All language subtitles for Law & Order S06E05 Hot Pursuit 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

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Original subtitles

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Ils sont partis par là. Un garçon et une fille.

Selon différentes sources, le type fait 1,75 m, 1,55 m ou 1,88 m.

- Attendez. - J'arrive ! Laissez-nous passer.

Par là.

Excusez-moi ! Il y a des traces de pas, ici.

Prenez-les

avant qu'un brancard roule dessus.

Tony, appelle l'équipe tactique.

Dites-leur qu'on a besoin de projecteurs.

Oui.

C'est une zone de guerre.

Tu mets ta cravate à 3 h du matin ou tu dors avec ?

- Le barman. Quatre balles dans le corps. - Combien dans le bourbon ?

S'il vous plaît.

Si n'avez rien à faire ici, dégagez.

Morte. Une balle dans la tête. Peut-être une balle perdue.

Le reste, par ricochet ou éclats de verre.

Ça fait deux.

Le type et la fille cagoulés sont arrivés cinq minutes avant la fermeture

pour piquer la caisse. C'est lui qui a tiré.

Solomon, fais des images des balles.

N'attends pas la balistique.

Lennie, Rey, voici M. Barnes.

- C'est à eux que je parle ? - Oui.

Helen Shane était la responsable de nuit.

Elle allait aux toilettes et allait rentrer

- juste avant qu'ils soient arrivés. - Et alors ?

C'est son sac. Je l'ai trouvé près de la porte,

- la lanière déchirée. Elle n'est pas là. - Elle est comment ?

- Brune, la trentaine. - Merci. Tony !

- Vous venez ? - Ajoute ça à l'alerte.

Otage possible. Réveillez quelqu'un au SCIJ.

Je veux la liste des duos homme-femme

- habitués de la gâchette. - Et ensuite ?

Ensuite, on demande aux témoins

combien de couleurs avaient leurs cagoules.

C'est Curtis. Quand ? Donne-moi l'adresse. Merci.

Le Coréen, à 12 blocs d'ici,

un homme et une femme cagoulés viennent de tuer le proprio.

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

ÉPICERIE NAM SAM LUNDI 11 SEPTEMBRE, 3H01

J'ai plongé au sol. La formation de base revient très vite.

- Ils n'étaient que deux ? - Un grand et une maigre.

Elle s'est arrêtée à la porte et m'a dit de ne pas bouger.

- Des Blancs. - Une autre femme avec eux ?

Dans la voiture, peut-être, la fille regardait par là.

- Quel genre de voiture ? - Grise.

Vieille ? Neuve ? Plaques du coin ?

Pas neuve. Une américaine, peut-être Chrysler.

Le type a été touché à la poitrine et à la tête.

Qu'avez-vous vu ?

Il a pris des bières et s'est dirigé vers le comptoir.

D'accord. Merci.

Il a pas eu le temps de boire un verre au club.

- Je vais ajouter la voiture à l'alerte. - Et autre chose, peut-être.

Trois corps en 30 minutes.

Il nous faut une piste avant qu'ils aient encore soif.

Le labo fait les analyses sanguines pour le club,

le Vivant, et ils cherchent des empreintes à l'épicerie.

Horowitz a appelé de chez Helen Shane.

Personne. Il attend devant.

Rien trouvé dans le sac.

- Ils pourraient la raccompagner. - Dites-le au commissariat central.

Le SCIJ a un couple blanc dans le New Jersey qui purge sa peine.

Un autre à Brooklyn, mais noir.

Regardez comment elle tient son arme.

Avec le recul, son bras cognerait sa figure.

C'est un pro, mais pas elle ?

Des cambrioleurs grands et armés,

j'en ai une liste aussi épaisse que ça.

Excusez-moi.

- Inspecteur Curtis ? - Oui.

Je suis Sal Franks, propriétaire du Vivant.

Vous avez trouvé Helen ?

Personne ne l'a vue. Vous avez une photo ?

Voici l'équipe de softball du club. Helen est en haut.

Agrandissez ça. Diffusez l'info.

Sal, pourquoi s'en prendraient-ils à Helen ?

Elle avait de l'argent ?

Helen fait la caisse du restaurant et donne l'argent à Willy.

Le barman.

Les voleurs sont venus pile au bon endroit,

au bon moment.

Et la femme qui gère l'argent disparaît ?

Ne pensez pas qu'Helen était impliquée.

J'ai aucun doute.

Tout mon personnel sait gérer la caisse.

Un de vos employés pourrait vous en vouloir ?

Et faire ça ?

Attendez.

Il y a un videur, Bryce Roytan. Il en pinçait pour Helen.

- C'était à sens unique ? - Vraiment.

Ça devenait gênant, alors je l'ai viré.

Il m'a réclamé des indemnités.

J'ai refusé.

C'est vraiment n'importe quoi.

- Que cherchez-vous ? - Non.

- Y'a personne. - Qui ?

- Ce type l'a bien cherché. - Quel type, Bryce ?

Je ne connais pas son nom. Ce gros porc.

Vous ignorez le nom de votre ex-employeur ?

Quel employeur ? Le type du Sunspot. Vous n'êtes pas là pour ça ?

