All language subtitles for Meurtres à ... Le village des endormis (2022)1h30Pol

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Original subtitles

Je t 'aime pas.

Je t 'aime.

Elle est pas.

C 'est bon, chérie ? Tu serais pas coiffée avec un pétard, toi, par hasard,

matin ? Et toi, t 'as encore dormi dans le canapé.

C 'est vrai.

J 'ai pas rien de caché.

Tu sais, je me lève tôt et j 'ai pas envie de vous réveiller en faisant du

bruit. Oh là là.

Endormie à deux heures, réveillée assise, c 'est... Heureusement que je t

hein.

Bonjour. Salut.

Allez, dépêche -toi, quand même, hein.

Finis ton chocolat ou c 'est plus mal.

Quand on est convoqué chez le directeur, on n 'arrive pas en retard.

Faut qu 'on passe prendre Rose.

Pourquoi Rose ? Elle est convoquée, elle aussi ? Non, je lui ai dit qu 'on la

prenait ce matin. Les parents ne peuvent pas. Non, Léo, je suis désolé, mais c

'est pas le genre.

Bah, si on n 'emmène pas Rose, moi, je vais pas chez le directeur.

Parce que c 'est toi qui décides, maintenant ? Bah, ouais.

Non, mais Rose ou pas Rose, il va falloir que tu expliques quand même au

directeur pourquoi tu t 'es battu à l 'école. Alors, si j 'étais toi, je te

redéfendrais un peu.

Quoi ?

Ok, on va aller chercher Rose. Mais dépêche -toi.

Ok.

Je t 'attends dans la voiture.

Chérie, viens ici.

Tu te tiens à Caro avec le directeur, d 'accord ? Tu fais exactement comme on a

dit. On se retrouve tout à l 'heure pour l 'inauguration de la ferme -école.

Allez.

Oui ? D 'accord, j 'arrive tout de suite. Je dépose mon fils à l 'école et

'arrive.

D 'accord, pas de problème.

A tout de suite.

Mais vas -y maintenant, moi j 'y vais. Non, moi je rate pas le rendez -vous

le directeur, je suis désolé. Non mais arrête Martin, là c 'est ton boulot, vas

-y. Mais toi t 'as pas l 'air en miette, t 'es fatiguée. Arrête, s 'il te plaît,

je suis pas fatiguée, je vais très bien.

C 'est toi là.

Tu vas pas t 'arrêter de vivre à chaque fois qu 'il fait une bêtise, non ? Je

sais pas.

Déjà tu demandes ta mutation pour qu 'on soit au calme, là on est au calme

Martin, là ça va.

C 'est quoi ta prochaine étape ? Tu vas démissionner ? Excuse -moi mais... C

'est bon, je gère.

On va faire attendre Rose en plus.

Capitaine Martin Béranger, vous êtes ? Lieutenant -colonel Cyril Vaquier.

Je dirige la section de recherche régionale de la gendarmerie. Vous êtes

zone de police ? Oui, mais la maison d 'arrêt du fugitif est en zone de

gendarmerie et je suis en charge de le ramener. Ça pose un problème ?

Donc le procureur m 'a mis sous votre autorité ? Voilà, je confirme.

J 'aurais besoin de vos hommes.

Et de vous. Il me faut un gars fiable qui connaisse bien le coin.

Alors ? Vous comptez protéger comment ? On cherche à provoquer le maximum de

signalements.

On a diffusé le portrait de Lucas Faux et les médias prennent la relais.

Vous avez des moyens, vous ? Disons qu 'on a deux heures de retard sur un

fugitif armé, capitaine.

Ce serait peut -être temps d 'activer le mouvement, non ? Lucas Faux est du

coin.

Alors je comptais aller enquêter en ville sur les gens qui pouvaient l

dans cette fuite.

Je vais montrer qu 'on est toujours là derrière lui.

Je vais mettre la pression.

Bien. Bien, faites.

Il a peut -être aussi décidé de partir vite et loin.

Il y a d 'autres infos sur son évasion ? Le juge a ordonné son transfert.

Bagarre avec d 'autres détenus.

Apparemment, le chauffeur s 'est endormi et voilà le résultat.

Vu qu 'un fois on a profité.

Endormi, c 'est -à -dire ? Endormi.

On ne sait pas ce qui s 'est passé.

Il est sous surveillance à l 'hôpital de la ville.

Les analyses sont en cours, il ne s 'est toujours pas réveillé.

Les deux autres sont en mauvais état.

Lionel, on est prêt. Quand vous voulez.

On y va.

Dites -moi, Lucas Faux, vous le connaissiez ? Vous m 'avez dit qu 'il

coin. Vous aussi, non ? Je n 'étais pas en poste à l 'époque.

Mais ici, tout le monde s 'en rappelle.

J 'ai parcouru le dossier.

C 'est pas joli.

Moins longtemps, il sera en liberté, mieux ça vaudra.

On y va ! Allez, on y va.

Allez, c 'est parti.

On bloque ce rendez -vous pour jeûne.

Parfait.

Je sais que ça fait encore beaucoup de documents à fournir.

Mais c 'est toujours comme ça dans ce genre de cas. Il ne faut pas lâcher

que là, vraiment, on y est presque.

D 'accord ? Excusez -moi. Bonjour, madame Bellicu.

Regarde.

Du fourgon pénitentiaire a perdu le contrôle de son véhicule. Nous sommes

côté de Saint -Rochamp, au cœur du limousin. Et ironie du sort, le fugitif

Faux s 'est enfui à seulement quelques kilomètres de l 'endroit où il avait...

Ah oui, c 'est le type qui s 'est échappé ce matin, c 'est ça ? Ouais.

Et tu sais qu 'il a défendu à son professeur ? C 'est toi ? C 'est

avant que tu reviennes t 'installer ici, je crois.

Mais attends, qu 'est -ce qu 'il a fait exactement ? Zoé Rivas.

Sa petite amie.

Il l 'a cognée, étouffée et enterrée dans un champ.

C 'est horrible.

Oui, horrible.

À Lucas, il faut appeler des coupables, mais j 'ai essayé d 'obtenir des

circonstances atténuantes vu que c 'était une jalouse maladie, qu 'ils

une relation hyper orageuse, mais il n 'y avait rien à faire. On a retrouvé l

'ADN de Lucas sous les ongles de la victime.

Et dire que là, il se balade dans la nature, si ça se trouve, il est tout

'ici, c 'est...

C 'est un peu angoissant.

Tu vois, depuis ce matin, c 'est les journalistes, ça n 'arrête pas.

La meute est lâchée.

Je vais être en retard.

À quoi ? Tu sais, il y a l 'inauguration de la ferme.

Ah merde.

Tu ne m 'en veux pas si je te fais faux bon.

Tu penses.

Tu as de la chance d 'avoir de quoi t 'occuper, toi. Ne t 'inquiète pas, tu

te refaire une clientèle.

C 'est le début, c 'est le temps que ça se remette en place.

Je ne sais pas, ça fait deux ans que je suis là, j 'ai dû avoir quoi ?

une dizaine de dossiers.

J 'ai l 'impression qu 'on est dans le seul endroit de France où les gens

divorcent pas, c 'est fou.

Non, ils préfèrent s 'entretuer ici, c 'est plus glamour.

T 'es con.

Allez, arrête de voir tout en noir, là.

Merci.

À tout.

À tout à l 'heure.

Merci de me recevoir.

