All language subtitles for Episode.5.Le.Masque.de.la.mort.(Death.in.Disguise)

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Original subtitles

L'auberge du cheval dor�

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Pourquoi se donner rendez-vous dehors, Bill ?

Au cas o� on baisserait notre garde.

Je n'en ai pas, je suis tel que tu me vois.

On avait dit qu'on ferait �a 10 ans

et qu'on prendrait l'argent.

L'heure est venue, et tu m'as tromp�.

J'avais mes raisons, Bill.

Nous avons accompli un vrai voyage en 10 ans, non ?

Je veux r�cup�rer ma part.

Et nos compagnons de voyage ?

Doit-on les abandonner � la crois�e de ton �go�sme ?

Bon Dieu, j'en ai marre de ton baratin.

Reste si tu veux, mais donne-moi ma part.

Je n'ai pas les moyens.

Alors, prends un pr�t.

J'ai une meilleure proposition pour toi, Bill.

Reste.

Aide-moi � recruter encore plus de voyageurs.

Regarde ce qu'on a cr�� : Un style de vie r�v�.

Si j'avais su que tu finirais par croire tes mensonges,

je ne t'aurais jamais suivi.

L'ancien toi, celui qui...

Je sais de quoi j'�tais capable, Bill !

Et tu sais de quoi moi, j'�tais capable,

quand on essayait de me tromper.

O� sont les autres ?

Arno, va les chercher.

Oui May.

Trixie, pourquoi as-tu pris ces assiettes ?

- C'est toi qui me l'as dit. - Non.

C'est mon argent !

- Tu dois me le donner. - Je ne peux pas.

Tu vas m'�couter !

B�nissez ce poisson qui a donn� sa vie pour mon repas.

Et la sauce ?

II y a quelques grumeaux.

Mais elle a bon go�t.

On dirait Raymond Blanc ou Jack l'�ventreur.

Attends d'avoir go�t�.

Elle est bizarre.

- May Cuttle, de l'auberge... - Du cheval dor�.

Elle ne me l�che plus.

Que ce soit clair, je ne suis pas ici !

- Je m'en occupe. - Je ne suis pas garde champ�tre.

C'est ta r�putation !

Je vais nous en d�barrasser.

- Melle Cuttle... - C'est tr�s urgent.

Melle Cuttle.

M. Barnaby.

Melle Cuttle ! Comment allez-vous ?

Je suis rose, M. Barnaby.

Bien !

H�las, M. Carter est d�finitivement gris.

Ensuite, il a...

Inspecteur, bienvenue.

On ne se conna�t pas, mais May m'a dit

que votre femme avait suivi nos cours d'assertions.

Je m'en souviens !

12 cours � 20 � pi�ce, plus la TVA.

Vous �tes...

C'est notre cher Ma�tre, inspecteur.

Pas vraiment "Ma�tre",

mais plut�t guide de mes chers compagnons.

Lan Craigie.

Des raisons de s'inqui�ter ?

Dans la vie, toujours ; mais l�, rien.

Il est tomb� dans les escaliers et...

Il s'est bris� le cou.

Sa nuque est � un angle assez convaincant.

Qui a trouv� le corps, je vous prie ?

Ken et Heather Beavers.

On revenait d'une promenade sur la colline.

On voulait d�bloquer notre �nergie cosmique, d'o� le...

C'est pour aider Bill dans son passage.

- �a a march� ? - Eh bien...

Oui, merci.

Quelqu'un l'a-t-il vu tomber ?

Je crois parler pour tout le monde en disant que non, inspecteur.

- Merci, monsieur... - Arno Gibbs.

M. Gibbs.

Il avait bu, Tom. Du whisky...

Oh non, vous vous trompez ! Bill Carter ne buvait pas.

Vite, les d�positions, avant qu'ils ne les inventent.

Oui monsieur.

Bien, mesdames et messieurs !

Nous allons prendre vos d�positions.

Par ici.

C'est un scandale...

M. Craigie ? Par ici.

J'aimerais voir la chambre de M. Carter.

O� vas-tu ?

Quel est ton nom ?

C'est Tim Riley, inspecteur.

Laissez-le parler.

Il ne parle pas.

Il ne peut pas ou ne veut pas ?

L'un est pardonnable, mais l'autre est un p�ch� ?

C'est le policier en vous qui parle, toujours dans le doute.

Vous connaissiez bien M. Carter ?

Je croyais que oui.

Mais je me trompais.

Car il aimait boire sans vous le dire ?

Un appel � l'aide, non ?

II aimait peut-�tre juste avoir ses secrets.

C'est le probl�me, dans une communaut� :

Aucune intimit�.

Quels �taient ses autres secrets ?

C'�tait un sage compagnon.

Un homme bon et g�n�reux.

Oui, il a toujours beaucoup lu.

Je l'ai connu peu apr�s sa sortie de prison.

Je pensais que �a vous int�resserait.

Elle se fait appeler Suhami.

- Elle l'est, hein ? - Quoi donc ?

Belle.

Je suis flic, je vois ce genre de choses.

Vous avez fait le stage de conduite ?

Oui monsieur, quatre ou cinq fois.

Merci, mec.

Bienvenue, cher compagnon.

Heather, Ken et Trixie.

- Bonjour. - Suivez-moi.

- Moi, c'est Chris Wainwright. - Bien.

Vous �tes ici pour purifier votre chemin spirituel.

Si vous sentez une sensation de froid,

ne vous inqui�tez pas, c'est un esprit qui nous quitte.

Qui nous quitte ? Qui est mort ?

Son nom terrestre �tait William Carter.

Comment est-il mort ?

"Parti pour un plan sup�rieur".

OK.

Il s'est bris� le cou dans les escaliers.

Je vous montre votre chambre ?

D�sol� monsieur.

Pas besoin d'enqu�ter, non ?

II est tomb� dans les escaliers, bourr�.

On ne sait jamais, Troy.

Pourquoi William Carter a-t-il fait de la prison ?

Escroquerie, d'apr�s Craigie.

- Comment l'avez-vous trouv� ? - Craigie ?

II m'a eu il y a dix ans, le salaud.

20 fois 12, �a fait 240 � !

Plus la TVA.

Honn�tement, votre femme avait besoin de cours ?

J'en doute franchement.

De cours de cuisine, si.

Vous croyez que Craigie et le petit Tim fricotent ?

Non, je ne pense pas.

Craigie est un homme bien. Vous savez ce que c'est, Troy ?

II est aussi louche que les autres.

Fichus babas cool...

C'est une g�n�ration, Troy.

Certains sont rest�s bloqu�s.

Bien, on est � nouveau mobiles ?

Oui, d�sol� monsieur.

Sergent Troy.

Oui, un instant. Le m�decin l�giste.

All� Steve !

Pour William Carter.

Il n'y a pas de probl�me.

Mieux vaut pr�venir que gu�rir.

Cully !

Alors ?

50 autres femmes ont pass� l'audition.

Allons prendre un caf�.

Pour une si petite troupe, 50 !

Mais il y a trois sorci�res, �a te laisse ta chance.

- Quand auras-tu la r�ponse ? - Qui sait ?

Tu es sur ton 31.

J'ai un enterrement. Tu viens ?

Force de la Lumi�re,

qui chasse l'Obscurit�,

Fl�au de la N�gativit�,

nous t'offrons les cendres de ton serviteur,

William Carter, comme preuve de son voyage terrestre.

Que son esprit se divise et se redimensionne...

J'ai une question : Qu'est-ce qu'on fiche ici ?

On est ici par politesse, Troy. Enfin, moi oui.

Et par ton premier rayon de lumi�re,

nous savons, dans nos c�urs humbles et insuffisants,

qu'il ne te d�cevra pas.

Le l�giste a confirm� la mort accidentelle ?

