean.

Et deux amants maudits transformés en pierres pour s 'être aimés malgré l

'interdiction des druides.

Une fois le vent à la pleine lune, ils retrouvent forme humaine pour s

'étreindre jusqu 'à l 'ombre.

Vous faites dans le psychopathe romanesque sur l 'île ? Plutôt dans le

jaloux. Ah bon ?

Le gauf était un coureur, un voleur de femmes, comme on dit sur l 'île.

Peut -être que le meurtrier s 'est inspiré de la légende pour illustrer ses

écarts, non ? Une intuition, commandant ? Te.

Pardon ? Commandant Te.

D 'accord.

Une intuition, commandant Te ? Voilà.

Le bruit court que celui qui porte les cordes en ce moment, c 'est Yann Billan.

On va commencer par le début ?

Anna Blain, c 'est elle qui a découvert le corps, non ? Oui, 22h30.

Sauf qu 'elle n 'appelle la gendarmerie qu 'une bonne heure plus tard.

Allez, on y va.

Je pense que je vais me plaire ici.

Attendez -moi, non ?

J 'avais le visage en sang, j 'étais traumatisée. Alors oui, j 'ai d 'abord

le réflexe de venir ici avant de penser à appeler la police.

C 'est normal, vous étiez choquée.

Oui, un peu, oui.

Dites -moi, Anna.

Pardon, je peux vous appeler Anna ? Oui, c 'est mon prénom.

Comment vous êtes baissée à la tête exactement ? C 'était sur la lande.

Je me suis fait agresser. Enfin, je crois, mais je ne me souviens plus bien

parce que j 'ai perdu connaissance.

Mais bon, ils m 'ont fait tous les examens. Apparemment, c 'était rien de

Non, mais tant mieux.

En plus, ça vous donne un petit côté retour de guerre qui est... Ça vous va

bien, quoi.

C 'est émouvant.

Oui, très émouvant.

Donc, vous avez fait une déclaration pour lui. Mais ce que le capitaine

aimerait surtout savoir, c 'est ce que vous faisiez à Kerledan à cette heure

-là. C 'est ça, surtout que vous vouliez savoir.

Oui, c 'est ça.

Les périples d 'Anna .com, ça vous dit rien ? Non.

Non, c 'est un blog de plurisme et de voyage que je tiens.

En fait, tous les mois, je fais un article sur une région et là, ce mois

'est sur Belle -Île.

On m 'a beaucoup parlé de la légende des amants maudits, alors je voulais

profiter de la pleine lune pour faire des belles images.

Ah, d 'accord.

C 'est un peu ça qui attire les gens sur les blogs.

Professionnelle. J 'essaye, en tout cas.

C 'est bien. Ça nous fait un point en commun.

Bon, bon, bon.

Eh bien, alors, on va vous demander de ne pas quitter l 'île pour vérifier tout

ça, hein ? Oui, bien sûr, oui. Et laissez votre numéro de portable aussi.

pense que c 'est pas mal, parce que si on a...

Si on a des questions à vous poser. Oui, bien sûr, je vais vous le laisser.

Sinon, moi, je réside au Zambrin. C 'est une chambre d 'hôte à la pointe de

Taillefer.

Ça n 'ouvre que le mois prochain, pourtant.

Oui, mais je fais un article sur la réouverture du lieu.

Du coup, c 'est un de mes petits privilèges de blogueuse.

Ça va.

Bon, on va y aller.

Allez, au revoir.

Au revoir.

On y va, Claire ? Oui.

Au revoir. Au revoir, capitaine.

Je peux vous appeler capitaine ? Bien sûr.

Pardon, mais on ne s 'est pas déjà vu quelque part ? Non, je ne pense pas,

Non ? Non, des yeux comme les vôtres, en fait, c 'est impossible de les oublier.

Merci.

Bon calère.

Oui.

Vous savez, pendant ma traversée, je demandais au capitaine Morvan de me

la liste des passagers de la semaine.

Et il se souvenait bien d 'elle.

Une jeune femme assez mignonne, plutôt nerveuse, tout ça.

Mais c 'est ça l 'avantage du contact direct en fait. Ah ouais.

Vous savez, dans la vie lamblin, il ne faut pas lambiner.

Lamblin, lambiner.

Alors déjà, pour commencer, vous allez m 'appeler Marine.

Ça va m 'éviter vos jeux de mots lourds d 'ingres. Oui, ok. Et puis, c 'est quoi

le cirque avec la petite là ?

Quel air ! Bon, on est au boulot, on n 'est pas en mode de nuit.

Je vais vous montrer ce que c 'est le contact direct.

Allô Marine ? Oui, dis -moi, est -ce que tu as une réservation au nom de Anna

Blin, s 'il te plaît ? Oui, pour 8 jours.

Apparemment, c 'est une blogueuse influente. Tu peux les surveiller

discrètement, s 'il te plaît ? Et tu m 'appelles s 'il y a quelque chose qui

cloche ? Non mais attends, tu me demandes de jouer les indiques avec mes

? Ok.

Mais alors, de nom de nom, tu viens à la réunion de la mairie.

La mort de Le Goff a mis les propriétaires de Taillefer en ébullition

présence les calmera.

D 'accord, promis.

Allez, merci. Bye.

C 'est l 'air. Quoi ? Si c 'est Morvan qui a commandé le ferry, c 'est le

qui est de repos.

Et Yann Billon, c 'est notre cocu du jour.

Pas mal.

Vous avez pas traîné ? De toute façon, avec les flics, les emmerdes, c 'est

toujours pour ma gueule.

J 'imagine que vous êtes là pour Le Goff ? Non.

Mais tout ce que j 'ai à voir là -dedans, moi, je le connais fait à

mec.

Il a pu faire une chose pareille.

Horrible.

Vous avez une piste ? Ah oui.

Oui, madame Billon.

Antoine Le Goff a bien été assassiné. Il a été frappé à la tête. Ensuite, il a

été ligoté. Oui, bah, ça va.

Épargnez -nous le détail.

Madame Billon,

C 'est pas un secret que vous étiez, comment dire, proche de la victime ? Et

votre mari, vous avez pas vu ça d 'un très bon oeil, il faut le dire.

Quoi ? Je dis ça parce que les détails du meurtre évoquent quand même très

clairement la légende des amants maudits, non ? Ah ouais.

Alors du coup, vous voulez m 'accuser, c 'est ça ? Non mais j 'ai le tête à

faire ce genre de mise en scène, moi ! Si je veux me faire un type, je l

'attrape et je le balance du haut de la falaise, c 'est compris ?

Je suis pas assez con au point d 'aller m 'accuser avec des vieilles histoires

de druides, quand même.

Bon, dis -moi, hier soir, t 'étais pas en service ? Non.

T 'étais où à 22h ? J 'étais ici.

Ah. Ouais.

Quand je fais pas la liaison, je me repose, figure -toi, voilà.

J 'étais avec ma femme.

En amoureux.

Oui, comme j 'étais grippée, on s 'est couché tôt, après avoir regardé un film.

Bon, ça suffit maintenant, faut nous laisser.

Ma femme est malade et puis, jusqu 'à preuve du contraire, on n 'a rien à voir

là -dedans.

Et puis le goffe, il n 'avait pas que les femmes comme point faible.

Il met encore plus de fric, je crois.

Dans l 'immobilier, c 'est fréquent les magouilles, non ? Vous savez, de toute

façon, on néglige aucune piste.

Puis bon, l 'adultère, ça reste quand même un mobile de meurtre classique, c

'est vrai.

Bon, on y va.

C 'est d 'âme.

Salut Yann.

Les

billons,

ils n 'ont pas d 'admis qui tiennent la route.

Je sens qu 'ils se couvrent, mais je ne sais pas si c 'est par solidarité ou par

peur.

Le choc de la mort de Le Goff semblait sincère, non ?

Beaucoup de criminels qui auraient gagné des prix d 'interprétation.

On leur colle une surveillance discrète quand même.

Vous vous croyez à la CIA ou quoi ? J 'ai 7 brigadiers pour 4 communes sur 85

km².

Vous pouvez vous y coller si ça vous chante.

Commandante, je vous rappelle que c 'est mon enquête. Oui, mais ma gendarmerie.

