All language subtitles for Vanina - Meurtres en Sicile - 1x03 - La valise échouée - French HDTV H264

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Original subtitles

Non mais regarde, tu tournes bien, c 'est pas possible.

T 'as vu comment tu t 'habillais pendant que je devais aller à une soirée au

départ, pas être sur le large.

Tu veux pas qu 'on pêche avec ce truc ? Santé, ça c 'est le saut, ça sert à

regarder dans l 'eau, pas à pêcher. Nous on va utiliser une épuisette. Tu pêches

avec une épuisette ? Tu m 'as pris pour un gamin ou quoi ? C 'est une blague j

'espère.

Je savais que j 'aurais dû aller à la soirée avec les orthopédistes.

Que tu y as ?

Il y a une voiture qui vient de s 'arrêter devant les rochers.

T 'as peur que ce soit des voleurs ? Ça doit être un petit couple qui est venu

se rouler des peines tranquilles, la sorte qu 'ils ont. Eux, ils sont pas sur

une barque à pêcher à l 'épuiselle. Non, c 'est pas le genre d 'endroit où on

vient de décoter.

Certains... C 'est pas un couple.

Bon, allez, on commence, oui ou non ? On est pas là juste pour se plaider, mais

si ! Une minute. Oui, d 'accord.

T 'as fini d 'espionner les gens ? Ouais, ça y est, j 'ai fini. Je te

que leur tourne.

Demain, je pratique une adénoïdectomie.

Si je suis trop fatigué et que je tranche la gorge du patient...

'as pratiqué.

C 'est une tonne.

Bonjour.

J 'en peux plus.

Nonari, qu 'est -ce que tu fais ? Désolé, c 'est que je... Je voulais

la place pour Martha.

Tu ne me déranges pas du tout. Non, c 'est parce que... Vous savez, il y a

beaucoup trop de lumière de ce côté à cause de la fenêtre. T 'es devenu

photosensible ? Photos quoi ? Comme tu veux.

J 'ai apporté le petit -déj pour tout le monde.

Vegan pour toi.

Tiens, ça va te remonter le moral, Nonari.

Vous suivez bien ? Je ne comprends pas.

Non, mais dites -moi comment... Non, comment ça ? Vous devez donner votre

Le standard m 'a passé un appel d 'une dame très agitée. Je ne comprends rien,

mais rien à ce qu 'elle dit. Elle prétend que c 'est très important, mais

refuse de donner son nom. Elle ne veut que parler.

Commissaire Guarazi, je vous appelle pour une affaire très grave.

Qui est à l 'appareil ? Je ne peux pas le dire.

Écoutez -moi, je vous en prie. Une femme a été tuée l 'année dernière.

Où ça ?

Dans une villa qui se trouve 158 viades ailleurs de Vistier. Vous devez aller là

-bas. Ils ont mis le cadavre dans une valise. Une valise ? Je crois qu 'ils l

'ont jeté à la mer.

Je dois raccrocher. Non, non, attendez.

Au revoir.

C 'est probablement une blague, comme beaucoup d 'appels anonymes,

Moi, j 'y crois pas.

On va quand même se renseigner sur cette villa.

Très bien.

Mais avant, juste une petite bouchée. Je dis pas non.

Alors, cette villa du 158 Viadei Altoviti est louée par une certaine

Iannino. 30 ans, elle est avocate à Catane. Elle doit certainement la louer

les vacances parce qu 'elle est déjà domiciliée via Umberto en plein centre

-ville. Rien d 'autre ? Elle travaille au cabinet de Maître Oussaro, un des

gros cabinets de Catane.

T 'as essayé de la joindre ? Ouais, évidemment, mais son portable est

j 'ai appelé le cabinet, mais on m 'a répondu que personne n 'avait vu Lorenza

ce matin.

Mande Freddy, salut.

Vanina, salut.

Ça fait longtemps.

Pardon, mais tu peux te rappeler plus tard ? En fait, t 'appelles pour une

histoire qui pourrait être liée à ton travail. Mais je voudrais pas te faire

perdre ton temps.

Dis -moi.

Je t 'explique. Cette nuit, je suis allé pêcher avec un ami médecin en barque et

on a vu... T 'as une barque ? Comment ça se fait ? Elle était à mon père.

Enfin, bref, vers deux heures, j 'ai remarqué une voiture qui s 'arrêtait

les rochers, juste en bas de chez moi.

Un type en est sorti, il a pris une valise dans le coffre et il est allé la

jeter dans l 'eau.

Une valise, tu dis ? Est -ce que tu te souviens si elle avait l 'air lourde à

façon de la porter ? Ouais, elle avait l 'air très lourde. Il avait du mal à la

déplacer. Ce matin, quand je suis sorti pour aller travailler, j 'ai remarqué

que la valise était toujours là.

Elle est toujours coincée entre les rochers. On arrive tout de suite.

Je vous rejoins.

Pano, on doit aller sur la promenade Scar Damiano.

Celle qui nous a appelés ce matin se foutait pas du tout de nous.

Je vais chercher les clés.

Salut. Salut.

Bonjour. Ça va ? T 'as l 'air en forme.

Toi, pas trop, par contre.

J 'ai passé la nuit sur la barque.

Pourquoi tu t 'impliques pas ? Elle appartenait à mon père et il me l 'a

laissée. Ça aurait été plus simple qu 'il me lègue une collection de timbres,

'est sûr.

Où est la valise ? En bas, je vais vous montrer.

Là, au milieu des rochers.

Lofaro, tu vas la chercher ? Tout de suite, commissaire.

Attention, fais pas l 'imbécile comme d 'habitude.

Je suis champion de plongeant sur les rochers, Spano.

Prends -tu ça, c 'est vite ! Voilà, c 'est que... Lofaro, mais qu 'est -ce que

'as foutu ? Je vois bien, commissaire. Va chercher la valise, dépêche. C 'est

plus vite que ça.

Fais gaffe, apparemment, elle pèse une tonne.

Ah bon ? Je crois qu 'il n 'y a rien dedans.

Regardez, elle est ouverte.

Il n 'y a qu 'un téléphone.

Je suis prêt à parier que ça, c 'est du sang.

Tu te souviens d 'un morceau de la plaque ou quel type de voiture c 'était

Je me souviens juste que c 'était une voiture pas très grande.

Foncée, avec deux personnes dedans. Mais en pleine nuit, j 'ai pas bien vu.

C 'est bizarre qu 'on la retrouve ouverte.

Elle a des sourires sur les rochers.

Nonari. A vos ordres, commissaire.

T 'as essayé de joindre Lorenza Yanino ? J 'ai pas arrêté, mais sans succès.

Elle reste introuvable.

Tu vas alerter les gardes -côtes.

Je pense qu 'on est sur un cas grave. Très bien.

Lofaro. Tu te sèches et puis après t 'appelles la scientifique et tu les

attends. Compris.

On peut pas rester.

Je te remercie.

Ben, je t 'en prie.

Commissaire, où est -ce qu 'on va maintenant ? Tu me le demandes ? Via Dei

Altoviti à la Villa Lorenza. Ah, mais oui.

J 'ai l 'impression que c 'est complètement fermé.

On dirait une maison de vacances.

Peut -être que c 'est vide depuis l 'été dernier.

Oui, ou peut -être que non.

Ces traces de pneus sont prêtes.

On dirait qu 'il y a eu pas mal d 'allées et venues cette nuit.

Alors, qu 'est -ce qu 'on fait, commissaire ? Qu 'est -ce qu 'on fait ?

grimpe et on va jeter un oeil ? On peut pas.

Ça, on le dira Tito.

Martha, je veux comprendre ce qui se passe et je veux pas le comprendre dans

trois jours.

On y va.

Allez. Viens, Foubelle.

Vas -y, Mimmo, à toi.

Attendez, je dois... Mets le pied.

Désolée, mon mari.

Merci. Et pas pour te ploter. On va pas y passer la nuit.

Merci, commissaire.

Attention.

Donne -moi la main.

OK, maintenant, je dois juste... Oh, Mimmo ! Ça va, j 'ai rien. Tout est sous

contrôle.

Putain, c 'est quoi ce bordel ? Faut qu 'on entre.

Eh ben, quel est le problème ? J 'ai toujours le guide sur moi. Carte de

téléphone ou radio de la vessie ? Pano, si tu me montres une radio de ta vessie,

je fais usage de mon arme. Ah, comme vous y allez. Dans ce cas, on part sur

carte de téléphone.

Voyons voir.

C 'était ouvert.

Merci.

Tu parles d 'une fête, on se demande comment ça s 'est fini.

Ça s 'est mal fini, ça c 'est sûr.

C 'est quoi cette odeur ? On peut pas respirer. C 'est ça là, les huîtres.

Champagne des meilleures marques.

Comme quand nous on fait la fête, pareil.

Je me demande pourquoi ils sont partis en laissant tout en bordel. Regardez.

Des lignes de cocaïne.

Ils n 'ont même pas eu le temps de les finir.

Il y en a aussi par ici.

Allons voir là -haut.

Il y a eu un combat de catch ici ou quoi ? C

'est distant.

Spano, appelle la scientifique.

Nunari, toi, tu dois absolument retrouver d 'où a été passé l 'appel

Tout de suite.

Vanina, tu te fous de moi ? T 'aurais dû me demander l 'autorisation avant d

'entrer dans la villa. Mais t 'en fais qu 'à ta tête, comme d 'habitude. Et ça

seulement à cause d 'un putain de coup de fil anonyme ! Calme -toi, Tito.

M 'emmerde pas, je me calme si je veux. Mais je suis quoi alors, moi ? Un crétin

? Un imbécile ? Une marionnette ? Tu t 'expliques aujourd 'hui ou demain ? Vas

-y, explique -moi.

Je t 'écoute, éclaire mal en terre.

On est arrivés devant.

Et de l 'extérieur, on a vu des éléments qui nous ont inquiétés. T 'avais

emporté ton périscope pour voir d 'en haut ? T 'aurais même pas dû aller au

-delà de la grille. Écoute, Tito, la nuit dernière, il y a eu une fête avec

la cocaïne et qui sait quoi d 'autre.

Dans une des chambres, on a trouvé du sang.

Il s 'est passé quelque chose de grave là -bas et Lorenza Iannino reste

introuvable.

Tu veux quoi ? Je parle avec la commissaire.

Je suis désolé, je voulais juste dire que... on a reçu un coup de fil de la

scientifique. Et alors ?