Racontez.

Je suis videur au Sunspot sur West 13th Street.

J'ai viré un mec bourré, hier. Il a menacé d'appeler les flics.

Et Helen Shane ?

- Helen ? Quoi ? - La dernière fois que tu l'as vue ?

Le mois dernier.

Je suis allé à la fermeture du Vivant

pour me faire payer.

J'ai voulu parler à Helen, mais elle a failli m'écraser.

- Elle va au travail en voiture ? - Parfois.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Quelle voiture ?

Je ne sais pas. Dodge.

- Grise ? - Oui.

- Il se passe quoi ? - Merci.

Il se passe quoi ? Helen va bien ? Il se passe quoi ?

LE VIVANT 6H11

- Pas de Dodge grise dans le coin. - Confirmation du responsable de jour.

Helen Shane est venue en voiture hier après-midi.

Elle allait partir quand les tireurs sont entrés.

- Elle avait ses clés de voiture. - Et ils l'ont emmenée.

Description et immatriculation.

- Ils sont venus comment ? En métro ? - Ou alors ils ont changé de voiture.

Je veux les noms et adresses des proprios de toutes les voitures sur quatre blocs.

- D'accord. - Passe-moi les immatriculations.

L'heure qui suit le lever du soleil. Les flics et les coqs.

Et les parents de jeunes enfants.

Helen Shane doit faire la grasse matinée d'habitude.

Lennie !

Oui.

Au coin de la rue, une Pontiac 89.

Enregistrée au nom de Steven Parzen.

Et ?

Elle a été volée hier à 14 h au coin de Broadway et de la 96e.

Le gentil couple a crevé et a eu besoin d'une nouvelle voiture.

La dépanneuse l'emmène au labo.

On n'a pas le temps.

- Des mégots. - C'est bon pour l'ADN.

Une chaussure de femme. Des papiers de bonbons. Des bouteilles de bière.

C'est le reçu d'un magasin discount. Daté d'hier à 13h30.

"Biscuits, soda, bière, chips, bonbons, tampons, brownie, 9,95 dollars."

Gros, le brownie.

Ou un sac entier. Ils sont pas branchés diététique.

L'employé pourrait nous les décrire.

Magasin numéro 47.

Ça doit être à côté de la 96e et de Broadway.

De 13 à 14 h, je fais une sieste dans l'arrière-boutique.

Si je garde pas les yeux ouverts,

ils embarquent tout le magasin sous leur manteau.

Vous savez qui a fait cette vente ?

"Bonbon." C'est un achat impulsif. Présentoir de la caisse numéro un.

Et derrière la caisse ?

Angela ! Elle travaille à temps partiel. Elle est étudiante.

Écoutez, si je rate mes exams, je suis foutue.

C'est très important, Angela. Regardez.

Ça pourrait être eux. La fille était très mince.

Et accro au sucre. On dirait une toxico.

Non, enfin, je ne sais pas si elle se drogue,

- mais les saletés, c'était pour lui. - Vous leur avez parlé ?

Elle a demandé si les pommes étaient sans pesticides.

J'en sais rien.

Le type a dit : "Achète ces pommes."

Elle a dit qu'elle en prendrait au magasin bio près de la place.

Washington Square ?

- Union Square ? - Je ne sais pas.

Angela, on peut vous emmener

voir un dessinateur ? Ça nous aiderait beaucoup.

- Les partiels commencent maintenant. - On vous fera un mot.

MARCHÉ UNION SQUARE 10H40

Je vois des centaines de gens par jour.

Surtout des femmes.

Les mangeurs de pommes bio sont minces. Vous savez, c'est naturel...

Sucre naturel et plein de fibres.

Écoutez, si vous les voyez, appelez ce numéro.

D'accord.

- Du nouveau ? - Oui.

J'ai appris ce qu'est une trévise.

Profaci s'occupe de Washington Square.

Pas d'épicerie bio près de Herald Square.

C'est le gros marché bio de la ville.

On peut se garer là et attendre qu'elle ait faim.

Pourquoi pas ?

J'ai eu Van Buren.

Ils ont trouvé des empreintes sur la Pontiac.

- Mais on les a pas dans nos fichiers. - Et le levier de vitesse ?

Une magnifique empreinte partielle.

Rien à en tirer.

Oui.

On arrive. La Dodge d'Helen Shane. Une patrouille l'a trouvée.

Elle est à deux rues d'ici.

Personne dedans. On a des voitures aux huit intersections voisines.

Mais personne à proximité, hein ?

Allons voir ce qu'il y a dedans.

On a un avantage. Ils ignorent qu'on l'a trouvée.

Et ? L'autre voiture nous a donné une description physique

et un lieu qu'ils fréquentent.

Ils sont peut-être en train de boire un café,

ils pourraient revenir et nous tomber dans les bras.

Ou être dans une autre caisse

à 80 bornes d'ici.

On a un otage avec deux tueurs défoncés.

On attend 20 minutes. Et on envoie une équipe.

C'est parti.