Demandez donc du renfort sur le continent.

Bon, on reprend.

Yann, c 'est que de la gueule.

La bagarre facile, mais pas le profil d 'un tueur.

Ok, sa femme alors ? Peut -être que...

Le goffre l 'a largué pour une autre ? Ouais.

Le légiste a fini l 'heure du décès.

Entre 21h45 et 23h.

Ils ont aussi trouvé du sang sur un rocher en bord de route.

Celui d 'Anne Ablin. L 'hôpital confirme.

Rien ne prouve qu 'elle a été agressée. Elle a très bien pu tomber en s

'enfuyant. Elle se sera cognée contre ce rocher.

Ou elle s 'est blessée en se battant avec le goffre.

Elle arrive à 22h30 à Carlesdon. Ça lui laisse 30 minutes pour le buter dans sa

bagnole, le traîner sur la lande, Et monter toute cette mise en scène ? C

jouable, surtout si elle a un complice.

Avec un peu de chance, on aura peut -être retrouvé le portable de Le Goff.

Le tueur leur a balancé.

Voyez avec l 'opérateur de Le Goff pour récupérer les relevés téléphoniques.

Ajoute celle de Anna Blain pendant que tu y es.

Bon, puis après, tu files à l 'EHPAD pour prévenir le vieux Pierrick de la

de son fils. Pour le moment, tu parles que d 'un accident.

Pourquoi moi ? Je suis que brigadier.

Oui, c 'est vrai, parce que pour ce genre de truc, normalement, c 'est le

commandant qui... Ecoutez, m 'emmerdez pas.

Le vieux Pierrick, il perd la boule.

Alors franchement, commandant, brigadier, bistrotier, il ne verra pas

différence.

Allez, nous, on fait le film au coffre.

Je te revaudrai ça, brigadier.

Ah, il y a votre fille qui a appelé.

Elle arrive demain dans le bateau de 10 heures.

Ah.

C 'est elle, c 'est votre fille aussi ? Oui.

Maintenant, elle a 16 ans et ce n 'est plus du tout le même topo.

Depuis qu 'elle habite à l 'Orient chez son père, je vois pas beaucoup ma fille.

Alors, à chaque fois qu 'elle débarque, bim, j 'ai une galère de boulot.

Elle croit que je le fais.

Moi, c 'est pareil avec les femmes, oui.

Elles me reprochent de préférer mes enquêtes.

Au début, flic, ça fait fantasmer, et puis au final, ben... Pour la vie de

couple, c 'est pas... C 'est pas génial, c 'est pas... Ouais.

Ah, écoutez, euh...

À défaut de vie de couple, je vais peut -être vous proposer la vie de famille.

Enfin, le temps de l 'enquête, j 'entends.

J 'ai une chambre de libre chez moi.

Et un peu de jeunesse, ça déridera peut -être ma... Attendez, commandante, c

'est quoi le plan, là ? Alors, ma chérie, je t 'ai trouvé un nouveau papa,

est formidable, tu vas être ravie. C 'est ça ? Quoi ?

Je vais le faire tout de suite, parce que...

Avec votre gueule d 'ange et votre look de minet, elle y croirait pas 30

secondes.

Mais j 'ai pas un look de minet.

Vos chaussures, elles sortent de la boîte, elles sont toutes propres.

Et cuir de vachette.

Formidable.

C 'est tombé.

Quel air, franchement, c 'est le moment de faire ça.

On a du taf.

Et quelle ère ? À qui on a un coffre ? Oui, oui, pardon.

C 'est quoi un coffre ? Regardez ça, c 'est un joli, hein ? Ouais.

Acier blindé, code maître sécurisé, alarme au bout de trois essais ratés, un

bâton de dynamite pour ouvrir ce truc -là.

Il va où ce con ? 29 -03 -19.

Quoi ? Je trouvais ça là -bas, c 'est une facture pour un coffre acheté à

il y a huit jours, le 29 -03 -19. Et alors ?

Alors alors, le goffre avait peut -être des problèmes de mémoire. Quand même. On

peut essayer.

Ah, attendez.

Vous auriez essayé au loto, vous auriez eu plus de chance.

Alors, elle dit quoi ? Eh ben, elle dit bravo.

Bon, j 'ai pas beaucoup de mérite, il a juste rajouté A à la fin.

Elle dit, bon, j 'étais pas que l 'inventif.

La vue de nuit, je dirais 30 000. En même temps, les dessous de table en

'est courant dans l 'immobilier. Oui, ok, mais 30 000, ça fait beaucoup quand

même. Ouais.

Y avait pas écrit voleur sur le ménier ?

Vous êtes là ? Oh merde, commandant.

J 'ai failli avoir une attaque.

Julien Dubreuil, architecte. Et collaborateur d 'Antoine Le Goff.

Donc vous braquez l 'agence le lendemain de sa mort ? Ah non, non, non. C 'est

mes propres clés.

Ah, pauvre Tonio.

Il méritait pas ce qui lui est arrivé.

C 'est du cash que vous cherchiez, non ? Non, je cherche le dossier d 'une

maison que je rénove pour l 'agence. Il n 'est pas dans le coffre de ce pauvre

Tonio.

Par contre, on y a trouvé 30 000 euros.

Vous savez, dans l 'immobilier... Oui, je sais.

Le cash, c 'est fréquent.

En attendant, M. Dubreuil, pour les besoins de l 'enquête, l 'agence va

fermer un moment.

Votre dossier attendra.

Je me permets de vous accompagner ?

Je voulais vous dire, on n 'était pas que collègues avec ton nom.

On était potes aussi.

20 ans à rider les meilleures vagues de la région, ça forge une amitié.

Je comprends.

J 'ai vu vos photos chez le gaufre. Vous êtes une belle équipe de pros.

Surfeur aussi ? Je patauge.

Je gâte le técoff.

Parce qu 'on a un super spot à Donan.

Vous n 'avez qu 'à vous joindre à nous.

Si votre enquête vous le permet.

Pourquoi pas.

Je vous remercie beaucoup, monsieur Livret. Vous pouvez y aller.

Par contre, excusez -moi, j 'aimerais bien récupérer vos clés.

Super, merci.

Chouette bagnole, hein ? Ouais.

Le gros dossier de l 'agence.

Lourd dans tous les sens du terme.

Ça, c 'est un projet qui divise l 'île depuis 4 ans.

Au point d 'être immobile demain ? Au stade où on en est, je néglige rien.

À la pointe de Taillefer, il y a un vieil hôtel, le Balnéum, qui a fait les

beaux jours du tourisme des années 60, mais il n 'était plus aux normes depuis

Belle -Lurette, alors il a mis la clé sous la porte.

Mais il a été racheté par un consortium russe.

D 'accord, et l 'agence Le Goff a flairé beaucoup.

Carrément une manne, vous voyez.

Après des travaux pharaoniques, le Balnéum confia du bruit.

Eh bien, Vladimir Petrov, le mandataire du consortium, il a décidé d 'étendre le

rachat à toutes les propriétés voisines.

Et c 'est Antoine Le Goff qui s 'occupait des rachats. Et comme les

payaient des prix qui étaient largement au -dessus de la valeur réelle,

évidemment, la plupart des propriétaires vont s 'aider.

Ils vont suivre, hein. Mais il y a quand même une poignée d 'irréductibles qui

résiste à cette OPA. Du coup, la situation s 'organise.

Je suppose que les pouvoirs publics soutiennent le projet ?

Ils sont divisés. Pour certains, c 'est une agression du littoral, mais aussi, à

terme, une centaine d 'emplois pour la région.

Donc, d 'un côté, le Goff s 'est vu le roi du pétrole, et de l 'autre côté, en

fait, il s 'est fait plein d 'ennemis.

Exactement.

Il y a une réunion à la mairie avec les propriétaires de Taillefer. Je vais y

faire un saut.

Ok, super.

Bon, alors, je vous laisse finir de trier tout ça.

Salut.

Dis -moi, c 'est qui cette femme ? Tu vas pas me mettre clôt en danger avec

petites combines.

Arrête, Franck. Cette malheureuse s 'est juste trouvée au mauvais endroit au

mauvais moment.

Hein, Marine ? Oui, oui.

C 'est juste une témoin, faut la protéger, c 'est tout.