La carte SIM du portable qu 'on a retrouvée dans la valise est au nom de

Yanino.

Un putain de coup de fil, tu disais ?

Bon, très bien.

Mais sans cadavre ni personne pour signaler sa disparition, on doit rester

prudents, t 'as compris ? Oui, c 'est très clair.

T 'as trouvé autre chose sur Lorenza ? Oui.

Il trouve qu 'elle n 'a plus qu 'un seul parent, un frère, qui s 'appelle

Gianfranco, qui vit à Montevarchi, tout près d 'Arezzo.

Trouve -moi son numéro de téléphone.

Le pharaon est dans quel état de terre ? Désolé.

Je finis mon service dans une heure.

Mais rentre chez toi, tu veux attraper une pneumonie ou quoi ? Je peux ? Tu

dois. Merci.

Je peux le jeter si vous voulez ? Oui, merci.

De rien.

Et alors ? Bonjour, je suis la commissaire Boirazi, de la criminelle de

Vous êtes Gianfranco Iannino ? La police vous dit ? Qu 'est -ce qui se passe ?

Nous n 'arrivons pas à joindre votre sœur Lorenza.

Pourquoi vous la cherchez ? Vous avez eu de ses nouvelles hier ? Non, pas hier.

Mais de quoi il s 'agit ? C 'était quand la dernière fois ? Je me disais bien

que ce n 'était pas normal tout ça.

Qu 'est -ce que vous voulez dire par là ? Ça fait deux jours que je n 'arrive

pas à la joindre. Son téléphone est toujours éteint.

Avec Lorenza, on se parle tous les jours.

S 'il vous plaît, dites -moi ce qui se passe.

Pour l 'instant, tout ce que je peux vous dire, c 'est que nous sommes à sa

recherche. D 'ailleurs, le mieux, ce serait que vous veniez à Katan pour

signaler officiellement sa disparition.

Bien sûr.

Je prends le premier avion.

Merci beaucoup.

Dis -moi, quel moyen t 'as encore trouvé pour éviter de tomber sur Lucas ? Tu

sais pas ? Putain, j 'ai trouvé le truc parfait.

Comme ça, t 'es tranquille, Adriane aussi, et moi aussi.

Vas -y, balance la grande nouvelle.

Tiens -toi bien, je me suis inscrite au cours de droit canonique à l 'université

pontificale grégorienne, la classe.

C 'est ce qui permet l 'annulation des mariages. Oui, donc je dois passer plus

de temps à Rome qu 'à Catane. Comme ça, je vais plus voir cette bourbasse de

Lucas. C 'est pas une idée de génie ? Pas mal dit.

Moi, un peu de toi et Paolo.

Tu me racontes plus rien, Vanina.

T 'as qu 'à poser la question.

Ben voilà.

J 'ai bloqué son numéro.

Comment ça ? Mais pourquoi t 'as fait ça ? Chacun peut faire sa vie comme ça.

Moi, la mienne de mon côté, et lui, la sienne.

Mais le bloquer, c 'est un peu violent comme solution.

T 'es sérieuse, là ? L 'autre jour, je l 'ai vu à Palerme, dans un bar. Il était

avec cette fille, Valéria, que je connais. Elle bosse au tribunal. C 'est

jolie fille, d 'ailleurs.

Je savais bien qu 'elle avait un faible pour lui.

Tu peux me dire ce qu 'il faisait ? Je sais pas, moi. Il se tenait la main, il

'embrassait, il se plotait dans la rue.

Non.

Non, il faisait rien d 'autre que parler.

Mais ça faisait longtemps que j 'avais pas vu Paolo aussi heureux.

Et de le voir dans cette situation, ça t 'a fait du mal.

Tu sais, la seule chose qui compte, c 'est que Paolo mérite d 'être avec une

personne qui le rend heureux.

Il vaut mieux tout de suite couper les ponts.

Bon, allez, on n 'a pas beaucoup de temps. Faut que tu l 'arrêtes, Aya.

Viens.

Quoi, je comprends pas ? Le mariage de ta sœur est dans quelques jours. Tu dois

me montrer une dernière fois ta robe. Allez.

Il faut juste que je me rappelle où je l 'ai mise quand je l 'ai enlevée l

'autre jour.

Franchement, t 'es une vraie catastrophe niveau rangement. Mais quel bordel, tu

t 'y retrouves là -dedans ? Alors attends, si je me souviens bien, j

J 'avais essayé quand je suis allée à Palerme. Et quand je suis rentrée, j 'ai

mis l 'eau avec les vêtements sales dans la machine.

Attends, tu l 'as mise dans le lave -linge ? Oui.

T 'as mis la robe du soir pour le mariage dans le lave -linge ? Oui.

Quel programme tu as lancé ? Le même que d 'habitude, l 'extra fort, ultra

chaud. Tu ne parles pas sérieusement, là ? Pourquoi pas ? Attends.

Je n 'aurais pas dû. Non, mais maintenant, on a quelque chose pour

four. Tout n 'est pas perdu.

On peut aussi s 'en servir comme torchon.

T 'en fais pas, ça va aller, je vais t 'aider.

Pour l 'instant, on va aller dîner toutes les deux. Toi, n 'y pense plus et

plus important, ne la regarde plus.

Ne la regarde plus. Viens.

Monsieur Yanino, nous avons reçu un coup de fil anonyme disant qu 'un meurtre

avait été commis dans la villa louée par votre soeur. Nous avons trouvé des

traces de sang là -bas. Pardon, mais de quelle villa vous parlez ? Lorenza avait

un appartement.

Nous avons découvert que votre soeur louait aussi une villa.

Et regardez.

Est -ce que vous reconnaissez cette valise ?

C 'est bien celle de Lorenza.

Elle la prenait pour venir en vacances à la maison.

Nous l 'avons retrouvée dans les rochers.

Dedans, il y avait des traces de sang et le téléphone portable de Lorenza.

Commissaire Lorenza est morte ? Nous l 'ignorons pour le moment, mais nous

espérons que non.

Vous auriez les clés de son appartement ? Oui.

Pourriez -vous me donner une photo d 'elle ? Je vais vous en envoyer une.

Attendez.

Je vais même faire mieux.

Je vais vous la montrer.

Voilà, regardez.

C 'est une vidéo qu 'elle m 'a envoyée il y a quelques jours.

Salut, mon frère.

Je voulais juste te dire que tu me manques et que je t 'aime énormément, si

savais à quel point.

Ces derniers temps, je pense souvent à papa et maman.

Et je me rends compte que j 'ai vraiment de la chance de t 'avoir.

Je t 'envoie un très, très grand bisou.

Au revoir, mon frère.

Je vous l 'envoie.

Pardon, mais pourquoi elle dit dans la vidéo qu 'elle pense à vos parents en ce

moment ? Il y a très longtemps, ma soeur et moi avons perdu nos parents. Nous

sommes restés seuls tous les deux.

Et comment c 'est arrivé ? Un accident de voiture.

J 'avais 16 ans et elle, 8.

C 'est moi qui ai vu Lorenza.

Je représentais aussi bien la mère que le père pour elle.

À mes yeux, Lorenza, elle était comme une petite fille.

Ce qui explique que vous vous parliez souvent.

Exactement.

Elle me disait tout, elle ne me cachait jamais rien.

Je n 'arrive pas à comprendre pourquoi elle ne m 'a pas parlé de cette vie -là

qu 'elle jouait.

Ignore.

Spano, viens.

On a terminé, vous pouvez y aller.

D 'accord.

Commissaire ? Pano, accompagne M.

Yanino. Elle essaie un coup d 'œil dans l 'appartement de sa sœur.

Très bien.

Moi, je vais là où elle travaillait.

Nous ferons tout notre possible.

Je vous le promets.

Merci, commissaire.

Après vous.

Bonjour, je suis Maître Antineo. Bonjour.

Bonjour. Bonjour.

Commissaire, dites -moi tout. Vous avez des nouvelles de Lorenza ?

Malheureusement, non.

Tenez par ici.

Maître Ostarov va arriver d 'un moment à l 'autre.

Attendons -le en salle de réunion.

D 'accord.

À quelle heure Lorenza a -t -elle quitté le cabinet avant tire -toi ?

Vers 7 heures du soir, Lorenza et moi sommes les collaborateurs les plus

de Maître Usaro.

Et il nous arrive régulièrement de l 'attendre pour faire un point en fin de

journée. Mais l 'autre jour, Lorenza, elle est partie plus tôt en me laissant

seul. Comment expliquez -vous qu 'elle soit partie plus tôt juste ce soir -là ?

Je ne sais pas.

Mais Maître Usaro m 'avait prévenu que je resterais seul.

Rien de plus.

Bonjour, veuillez excuser ce retard.

Je suis Maître Usaro. Commissaire Guarazi.

Bonne affolée.

Mais asseyez -vous donc.

Cette histoire concernant Lorenza est ahurissante.

Vous pensez qu 'il s 'agit d 'une disparition volontaire ? Non, nous l

totalement. Ah bon ? Dans le cas où vous croyez que... Nous excluons que Lorenza

soit partie de sa propre volonté.

Maître Faro, on vient de nous dire qu 'avant -hier soir, vous aviez libéré

Lorenza plus tôt que d 'habitude.

Dites -nous pourquoi.

Elle m 'avait demandé si elle pouvait partir plus tôt.

Elle a dit qu 'elle devait aller à une fête, je crois.

Je ne suis pas un dictateur.

Je comprends que les jeunes veuillent s 'amuser.

L 'un de vous en saurait -il plus sur cette fête ? Non.

Non, je ne sais rien du tout.

Il se trouve qu 'elle a eu lieu dans une villa qui était justement louée par

Lorenza. Vous la connaissez ? Vous y êtes déjà allé ? Une villa, vous dites ?

qu 'est -ce qu 'elle y faisait ? Lorenza n 'a jamais parlé d 'une villa, ça non.

Et par hasard, l 'un de vous aurait -il parlé à Lorenza ce soir -là ? Non,

absolument pas.

Écoutez, vous croyez vraiment qu 'il ne peut pas s 'agir d 'une disparition

volontaire ? Après tout, Lorenza est encore jeune.

Et elle est belle en plus.

Moi aussi, quand j 'étais jeune, je me souviens avoir fait les 400 coups.

Salut, Palerme. Salut.

C 'est quoi ce bruit -là ? Rien, c 'est un de mes patients.

Tu peux y aller.

T 'entends cette voix ? Je parie qu 'il va devenir ténor.