Je vous en prie.

Vous voulez une bière ? Non, merci.

Ah oui, pardon.

Bon, ben je vous écoute.

C 'est bien votre société de transport routier qui a employé Lucas Faux avant

son procès ? Oui, oui, c 'est bien ça. Il travaillait comme manutentionnaire à

'époque. D 'accord, je vous explique. Lucas Faux s 'est évadé il y a deux

heures.

Alors on cherche qui il aurait pu contacter pour essayer de l 'aider dans

cavale.

J 'ai trouvé une planque.

Et vous pensez qu 'il m 'aurait appelé moi ?

Vous ou n 'importe lequel de ses collègues.

Et vous étiez son témoin de moralité pendant le procès ? Oui.

Après, il aurait pu appeler aussi n 'importe qui.

Ah oui, il n 'y a rien de personnel.

Je dis ça pour votre sécurité.

D 'accord.

On voit les gens qui le côtoyaient avant son incarcération.

Je suis désolé, moi j 'adorais vous aider, mais je vous dis franchement,

que Lucas est en prison, moi j 'ai plus trop de nouvelles de lui.

Du tout ? Ben non.

Si vous n 'entendez pas quelque chose, vous m 'appelez ? Bien sûr.

Je ne vais pas vous déranger plus longtemps.

Je vous raccompagne.

Oui.

Ça te plaît ? Oui, c 'est magnifique.

Qu 'est -ce que tu comptes faire là -bas dans l 'emploi ? Un potager.

Tu vois ?

Mes amis, approchez -vous. Je vais essayer de faire très court.

Quelqu 'un a dit qu 'observer les animaux nous aide à mieux nous

Je nous invite tous à méditer cette réflexion et je passe aussitôt la parole

ma fille, Camille, sans qui ce projet n 'aurait jamais pu voir le jour.

Et j 'ajoute, excuse -moi, J 'ajoute qu 'il n 'y a évidemment aucun conflit d

'intérêt dans cette entreprise. La famille Texier n 'a pas d 'action dans l

'exploitation des poules.

Merci, monsieur le maire.

Bonjour à tous.

Je tenais d 'abord à préciser que nous n 'aurions jamais pu aller au bout de ce

projet sans une large adhésion et l 'implication constante des parents d

'élèves. Merci beaucoup.

Cette ferme, c 'est la vôtre et celle de vos enfants.

Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! Maman !

Maman !

C 'est incompréhensible.

Avec le surveillant qui conduisait au moment de l 'évasion du fugitif et les

quatre personnes de la ferme, on en est à cinq.

Six maintenant.

Les premiers examens ont donné quoi ? Rien.

On compte vraiment sur l 'expertise de la neurologue qui vient de Paris.

Il paraît que c 'est une spécialiste des pathologies du sommeil.

Rose ! Elle est là.

Je vais la voir. Non, non, petit, tu ne peux pas entrer ici. Non, non, non, c

'est bon, c 'est bon, c 'est bon. Petit fils, Léo, tu restes là.

Je veux voir Rose. Qu 'est -ce qu 'elle a ? Elle est morte ? Mais non, chérie,

elle n 'est pas morte. Écoute, il ne faut pas que tu t 'inquiètes. Ici, on va

bien s 'occuper d 'elle.

Écoutez, il faut rester prudent. On ne peut pas être sûr que ce soit

Donc, votre petit fils, il ne peut pas rester ici.

Tu comprends ? Même les parents de Rose ne peuvent pas lui rendre visite.

D 'ailleurs, monsieur le maire...

Ce serait mieux que vous -même et votre fille... Non, mais je suis vraiment

désolée. Je me voyais mal lui interdire d 'accompagner son amie.

Non, mais bien sûr, je comprends.

Écoute, c 'est pas grave. Mais tu fais attention, d 'accord ? Oui.

Ah, la professeure est là.

J 'arrive.

T 'inquiète pas, regarde.

Tu vois ? C 'est bon.

Déjà qu 'il dormait pas beaucoup, alors... Ah non, tu vas pas commencer,

Arrête.

Arrête de penser tout le temps qu 'un rien le traumatise. Comment ça, un rien

Mais je sais pas, mais ton inquiétude permanente, là, tu penses pas que... Tu

penses pas que ça aussi, ça peut le stresser ? Ce que je dis, c 'est que

-être que si t 'étais un petit peu plus heureux, ça l 'aiderait.

Tu vois ? Donc c 'est de ma faute. Non, c 'est pas de ta faute, mais... Bon.

Le directeur.

Qu 'est -ce qu 'il a dit ? Le rendez -vous s 'est bien passé ? Oui, ça s 'est

bien passé, le rendez -vous chez le directeur, oui.

Il lui a fait la morale, il lui a dit de se tenir à l 'écart des histoires, d

'être moins dissipé, c 'est tout.

Puis il m 'a suggéré de l 'emmener voir un psy, si ça passait pas. Un psy

carrément ? Oui, mais si ça passait pas, et ça ? Comment ça va mon chéri ?

On a vu ensemble avec

Léo, et il est d 'accord pour venir dormir chez nous ce soir. Pardon ?

Mais comment ça, vous avez vu ? Je sais pas, excuse -moi, mais on se débrouille,

papa.

Tu veux pas aller te chercher des bonbons ? Tiens.

La machine là -bas.

Ça lui ferait bien de changer d 'air.

Et puis je peux l 'amener au foot demain, ça te va ? Écoute, on sait ce

bien pour Léo, papa. Oui, c 'est gentil, Damien, mais là, c 'est... C 'est une

situation particulière.

Je pense qu 'il a besoin de son père et de sa mère.

Je crois qu 'il a besoin de calme, surtout, il me semble.

Et vous m 'avez pas l 'air très apaisé en ce moment l 'un et l 'autre.

Je me trompe.

Il y est.

Mais c 'est vrai, je suis épuisée de toute façon. Puis toi, avec ton enquête,

vas pas avoir le temps.

Ne vous inquiétez pas, on va bien s 'occuper de lui.

Merci. Ça va aller.

Merci.

Allez, viens, allons voir le professeur.

Je laisse la parole au professeur Berthelot.

Tout d 'abord, je voudrais vous remercier d 'être venu si nombreux.

Merci.

Donc, les patients se situent à des stades divers de commun.

Leur cerveau réagit à certains stimuli, mais il ne se réveille pas.

Et j 'ai demandé à l 'instant de pratiquer tous les examens

viropossibles.

Pour l 'heure, on manque encore d 'éléments pour comprendre.

Bonjour professeur, je suis Damien Texier, le maire de cette ville.

Donc, vous nous dites qu 'on ne sait rien, en fait.

Et qu 'est -ce que je dis, moi, mesdames ministres ? On sait qu 'il y a

forcément un dénominateur commun sous ces cas, qu 'il soit épidémiologique ou

autre.

Il faut le trouver.

Et vite.

J 'ai entendu dire qu 'une de vos patientes est dans un état grave.

C 'est vrai, mais la patiente en question présente de nombreuses

Néanmoins, vous avez tout à fait raison.

C 'est une alerte que je prends tout à fait au sérieux, monsieur le maire.

Capitaine Martin Béranger,

Capitaine de police, vos patients endormis, ils risquent quoi au juste ?

atteintes neurologiques entre autres.

Et puis, on ne peut pas vivre à terme sans phase d 'éveil. Et le reste de la

population ? On ne peut pas exclure d 'autres cas dans les prochaines heures.

