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Je me baladais sous l'autopont,
quand les secrétaires pomponnées et les laveurs de carreaux lessivés
allaient, venaient et commençaient leur journée.
Le vent froid de l'hiver cinglait mon visage.
Une carte a attiré mon regard.
Je l'ai retournée
pour découvrir un joker.
Joker.
Joker.
Dans la vie, rien ne dure. Ni le bon, ni le mauvais.
Alors, je ne m'en fais pas.
J'accepte mes cartes avec le sourire.
Tout comme la neige, ça va fondre.
Quoi de neuf, Indianapolis ?
Nous sommes mardi,
le 8 février.
Il est...
8 h 45
et 55 secondes.
Je suis DJ Fred Temple
et lui...
c'est Deodato.
LA CORDE AU COU
D'après une histoire vraie
Mardi 8 février 1977
Bonjour, monsieur.
Où est Barb ? Vous êtes nouvelle ?
Oui ! Merci de le demander. Je m'appelle Doreen.
Et vous êtes ?
Tony. J'ai rendez-vous avec Meridian Mortgage.
M. L. Hall.
M. L. Hall. Tony... ?
Tony Kiritsis.
M. Hall va arriver.
Installez-vous sur un canapé.
Juste là.
M. Kiritsis.
Je suis navrée. Il y a eu un micmac dans le planning.
M. L. se trouve en Floride, actuellement.
Votre burrito, M. Hall.
Je vous demande pardon ?
Vous pouvez, parce que ça ne va pas.
C'est la même commande qu'hier.
Poulet grillé avec riz et épinards sautés.
Mais là, le burrito...
est coupé en deux.
Je le mange toujours coupé en trois.
Et surtout, le mardi...
Le mardi, pas de viande.
Pas de viande. Pas de viande le mardi.
Parfaitement, donc...
Vous n'étiez pas loin,
mais ce n'est pas ça.
- Quoi ? - Il est en Floride.
Moi aussi, je voudrais bien être en Floride.
Il gèle, aujourd'hui.
- J'avais rendez-vous. - Vous l'avez toujours.
Son fils Richard descend.
Tony !
Pardon pour le retard.
Je lui ai dit que M. L...
Un voyage professionnel imprévu. Il regrette.
Professionnel, mon cul. Il m'évite autant que l'hiver.
Tony, je sais,
papa et toi avez eu des différends.
Tu peux le dire.
Mais restons calmes.
Compris ?
Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Ce truc ?
C'est rien. J'arrachais des piquets sur ma propriété.
Un foutu câble a lâché et m'a tailladé le bras.
Désolé de l'apprendre.
Très désolée !
Si on montait dans le bureau de papa ?
Ton préféré, avec la table de conférence.
Ça te semble une bonne idée ?
Ça te plairait ?
- Le bureau de M. L. ? - Oui, faisons ça.
D'accord, Dick. C'est toi le chef.
Un bonbon à la menthe ?
On y est.
Sur la gauche, Tony.
Attention à la marche.
Ça va ?
Bonjour, Barb. Ça va ?
Tu te souviens de Tony ?
Bonjour Barb, vous êtes là !
Je monte en grade. Vous avez quoi au bras ?
C'est rien.
On va prendre le bureau de papa.
On a des choses à voir.
Vous avez toujours été gentille avec moi.
Entre.
Ça t'ennuie si je ferme la porte ? J'ai besoin d'intimité.
Oui, bien sûr.
Mon caleçon remonte
depuis East Market Street.
J'ai pas envie qu'on me reluque. Pas à l'œil !
Chouette petite famille.
Dick...
tu veux bien m'aider...
à ouvrir ces plans
sur la table ?
Bien sûr.
J'imagine que tu veux parler du terrain
et de tout ce que vous avez vu, avec papa.
Une seconde.
Retourne-toi.
C'est sérieux.
Très sérieux.
Je vais attacher ce fusil à ton cou.
Range ça.
Ne fais pas ça.
Cette société m'a causé du tort.
Le monde va savoir ce que ton père et toi m'avez fait.
C'est très simple.
Qu'est-ce que tu veux ?
Je veux que tu te tournes.
Tourne-toi !
Je me tourne.
Enlève ta veste.
Enlève-la. Ta cravate aussi.
Mets-toi à l'aise.
Enlève-la.
Enlève cette veste.
Enlève là. Et voilà
Qu'est-ce que c'est ?
Ça,
c'est le fil du condamné.
Si tu t'évanouis, tu trébuches,
ou t'essaies de fuir...
Voilà.
... ça t'explose la tête.
Écoute, Tony. Personne nous a vus.
Le message est passé.
Je ne fais que commencer.
On nous voit pas.
Pas à travers les fenêtres de papa.
Peu importe.
Décroche ce téléphone.
C'était le maestro polonais,
Theo Marsinsky.
Je suis DJ Fred Temple.
Sur WCYD.
911, les urgences.
Un instant.
Monsieur, c'est très sérieux.
Je retiens un homme. C'est pas une blague.
Non, monsieur. Quel est votre problème ?
Passez-moi votre plus haut gradé.
Assieds-toi, Dick.
Assieds-toi tout doucement.
Comme si ta vie en dépendait. C'est le cas, mon pote !
Monsieur, quel est votre problème ?
J'ai attaché un fusil au cou d'un homme.
- Et c'est pas tout... - J'ai un code 01.
Ils m'entubent depuis 4 ans.
Dis-lui de partir.
Qu'est-ce qui se passe ?
Barb, laisse-nous une minute.
Tout va bien.
Tout va bien, Barb.
Merci, Barb.
Je suis un peu à cran.
Calmez-vous.
Je suis pas un mauvais gars,
mais je peux être méchant et je suis furieux.
Si quelqu'un me chope,
ou chope ce fusil,
il mourra.
Compris ?
Vous êtes où ? Votre nom ?
Note l'adresse complète.
Donne-moi un peu de mou.
Votre nom ?
Je m'appelle Tony Kiritsis.
K-I-R-I-
T-S-I-S.
Et je vais vous dire autre chose.
Je me préoccupe de sa famille.
Pas particulièrement de son père,
que j'ai traité comme un père bien des fois
et qui m'a traité comme un chien.
Et ce type-là a fait pareil.
On va essayer d'envoyer quelqu'un vous aider.
Ils m'entubent depuis 4 ans.
Des millions de dollars en jeu.
J'ai son fils avec moi.
Dick Hall, un gros bonnet.
J'y avais pensé !
Donne !
Je suis au 129,
East Market Street, 4e étage,
bureau de la direction.
Dites à ces enfoirés de la jouer cool parce que ça rigole pas.
J'ai signé ces papiers quand ils m'ont coincé.
Quatre ans que j'essaie de me défaire
de ces enfoirés !
Ils vous piègent pour vous dépouiller.
Comme la mafia.
C'était une société de prêt ?
En plein dans le mille !
Les pires crapules de la terre, les sociétés de prêt.
S'il vous plaît...
C'est quoi, ton plan ? C'est quoi, la suite ?
C'était d'aller chez moi en voiture.
Mais j'ai pété la clé de contact en venant.
Tu le crois ?
Ta voiture est en bas, on va la prendre.
Je suis garé à deux rues,
dans Earl Street.
C'est une longue histoire.