Dis -moi, est -ce que par hasard, un de tes voisins n 'aurait pas une caméra de

surveillance qui aurait filmé la scène que t 'as vue l 'autre soir ? Maintenant

que tu me le dis, le type d 'en dessous a été cambriolé il n 'y a pas longtemps

et il en a installé une.

Si tu veux, je peux récupérer les vidéos pour vous et vous passer les regarder.

C 'est très super.

Vers quelle heure tu rentres chez toi ? Je passerai avec Spano.

Bah, je rentre déjeuner, alors quand vous voulez.

Ok, à tout à l 'heure.

Salut, Palerme.

Commissaire, comment vous le connaissez, ce docteur Manfredi Monterreale ? Juste

par curiosité.

Spano, tu veux pas arrêter de me casser les pieds ? Ça va, c 'est pas la peine d

'être désagréable. Oh, mais il est susceptible.

Bonjour.

Bonjour. Entrez, je viens de préparer du café. Merci.

Mais c 'est vraiment superbe ici. Bravo, docteur.

Zéro vis -à -vis, là.

Dites, vous êtes déjà venu ici, commissaire ?

On est là pour les vidéos, c 'est pas non ? Le docteur nous offre un café, ça

change quoi ? Une minute de plus ou de moins ? Viens d 'en faire, il est prêt.

Il n 'y a qu 'à le mettre dans les tasses et puis c 'est tout.

Et voilà.

C 'est prêt.

Je prends celui -là ? Oui, oui, allez -y. Merci.

Vous savez ce que je dis toujours ? Que c 'est une bénédiction de connaître un

médecin. Que ce soit un ami, un parent, un proche, même un petit ami.

Et d 'ailleurs, à propos, vous ne seriez pas urologue ? Non, pédiatre. Ah, c

'est dommage, parce que ça fait deux jours que j 'ai une douleur. Panot,

que de nous parler de ta vessie, je te fais tout de suite avaler cette teinte.

Montefredi, les vidéos, s 'il te plaît. Oui, c 'est dommage. Venez voir, je les

ai déjà regardées quand le voisin m 'a envoyé le fichier.

Là, à 2h10, on voit assez bien la voiture.

Attends, reviens un peu.

Je peux zoomer, s 'il te plaît ? Oui.

Voilà.

Bonneau, relève la plaque et appelle Nounari pour qu 'il nous dise à quel nom

elle est enregistrée. Tout de suite.

DL -140BZ.

C 'est un SUV gris.

Et voilà la valise.

Elle a l 'air de peser une tonne.

Là, on voit le conducteur.

Une perron qui se retourne.

L 'autre revient.

Et il tombe.

Merci pour ton aide, Valère.

Mais, je t 'en prie.

Ça m 'a fait plaisir de te revoir.

Vu l 'heure, pourquoi pas rester pour déjeuner ? Vous savez que c 'est une

idée, ça. Parce que quand on est de service, on mange des pizzas, des

'importe quoi, tout ce qui vient. Merci, c 'est très gentil.

Spano, t 'avais pas un truc à faire ? Quel truc ? Un truc au commissariat.

Au commissariat ? Une chose importante pour l 'autre dossier. Quel autre

? Je vois pas. Le dossier 4 pieds, Spano.

Ce dossier -là, je l 'avais complètement oublié, celui -là. C 'était très

urgent, même.

Docteur, je ne peux pas rester, j 'ai du travail.

Je suis vraiment désolé de devoir partir.

Je repars à pied, alors. Au revoir. Vous savez où est la sortie ? Oui, bien

entendu, ça ira, merci. Au revoir. À la prochaine.

Le dossier casse -pou.

Je suis désolée, mon Freddy, ça fait depuis hier que je veux te parler.

Je voulais m 'excuser d 'avoir disparu comme ça, de plus t 'avoir répondu.

T 'inquiète pas pour ça, Vanita.

Si on mangeait d 'abord un bout, et on pourra parler de tout ça après.

Alors, si tu veux, maintenant tu peux m 'expliquer pourquoi t 'as plus voulu qu

'on soit.

C 'est compliqué, mon frère.

Il y en a un autre ? J 'ai vu une histoire, disons, importante, oui.

Paolo Malfitano ? Comment tu le sais ? Grâce à Internet.

Ah oui ? Et t 'as découvert quoi ? Que tu es la fille d 'un héros.

Un policier tué par la mafia.

Et qu 'à Palerme, tu travaillais avec Paolo Malfitano.

Mais qu 'à l 'époque, vous sortiez ensemble.

C 'est pas vrai. Les gens peuvent pas s 'en empêcher.

Alors, c 'est lui ? Oui.

Et donc, avec Malfitano, vous êtes ensemble ? Non.

Tu dirais que c 'est à cause de lui ou de toi ? C 'est vraiment con quand tu

même.

C 'est à cause de moi.

Ah.

Alors ça, c 'est une bonne nouvelle.

Ah oui ? Et pourquoi ? Parce que même si c 'est compliqué, ça me laisse au moins

en trouver une lueur d 'espoir.

Manfredi, pardon, mais t 'accroches pas à moi, je t 'en oublie.

Parce que je suis pas un cadeau.

Je veux pas te faire de mal et je veux pas que tu s 'ouvres.

Tu peux me faire tout le mal que tu veux.

Je suis médecin.

Je peux me prescrire toute la morphine que je veux.

Alors il faudra que tu en laisses un peu pour moi.

Pano. Commissaire.

Je ne vous dérange pas au mauvais moment, j 'espère.

Non, absolument pas, je t 'écoute. Alors, Nonari a trouvé que le SUV gris

vidéo est au nom de Lorenza Yanino.

C 'est pas vrai. Qu 'est -ce que ça veut dire ? Qu 'après l 'avoir tué, ils se

sont servis de sa propre voiture pour se débarrasser d 'elle ? Il semblerait

bien que oui.

Il faut qu 'on retrouve ce SUV.

Élargis la recherche à l 'ensemble de la région. Très bien. Ah, commissaire, si

vous voulez, vous pouvez rester.

Tout va bien ? Spano.

Je vois.

Tu te rends compte ? Tout le monde les a vus s 'embrasser à la plage.

Vous avez un problème ? Non,

non, lieutenant, pas du tout. Non ?

Commissaire,

une patrouille a trouvé le SUV de Lorenza.

Déjà ? Il était sur le parking d 'un supermarché d 'attirer aller.

Ils sont même pas embêtés à le cacher.

On dirait bien que ce sont pas de vrais pros. On voit qu 'ils ont improvisé.

Très bien. Dis à la scientifique d 'aller sur place et qu 'ils se

'est déjà fait.

Ils vont s 'y mettre le plus vite possible.

Bravo, Martha.

Qu 'est -ce que tu fais là ? T 'as vu comme le moteur ronronne quand je la

pousse ? Direct je m 'envole. C 'est pas possible, arrête de faire tout le

bruit.

Sinon je vais devoir t 'arrêter contre trouble à l 'ordre public.

Tu ferais ça ? Alors si c 'est toi qui me mets les menottes, je suis parti.

J 'allais faire un petit tour en barque, je me disais que tu pourrais peut -être

venir avec moi.

Comme ça je te montrerais un truc auquel j 'ai pensé pour l 'enquête.

Ouais, il faut l 'enquêter ça.

T 'as pas confiance en moi ? Je suis un médecin respecté, tu sais.

Oui. Qui t 'empêche pas de se balader sur une moto, tape à l 'œil. Je te tue

voiture. Quelle voiture ? Où tu vas ? Viens.

J 'ai tout prévu. Tiens.

Salut Mathia.

Merci beaucoup.

De rien.

Quelle est belle cette barque.

Voilà. Regarde.

Si le type avait voulu se débarrasser de la valise, il aurait mieux fait d

'aller s 'y ici, sur ces rochers -là.

C 'est vrai, ouais.

Peut -être qu 'il avait peur qu 'on le voit de la rue et il a cherché plutôt un

endroit discret.

Non, à cette heure -ci, il n 'y a jamais personne dans le coin.

Je te remercie.

Ça pourrait m 'être très utile.

De rien.

On fait quoi ? On rentre ? C 'est très dommage, non ?

Parce que j 'ai pris... Enfin, on est bien, là, sur la barque.

Regardez les étoiles.

C 'est avec, c 'était un piège.

Tout de suite, les grands mots.

C 'est pour être ensemble.

Elle

est

très belle, ta barque.

Je la détestais quand j 'étais petit.

Mon père a commencé à m 'emmener avec lui quand je devais avoir à peu près 7

8 ans.

Il me réveillait à 1h du matin et on partait en mer dans le froid.

Mais bon, il y tenait beaucoup.

Il s 'en allait souvent pour son travail.

Quand il rentrait à la maison, il cherchait à faire une activité juste

Et c 'est pour ça qu 'il a acheté cette barque.

C 'était important pour lui.

Jamais qu 'on passe du temps ensemble.

De temps en temps...

On regardait le ciel et il me disait qu 'on devait apprendre à reconnaître les

étoiles.

Comme ça, on saura les repérer sur la barque.

Finalement, on n 'a jamais pris le temps d 'apprendre.

Mais on s 'amusait toujours.

Et ton père, il est marquant.

Quand j 'avais 17 ans, tu meurs au pancréas. Il est parti vite.

C 'est pour lui que tu as fait médecine.

Oui.

Je t 'avoue que je n 'aime toujours pas venir sur cette barque, même encore

aujourd 'hui.

C 'est juste que, de temps en temps, quand je suis dessus, j 'ai l

d 'être encore avec lui.

La cuisine est en haut

T 'en fais pas, papa.

C 'est un gentil garçon, tu l 'aimerais bien.

Ou peut -être pas.

Je n 'en sais rien.

Commissaire, ça me fait plaisir. Bonjour, commissaire.

Excusez -moi, mais je pourrais venir vous voir ? Bien sûr, quand vous voulez.

Elvio Hussaro.

Vous le connaissez ?

Oh, peu mieux. C 'est un avocat véreux. Il s 'occupe des pires criminels de la

ville. Mafia ? Oh, que oui.

On a essayé de le mettre sous les verrous pendant des années. C 'est

imaginez -vous. C 'est pas qu 'il est protégé, il est méga protégé. Il a des

amis haut placés partout.

Donc Lorenza Iannino pourrait être impliquée dans des affaires pas très

dirigées par son boss.

Absolument. Et je vais vous dire une chose.

Usharo, il refuse de se salir. C 'est pareil, c 'est toujours hors de la

Il préfère que ce soit les autres qui fassent le sale boulot.