Bill Carter �tait un petit escroc.

Vous avez v�rifi� vous-m�me.

Il n'avait ni ennemis, ni dettes, et sa mort �tait un accident.

- Nous te le confions. - Nous te le confions.

Nous te le confions.

Inspecteur, sergent, merci d'�tre venus.

Bill �tait touch�.

Pardon ?

II m'a contact�e ce matin pour savoir qui viendrait.

Il trie les invit�s, hein ?

Qui est le nouveau, Melle Cuttle ?

Christopher Wainwright.

Il travaillait pour la BBC, le pauvre, comme cam�raman,

dans des endroits horribles.

Il s'est vite int�gr� !

Oh oui, ils sont devenus bons amis.

Venez prendre une limonade et du g�teau � la carotte.

Non merci, nous avons du travail � faire.

Merci quand m�me.

Plus vite, Ken.

D�sol� Trix, c'est limit� � 45.

Les abeilles sont tr�s sensibles et enclines au stress.

Et elles connaissent les limitations de vitesse ?

Un pneu crev�.

Oui.

Calme-les pendant que je r�pare �a.

J'ai lu qu'il fallait chanter aux abeilles.

Vraiment ? Quoi donc ?

Une berceuse, bien s�r.

Les abeilles aiment l'orage, Ken ?

Qu'y a-t-il, Ma�tre ?

Tim ?

Tim, �a va ?

II ne doit pas �tre loin.

J'ai promis qu'il n'aurait plus peur.

Il faut le retrouver.

Tim a disparu !

Viens, May. May !

Tim a disparu !

Vous trois, fouillez la maison.

Allez.

Trixie, fouille la maison. Viens, May, vite.

- Tim ! - Allez !

Tim !

Pourquoi serait-il sorti dans l'orage ?

II est comme �a, il aime l'air libre !

II se cache tel un animal apeur� !

Tim !

II y a quelqu'un l�-haut !

Tim.

Tim, c'est toi ?

O� es-tu ?

Je vais bien, mon cher Arno.

Arr�te de me toucher, tu siphonnes ma r�serve !

Quelle ind�pendance d'esprit !

II est introuvable, Ma�tre.

Il n'y a aucune trace de lui.

- Il n'est pas derri�re. - On a regard� partout.

En plus, je sens une r�gression arriver !

Une r�gression ?

Pour quand, May ?

Difficile � dire. Bient�t.

Tim ?

Tim !

- C'est lui ! - Dieu merci !

Christopher, on l'a trouv� !

Attention, Tim. Bien.

Arno !

Arno, je vais les prendre.

- Mon h�ros ! - Je ne dirais pas �a.

Tu as sauv� une vie, tu es un champion.

Bonjour Chris.

On va finir les nouvelles ruches.

Super...

Tu es seule ?

Oui, mais elles �taient quelqu'un dans une vie ant�rieure.

Mais l�, non, donc...

Et les autres ?

�a ne te d�range pas, Chris ?

Non, pas du tout.

Mais �a, oui.

Je l'ai trouv� sur le toit, l� o� �tait le boulet de canon.

- Quelqu'un l'aurait... - Quoi ?

Fait tomber volontairement ?

Je dirais que non, mais avec la mort de Bill Carter...

C'�tait un accident, le l�giste l'a dit.

Alors, �a doit �tre vrai.

D�sol�, je ne voulais pas t'agresser.

Bien, qui n'�tait pas dehors hier soir ?

Ken et Heather n'�taient pas l�.

Ni Arno, Trixie et Tim.

Toi non plus, Suhami.

Terry.

Vous �tes les reporters ? Ken et Heather Beavers.

Ava Rokeby et Terry Lightfoot.

Vous avez un appareil photo ?

Normal, je suis photographe.

Je ne sais pas pour les photos, Ken.

Pourquoi nous avez-vous appel�s, M. Beavers ?

Vous vous �tes d�j� demand� ce qui se passe � l'auberge ?

Parfois.

Deux tentatives de meurtre.

Dont une r�ussie.

Bill Carter.

Le l�giste a dit que c'�tait un accident, mais c'est faux.

La nuit derni�re, il y a eu une autre tentative de meurtre.

Avec un boulet de canon.

Des noms ?

Je crois qu'on devrait parler affaire.

Combien dois-je vous payer pour balancer vos amis ?

Oui, combien ?

Ne vous blessez pas.

Attention � ton dos, Arno.

Allez, faites-le rouler.

Attendez-moi !

J'arrive !

- Vite, May ! - Oui, oui.

Venez, allez.

Il y a des moyens plus simples de tuer, M. Wainwright.

Peut-�tre, mais j'ai trouv� �a sur le toit, inspecteur.

On l'a peut-�tre utilis� pour d�loger le boulet.

Avant que vous ne demandiez, c'est le mien, pour la voiture.

Et comment votre soi-disant meurtrier

pouvait-il savoir que vous seriez tous dehors,

en plein orage, dans sa ligne de mire ?

Alors, c'est tout ?

Ce truc a failli tuer May, et vous l'ignorez.

Comme tout bon avocat en deux secondes chrono

s'il n'avait rien de plus.

Melle Cuttle ?

Quoi ? Pourquoi me regardez-vous ?

J'ai l'impression que quelque chose vous d�range.

Deux jours apr�s la mort de Bill Carter,

j'ai entendu une voix dans la chambre du Ma�tre.

Il avait l'air d�sesp�r�.

Craigie ?

Non, �a pouvait �tre n'importe qui.

Il murmurait d'une voix rauque.

Que disait-il ?

"Mon Dieu, pourquoi as-tu fait �a ?

"S'ils font une autopsie..."

C'est tout ?

L'autre homme ou femme qui �tait l� n'a pas parl�.

Celui que vous avez entendu pouvait �tre au t�l�phone.

Il n'y en a pas.

Ensuite, deux nuits plus tard, � 2 h du matin,

j'ai entendu quelqu'un fouiller dans la chambre de Bill.

Je suis all�e voir, il s'est enfui par la fen�tre, sur la terrasse...

- Et dans le jardin ? - Non.

Par la porte d'entr�e.

�a veut dire que cette personne �tait de la communaut�,

et non un cambrioleur.

Pourquoi n'avoir rien dit auparavant ?

Ce n'�tait pas important, jusqu'au boulet de canon.

Peut-�tre que celui que j'ai surpris chez Bill croit

que je l'ai reconnu.

En d'autres termes, le boulet visait May, inspecteur.

Pas maintenant, Gaius Quintus !

Non !

Que se passe-t-il ?

Gaius Quintus �tait un chef romain

en 75 avant J-C.

May va bient�t r�gresser et nous faire part de sa sagesse.

Ce n'est pas le bon moment, Gaius Quintus.

Mardi, disons plut�t mardi.

Quoi ? Que dis-tu ?

II ressent des forces mal�fiques, inspecteur.

- Il faut la ramener, inspecteur. - Oui, oui.

N'oubliez pas �a.

C'est assez extraordinaire...

Barnaby.

M. Barnaby ? Ava Rokeby, du journal.

O� en est l'enqu�te ?

Quelle enqu�te ?

La tentative de meurtre � l'auberge.

D�sol�, je vous entends tr�s mal.

La presse. Qui les a pr�venus ?

On devrait peut-�tre prendre May au s�rieux.

Quoi ?

"Pourquoi as-tu fait �a ? S'ils font une autopsie..."

C'est du vent.

Vous m'avez convaincu, mais on rate quelque chose.

- Quoi donc ? - Les forces mal�fiques, Troy.

Un instant.

D�sol�e.

Combien de temps ?

Dix minutes, M. Gamelin. Un jus de fruits ?

Non, j'en peux plus.

L�che-moi. Passe-moi ton t�l�phone.

All� !

Tu es s�rement invit�e � l'anniversaire de notre fille ?