J'y achète mes muffins parce qu'ils les font sans sucre.
Sans sucre ?
Ça fera une petite balade.
Ne faisons pas tout un cirque.
Le cirque a déjà commencé.
Regarde.
Magnifique.
Où sont tes clés de voiture ?
Je prends la place du mort.
Vous êtes au courant ?
Oui, du calme.
- Avance. - Restez calme.
Vous aussi.
Excusez-nous.
On fait que passer.
La fête a commencé. Avance.
Messieurs les agents...
Faites pas attention, on va se promener.
Les mains en vue.
Bougez pas. Doucement.
Il est chargé. Doucement.
Bien, monsieur l'agent.
Tony, moins vite.
Le garage au coin de Earl et Blankenship.
Ils nous mettent en joue ?
Il faut aller par là.
À tous les agents.
Extrême prudence à l'approche de la cible.
L'homme est très instable.
L'otage est attaché à un fusil sans dispositif de sûreté.
Je répète : otage attaché à un fusil
sans dispositif de sûreté.
Extrême prudence.
Oui, d'accord. On y va.
Ça paie enfin d'être du matin dans ce quartier.
Activité policière sur Market Street.
Market Street, c'est parti.
C'est peut-être un casse ?
T'as le droit de rêver.
C'est parti !
- Vous permettez ? - Dégage !
Ce n'est pas le bon chemin.
Quoi ?
"Fais disparaître ma faute et je serai pur.
"Lave-moi, et je serai plus blanc que neige." Psaume 51.
Lave-moi le cul, mon père !
Bien essayé. On est mardi, pas dimanche. Tire-toi !
Ils ont dit Tony Kiritsis ?
Apparemment.
Tony Kiritsis, la pipelette du 8th & Rail ?
C'est ce qu'ils disent.
Avec un fusil ?
Exact.
Ça peut pas être Tony.
Tony Kiritsis, putain.
Bordel de merde.
Les mains en l'air, ou je tire.
En arrière !
Tout va bien, Tony.
Je suis pas armé, regarde.
J'ai pas de flingue.
Pas d'arme. Tout va bien, c'est moi.
Mike Grable.
Du 8th & Rail, le bar des flics. Je suis flic.
On se connaît.
Salut, Mike. Content de te voir.
Je le connais, c'est un ami.
Si on allait quelque part...
Écoute-moi. Si on allait...
Toi, écoute. On va sur Pearl Street.
Earl Street.
Pour prendre sa voiture et aller chez moi.
Ces gars te laisseront pas conduire une voiture.
Prends à gauche.
Je peux pas.
Je vois un attroupement.
Attention !
Fais pas ça.
Range ce flingue !
Pauvre con !
Recule. On discute.
Quel con !
Il a un flingue.
- On va discuter. - Non, tu vas écouter !
Fais tourner la caméra.
C'est un con !
D'accord, il est con. Il savait pas.
On va monter dans sa voiture
et vous me laisserez faire.
Si quelqu'un intervient
ou s'il essaie de s'enfuir, ça tire sur la détente.
T'as pigé ?
Reculez.
Merde !
Baissez votre arme !
On emmerde Earl Street. Donne tes menottes.
- Quoi ? - Tes menottes !
Je prends ta voiture.
Vous pouvez pas prendre ma voiture.
La clé est dessus, le moteur tourne. Joue pas au con.
- Donne tes menottes. - Donne-les-lui.
J'ai rien contre la police.
J'ai de bons amis policiers.
Pas vrai, Mike ?
En arrière !
Je te rendrai ta voiture.
Je suis pas un voleur.
Je vais à la résidence Crestwood.
Résidence Crestwood.
Vous inquiétez pas.
Suivez-moi si vous savez pas où c'est.
Pousse-toi.
- Je monte le premier. - On peut pas faire ça.
Moins vite.
C'est incroyable.
- Ça déconne pas. - On m'a parlé d'un casse.
Apparemment, un Blanc
a attaché un fusil à la tête d'un autre Blanc.
Un fusil ?
C'est le cirque !
Ils sont partis.
Comment ça, partis ?
Le type au fusil a forcé le petit blond à voler une voiture de flic.
J'ai l'impression
que la police laisse faire.
Merci d'avoir été là aussi vite, Linda.
J'en parle au service. L'équipe A va prendre le relais.
Rentre au studio.
On te paie à déjeuner.
J'ai entendu le nom de la résidence où ils se rendent.
Je connais des gens là-bas. Je peux y être vite.
Quelle résidence ?
Tu verras à l'image.
Laisse-moi couvrir un vrai événement,
pas un pauvre gala caritatif dont tout le monde se tape. OK ?
Linda ?
Connard.
Direction sud vers Seward.
Vous l'avez entendue ? On y va.
On file vers le nord dès qu'ils sont partis.
Vers Crestwood, pas Seward.
Ça rallonge, mais ça évite les bouchons.
Tu écoutes 105.2 ?
WYCD ?
Le matin.
Du jazz cool le dimanche. Fred Temple.
Tu conduis en silence ?
Espèce de psychopathe !
Ce serait logique...
J'écoute 105.2, mais...
je me concentre sur la route.
J'adore Fred Temple. J'aime sa façon de penser.
Un super animateur radio.
Le cœur et l'âme d'Ind...
Il est complètement cinglé.
Donne-moi un peu de mou.
J'essaie de nous garder entiers.
La cavalerie arrive.
La ville saura quel escroc est ton père.
Qu'est-ce que ça te fait ?
Continue tout droit.
Il faut tourner à gauche, tu l'as dit tout à l'heure.
Je sais pas où j'habite ? Ferme ta gueule.
- Je me concentre. - À gauche, t'as raison.
Tu as bien conduit, Dick.
Très bien conduit.
Et maintenant ?
Le suspect est devant la résidence.
Y a la radio là-dedans ?
J'en ai pas la moindre idée.
- Comment on l'allume ? - Aucune idée.
Quel merdier !
Si tu cherches la radio, décroche le truc gris du tableau de bord
et appuie sur le bouton rouge pour parler.
Merci.
Écoute, Tony.
On a des hommes chez toi.
Des tas de gens s'inquiètent.
Conneries !
Si tes hommes avaient mis un pied chez moi,
tout l'immeuble serait parti en fumée.
Et t'as beau essayer de m'enfumer, j'en vois pas.
Je sais que tu bluffes.
J'ai tout piégé exprès, pigé ?
M'accuse pas de vouloir faire baisser la tension.
Si, je t'accuse !
Écoute.
Voilà ce que tu vas faire.
Tes hommes vont nous laisser, moi et M. Hall, aller chez moi.
Et tu feras venir
Joe Collins ou Frank Love
ou le chef Gallagher pour me parler.
Ça dépasse tes compétences, OK ?
OK, Tony.
On va où, Tony ?
Par ici.
On va où ?
Rangez ce flingue !
Range ça tout de suite !
Gardez vos distances.
Gardez vos distances, je rigole pas.
C'est bon, Tony. Tout va bien.
Dis-lui de rester en arrière !
Dis-lui de rester en arrière.
Ici !
Ouvre la porte.
Sécurisez le périmètre.
Monte.
Là, dans la vitre,
tu les vois monter ?
C'est nous l'équipe A. Prime time.