Une fois, je suis restée assise comme ça pendant 79 heures

avec un inspecteur, Jorgenson, qui avait une théorie très élaborée

sur la façon dont les Norvégiens ont découvert l'Amérique.

Dix-neuf minutes.

Si un jour tu te fais virer,

tu pourrais te reconvertir en sablier.

Je ne les vois pas. Vous les voyez ? Allons-y.

D'accord. Maintenant.

La même marque de bière qu'à l'épicerie et encore des bonbons.

- On va relever les empreintes. - Lieutenant !

Helen Shane !

Pas de vol signalé là où on a trouvé la Dodge.

Ou le propriétaire ne l'a pas encore remarqué.

Ça pourrait être lui.

Steven Balmayo, B-A-L-M.

A-Y-O ?

- En prison dans le Michigan. - Je dois en regarder combien encore ?

Angela, on arrête dès que possible.

La police scientifique a appelé. Ils ont trouvé une empreinte partielle

qui correspond au bout de pouce de la Pontiac.

Avec les deux, ils ont une empreinte exploitable.

L'ordinateur a sorti un escroc, Leon Trapp.

- Avec deux P ? - Oui.

Ils nous ont faxé une série de photos anthropométriques.

Madame McDermott, reconnaissez-vous l'un de ces hommes ?

C'est lui.

C'est lui.

Condamné pour vol qualifié. En conditionnelle depuis un an.

Son contrôleur judiciaire ?

Leon a raté ses 14 derniers rendez-vous

et a laissé une adresse bidon. Mère morte. Adresse du père inconnue.

Comparses connus : Bobby Johnson, alias "Tête de rat", vit à Paramus.

Gerald Ritch, actuellement en résidence à Attica.

Michael Mirvis, 14e rue Ouest.

- C'est à un bloc de Union Square. - Et du marché bio.

CHEZ MICHAEL MIRVIS 13H23

Vous voyez quelqu'un, ici ?

Que penses-tu des pommes bio, Mikey ?

- Ça me fait une belle jambe. - Il leur faut pas un mandat ?

On n'a rien à cacher, Joanne. J'ai pas vu Leon depuis un an.

Il vaut mieux pour vous, Leon a quatre cadavres sur le dos.

Assez pour vous entraîner avec lui.

C'est pour le bébé.

- Qui est la copine de Leon, Mike ? - J'ai une gueule d'entremetteur ?

Vous l'avez vu avec une femme ?

Il traînait avec Sally Napoli.

- Brune ? Mince ? - Brune.

Oui, j'attends.

C'est une coïncidence ?

L'ami de Leon vit dans la rue du marché ?

- Peut-être. Peut-être pas. - Oui.

Vraiment ? D'accord. Merci. Sally Napoli est à Rikers Island.

Appelle et réserve la suite de réception.

Ils disent que je l'ai tailladé avec un couteau Bowie.

Des nouvelles de Leon Trapp ?

Pas besoin d'un couteau avec un avorton pareil.

Leon et toi avez rompu à l'amiable ?

Il a fait quoi, encore ?

Il a braqué deux magasins et tué quatre personnes.

- Il a toujours été vif. - Avec sa nouvelle copine.

Jeune, jolie, mince.

Vous croyez que je vais pleurer ?

Sally, si tu nous rencardes,

- on parlera au procureur. - Super. Voyez mon avocat.

On n'a pas le temps. La conversation est enregistrée.

Je te donne la cassette.

Sa nouvelle meuf, je la connais pas.

J'ai dit à Leon que je le tailladerais si je le voyais, il est resté à distance.

Mais après ses activités criminelles,

il aime se détendre avec un peu d'héro.

Le nom, Sally. Le dealer de Leon.

Regarde ce que j'ai trouvé dans ta poche.

J'ai rien sur moi.

Et ça, aussi. Il y a de quoi

t'envoyer à l'ombre pour dix ans minimum.

Vous me faites ça devant cinq mecs ?

Oh, ces honnêtes citoyens ?

Oui. Ils feront de bons témoins, Dennis.

Surtout que je viens de trouver ça dans leurs poches.

- Qu'est-ce que vous voulez ? - Leon Trapp.

- Sans déconner ! - Tu l'as vu dans le coin ?

Quelqu'un a vu ce type ?

Le premier qui me donne la bonne réponse est libre.

Oui, je l'ai vu.

- Il y a deux heures. - Seul ?

Oui. Seul.

N'importe quoi. Avec une fille.

Tu restes. Tu peux y aller. Et devine quoi, Dennis.

On a trouvé son matos dans ta poche.

Leon est passé, mais pas pour se shooter.

Une visite de courtoisie ?

Il cherchait Babu. Leon sait qu'il passe parfois.

- C'est tout. - Babu est dealer d'armes ?

J'ai pas pensé à prendre sa carte.

Vas-y. Dégage

- Foutez tous le camp. - Allez.

On va pas l'accuser d'usage de bicarbonate de soude.

Je connais un Babu de l'OCLCO. Il vend des armes automatiques.

- Leon reconstitue son arsenal. - Pour un autre carnage.

Ou pour nous. Trouve l'adresse de Babu.

Curtis.

Oui.

Trop tard. Pharmacie sur Amsterdam.