L 'agence de santé va enquêter pour savoir où les victimes et leurs familles

passé ces derniers jours.

Leur agenda, s 'ils sont sortis, ce qu 'ils ont mangé.

Capitaine, il faudrait aussi vérifier s 'il n 'y a pas eu d 'accident dans les

usines de la région.

Mais minime. Ok, on va se renseigner.

Je vous remercie.

Est -ce qu 'il y a d 'autres questions, s 'il vous plaît ? Oui, s 'il vous

plaît.

Ah bah quand même ! Vous étiez où ? J 'étais à l 'hôpital. Vous êtes au

non ? Ouais, j 'ai entendu.

Il paraît qu 'il tombe comme des mouches.

En tout cas, celui -là, il risque pas de se réveiller.

M 'en voudrait pas, on a commencé sans vous. Un homicide ? Quel rapport avec le

CAFO ? Vous connaissez ? Non.

Il a été poignardé, l 'armée a resté sur place, il y a des empreintes partout à

l 'intérieur. Je suis persuadé que ce sont celles de l 'UCAFO.

J 'attends juste la confirmation du labo. Vous voulez dire que le chauffeur

serait douté que Lucas Faux était dans son van et... Et pourquoi il l 'aurait

poignardé ? Il a un pistolet, Lucas Faux.

Il s 'est fait perdre à la victime.

Il bagarre, là.

Non.

Il est dans le coin.

Comme ça.

Si j 'étais fugitif, je resterais à couvert pour échapper aux hélicos.

Je vous dis une petite balade en forêt ?

Vous voulez partir là, comme ça ? Vous voulez attendre la cavalerie ? Libre à

vous.

Attendez !

Tirez -vous.

Les gars, on est en terre ! Laissez -moi ! Allez -y

! Non ! T

'es

sûr que tu veux pas aller te manger avec nous ? Ah non, non, non.

C 'est gentil, mais j 'ai pas faim de moi.

Je vais rentrer, je vais m 'écrouler.

Ton père m 'a dit que vous étiez encore disputée à l 'hôpital.

Je suis pas disputée.

Il les a l 'air toujours pas passées.

Tu t 'es déjà beaucoup sacrifiée en revenant ici.

À Lyon, t 'avais une très belle situation. Mais maman, on pouvait pas

Lyon après ce qui est arrivé à Martin. Tu comprends, je t 'ai expliqué.

Il nous fallait un endroit calme, tranquille, pour recommencer.

Et puis pour Léo, c 'était mieux.

On n 'a pas l 'impression que Léo soit tellement épanoui. Eh ben, je suis

désolée.

C 'est pas en tout notre possible, quoi. Je suis ta

mère.

Je vois bien que ça ne va pas.

On cohabite.

Ça fait des semaines qu 'on fait chambre à part.

Je comprends plus.

Enfin, s 'il n 'y avait pas Léo, je pense que... Ouais, mais je pense que

Non, non, mais pardon, maman, mais j 'ai pas envie d 'en parler. D 'accord ? Je,

je, vraiment... Ma chérie, ma chérie.

Je serai toujours là pour toi.

on dira au revoir ? Ben non.

Bonjour, Camille.

Bonjour.

Jérôme s 'inquiète pour sa société avec cette épidémie qui se profile.

Oui, d 'ailleurs, il faut que je passe te voir bientôt. J 'ai des documents à

faire signer.

OK.

T 'as bien fait de choisir ma fille pour ton divorce.

C 'est un requin. Un requin, papa, mais... Bon, j 'y vais.

Au revoir. Au revoir. Je vais juste faire un bisou à Léo.

Heureusement que vous étiez là.

La balle a frôlé l 'artère. Les secours sont arrivés très vite. Peut -être, mais

sans votre intervention, ça aurait pu être beaucoup plus grave.

Et nous, par chance, on a pu gérer avec l 'effectif parce que, vu la

situation... En tout cas, l 'opération s 'est bien passée.

Il y a juste que le temps de la cicatrisation, il va falloir qu 'il se

Merci, docteur.

D 'habitude, on appelle la famille, mais dans le cas de ce patient, à part vous,

il va falloir prendre soin de lui.

On m 'a dit que vous étiez ici.

Vous le connaissez ?

C 'est un collègue.

On se voit après, docteur ? Oui.

Je vous laisse. Merci.

Écoutez, je suis désolée, mais on va devoir le déplacer.

On a deux nouveaux cas qui viennent d 'arriver et on a besoin de lui. Et vous,

ça avance ? Oui.

Tous les patients ont un signal anormal dans la zone qui contrôle le sommeil, l

'hypothalamus.

Et votre enquête, à vous ? J 'ai un fugitif dans la nature, un colonel qui

l 'hôpital et un domicile. Vous voyez, ça pourrait mieux se passer.

Vous avez un problème ? Non, non, ne vous inquiétez pas, j 'ai juste besoin

repos. Je ne vais même pas être en place à mon hôtel.

Je peux vous déposer si vous voulez.

Ok.

Je vais chercher mes affaires.

Vous allez réussir à dormir.

Je pense que je vais rester dans mon lit un quart d 'heure à fixer le plafond.

Et puis je vais me remettre au travail.

Et essayer de rassurer quelques amis et ma fille qui s 'inquiète de moi.

A quel âge as -tu ? 18 ans.

Elle s 'inquiète encore pour vous.

Syndrome des parents divorcés sans doute.

On m 'a dit que vous veniez de Lyon, brigade criminelle.

Vous êtes en train de me demander pourquoi je suis venu m 'enterrer ici.

J 'avais besoin de changer d 'air.

Disons que j 'ai eu une intervention assez difficile quand j 'étais à Lyon.

Et pendant la fusillade, mon binôme, qui était aussi mon meilleur ami, est resté

sur le carreau.

Et juste après, j 'ai vu mon fils et je me suis dit qu 'il fallait peut -être

que je le préserve.

Que j 'aille travailler dans un endroit plus tranquille.

Et comme ma femme vient d 'ici... Je peux ? Oui.

C 'est votre fils qui doit être raffuré au moins.

J 'ai raturé.

Ça veut dire foutre le bordel tous les jours à l 'école, oui.

Il va bien avoir une raison à son comportement.

Il dort pas beaucoup.

Je veux dire, il a des vraies angoisses nocturnes.

Je pense qu 'il doit se mentir qu 'il y a beaucoup de temps sur la maison.

Si vous voulez... Pardon ? Votre fils, je peux voir votre fils pour ses

angoisses ?

Ce sont des infirmiers, c 'est ça ? Je pense, oui.

Je sais pas de qui, mais c 'est quand même un domaine.

D 'accord.

D 'accord.

Camille, t 'es là ?

Depuis deux jours, nous vivons une situation d 'extrême urgence.

En ce qui concerne les patients hospitalisés à l 'hôpital de la ville,

d 'entre eux, les plus vulnérables, sont malheureusement tombés dans un coma

plus profond.

S 'il vous plaît.

Une équipe des meilleurs scientifiques a été constituée autour de la professeure

Élise Berthelot.

Aujourd 'hui, rien ne dit qu 'il s 'agit d 'un virus. Néanmoins, nous avons

décidé de ne courir aucun risque en ce qui concerne une éventuelle propagation

des cas.

Donc, à titre préventif et transitoire, toute la ville ainsi qu 'une zone de 10

km autour sont placées en confinement avec interdiction d

'y rentrer ou d 'en sortir, sauf autorisation exceptionnelle.