Où on va ?
Vas-y.
Honneur aux dames.
Entre.
Arrête-toi.
Reviens, recule.
Je dois remettre ce truc.
On est à la maison.
Je vais t'installer là.
Là, assis !
Assieds-toi, baisse tes mains.
Je veux pas voir tes mains.
Voilà.
Redresse-toi.
Je pose ça ici.
Bouge pas.
Je vais mettre ça... Regarde.
Regarde où ça va.
Voilà, ça va ici.
Tu vois pourquoi ?
N'oublie pas : j'ai ça.
Alors, pas d'entourloupe.
Baisse tes mains, voilà.
T'iras nulle part.
Tu me dois toujours 5 dollars.
Me regarde pas comme ça.
Bonjour, Fred.
Ça va ?
Bien. Et vous ?
On est payés pour faire de la radio, pas pour l'écouter.
J'ai promis à mon pote de New York d'écouter sa maquette.
C'est du punk.
Tu pourrais passer du Gil Scott Heron, parfois.
Oui, monsieur. Absolument.
- Tu sais qui est Gil Scott Heron ? - Ouais, j'adore.
Bref... Du courrier pour moi ?
Du courrier. Pigeons voyageurs, enveloppes.
Non. C'est calme, aujourd'hui.
Le mardi.
T'es défoncé ?
Non, pas du tout.
C'est cool, mais vas-y mollo.
Bon sang, t'as bien conduit.
Rudement bien.
C'est bon d'être chez soi.
Tu veux boire quelque chose ? Du lait ?
Volontiers, Tony.
Avec des glaçons ?
Non, pas de glaçons.
Pas sûr d'avoir rempli le bac.
Ce matin, c'était la folie, je te dis pas.
J'ai rempli le bac !
J'aime le lait avec des glaçons. Une manie.
Vraiment pas de glaçons ?
Non, pas de glaçons, Tony.
Il est froid, même hors du frigo.
On dit qu'avant d'entrer dans l'océan,
un fleuve tremble de peur.
Putain.
Tu pensais que je saurais pas recevoir ?
Ma petite installation te plaît ?
J'ai répété ce truc pendant...
des semaines.
Ça a marché.
Ça a marché, putain.
Le fleuve ne peut pas revenir en arrière.
Personne ne peut revenir en arrière.
Revenir en arrière,
c'est impossible dans la vie.
J'adore cette chanson.
J'ai un petit Roberta Flack pour vous.
La voici.
Nous sommes devant le domicile de Tony...
Regarde, regarde.
Nous sommes en direct.
Les lieux sont évacués. C'est une situation d'urgence.
En exclusivité, pour Channel 12 News.
Vous pouvez pas rester là.
Évacuez le parking. Ça peut sauter à tout moment.
Vous confirmez qu'il y a des explosifs sur les lieux ?
Par mesure de précaution,
on évacue. Allez derrière la barricade.
- Et la prise d'otage ? - S'il vous plaît.
Derrière la barricade.
- Bonjour, chef. - On m'a parlé d'explosifs ?
Linda Page, en direct.
Il dit qu'il a tout piégé.
Un pote à toi ?
Oui, je connais Tony.
Qu'est-ce qu'ils foutent ?
J'ai des câbles reliés aux vitres.
Si vous faites les malins,
on crame !
Explosifs !
Armé d'un fusil,
il a obligé un cadre de la société de prêt, Dick Hall,
à marcher depuis son bureau
dans le centre d'Indianapolis, puis à voler une voiture de police
pour rouler jusqu'ici.
J'ai vu quelque chose dans ce terrain que personne n'avait vu.
Je suis un homme du peuple, je connais le peuple.
J'ai fait ma part.
J'ai vendu des glaces, des voitures d'occasion,
entretenu des parcs de caravanes, j'ai tout fait.
Personne ne dit le contraire.
Le téléphone.
Toi
et ton père et cette société de prêt avez dissuadé
les locataires, je le sais !
Tony ? Ici le chef Gallagher.
Une seconde, mon pote. Vous devez écouter ça.
Vous voulez me soutirer des intérêts et me planter ?
- Papa a proposé de te racheter. - Exactement !
Il savait que j'allais installer sur ce terrain
des commerces pour des gens dont vous n'avez rien à faire !
L'intérêt, c'est de louer, pas de vendre à perte. Tu le sais.
L'intérêt, c'est le capital.
Mais vous pouviez pas laisser le petit gagner.
Chef Gallagher ?
Tony, on peut parler de la suite ?
Gallagher, vous écoutez ?
Je veux un accord écrit de Meridian Mortgage au greffe du comté.
J'exige l'annulation de ma dette et une compensation financière.
Et je veux sortir d'ici en homme libre.
Pas de prison et pas de psychiatrie
à la con, mais surtout... vous m'entendez ?
Je veux des excuses.
Je veux des excuses officielles de Meridian Mortgage
et du père de ce pauvre homme. Message reçu ?
Allez vous faire foutre.
Ces menottes sont très serrées.
Désolé, Richard, j'ai pas les clés.
Je suis désolé, vraiment.
Je vais t'arranger un coup de fil avec ta famille.
Ça te dirait ?
Ce serait bien.
Non, tu vas écouter !
On va monter dans sa voiture et vous me laisserez faire.
Si quelqu'un intervient, ça tire sur la détente.
Des bénévoles ont apporté du café et des sandwichs
aux journalistes et aux forces de l'ordre.
Près de 200 litres de café ont été engloutis...
Tony avait un terrain de 8 hectares
dont il voulait faire un centre commercial.
La société de prêt aurait attiré les commerces
sur d'autres sites que le sien.
En même temps, cette société exigeait
qu'il rembourse son prêt.
La voiture de police est arrivée et... j'ai oublié.
La voiture de police est arrivée,
au nord... quelle partie...
Désolé si ça te fait peur.
Merci de prendre l'appel à l'improviste.
J'allais pas te mettre sur le répondeur.
Tu m'as compris.
Dis-lui que je suis désolé.
Sincèrement.
Tony...
On est désolés.
On reste en contact. C'est pas un problème.
Je sais.
Je t'aime fort.
Je t'aime fort, chéri.
Au revoir.
Merci, Tony.
C'est encore Eugene Gallagher.
Ça roule, amigo ?
Parlez-moi, chef.
J'ai bien fait de le laisser appeler sa femme.
On a entendu. Et on a une bonne nouvelle.
Votre frère est en route.
On a envoyé un hélicoptère.
Jimmy ?
Et j'ai George Martz avec moi.
George est le procureur adjoint du comté.
Il supervisera la logistique de l'accord,
en l'absence de James Kelly.
Le procureur ?
C'est une formalité.
Je vous le passe.
J'irai droit au but.
Tout ce qu'on va négocier
suppose que Richard Hall
demeure sain et sauf. Compris ?
J'écoute.
On a une déclaration écrite qui vous libère de votre dette
relative au bien en question.
Meridian Mortgage a déjà notifié
le greffe du comté.
Et mes excuses ?
C'est très important pour moi.
Vous avez la télé pas loin ?
Chaîne 9.
La résidence Crestwood, où la prise d'otage est en cours.
Comme vous savez,
vous avez formulé quelques exigences particulières.