Bonjour, commissaire. Salut, Spano. On a découvert plusieurs choses.

Lesquelles ? Tout d 'abord, on a eu la scientifique. Le sang dans la valide et

sur le fauteuil correspond à l 'ADN de Lorenza Yanino.

Il lui est bien arrivé quelque chose.

Et dans le SUV ? Ils ont réussi à relever des empreintes, mais elles

correspondent à personne dans le fichier.

Et puis, on a vérifié les données du portable.

On est maintenant certains Coussaro nous a menés en bateau en nous débitant des

conneries. Du genre ? Vous vous souvenez de ce qu 'il a dit ? Que ce soir -là,

Lorenza et lui ne s 'étaient pas parlé.

Non seulement ils se sont appelés, mais en regardant ces messages, on sait qu

'il était à la villa.

Et en plus, la fête qu 'il y a eu ce soir -là à la villa, ça arrivait très

souvent. Il n 'y en avait rien d 'exceptionnel.

Bon, j 'ai pas encore tous les éléments.

Il faut que je lise pas mal de messages pour ça. Il y en a une centaine. Bien.

Lis -les et dis -moi ce que tu trouves.

Parfait.

Au revoir, commissaire.

Salut, Spano.

Vous voyez, entrer dans le monde de Maître Zaro, c 'est entrer dans un monde

merde.

À tes souhaits. Merci.

T 'as trouvé quelque chose dans le PC de Lorenza Yamino ? Sur son portable, il n

'y a que des documents de travail. Mais j 'ai découvert qu 'elle en avait

archivé aussi en ligne.

Et tu les as regardés ? J 'attends les accès au serveur pour pouvoir me

connecter.

D 'accord, tiens -moi au courant.

Très bien.

T 'as pris froid, il faut te soigner.

Je le ferai.

Martha ? Oui, commissaire ? Appelle le frère de Lorenza.

Préviens -le qu 'on passe le voir. D 'accord.

Me dis pas que ça s 'est pas arrangé.

Pourquoi vous arrivez pas à faire la paix ? T 'as vu, non ? Même pas un

Vanina, je suis désolé de te demander ça, mais tu... Tu pourrais pas essayer

lui parler, pour moi ? Qui, ça, moi ? Ouais.

Et comment ? Je sais pas trop.

Parle -lui, pour qu 'elle comprenne. Je sais qu 'elle t 'écoute, toi.

Attends. Adriano ?

Lofaro, tu traînes toujours ce rhume. Prends un médicament, tu le refiles à

le commissariat.

Sérieux.

Désolé. Deux mois au Burkina Faso ? Oui, je sais, Vanina, je sais.

Je sais que Luca était déjà correspondant de guerre quand on s 'est

ensemble, mais plus le temps passe et moins j 'arrive à m 'y faire.

J 'arriverai jamais à m 'y habituer.

Mais Luca est très prudent, il se mettra pas en danger.

Oui, oui, t 'as raison.

Parle -moi de toi.

T 'es prête pour aller au mariage de ta petite sœur ? Ne me parle pas de ça.

Pourquoi ? Me dis pas que t 'as trouvé personne pour t 'accompagner.

Bonne.

Bonne, Nina.

Tu sais qu 'il n 'y a rien de pire après 30 ans que d 'aller à un mariage toute

seule. Une demoiselle qui s 'encroute prend la mauvaise route.

Ça sort d 'où, ça ? C 'est un proverbe de ta grand -mère, Trifina ? Oui,

exactement. Ah, ben bravo. Tu vois, ça vient de qui ?

Bonjour, Grazia Senzini.

Je suis son épouse.

Vous avez appris quelque chose ? De bonnes nouvelles à nous annoncer ?

Yanino, il vaudrait mieux vous asseoir.

Malheureusement, le temps retrouvé est celui de Lorenza.

Gianfranco, calme -toi.

Tu te fais du mal, reprends -toi.

Vous en êtes certaine ? Il s 'agit bien du sang de Lorenza ?

Tu sens que ça cogne ? Respire, Gianfranco.

Essaye de reprendre ton souffle. Prends ton comprimé. Martha, apporte un verre d

'eau.

Ça va passer, mon amour.

Bébé.

Ça va.

Ça va.

On peut appeler un médecin ? Non, non, c 'est inutile.

J 'ai une cardiopathie. Je sais gérer mes malaises, ça va bien.

Oui, et les médicaments lui font du bien. Il vaudrait mieux qu 'on revienne

tard. Non, on peut continuer.

Tout ce qui m 'intéresse, c 'est retrouver la femme de ma soeur.

Je vous écoute.

D 'accord.

Dans la villa, nous avons retrouvé de la cocaïne.

Votre soeur consommait de la drogue ? De la cocaïne ? Ma soeur ? C 'est pas

possible. Lorenza avait de graves allergies.

Lesquelles ?

Elle ne pouvait pas prendre de médicaments. Elle était très prudente.

'avait jamais pris de cocaïne.

Il y a autre chose.

Que vous disait votre sœur de son rapport avec Maître Oussaro ? Elle vit à

Oussaro ? Les premiers temps, tout allait bien.

Lorenza était fière de travailler chez lui. Elle était heureuse.

Mais dernièrement, les choses ont changé.

Pourquoi ? C 'était quand ? Il y a un mois ? Oui.

Lorenza, je voyais qu 'elle allait pas bien. Elle disait qu 'elle détestait

Usaro et que travailler pour lui avait été la plus grande erreur de sa vie.

je me suis inquiété et je lui ai demandé ce qui s 'était passé pour qu 'elle me

parle comme ça.

Elle m 'a dit de pas m 'inquiéter et qu 'elle ne voulait pas en parler.

Et puis elle a ajouté autre chose, qu 'elle allait bientôt pouvoir se venger.

Commissaire, j 'ai lu tous les messages du téléphone de Lorenza Yanino.

Et alors ? Cette fête n 'était pas un événement isolé. Lorenza en organisait

très souvent à la villa, toujours avec de la cocaïne et des escorts. Et qui

étaient invités ? Toujours les mêmes. Des amis et collègues d 'Oussaro, des

importants, des hommes de pouvoir.

Eh ben bravo. C 'est grâce à toutes ces fêtes qu 'il est parvenu à se construire

un réseau d 'affaires. Tous ces gens sont connivants. Et Lorenza organisait

lui ces fêtes aussi importantes que clandestines.

Il y a aussi autre chose.

Finalement, on a réussi à retracer le numéro du coup de fil anonyme. Il a été

passé d 'un téléphone public dans un bar près de l 'autoroute Salern Reggio de

Calabre. Quelle merde. Ça veut dire qu 'on n 'arrivera jamais à retrouver cette

femme.

Tu fais aussi des gâteaux.

Je comblerai celle qui m 'épousera.

T 'épouser.

Non, mais attends, c 'était pas une demande, c 'était juste... Non, putain !

'est chier ! Non mais attends, c 'était juste une blague, c 'est pas la peine de

se mettre dans cet état -là.

Dans deux jours, ma soeur se marie.

Et j 'ai abîmé la robe que je devais mettre.

Je devais aller en acheter une autre, mais... Mais j 'ai complètement oublié d

'y aller.

Abîmée à quel point ? Imagine qu 'elle soit passée sous un train.

Je peux pas demander à Julie de venir avec moi, elle s 'en va à Rome.

Je vois.

Et où est le problème ? Moi, je suis là.

Toi. Oh, tu sais pas que tu parles au médecin le plus stylé de Catane ? Ah bon

Regarde avec qui je dors.

Je sais que t 'es douée pour faire des compliments.

C 'est pas très dur avec toi.

Le pharo, mais t 'es con ou quoi ? Désolé. Tu me prends en photo, comme ça,

me le dire ? C 'était un souvenir.

Un souvenir de quoi ? Alors là, j 'ai tout déchiré.

Quoi ? C 'est -à -dire ? J 'ai reçu les mots de passe pour entrer dans le

dossier en ligne que Lorenza a créé.

Et t 'as trouvé quoi ? Une montagne de merde.

Sur Lorenza ? Non, sur Maître Elvio, ça rend.

Bravo. Merci.

Allez, on a fait ta photo, vas -y.

Comme ça ? Ouais.

Super.

Je vois ton beauté.

Où tu vas ? Je veux la voir.

D 'accord.

D 'épreuve.

Une tonne de preuves pour des dizaines et des dizaines de crimes.

Lorenza avait sauvegardé plein de documents dans lesquels on trouve des

que Lussaro a commis des crimes très graves.

C 'est ce que nous a dit Gianfranco.

Lorenza a changé son fusil d 'épaule et voulait se changer de son patron.

Elle a fait ça pour se libérer de lui ou le faire chanter ? Aucune idée, mais il

est fort probable que ce soit pour ça qu 'on l 'ait assassiné.

Pour commencer, il faut trouver un magistrat prêt à ouvrir une enquête de

type -là, parce que ce qui est sûr est certain.

C 'est que ça va faire beaucoup de bruit et Oussaro et ses petits copains font

remuer ciel et terre pour étouffer cette affaire vite fait bien fait, vous

comprenez ? À qui tu penses t 'adresser ? À la substitue Eliana Recupero. Oui,

je la connais.

Il faut que tu lui demandes un truc d 'emblée. Quel truc ? Dans la voiture de

Lorenza, on a trouvé différentes empreintes et il nous faudrait une

autorisation. Très bien.

Je voudrais alors attendre cinq minutes. Bonjour. C 'est bien compris.

Bonjour. Qu 'est -ce que ça signifie ? Pourquoi faites -vous éruption de la

sorte ? Je vous en prie, calmez -vous. Nous venons relever vos empreintes et

ADN. À vous et à tout le personnel du cabinet.

Vous êtes devenus fous, c 'est de l 'abus de pouvoir. Non, absolument pas.

Nous agissons sur ordre de la substitute Récupéro. Nous savons bien qu 'un genre

de femme est Eliana Récupéro. Elle dépasse le cadre de ses attributions.

Elle ne s 'en sortira pas comme ça, je vous le dis. Maître Oussaro, nous ne

sommes pas venus pour discuter.

Allez -y.

Venez, maître.

Maurizio va prendre vos empreintes.

Alors, dans tous les bureaux, je veux voir les papiers de tout le monde. Ils

doivent tous y passer. Et surtout, n 'oublions pas la demoiselle de la grève.

Alors là, oui.

Là, je dis oui. Fais voir, tourne un peu sur toi -même.