Tu te souviens de notre fille !

J'essaie d'�tre gentil, Felicity. Je t'emm�ne ?

Guy, je ne veux rien de toi.

Mais tu veux toujours mon argent !

On vous accuse, M. Gamelin,

d'avoir remplac� vos employ�s par de la main-d'�uvre � bas prix.

Et alors ? Ces gens-l� doivent manger aussi.

Bon anniversaire.

�a ne va pas ?

D�sol�e.

Je me sens mal car je t'ai menti, Chris.

Je ne suis pas celle que tu crois.

Comme tout le monde.

Ce type est un vrai salaud et il en est fier.

Il est cruel, revanchard et n'a aucune morale.

C'est aussi mon p�re.

Guy Gamelin ?

Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

Je voulais que tu m'aimes moi, pas mon h�ritage.

Si l'argent m'int�ressait, j'irais travailler.

Je ne serais pas ici.

Bien s�r que je t'aime.

C'est bien.

Vu ce que je vais faire, c'est bien.

- Ma ch�rie. - Quoi ?

- Je parle � la ruche. - J'avais mal compris.

Sois gentil, donne �a � May pour le dessert.

Compris ?

Nom de Dieu !

Esp�ce de d�bile !

Si tu l'as ab�m�e...

Que s'est-il pass� ?

Ce truc s'est jet� devant moi !

On ne se demande pas o� il va comme �a.

Tim ! Je t'en prie !

- Bonjour Guy. - Pas aujourd'hui !

Bon Dieu !

Que fais-tu ici ?

Je vais bien, merci.

Tu viens nous faire une offre qu'on ne pourra pas refuser ?

II va y rester des heures.

Au moins, on sait o� il est.

Oui May.

Tu n'es pas venu pour me voir.

Que fais-tu ici, Guy ?

Je viens voir ma fille, c'est son anniversaire.

Cette triste petite fille est la tienne ?

Je comprends mieux. Elle t'attend ?

Les Craigie m'attendent.

Il n'y en a qu'un, un homme.

Excusez-nous.

- C'est quoi, cet endroit ? - Un refuge, Guy.

Pour les gens bless�s par des gens comme toi.

Je vois.

Une nuit avec moi t'a bless�e ?

Quatre nuits, en fait.

C'est dr�le,

je me rappelle la quantit�, pas la qualit�.

Pourquoi l'avoir invit�, Ma�tre ?

C'est ton anniversaire, et c'est ton p�re.

Regarde ses lettres.

Je me moque de ce qu'il dit, c'est une ruse !

II pr�pare quelque chose.

Suhami.

Essaie d'�tre plus g�n�reuse.

Tu as trouv� ton chemin et un compagnon.

- Ton p�re est perdu. - Ma�tre !

Je dois l'accueillir.

Mais pas moi !

Mon cher compagnon,

bienvenue � l'auberge du cheval dor�.

Hein ?

Ma�tre, voici Guy Gamelin.

- Lan Craigie. - O� est ma fille, M. Craigie ?

Vous la verrez au d�ner.

O� est-elle ? Je veux la voir maintenant !

J'ai dit "au d�ner".

Allons boire un verre.

Aujourd'hui est un grand jour, Guy.

C'est l'anniversaire de Suhami, et l'un de nous va r�gresser.

Hein ?

Contacter un esprit d'un autre �ge.

Ouvrez votre esprit, Guy.

Vous apprendrez quelque chose.

Merci, � bient�t.

Mon Dieu, arr�te �a.

�a me fait peur � chaque fois.

Vous avez l'air perplexe, Guy.

Je me demande ce que c'est.

Un crumble aux noix de nos arbres,

des l�gumes du jardin, du pain fait maison,

et nos champignons.

La reine du jour.

Vous pourriez...

La faim a eu raison de toi, Tim ?

Assieds-toi.

Bon Dieu...

Il est tomb� d'un arbre !

Oui, il le fait souvent. Vous devez �tre...

Pour commencer, je suis �pat�e qu'il soit en vie !

Elle te demandait qui tu es.

�a, j'ai honte de le dire, c'est ma femme.

Et c'est r�ciproque.

Asseyez-vous.

Sylvie ! Comment vas-tu, ma ch�rie ?

Par ici, m�re.

Voil�, vous savez tout sur nous.

Ma m�re est une junkie, mon p�re la bat,

et je cherchais � me cacher.

Et tu as r�ussi.

Pour ce qui t'int�resse, papa,

c'est-�-dire l'argent, non.

Mon h�ritage.

La totalit� des trois millions de livres.

Pour mes 18 ans.

Merci papa.

Bon anniversaire.

Tout appartient au Ma�tre, qui en fera bon usage.

Si tu crois que je vais te laisser filer trois millions � ces dingues,

tu te trompes !

C'est pour �a que vous l'avez prise ?

Vieux sournois, Craigie ! Si vous l'avez persuad�e...

S'il vous pla�t !

Asseyez-vous, Guy.

Ma�tre, il faut se d�p�cher.

Tr�s bien, Ken.

Votre fille a fait cette offre g�n�reuse,

mais je ne l'ai pas encore accept�e.

Je l'emm�ne, Ma�tre.

D�p�chons-nous, Ma�tre.

Gaius Quintus n'aime pas le retard.

Oui, allez-y et pr�parez-la.

Veuillez vous joindre � nous.

Chris, apporte le sac de May.

C'est le mien, celui de May est l�.

Es-tu pr�te, May ?

Alors...

Iocalise le centre de ton �tre.

Je l'ai trouv�, Ma�tre.

Je le vois, c'est une boule dor�e.

Pousse cette boule, May.

Pousse !

Pousse-la jusqu'� la plante de tes pieds.

Tu la vois s'�lever !

Dans les airs !

Regarde-nous, May.

Regarde en bas.

Mon nom n'est pas May.

C'est Gaius Quintus.

Bienvenue, Gaius Quintus.

O� �tes-vous, Gaius Quintus ?

Dans une for�t.

Une clairi�re.

L'Angleterre romaine, en 75 avant J-C.

Nous allons construire un mur au Nord,

mais nous avons fait arr�t pour la nuit.

Un sanglier r�tit sur la broche qu'un esclave fait tourner.

Je sors de la tente, le g�n�ral me suit.

Est-ce aujourd'hui que l'un de nous aura

une rancune envers Rome ou envers le g�n�ral ?

Moi, Gaius Quintus, je le saurai en premier.

"O� sont mes l�gumes, esclave ?" Dit le g�n�ral.

"Sur le feu, monsieur, des champignons dans la po�le."

Aidez-moi.

Aidez-moi.

Ma gorge est en feu.

May ? May, �a va ?

�carte-toi.

Laisse-la respirer.

- Un oreiller ! - Du bouche � bouche !

Ne soyez pas b�tes, elle ne se noie pas !

Reviens, May.

Champ... champ...

Des Huskies qui tirent un tra�neau dans un champ ?

L'Antarctique ?

Ne sois pas b�te, Arno. Champignons ! Champignons !

Mon Dieu, quelle aventure !

Allumez la lumi�re, j'ai tant � vous raconter !

Alors ?

Poignard�, monsieur.

- Je retire le couteau, Tom ? - Oui.

Il y a un fil dor�.

�a ne vient pas de la victime.

Un couteau de cuisine...

Craigie l'a utilis� lui-m�me pour couper le crumble.

Mince alors, regardez �a.

Je savais qu'il �tait louche.

Mais on ne tue pas pour une perruque,

sauf exception.

On ne peut pas arr�ter �a ?

Tim !

Tim ! Tim !

Inspecteur, vous pensez que le Ma�tre a �t� assassin�,

mais vous vous y prenez mal.

Comment d�cririez-vous sa situation ?

II a �t� moissonn� dans l'astral.