Des barrages seront installés sur toutes les voies d 'accès menant à cette zone.

Mais nous, on pourra sortir de cette zone ? Ni vous ni personne.

Toutes les écoles seront fermées.

J 'appelle en outre la population à restreindre au maximum tous les contacts

sociaux.

Quelles sont les nouvelles concernant l 'attrac du fugitif ? On déplore déjà une

victime et il semble échapper facilement au dispositif mis en place pour le

retrouver.

Les gens vont devoir rester ici.

Ils ont le droit de savoir s 'ils sont en danger.

Une enquête de police est en cours. Vous comprendrez qu 'il est préférable de ne

pas divulguer d 'informations afin de ne pas gêner le travail des forces de l

'ordre.

Merci. Est -ce qu 'il y a d 'autres questions pour Monsieur le Préfet ?

au chauffeur Charlie de Kit.

Vous le reconnaissez ? Il a été tué par Lucas, le labo vient de confirmer.

Oui, je sais.

Je suis au courant, j 'ai eu sa famille au téléphone.

C 'était un chouette mec.

C 'est horrible ce qui lui arrive.

Vous savez s 'ils étaient assez proches pour que Lucas sollicite l 'aide de

Charlie pendant sa fuite ? Je ne sais pas.

Oui, je connaissais.

C 'est sûr ? Je crois qu 'ils s 'entendaient pas mal à l 'époque où

travaillait chez moi. Vous croyez ou vous êtes sûr ? Excusez -moi, mais un de

vos anciens employés qui est en cavale qui tue un autre de vos employés, c 'est

pas anodin.

Vous voulez que je vous dise quoi ? Excusez -moi, mais je sais pas qui

avec qui, quel rapport ont mes employés en dehors du travail, ça c 'est des

choses que moi, j 'ignore.

Je crois que je suis pas assez clair.

Est -ce que Lucas aurait une raison de se venger de Charlie Doquitte ?

Je n 'en sais rien.

Je suis désolé, je ne sais pas.

Lucas, vous êtes toujours en fuite.

Votre maison est isolée.

Je vais mettre en place un dispositif de surveillance pour vous protéger.

Me protéger, moi ? Excusez -moi, je ne comprends pas. Qu 'est -ce que j 'ai à

voir là -dedans ? Lucas pourrait avoir envie de s 'enfuir très loin.

Mais il pourrait aussi avoir envie de rester dans le coin pour régler encore

quelques affaires. Tu vois ce que je veux dire ? Il a déjà fait un mort.

Je ne tiens pas à ce que la liste se rallonge.

Alors, à partir de maintenant, hormis pour le travail, ne sortez pas de chez

vous.

D 'accord ? D 'accord.

Allô, Camille ? Comment ça, on ne retrouve pas Léo ?

Camille, Camille, je vais faire le tour de la ville, je te rappelle.

Je cherche Léo, t 'es mon fils.

Quoi ? Je vois pas comment il aurait fait pour rentrer sans que personne le

voit. Je suis sûr qu 'il est ici.

Attendez. Non, capitaine, vous pouvez pas monter comme ça.

Capitaine ! Léo, je sais que t 'es là.

Léo ! Qu 'est -ce qui t 'a pris de fuguer comme ça ? On était tous morts de

trouille.

Et t 'as rien à faire là, tu le sais très bien.

Je sais que c 'est ton ami.

Mais t 'inquiète pas, on va la guérir, ton ami.

Léo !

Ça va, ça va, il va bien, il va bien.

Professeur Berthelot, je vous présente Camille, ma femme.

Bonjour professeur. Bonjour. Non mais excusez -le.

Non, non, non, il n 'y a pas de mal.

Vous savez, le climat en ce moment et puis l 'épidémie, c 'est tout à fait

normal que ça monte les angoisses.

Et puis c 'est plutôt très simple ce qu 'il a fait, de venir voir son amie.

Ça veut dire qu 'il s 'inquiète pour elle.

Et si vous voulez, je peux le prendre tout de suite en consultation.

Il est déjà là, les écoles sont fermées, alors... En consultation de... Oui, la

professeure, elle spécialise les troubles du sommeil, donc je me suis dit

C 'est pour lui faire du bien.

Ouais, c 'est une bonne idée.

Tu viens avec moi ? Vas -y mon cœur, ça te faire du bien. Allez.

Martin, il faut qu 'on se parle.

On peut pas continuer comme ça, on passe l 'instant à s 'engueuler.

Il faut qu 'on arrête de prendre Léo comme prétexte à nos disputes, c 'est

possible.

Voilà, je peux pas rester, j 'ai encore plein de trucs à faire au bureau, mais

on se parle plus tard ? Ok.

Promis.

Promis.

Tu pourrais le ramener ? Ouais, ouais, vas -y.

À tout à l 'heure.

Ils vous ont dit quoi, les médecins ? Trois semaines d 'arrêt total.

S 'ils s 'imaginent que je vais m 'arrêter juste parce que j 'ai pris une

balle... Bon, ils doivent savoir de quoi ils parlent, quand même.

Ouais, c 'est ça.

C 'est un coriace, celui qu 'il a faux.

Ouais.

Il doit bien connaître la zone pour nous échapper comme ça.

En tout cas, il commence sérieusement à nous faire passer pour des cons.

Je suis désolé.

De quoi ? De m 'avoir peut -être sauvé la vie ?

Dégueulasse. Autrement, ça donne quoi, votre enquête d 'environnement ? J 'ai

interrogé Fresnal, le patron de la boîte où travaillait Lucas Faux.

Et je l 'ai mis sous protection.

Sous protection ? Au cas où Faux voudrait l 'éliminer ? Exactement.

Puis comme ça, peut -être que s 'il essaye de contacter son ancien patron,

l 'en dissuader.

Bonne stratégie, capitaine.

J 'avais raison.

De quoi ? Je savais qu 'il y avait un bon flic sur place pour m 'aider.

Et sinon, il y a le bar où Lucas Faux avait ses habitudes.

J 'ai demandé au patron de me tenir au courant si jamais il entendait un truc.

Très bien, ça.

Je vais dans ma chambre.

Vous me tenez au courant ? Le préfet réquisitionne mes hommes pour boucler la

zone à cause de l 'épidémie.

Et ? Lucas Faux.

Il va falloir qu 'on soit plus malins que lui.

Là, c 'est ton lit ? Oui.

Et qu 'est -ce qui se passe quand t 'es dedans ? Bah, j 'arrive pas à m

'endormir et quand j 'arrive, je me réveille et ça recommence.

D 'accord.

Et tout ça, là, autour de cette éveilleuse ? On laisse aussi la porte

avec la lumière dans le couloir.

Comme ça, je peux voir maman pendant qu 'elle dort.

Papa, lui, il dort en bas.

Sur le canapé.

Donc là, c 'est la chambre de ta maman ? Elle est juste par face de la tienne ?

Comme ça, je peux voir qu 'elle est là.

Et pourquoi elle serait pas là, ta maman ? Léo ?

T 'as peur qu 'elle s 'en aille pendant que tu dors ?

Et pourquoi t 'as peur de ça ?

Avec papa, ils se disputent souvent.

Bon.

Mais maintenant, on va voir comment on peut t 'aider à mieux dormir.

Ça va être chouette.

Entrez. Merci.