Un sac à patates, mesdames et messieurs, un sac à patates.

Très sympa. Et pourquoi tu n 'étais que des robes longues?

Parce que je ne veux pas porter de cours.

Tu ne veux pas essayer celle que la demoiselle t 'a montrée ? Elle avait l

d 'être super belle.

Tu veux quoi ? Que je me mette à genoux ? Allez, fais voir si elle te va au

moins.

Bon, si tu veux. Eh, mademoiselle, montrez -lui.

Venez. Oui.

Elle

est

parfaite.

Il faut que tu la prennes.

Oui, oui, elle est belle.

Enfin, je ne sais pas, peut -être que si on ajoutait un petit sac. Nous avons

des pochettes qui iraient parfaitement avec.

Celle -ci.

Non, non, ça n 'ira pas, elles sont trop petites.

Comment ça, ça n 'ira pas, elles sont trop petites ? Tu veux prendre un sac à

dos pour un mariage ? Mademoiselle, vous pourriez nous laisser une minute, s 'il

vous plaît ? Merci.

Bon, il faut que tu m 'expliques ce que tu fabriques, parce que là, moi, je suis

largué. Sérieux.

Je dois y aller avec ça.

C 'est l 'arme que je prends toujours avec moi quand je ne peux pas emporter

Beretta.

Tu veux dire que tu veux prendre un pistolet au mariage de ta sœur ? Ce n

pas que je veux.

Je dois.

Ah, tu dois.

Évidemment.

Quand je suis entrée dans la police, j 'ai fait un serment sur la tombe de mon

père.

J 'ai juré que je me ferais jamais cueillir par surprise.

Depuis, je me déplace jamais sans une arme.

À la plage, en vacances, partout.

Je sais, ça peut paraître un peu fou.

N 'importe quoi.

J 'en pense que ça me paraît pas fou.

Attends, j 'ai une idée.

Mademoiselle, excusez -moi. Oui ? Je vous écoute ? Bien sûr.

Et vous ? Une jartière ?

Deux. Qu 'on va croiser.

Alors là, c 'est toi qui deviens fou. Allez, viens, je suis médecin. J 'ai l

'habitude de faire des bandages, des garous, des trappes. Viens, viens, tu

voir. Allez, pose ton pied là.

Vas -y.

Une. Et deux.

Et puis on prend cette chose. Il vaut mieux que ce soit toi qui t 'en charges.

Il y a la sécurité.

Pourquoi ? Ça te fait peur ? Disons que je n 'ai pas très envie de me tirer

dessus, c 'est vrai.

Voyons un peu.

On ne voit rien du tout.

Je sais que tu es peut -être vraiment l 'homme parfait.

Tu crois ? Écoute, il paraît que ça ne se fait pas d 'aller seul à un

mariage quand on a dépassé les 30 ans.

Tu m 'invites ? Et tu n 'as rien de mieux à faire.

Je vais y penser alors.

Oui ? Oui.

Comment ça, tu vas y penser ? J 'en réfléchis encore un peu.

Oui, mon amour, oui.

Salut.

Le locateur merci de m 'avoir accueilli en son absence.

Il est dans l 'avion ? Non, il passe la soirée à Rome. Son vol décolle demain de

Fiumicino. Il est à Rome ? Oui, il était très content. Il a appelé Julie, ils

doivent se rejoindre pour dîner au resto.

Ah.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Rien, rien. Je me suis souvenu que je devais demander

quelque chose à Spano.

Ah ben, en attendant, je vais choisir un film pour ce soir.

Ouais.

Je reviens.

Oui.

Que veux -tu que je te dise ? Je vais inventer une excuse et c 'est tout.

Tu trouves ça normal de devoir te traiter comme une patisserie ? Non, ne

commence pas. J 'ai déjà ma mère qui me bassine.

Je vois Ray Albert tout sordi. Celui -là ? L 'autre.

Ah, d 'accord.

Il est beau, honnête, a émigré en Australie et veut épouser une belge...

de tomber et mets le DVD dans le lecteur.

T 'as raison.

Bonjour, papa.

Pano. Bonjour, commissaire.

La scientifique a identifié les empreintes de la voiture de Lorenza.

Et ? En plus des siennes, les plus récentes appartiennent à Oussaro et à

Antineo. Comment t 'as Antineo aussi ? Ouais, l 'autre grand dadette de la

dernière fois.

Il y a leurs empreintes partout, sur le volant, le tableau de bord, les

portières et même dans le coffre, vous imaginez ? Donc c 'est ces deux -là qui

ont jeté la valise sur les rochers.

Qu 'est -ce qu 'on fait ? On convoque Usaro ? Non, on s 'attaque d 'abord à

Antineo. Il est jeune, il n 'a pas l 'aplomb d 'Usaro.

S 'il y a un maillon faible entre les deux, c 'est lui.

Très bien.

Je vous jure que je n 'ai rien fait du tout.

Regardez. Ce sont vos empreintes avec cette douce arrow.

Continuer à nier ne sert à rien, vous comprenez ? Je vais vous dire ce qui va

passer.

Vous êtes tous les deux foutus.

Mais lui a des amis très puissants, donc il va vous charger un maximum.

Je voulais pas, je vous assure. J 'étais même pas assez... C 'est inutile de

faire ce discours.

La seule chose qui peut aider, c 'est nous dire ce qui s 'est passé.

J 'étais chez moi.

Oussaron m 'a appelé.

Il m 'a dit de venir immédiatement à la villa.

Il y avait eu un problème.

Tout est parti.

Tout le monde dehors. Allez, dépêchez -vous. Merci.

La fête est finie.

S 'il vous plaît, sortez et rentrez chez vous. Allez, dehors. Quand je suis

arrivé, les invités étaient en train de partir. Allez, vite.

Oussaron est venu vers moi et il m 'a dit d 'attendre que les invités soient

tous sortis de la villa.

Il se montait dans le bureau.

Lorenza, elle était étendue par terre.

Elle est tombée et s 'est cognée la tête.

Je ne voulais pas que ça termine comme ça, il faut me croire.

Je voulais l 'aider, l 'amener aux urgences, mais Oussaro a dit que c

trop tard, qu 'elle était morte.

Et que je devais l 'aider, lui, à se débarrasser du cadavre.

Vous lui avez obéi ? Il m 'a menacé.

Tout comme Lorenza, je suis impliqué dans beaucoup de sales affaires au

Je ne pouvais pas désobéir.

On a pris le corps et on l 'a mis dans une veine.

Je t 'en laissais à l 'eau.

C 'est vous qui avez jeté la valise sur les rochers.

Amène -le chez la substitue Récupero. Nous, on a suffisamment d 'éléments pour

arrêter Maître Utaro.

Debout, suivez -moi.

Allez, venez.

Ruin est habillé pour une vermine comme Utaro, ou comme l 'appelle la pauvre

Lorenta.

Dis -moi Martha, ça te dirait qu 'on aille prendre un café ou une brioche

pour prendre un peu le temps de parler ? Je n 'ai pas envie de parler de mes

problèmes avec Tito, excusez -moi.

C 'est que ça fait du bien de parler.

Je ne suis pas prête à lui pardonner pour un moment. J 'y arrive pas.

Mais tu l 'aimes, oui ou non ? Bien sûr que je l 'aime.

Mais une relation doit être basée sur la confiance.

Et Tito a trahi la mienne.

Depuis que les autres savent qu 'on est ensemble, ils me regardent tous d 'un

autre œil.

Même Nunari est disparu.

Tu fais quoi ? Tu nous espionnes ? Non, commissaire, c 'est... J 'ai quelque

chose à vous dire.

Eh bien, vas -y.

Gianfranco Iannino est mort.

Le frère de Lorenzo ? Il a fait un affaire.

Quand je suis arrivée à Catane, j 'ai tout de suite vu qu 'il n 'allait pas

bien.

C 'était trop brûle.

Lorenza était comme sa propre.

Il a fait un malaise, c 'est ça ? J 'étais partie aux toilettes quand j 'ai

entendu comme un gémissement.

J 'ai couru et j 'ai vu... Gianfranco qui était tendu par terre.

J 'ai immédiatement appelé les secours, mais j 'ai vite compris.

Compris quoi ? Que l 'attaque était trop grave.

Mon pauvre amour.

Il n 'arrêtait pas de répéter le nom de Lorenza. Il avait son portable dans la

main. Il voulait qu 'on l 'appelle.

Et puis, il a fermé les yeux et... Il ne les a plus jamais rouverts.

Son corps va être rapatrié chez vous ? Non.

J 'ai décidé de le faire enterrer ici, à côté de la pompe de son père et sa

mère. C 'est ce que mon Diane Franco aurait voulu.

Commissaire, s 'il vous plaît.

Promettez -moi d 'arrêter l 'assassin de Lorenza.

Parce que cette personne l 'a tué, elle, mais aussi Mandiane Franco.

Je vous le promets.

Merci, commissaire.

Salut, mon frère.

Je voulais juste te dire que tu me manques.

Et que je t 'aime énormément, si tu savais à quel point.

Ces derniers temps, je pense souvent à papa et maman. Et je me rends compte que

j 'ai vraiment de la chance de t 'avoir.

Oui, commissaire ? Tu te souviens que les parents de Lorenza Yanino sont morts

dans un accident ? Oui.

Quel rapport avec nous ? Je ne sais pas encore. Tu pourrais faire des recherches

? Oui, mais ça remonte à plus de 20 ans.

Vous êtes sûre ? Oui, je voudrais en savoir davantage.

À plus tard.

Très bien.

Allô ? Commissaire Guarazi, bonjour, je suis la substitue Eliana Recupero. Ah

oui, bonjour madame. J 'ai auditionné Antineo, on a tout ce qu 'il faut. On

arrêter Ultharo, qu 'en dites -vous ? Ben, vous m 'en voyez ravie.

Ce sera avec grand plaisir. Parfait. Au revoir madame.

Commissaire, c 'est le troisième bol que vous avalez. Non mais comment c 'est

possible ? Il vaut mieux vous avoir en photo qu 'à table.

C 'est encore un succès pour l 'équipe dirigée par la commissaire Giovanna

Guarazzi. Le célèbre avocat Elvio Oussaro a été arrêté à son cabinet ce

dans le cadre d 'une enquête pour meurtre.

Regardez, vous êtes les stars de la télé, vous avez vu.

Les enquêteurs ont découvert des relevés téléphoniques et divers documents

compromettants au cabinet de l 'avocat.

Passons maintenant à la politique intérieure.