Pour tenter de satisfaire ces exigences,
j'ai chargé Cliff Chapman de vous faire une déclaration
au nom de Meridian Mortgage.
Bonjour.
Clifford Chapman, directeur financier chez Meridian Mortgage.
Cette déclaration a été validée
par M. L. Hall.
Ce sont des excuses publiques à...
Pourquoi ils envoient Cliff ?
Où est M. L. ? Y a pas de caméras en Floride ?
Cliff est vice-président.
C'est un moins que rien.
... les torts que Meridian Mortgage
a causés à M. Kiritsis.
Merci.
C'est tout ?
C'est tout ?
C'est tout ?
Nous n'avons de cesse...
Je veux des excuses de Meridian Mortgage.
Ça veut dire M. L. Hall.
Pas les gesticulations d'un laquais !
Une foutue catharsis, un mea culpa !
Tony, on a tenu parole.
Mon cul !
Cette note a bien été envoyée au greffe.
Vous pouvez la fermer.
C'est pas des promesses en l'air ?
Votre supérieur a dit oui ?
Exact.
Je veux un avocat à moi pour contrôler la paperasse.
Je veux Jimmy.
Et je veux de vraies excuses, du big boss en personne.
Je veux qu'elles sortent de sa bouche.
Depuis tout ce temps, Tony Kiritsis détient Dick Hall en otage.
Il a exigé l'immunité, mais avant ça,
il veut faire entendre son grief contre la société de prêt.
Je veux dire ma version.
Ma version de l'histoire.
La vraie version, la vérité.
Le temps file. N'est-ce pas, Indianapolis ?
J'espère que les bouchons ne sont pas trop pénibles.
Mais s'ils le sont, on vous tient compagnie.
Tony ?
C'était prévu que vous parliez à M. Fred ?
C'était Fred Temple.
Encore une fois, devenons l'océan sans crainte de nous y perdre.
Merci de m'avoir écouté.
Restez cool.
Montrez votre amour.
Je peux essayer de l'attraper à sa sortie.
Il va partir.
Bonsoir, mes frères.
M. Temple, excusez-moi. Vous avez un appel.
Dîner dans 30 min, voilà ce que j'ai.
On a vérifié avec l'opératrice et...
Un jour, tu comprendras que quand t'as une femme,
dîner à 18 h 45 signifie dîner à 18 h 45.
Pas 19 h, surtout pas 18 h 30.
Et absolument pas 18 h 46.
Tony Kiritsis est en ligne et il demande à vous parler.
Celui avec un fusil au cou d'un mec.
Fallait commencer par ça, James.
Pardon. Je vous croyais au courant.
Il attend pour me parler, là ?
Appelle ma femme.
Dis-lui que je serai en retard.
J'ignore quel appel fait le plus peur.
Allô.
Allô? Allô. Salut.
Allô, M. Kiritsis ?
Fred Temple à l'appareil.
Salut, Fred.
C'est un honneur.
Fidèle auditeur, premier appel.
Vous vouliez me parler ?
Oui, monsieur. On est en direct ?
Non, mais c'est enregistré.
On peut consulter les autorités et aviser au fur et à mesure.
- Ça vous va ? - Ça me semble bien.
Qu'est-ce qui vous tracasse, frère ?
Parlez-moi.
Ces gens m'ont trahi. Ils m'ont manipulé pour me gâcher la vie.
Et autre chose...
Je ne suis pas riche, je suis pauvre
et ça ne m'a jamais dérangé.
Je peux continuer mon chemin en étant pauvre,
en bossant comme un chien,
sans être dans le rouge et vivre heureux au paradis des chiens.
Mais j'emmerde ces gens !
Ils ont joué à Dieu et ils ont perdu.
Je suis un homme qui se bat pour tout ce qu'il possède.
Vous avez une femme, une famille ?
Vous les aimez ?
Oui.
Beaucoup.
Imaginez que des gens vous manipulent.
Qu'ils veuillent vous prendre...
vos voitures, votre maison, votre femme, vos enfants,
et qu'ils vous rient au nez.
Vous seriez prêt à tuer, Temple ?
Je serais terriblement...
furax, frère.
Vous seriez prêt à tuer, mentez pas.
Je mens pas, moi. Vous tueriez direct.
Ces gens ont gâché ma vie.
Et je refuse d'être intimidé ou humilié par qui que ce soit.
J'ai été un pigeon toute ma vie.
Ça ne m'a jamais dérangé.
Mais j'ai dit à ces connards de consigner ce qu'ils avaient fait.
Tony, voilà ce que je vais faire.
Je vais arrêter la bande.
Ensuite, ce que je vais faire...
Je vais passer cette bande
demain matin après l'avoir validée.
Qu'est-ce que vous en dites ?
Je vais écouter, mon vieux.
Merci, Fred.
Excusez mon langage.
On va faire quoi de tous ces jurons ?
Merde.
J'étais au téléphone avec Fred Temple.
Fred Temple, putain.
Eh oui, mon vieux.
Ils vont le diffuser demain matin.
J'ai dit à ces connards de consigner ce qu'ils avaient fait.
Tony, voilà ce que je vais faire.
Je vais arrêter la bande.
Merci, Fred.
Pas de problème. Vous lui avez parlé depuis ?
Non, il n'a plus envie de parler.
On est un peu au point mort, le temps de rédiger
des papiers avec son avocat, John Ruckelshaus.
Bien. Que voulez-vous que je fasse ?
Allez vous reposer.
Faut pas me le dire deux fois.
Mais, par rapport à la diffusion ?
Tout le temps que Tony passe à s'écouter
ou à parler à Fred,
c'est du temps gagné pour peaufiner notre plan.
Si Fred conforte le désir d'immunité de Tony,
entretient sa croisade contre Meridian,
ça ne nous engage à rien, juridiquement.
Les paroles et opinions d'un DJ n'engagent à rien. Sans vous vexer.
Y a pas de mal.
Alors, qu'est-ce qu'on dit ?
Puisqu'il refuse
de nous parler,
êtes-vous d'accord pour le laisser vous appeler ?
Si ça permet de protéger ce malheureux, je n'ai pas le choix.
Merci. Quelqu'un du FBI devrait bientôt prendre les rênes.
Je dois aller aux toilettes.
Petite ou grosse commission ?
Je préfère ne pas le dire.
Je finirai bien par le savoir. Allons-y.
Je te laisse.
Repose-toi.
Mercredi 9 février
Je ne suis pas riche, je suis pauvre
et ça ne m'a jamais dérangé.
Je peux continuer mon chemin en étant pauvre,
en bossant comme un chien,
sans être dans le rouge et vivre heureux au paradis des chiens.
Mais j'emmerde ces gens ! Ils ont joué à Dieu et ils ont perdu.
Je suis un homme qui se bat pour tout ce qu'il possède.
Jimmy ?
Vous connaissez bien Tony. Quel homme est-il ?
Il a toujours été plutôt raisonnable.
Il est un peu énervé...
Il pense s'être fait plumer dans cette affaire immobilière.
Il a le sentiment que sa société de prêt l'a escroqué.
Il avait acheté ce terrain de 8 hectares,
avait lui-même abattu des arbres pour installer un centre commercial.
Selon lui, une chaîne d'épiceries s'était engagée
à hauteur de 3 millions de dollars pour lancer un centre.