PHARMACIE MARVIN 15H44

Vous nous avez appelés pour eux ?

L'alerte parlait d'un duo homme-femme.

Ils avaient

six appareils jetables dans les poches.

L'alerte précisait "post-pubères".

Je vous ai appelé dès qu'il m'a appelé. Je ne les avais pas vus.

Vous les emmenez au poste ou quoi ?

Ou quoi.

- Lennie ! - Quoi ?

T'as vu ça ?

Oui, pour le bébé de la copine de Mirvis.

Il s'appelle Brownie. Tu te rappelles le reçu ? C'était 9,95 dollars.

Leon et sa copine en ont acheté un.

Et tu sais quoi ? Ils ont acheté celui-là.

- On les a pas vus. - Tu me l'as dit, oui.

Du coup, je t'arrête pour entrave à la justice.

Sauf si tu me le dis maintenant. Où sont-ils ?

- Mike... - La ferme !

Toi !

- Sortez-le d'ici. - Emmenez-moi aussi !

Attendez ! Vous savez ce qui manque ici ?

Ses fringues. Tu habites ici ?

Non, hein ? Où habites-tu ?

Hé !

- Le bloc d'à côté. - Gardez-les ici.

Éloignez-les des fenêtres et du téléphone !

- Allez ! - On se déploie.

C'est bon !

- C'est bon ! - La cuisine !

- Rien ici. - Reste à l'arrière.

- J'ai un type. - Police !

On a des cagoules. Beaucoup de munitions.

- Des braises. - L'escalier de secours !

Ils étaient en plein dîner.

- Il y en a 12 vides. - Ils n'ont plus de bière.

Ils sont peut-être dans le coin.

Que tous les agents se planquent.

Il y a une épicerie pas loin où acheter de la bière. Rey ?

On y va. Vous nous couvrez.

Lennie !

Là.

Il nous faut pas du café ?

Police ! Pas un geste.

Madame !

Il y a 50 flics dehors, Leon.

- Ne fais rien de stupide. - Laisse-la partir, Leon.

Ça va aller.

Un geste et je vous tire dans la tête.

Écoute, Leon, et si...

- Pas un geste. À terre ! - Merci !

À terre !

- Appelez mes parents. - Tu vas t'allonger ?

Ils ignorent où je suis. Appelez mes parents.

Merci, mon Dieu.

Ses parents sont là. Ils sont venus du Connecticut.

- On a une preuve de ce qu'elle raconte ? - Leslie Harlan.

Elle a été enlevée il y a six mois à New Salem.

- M. McCoy ? C'est vous le chef ? - Plus ou moins.

- On peut ramener notre fille ? - Elle vient d'être arrêtée.

Non, sauvée, et on vous remercie.

On doit comprendre ce qui s'est passé.

- Maman ! - Ma chérie.

- Ça va ? - Maman.

- Viens là. - Savez-vous ce qu'elle a traversé ?

Le lieutenant Van Buren m'en parlait.

Si vous avez des questions, appelez Gill. Au bureau du FBI de Hartford.

- Elle a été kidnappée. - Par Leon Trapp ?

Oui. Et son cousin Eddie.

On a payé une rançon. L'agent Gill vous le dira.

- Mais vous êtes restée avec Leon ? - Oui. Eddie a piqué l'argent.

Pour payer une dette de jeu.

Leon était tellement furieux qu'il l'a tué devant moi.

Puis il m'a violée. Il m'a obligée à rester avec lui.

- Il est mort ? - Oui.

- Merci, mon Dieu. Maman. - On peut la ramener à la maison ?

Pas aujourd'hui.

Elle est accusée de quatre meurtres.

Vous allez jusqu'au bout ?

Quatre personnes sont mortes. Elle était là. Elle tenait une arme.

Son enlèvement, c'est vrai ?

Leon Trapp et son cousin ont volé sa BMW

devant chez ses parents, avec elle dedans.

Ils l'ont gardée et ont ramassé l'argent.

Ses indications ont conduit la police

au corps de son cousin.

Serait-elle entrée dans des bars avec des armes et M. Trapp,

s'il ne l'avait pas kidnappée ?

C'était il y a six mois.

D'après elle, c'était son seul ravisseur.

Il doit dormir de temps en temps. Pourquoi n'est-elle pas partie ?

Son avocat vous expliquera.

Lavage de cerveau, syndrome de Stockholm. Une autre Patty Hearst.

Patty Hearst a été condamnée.

Le jury a conclu qu'elle avait été kidnappée,

mais elle a basculé.

Après avoir passé 57 jours enfermée dans un placard.

Que sait-on d'elle ? C'est peut-être une gosse de riches qui s'ennuie

et qui s'est dit que tirer sur des gens avec Leon serait marrant ?

Bonjour Claire, Jack. Dites-moi, vous avez raté le premier cours de droit ?

Qui explique la différence

entre les victimes et les criminels ?

Je ne doute pas que Mlle Harlan a été victime d'un enlèvement.

Si M. Trapp était vivant, je le poursuivrais en justice.

Comme il est mort, vous poursuivez la victime ?

Pas pour enlèvement.