À quoi vous pensez ?

Quand vous restez sans rien dire, ça m 'inquiète. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Je

sais pas, il y a quelque chose qui cloche.

Comme s 'il manquait des pièces du puzzle.

Quelles pièces ? En quelques heures, Maitre Oussaro

a perdu une grande partie de ses soutiens.

C 'est pas possible. Quelle surprise.

Tous ces gentils protecteurs sont en train de préparer leur départ vers d

'autres horizons. Il y a un truc bizarre.

Ah oui, quoi ? C 'est le dossier.

On arrive au bout et il s 'avère beaucoup plus simple qu 'il n 'y

arrive. Et surtout, profitez bien de votre journée de repos.

Merci. Bonne journée à vous aussi.

Salut, Vanina.

Tu vas habiller comme ça ? Je ne sais pas comment te l 'annoncer.

Je ne peux pas aller à Palerme.

Je dois partir à l 'hôpital. Il faut que j 'opère de toute urgence un de mes

malades. Personne d 'autre n 'hésite pas.

Je peux vraiment pas dire non.

Tant pis.

Si c 'est pour une urgence... Alors t 'es pas fâchée ? Mais non, pourquoi ? C

'est des choses qui arrivent, non ? Nous, les médecins, les flics, on sait

que c 'est.

T 'es très belle.

Allez, t 'en fais pas. Je t 'appellerai ce soir.

Je suis vraiment désolé, je t 'assure.

Manina. Salut.

Enfin te voilà.

Federico.

Comment vas -tu ?

Je vous l 'avais dit de le déplacer. Ce bouquet va dans l 'autre pièce. Mettez

-le là.

Maman.

Vanilla, ma chérie.

T 'es superbe habillée comme ça, on dirait une reine. Oui, c 'est ça. Tu

mon âge, l 'important, c 'est de ne pas passer pour une vieille toupie.

Écoute, ma chérie, j 'ai quelque chose à te dire.

Paolo fait partie des invités.

Ne fais pas cette tête, autrement je vais culpabiliser toute la journée.

Je l 'ai rencontré tout à fait par hasard, il y a deux jours dans la rue,

discussion en un moment ou l 'autre, je lui ai parlé du mariage, et tu l 'as

invité. Non, c 'est que... Il a tellement assisté pour venir saluer

que voulais -tu que je fasse ? Que je ne l 'invite pas, pour qu 'il ne soit

contrarié, et pour toute façon, il est déjà... Mais tu n 'aurais pas pu me le

dire, putain ! Comme ça, tu ne serais pas venue. Tu m 'as bien eu, tu es

contente, j 'espère ? Oh non, ce n 'est pas toute une histoire ! Ne t 'énerve

pas comme ça, reviens !

T 'as pas compris, tout ça c 'est n 'importe quoi.

On doit repartir de zéro et chacun de son côté.

Je sais pas ce que t 'as dans la tête, enfant, pour faire des conneries

pareilles. Je dois faire quoi, moi, pour que tu comprennes ? Dis -moi ! Ton arme

va tomber par terre.

Oh non, écoute -moi.

Mets -toi devant moi.

Arrêtez ! Allons de ce côté, avec.

Tournez -vous, quand même.

Tu sais que c 'est une bonne idée ?

Je vais lui dire de faire la même chose pour ma protection personnelle.

Tu perds pas le sens de l 'humour au moins.

Ce sera ta faute si ça te plaît encore une fois.

Alors, maintenant, place à la magie.

Je sais que toi, tu aimerais une bière.

Bon, bien, je vais te retrouver une.

Nello, regarde ça.

Voilà la bouteille pour ce qu 'entre toi.

Tu l 'entends ? Magie ! Elle n 'est plus là.

Tu la tiens avec l 'autre main.

D 'accord, je vois. Tu n 'aimes pas mes tours, alors tant pis, je laisse tomber

pour ce tour.

T 'as vu ça ? Mais il paraît fiant.

Salut.

Merci.

C 'est pour que tu te souviennes d 'aujourd 'hui.

C 'est toi qui as un cadeau pour moi.

Ça n 'a aucun sens. Si, bien sûr, on en fait souvent au témoin. C 'est pas grand

-chose. Vas -y, ouvre -le.

C 'est nous deux.

Je l 'ai retrouvé dans un vieux cahier. Je devais avoir 5 ans quand je l 'ai

dessiné.

Costanza, je te demande pardon.

Mais pourquoi ? Dis -moi.

Pour nous, je...

J 'aurais pu être une bien meilleure frangine pour toi.

Mais non. Au lieu de ça, je n 'ai jamais été là quand il fallait.

Tu étais une ado quand c 'est arrivé.

Tu as dû te reconstruire petit à petit.

Tu n 'as absolument rien à te reprocher.

Je t 'aimais, c 'est dommage.

Les choses auraient pu se passer autrement entre nous.

Et je m 'en rends compte ce soir.

Tu étais ma petite sarchérie.

La petite Costanza.

Et là, tu veux que je te dise ? Je n 'aurais jamais voulu avoir une autre

que toi. Même quand j 'étais petite et que je voulais rester avec toi et que

toi, tu partais avec tes amis je ne sais où.

Ça me suffit que tu sois là.

Même si ce n 'est pas très souvent.

Salvo ! Par ici, je veux une photo avec les femmes de ma vie.

Venez les filles.

Malina.

Papa.

Voici donc les femmes de ma vie, mesdames et messieurs.

Tu veux faire une photo des femmes de ma vie ? Allez, tournez -vous, je vais la

faire pour la vue.

Viens avec nous, allez papa.

D 'accord, je vais mettre le déclencheur.

Je veux voir des souris, de beaux souris. Venez par ici, toutes les deux.

Allez, on n 'est pas des stacks de pommes de terre, enfin.

Pour la faute de temps.

Mais tu fais quoi ?

Voilà,

maintenant, on va devoir la faire.

T 'as fait tomber ta mère.

S 'il te plaît, s 'il te plaît.

Mais tout un temps.

J 'ai tombé dans les cours.

Allez.

Quelque chose ne va pas.

Vanina ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Rien, juste un peu de fatigue, c 'est tout.

Je vais prendre un truc à boire.

Vanina ? C 'est bien, ça va pas ? Non, Pablo.

Non, Pablo.

S 'il te plaît, ramène -moi chez toi.

Bien sûr.

Ramène -moi.

Nono, dure l 'anneau. Qu 'est -ce que vous regardez ? Il serait content, lui

aussi.

C 'est bon.

Je peux enfin me dire la vérité.

Je me suis fait inviter au mariage de ta sœur parce que je voulais te voir.

Vu que tu m 'as fait comprendre que tu n 'avais plus aucune intention de ton

côté de me voir ou de me parler.

Pour moi, c 'était impossible.

Je suis venue te rapporter la montre l 'autre jour.

J 'avais aussi envie de te voir.

Mais t 'étais pas seule quand je suis arrivée.

T 'étais avec Mademoiselle Guinée.

Qui est Valéria ? Et pourquoi tu t 'es pas approchée ? Je sais

pas, je me suis sentie trop.

Je me suis dit que je devais te laisser tranquille.

Avec Valéria, on est juste allés prendre un café après le travail.

Et tu sais pourquoi j 'avais l 'air si heureux, comme t 'as pu le remarquer ? C

'est parce qu 'on parlait de toi.

Eh ouais.

J 'ai faim, t 'as pas envie de manger un truc ?

Si, avec plaisir.

Mais je dois avoir qu 'un reste de saucisson, des olives et un morceau de

fromage, rien d 'autre. C 'est parfait, que demandez -vous de plus ?

Attends

deux secondes.

J 'ai une chose importante à te dire.

Salvatore Frata.

Bazooka.

Tout le monde était persuadé qu 'il était mort depuis dix ans. Les

les enquêteurs, ces anciens comparses. J 'étais sûr et certain qu 'il n 'était

plus de ce monde.

Mais c 'est toi qui avais raison.

Il est vivant.

Nous en avons la preuve formelle.

C 'est le dernier assassin de ton père, le dernier qu 'on n 'a pas réussi à

arrêter.

Tu peux boucler la boucle.

Moi ? J 'ai déjà tout organisé.

Quand le moment sera venu, je veux que ce soit toi qui dirige l 'opération.

Ce n 'est que justice.

Je savais qu 'il était vivant.

Il ne s 'en sortira pas.

J 'ai eu une urgence au travail. J 'ai dû partir immédiatement. Je ne pouvais

pas attendre. Au moins, tu ne t 'y rends pas. Tu as disparu tout d 'un coup.

Je te l 'ai dit, maman. Je vous ai cherché, mais sans vous trouver.

Et puis, j 'ai eu Costanza au téléphone. Tout va bien.

Très bien.

Enfin, c 'était une belle fête, non ? Oui, oui, c 'était une très belle fête.

Prends soin de toi, ma beauté, et j 'espère à bientôt.

Au revoir.

Au revoir.

Spano. Ah, bonjour. On vient de retrouver le cadavre de Lorenza Yanino.

Où ça ?

Sur la plage, près d 'El Chiquestelo. Je coupe le commissariat pour y aller. J

'arrive.

Bonjour. Bonjour, commissaire.

Salut. Vanilla, il y a quelque chose qui va pas.

Quoi ?

Il vaut mieux que tu regardes par toi -même.

Je comprends pas, le corps est absolument pas gonflé. Justement.

Il y a aucun signe de putréfaction ni de blessure causée par la faune marine.

Qu 'est -ce que ça veut dire ? Qu 'elle est morte depuis moins de 24 heures.

T 'es sûr ? Il peut pas y avoir d 'autres explications ? Non.

Je pense bien connaître mon métier. Cette jeune femme est morte il y a

heures, sûre à 100%. Mais le sang, la valise et l 'appel anonyme dans tout

Tu peux me dire comment elle est morte ? D 'après ce que j 'ai vu, elle a le

visage tuméfié, les lèvres fondues et des traces sur le cou, ce qui peut

dire qu 'elle a peut -être été étouffée ou battue à mort. Mais pour le savoir

précisément, je dois pratiquer l 'autoptie. Ok, tiens -moi au courant

rapidement. Oui, évidemment.

Allez.

Si cette femme est morte depuis moins de 24 heures, ça ne peut pas être Sao.

Vu qu 'on l 'a arrêtée.

Si Lorenza n 'est pas morte l 'autre soir pendant la fête, il s 'est passé

à la villa ? La seule explication logique, c 'est que tout ça soit une

scène. Et tout le temps qu 'on a trouvé, ce serait de fausses preuves. Ouais.