Puis, la société de prêt aurait...
Ils ont des jambon-fromage.
On partage ?
Non, merci.
C'est bon.
Regarde ça.
Ressemble à un Fed, marche et couine comme un Fed.
C'est sûrement les Feds.
Réveille-toi, la marmotte.
Bien dormi ? Tu t'es reposé ?
T'as pas bonne mine.
T'en veux ?
Non, Tony.
Prends-en un.
- Ils sont pas rassis, ils ont 2 jours. - J'en veux pas !
Tu surveilles ta ligne ?
T'inquiète, t'auras un porteur de plus pour ton cercueil.
Ce matin, c'était dingue. Ils ont passé mon interview avec Fred.
Fred est de mon côté et les gens écoutent.
J'ai au moins 5 amis qui ont appelé la radio de Fred ce matin.
Dingue.
Ça te fait quoi ?
De savoir que la voix d'Indianapolis bavarde avec moi.
La vie est dingue, mec.
Nous sommes devant la résidence Crestwood,
au 2e jour de la prise d'otage qui passionne Indianapolis
et qui, on l'espère, sera bientôt finie.
L'équipe de démineurs est là, et cherche un moyen d'entrer
sans déclencher les explosifs.
Officieusement...
Ils tentent une manœuvre ?
Les enfoirés !
Dégagez !
Dégagez ! Éloignez-vous de l'immeuble !
J'ai dit : dégagez !
Ces enfoirés ont balancé
de la merde à la télé. Ils mentent et ça me plaît pas !
Ils disent que c'est bientôt fini. Vous avez entendu ?
Non, frère. J'ai pas entendu. Je viens de me réveiller.
J'ai dormi comme une souche. Je rattrape...
Je vous mentirais pas.
M. Temple, s'il vous plaît. Je vous respecte.
Vous avez été un sacré bonhomme.
Si ces connards sont honnêtes, dites-leur de dégager.
D'accord.
Donc...
je fais quoi ?
Dites à mon frère Jimmy, à George Martz ou autre
que je veux une conférence de presse
à la télé nationale, pour parler aux gens directement.
Dites ça au QG.
Je vous aime bien, d'accord ?
Quoi, Dick ?
Tu veux quoi ?
Alors, tais-toi.
Il t'aime bien.
J'ai pas besoin de ça.
Agent spécial Patrick Mullaney. Profileur du FBI.
- Frank Love. - Mike Grable.
Eugene Gallagher.
Parlez-moi de M. Kiritsis.
Il tient son courtier hypothécaire au bout d'un fusil.
Frank, briefez-le.
Vous êtes le point de contact ?
Je connais bien Tony. Le chef et moi, on a essayé de lui parler
jusqu'à ce qu'il décrète ne vouloir parler qu'à Temple.
Et Temple, c'est vous ?
Non. George Martz, du bureau du procureur.
Fred Temple est sur WCYD,
105.2.
Je suis DJ Fred Temple.
WCYD.
WCYD ?
C'est notre radio locale.
Fred est animateur.
La voix d'Indianapolis.
Frank, vous connaissez M. Kiritsis.
Une idée du contexte psychologique ?
Il vient d'une famille nombreuse. Un dur.
Des gens durs.
Il est connu pour être un bon ami, mais aussi un mauvais ennemi.
Aucun lien avec le crime organisé ni rien.
Parlez-moi
de la psychologie de Tony.
Il est fou.
Lavez-moi le cul, mon père !
Il est hors de contrôle.
Il veut de l'argent
et l'immunité.
Essaie, connard !
C'est un merdier.
D'après ce que j'ai vu,
l'ordre dans ses papiers, la complexité de ce dispositif,
il me fait l'impression d'être très attentif aux détails,
de vouloir garder le contrôle,
pas d'être hors de contrôle.
Faisons son portrait. Un tableau d'humeur.
Vous en avez déjà un
sur lequel m'appuyer ?
Comme on l'a dit,
son humeur, c'est la colère.
Fou furieux, sauf quand il fraternise avec Temple.
Un merdier.
Il est en colère car il se sent trahi.
Ils étaient prêts à signer, je les tenais et puis pouf... partis !
Méprisé.
Vous avez triché,
avec vos calculs et tout votre fric à la banque,
pour nous saigner à blanc.
Humilié.
J'ai été patient.
Combien de fois j'aurais pu attraper ce revolver, nous réduire en bouillie ?
Essaie, connard.
Et oui, quand on additionne tout ça...
Sale connard de bourge !
MERDIER
Il veut qu'on le respecte.
Accordons-lui l'appel qu'il réclame.
Il nous mangera dans la main.
Ici le chef Gallagher.
- Quoi de neuf ? - J'ai M. L. Hall sur l'autre ligne.
Tiens donc.
Il aimerait parler à son fils.
J'aimerais lui parler avant.
Non, il doit entendre la voix de Richard,
entendre de sa bouche qu'il va bien.
Bien reçu ?
Après, on discute ?
Quand M. Hall aura eu son fils,
on pourra reprendre le dialogue et trouver une solution.
Et j'aurai ses excuses ?
Passez le téléphone à Richard.
Passez-lui le téléphone.
Ton papa est en ligne.
Il veut savoir quand tu vas rentrer dîner.
C'est Richard ?
On vous transfère M. L.
M. Hall, vous êtes en ligne avec Richard et tout le monde.
Richard, comment ça va ?
Tu es blessé ?
Je tiens bon. Tony sait recevoir.
Tout bien considéré.
Il est complètement givré.
Il est à côté de moi.
Il serait ravi de pouvoir...
régler des trucs avec toi quand on se sera parlé.
Comment va maman ?
Elle est dans tous ses états.
Elle grimpe aux murs.
Descends de là !
Papa, on peut trouver une solution ?
Bien sûr !
Concernant ses conditions.
Toi et moi, on n'a pas à se casser la tête.
Les avocats feront un contrat quelconque...
et toi et moi, on fera comme ils disent.
C'est tout. Tu peux faire ça ?
C'est juste que, de mon point de vue,
face
à un fusil, le plus important,
c'est des excuses.
Cliff a pas fait ça ?
Tous les regrets du monde ne le satisferont pas. Tu le sais.
Je regrette qu'il n'ait pas payé ses traites
et décidé de commettre un crime.
Vraiment, je regrette.
Et bien sûr que je regrette de te savoir dans cette situation.
D'accord, papa. Tony est ici avec moi.
Et si tu voulais prendre le temps de t'excuser...
ça ferait avancer les choses.
Ça accélérerait peut-être ma libération.
Si tu voulais faire ça, ce serait
une super idée.
M'excuser de quoi au juste ?
Peut-être d'avoir monté un coup contre lui.
Et gonflé les intérêts.
Il dit : "gonflé les intérêts".
M'excuser de comment les intérêts fonctionnent ?
Tu loupes une traite, ta dette augmente.
C'est dans le contrat.
Si tu t'excuses, Tony pense...
Je sais.
Il sait qu'on a dissuadé des locataires et monté un coup contre lui.
Qu'on l'attendait au tournant pour l'escroquer.
Il veut que tu l'admettes et que tu t'excuses.
Il a attaché un fusil à ton cou.
C'est à nous de nous excuser ?
Tu as déjà le syndrome de Stockholm ?