Pour ce qui s'est passé dans la boîte et à l'épicerie.

Non coupable, Jack. Elle y était sous la contrainte.

C'est une défense affirmative. Il va falloir le prouver.

Pas de problème.

Si vous pouviez être humain, ça m'arrangerait.

Elle a été enlevée, enfermée, tabassée, violée.

Que voulez-vous de plus ?

Elle a trouvé le temps d'aller acheter des cadeaux pour le bébé

de ses amis avec M. Trapp.

Elle aurait pu s'enfuir.

Il m'a dit qu'il nous tuerait, mes parents et moi.

- Je l'ai cru. - Vous n'auriez pas pu téléphoner ?

Vous ne pouvez pas comprendre.

Il m'a trimbalée dans le coffre de la voiture.

Il m'a frappée. Là et là. Il m'a attachée au lit.

Vous êtes entrée dans une épicerie et une boîte de nuit avec un pistolet.

Il n'était même pas chargé. Il refusait que j'aie des balles.

Comment en être sûr, mademoiselle Harlan ?

J'étais sa prisonnière.

Jack ?

Vous mettez son état mental en jeu.

Qu'elle voie notre psychiatre.

Très bien.

DR ELIZABETH OLIVET MERCREDI 27 SEPTEMBRE

Il m'a dit que j'étais sa copine et que je devais me conduire en tant que telle.

C'était difficile ?

Non.

Facile de faire semblant d'aimer un criminel qui tire des gens au visage.

Il attendait de toi que tu l'aimes ?

Je ne sais vraiment pas.

Je devais coucher avec lui, boire avec lui, regarder Star Trek.

J'en pouvais plus.

Je rêvais qu'il me tuait

et qu'il déposait mon corps devant chez moi.

Comme ça, au moins je rentrais à la maison.

Comment était votre vie avant qu'il ne vous enlève ?

Mon "autre" vie.

Je prenais une année sabbatique.

- Que faisiez-vous ? - Je lisais.

Je sortais avec des gens.

Ma mère disait que le salaire

ne vaudrait pas l'essence que ça me coûterait.

Vous étiez d'accord avec elle ?

Ma mère a des opinions très arrêtées. C'est plus simple de s'y conformer.

- Et ton père ? - Lui ?

Il travaillait.

Golf le week-end.

L'été, ils voulaient

que j'aille à leurs soirées du country club.

Ça ne vous intéressait pas ?

J'ai pensé à parler de cet endroit à Leon.

Tous ces gens riches.

- Et lui qui braquait des magasins. - Vous lui avez dit ?

Non.

Je suis pas une criminelle.

On a son dossier scolaire.

C'était une adolescente délurée.

Mère autoritaire, père absent, beaucoup d'argent.

Tout ce qu'il faut pour être rebelle.

Elle ne s'est pas enfuie avec Leon Trapp.

Elle a été kidnappée.

Et elle a enfin eu la vie qu'elle voulait.

Elle conduisait trop vite.

Elle ne rêvait pas pour autant de braquer des épiceries.

- Elizabeth ? - Je crois que ça lui a plu.

Pendant un moment, du moins.

Mais elle croit certainement avoir été forcée de faire tout ça.

Ce n'est pas parce qu'elle y croit que ce n'est pas vrai.

Elle a commencé à se comporter comme une criminelle.

Regardons ce qui lui est arrivé.

Et ce qui est arrivé à chaque criminel. Tous pourraient dire :

"J'agresse cette dame parce que mon père m'a abandonné.

Parce que je suis dans une situation précaire."

"Parce que j'ai été kidnappée, violée et terrorisée."

- C'est différent, non ? - Vraiment ?

On envoie en prison

des criminels battus et terrorisés durant leur enfance.

- C'est une fête privée ? - Inspecteur.

On a fait des recherches sur Leon Trapp et votre rebelle,

et on a entré ses empreintes dans le fichier.

- Et ? - Il y a quatre mois,

braquage d'un magasin d'alcool à Bridgeport,

avec coups de feu, et Mlle Harlan y était.

- Et ? - D'après les témoins,

la jeune femme a tiré au-dessus de leur tête

pendant que l'autre ramassait leurs portefeuilles.

Je vais déposer les documents.

Mlle Harlan est jugée pour des crimes présumés commis à Manhattan.

Pas dans un autre État, quatre mois plus tôt.

Mlle Harlan a soi-disant agi sous la contrainte.

Le fait qu'elle ait participé avec enthousiasme

à un crime similaire est certainement...

Hors de propos et préjudiciable, même si c'était vrai.

- Ce que nous n'accréditons pas. - On a parlé à trois témoins.

Trois témoins qui n'ont pas été vus

ni interrogés par un avocat de la défense.

- Voici leurs adresses. - Merci.

- Vous voulez un ticket de bus ? - Monsieur McCoy.

Les autorités du Connecticut veulent-elles juger Mlle Harlan ?

Je vous en prie. Extradez-la et renvoyez-la-moi.

Et même si elle est condamnée, je ferai valoir

que l'incident du Connecticut n'est pas recevable.