Un rôle qui te tient à cœur, on dirait.

Quand Gilles est mort, j 'ai promis de veiller sur sa femme, mais j 'ai qu 'une

parole, moi.

Je suis jardinier.

Mes mauvaises herbes, je les connais bien.

Celle -là, elle est pas claire.

Méfiant, limite parano.

Mais tu te trompes avec cette femme. Elle est passionnée par son boulot, par

notre île. Elle n 'a rien d 'une suspecte.

Moi, je te crois.

C 'est la gendarme qui doute toujours.

Osons le dire, la mort de Le Goff, c 'est une chance pour Taillefer.

Quand le Russe va voir le sort qu 'on réserve à ses sbires, il va retirer ses

billes et nous foutre la paix.

Fais gaffe, Godot.

À t 'entendre, on pourrait croire que vous êtes ligués pour commettre un

meurtre.

Vous ne soyez pas naïf. Les Russes n 'ont pas été aussi loin pour lâcher l

'affaire. Le goffre était juste un intermédiaire. Ils trouveront un autre

promoteur, c 'est tout.

Et si ça se trouve, c 'est Petrov qui a buté le goffre parce qu 'il traînait à

conclure les ventes.

Tu parles ! On est combien à résister ? Deux ? Trois ? Maxi ? Vous, les jaunes ?

Vous êtes jeté sur l 'offre, comme des vautours sur une charogne.

Non, mais quand on te propose trois fois le prix de ta baraque, t 'as le droit

de sauter sur l 'occasion.

Quand on parlera rue dans tout Bélisle, tu changeras d 'avis, du con.

C 'est bon, c 'est bon.

Stop, là, stop.

Ah, ça va, c 'est bon, la récré est terminée, là, maintenant. On rentre à la

maison.

Allez, hop, du balai, tout le monde.

De toute façon, vous aurez tous droit à ma visite.

Alors, rassemblez vos souvenirs sur ce que vous avez fait hier entre 21h et

Jusqu 'à preuve du contraire, l 'assassin de Le Goffre est peut -être

salle.

Allez hop ! Pas très démocratique ton plan du débat.

Écoute, j 'ai déjà un mort sur les bras.

J 'ai pas envie d 'avoir des blessés en plus.

Surtout que Godot, il parle pas, il cogne. Allez, à ce soir madame.

Quoi ? Téléphone de mon fils.

Et alors ? On a causé pendant deux heures hier soir. Il divorce.

Ça lui prend la tête et la mienne avec.

Albi ?

Je mâche le travail de vos petits poulets.

Ça vous évite le déplacement.

Oui, c 'est ça.

Vertigolo.

Allô, Anna ? Rebonjour, c 'est Capitaine Keller.

Pas commun comme première rencontre, non ? C 'est sûr que pour un premier

contact, on peut dire qu 'on a fait dans l 'inédit, là, Capitaine Keller.

Oui, il semblerait, oui.

Dites -moi, ça vous dirait de venir le dîner avec moi ce soir ? Ce soir ? Oui,

pourquoi pas ? Vous êtes sûr que c 'est très déontologique, ça ? Je sais, mais

on se dit que ce soir, c 'est entre Anna et Thomas.

On met l 'enquête de côté.

Ouais, enfin, je ne suis pas aussi naïve.

Mais bon, c 'est horreur des dîners toutes seules et à part vous, je ne

personne ici.

Alors pourquoi pas ? On se dit 20h au port de Palais, ça vous va ?

20h, ça me va.

A tout à l 'heure.

Je vais venir avant que ça dégénère.

Ok, d 'accord, on arrive.

Oh, les pads, bonjour la déprime.

Faux vieux, son fils unique.

Ça fout les boules.

En même temps, il m 'a appelé Antoine et m 'a traité de voleur.

Attends, attends, le gof te dit que son fils était un voleur ? Il paraît que j

'ai piqué son journal intime. Enfin, pas moi, Antoine.

Pas sûr qu 'il ait percuté que son fils était mort.

Le dériveur, tu connais ? Ouais, il fait un bar à Saison. Vas -y, tu me racontes

tout ça dans la bagnole. Allez, viens.

Hé, Dubreuil, c 'est quoi ton problème ? C 'est quoi ton putain de problème, là

? Et regarde -moi quand je te parle, d 'accord ? C 'est bon, arrête ta parano,

là. On n 'est pas tous après ta meuf, ton cul, hein.

Prête -toi, prête -toi, d 'accord ? Hé, on se calme ! Monsieur, bonsoir.

Bonsoir.

Grosse ambiance, évidemment.

Ça va, on se chamaille, c 'est pas... Ah non ? Armel, ta compagne me suit en

dégraisement. Oh non ? Si, si, votre femme est venue en vous chercher, elle a

certainement l 'habitude.

Allez. Ok, mais vous foutez la paix à Soline.

On n 'a rien fait, nous.

A personne.

Un grand pacifiste à se voir.

Pourquoi il en a prévu, le marin ? Il avait l 'air quand même très

énervé, non ? On va trop le mire, c 'est tout.

M. Dubruy, bonne soirée. Messieurs.

Bonne soirée, capitaine.

En fait, mes parents étaient déjà un peu âgés quand ils m 'ont adoptée, donc on

ne bougeait pas beaucoup.

Alors, quand ils sont morts, j 'ai décidé de me rattraper et c 'est là que

quasiment fait le tour du monde.

C 'est un peu comme ça que ma vocation est née, en fait.

Enfin, je ne fais que de parler de moi, mais toi, alors ? Moi ?

Moi, j 'ai à peine quitté la Bretagne.

Je suis né à Lagnon, j 'ai fait mes études à Rennes, j 'ai pris mon poste à

Dinan.

Ça fait six mois que je suis à Vannes.

Une vraie vie d 'aventurier, quoi.

En tout cas, c 'était bien de dîner tous les deux.

J 'ai passé un bon moment avec toi.

Même si j 'avoue que des fois j 'avais quand même un peu l 'impression que tu

poursuivais ton interrogatoire.

J 'espère que t 'es pas en train d 'essayer de me piéger.

Viens, on y va.

On va où ? Là.

C 'est quoi ? Viens.

Tu vas pouvoir bloguer sur les nuits horribles de Belle -Île.

Viens, on sort.

Putain, la plus grande des îles Bretonnes est vraiment très petite.

Faut que je tombe sur elle juste quand je suis avec toi. Non mais attends, si

comprends bien, ta collègue et la femme qui me loge, elles sont potes en fait ?

Donc la petite Bordier, elle vous file des infos sur moi, c 'est ça ? Pourquoi,

t 'as des choses à nous cacher ?

Je sais pas, c 'est toi le flic, c 'est toi qui sais, non ? Moi, ce que je sais,

c 'est que tu me plais.

Tu me plais, tu me plais beaucoup.

Alors, on le voit bientôt.

On parle d 'abord, hein ? Je vais téléphoner à Van pour demander ton

remplacement sur l 'enquête.

Ok, donc... On se tutoie comme ça de bon matin ? Oui, absolument.

D 'accord.

Bon, ben alors, je te rappelle que... C 'est mon enquête, hein, que m 'a confiée

ma hiérarchie. Qui sera sûrement, mais ravi, d 'apprendre que tu flirtes avec

principal témoin quand tu n 'enquêtes pas tel zoro sur les prérogatives de la

Gendarmerie nationale.

Parce que appel au standard pour bagarre, c 'est pour moi.

Et c 'est moi qui décide de coffrer le type ou pas.

Ok ? Ok.

D 'accord, mais j 'étais pas tout seul. J 'étais avec Armel.

Le mec, il est gendarme, non ? Ben voyons.

Il va falloir trouver mieux pour ta défense, mon gars.

Parce que t 'as quand même passé la nuit avec cette nana.

Non, j 'ai pas passé la nuit avec elle. Ah bon ? Non.

Quand on est sortis du bar, on s 'est quittés devant, figure -toi.

Ouais.

Bon, après, je sais pas pourquoi j 'ai pas pu m 'empêcher de la suivre et... Et

alors ?

Je l 'ai vu qui rentrait par effraction chez le Goff.

Ah non, je ne le crois pas.