Je peux m'excuser mille fois.
Mais cette ligne est enregistrée.
Je dois faire comme si j'étais sous serment.
Je ne vais pas m'avouer coupable de ce que je n'ai pas fait.
Cette exigence
est sans fondement.
Et je refuse de participer à calomnier cette société.
Qu'est-ce qu'il dit ?
Il va s'excuser ?
Il va s'excuser ?
Oui, je suis là, papa.
On peut t'envoyer quelque chose, pour ton confort ?
Non, il n'accepte rien.
Je veux lui parler. Passe-moi le téléphone.
Donne-moi le téléphone.
Donne.
C'est déplacé !
Allô, monsieur ?
On était censés se causer, hier,
mais vous avez décidé de partir en vacances, pas vrai ?
Ça doit être sympa.
Je ne suis jamais parti en vacances.
Je n'ai rien à vous dire.
Les Hall sont des gens stoïques.
Humbles, pieux.
Mon cul, oui !
Vous êtes des gens cupides. Votre âme est noire !
Avouez ce que vous avez fait. J'emmerde votre famille.
J'emmerde les Hall. Cupides fils de putes.
Quelle famille avez-vous, Tony ?
De qui subvenez-vous aux besoins ?
Je vous l'ai dit.
Mes affaires sont mes enfants.
Un homme qui court après l'argent
sans bouche à nourrir autre que la sienne
n'a rien d'un homme.
Mais j'ai de l'empathie pour vous,
M. Kiritsis. J'ai toujours cru en vous.
En votre vision.
Ils étaient prêts à signer, nom de Dieu !
Excusez-vous de ce que vous avez fait, putain !
Vous savez bien.
- Vous les avez dissuadés. - Non, Tony.
Les fruits tombent de l'arbre.
On ne le secoue pas avant qu'ils soient mûrs.
J'emmerde vos énigmes, le vieux !
Et je vous emmerde !
Admettez ce que vous êtes et dites que vous regrettez.
On va conclure ce marché
et vous allez relâcher mon fils.
Et sinon ?
Si je mets une balle
dans la jolie petite gueule de Dicky, alors quoi ?
Alors...
je pleurerai la perte d'un de mes fils
et nous maudirons le jour
où vous êtes entré dans les bureaux
de Meridian Mortgage.
Reste fort, Richard !
- Une cigarette ? - Volontiers.
J'étais censé faire quoi ?
Je sais pas.
Me mettre à genoux,
à quatre pattes ?
J'étais au téléphone avec un fou !
Encore une chose, Fred. Comme je l'ai dit,
je me préoccupe de la famille de cet homme.
Je ne veux pas qu'ils soient effrayés par tout ça.
Je comprends, Tony.
Mais s'accrocher à sa colère,
c'est comme boire du poison
et s'attendre à ce que l'autre meure.
Bon sang, Fred. Vous êtes poète et philosophe.
Comment ça vous vient ?
Celle-ci, je la dois à Bouddha.
Putain de merde.
C'est Tony Kiritsis ?
Qui est à l'appareil ?
T'as vraiment un flingue sur lui ?
Qui est à l'appareil, nom de Dieu ?
Pourquoi tu le tues pas ?
Vas-y, mauviette, éclate-le en direct.
Je vous emmerde !
C'était qui ?
Y a des gens vraiment tordus dans ce monde.
On se repose un peu ?
Toi, repose-toi.
Moi, je fermerai pas l'œil avant que ce soit fini.
Excusez-moi, monsieur ?
J'avais besoin de caféine. C'est réservé aux médias ?
Non, c'est pour tout le monde.
Linda Page, de chaîne 12.
Je vous ai vu parler au sergent Frank Love.
Une vieille connaissance. Il connaît bien notre famille.
Votre famille ?
Je suis le frère de Tony.
Enfin, un de ceux à qui il parle.
Vous êtes le frère du héros du jour.
Tony Kiritsis.
Je suis Jimmy Kiritsis
et vous savez quoi ?
C'est pas juste, ce que vous dites aux informations.
On serait ravis de vous donner l'occasion
de remettre les pendules à l'heure.
J'aimerais beaucoup, merci.
Faisons ça.
John, on va s'approcher de cette camionnette.
- Déjà passé à la télé en direct ? - Jamais.
À force d'attendre devant chez Tony Kiritsis,
on a le temps de réfléchir.
Et j'ai réfléchi à des hommes un peu comme lui.
Des hommes désespérés,
mais pas au point de coller un fusil derrière la tête de quelqu'un.
Vous souhaitez dire un mot aux spectateurs ?
Il n'est pas le desperado que les gens décrivent.
Il n'est pas un voleur.
Certaines personnes se sentent lésées ou ont été lésées.
Parfois, cela fait peu de différence en termes de sentiments.
Il ne réclame pas 5 millions de dollars,
comme certaines chaînes le rapportent.
Et nous sommes très inquiets du portrait qui est fait de lui.
Nous avons un avocat,
John, qui nous aidera à y voir clair.
Merci.
Peut-être pourrons-nous...
résoudre ça demain matin.
On monte et on diffuse.
Prime time.
... dans son appartement.
La nuit s'annonce longue, tendue et très froide.
À force d'attendre ici, on a le temps de réfléchir.
Et parfois, c'est très bien.
Bonne soirée.
Donnez-moi la force..
Le Dr Landon Smith, pédiatre, vous conseille.
Aujourd'hui, les bilans médicaux.
Un moment important, pour consulter,
c'est à l'âge de 5 ans. Ensuite...
À terre !
Enfoiré !
Lâchez-moi, putain !
Au secours !
Les fruits tombent de l'arbre.
On ne le secoue pas avant qu'ils soient mûrs !
Jeudi 10 février
T'as des animaux de compagnie ?
On a un chien.
Un golden retriever.
Évidemment, un golden retriever !
Vous avez une clôture blanche, aussi ?
Te tracasse pas trop.
Ta famille nourrit Sparky...
Max.
Quoi ?
Il s'appelle Max.
Comme le lac de Maxinhall.
- Il adore aller là-bas. - Exact.
Ton père possède aussi ce terrain.
Ça doit être sympa.
Laisse-moi deviner.
Vous avez un bateau.
Oui, on a un bateau.
Ça a l'air d'aller, dehors.
Fred a dû les raisonner.
On a de la chance de l'avoir.
Les animateurs radio font sûrement de bons pères.
Ils raisonnent leurs enfants avec des mots, pas des coups.
Tu prévois d'être père ?
Je te l'ai dit.
Mes affaires sont mes enfants.
Pas d'heureuse élue
qui pourrait t'aider à changer d'avis ?
Plein. Une de perdue, dix de retrouvées.
J'ai l'embarras du choix.
J'ai eu ma dose d'amour.
Je suis un sacré danseur, tu sais ?
- C'est vrai, Tony ? - Oh oui !
Je sais bouger.
J'ai le sens du rythme.
J'ai pas de formation professionnelle. Je danse pour m'amuser.
Mais mon vieux,
les déculottées que ça me valait quand j'étais petit !
Je parie
que Fred autorise la danse
dans la famille Temple, étant...
animateur radio.
Y en a qui sont vernis.
N'oublie jamais ça.
Être élevé par mon père,
c'était pas une promenade de santé.