Désolé, professeur, mais il faut que je la ramène chez ses grands -parents.

On a bien travaillé, déjà.

Hein, Léo ? On va se revoir ? Vous avez un fils très courageux.

Papa, je peux aller voir Rose ?

Bah ouais. Enfin, faut demander à la professeure.

D 'accord, mais tu rentres pas dans la chambre.

Je sais, je reste devant la porte et je rentre pas.

Ouais, je te fais confiance.

Hélène, vous pouvez l 'accompagner ? Bien sûr.

Pas très longtemps, mais je viens te chercher.

Merci, Hélène.

Merci. Oh non, je vous ai déjà dit de pas me remercier.

Et puis, faut pas vous inquiéter.

Je lui ai donné deux, trois astuces pour arriver à trouver le sommet.

Non mais c 'est un chouette garçon.

Il est très attachant.

Oui.

Puis il vous aime bien, je crois.

Je suis désolé, Martin. Ah ben, c 'est pas de votre faute, hein ? La prochaine

fois que tu fais une sortie à Provisy, tu me préviens, mon chéri.

Hein ? Bon, t 'inquiète pas.

On va prendre soin de lui, on va le surveiller de près. J 'aimerais le

tout à l 'heure. Camille est occupée au bureau, je pense qu 'elle va finir tard.

Il devrait être reposé, Martin.

Ah, je sais.

Tiens, ça t 'embête si je viens le chercher que demain matin ? Non.

C 'est sage ? Oui.

Promis ? Oui.

Ok, merci, mon chéri.

Colonel, je suis comme vous, je manque de renforts, mais j 'ai pris les

Le patron du bistrot a entendu des chasseurs au comptoir ce matin qui

racontaient avoir vu Lucas Proulx près de Villemot, dans une ancienne

cimenterie. Et là, j 'y suis, je viens d 'arriver.

Tire dessus ! Non, non, ça tire un peu plus loin, je suis pas trop... Ne bougez

pas, Martin, vous m 'entendez ?

On a trouvé des douilles de l 'arme que Lucas Faux a volé dans le fourgon.

Et des traces de sang aussi.

Dans lequel ? De la cimenterie.

Le sien ? Probablement, oui.

Donc il est resté dans le coin.

Je pense que c 'était sa planque et qu 'il est blessé.

On a trouvé d 'autres douilles aussi, mais qui appartiennent pas des fusils de

chasse.

Visiblement, on n 'est pas les seuls à s 'intéresser à lui.

Pourquoi il y reste si on cherche à l 'éliminer ? Il prend un risque énorme.

Il y a un flic à chaque coin de rue.

Oui, mais si le mec que Lucas Faux a tué dans le fourgon, Charlie, là, avait été

chargé de l 'éliminer, peut -être que Lucas a juste retourné le couteau contre

lui pour se défendre.

Je vais demander la saisie des vidéosurveillances des routes et des

service alentours.

Je vais voir si je peux réussir à identifier la voiture que j 'ai entendu

démarrer. Très bien.

Je vous laisse, colonel, à demain.

À demain.

Oui, lieutenant.

Où est ma femme ? Où est ma femme ? Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Laissez -moi

passer !

Capitaine, c 'est bon, c 'est bon.

Allez, il ne faut pas rester là.

Allez, Capitaine.

Au revoir.

Je vais vous nettoyer la plaie.

Je me suis brossé les dents.

C 'est bien mon fils.

T 'es un enfant parfait.

T 'as faim ? C 'est que je te prépare un truc.

Je peux te commander quelque chose, tiens.

J 'ai un geste de me brosser les dents.

Ah, c 'est vrai.

Tu veux que je dorme avec toi ?

Alors ça va, je suis là, on a tous le choix.

Vous vous êtes déjà laissé sortir ? Ouais, je tenais plus en place.

Puis j 'ai pensé que vous auriez peut -être besoin d 'un peu de compagnie.

J 'ai apporté des pains au chocolat pour votre fils.

J 'espère qu 'il aime ça.

Il adore ça, c 'est gentil.

Mais là, il dort.

Mais entrez, pardon, excusez -moi, allez -y.

Vous savez, dans certaines cultures...

Pendant un deuil, les visites s 'enchaînent sans discontinuer pendant

jours. Ça occupe la famille du défunt.

Ça aide à ne pas trop penser.

Je connais la douleur de perdre quelqu 'un.

Oui, je veux bien un café.

Merci. Pardon.

Elle fugitif ?

On a un témoin.

Un jogger qui a entendu des coups de feu à la cimenterie.

Il a vu une Dacia bleue sortir d 'un chemin forestier.

Peut -être la voiture que vous avez entendu démarrer, non ? Il a remarqué

feu arrière était pété. Alors on a de la chance.

Regardez, ça a arrêté pour faire de l 'essence.

Et la plaque ? Un véhicule volé.

Ça va être difficile de retrouver sa trace, d 'autant plus que le préfet

continue à réquisitionner mes hommes.

Enfin, bref.

J 'ai quand même réussi à obtenir un drone vidéo avec son pilote.

J 'aimerais bien comprendre pourquoi Lucas Faure reste ici.

Capitaine ? Je comprends pas.

C 'est pas normal qu 'elle soit plus là.

On devait te parler.

Et on n 'a pas pu.

J 'ai un sentiment étrange.

Ça me paraît impossible.

Elle avait pas d 'ennemi.

Personne.

Voilà, il faudrait que tout soit lié.

Le cafot au chariot de qui ? De Camille.

Le bureau de votre femme a été retourné dans tous les sens.

Comme si quelqu 'un cherchait quelque chose de précis.

Vous avez une idée de ce que ça pourrait être ? Non, mais Camille était le

maniaque du rangement. Elle archivait tout.

Ses communications, ses dossiers, elle faisait les doubles de tout.

Donc s 'il y a une histoire comme ça, il y a forcément un double ici, dans son

bureau.

Vous avez un endroit où je pourrais me brancher ? Je voudrais me connecter sur

les images du drone. Là, juste en dessous.

Oui, Martin, c 'est moi.

Je voulais savoir si ça allait. Enfin, je sais que ça va pas, mais... Enfin, si

t 'as besoin de quoi que ce soit, hésite pas.

Professeur ? Oui ? On a quatre nouveaux cas qui viennent d 'arriver.

Ça va, mon chéri ? T 'es réveillé, toi ? C 'est qui, dans la cuisine ? C 'est

Cyril, c 'est un collègue gendarme.

Avec lui, tu vas retrouver qui as tué maman ? On était... Tu

crois que là où elle

est, maman, elle peut parler à Rose ? Non.

S 'il existe un endroit, quelque part, où les meilleurs... Les personnes de la

Terre peuvent se rencontrer et se parler, alors oui.

C 'est -à -dire que Rose aussi, elle veut mourir ? Ah non, non.

Rose, elle va se réveiller.

Faut faire confiance à la professeure.

Ça t 'embête de rester avec Cyril pas longtemps ? C 'est un colonel, hein ? T

'as un truc à faire quand même dans pas longtemps.

Allez, va t 'arrêter.

Ça va pas trop se partir de votre bureau ? Entre l 'hôpital et la caserne, j 'ai

l 'habitude.

Ça risque d 'être un peu long. C 'est bon pour vous si je reste un peu ? Vous

pouvez rester autant de temps que vous voulez.

En revanche, ça vous embêterait de vous occuper de Léo pendant que tu n 'es pas

là. Je n 'en ai pas pour longtemps.