Et le couteau plant� dans sa poitrine ?

C'est une lance c�leste.

"Made in Sheffield".

Faites-le taire.

- H�, la ferme ! - �coutez.

Celui qui aurait poignard� le Ma�tre serait couvert de sang.

Regardez autour de vous.

Personne n'a rien.

Sauf Tim. Il a quelques taches.

Oui, il �tait � c�t�...

Nous prendrons vos d�positions demain.

D'ici l�, je vous prie de ne pas quitter l'auberge.

Merci.

- Vous n'avez pas le droit ! - Oh si.

Tiens donc, j'ai mon flic perso ?

Eh oui, monsieur.

Je vais vous dire une chose :

J'ai arr�t� de faire le sale boulot moi-m�me.

Si j'avais voulu tuer Craigie, j'aurais pay� quelqu'un.

Vous faites souvent �a ?

II y a un policier sur notre palier, Felicity, pour la nuit.

Tiens-toi bien.

Bonne nuit.

Bien, Guy. Dis-moi...

Comment as-tu fait ?

Comment as-tu tu� Craigie ?

Oh, ch�ri.

- Il est tard. - Pas grave. Un th� ?

Non, un tr�s gros whisky.

C'�tait si dur ?

Je m'�tais tromp� sur les gens de l'auberge.

Je les croyais inoffensifs, et l'un d'entre eux ne l'est pas.

Ils ont touch� le vieux hippie en toi.

Merci.

Si Carter avait �t� assassin�, si j'avais attrap� le meurtrier,

Craigie serait toujours en vie.

Avec des "si"...

Qu'en pense le sergent Troy ?

Le Sergent Troy pense que je suis un salaud.

Je l'ai laiss� � l'auberge au cas o� quelqu'un s'en irait.

Tu connais Guy Gamelin ?

- La soci�t� Gamelin. - C'est lui.

Sa fille le d�teste.

Sa femme le d�teste. Elles le ha�ssent !

Comment vit-il avec �a ?

Dix minutes, Troy.

Solarium, grosse journ�e, des meurtriers � arr�ter !

Des meurtriers au pluriel ?

Bonne question.

Qu'est-ce qu'ils font ?

Apparemment, ils nettoient le chemin astral

pour que Craigie rejoigne l'Arche des Esprits.

Vous vouliez me voir en premi�re ?

Oui. Merci Melle Channing.

Vous semblez �tre, comment dire,

plus terre � terre que vos amis.

- Ils vous �nervent. - Un peu.

Pourriez-vous me dire o� vous �tiez tous

quand Craigie a �t� poignard� ?

Troy, prenez note des positions.

En gros, nous �tions tous autour de May, ici.

Ken et Heather Beavers �taient ici,

et les Gamelin, juste ici.

Bien. Et o� �tait Suhami ?

Elle �tait assise � ma droite.

Ici.

Il reste Arno Gibbs et Christopher.

Oui. � c�t� de May...

De quel c�t� ?

Arno � gauche, Chris � droite.

On reste � c�t� au cas o� elle s'�vanouirait.

Hier soir, s'est-elle �vanouie ?

Durant sa r�gression, elle a mang� un champignon.

Elle a commenc� � saisir sa gorge,

puis elle est tomb�e en arri�re ici.

Nous l'avons tous entour�e,

et quand la lumi�re est revenue, on a vu le Ma�tre.

Vous n'avez vu personne le poignarder ?

Non.

Bien. Alors...

O� �tait Tim ?

Vous le savez : Aux pieds du Ma�tre, le pauvre.

Et vous �tiez loin de Craigie ?

Craigie �tait l�, et j'�tais � peu pr�s ici.

� environ 5 m�tres. 5 m�tres...

Merci, ce sera tout pour l'instant.

Je sais que �a a l'air b�te, inspecteur,

mais le Ma�tre �tait quelqu'un de gentil.

Je ne vois pas qui aurait pu vouloir le tuer !

Pourquoi vous maquillez-vous autant ?

Quel culot !

�tre grossier, c'est mon boulot. Vous avez une cicatrice.

Rien � voir avec le meurtre.

J'en jugerai moi-m�me.

Je ne vois pas comment, si je refuse de vous en parler.

Excuse-moi. Caf�, inspecteur ?

Oh, merci beaucoup !

- Du gland. - Pardon ?

Le caf� est fait � base de glands moulus.

Int�ressant.

Vous sonnez, M. Beavers.

Oui.

En effet.

Laissez-moi faire.

- All� ! - Ken ?

�a alors, c'est pour vous.

All� !

Ken, on doit parler des morts.

Oh oui, c'est une bien bonne id�e.

Mais je suis un peu coinc� � l'heure actuelle.

La police ?

Oui, quelque chose comme �a.

Rappelez-moi.

M. Beavers.

Merci.

M. Beavers, regardez �a.

C'est un plan de vos positions hier soir,

quand Craigie a �t� poignard�. Il est juste ?

Vous savez, inspecteur,

je donnerais tout pour �tre celui que vous cherchez.

C'est une dr�le d'id�e.

Vous oubliez que le Ma�tre �tait un tr�s grand homme, inspecteur.

D'avoir jou� un si grand r�le

dans son voyage vers la perfection....

Vous auriez pris perp�tuit�.

�a devait �tre un �tranger.

Le Ma�tre n'�tait pas content, je l'ai vu.

Quel "�tranger" ?

M. Gamelin, pardi !

Le Ma�tre l'a montr� en tombant, comme ceci.

"Pourquoi toi ?", semblait-il demander.

Son visage n'�tait que douleur et �tonnement.

Trixie ne lui a pas dit.

Normal, ce sont de vieux amis astraux.

Attendez, pourquoi...

Ne pensez pas de mal de Heather.

Ce n'est pas de la curiosit�, ce sont ses antennes cosmiques.

Arr�tez votre baratin,

je me moque de ses antennes cosmiques !

Arr�tons de parler de chemin astral

ou d'Arche des Esprits.

Cet homme a �t� assassin�, et son meurtrier paiera.

Dites-moi en parlant clairement

pourquoi Guy Gamelin aurait voulu tuer lan Craigie.

Sa fille voulait donner son h�ritage � l'auberge !

Trois millions de livres.

Elle l'a eu hier, pour ses 18 ans.

Trois millions !

Oui, c'est pour moi.

Barnaby.

Oui Dave.

Les analyses.

Par ici, merci.

Oui Dave ?

D'accord.

Et le fil ?

- Bonjour, je vais les prendre. - Merci.

Le fil sur le couteau vient d'un rideau, d'une tapisserie.

D'un tissu �pais.

Quelle est la couleur des rideaux du solarium ?

Beige, monsieur.

Et le couteau ?

Pas une empreinte.

Troy, je veux tout savoir sur Craigie...

Viens !

M. Gamelin, arr�tez !

Arr�tez ! On se calme.

- Surveillez-le ! - Ce n'est pas un chien.

- Non, un chien, �a se dresse ! - Troy.

Que s'est-il pass� ?

Guy a dit que le Ma�tre voulait escroquer Suhami.

C'est �vident, non ?

Lui aussi, il veut son argent !

J'ai appris �a hier.

�loignez-le.

M. Gamelin, je dois vous parler.

Tu vas voir.

Tim, je peux te l�cher ?

O� va-t-il ?

Dans son arbre, c'est mieux ainsi.

Vous �tes le seul ici que je connaisse, M. Gamelin.

Vous connaissez ce que dit la presse.

Pourquoi M. Craigie vous a-t-il montr� en mourant ?

Qu'est-ce que j'en sais ?

Vous l'avez peut-�tre poignard� ?

J'ai rencontr� Craigie il y a 24 h.

Et vous avez appris que votre fille

voulait lui donner 3 millions de livres.

L'argent que vous avez gagn�.