Madame Melnick, les crimes précédents sont irrecevables

seulement si le préjudice potentiel l'emporte sur la valeur probante.

Quoi de plus préjudiciable

que décrire ma cliente comme une tireuse invétérée ?

Ministère public contre Calvano.

D'autres crimes montrant la disposition, l'intention ou la volonté

de l'accusé de réfuter une défense affirmative sont recevables.

Il a raison, madame Melnick. Le braquage du Connecticut, c'est de bonne guerre.

Comme vous voudrez. Ça me va. Pas de problème. Bonne journée.

- Elle gère plutôt bien la défaite. - Non, je la connais. Elle la gère mal.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 62 LUNDI 23 OCTOBRE

Il est incontestable...

qu'il s'agit de Leslie Harlan.

Il est incontestable que quatre personnes sont mortes

des mains de Leslie Harlan et Leon Trapp.

La défense va affirmer que Mlle Harlan a commis ses crimes sous la contrainte,

à la suite d'un enlèvement.

Mais combien de victimes s'installent chez leurs ravisseurs ?

Combien volent avec eux ?

Combien tuent avec eux ?

On prouvera que Mlle Harlan a fait tout ça.

Qu'à un moment, plusieurs mois après l'enlèvement,

elle a fait un choix,

et s'est jointe avec enthousiasme à Leon Trapp

pour commettre une série de crimes qui a commencé dans le Connecticut.

Et s'est terminée ici.

Je peux ?

La voilà. Pétrifiée.

Tenant une arme non chargée,

à deux pas d'un psychopathe qui a juré de la tuer

si elle ne faisait pas exactement ce qu'il voulait.

Mesdames et messieurs,

vous allez entendre beaucoup de témoignages dans ce procès.

Vous entendrez parler des gens que Leon Trapp a tués

en forçant Leslie Harlan à regarder.

Vous entendrez ses menaces et sa brutalité

à son encontre,

sa mainmise insidieuse sur ses actions et son esprit.

Et vous entendrez aussi parler

d'un cambriolage qui a eu lieu dans le Connecticut...

où Leslie Harlan a tiré.

L'accusation ne le fera pas, mais nous, nous vous disons

que c'est la seule fois où Leon Trapp a permis à Leslie Harlan

de porter une arme chargée,

et qu'il a exigé, qu'il lui a ordonné de tirer.

Pourquoi ?

Parce que l'homme qui a enlevé, violé et battu Leslie Harlan

voulait être certain qu'elle ne s'enfuirait pas

et qu'elle ne le dénoncerait pas.

Une fois qu'elle a eu tiré,

Leon Trapp lui a dit : "Tu es une criminelle."

Elle ne l'était pas.

Mais dans l'état confus qui était le sien, elle l'a cru.

Leslie Harlan est donc restée sa prisonnière consentante sans l'être,

son pion, son pigeon,

sa victime innocente.

Danielle Melnick devrait vous engager.

Vous déterrez cet autre crime et il renforce son dossier.

D'accord, j'étais censé ignorer le fait

que Leslie Harlan a tiré dans un magasin d'alcool.

Ça explique la raison pour laquelle la fille n'a pas tenté de s'échapper.

Si Trapp l'a vraiment forcée à agir en criminelle,

pourquoi ne rien dire ?

Elle savait que vous vous en serviriez contre elle.

- Regardez ce que vous avez tenté. - Et ce que son avocate en a fait.

Elle n'est pas aussi maline que son avocate. Vous, si.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 62 MARDI 24 OCTOBRE

Au début, ils habitaient chez moi.

Après le casse, ils sont allés chez Joanne.

Quand Mlle Harlan et M. Trapp étaient chez vous,

êtes-vous sorti seul avec lui ?

On a vu quelques fois les Mets prendre une raclée dans un bar.

- Où était Mlle Harlan ces soirs-là ? - Aucune idée.

M. Trapp savait où elle était ?

Objection. Il ne peut pas savoir ce que savait M. Trapp.

Je retire. Monsieur Mirvis, avez-vous vu Mlle Harlan sortir sans M. Trapp ?

Oui. Ils n'étaient pas toujours ensemble.

Quand ils l'étaient,

ils partageaient le même lit, non ?

Oui.

Y avait-il de l'affection entre eux ?

Des fois, Leon la tripotait.

Et que faisait Mlle Harlan dans ces cas-là ?

Elle riait.

Merci.

M. Mirvis, veuillez lever la main droite.

Je crois que le témoin a déjà prêté serment.

Je sais qu'il a prêté serment.

J'aimerais qu'il commence à dire la vérité.

Maître Melnick, avez-vous une question pour le témoin ?

Oui, monsieur.

Avez-vous une cicatrice à la main droite ?

- Oui. - Montrez-la au jury.

D'où vient cette cicatrice ?

J'ai voulu prendre la télécommande alors que Leon mangeait devant la télé.

Il m'a fait ça avec sa fourchette.

Après ça, vous regardiez ce que Leon voulait regarder ?

Oui.

Même quand vous auriez préféré autre chose ?

Parfois.

Tout comme Mlle Harlan acceptait tout ce que M. Trapp voulait faire,

même sans fourchette.