Un suspect cambriole une villa sous -cellée et Captain Memour l 'a laissé

Je ne l 'ai pas laissé filer, je l 'ai fait exprès.

Oui, elle ne peut pas quitter l 'île sans constat. Moi,

ce qui m 'intéresse, c 'est son prochain coup.

Elle cherche le fric, bien sûr.

Je ne suis pas sûr.

Je suis retourné chez le Goff après son départ.

Et le plus étonnant, c 'est ce qu 'elle a volé.

Elle a pris cette photo.

C 'est le bagne ? Un bagne ? Oui, il y avait un bagne ici autrefois. Ils

appelaient ça un centre éducatif.

Mais regarde là.

C 'est Pierrick Le Goff, le père de la victime.

Il a été gardien pendant 25 ans.

Quand je suis arrivée sur l 'île, heureusement le bagne était fermé, Dieu

Je ne comprends pas pourquoi elle a pris autant de risques pour une vieille

photo.

C 'est quoi ? Elle cherche quoi ? En tout cas, elle a menti.

Elle n 'était pas sur la lampe pour photographier les menhirs, mais pour

rencontrer le gauche, dans un but précis.

Ça, ce sont des craquelins, une spécialité bretonne.

La taille change suivant le département, mais pas la recette.

Farine de froment, eau et sel. Mais l 'important, c 'est ce qu 'on met dessus.

En tout cas, ça a l 'air très bon.

Et la commandante Lamblin, vous la connaissez bien ? Marine ? Ah, ça fait

ans. On est arrivés à Béli le même jour par le même bateau. Marine prenait son

poste ici et moi je rejoignais mon mari qui venait d 'acheter les embruns et un

an plus tard, on ouvrait notre chambre d 'hôte.

D 'accord.

Gilles s 'est tué en tombant du toit l 'été dernier.

Du coup, j 'ai fermé. J 'étais incapable de continuer sans lui.

Oui, je suis désolée.

Mais ce n 'était pas indiscret pourquoi vous refusez de vendre à ce truc qui

rachète toute la pointe ?

Alors,

c 'est Louis de Quérinou.

qui était armateur, qui a construit cette maison en 1865.

Ici, vous avez la petite chambre des enfants.

D 'accord.

C 'est joli, ces couleurs.

Et par ici, la grande chambre des parents.

Ah oui, c 'est super joli.

Oui, ça va.

Je... Je sais pas, j 'ai eu un vertige.

Ça doit être le stress. Je vais prendre l 'air.

Oui, Clotilde.

OK. Merci, Clotilde.

Bien.

Anna a demandé à y aller.

Enfin, je veux dire, là -bas, au bagne.

Justement, j 'ai les fadettes de Le Goff et le dernier message qu 'il a reçu à

21h50, c 'est Anna qui l 'a envoyé.

On y va, on n 'a plus le choix.

Non, vas -y tout seul, parce que je dois récupérer Zoé dans 20 minutes.

Non, mais attends, tu plaisantes.

Dis -lui qu 'elle te rejoigne à la gendarmerie, ou alors t 'envoies quelqu

la chercher, non ? Non, non, c 'est pas possible. Il faut que j 'assoie moi.

Hé, Marie.

Je sais qu 'on tombe baratine.

Ta fille, c 'est un prétexte, là.

C 'est quoi le vrai problème ? Ce

bagne, justement.

En 1945,

le bagne a dû accueillir la division Charlemagne.

C 'est comme ça qu 'on appelait ces jeunes Français qui volontairement ont

rejoint l 'armée de Hitler.

Beaucoup étaient mineurs.

Mon père était l 'un d 'eux.

Ma mère bossait à la cantine. Elle était très jeune.

Ils sont tombés amoureux.

On choisit pas son héritage. Il a trahi son pays.

Et moi, je voulais le servir.

Alors, pour réparer ses actes, pour me réparer...

J 'ai choisi d 'être affectée sur cette île qu 'il avait salie.

Sans contage que tu étais sa fille.

Je ne porte pas son nom.

Et on n 'a jamais habité l 'île.

De toute façon, tu sais, cette histoire de bagne, ça n 'intéresse plus personne

ici.

À part une ancienne fille de SS.

Bon, voilà.

Bon, mon passé n 'a rien à voir avec notre affaire.

Probablement que ça reste entre nous.

Je vais aller avec Armel.

Vous cherchez quelque chose ? Bonjour, je visite en fait.

Vous êtes en train de rénover le site ? Oui, pour en faire une auberge de

jeunesse.

Touriste ? Oui.

Je vous fais visiter ? Ah bah oui, avec plaisir.

Suivez -moi, c 'est par là.

Ce bagne a été créé en 1880.

C 'était pour enfermer les gamins des rues.

Des gosses affamés, des prostituées, enfin, rien de bien méchant. Mais bon,

faisait tâche auprès des bourgeois du continent.

Et puis, en 1934, les mômes se sont révoltés contre leurs conditions de

détention. Ils se sont enfuis.

Ils ont tous été rattrapés. Un par un.

Et ça, c 'est le dernier bâtiment occupé par les détenus.

Vous allez voir.

Regardez.

Ah ouais.

Ah, justement, je voulais vous poser une petite question.

Regardez, ces jeunes là, c 'est des détenus du bagne ? Euh, oui, c 'est les

derniers. Cette photo a dû être prise à la fermeture vers 1977 ou un truc comme

ça. D 'accord.

Merci. Je vous en prie. Je peux me permettre de faire quelques photos ? Ah

allez -y.

Bon, moi je vous laisse.

Ok, merci.

Bonne journée à vous. Au revoir.

Décidément, je vais finir par croire que tu me fies.

C 'est le cas, je te suis.

Ah bon ? Ouais.

C 'est pour ça que je t 'ai vu chez le gosse hier soir.

T 'aurais

pas dû m 'embrasser.

Ça manquait de naturel.

Avec un petit côté Judas, en beaucoup plus sexy évidemment.

C 'est dommage que tu penses ça, tu vois, parce que c 'était certainement le

moment où j 'ai été le plus sincère avec toi.

Bon, tu vas m 'accompagner gentiment et tu vas me dire les vérités, d 'accord ?

Armel, tu me la

colles en garde à vue, c 'est bon.

C 'est pas avec toi, réfléchis bien à ce que tu vas dire, t 'auras pas de

seconde chance.

Bon, tu me contactes Vladimir Petrov.

Parce que le goffe a essayé de l 'appeler plusieurs fois avant de mourir,

dois savoir pourquoi.

Moi, je vais voir Dubreuil, j 'ai un truc à gérer avec lui. OK.

Oh ! Bonjour, mon petit cœur.

Ouh là là, que t 'es belle ! Et t 'as grandi, non ? Et t 'as pas un peu maigri

aussi ?

Elle te rationne, ta belle -mère ? Non, je rigole. Tu vas bien ? Ça va.

Et toi ? Ouais, super.

Il paraît que t 'as un autre ? Ouais.

J 'étais sûre que t 'allais me dire de pas venir, que t 'avais trop tard,

blablabla, quoi.

Ouais, ça, j 'ai du boulot, c 'est sûr.

Bon, et tu viens si rarement ? Je te dépose à la maison et je file à la

jardinerie. Interrogatoire.

Donc, je t 'envoie pas avant demain.

Tu peux me débrouiller seule si t 'es tellement pressée de bosser, hein. Non,

mais ne le prends pas comme ça, Zoé.

Je vais rentrer tôt, je te promets.

Avec mon bidon, le capitaine Keller. Il est super sympa.

Il aura à la maison le temps de l 'enquête.

En amuse des rentes, quoi.

Écoute, mais quand t 'es seule avec moi, tu t 'emmerdes.

Quand j 'invite quelqu 'un, tu fais la gueule. Alors il faut que je fasse quoi

Je fais quoi ? Par exemple, prendre un congé pour passer du temps avec moi.

Vous avez pas menti, hein ? De quoi, menti ? Bah, les conditions.

Elles sont idéales, c 'est incroyable.

Dites -moi, on a une nouvelle cliente en garde à vue.

Anne Nablin, vous connaissez ? Inconnue.

Bélilloise ? Parisienne.

Le Goff et elle étaient en affaires, apparemment.

Et je croyais qu 'ils vous cachaient rien.