�a ne va pas vous plaire, Barnaby,

mais 3 millions, c'est que dalle.

Si l'argent n'est pas le probl�me avec Craigie et Chris,

quel est-il ?

Je n'aime pas qu'on abuse de ma fille.

Ou des femmes en g�n�ral.

Parlez-moi de Melle Channing.

Elle travaillait pour moi.

On a eu une liaison animale de trois jours.

Vous ne savez rien sur sa cicatrice et ses bleus ?

Non.

Regardez-le.

Un homme de plus pr�t � la laisser tomber.

Ils ne sont jamais assez bien pour nos filles.

Je devrais peut-�tre rester un peu ici.

Pour faire connaissance.

Et la r�cup�rer ?

Suhami, bonne nouvelle !

J'ai persuad� ta m�re de rester.

C'est une mauvaise nouvelle, May !

Ce n'est que pour deux mois, ch�rie.

Pour le cours de croissance personnelle guid�e.

May, ma m�re est une toxicomane.

Tu ne la soigneras pas comme �a.

- On devrait... - Quoi ?

J'allais dire "On devrait demander au Ma�tre."

Mon Dieu...

- Je tombe mal ? - Non, non.

Les souvenirs, inspecteur.

La tristesse et la joie,

s'alliant comme le porc et la moutarde.

M�me si je ne mange plus de porc, non.

M. Wainwright.

Vous avez couvert la guerre au Rwanda.

�a expliquerait votre pr�sence ici ?

Oui.

Vous voyez la mis�re humaine, non ?

Les mauvais jours.

Multipliez �a par autant que vous voulez,

et �a donne le quotidien au Rwanda.

Soit je me tirais une balle, soit je me cachais.

Et vous ne connaissiez pas M. Craigie auparavant ?

Je l'avais eu au t�l�phone.

Et M. Carter ?

Je suis arriv� le jour de sa mort, et j'ai failli repartir.

J'ai bien fait de rester.

Une grande inspiration !

Merci.

Et retenez-la.

Un, deux...

- Melle Cuttle. - Quoi ?

Nous cherchons le testament de M. Craigie.

Le notaire ne l'a pas. Et vous ?

Allez voir Arno, c'est notre administrateur.

Et l�chez tout !

Tout ! Expulsez !

Tr�s bien, l�chez tout !

J'ai peur de ne pas l'avoir, M. Barnaby.

Melle Cuttle a dit que si.

Elle a � moiti� raison : Je l'avais.

Je vois.

�a se complique.

Dites-moi, vous pouvez arr�ter ?

Tr�s bien.

Je l'ai r�dig� il y a longtemps,

j'�tais notaire dans une autre vie.

Qui en est b�n�ficiaire ?

Tout revient � Bill Carter.

Et pourquoi ne l'avez-vous plus ?

Le Ma�tre l'a repris il y a quelques jours.

Il voulait le changer.

Et vous n'avez pas eu de nouvelles instructions ?

Exactement.

Celle-ci est en train de mourir.

Bien, la question est :

Avez-vous fait un nouveau testament ?

Je ne peux pas vous aider, M. Barnaby.

Le testament est si important ?

�a me semble logique, pour un ancien notaire.

Le b�n�ficiaire du testament h�rite de la propri�t�.

Il ou elle a peut-�tre d�cid� de pr�cipiter les choses.

Bonjour Troy.

De bonnes nouvelles ? Dites oui.

Lan Craigie est peut-�tre Albert John Cranley.

En prison en 1972, en m�me temps que Bill Carter.

Qu'avait fait Cranley ?

Une histoire de racket.

On a trouv� des millions cach�s sous son plancher.

Rel�ch�, adresse provisoire :

Mme Cook, chambres d'h�tes � Upton.

Je lui montrerai une photo de Craigie demain.

Prenez-en une � l'auberge.

Il y a autre chose, monsieur.

- D�barrassez-moi de �a. - Oui.

�a vient de la police de Hull.

�a va vous plaire.

- M. Beavers ? - Oui ?

J'aimerais vous parler � nouveau.

� quel sujet ?

Une maison close, Mme Beavers.

Celle que vous teniez � Hull.

L� o� les chaluts arrivaient.

Mon Dieu.

- C'�tait une bonne maison close. - Bien s�r.

C'�tait un partenariat, on partageait tous les b�n�fices.

Personne n'a subi de pressions ou de violences.

Des policiers haut plac�s auraient pu en t�moigner

� notre proc�s mais ne l'ont pas fait.

Comment avez-vous rencontr� lan Craigie ?

II �tait en tourn�e dans le Nord.

Il pr�chait dans une mission de marins o� on allait.

Apr�s nos 97000 � d'amende, on �tait abattus.

Le Ma�tre a chang� notre vie, il nous a redonn� foi.

Inspecteur !

Est-ce que �a doit vraiment se savoir ?

Vais-je en parler ?

Je suis un policier, Mme Beavers, pas une comm�re.

Ces gens suffisants s'av�raient tenir une maison close !

Vas-tu bient�t attraper le meurtrier ?

Je vais te dire, Joyce :

Je ne sais pas qui a tu� Craigie,

mais je sais qui ne l'a pas fait.

Tu as cuisin�, Cully ?

Comment le sais-tu ?

Le style est diff�rent, c'est tout.

J'ai un probl�me pour vous deux.

Le soir du meurtre de Craigie,

ils sont tous r�unis, � �couter May Cuttle.

Elle s'�croule.

Ils vont tous vers elle,

en groupe.

Tous, sauf Craigie...

et Tim.

Ils sont l�.

La lumi�re revient,

et Craigie a un couteau dans la poitrine.

Pas d'empreinte ni sur la poign�e, ni sur la lame.

Et le pain � l'ail...

est � 5 m�tres environ.

Que s'est-il pass� ?

Le poivre a poignard� le parmesan.

Pourquoi ? Tim �tait d�vou� � Craigie.

Il ne le quittait que pour aller dans son arbre.

Christopher Wainwright.

Le mari�, cam�raman pour la BBC,

travaillait au Rwanda quand sa femme...

O� est-il ? Lequel est le mari� ?

L�, � c�t� de la mari�e.

Il a dit "cam�raman pour la BBC au Rwanda" ?

Car si c'est Christopher Wainwright,

qui est le gars � l'auberge ?

Belle journ�e pour un mariage.

Tout de suite, la m�t�o.

- Qui est-ce ? - Je ne sais pas.

Allons voir.

Melle Rokeby ! Ravi de vous voir.

Et M. Lightfoot, quelle surprise !

Bonjour M. Barnaby.

Alors, vous fouillez toujours les poubelles ?

Vous nous cachez tout, Barnaby,

on est venus voir nous-m�me.

Vous �tes entr�s dans la maison ?

�a serait une effraction, sergent.

Exactement.

Vous savez quoi ?

Donnez-moi votre pellicule et je passe l'�ponge.

Quand aurons-nous toute l'histoire, inspecteur ?

� la conf�rence de presse, si j'arr�te quelqu'un.

Allez, Barnaby, on se conna�t depuis longtemps.

J'aurai quelque chose pour vous, Ava,

en souvenir du bon vieux temps, mais pas tout de suite.

J'ai votre parole.

En attendant, disparaissez.

M. Wainwright !

Qui �tes-vous ?

Je vous demande pardon ?

Je vais �tre plus clair : Quel est votre nom ?

Certainement pas Christopher Wainwright.

Andrew Carter.

Je suis le neveu de Bill Carter.

D�sol� Suhami.

J'ai fait la m�me chose, on est quittes.

Vous aviez une raison, Melle Gamelin :

Vous �loigner de votre p�re.

Quelle �tait la v�tre, M. Carter ?

Bill �tait un p�re pour moi.

Il m'a �crit quand j'�tais � Madrid.