Objection ! Aucun fondement.

Retenue. Le jury ignorera la dernière remarque de Mme Melnick.

Vous avez été arrêté pour avoir hébergé

Mlle Harlan et M.Trapp. Quelle peine de prison allez-vous faire ?

- Aucune. - Vraiment ? Pourquoi ?

- J'ai conclu un accord pour témoigner. - Je vois. Tant mieux pour vous.

Pas d'autres questions.

Je revenais de courses quand j'ai vu Leslie dans sa voiture.

Je croyais qu'elle parlait à des amis. Deux hommes.

Puis ils ont démarré.

Elle a crié. Elle a ouvert une porte. Elle a essayé de sauter.

J'ai couru appeler la police.

Était-elle encline à la violence avant son enlèvement ?

Non. Mon mari avait un pistolet à la maison, ça la terrifiait.

Et avant son enlèvement,

elle ne volait pas dans les magasins, si ?

- Objection ! Argumentatif. - Rejetée.

Elle a volé des bonbons à 12 ans.

Cet homme l'a forcée à faire tout ça.

Rayez ça.

- Le témoin n'était pas là. - Retenu.

Le jury ignorera la dernière remarque du témoin.

Y avait-il quelque chose dans la vie de Leslie

au moment de son enlèvement

qui l'aurait rendue facile à persuader ?

Objection ! Ce témoin n'est pas expert en psychologie.

Votre honneur, une mère connaît sa fille.

Rejetée. Elle peut répondre.

On aime penser que nos enfants sont heureux.

- Leslie ne l'était pas. - Pourquoi ça ?

Elle avait échoué à l'université. Ça la déprimait.

Elle manquait de confiance en elle.

Non qu'elle ait été influençable. Elle a toujours eu de la volonté.

Mais elle était au plus bas.

Merci.

Madame Harlan, Leslie a fréquenté combien de lycées ?

- Trois. - Pourquoi autant ?

- Elle avait du mal à s'adapter. - Problèmes d'adaptation.

Pourquoi a-t-elle été renvoyée de Sainte-Antonia ?

Les petites fautes commises par ma cliente dans le passé

n'ont rien à voir avec ça.

N'est-elle pas spécialiste

du caractère et de la personnalité de Leslie Harlan ?

La défense a montré la voie.

En effet. Vous pouvez continuer.

Pourquoi Leslie a-t-elle été expulsée ?

Elle s'est enfuie pour aller passer un week-end à New York, en boîte.

Elle était ado.

Pourquoi l'avoir retirée de l'école suivante ?

Ce n'était pas un endroit pour elle.

- Pourquoi ? - Pour plusieurs raisons.

Et notamment parce qu'elle persistait

à séduire son prof de français marié ?

Si vous laissez entendre qu'une fille qui s'amourache d'un prof...

- S'amourache ou harcèle ? - ... aime être kidnappée et...

- Voulez-vous... - Quel genre d'homme êtes-vous ?

Je ne crois pas que tu te sois fait une amie.

Ce n'était pas mon but.

Si Leon Trapp était en vie et qu'on l'accusait de viol,

tu n'utiliserais pas

le passé sexuel de Leslie Harlan contre elle.

Tu te demandes aussi quel genre d'homme je suis ?

On ne sait pas ce qui s'est passé dans sa tête.

Si chaque affaire était claire et facile,

ils ne nous verseraient pas ces salaires fabuleux.

Un autre verre ?

Je crois que je vais rentrer.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 62 JEUDI 26 OCTOBRE

Je n'avais jamais vu de cadavre.

Quand Leon a tué son cousin, j'ai reçu des morceaux de son cerveau sur le visage.

- Que s'est-il passé ensuite ? - Ensuite,

on a roulé un moment jusqu'à un motel de Springfield.

Puis il a pointé son arme sur moi et m'a dit de me déshabiller.

Puis il m'a violée.

Il m'a gardée dans la chambre pendant une semaine.

Il m'a montré des journaux qui disaient que tout le monde me croyait morte.

J'ai vu des photos de ma mère en noir.

Leon m'a dit qu'il pouvait aussi bien me tuer.

Et qu'il le ferait si je ne lui obéissais pas.

Et ensuite ?

On a beaucoup déménagé. Il y a eu ce magasin d'alcool.

Il m'a forcée à tirer. Il était derrière moi, une arme à la main.

Mais vous étiez là, une arme à la main, quand Leon Trapp

a tiré sur William Sullivan, Alice Brett, Helen Shane et David Kim ?

J'étais là, mais je n'ai rien fait.

Merci. Pas d'autres questions.

Mademoiselle Harlan, vous voulez faire une pause ?

Non, je veux en finir. Pitié.

Mademoiselle Harlan.

Leon Trapp vous a convaincue de braquer le magasin.

Il vous a convaincue de faire des courses quand vous vous êtes fait prendre aussi ?

Je n'étais pas là par plaisir. Inutile d'être deux pour acheter de la bière.

Il achetait de la bière. Vous achetiez du café.

- Ça fait très famille. - Objection !

- Qui témoigne ? - Retenue.

Vous et M. Trapp viviez en couple, non ?