Juste vérifier un truc.

Oui, je sais, je ne suis pas censé enquêter sur la mort de ma femme.

Attendez, je ne suis ni flic ni procureur.

Je traque impositif, point. Faites ce que vous voulez.

Merci.

S 'il arrive quoi que ce soit, je suis joignable.

Je vous déconseille d 'enlever cette attelle.

Isabelle. Je suis venue chercher Léo.

Je ne veux pas qu 'il reste avec vous. C 'est trop dangereux pour lui.

Quoi ? En quoi c 'est dangereux pour un enfant d 'être avec son père ? Vous

savez très bien ce que je veux dire.

Votre travail, cette ambiance glauque que vous traînez toujours avec vous.

protéger Camille.

Je ne vois pas comment vous pourriez protéger Léo.

Écoutez, Isabelle, que vous m 'en vouliez, je peux comprendre. Mais n

pas Léo contre moi.

Vous allez partir, là ? Léo est seul. Évidemment que non.

Léo n 'est pas seul.

C 'était mon fils.

Et j 'en ai la garde.

Bonjour madame, capitaine Béranger, vous êtes Valérie Pénissier ? Non, je suis

sa mère.

Je peux vous poser des questions ? Oui, bien sûr.

L 'ex -mami de ma fille, il a jamais pris ses problèmes de santé au sérieux.

S 'il avait fait un petit peu plus attention à elle, on n 'en serait pas là

aujourd 'hui.

Qu 'est -ce qui lui est arrivé au juste ?

Ma Valérie, elle s 'est effondrée dans le jardin hier.

Maintenant, elle est à l 'hôpital avec tous les autres.

De toute façon, moi, je me fais pas beaucoup d 'illusions.

On va tous tomber, les uns après les autres.

Parce qu 'on nous cache des choses.

Je suis désolé, j 'étais pas au courant pour votre fille.

J 'essaie juste de trouver une explication à ce qui se passe en soi.

Cette femme,

Elle a déjà pris contact avec vous, avec votre fille ? Ben oui, c 'est l

'avocate.

Elle est venue plusieurs fois ici.

Et elle a fait faire des analyses.

Et puis elle a découvert qu 'il y avait du poison dans la maison. Du radon.

Cette analyse -là ? Voilà.

C 'est ça qu 'elle disait.

Qu 'est -ce qu 'elle a dit d 'autre ? Eh ben, elle est revenue avant -hier.

Et là, elle était remontée.

Elle a dit qu 'elle n 'allait pas rester là.

Que ça, c 'était un vrai scandale d 'État.

Voilà ce qu 'elle a dit.

Tu peux me dire quoi sur le dossier pénitentiaire ? Le divorce.

Je sais pas, elle m 'en avait à peine parlé.

Elle m 'a dit que Valérie Pellissier souffrait de douleurs chroniques type

céphalée, nausée.

Et que son mari essayait de faire passer ça pour des douleurs psychosomatiques

pour éviter de lui payer la pension.

C 'est tout ce qu 'elle t 'a dit ? Ouais, c 'est tout.

Camille avait commandé une étude sur la qualité de l 'air et du sol de là où

vivent les Pellissiers depuis des années.

Il y avait du radon dans l 'air.

Du radon ?

Du gaz issu de la désintégration de l 'uranium.

Ils avaient construit leur maison sur un terrain pollué par des déchets

radioactifs.

D 'où les symptômes de Madame Pellissier.

Et c 'est pour ça qu 'elle aurait été tuée ? Je pense bien, ouais.

Et je crois que c 'est cette étude que son meurtrier cherchait et qui voulait

faire disparaître de son bureau.

C 'était au courant de rien.

T 'as rien vu sur les factures ? Rien du tout ? Enfin, Martin, je vérifie pas

les frais de mes collaborateurs.

Je contrôle même pas l 'avancée de leurs dossiers. Non, mais elle allait en

parler aux médias et elle t 'a rien dit.

Tu sais très bien qu 'elle avait pas besoin de mon autorisation pour le

Et vos bureaux qui sont collés, là, t 'as jamais rien entendu.

Mais non, mais rien.

Mais qu 'est -ce que t 'insinues à la fin, là ? Ah, donc tu sais rien de rien.

Ah, mais c 'est un interrogatoire, c 'est ça ? C 'est ça ?

Excuse

-moi, je sais pas ce que je dis. Je vais un peu trop loin.

Martin, je... Je peux pas imaginer ce que tu ressens.

Mais Camille, c 'était mon ami.

C 'était un modèle pour moi.

Je veux pas que tu doutes de ça.

Son rythme cardiaque n 'arrête pas de monter. Elle a du mal à respirer.

On augmente l 'oxygène.

On fait un scanner pour rechercher une embolie, préparer les anticoagulants.

Allez, chérie, on est plus.

On se calme, voilà.

Voilà, on redescend.

C 'est bien, voilà.

Tu sais que je rencontre ton copain ? Ton copain Léo.

Oui,

je vous ai entendu parler de ses lotissements.

Il date des années 80.

Dans les années 50 -60, certains fragments de ces mines ont été déversés

des lacs.

D 'autres ont servi pour embrayer des routes, des parkings, des terrains

Mais bon, à l 'époque, on disait que c 'était pas dangereux, que c 'était très

peu radioactif. Tant qu 'il y avait l 'argent à se faire.

Heureusement, aujourd 'hui, les normes sont plus sévères.

Toutes les mines ont été fermées, sécurisées.

T 'as rendu passée entre les mailles du filet.

Comme le terrain, Madame Pellissier.

Oui ?

Et les autres patients ?

Non, non, non, on ne communique rien. On n 'a pas assez d 'infos pour l

'instant.

On va faire paniquer tout le monde sinon.

Ouais, c 'est ça.

C 'est le directeur de

l 'hôpital.

La petite Rose a fait une embolie cérébrale.

Ouais, mais t 'inquiète pas, ça va.

Elle est hors de danger, ils l 'ont stabilisée.

Tu me parlais du mari de Mme Pellissier tout à l 'heure.

Tu penses que c 'est lui qui a tué Camille ? Je l 'ai appelé, il vit dans

autre région depuis des mois.

Lucas, pareil, il vit comme un fauve au milieu de la forêt.

Il aurait laissé des traces.

Non, je crois que si Camille a découvert un scandale, il y a plein de gens qui

devraient être concernés.

Et pour ça, j 'ai besoin de savoir qui a donné le permis de construire pour la

villa à l 'époque.

Oui, c 'est évidemment pas moi qui ai donné.

Mon agrément en construction sur les stériles, je n 'étais pas maire.

Mais je vais m 'enseigner.

Merci.

Camille n 'aurait jamais partagé ses découvertes avec vous.

Vous n 'êtes pas que le maire de la ville, vous êtes son père aussi.

Tu le sais, Camille avait le sens du secret.

Y compris avec moi.

Tu as peut -être eu peur que le scandale vous éclabousse.

J 'aurais géré.

pour trouver qui l 'a tué, Martin.

Ma fille est morte.

C 'était ma fille unique.

Alors que c 'est une histoire de radon et de stérile à quelque chose à voir

sa mort, je ferai tout pour l 'élucider.

Madame Pellissier a bien des traces de radon dans le sang.

C 'est un gaz qui peut provoquer des cancers du poumon, des leucémies, mais

des endormissements a priori.