Il voulait partir d'ici au lieu de partager l'endroit.

Craigie ne voulait pas lui donner sa part.

J'ai dit que je viendrais quelques semaines...

pour essayer de s'arranger.

"S'arranger", �a sent mauvais. C'est mena�ant.

Bill Carter vous a �crit � Madrid.

Que faisiez-vous l�-bas ?

Un peu tout.

Serveur, ma�tre nageur, animateur...

J'ai m�me fait un an au Cirque National.

Et vous avez choisi le nom de Christopher Wainwright.

Pourquoi lui ?

Je l'ai rencontr� � P�ques.

Il m'a dit qu'il partait un an au Rwanda.

Il n'a pas dit qu'il revenait �pouser Lizzie Roscoe.

Vous avez donc d�barqu� ici le mois dernier,

et Bill Carter �tait mort le matin m�me.

Vous deviez �tre abattu.

Ce n'�tait pas un accident.

Je suis rest� pour trouver le meurtrier.

- Une id�e ? - Bien s�r que oui !

C'est Tim Riley !

Je pensais d'abord � Craigie, mais la nuit de l'orage,

il �tait sur la terrasse quand le boulet est tomb�.

Et c'est moi qui �tais vis�, inspecteur, pas May.

Pourquoi ?

Tim avait devin� qui j'�tais et pourquoi j'�tais ici.

Je crois qu'il a aussi tu� Craigie.

M. Carter, je suis vraiment d�sol�

pour la mort de votre oncle.

Mais je vous demande d'arr�ter votre enqu�te.

Laissez-nous faire.

Tr�s bien.

Que cherchez-vous, M. Barnaby ?

Le testament de M. Craigie.

M. Gibbs ne l'avait pas.

Attendez.

Albert Cranley.

- Quoi ? - Des millions sous le plancher.

On a nos habitudes.

Fantastique.

J'ai dit � M. Gibbs que le b�n�ficiaire

aurait eu une bonne raison de le tuer.

Il l�gue l'auberge en partie � vous, Melle Cuttle...

- Et � qui d'autre ? - Arno !

Je vois...

Vous n'en aviez jamais parl� auparavant ?

Jamais, mais il ne savait pas qu'il allait mourir.

Il y a une condition :

Vous devez continuer son �uvre.

Que ferions-nous d'autre ?

Craigie et Bill Carter, prise vers...

La fin des ann�es 70.

En vacances.

Je la montrerai � la dame des chambres d'h�tes.

� plus tard.

Moi, je vais parler � Tim.

Tim ?

Tim, d�sol� de te d�ranger.

Moi aussi, j'aime avoir mon intimit�.

Je n'en ai jamais.

�coute, Tim, je sais que tu as eu peur.

Toute ta vie, apparemment.

J'imagine qu'on t'a fait subir des choses terribles.

Un jour, tu pourrais m'en parler.

On pourrait mettre les choses en ordre.

C'est mon boulot, je mets les choses en ordre.

Et l�, j'ai besoin que tu m'aides � faire �a.

Je crois savoir ce qui est arriv� � Bill Carter.

C'�tait �a, hein ?

Maintenant, ce que je ne sais pas,

c'est qui a tu� le Ma�tre.

Tu �tais assis � c�t� de lui, Tim.

Tu as d� voir qui l'a fait.

Soit �a, soit tu l'as poignard� toi-m�me.

Non, non.

As-tu vu ?

Magie.

Magie ?

II a �t� tu� par magie ?

Je ne comprends pas.

Magie.

Vous venez de faire un miracle, M. Barnaby.

Il n'avait pas parl� depuis son arriv�e !

Extraordinaire. Depuis quand avez-vous ce don ?

Depuis 10 h du matin.

- Que savez-vous sur Tim ? - Rien.

Il est apparu il y a environ un an.

Dieu seul sait d'o� il venait.

Il fallait le signaler.

Pourquoi ? Pour que vous l'emmeniez ?

Vous allez le faire ?

Tout d�pend s'il a tu� quelqu'un.

- Mme Cook ? - Oui.

Sergent Troy, police de Causton.

- Je peux vous parler ? - Bien s�r, entrez.

Y a-t-il une chose que tu ne saches pas faire, May ?

Maintenant que tu le dis, oui, il y a une chose.

Je ne sais pas cacher mes sentiments.

May...

La v�rit� est trop importante, non ?

Oui.

Je dois donc te poser une question

tr�s personnelle et dangereuse, Arno.

As-tu tu� le Ma�tre ?

Tu ne tournes pas autour du pot.

Mais avec le testament...

J'ignorais qu'il y avait un nouveau testament

ou que nous y figurions.

Tu sais ce que �a veut dire ?

Dis-le-moi.

Avec nos nouvelles responsabilit�s,

il va nous falloir grandir.

C'est une id�e effrayante,

la responsabilit� des autres.

On r�alise alors la grandeur du Ma�tre.

Oui.

Tu l'as contact� ?

Non.

Son esprit est dans la chambre ext�rieure.

Je crains qu'il n'y reste

jusqu'� ce qu'on trouve son meurtrier.

Ma ch�re, tu as �t� si franche avec moi.

Laisse-moi te retourner le compliment.

Certainement.

Tu n'as rien � voir...

Est-ce que je l'ai tu� ?

Quelle terrible suggestion !

Oui, c'est bien Cranley.

Une voix douce et de bonnes mani�res.

Son ami �tait diff�rent.

- Vous le connaissiez ? - Oui.

J'ai oubli� son nom.

- Carter. - C'est �a !

II est venu une ou deux fois.

Ils faisaient affaire.

Cranley avait fait de la prison.

Il me l'a dit tout de suite.

C'est pour �a que je me souviens de lui.

- Son honn�tet�. - Bien s�r !

Je dois y aller, le devoir m'appelle.

M�me si ce g�teau me supplie de rester...

On dit que mon g�teau est assez persuasif.

Vous ne pouvez pas encore partir.

Go�tez mes mamelons � la prune.

Allez.

Vous avez pris votre temps.

O� �tiez-vous ?

Je ne pouvais pas partir comme un voleur, non ?

Craigie �tait bien Albert Cranley,

et elle a aussi reconnu Bill Carter.

L'homme qu'on appelait Craigie �tait un ex-taulard.

Il en a rencontr� un autre

et ils ont mont� l'auberge du cheval dor�.

Apparemment, une arnaque.

Peut-on le prouver ?

Je ne sais pas.

Ces livres dans la chambre de Carter,

sur la philosophie et la psychoth�rapie.

Craigie disait que Bill avait toujours beaucoup lu.

Mais il mentait.

Aucun livre ne datait d'avant 1976.

Pour leur num�ro.

Regardez �a.

Ce sont les cours donn�s � l'auberge cette ann�e.

Page 4, cours d'assertion.

Je vous ai dit qu'avant, une session co�tait 20 � ?

Oui, une ou deux fois.

Et maintenant ?

Mince, 5 � !

Qu'en pensez-vous ?

Vous vous �tes fait voler.

Je crois qu'au d�but, l'auberge �tait une arnaque.

Mais Craigie a fini par croire en ce qu'il faisait.

Il a arr�t� d'entuber les gens.

Et tous ces gens l'ont entour�.

May, Arno, Heather, Ken et les autres.

Ils sont devenus sa famille.

Et Carter a suivi ?

Non.

Et c'est le c�ur du probl�me.

Ils se sont f�ch�s.

D'o� le coup des escaliers ?

Possible. Un th� ?

Non, je suis gav�.

- Barnaby. - M. Barnaby ?

Cuttle au t�l�phone.

Il y a eu un autre horrible incident.

Oui, Melle Cuttle ?

S'il vous pla�t, inspecteur, venez au plus vite !

Mon Dieu, inspecteur, venez, d�p�chez-vous.