Je reconnais le privilège financier, mais...
Tu reconnais que ton papa t'a donné ce beau bureau
et ton joli petit titre de président ?
- Oui. - C'est bien.
Mais...
c'était pas toujours rose de grandir comme...
son fils.
T'as entendu le coup de fil.
Ta mère est comment ?
De longs cheveux bruns et...
un grand sourire.
Et la tienne ?
Elle était bien.
Elle va me manquer.
Essayons de retrouver le sourire !
Payons-nous une tranche
de ce bon Fred Temple.
Parle-moi, Indianapolis.
J'approuve pas ce qu'il a fait, mais...
il a une petite amie ?
Je connais Dick. Il va dans mon église.
C'est un homme bon.
C'est un putain de héros.
Un trésor national.
Enfin, quelqu'un a les couilles
de tenir tête à ces parasites qui s'enrichissent sur le dos des gens.
C'était "Let a Woman Be a Woman
Let a Man Be a Man".
Et à propos de notre homme, Tony Kiritsis,
il fera une conférence de presse en direct
dans le cadre de l'accord pour relâcher Richard Hall.
Paix et amour, tout le monde.
Revoyons tout ça.
On doit lui donner l'impression qu'il a un public.
Les télés ont accepté de diffuser ça en direct.
Mais il nous faut un plan de secours pour la sécurité de Richard.
Grable, on vous placera
à sa droite,
comme le fusil.
Fred sera dans son champ de vision
pour que Tony sente sa présence.
Si les choses dégénèrent, j'ai ce mouchoir dans ma poche.
Je le tire, c'est le signal.
Votre boulot sera d'écarter le canon loin de Tony,
vers le plafond.
Un mot de vous et je le dégomme.
Je dégainerai mon arme.
Selon le FBI, quelle est la méthode la plus efficace ?
Pour que ce soit sans douleur.
À la base du crâne derrière l'oreille,
vers le haut, pour que ça traverse le lobe frontal.
Derrière l'oreille,
vers le haut.
Veuillez m'excuser.
Tu veux de l'eau de Cologne ?
Non, merci.
Ta merde pue pas, c'est ça ?
C'est pas ce que je dis.
- Je te sens d'ici. - Ces deux jours ont été longs.
Je crois qu'ils me pardonneront.
Bonsoir.
Je suis près du QG de la police devant chez Tony Kiritsis,
où il détient actuellement
Richard Hall en otage.
Un temps d'antenne nous a été demandé pour un communiqué
par le procureur adjoint du comté,
George Martz.
Communiqué apparemment destiné
à Tony Kiritsis lui-même.
Voici M. Martz.
J'aimerais lire une lettre du procureur du comté de Marion,
James F. Kelly.
Elle s'intitule "Lettre d'immunité
accordée à Anthony George Kiritsis".
"M. Kiritsis,
"En ce jour du 10 février 1977,
"dans l'État de l'Indiana,
"le procureur du comté de Marion, James F. Kelly,
"accorde par la présente à Anthony George Kiritsis
"l'immunité de poursuites
"en référence à l'enlèvement de Richard Hall
"et de tous les actes commis
"ou prétendument commis
"par ledit Anthony George Kiritsis."
Avant, j'étais jaloux de toi.
Maintenant, je voudrais pas être à ta place.
Quand ce marché sera conclu,
le monde entier saura qui vous êtes, toi et ton père.
Et on va me payer 5 millions pour ça.
Tony, c'est Jimmy.
J'ai parlé aux gens, ici.
Tout est réglé.
Ils ont le billet à ordre ?
Oui, la promesse d'argent.
Tout est réglé, Tony.
Faisons tourner ces caméras.
Voyons si on est à la télé nationale.
Tony, c'est fini ?
John Wayne de mes deux.
Comment je rivalise avec John Wayne ?
Tony, c'est fini ?
Tony, c'est Mike. On est prêts.
Tony, s'il te plaît.
S'il te plaît !
Merci, Tony.
Je veux bien faire ce que tu veux.
Je m'assurerai que ça se fasse.
Je t'assure que j'ai retenu la leçon.
Je vais procéder à des changements, faire des tas de choses...
Je te remercie, toi et le Seigneur.
Qu'est-ce que tu fais ?
Ton heure de gloire.
Non, Tony. Je ne vais pas là-bas.
Non, il faut que tu...
- Lever de rideau. - Détache-moi.
J'irai nulle part !
Debout !
Debout, Dick !
Je vais pas là-bas.
Je te jure que je vais te buter, ici et maintenant.
Me cherche pas, connard.
Mike ! C'est quoi, le plan ?
Les trois chaînes vont filmer, NBC, CBS et ABC.
Ils vont me buter, et toi aussi !
Si je meurs, tu meurs.
Je sors, avec Dick.
Mes pairs, mes amis...
La présence du public.
C'est tout ce qu'un gars peut demander.
Nous interrompons notre émission pour un bulletin spécial
au 3e jour de la prise d'otage d'Indianapolis.
Anthony Kiritsis va s'adresser à la presse et aux forces de l'ordre...
Tony, la déclaration de M. L. et Meridian Mortgage que vous vouliez.
Bien. Donnez-la à Dick, il va la lire.
- Quoi ? - Prends-la !
Gardez à l'esprit qu'on est en direct,
on ne peut pas présumer de la suite.
C'est presque impossible, venant...
du terroriste.
C'est un reportage en direct.
Tout le monde s'écarte.
On n'a aucun contrôle
sur ce qui passe à l'antenne à l'instant.
Faites tourner les caméras !
Faites tourner les foutues caméras !
Avance.
Je vais vous montrer quelque chose.
De la part des avocats. Lis.
Vas-y, lis.
Je veux ça sur toutes les chaînes nationales.
On m'a traité de ravisseur, de racketteur et de tout le reste.
Maintenant, je suis un héros national et ne l'oubliez pas.
Je veux ça sur les trois chaînes nationales. Ça tourne ?
J'ai des amis dans tout le pays !
Lis.
"Le 10 février..."
Tony, desserre un peu.
"Le 10 février
"1977.
"Ceci atteste que..."
- Attends. Où est Fred ? - Je suis là.
Je suis là.
Vous êtes un sacré bonhomme, Fred. Venez.
Content de vous voir.
La voix d'Indianapolis.
Un homme bien.
Où est Jimmy ?
Il arrive, il arrive.
Frank. Je le connais depuis un bail.
Un sacré flic !
Calmons-nous et laissons ce monsieur lire.
Lis.
"Le 10 février
"1977.
"Ceci atteste que les points que M. Kiritsis prétend illégaux..."
Attends. J'ai besoin d'un verre d'eau.
Je veux que ce truc soit compris ! Je vais le lire.
"Le 10 février 1977.
"Ceci atteste que les points
"que M. Kiritsis prétend..."
Je n'aime pas ce mot. J'accuse ! Et ils l'ont reconnu.
"...prétend illégaux et les actes contestables du groupe Hall..."
Donne-moi à boire, mec.
Donne-moi à boire.
Je suis sobre, les amis.
J'ai bu six verres en 1976 et aucun cette année.
Ça me manque pas du tout !
"Ce preneur potentiel était très intéressé par le site de Kiritsis,
"mais nous n'avons pas réussi à trouver un accord
"qui satisfasse nos intérêts."