C 'est peut -être elle qui l 'a mise là.

Elle a très bien pu se couper avec une lame de rasoir.

La valise pleine de sang, le fauteuil tassé, les traces de lutte, enfin, je

pas, tout ça, ça peut complètement être une mise en scène. Et le coup de fil

anonyme ? Ouais, ça aussi.

Peut -être que c 'est Lorenza qui a appelé. D 'accord, mais dans quel but ?

comprends pas.

Qu 'on arrête Oussaro.

Qu 'on l 'envoie direct en prison. Eh ben, putain.

Je comprends, mais... Alors, qui a assassiné Lorenza Yanino ? Et pourquoi ?

Aucune idée. D 'ailleurs, pour y voir plus clair, on doit discuter avec

D 'accord.

Parce que dans cette mise en scène, Antineo est tout aussi impliqué que

C 'est grâce à lui qu 'on a arrêté Oussaro, non ? Par contre, il a été

liberté dans la tente de son procès.

Alors, t 'as réussi à gendre Antineo ? Lui, non.

Mais j 'ai eu ses parents.

Figurez -vous qu 'Antineo a disparu depuis hier soir.

Cherchez -le là où on sait qu 'il a ses habitudes. Martha et Nunari, vous, vous

appelez tous ses contacts.

Il faut qu 'on le trouve. À vos ordres. Très bien.

On va le trouver.

Dès que vous avez des nouvelles, appelez -nous tout de suite. Merci.

Ça va pas ? Comment ? Tu as mal à la gorge ? Oui, enfin, non.

L 'eau faroie du me filet son rhume.

Tiens.

Tu vas voir, tu vas te sentir mieux.

C 'est plus efficace qu 'un médicament. Je ne peux pas accepter, merci.

C 'est vrai que ça soulage bien.

Commissaire, regardez ce que j 'ai trouvé en allant aux archives.

Vito et Antonietta Iannino, les parents, ils ont été renversés par une voiture

alors qu 'ils se promenaient dans la rue. Ils sont morts sur le coup.

Le conducteur était en état d 'ébriété.

Il a été arrêté ? C 'est là que ça se corse.

Cet homme s 'appelait Nunzio Massaro, le fils de Calogero Massaro, un boss de la

mafia. Et devinez qui était l 'avocat qui a défendu ce type ? C 'était ce cher

Elvira Oussaro.

Il a réussi à obtenir la relax pure et simple.

Donc Oussaro avait réussi à obtenir l 'acquittement de l 'assassin des parents

de Lorenza.

Mais si elle le savait, pourquoi aller travailler chez lui ?

Parce qu 'à mon avis, Lorenza n 'était pas au courant de cette histoire.

Et elle aurait tout découvert quand ? Il y a quatre mois.

Parce que quand je suis allé aux archives, j 'ai pensé à consulter le

des visiteurs et j 'ai vu que les documents que je viens de vous montrer,

Lorenza les avait consultés il y a quatre mois, justement.

Lorenza voulait se venger d 'Oussaro pour qu 'il finisse une bonne fois pour

toutes en prison.

Exactement.

Elle a dû avoir des soupçons.

Elle commence à perdre confiance en Oussaro.

Et un jour, elle découvre que c 'est son patron qui a obtenu la relax du

meurtrier de ses parents.

À

ce

moment -là, Lorenza part en vrille.

Elle n 'a plus qu 'un seul but.

Envoyer Oussaro en prison.

Et c 'est pour ça qu 'elle rassemble tous ces éléments contre lui. C 'est ça.

Mais comme elle est avocate, elle a dû comprendre que toutes ces preuves sans

vrai crime ne lui serviraient à rien.

Oustaro est entouré de gens puissants et influents qui le protègent.

Alors elle décide de faire comme un pêcheur sur sa barque.

Tu peux nous expliquer le rapport ? Comment on fait pour pêcher ? On allume

lampe de la barque.

La lumière attire les poissons.

Et le pêcheur n 'a plus qu 'à sortir son épouse.

Lorenza comprend alors qu 'elle doit taper fort pour que la très grosse

de protection d 'Oussaro cède et que ses amis l 'abandonnent.

Et quel est le crime le plus grave ? C 'est le meurtre.

Exactement.

Elle convainc ensuite Antinéo et l 'embarque dans son projet. Elle planifie

méticuleusement un faux meurtre. Je dois avouer que ton plan frôle la

perfection. Oui, enfin pas vraiment, vu que Vanina a tout découvert sans vouloir

te blesser.

Même si Usaro n 'est plus accusé de meurtre, ça change pas vraiment les

de mon côté.

J 'ai suffisamment d 'éléments pour le poursuivre pour les crimes qu 'a

découvert Lorenza.

Mais une chose me turlupine, je ne comprends pas qui a tué Lorenza Yanino.

Une fois la mise en scène organisée, elle a quitté Katan. Pendant son voyage,

'est elle qui a passé le coup de fil anonyme qui a tout déclenché.

Ce que je crois, c 'est que pour je ne sais quelle raison, elle est revenue et

elle a rencontré Antineo.

Ils se sont fâchés, ils ont dû le discuter pour un motif qu 'on ne connaît

encore, et sous le coup de la colère, il l 'a tué.

Où il est, Fettantino ? Malheureusement, nous ne savons pas où il se trouve. On

continue à le chercher.

Il va forcément réapparaître.

Martin ? Martin ?

Oui ? Je voulais te dire que...

Je voulais te dire que... Je voulais te dire que j 'étais désolé que ça n 'aille

pas en rapport à ce qui s 'est passé avec le Big, avec Maca.

Je n 'ai pas envie d 'en parler.

Non, mais je comprends très bien ce que tu ressens.

D 'ailleurs, je crois que j 'ai peut -être une idée pour que tu m 'y

pardonnes et que tu passes à autre chose.

Ah oui ? Quoi ? On pourrait aller s

'asseoir, comme ça je t 'explique.

Dis -moi, t 'as vu le film Détroyer à minuit ? Je pense que non.

Non, mais j 'arrive pas à y croire.

Ce film, c 'est un des plus beaux films américains.

On voit des paysages à coups de souffle, des pleurs sublimes, des destroyers

dans tous les sens, des mitrailleuses de choc, des fusils de chasse, enfin... Il

faut que tu le vois. À un moment du film, un moment que j 'adore, le héros

sait plus quoi faire. C 'est là qu 'arrive le colonel qui regarde l

lui dit d 'un coup, pour pardonner vraiment à quelqu 'un, il faut trouver

comment lui rendre la monnaie de sa pièce.

La monnaie de sa pièce ? Oui.

Lui faire payer.

Le type, il les bombarde, mais tous !

Les alliés, les ennemis, tous ! Tu dois trouver ce qui te convient.

Et t 'aimerais quoi pour moi ? Ça, je sais pas.

Pense à une chose qui te ferait plaisir, qui te remonterait le moral.

Je te parie que quand t 'auras trouvé ce que c 'est pour le Big Dormakia, tu te

sentiras mieux, plus libre et légère, et tu trouveras la force de lui pardonner.

Surprise ! Je nous ai préparé un petit dîner pour me faire pardonner.

J 'espère que t 'as pas mangé trop d 'arancini.

Manfredi.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Il est arrivé quelque chose à Palerme.

Malfitano ? Je t 'avais dit de pas t 'accrocher à moi, que c 'était pas un

cadeau.

Vanina, je ne suis pas fâché.

Je savais ce que je risquais.

Après tout, j 'ai laissé une jeune femme toute seule à un mariage.

Je suis vraiment désolée.

Quand j 'étais petit, j 'écrivais des chansons.

Horribles, vraiment horribles.

Il y en avait une qui parlait d 'une jeune fille qui me prenait et me jetait

tout le temps.

Elle l 'évitait, comme on peut éviter une balle.

Comment s 'appelait ?

Ta chanson ? Tu veux la voir ? C 'est vrai.

Une balle, on ne peut pas l 'esquiver.

Surtout quand c 'est ton cœur qui est touché.

Je lui permets.

Les lividités cadavériques et les tumefactions confirment que Lorenza a

violemment battue. Par contre, elle n 'est pas morte par étranglement ni suite

aux blessures entraînées par les coups.

Dans ce cas, comment elle a été tuée ? Elle est morte d 'un choc

Elle avait de graves allergies.

Et c 'est ça qui l 'a tuée.

Elle a pris un analgésique par voie orale.

Oui, son frère nous avait dit qu 'elle était allergique à de nombreux

médicaments. C 'est possible qu 'Antinéo ait été au courant de cette allergie et

ait profité de l 'occasion.

Très bien, merci Adriano. A plus ma belle, salut.

Salut.

Commissaire.

C 'est bon Nonary, respire.

Alors, j 'ai demandé au cadastre...

de me sortir le dossier du père d 'Antinéo, parce qu 'il possède un

Randazzo, et dessus, il y a un bungalow.

Un bungalow ? Bien joué.

On y va tout de suite.

C 'est parti.

Où est la porte ? Oui, à vos ordres.

Je ne peux pas, je ne peux pas, s 'il vous plaît.

Ok, c 'est bon.

Spano ? Oui ? Dis à Lofaro et

Nounari de l 'emmener au commissariat.

Suivez -moi.

D 'accord, je viens. Allez.

Je vous suis.

Ça, c 'est à Lorenza.

Elle s 'est cassée ici quand elle est revenue à Catane.

Commissaire.

Regardez.

Ce que nous a dit Adriano.

Elle n 'est pas morte parce qu 'on l 'a battue.

Elle a dû se laver et soigner ses blessures juste ici.

Venez voir.

C 'est peut -être l 'emballage de l 'analgésique qui a tué Lorenza. On va le

donner à la scientifique.

Il se peut qu 'ils y trouvent des empreintes. À vos ordres.

Moi aussi, je voulais me libérer de l 'emprise de Taro.

Mais j 'étais trop impliqué dans ces sales affaires.

Il ne m 'aurait jamais laissé partir. C 'est pour ça que j 'ai décidé d 'aider

Lorenza. Parce qu 'elle savait que n 'importe comment, il s 'en sortirait. Il

'y avait qu 'une accusation de meurtre pour le faire sauter.

Comment s 'est passée cette soirée ? Lorenza a simulé un malaise dû à la

cocaïne.

Oussaro m 'a appelé. Il était en panique. J 'ai foncé à la villa.

Je me suis enfermé dans le bureau avec Lorenza.