Pardon.

Je ne vois pas pourquoi ils paniquent, M. Barnaby.

M�re !

C'est la meilleure chose qui nous soit arriv�e !

Autre chose, inspecteur :

Trixie a disparu, elle est partie sans rien dire.

Mais je crois savoir o� vous la trouverez.

Troy.

J'ai boss� toute la nuit sur lui, Tom.

Notre ami Craigie avait un secret :

Il mourait d'un cancer.

D'o� la calvitie, avec la chimioth�rapie.

Qui aurait voulu tuer un mourant ?

Exactement.

Celui-ci est simple, non ?

George, dis-moi que Guy Gamelin s'est suicid�.

Je crains que non.

Et la bouteille vide dans sa main ?

Elle aurait d� contenir des pilules pour le c�ur.

Aucune trace dans son estomac.

C'�tait une crise cardiaque.

Il prend sa bouteille, elle est vide et pan !

- Oui, mais... - Mais ?

Pourquoi la bouteille �tait-elle vide ?

C'est un millionnaire,

il a des gens qui organisent sa vie dans le moindre d�tail.

Quelqu'un les a prises au dernier moment

et l'a regard� mourir. Trixie Channing ?

� chaque fois, elle attendait le facteur.

Elle prenait toujours l'enveloppe bleue.

Les lettres n'�taient pas explicites.

Celle-ci en est la preuve.

"L'heure est venue."

Sign� Raymond.

- L'heure est venue de quoi ? - Je sais pas.

L'adresse n'est pas loin, va voir.

Merci George, c'est ce que je vais faire.

Ils sont l� tous les deux, mais en haut.

En pleine action.

May Cuttle en a un, Suhami en a un

et Trixie en a un.

Quelle couleur c'est ?

Or.

C'est un fil dor�.

C'est comme �a que le couteau est pass�

de la salle � manger au solarium.

Bien jou�, Troy.

Que fichez-vous ici ?

Pourriez-vous venir en bas pour discuter un peu ?

Prenez votre temps.

Elles vous plaisent ?

Parfaites.

Quel culot ! Comment m'avez-vous trouv�e ?

Mon Dieu ! On n'a pas d'intimit� ?

Pas dans une enqu�te pour meurtre.

Guy Gamelin est mort hier et vous avez disparu.

Les deux sont-ils li�s ?

L'ai-je tu� ?

Non, mais je m'en remettrai.

Pourriez-vous nous expliquer le message cod� ?

"L'heure est venue" ?

May Cuttle et Heather Beavers lisent tout le courrier.

J'ai dit � Raymond d'�tre bref.

Mais � quel sujet ?

D�sol�, ce sont nos affaires, inspecteur.

Et vous, arr�tez.

Oui, arr�tez, Troy.

�coutez, monsieur...

Raymond Jennings.

M. Jennings.

Quand j'ai rencontr� Melle Channing,

elle avait une cicatrice et un bleu.

Vous croyez que Raymond...

Et que j'en voulais encore ?

Je n'aime pas les hommes qui battent les femmes.

Vraiment ? Et les femmes qui battent les hommes ?

Pardon ?

La femme de Raymond, M. Barnaby,

elle le battait.

Quand Raymond et moi, on s'est rapproch�s,

elle m'a attaqu�e.

Elle est balaise ?

Arnold Schwarzenegger en tremblerait.

Hier, mon divorce a �t� prononc�.

Je suis libre.

Nous sommes libres.

France, nous voil� !

Pas dans les jours qui viennent.

Pourquoi pas ?

C'est pour mon enqu�te sur le meurtre de Craigie.

Vous croyez toujours que je l'ai tu� ?

Peut-�tre Guy Gamelin aussi, pour faire bonne mesure.

Alors, n'allez nulle part, s'il vous pla�t.

As-tu quelque chose � me dire, Trix ?

Voil�, monsieur.

Faisons le point.

Bill Carter, tu� probablement.

Craigie, tu� � coup s�r.

Et Guy Gamelin... abandonn� � sa mort.

Pas de passion, mais sans piti�.

C'est encore pire. Mais pourquoi ?

Quelqu'un croyait qu'il avait tu� Craigie.

Sa femme et sa fille voulaient se venger.

Malgr� le nombre de cadavres, ce qui me tarabuste,

c'est ce boulet de canon.

A-t-on essay� de tuer May ?

Ou Christopher.

Si Tim savait qui il �tait

et qu'il cherchait le meurtrier de Bill,

aurait-il voulu l'arr�ter ?

Pour prot�ger qui, lui-m�me ou Craigie ?

Celui qui a pouss� Bill, s'il a �t� pouss�.

On ne le saura jamais. Une autre ?

Oui.

La m�me, une Guinness et une blonde.

Vous avez fini le stage de conduite ?

Melle Gamelin, �tes-vous all�e voir votre p�re avant sa mort ?

Oui, je cherchais ma m�re.

Je l'ai vu et j'ai fait demi-tour.

Il m'a appel�e, il voulait qu'on parle,

qu'on "recr�e des liens".

Et votre m�re �tait-elle dans la chambre ?

Je n'ai pas vu, je ne suis pas entr�e.

J'aurais d�.

Je faisais du yoga avec May en bas des escaliers.

Dr�le d'endroit.

C'est une zone d'�nergie, inspecteur.

Bill Carter a laiss� la sienne, il ne faut pas la g�cher.

Inspecteur, Chris vous avait dit que Tim se vengerait.

Vous ne l'avez pas �cout�.

Viens, Tim !

Qu'en pensez-vous, Troy ?

Ces deux-l� ont-ils eu les tripes de tuer Craigie ?

II avait une fortune et cette propri�t�.

Caf�, inspecteur.

Oh, merci.

Les glands, il n'y a que �a de vrai.

Et comment !

�coutez, asseyez-vous, je vous prie.

Le soir de l'orage,

quand le boulet est tomb�...

pourriez-vous me raconter, s'il vous pla�t ?

Nous sommes rentr�s alors que le Ma�tre cherchait Tim.

O� �tiez-vous all�s ?

Chercher de nouvelles ruches.

Trixie �tait avec nous.

Pourquoi ce retard ?

Un pneu crev�, j'ai d� changer la roue.

Tim a disparu !

Vous trois, fouillez la maison.

Tim ! Tim !

Quand le boulet est tomb�, o� �tiez-vous ?

Dans la maison, � la recherche de Tim.

Bien s�r.

Il y a encore une petite chose.

Votre petit probl�me dans le Nord, et votre "amende".

O� avez-vous trouv� l'argent ?

On a tout vendu.

La maison, la voiture, l'appartement en Espagne...

En Espagne ? O� ?

La Costa del Sol.

Oh, �videmment.

Merci pour tout.

Ne le buvez pas.

Cette plante �tait vivante.

- Comment est votre espagnol ? - Il est nul, pourquoi ?

Tim !

Mon sergent croit que tu as assassin� Bill Carter.

Mais moi, non.

Je sais ce qu'il s'est pass�.

Raconte-lui.

Inspecteur, vous lui avez fait dire un mot,

mais c'est tout...

Oui, d�sol�.

Alors, M. Gibbs, vous n'avez qu'� nous raconter.

Pour Bill ?

Je n'�tais pas l�, c'est le Ma�tre qui m'a racont�.

Il a gliss� et est tomb�.

On l'a pouss�.

Voyons, �coute-moi !

Carter et Craigie se disputaient, ce n'�tait pas la premi�re fois.

Ils se dirigeaient vers les escaliers.

"Donne-moi ma part !" A dit Carter,

ou quelque chose dans le genre.

Craigie a essay� de le calmer, mais Bill �tait furieux.

Il a attrap� Craigie...

et c'est l� qu'on l'a pouss�.

M. Gibbs ?

Tr�s bien.