C 'est quoi ? Vous étiez en froid tous les deux, ou quoi ? Non, non, pas loin

11. Ah bon ? C 'est bizarre parce que le jour de sa mort, il n 'a pas répondu à

vos nombreux appels et pourtant, au même moment, il tannait le russe sur son

portable, dis donc.

Hein ? Il voulait quoi, ce métro, vous ne savez pas ? Ça, c 'est du rolo.

Vous êtes bienvenus pour surfer, capitaine.

Alors, allô ?

Sous -titrage

ST'

501

Alors, capitaine ? On a pris bouillon sur bouillon ? On se parlait pas, je

une réquiche.

C 'est une planche de pro comme la vôtre qu 'il me faudrait, en fait.

Ouais, la pétouche, ça.

Non, non, non, non.

C 'est une blinde, celle -là, je la prête pas.

Je la fais avec un peu de muleau.

Bon, c 'est pas grave, je vais continuer avec ma biscotte.

Ouais, je crois que c 'est mieux.

Y a pas un casier de libre que je puisse mettre mes affaires ?

Non, on est au complet.

Et le casier de Le Goff ? Il va plus en avoir besoin, le pauvre.

Pas de chance, Capitaine, il est fermé.

C 'est quoi ça ? C 'est une perquise ? Non,

non, non.

J 'ai le code.

Pardon.

Il ne reste plus pour les morts, quand même.

Ouais.

Ouais, quitte pas, deux secondes.

Voilà, la place est libre. Merci, merci.

Ouais, je te dis d 'attendre deux secondes.

Voilà, je t 'écoute.

Bon, hé, du calme. Arrête de t 'embasse -moi.

Donc, le mieux qu 'on peut faire, c 'est qu 'on commence le courant à 18h. On

fait 18h pendant 12h.

Après, on prend le bateau.

On va faire le côté de coller sur un sac.

Ça n 'a rien à voir avec le sac.

Transpire la crème solaire. Fais -moi faire solaire.

Ouais, ça, c 'est l 'économie. C 'est bon ? Moi, je te dis à une minute. Ça

marche.

Je te dis à une minute.

C 'est bon ?

Vous avez des touches, je pense. Vous faites des décours, c 'est ça ? Oui,

individuels ou collectifs.

Ok, je crois qu 'on est individuels, parce que je suis assez nul, donc il

que vous m 'entendiez. Oui, c 'est peut -être mieux.

Individuels, c 'est au top.

Ok, super. Je pense que je réfléchis. Merci.

Il y a tout ce qu 'il faut pour ton déjeuner, là.

Et puis, ce soir, on ira dîner à la crêperie chez Chantal.

Comme tu y travailles cet été, ça te mettra dans le bas.

Cet été, je viens pas. Je pars avec mes cousins en Espagne.

Comment ça ? En juillet, t 'es avec papa et en août, t 'es avec moi.

Chantal, elle compte sur toi.

Elle trouvera quelqu 'un.

Toi, tu t 'en tapes, je sais, mais la famille, ça compte pour moi.

Mes grands -parents, mes oncles, mes tantes, mes cousins, tout le monde vient

Marbella. Papa a dit qu 'on serait une vingtaine.

Zoé, tu t 'es engagée pour ce job.

Et moi, j 'ai posé mes congés pour août.

Alors non, je refuse.

Faut que t 'arrêtes de dessiner pour moi.

Si t 'avais une famille, ce serait différent, mais avec toi, c 'est le

De toute façon, tu t 'en fous de ce que je veux.

Va bosser.

Ça, tu sais faire.

Je vais à Bangor, je te vous indique.

Zoé, s 'il te plaît, essaye de comprendre.

Tu sais quoi, maman ? Je... Je crois qu 'au fond, tu m 'aimes pas.

Zoé, bonjour. Bonjour.

Zoé ? Vous parlez, Dominique ? C 'est vous, le copain flou ? Oui, c 'est ça, c

'est moi.

Bon, excuse -moi, mais...

Tu sais, je pense que pour ta mère, c 'est pas facile.

Parce que, bon, tu vis chez ton père, tout ça, c 'est... Ah, ok.

C 'est ça qu 'elle m 'étonne.

C 'est elle, hein, qui s 'est débarrassée de moi.

D 'un seul coup, elle a voulu que je quitte l 'île.

Même ses parents, elle s 'est fâchée avec eux.

Je sais pas, elle avait peut -être fait raison.

Peut -être.

Mais moi, j 'aurais bien aimé connaître mes grands -parents.

Sauf que maintenant, ils sont morts.

Alors, nom, prénom, profession ? Attends, excuse -moi Marie, on va passer

préliminaires, d 'accord ? D 'accord.

T 'as passé un coup de fil à 21h50 à Le Goffre sur le ferry, c 'était pour lui

dire quoi ? C 'était pour lui prévenir que j 'arrivais à Carles -les -Dents d

'ici une heure.

Parce que j 'avais rendez -vous avec lui.

On s 'était jamais rencontrés mais on avait déjà communiqué par mail.

Il voulait quoi à Le Goffre ?

Pourquoi t 'es venue en pleine nuit à Belle -Île ? Pourquoi t 'as volé cette

photo, etc.

? Vas -y, on t 'écoute.

En fait, le goffe m 'avait contactée via mon blog il y a une dizaine de jours.

Parce qu 'il disait qu 'il savait qui était mon père biologique.

Parce que oui, j 'ai été placée à la DAS à l 'âge de 4 ans avant d 'être adoptée

par les blindes.

Oui, oui, je sais. Le capitaine m 'a déjà informée de... Ouais, parce qu 'il

était une confidence à la base.

Enfin bref, donc sur le coup, je ne l 'ai pas crue.

Donc le lendemain, il m 'a rappelé. Et cette fois -ci, il m 'a aussi envoyé une

photo qui est toujours dans mon téléphone, si vous voulez la voir.

Oui, oui, ça va.

Tu peux ? Oui, oui, ça va.

Voilà.

Il disait que c 'était mon père.

C 'est le même homme qu 'on voit sur la photo des détenus que j 'ai prise chez

Antoine.

C 'est un des derniers détenus.

Du coup, quand j 'ai reçu ça, je me suis décidée à le rappeler. C 'est là qu 'il

m 'a dit de venir ici, à Belle -Île, qu 'il avait des choses à me dire qui

allaient changer ma vie.

Pourquoi nous l 'avoir caché ? Je ne sais pas, c 'est sûrement ridicule, mais

me suis dit que sa mort devait avoir un rapport avec ses révélations.

J 'étais sûre que vous alliez me soupçonner.

Et moi, j 'avais juste envie d 'être tranquille pour découvrir la vérité sur

parents. Je ne voulais pas vous avoir sur le dos.

C 'est un peu raté, du coup.

Je comprends pas, t 'as pas pensé qu 'on pouvait t 'aider ? Ah si ? Je suis con,

évidemment que t 'y as pensé, parce que tu m 'as dragué.

Pardon, mais moi j 'ai juste saisi la perche que tu m 'as tendue, je sais pas

tu te souviens. Oui, mais parce qu 'à la base... Écoutez, c 'est très choupidou

votre petite histoire là, mais bon.

Bon, on va vous garder, le temps de vérifier tout ce que vous nous avez dit.

Vous me laissez pas sortir là ? Écoutez, on a encore 20 heures de garde à vue

autorisée, on va pas gâcher.

Armelle, tu me la remets en cellule s 'il te plaît ?

Elle a pu tout le goffre.

Il vous laisse du fric contre des informations sur son père.

Elle a refusé, ils se sont battus et puis voilà.

Pour l 'adoption, j 'ai vérifié l 'individu.

Pourquoi t 'as envoyé Zoé vivre à l 'Orient ? Parce

que ma mère était revenue habiter sur l 'île.

Mon père était mort, elle voulait me revoir et connaître Zoé.

Tu la croyais morte, du coup ? J 'ai appris la vérité sur mon père quand j

'avais dix ans.

Je voulais pas que ma fille vive la même honte que moi.

Donc tu lui as menti comme on t 'a menti à toi ? Écoute, je voulais la protéger,

voilà. Enfin bon, sauf que Zoé, c 'est pas toi.