Oussaro était en barre et on en a profité pour installer les fausses

La suite, vous l 'avez découverte.

Pourquoi avoir tué Lorenza ? Oui, j 'ai perdu le contrôle, mais ce n 'est pas

moi qui l 'ai tuée. Pourquoi est -elle rentrée à Catane ? Elle était allée à

Rome pour se cacher.

J 'aurais dû la rejoindre une fois que les choses se seraient calmées, et

ensuite, on devait s 'enfuir à l 'étranger.

Mais, elle a appris la mort de son frère.

C 'est pour ça qu 'elle est revenue ici ? Elle était rongée par la douleur.

Elle disait qu 'elle ne voulait plus cacher, qu 'elle voulait assumer les

conséquences.

Mais en nous dénonçant, j 'aurais fini en prison moi aussi.

J 'ai perdu la tête.

Je me suis dessiné.

Mais quand je me suis arrêté de la frapper, elle était vivante, vivante.

Je suis parti parce que j 'étais sur les nerfs et quand je suis rentré, elle n

'était plus là. Je vous dis la vérité, je vous le jure.

Je n 'ai pas tué Lorenza. Vous ne l 'avez pas tué de vos mains.

Vous lui avez donné un médicament en sachant qu 'elle y était allergique.

Et quel médicament ? Pas du tout. Je ne lui ai rien donné. Je ne savais même pas

qu 'elle avait des allergies.

Je vous le jure. Je vous le jure que ce n 'est pas moi qui l 'ai tué.

Mais qu 'est -ce que t 'as ? L 'affaire est bouclée, t 'es pas contente ? Sauf

qu 'Antinéo n 'a pas admis avoir tué Lorenza.

Pas avec l 'analgésique, du moins.

Tu crois encore au Père Noël, toi ? Antinéo l 'a massacrée.

Ce que je comprends pas, c 'est pour quelle raison il se serait arrêté en

action pour la tuer en lui donnant un analgésique.

Ça n 'a pas de sens.

Mais c 'est pas comme si les assassins étaient des robots qui suivaient une

certaine logique.

Martin. Suis -moi. Oui.

Tout de suite.

Attends -moi, je reviens, excuse -moi.

Martha ? Martha ? Qu 'est -ce qu 'on fait ? On discute autour d 'une petite

dizaine de mélissementes ? Pas que t 'as prévu, hein ? Mets -le, monte là

-dessus.

Non, alors, mis à part le fait qu 'avec ma grosse tête, je ne peux pas mettre

ça, j 'ai peur des motos.

J 'ai été traumatisé petit, je ne monte même pas sur les manèges, alors ça... Si

tu veux que je te pardonne, monte tout de suite avec moi.

Mais je ne comprends pas pourquoi tu fais ça. Quel rapport avec nous ? Il

qu 'on parle de tout ça tranquillement, tous les deux. Tito, arrête ton numéro.

Soit tu montes, soit c 'est fini entre toi et moi.

Sérieux, je ne sais même pas comment ça se met.

Doucement, va plus doucement, moins vite.

Je t 'en supplie de t 'en conjurer un ralenti.

Pas moins vite, je te prie d 'aller moins vite. Je ne veux pas mourir. On ne

pas mourir. C 'est quoi maintenant ? Je ne veux pas non plus finir handicapé.

Mais quel genre d 'homme tu es ? C 'est pas vrai. Quel rapport ? Je te signale

que la peur, ça n 'a pas le genre de ça.

Martin, Martin, tu ne fais pas encore cœur vivant.

Arrête !

T 'as l 'air raison, Mimou.

Je me sens bien mieux.

C 'était super.

C 'est bon ? Je suis pardonné, là, non ? Presque.

Il y a encore un truc que tu dois faire pour moi.

Tu m 'as débloqué ? Dieu existe, alors ? Vas -y.

Qu 'est -ce qui se passe ? Je dois passer au tribunal de Katana.

Si tu veux, on peut dîner avant que je reparte.

Bonne idée.

On se voit chez moi, je passerai prendre à emporter.

T 'as toujours pas appris à cuisiner ? C 'est ça, dans tes rêves. Salut.

Commissaire, je viens d 'avoir la scientifique.

Ils ont analysé l 'emballage du médicament.

Il y a un autre ADN, mais ce n 'est pas celui d 'Antinéo.

Comment ça ? Mais c 'est sûr ? C 'est celui d 'une femme.

D 'une femme ? Oui.

Ils m 'ont dit aussi que ce médicament n 'était produit et distribué que dans le

nord du pays, près de Val d 'Arnaud, dans la région d 'Arezzo.

Quand j 'ai entendu comme un gémissement, j 'ai vu Gianfranco qui

par terre. Lorenza est en vie ! Elle m 'a appelé !

Il arrêtait pas de répéter le nom de Lorenza. Il avait son portable dans la

main. Il voulait qu 'on l 'appelle.

Lorenza a téléphoné à Diana.

Bonjour. Bonjour, je suis un peu pressée.

Avant de partir, j 'aimerais être sûre que Gianfranco puisse être enterré dans

la tombe à côté de celle de ses parents.

Madame Sanzini, vous êtes en état d 'arrestation.

Nous savons que c 'est vous qui avez tué Lorenza.

Qu 'est -ce que vous dites ? C 'est une plaisanterie ? Absolument pas. Parce qu

'elle était responsable de la mort de Gianfranco.

Lorenza lui a téléphoné d 'Orom pour le rassurer, lui dire qu 'elle était en

vie.

Mais il était malade et il n 'a pas supporté le choc.

Laissez -moi, je peux justement aller d 'ici. Nous avons relevé vos empreintes.

Et je sais qu 'elles correspondront à celles retrouvées sur l 'emballage de l

'analgétique.

Lorenza m 'a appelée tout de suite quand elle est rentrée à Catane.

Elle m 'a parlé du coup de téléphone qu 'elle avait passé à Gianfranco.

C 'est avec cet appel qu 'elle l 'a tuée. C 'était pas sa faute, elle

pas savoir que... Gianfranco a passé presque toute sa vie à s 'inquiéter pour

elle.

Il l 'aimait plus que n 'importe qui d 'autre.

Plus que moi.

Vous savez pourquoi on n 'a jamais eu d 'enfant ? Lui, il disait que c 'était

parce qu 'il était malade.

Mais c 'était pour une autre raison.

Parce que Lorenza était une fille pour lui.

Et voilà la façon dont elle l 'a récompensée.

Elle n 'a pas arrêté de ne penser qu 'à elle.

Je crois au contraire que Lorenza aimait énormément son frère.

Elle m 'a demandé de venir la voir au bungalow.

Et elle était là.

Elle était couverte de sang. Son amie lui avait tapé dessus.

Et ça avait dégénéré.

Elle... Elle était en larmes.

On voulait pour Diane Franco.

Moi, je la haïssais.

C 'est tout ce qu 'elle m 'inspirait.

Que lui avez -vous fait ? J 'ai fait semblant.

Semblant de la comprendre, de l 'aimer.

Je l 'ai aidé à soigner ses blessures.

Elle est morte en moins de trois minutes.

Je l 'ai traînée jusqu 'au bord de l 'eau.

Et je l 'ai laissée là.

Comment j 'aime en fait, Ben.

Une mort inutile.

C 'était pas de sa faute s 'il est mort.

Et mon Gianfranco alors ? Ce n 'était pas de sa faute non plus.

Moi, je l 'ai perdu pour toujours.

C 'est de sa faute, il n 'est plus là.

Ah, salut Martha, monsieur le divisionnaire. Qu 'est -ce qu 'il y a ?

un cadeau.

Un cadeau pour moi ? Pourquoi ? Ben, parce que... C 'est pour te remercier

tout ce que tu as fait pour nous.

Non, c 'était pas la peine, merci. Allez, dépêche -toi de l 'ouvrir, on va

passer la journée, nous n 'arrêtons pas. Très bien.

Des plaques comme les marines ! Non, il y a même mon nom dessus !

Domenico Nunari.

Merci. De rien.

Et puis, je tiens à te dire que je serais ravi si tu pouvais... Je serais

heureux. Oui, heureux.

Si tu pouvais remettre tous tes vêtements militaires comme tu portais

sais, tes beaux treillis et tes uniformes de camouflage.

C 'est un look qui te va à merveille. Et en plus, c 'est très utile pour les

interrogatoires d 'avoir quelqu 'un habillé comme ça. Ça impressionne les

suspects. Voilà. Si vous saviez que je suis heureux, merci.

Non, s 'il te plaît, c 'est pas nécessaire.

Je suis désolé, je me suis laissé emporter par l 'émotion.

Tu es pardonné. Merci.

Tu es le big boy.

Le très big boy. Très, très big boy.

Énorme big boy. Super méga big boy.

Salut. Mais où est -ce que t 'es ?

Vous êtes repartis ? Non, non, non. On est encore à Catane.

Oh non, merde.

J 'ai oublié de passer prendre à emporter.

C 'est pas un problème.

Non, non, mais il faut bien qu 'on mange quelque chose quand même.

Regarde là -haut.

Coucou.

Viens nous rejoindre.

On est arrivés en avance. On attendait pour la porte.

Et Bestina nous a vus et elle nous a invités chez elle à manger quelque

Mais on est trop nombreux, on va aller au restaurant. Quel restaurant ? J 'ai

déjà préparé tout ce qu 'il faut.

Allez, viens ensemer à table.

Et ne commencez pas à parler de mort ou de crime, sinon ça va vous couper l

'appétit.

Je te le promets.

Je te le promets.

À un moment, il arrive et me dit... Comment ça s 'appelle déjà ? Paris,

Il dit... Mais c 'est pas ma faute.

C 'est vrai, oui.

Je vous apporte une de mes inventions.

Ça s 'appelle Cocktail Bomb.

D 'habitude, j 'en fais pour mes amies quand on joue en sang boca.

Comme ça, elles ne comprennent pas le jeu ni ce qu 'elles ont dans les mains.

Bonjour à celui qui arrive à tout boire. Tu sais que tu vas perdre.

Oui, j 'espère quand même.

Victoire.

Oui. D 'accord.

C 'est pour ? Oui, pour Bazooka. Ils ont trouvé sa cassette.

À partir de lundi, tu es détaché à Palerme. Mais il faut partir

Tu vas pouvoir enfin régler tes comptes.

Prépare -toi, on t 'apprend.

Messieurs, on doit partir. À vos ordres.

Bettina, pardon, mais nous devons y aller.

Encore merci pour cette belle soirée.

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