Les amis de Leon vous ont pris pour des amoureux.

- Je jouais la comédie. - Assez bien pour tromper les gens.

- Je devais duper Leon, ou j'étais morte. - Vous êtes bonne actrice ?

- Quand il le faut, oui. - Comme aujourd'hui ?

- Je ne joue pas, aujourd'hui. - Vraiment ?

M. Trapp vous laissait souvent seule.

Pourquoi ne vous a-t-il pas laissée pour cambrioler le Vivant ?

- Demandez-lui vous-même. - C'est à vous que je le demande.

- C'était pour l'aider, non ? - Il m'a obligée à l'accompagner.

- Ça vous a excitée, hein ? - Excitée ?

J'ai failli m'évanouir quand Leon a tué Willy et la fille au bar.

Quand il a attrapé la femme aux clés de voiture,

il a pratiquement dû nous traîner dehors toutes les deux.

- Willy ? - Le barman. Le premier que Leon a tué.

Le barman s'appelait...

William Sullivan.

Pourquoi l'appelez-vous Willy ?

- C'est le diminutif de William. - Tout comme Bill. Ou Billy.

Vous aimiez aller en boîte à New York, non ?

- Parfois. - Y compris au Vivant ?

Allons, mademoiselle Harlan.

Si vous y alliez assez souvent pour connaître le surnom du barman,

on va trouver quelqu'un qui se souvient de vous.

J'y étais déjà allée.

Vous était-il arrivé d'y croiser Leon Trapp ?

Bien sûr que non.

De tous les endroits à braquer à New York,

les banques, les magasins, les bars,

comment se fait-il que Leon Trapp ait choisi le Vivant ?

Objection. Spéculation.

- Monsieur McCoy. - Si vous le savez,

comment Leon a-t-il choisi le Vivant ?

À moins que ça n'ait été votre idée ?

Je ne suis pas une criminelle.

Vraiment ? Vous voulez revoir la vidéo ?

D'où lui est venue cette idée ?

Il m'a obligée à lui parler.

On a parlé des heures. Ça a dû m'échapper.

Vous lui avez aussi parlé de la caisse après la fermeture ?

Comment j'aurais pu le savoir ?

Je me disais que si je lui parlais...

il ne coucherait peut-être pas avec moi.

Je n'aurais pas à supporter ses mains partout sur moi.

Homicide involontaire, Jack. Cadeau.

Attendez le mien. Homicide volontaire. Elle fait le maximum.

- En même temps ? - Oui.

Ça veut dire quoi ?

Vous sortirez en conditionnelle dans huit ans.

- Laissez tomber. - Leslie !

C'était ton idée, pas la mienne.

Si votre cliente...

C'est pas moi qui ai emmené cet homme dans ce bar.

Maman, j'ai été kidnappée, tu sais ?

C'est trop grave. Je ne peux rien pour toi, cette fois.

Si tu n'avais rien fait les autres fois...

Ça suffit.

Un des articles que Leon m'a montrés

disait que vous alliez de l'avant.

Vous m'avez oubliée en quelques jours.

- Ne sois pas ridicule. - Vous me croyez coupable parce que

j'ai fumé un peu d'herbe

et refusé de sortir avec les eunuques que tu me ramenais.

Évidemment. Tu as toujours préféré les minables.

Tu crois que j'avais envie que Leon m'attache tête en bas sur le lit,

- qu'il ouvre sa braguette... - Leslie !

Désolée de t'avoir embarrassée en me faisant violer.

J'ai l'impression que rien que pour ça, tu trouves que ça en valait la peine.

Tu étais heureuse de te dire que j'étais morte.

- Tu préfères la mort... - Dis-le

- ...à une vie décente. - Dis-le !

Tu ne pourrais pas te conduire comme il faut, pour une fois ?

Mon Dieu, maman.

Je ne conclus aucun accord.

Je n'ai rien fait de mal.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 62 LUNDI 30 OCTOBRE

Mesdames et messieurs, avez-vous un verdict ?

Oui, votre honneur.

Accusée, levez-vous.

Pour le premier chef d'accusation d'homicide involontaire, quel est-il ?

Nous déclarons l'accusée coupable.

Pour le deuxième chef d'accusation d'homicide involontaire, quel est-il ?

Nous déclarons l'accusée coupable.

Pour le troisième chef d'accusation d'homicide involontaire, quel est-il ?

Nous déclarons l'accusée coupable.

Pour le quatrième chef d'accusation d'homicide involontaire, quel est-il ?

Nous déclarons l'accusée coupable.

Ça va aller.

Vous auriez dû la voir avec sa mère, Adam.

Je m'en passe.

Mais ça marche dans les deux sens.

Est-elle devenue meurtrière pour se venger de sa mère,

ou est-elle devenue une proie pour Leon Trapp à cause de sa mère ?

Le jury n'en a-t-il pas décidé pour vous ?

Sa famille a engagé un nouveau bataillon de psychiatres

pour le prononcé de la peine.

Ils ont une pile de dossiers comme ça, ils plaident la clémence.

Aucune loi ne vous oblige à vous y opposer.

Sous-titres : Catherine Biros

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