Enfin, c 'est complètement indifférent pour elle. Écoute, t 'as pas d 'enfant,

tu peux pas comprendre. Alors, s 'il te plaît, tu t 'en mêles pas, d 'accord ?

T 'avais qu 'à pas m 'inviter chez toi.

Bon.

Alors, le club du surf.

T 'as vu du bruit ? Ouais.

Il pue l 'embrouille, d 'ailleurs.

Tiens.

Ce truc -là, j 'ai fait ça à l 'arrache, mais le son est vraiment merdique.

Écoute.

Oui, c 'est pas ok, on en parle ce soir. C 'est pas 20 euros des ribères, oui, c

'est parfait.

Non, c 'est des codes.

Bonsoir. Bonsoir.

Vous n 'avez pas trouvé de tabac d 'eau verte dans les cigarettes, quoi ? Oui,

super, merci.

C 'est bien vous, le flic du continent ? Je vous ai vu avec la Lamblin.

C 'est bon, mon alibi est vérifié.

Je peux boire peinard.

Eh oui, allez.

On peut en boire une ensemble, si vous voulez.

Avant que vous attendiez quelqu 'un, peut -être ? Désolé, vous n 'êtes pas du

tout mon type.

Eh, ne faites pas cette tête !

Il y a d 'autres poissons dans l 'océan, surtout ici.

Vous oubliez vos cigarettes ?

Mais vas -y, va tout prendre l 'air avec lui, là !

Ouais, ouais, j 'arrive.

Mais non, j 'avais une affaire à régler, là. Détends -toi, là, je suis là

dans... Allez, glisse.

OK ? À qui ?

Eh ben voilà, ça

s 'est raté.

Ça va ? Pas blessé ? Oh

! Ça va ? Mais en même temps, on ne peut pas jouer les fous du volant

la nuit, là. Vous rouliez bien trop vite.

Comme ça en campagne, c 'est de la folie, c 'est n 'importe quoi.

On dirait une brûlure au taser.

Ouais.

Deux morts en 48 heures, ça commence à faire beaucoup, non ? Faudrait peut

qu 'on demande du renfort du continent, non ? Ça fait 20 ans que je gère cette

île, j 'ai jamais eu besoin de renfort. Oui, ok, d 'accord, sauf que moi le pro

qui va me mettre la pression, la presse qui va commencer à débarquer, tout ça,

ça va être la merde. C 'est l 'occasion de montrer l 'efficacité de notre duo ?

Non ?

Voilà. Voyons.

Armelle, fais une photo.

On va comparer avec la graphologie du menhir.

De meurtre pour un même meurtrier, du coup ? Sans doute, oui.

Libre, il avait un portable, lui ? Un gatapant.

Qu 'est -ce que t 'en penses ? C 'est un gatapant

? Bion ? Ouais.

Ben, au niveau timing, ça match, hein ? En tout cas, ce qui est sûr, cette fois

-ci, ça peut pas être Anna.

Ben, qu 'est -ce que t 'en fais ? Elle a peut -être un complice ? Ou un copycat

? Non.

Le goffe et Dubreuil, ils ont été tués par la même personne. Quelqu 'un qui

avait un compte à régler avec les deux.

Bion, il avait un motif pour le goffe.

Et Bion, le lendemain, il se bat avec Dubreuil.

Puis ensuite, il l 'appelle pour lui donner rendez -vous au dériveur. Mais

Dubreuil vient pas.

Pourquoi ? Alors peut -être, je sais pas, Bion, il va le chercher, il s

'embrouille, et puis il le tue.

Oh putain, j 'ai un quart d 'heure avant le départ de la première navette. Je

pense au port.

Moi, je vais interroger sa femme.

S 'il vous plaît, laissez -moi passer, s 'il vous plaît, merci.

Bonjour.

Excusez -moi, excusez -moi.

Bon, le palais a dû écarter. Salut, Morgan.

Il est où, Yann ?

Il n 'est pas venu ce matin. On m 'a appelé pour le remplacer. Ça va ? Oui,

Claire Donnier du palais. C 'est Claire Abonnet.

Or le palais.

Il est rentré vers 23h. Je dormais déjà.

Ce matin, je ne l 'ai pas entendu partir.

Vous êtes sûr qu 'il n 'est pas à son travail ? Oui, je suis certain.

Il ne vous a pas laissé un mot ? Non.

Mais c 'est absurde. Il le connaissait à peine, l 'architecte.

Il a pris son sac de voyage.

Il a une arme, votre mari, ici ?

Il

a pris son fusil.

Mais pourquoi il a fait une chose pareille ? Il n 'a rien à se reprocher.

On incarne des barrages routiers et on prévient qu 'il bronte et qu 'à peu de

chances, il est encore sur Belle -Île. Ok ? Ok.

Allô, Armel ? S 'il veut quitter l 'île, il y a le bateau de son père qui nous y

avance de carré, là.

Regarde, c 'est celui -là.

Lequel ? Avec la coque noire.

Il est en galère, hein ? Attends, laisse -moi faire.

Hein ? Je vais essayer de le prendre par surprise.

Oh non, non ! Ah ! Merde !

Allô

Seb ? C 'est Marine.

Ici. C 'est bon ? J 'imagine que je peux quitter l 'île maintenant ? Ben non.

T 'as quand même commis un cambriolage. Je pourrais la prolonger, ta garde à

vue, si je voulais.

Puisque ma collègue, elle serait pas contente. Alors là, tu me laisses sortir

bonté d 'âme ? C 'est ça ? Non.

C 'est juste que je sais que c 'est pas toi, c 'est tout.

J 'ai vérifié tes mails avec le gof et t 'as dit vrai, c 'est lui qui t 'a fait

venir ici.

La question c 'est de savoir pourquoi.

Bon bah, ça j 'aurais sûrement posé la question si je l 'avais vu vivre.

Je sais pas, j 'ai aucune idée de ce qu 'il avait à y gagner.

Moi tout, tout ce qui m 'intéressait c 'était connaître l 'identité de mon

D 'ailleurs je me demandais si, par hasard, c 'était possible.

Lui -là, c 'est le père de De Gaulle.

Il a été gardien au bagne pendant 25 ans.

Il a connu ton père. Aujourd 'hui, il vit à l 'EHPAD, il perd la tête, mais

apparemment, il tenait un journal.

Et c 'est comme ça qu 'Antoine t 'a retrouvé.

C 'est pas tout notre truc.

C 'est quoi ? Les sportifs ? Non, regardez, c 'est les détenus du centre.

Vous étiez gardien, là, c 'est vous, Pierrick.

Est -ce que vous vous souvenez de ce jeune homme -là ? Ah ben, c 'est Roque.

Roque Mougin.

Je l 'aimais bien, ce garçon.

Les prisonniers purgeaient leur peine en travaillant, et lui, il avait été placé

chez les Quérinons, comme jardinier.

Je le sais, je l 'ai noté dans mes mémoires.

Vous êtes qui, vous, le nouvel

infirmier ? Je ne vous connais pas.

Non, je ne suis pas l 'infirmier, je suis là depuis tout à l 'heure. Monsieur

gosse, vous vous rappelez, je suis Anna Blain, la fille de Rochmougin, sur la

photo, avec vous.

Rochmougin ? Il est nouveau ? Désolé, jeune fille, ça ne me dit rien.

Monsieur, c 'est ça vos mémoires ? Oui, c 'est Antoine, mon fils.

Il en a fait une copie, il m 'a promis qu 'il m 'éditerait.

Ok, par contre, je suis désolé, mais ça je vais devoir le... En fait, je suis

éditrice, et c 'est Antoine qui m 'envoie.

Vous connaissez mon fils ? Oui, absolument.

Alors c 'est vous ? Voilà, c 'est nous.

J 'ai bien conscience de tout ça, mais... Une heure,

s 'il te plaît.

J 'ai juste envie d 'être la première à connaître l 'histoire de mes parents, tu

peux comprendre ça, non ? Tiens, vas -y, prends -le.

Je te le laisse une heure, d 'accord ? Après, tu me le rapportes à la

gendarmerie. Je te jure.

Ça te fait confiance, là ?

Seb ! Il est là ! Il est là !

Putain, Billon ! Lamblin ? C 'est toi ? Bah qui tu voulais que ça

soit, du con ?