En tout cas, merci, ça pourra peut -être nous aider.

On va pas pouvoir se revoir.

C 'est trop compliqué.

Bien sûr.

Mais je... Je vais terminer mon travail ici et puis je repartirai.

T 'entendras pas parler de moi.

Je crois que c 'est mieux comme ça.

Oui, colonel. Le pilote du drone a repéré la Dacia bleue.

Elle est suivie par un autre véhicule. Un SUV.

Mettez -moi en relation avec le pilote.

Bougez pas.

Je vais essayer de vous faire envoyer des hommes. Ça sert à rien de rameuter

toutes les troupes. Je connais tous les chemins de la zone par cœur. Mettez -moi

en relation avec le pilote.

C 'est le dameur, capitaine.

Je me rapproche du SUV bleu.

Ouais, vas -y.

Mais pas trop près, le bruit du drone pourrait les alerter. Ok, je reste à

distance. Je suis plus très loin.

Batterie à 30%.

Le SUV bleu s 'arrête dans un champ à proximité d 'un véhicule noir.

Un deuxième homme l 'attend.

Il porte un shuriken.

Il déverse le contenu sur le SUV bleu.

Ça crabe.

Il remonte dans le véhicule noir.

Il est à 15%. Je vais devoir lâcher le capitaine.

Je récupère le drone. Ok, je prends le relais.

Je sais bien ce qu 'on avait dit ce soir.

Mais qu 'est -ce qui se passe en ce moment, c 'est qu 'on réplique partout.

Ah ok, d 'accord.

Ah non, non, non, non, moi je veux pas prendre la responsabilité.

Bien sûr que je suis prêt.

Ok, ok, ok, ok.

Ok, ça marche, ok.

Les gars, on y va là, on court.

Allez, on bâche, on ferme. Allez, on bâche, on bâche.

Hé, tu continues, hein.

Mur dessous tellement effondré.

Il y a un amas de déchets à terre près de l 'entrée.

Je vais essayer de voir ce que c 'est.

Il faudra faire des analyses, mais à première vue, on est sur une toxicité

élevée.

Où est Léo ? Tout va bien, vous inquiétez pas.

Il est dans sa chambre, il se repose. Tenez.

Les médecins m 'ont dit que j 'avais pas eu le temps d 'être intoxiqué. Prenez

ça.

C 'est pour le mal de tête et j 'ai besoin que vous ayez les idées claires.

Vous savez ce qu 'ils déversaient dans leur truc, là ? Des déchets industriels.

Ça pue la magouille à plein nez.

Des entreprises qui veulent couper au taxe et qui balancent ça dans cette

ancienne mine d 'uranium.

Quoi ? Vous aviez raison.

Tout est peut -être lié.

Les déchets, votre femme, Lucas Faux.

Mais qu 'est -ce que Lucas Faux vient faire là -dedans ? C 'est un sujet un

délicat à aborder.

J 'aurais préféré ne pas avoir à vous le dire moi -même, mais vous le saurez de

toute façon, alors... Votre femme, son téléphone a été analysé par l 'équipe

technique.

Elle avait une liaison.

Camille ? Non.

Et depuis quand ? Plusieurs mois.

Avec qui ? Frénal.

Frénal ? Camille et Frénal ? Non, non, non.

Non, c 'est impossible.

Ils ont trouvé des images.

Montrez -les -moi. Ça me semble pas une bonne idée. Je veux les voir.

Je veux voir tes images.

Tout porte à croire que Fresnal est à la tête d 'un trafic de déchets toxiques

dans cette mine, d 'où sont aussi extraits les stériles sur lesquels

votre femme.

Et voilà le lien.

Votre femme, Fresnal, Lucas Faux. Donc ça veut dire que ce trafic existait déjà

quand Charlie Dequitte et Lucas Faux travaillaient pour Fresnal.

Il a sans doute voulu éliminer les témoins gênants, dont votre femme.

Elle va sûrement parler de ses recherches autour de l 'uranium et Lucas

Fresnal demande à son chauffeur de le tuer, tout en lui faisant croire qu 'il

aide à s 'enfuir.

Faux veut se venger.

C 'est pour ça qu 'il reste ici.

Je vais le tuer.

Pardon ? Frenal.

Je vais le tuer. Ah ouais ? Et vous allez abandonner votre fils ?

Il y avait du radon dans l 'air. Du radon ? Ils avaient construit leur

sur un terrain pollué par des déchets radioactifs.

Donc t 'es au courant de rien de rien.

Mais non, mais rien ! Camille, c 'était mon amie.

T 'as rien vu sur les factures ? Rien du tout. Martin, je vérifie pas les frais

de mes collaborateurs.

Tout à l 'heure.

Allez.

Désolé de débarquer comme ça à l 'improviste.

Vous pouvez me le garder aujourd 'hui ? Évidemment.

Rentre, je t 'arrive.

Mon fils a besoin de voir ses grands -parents.

Martin.

Vous pouvez compter sur moi.

Pour Léo.

Merci.

Allô ?

Elle savait pour le dossier de Camille sur les stériles.

Je vais commander l 'enquête de voisinage et la perquisition de son

Vous surveillez toujours Fresnel ? Non.

C 'est la garde à été de vie.

Moi non plus, j 'ai pas assez d 'hommes.

La plupart ont été réquisitionnés pour empêcher les gens de sortir de la ville.

C 'est pas vrai.

Faudra combien d 'accidents ou de morts avant qu 'on ait les moyens d 'enquêter

correctement ? Faut pas lâcher Fresnel, Martin.

La mine refermée mettra un terme à cette pollution de l 'air.

C 'était la cause de toute cette épidémie, comme va nous l 'expliquer la

professeure Élise Berthelot.

Professeure Berthelot, je vous en prie.

Je vous remercie, monsieur le préfet.

Quand la mine a fermé il y a 50 ans, une poche de gaz riche en monoxyde de

carbone s 'est développée par la combinaison du ruissellement de l 'eau

structures en bois, par la présence d 'hydrocarbures, de résidus radioactifs

de déchets industriels.

L 'éboulement du mur de la mine...

a libéré ce gaz sous forme de nuages invisibles.

Ces nuages se sont ensuite déplacés avec le vent qui a envahi la région ces

derniers jours.

Les personnes les plus exposées ont soudainement perdu connaissance.

À la lumière de cette découverte, mon équipe a déjà commencé à travailler sur

'adaptation d 'un protocole de soins qui pourra permettre aux victimes d 'être

rapidement hors de danger. Et nous l 'espérons de se réveiller sans

Des questions ? Oui, est -ce que la population peut craindre d 'autres faits

a quelqu 'un ?

Oh !

Y a quelqu 'un ?

Lucas ?

C 'est toi ?

Lucas ?

Oh !

Sors de là, je vais tout t 'expliquer, ok ? Mec, vas -y,

à quoi tu joues, là ? Lucas, tu fais flipper, là !

C 'est pas moi qui ai demandé à Charlie de te buter, ok ? Je te jure, c 'est pas

moi ! C 'est le maire, c 'est Daniel, putain ! C 'est lui qui dirige tout !

La mine, les déchets, tout ça, c 'est lui ! C 'est lui qui nous a tous foutus

dans la merde !