Bill a attrap� le Ma�tre

et je l'ai pouss� plus fort que je le pensais.

Il est tomb� contre la rampe et il a gliss�.

C'est dr�le, quand je me l'imagine...

ce n'est pas vous que je vois.

C'est Tim.

Tu vas m'�couter !

Carter n'�tait pas saoul,

il �tait plus que sobre.

Vous avez mis du whisky dans sa bouche

pour faire croire qu'il �tait saoul.

Et la conversation que vous avez entendue, Melle Cuttle.

"Pourquoi as-tu fait �a ? S'ils font une autopsie..."

Je vais finir la phrase.

"Lls ne trouveront pas de whisky dans son estomac."

Je l'ai fait pour �pargner Tim.

Vous l'auriez fait souffrir.

Vous avez donc menti.

Oui.

Tim, j'ai besoin de savoir une derni�re chose.

Le soir de l'orage, quand le boulet est tomb�,

�tais-tu sur le toit ?

C'est absurde, inspecteur, Tim a horreur de l'orage.

Montre-moi o� tu te cachais.

Viens, Tim.

Tu �tais ici tout le temps ?

Oui.

C'est la v�rit� ?

II ne ment pas, Troy.

Il ne sait pas faire.

Mais d'autres le font, sinon on perdrait notre job.

Je vais revenir, M. Gibbs.

En attendant, ne quittez pas Tim des yeux.

- Alors, pas d'espagnol, Troy ? - Pas du tout.

"Troy" doit vouloir dire quelque chose en espagnol.

"Accident", peut-�tre, comme quand je disais

que la mort de Bill Carter en �tait un.

Oui, merci beaucoup, je vous remercie.

Avant, les �trangers ne comprenaient rien.

Maintenant, ils parlent mieux que nous.

- Int�ressant ? - Oui.

Tim Riley a dit "Magie",

comme si ce meurtre �tait sorti de nulle part.

Qu'a-t-il vu ?

II a vu qui Craigie montrait du doigt.

Je croyais que c'�tait Guy Gamelin...

Venez, Troy !

Carter !

Tim, arr�te ! L�che-moi !

L�che-moi !

Passez par la maison pour atteindre le toit !

Qu'y a-t-il, inspecteur ?

- Vous deviez le surveiller. - Je l'ai laiss� 30 secondes...

Chut !

Que se passe-t-il ?

Tim !

Tim !

Reculez ! Allez !

Reculez ! D�gagez de l� !

Reculez !

Tim !

- Une ambulance. - Oui monsieur.

Il va bien ?

Je veux voir s'il va bien.

Tim !

- Il est vivant ! - Ne bouge pas.

- �a va ? - Oui. Il va bien ?

Incroyable, il s'est jet� sur moi !

Assieds-toi, Christopher.

Oui, respire � fond.

Il va bien ?

�a fait trois fois que vous le demandez.

Sa sant� vous inqui�te.

Bien s�r que oui !

Je suis heureux de vous dire que oui, il va bien.

Ce n'est pas ce que vous souhaitiez entendre.

Inspecteur, Tim a voulu me tuer !

Non, non.

Vous avez voulu le tuer,

comme vous avez tu� lan Craigie.

- J'aurais tu� le Ma�tre ? - Je sais que oui.

Et Tim aussi.

Il a vu Craigie montrer non pas Guy Gamelin, mais vous.

Tim s'est remis � parler,

et vous aviez peur qu'un jour, il nous raconte tout.

Pourquoi Chris aurait-il tu� le Ma�tre ?

Vengeance et argent, Melle Gamelin.

Vengeance de la mort de son oncle,

d�e � Craigie,

et votre argent, qu'il voulait garder.

Ne l'�coute pas.

Vous devriez, Melle Gamelin.

Il a voulu faire accuser un pauvre gar�on,

m�me pour le boulet de canon tomb� � cause de l'orage.

Qu'allait-il faire de vous...

dans un certain temps ?

Bill Carter savait qui vous �tiez,

et il a d� le dire � son neveu.

Vous la voyiez comme une bonne affaire, hein ?

Alors qu'lan Craigie devenait un homme droit,

son partenaire �tait toujours dans le coup.

C'est pourquoi ils se sont f�ch�s.

Ce n'est pas vrai, Suhami.

Au d�but, oui.

Mais apr�s t'avoir rencontr�e...

Et le d�monte-pneu, M. Barnaby ?

Chris l'a trouv� sur le toit le soir de l'orage.

Il n'�tait pas sur le toit.

M. Beavers avait eu un pneu crev�

et l'avait utilis� pour enlever l'enjoliveur.

Et la mort du Ma�tre, M. Barnaby ?

Christopher �tait loin de lui.

Il s'occupait de May avec moi.

Comment a-t-il pu le poignarder ?

II ne l'a pas poignard�.

Ne sois pas b�te, Arno.

Il ne s'est pas �loign� de May pendant sa r�gression.

Mais il a bien tu� lan Craigie.

Cet apr�s-midi,

j'ai parl� au directeur du Cirque National de Madrid.

Vous lui manquez, d'ailleurs.

Vous faisiez tout ce qu'on vous demandait.

Dompteur de lions, trap�ziste...

Lanceur de couteaux.

Il dit que vous �tes...

Sacr�ment dou�.

A-t-il aussi tu� mon mari ?

Je crois que votre fille l'a fait.

Elle est all�e dans la chambre

pour parler � son p�re.

Ils se sont disput�s et il a fait une crise cardiaque.

Il est tomb�, il a demand� ses m�dicaments.

- Vous avez pris la bouteille... - Non.

Ce n'est pas la v�rit�.

Enfin, de la noblesse ! Je n'y croyais plus.

"Donne-les-moi".

Il m'a parl� comme � un domestique !

Et j'ai pens� � elle.

Comme il l'avait fait souffrir toutes ces ann�es.

Qu'une fille comme �a finisse dans un endroit pareil...

Je les ai vers�es dans ma main,

puis dans ma poche.

Et vous l'avez regard� mourir.

Un, deux, et trois !

Magie.

Magie.

Magie.

J'ai menti aussi, inspecteur.

Serai-je condamn� ?

Seulement par moi : Occupez-vous de lui.

Elle est arriv�e ?

Une lettre de Perth.

� toi, Cully. Sant� !

Trois mois � Perth !

- Tu commences quand ? - Le 1 er.

Ils ont l'air formidable.

Il y a deux semaines, c'�tait une petite troupe.

Ils se sont bonifi�s avec l'�ge. Vous viendrez me voir ?

Essaie de nous en emp�cher.

Vous n'avez pas de cuisses de grenouilles

ou de langue de vip�re ?

Pas � la carte.

Ne l'encourage pas !

Je prendrai un steak saignant, s'il vous pla�t.

M. Barnaby ?

Oh, Melle Rokeby !

Asseyez-vous donc.

Justement, un certain plat me faisait penser � vous.

Et ce scoop apr�s l'arrestation ?

Je mentais.

C'est scandaleux !

Que croyiez-vous ? C'est un policier !

J'ai tenu ma part du march�, je suis rest�e � l'�cart.

C'est vrai.

Dites-moi une chose.

Qui �tait votre contact � l'auberge ?

Bouche cousue, par �thique.

C'�tait Ken Beavers, n'est-ce pas ?

Vous lui avez donn� un portable pour le joindre.

Combien l'avez-vous pay� ?

"�thique".

Bye, Melle Rokeby.

1500 �.

Allez, Barnaby, donnez-moi n'importe quoi !

Vous m'aviez promis.

Le tribunal de Hull, septembre 1991.

Ken et Heather Beavers tenaient une maison close.

Vos lecteurs vont adorer.

Moi, j'ai ador�.

Adaptation : Edouard SONET Sous-titrage : BAREJO

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