Ton nom de jeune fille, c 'est Carinou.

En fait, t 'es la petite sœur de ma mère.

Et aussi la fille d 'une femme qui a exploité mon père avant de le chasser.

Tout est écrit là -dedans.

Tu es ma nièce.

Après toutes ces années, comment tu voulais ?

Tes parents adoptifs ont donc aussi changé ton prénom.

Avant, tu t 'appelais Flore.

Un prénom prédestiné pour la fille d 'un jardinier.

Flore avait 16 ans.

Moi, 10.

Ro... Ton père était pour elle une victime de la société.

Il aussi venait de la DAS.

Ils sont tombés fous amoureux.

Quand ma mère l 'a appris, elle l 'a fait remplacer au jardin par un autre

détenu.

Mais qu 'est -ce qu 'il avait fait pour être arrêté ? Voler une voiture,

conduire sans permis et finir sa cour dans une vitrine.

Comme il était mineur, il était envoyé au centre plutôt qu 'en prison.

Ma soeur était désespérée.

Mais le gardien était leur allié. Il aimait beaucoup ton père.

Il savait que le centre vivait ses derniers jours, alors tous les jours, il

laissait une heure pour se retrouver avant de retourner au centre.

Ma soeur avait choisi Carles -les -Dents, à cause de la légende des amants

maudits.

Elle s 'identifia à Jeanne, le pauvre bergère à qui les druides avaient

d 'aimer Jean, le fils d 'un riche barde.

Sauf que là, c 'était Laure, la fille fortunée, et Roch, le misérable.

Dans la légende, on dit qu 'une bonne fée leur permet de s 'approuver toutes

nuits, entre le coucher et le lever du soleil, pour pouvoir s 'aimer.

On dit même qu 'ils eurent de nombreux enfants.

Des alignements de carnac.

Oh, quelle heure nous est le bébé ? Toi.

Et alors ? Mon père est resté à Belle -Île après la fermeture du bagne, pour

mère ? Oui.

Il voulait même l 'épouser.

Bien sûr, ma mère a refusé son mariage qui était indigne des Quérinous.

Mais Laure était étude et amoureuse.

Alors quand elle a appris qu 'elle était enceinte, ils se sont enfuis tous les

deux sans rien dire à personne.

Mais ils sont revenus ici ? Non.

Ils ne sont pas revenus, ils sont... Ils sont morts tous les deux, quelques mois

après ta naissance.

Par chance, toi, tu étais chez une voisine.

Maman t 'a récupérée.

C 'est elle qui t 'a élevée ici pendant quatre ans.

Avant de tomber très malade.

Moi, j 'ai vécu ton fils.

C 'était de te garder.

J 'étais jeune. J 'étais tellement jeune.

Tu reviendras, Florent.

Je te promets que tu reviendras.

Ouais. Thomas ! Mais t 'es où ? Mais qu 'est -ce que tu fous ?

Je suis chez Dubreuil.

Il était là.

Mais qui ? Je sais pas, j 'en sais rien, le tueur.

Il avait pris un coup de taser.

Ça va, t 'es blessé ? Non, ça va.

Il y a une tablette devant moi, complètement explosée.

Il a cassé un ordinateur aussi. Tu sais quoi ? Dubreuil, il devait planquer un

truc important sur un support numérique.

Bon, en tout cas, le tueur, c 'est pas bien. Il est en face de moi,

à la masse.

Ok, vas -y, j 'arrive.

Je t 'envoie une voiture et tu files te faire examiner à l 'auto.

Non, mais attends, elle est tombée. Sans l 'avis du tout, Bip, t 'es off, ok ?

Tiens.

Merci. Alors, raconte.

D 'abord le goffre, et puis du bruit qui n 'est jamais venu au rendez -vous,

alors j 'ai paniqué.

J 'ai cru que j 'étais le prochain sur la liste. T 'as préféré péter un câble

plutôt que de venir nous voir.

Vous auriez fait quoi ?

Il aurait forcément su que je vous avais parlé.

Il m 'aurait pu lâcher, il s 'en serait pris à Soline.

Alors je voulais l 'éloigner pour l 'affronter face à face comme un homme.

Mais armé.

Mais de quoi tu parles bien ? De qui ? Qui te menaçait ? Ben le Russe.

Petrov ? Ouais.

Je vois le...

Le rapport qu 'il y a entre un homme d 'affaires, un promoteur immobilier et un

architecte, mais toi, qu 'est -ce qu 'un capitaine de chérie venait faire dans

cette histoire ? Ah non, mais je n 'avais rien à voir là -dedans, moi, rien

tout.

Enfin, jusqu 'à il y a huit jours, jusqu 'à ce que je les surprenne.

Je commence à perdre, monsieur.

Je vous accorde huit jours, monsieur.

Pas un de plus.

Approchez, capitaine.

Vous savez, j 'accorde très difficilement ma confiance.

Mais je vais vous faire confiance pour oublier la peine dont vous venez d 'être

témoin.

Ne me le faites pas regretter.

T 'as compris, Bian ? Tu fermes ta gueule.

C 'est bon, je la ferme.

Et toi, tu t 'approches plus de la femme, d 'accord ?

J 'y verrai personnellement, capitaine.

Le gaffe et du bruit à la morgue.

J 'étais le dernier témoin de cette histoire de pognon.

Ils t 'ont dit à quoi devait servir l 'argent ? C 'est peut -être ce qui m 'a

sauvé, d 'ailleurs.

C 'est un des sbires du russe qui ferait le ménage ? Armel !

Armel !

Écoute, je veux ce Pétrof en face de moi, putain. Tu me le ramènes par la

du cul, s 'il faut. Oui, commandant.

Comment ça me fait chier, celui -là ?

C 'est une planche de pro comme la vôtre qu 'il me faudra, en fait.

Ouais, après tout, c 'est... Non, non, non, non.

Ecoute, c 'est une blague, je l 'apprête pas.

Enfin, je m 'inquiétais.

Alors, ça va, c 'est bon, Théâtre ? T 'as continué ? Non, j 'ai rien du tout.

J 'ai trouvé ce que tu as cherché.

Ah bon ? C 'est quoi ? Ça, là.

Petite carte SD.

Ça va ? Tu l 'as trouvée où ? Improbable, je l 'ai trouvée dans l

planche de soeur de Dubreuil. Mais non.

Vous avez un hacker ici

? Ah non, évidemment, vous n 'avez pas ça.

Appel à la PSJ de ma part.

Elle s 'appelle Isabelle.

C 'est une expo. Et toi, vous étiez un failleur jasique.

Il y a Petrov qui vient d 'arriver. Il fait vraiment la gueule.

Il fait la gueule, il fait la gueule. Vous regardez trop de mauvais films d

'espionnage.

J 'ai juste demandé polimo à cet homme d 'être discret.

Mais bon, une enveloppe pleine de billets, ça y est, on s 'imagine le

sous la gorge, on part en mafia.

Il devait faire quoi, le goffe, avec cet argent ? Convaincre un propriétaire de

Taillefer. Le goffe devait conclure cette affaire en deux ans, en fait déjà

quatre.

Quant à Madame Bourdieu,

Il avait un nouvel atout dans sa manche. Il m 'a demandé un délai de huit jours,

le temps de faire venir une nouvelle héritière des Ambrun à Belle -Île pour

pousser Madame Bordier à vendre.

De toute façon, c 'était la dernière chance pour le Goff. Je lui avais dit qu

'après ça, j 'arrêtais.

De toute façon, le Goff, il voulait gagner du temps, c 'est tout. Parce que

Bordiers n 'ont jamais eu d 'enfant. Ça n 'a pas de sens, cette histoire d

'héritière.

Peu m 'importe.

Ça ne me concerne plus.

Ta FR ne fait plus partie de mes soucis.

Je viens de signer...

Ce matin même, feu compromis de vente pour un magnifique terrain, un code d

'armor.

Contrairement à vos a priori, je suis un homme d 'affaires honnête.

Et les prétions du promoteur ne sont vraiment pas de mon fait.

Bon, est -ce que je peux y aller maintenant ? Parce qu 'à cause de vous

cette affaire, j 'ai déjà raté un vol.