Leurs intérêts !
Je leur ai emprunté de l'argent avec plusieurs locataires en perspective
et ces enfoirés les en ont détournés.
Ils les ont tous dissuadés un à un.
C'est un piège du capital-investissement
destiné à leurrer de pauvres gens.
On leur fait goûter au rêve américain et on les en éjecte.
Et vous faites de moi un monstre ?
Moi, je suis le petit.
Beaucoup d'amis à moi sont ici.
Ils m'ont vu stresser
pendant 4 ans et 3 mois, avec un de ces trucs contre ma tempe.
J'ai inversé les rôles.
Pas vrai, Dick ?
J'espère que le coup partira pas. Je m'amuse trop.
Ça va te plaire.
M. L. Hall,
le père de ce monsieur...
assume personnellement la responsabilité de ces irrégularités.
C'est écrit en toutes lettres.
Je vais l'encadrer.
Où est Fred ?
Vous serez en retard au boulot demain.
Je crois que je vais faire la grasse matinée.
On vous laissera faire ça ?
Pas vraiment.
Je veux remercier...
ce monsieur...
d'avoir diffusé mon interview et laissé mes amis appeler.
Sans ça, je serais encore un vulgaire ravisseur.
Je sais pas comment vous remercier.
Merci d'avoir fait ça.
Je suis un de vos plus vieux fans.
Vous êtes un sacré bonhomme.
Vous soutenez les petites gens.
Je veux m'excuser auprès de la famille de ce monsieur.
Je regrette de l'avoir humilié comme ça,
même s'il l'avait mérité.
C'est lui qui tient le fusil.
Et il chiale comme un gamin turbulent.
Mon fils...
a le fusil attaché à son cou
et ses yeux sont secs comme des os.
Calme et serein comme cette lune.
Vous voyez ?
C'est mon fils.
Je veux que tout le monde sache que j'avais raison !
On a un plan s'il presse la détente ?
On paie l'amende et on regarde grimper l'audimat.
Je crois que c'est tout.
Passons ce marché.
Frank, remonte mon pantalon.
On ne garde que les personnes essentielles.
Merci encore à ceux qui m'ont soutenu.
Et pardon pour mon langage.
On y va.
Allez !
Jimmy, tout est OK ?
On arrive au bout.
Les avocats mettent les points sur les i.
Très bien.
On y est presque.
Vous pouvez signer ici.
C'est dur, de la main gauche. Tenez-moi ça.
5 millions de dollars, mon vieux !
Tony, asseyez-vous ici.
Tony, si je peux me permettre...
Oui, bien sûr.
T'entends ça, Jimmy ?
Le son de la justice.
C'est pas beau ?
Va voir ce qui se passe, Linda !
J'y peux rien ! Ils nous ont évacués.
- Amateurs ! - Quoi ?
J'ai vu des scouts travailler plus vite que ça.
Enlevez-le.
Le fusil est dégagé.
Vous croyiez qu'il était pas chargé ?
Lâchez-moi !
C'était quoi ?
- Il a tiré ? - C'était le fusil. On y retourne.
Lâchez-moi !
C'était juste pour...
Bouge pas.
Tu m'arrêtes ?
Exact.
Tu m'arrêtes, connard ? Dégage !
Vous m'arrêterez pas ! Vire-moi ce truc, Mike.
Jimmy, tu m'as baisé !
Pardon !
Tu m'as baisé !
M. Martz !
Des détails sur la situation ?
L'otage est libre, sain et sauf.
Que s'est-il passé ?
Ils sont allés au QG,
ont négocié et relâché M. Hall.
Qui a ôté le fil ? Où est Tony ?
Je n'en sais rien et je m'en contrefous.
Il a tiré en l'air pour prouver Dieu sait quoi.
Richard Hall est vivant.
M. Martz, des commentaires ?
Tony est vivant ?
... et il sera pur.
Lave-le, et il sera plus blanc que neige.
- Pardon, Tony ! - Minable.
Je vous emmerde, Gallagher.
Vous avez merdé, amigo.
Quoi ?
Merci de l'avoir gardé en vie. Trouvez la paix.
Vous êtes qui ?
Où est M. Temple ? Gallagher !
Et mon immunité ?
Et vos promesses, bande de fils de putes ?
Où on va ?
Où on va ?
Mardi 25 octobre 1977
Flash spécial :
verdict au procès Tony Kiritsis.
- Comment je suis ? - Sexy.
Donnez le verdict à l'huissier.
Levez-vous, monsieur.
Ça va aller.
Faites face à la cour.
Nous, membres du jury,
déclarons l'accusé Anthony G. Kiritsis...
non coupable
pour cause de démence.
Je le savais !
On condamne pas un innocent.
Je dois dire une chose...
Silence !
Pardon, monsieur le juge.
La séance n'est pas levée.
M. Kiritsis, votre sentiment ?
Linda, ça va ?
- Je vais bien. - Ça va ?
Vous pensiez être condamné ?
Non.
Mais je ne suis pas fou.
M. Hall, comment réagissez-vous à ce verdict ?
C'est un triste jour pour la justice
et pour Meridian Mortgage,
société dirigée avec respect et dévouement.
Nous continuons à soutenir...
les valeurs de ce grand État de l'Indiana,
contrairement à ce verdict.
C'était Richard Hall, le président de Meridian Mortgage
et l'homme pris en otage par Tony Kiritsis,
qui vient d'être déclaré non coupable pour cause de démence.
Vous l'entendez, la ville était divisée autour de cette affaire.
Elle le sera davantage encore
après ce verdict remarquable.
Linda Page, en direct de la Cour suprême du comté de Marion.
- À vous. - On monte et on diffuse.
Prime time.
Quel merdier.
Richard Hall et Tony
ne se sont plus trop vus après ça.
Sauf une fois.
C'était dans cette petite supérette
dans Earl Street,
où Richard achetait ses muffins parce qu'ils les font sans sucre.
Non, pas celui-là.
Pas celui-là, celui que j'ai montré. Je veux celui-ci.
Voilà, celui-ci.
Gardez la monnaie. Bonne journée.
Ils se sont vus, mais...
ne se sont pas parlé.
Il n'y avait plus grand-chose à dire.
Tony fut interné dans un hôpital psychiatrique.
Au bout de deux ans, il refusa de signer sa remise en liberté
car elle exigeait des soins dont il estimait "ne pas avoir besoin".
Il y resta donc huit ans de plus.
Après l'affaire Kiritsis, Richard Hall a lutté contre l'alcoolisme.
Tony est resté sous surveillance du FBI jusqu'à sa mort en 2005.
En apprenant le décès de Tony, Richard Hall aurait déclaré :
"Je n'aurai plus à écouter sa grande gueule."
Meridian Mortgage subit une perte de bénéfices après 1977
et déclara faillite.
LA CORDE AU COU
J'attends cet accord.
J'attends ces 5 millions de dollars que je viens de voler.
Donnez-nous de l'eau.
Donnez ça à Dick.
Tenez, Dick.
George, restez pas devant les caméras.
Je vous vole la vedette, pardon.
C'est votre show, pardon.
Sous-titres Pascale Joseph
Sous-titrage TITRAFILM
Quel merdier !
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