Tu l 'as tué, hein ? Tu l 'as tué, tu l 'as metté le nez dans ta petite commune

de merde ! Toi, j 'ai mis tes mains dedans ! Arrête ! Je te jure, j 'aurais

jamais fait ça ! Ah ouais ? C 'est pas toi que tu l 'as tué, peut -être ? Non,

ni Camille, ni l 'autre. Alors qui ? Qui l 'a tué ? C 'est pas moi qui l 'ai

tué, excuse -moi !

On sait que tu ne voulais pas tuer Charlie. C 'est un cas de légitime

Lucas, c 'est terminé. Tors maintenant.

On va soigner tes blessures.

Lucas ! C 'est bon, je m 'en rends ! Pousse -toi !

Lâche ton arme ! C 'est bon, je m 'en rends ! C 'est bon, je m 'en rends ! C

'est bon, je m 'en rends !

Mais c 'est bon putain !

Je

suis désolé de vous avoir tiré dessus.

Qu 'est -ce qui s 'est passé avec Charlie Doquitte ? C 'était votre ami.

Il vous a fait croire qu 'il allait vous aider, c 'est ça ? Non.

C 'est Fresnal.

Après mon évasion, je suis allé le voir et il a promis qu 'il allait m 'aider.

Charlie devait m 'emmener avec un utilitaire jusqu 'à un port pour que je

la France par la mer.

Il s 'est arrêté sur une aire de repos sans raison.

J 'ai compris que ça puait.

Il a fait l 'erreur d 'hésiter.

Et c 'est là que vous avez retourné le couteau contre lui ? Sauf que Charlie,

avant de mourir, il vous a dit que c 'était Frénal qui l 'avait envoyé.

Comme brosé.

C 'est pour ça que je suis revenu.

Pour prendre Jézoué.

Et j 'ai pas pu atteindre Frénal. Ses maisons étaient gardées.

Vous avez reconnu l 'effet au procès ? Qu 'est -ce qui s 'est vraiment passé

avec Jézoué ? J 'étais con.

Je reste à en venir ce soir ? Non, pas cette fois. Faut que j 'y aille.

Où ça ?

C 'est en pleine nuit que tu veux absolument garder ce secret.

Zoe, on ne va pas encore avoir cette discussion.

Mais si, parlons -en une bonne fois pour toutes.

Qu 'est -ce que tu me caches ? Ou qui tu me caches ? Il n 'y a personne.

Pour la millième fois, il n 'y a personne.

Tu fais chier, Lucas. En qui tu me caches, putain ?

Maintenant que t 'arrives, toi, t 'as vu l 'heure qu 'il est ? Tu foutais quoi,

putain ? Désolé.

Désolé ? Ça va, je suis là, là.

Vas -y, prends une trace, ça va te détendre.

Tiens.

Bon allez, les gars, on met les masques et on y retourne.

Allez, go !

T 'es qui toi ? Lucas ! Ça te va ça ? Il se passe quoi là ?

Qu 'est -ce que tu fous là putain ? C 'est ça ton grand secret ? Ta petite

magouille de merde avec ta bombe de toka ? Arrêtez -toi je te dis tu rentres

maintenant ! J 'aurais préféré que tu te sois avec une autre sérieuse, je t

'aurais trouvé moins pathétique ! Fais gaffe à te coller une droite la petite

pute là ! Mais toi ton cul t 'as rien à foutre, tu te barres maintenant ! Mais

eux ils me font mieux que ça eux ! Je t 'aime !

Il est dur devant tes potes, c 'est ça, mais il grandit. Tu fermes ta gueule

maintenant, tu te prends pour qui à me parler comme ça ? Dégage ! Et t 'es

défoncé en plus, mais tu sais quoi ? Je t 'emmerde, connard ! Oh !

Il l 'a tué, ce con.

Oh ! Qu 'est -ce qu 'il se passe ? C 'est qui ? C 'est la pute de Lucas.

Il s 'est passé quoi ? Je sais pas, il a pété un câble, ce con.

Vas -y, tu prends, tu le dégages.

Vas -y, casse -toi ! Casse -toi ! Montre ! Montre ! Vous deux, vous prenez le

cametard et barrez -vous.

Allez !

C

'est Damien Texier qui dirigeait tout ce business.

C 'est lui qui m 'a donné accès à la mine et qui a fait rentrer Virginie pour

coordonner les fonds.

Comment t 'as pu continuer à faire du business avec son père ? Tu savais qu

venait enquêter sur Romagouille ? Il venait de la protéger.

Ah, c 'était par amour.

Tu veux savoir ? Elle devait te quitter.

Elle a pas eu le temps de t 'en parler.

Alors ouais.

Ouais, t 'as raison, c 'était par amour. On s 'aimait tous les deux. T 'es un

vrai sentimental, toi.

Ça a dû être dur d 'être anglaise au Erivas.

J 'ai tué personne.

Ça va falloir nous aider à le prouver.

Ce matin -là, on a appelé Damien.

Elle n 'est pas morte.

Elle est dans le coffre.

Faut qu 'on l 'emmène à l 'hôpital.

Elle va tout raconter.

Tu vas faire quoi ? On a le choix.

Tu peux faire quoi, putain ?

Hé ! J 'ai pas signé pour acheter une femme, moi ! Charlie, tu

fais quoi ? Putain, Charlie, fais pas ça.

Fais pas ça, putain.

Non !

Vous voulez que je vous accompagne pour arrêter d 'écrire ? Je pourrais

comprendre que vous ne le sentez pas. Non, je préfère y aller, être seul.

Capitaine, on a récupéré les affaires de Maître Virginie Durieux.

Je pense que ça peut vous intéresser.

Merci.

Je me suis disputée avec Camille.

Je lui ai dit qu 'elle abandonne cette enquête sur les terrils.

Ça risquait de remonter jusqu 'à la mine, jusqu 'à moi, jusqu 'à nous tous.

J 'étais obligée.

Mon ami d 'enfant, je ne comprends pas comment j 'ai pu faire ça.

Je ne mérite pas de vivre.

Je veux que ça s 'arrête.

Pourquoi vous avez fait tant ? Comment vous avez pu, Bernard ?

Je vous ai confiance, moi.

Parfois, je vous parlais comme à mon propre père.

Camille est morte ! Pour de l 'argent ! Pour des magouilles de merde !

Vous avez pour une ouïe ! Celle de Camille.

La mienne.

Et celle de Léo ! Parce que Léo, il va falloir l 'expliquer maintenant que sa

mère, elle est morte à cause de son grand -père.

Ça, en plus, vous n 'avez rien à foutre.

Bien.

Je vais y aller.

Vous allez enfin pouvoir rentrer chez vous, vous reposer un peu.

Chez moi, c 'est une notion un peu vague pour moi.

Vous êtes un peu comme les fugitifs que vous traquez, en fin de compte.

Toujours sur les routes.

Prenez soin de votre fils.

Capitaine.

Le maire.

Merci.

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne -nous aujourd 'hui notre pain de ce jour.

Amen.

Il va faire plaisir à lui aussi.

Je ne connais rien qui va être content.

Léo ! Léo ! Vous vous êtes réveillés ?

Eh oui.

Elle voulait te l 'annoncer en personne.

On peut aller jouer ? Bien sûr.

Oui.

Ses parents viendront la chercher plus tard.

D 'accord.

Je croyais que t 'étais déjà partie.

Je dois être à Paris ce soir.

Mais je voulais pas partir faire des renvois.

Tu veux rentrer un peu ?

J 'ai mon train dans une heure.

Je voudrais pas le rater.

C 'est ça.

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