Oui, alors vous allez rater celui -là. Et puis les prochains, c 'est qu 'on va

vous demander de rester sur l 'île jusqu 'à la fin de l 'enquête.

Armel, raccompagne -moi s 'il te plaît.

Je file aux embruns parce que cette histoire d 'héritière... Justement, je

qu 'il arrive, là.

La fameuse héritière, je pense que c 'est Anna.

Ouais.

Clotilde était au courant ? Je sais pas, j 'en sais rien.

Oh, putain.

Elle me l 'a cachée ? Allô ? Oui,

Zoé.

Écoute, Zoé, je suis désolée, mais... Non, attends, Zoé, écoute -moi.

Zoé, s 'il te plaît, écoute -moi.

Elle repart à Lorient.

Elle veut plus jamais revenir sur cette île.

Ok.

Tu la laisses partir ?

Attends, tu vas étirer le mensonge encore combien de temps comme ça ? Je

comprends pas.

Qu 'est -ce que je lui dis, ça ? Bordel, Marie, mais la vérité, putain !

Viens, faut que je te parle.

Viens, Zoé, viens.

Zoé, je t 'ai menti.

Ma mère est vivante, t 'as une grand -mère.

Mon père, c 'est plus compliqué, je t 'expliquerai.

Ne pars pas, Zoé.

Ne pars pas.

Faut que j 'y aille.

On se voit ce soir, je te jure.

Une vraie amie ne ment pas sur son passé, sur son nom.

Je suis désolée.

Non, non, je comprends.

Il y a des choses qu 'il faut oublier pour avancer.

Anna a tout appris par le journal de Pierrick.

Comme le goffe avant elle.

Anna n 'était plus l 'héritière des Quérinous.

Parce qu 'elle a été adoptée légalement par les Blains. Mais il n 'a pas cherché

aussi loin.

Il était acculé, il a tenté le coup de poker.

Rien ne lui prouvait qu 'Anna veuille vendre.

Il comptait sûrement me charger.

Il y aura Anna que... que je l 'avais abandonnée.

Que je l 'avais lésée.

Si tu savais combien de fois j 'ai rêvé qu 'elle revenait ici.

Que je voyais ses enfants grandir aux embruns.

Ton rêve va peut -être s 'exaucer.

Capitaine Keller n 'est pas indifférent à tes jolies nièces.

Entre 21h et 23h,

Tu faisais quoi le soir de la mort de Le Goff ? T 'es ici ? Seule ? À part

Franck, personne ne peut confirmer.

J 'ai pas d 'alibi, Marine.

Mais t 'avoir menti sur mon passé fait pas de moi une meurtrière.

C 'est vrai.

Ouais, Isa ? C 'est bon, quelle heure ? Je l 'ai craqué, ton putain de fichier.

Ça va arriver sur ton mail.

Yes, t 'es la meilleure. T 'es bon pour payer ta tournée.

Je t 'en paye deux, même, si tu veux.

Super, je l 'ai.

Merci. Je t 'embrasse.

Oui, Thomas, je suis en train de partir. Pourquoi ?

Il n 'y a pas que sur ton passé que tu m 'as menti.

Enfin, on n 'a pas le choix.

C 'est là que ça s 'est passé.

Il a débarqué ici pendant que j 'étais en train de ranger mes outils.

Ce n 'est là.

Vous devriez réfléchir à ce que je vous dis, Madame Bordier.

Vous êtes con.

Je n 'entrerai jamais. Vous le savez très bien.

C 'est aussi ce que disait votre mari.

Ça lui a coûté la vie.

Et je ne l 'ai pas tué.

Mais j 'aurais pu le sauver.

Il bricolait sur ce toit quand je suis venu le relancer.

Il s 'est énervé, il a glissé, il a atterri à mes pieds.

J 'ai proposé d 'appeler une ambulance contre une petite signature.

C 'est son entêtement qui l 'a tué.

Je ne savais pas que Dubreuil était là aussi et qu 'il avait filmé la scène.

Le lendemain, il est revenu ici. Il a recommencé le même chantage que le

Ma signature contre sa vidéo.

T 'es absurde. Il est devenu complice d 'un meurtre.

Tu ne l 'as pas tué pour ça, quand même.

J 'étais piégée.

Le taser, tu le sortais d 'où ? Quel taser ? Anna n 'est pas venue.

Vous lui avez fait quoi ? Elle est où ? Je ne sais pas. Elle est partie pour l

'agent Lamarie il y a plus d 'une heure.

Pourquoi sa voiture est là, alors ?

Le cathètre ? Le cathètre de Franck, il n 'est plus là ? Le taser, c 'est le

sien ? Oh putain, mais comment je n 'y ai pas pensé plus tôt.

Tellement obsédé à l 'idée de te protéger que c 'est lui qui a tué

Anna est avec lui.

Bon, il l 'a emmené où ?

Franck, il est obsédé par ce bagne.

Je suis sûre qu 'il est là -bas.

Laisse -moi lui parler. Je suis la seule qui l 'écoutera.

S 'il te plaît ! C 'est ma nièce !

Clotilde a frappé le goffe, mais elle voulait pas le tuer. Du

coup, j 'ai dû faire taire Dubreuil, qui la faisait chanter.

Un engrenage fatal, quoi.

Elle a voulu se dénoncer, mais... Elle est trop fragile. Elle aurait pas

supporté la prison.

Oui.

C 'est grâce à votre texto que j 'ai appris que vous avez rendez -vous avec

gosse. Il y a les dents.

Alors j 'ai emmené le corps de ce gosse -là -bas.

C 'est pas contre vous, Anna, mais vous aviez parlé au flic. Non, je n 'ai pas

parlé. Allez. Je n 'ai pas parlé.

Je n 'ai pas parlé.

Arrêtez -moi, s 'il vous plaît. Alors votre cas de suicide paraîtra normal.

Vous avez découvert que votre père était un bandit et que votre mère est morte

par sa faute.

Alors vous avez choisi d 'en finir là où tout a commencé.

Je suis venue.

Je suis venue ! Le

chantier ne rouvre que lundi.

Et quand on vous découvrira, Clotilde et moi, on sera loin.

Je dois la protéger. Je l 'ai promis à Gilles.

Bouge pas, Franck ! Bouge pas ! Bouge ton arme ! Franck ! Calme -toi, calme

-toi. Écoute -moi, Franck.

Notre voyage s 'arrête ici.

Je sais que tout ce que tu as fait, c 'était pour m 'aider. Je te remercie.

Mais tu laisses Anna.

C 'est ma nièce.

Comment ça, ta nièce ?

C 'est ça.

Comment ça, qu 'est -ce qu 'on fait ? Je ne sais pas.

Je pars demain.

Alors... Tu ne veux pas rentrer avec moi ? Tu

sais, j 'ai un très très bel appartement.

Ah oui ? Oui, et puis Yvan, c 'est hyper sympa. Je peux te faire la visite, tout

ça.

Franchement, j 'adorerais.

Après, c 'est juste que j 'ai... J 'ai promis à Clotilde de reprendre les

ombres.

Et puis, j 'ai réfléchi et... Je crois que je vais vraiment les faire éditer

mémoires de Pierrick, en fait.

C 'est trop important pour moi.

Oui, je comprends.

C 'est important que tu le fasses.

Je crois, oui.

En même temps, tu lui as dit que tu étais éditrice, donc... T 'as pas le

Ouais. Mais je te rassure, t 'auras toujours ta chambre attitrée aux

Enfin, ta chambre.

Notre chambre.

Et puis, ce qu 'on peut faire, c 'est que l 'hiver, c 'est moi qui viendrai me

replier, c 'est toi, Van.

T 'en penses quoi ? Ok, je dis oui.

Tu dis oui ? Ouais.

Tu vas me manquer, Capitaine Mamour.

On va se revoir.

J 'ai une excellente raison de revenir.

Ta fille aussi, je crois, d 'ailleurs, non ? Elle veut même faire revenir sa

grand -mère sur l 'île.

Pour moi, c 'est un peu tôt.

Je suis sûr que ça ira très bien.

Ouais, c 'est pas gagné -gagné quand même, parce qu 'elle m 'a dit que si

avait pu choisir ses parents, elle n 'aurait jamais choisi une flic.

Bon, bah... Bonne route, alors.

Salut.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.