All language subtitles for Vanina - Meurtres en Sicile - 1x01 - Le roi de la glace - French HDTV H264

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Je t 'aime et tu le fais.

Je ne me demande pas comment tu fais. Comment c 'est beau de rĂŞver. Je ne sais

pas oĂą tu es.

Je t 'ai rencontré avec toi. Pour une heure au soleil, tu n 'as jamais pu te

lever. Je t 'aime et tu le fais.

Une ville explosée.

pleine d 'effervescence et jeune.

Une ville qui déborde de vie, de joie et de sourire. Une ville qui aime que les

gens se retrouvent tous ensemble pour rire, pour passer du bon temps.

Carmelo, c 'est Ă  toi.

Allez, donne tout.

Eh ben, tu parles d 'un dimanche de merde, Julie. Arrête. La publicité

'un tas d 'activités géniales sur la plage.

Je me suis dit, j 'en sais rien, moi, qu 'il y aurait du ski nautique, comme

avant, comme au bon vieux temps Ă  Palerme, non ? Et voilĂ  qu 'Ă  la place,

joue aux féchettes géantes avec des bombes à eau.

Attention, il faut qu 'on gagne, Vanina. Je veux la victoire, alors fais un

petit effort.

C 'est pas si facile, t 'as vu tes ninjas ? Mais regarde -les.

Deux, trois, vas -y ! Ah ouais, lĂ , quand mĂŞme

! Alors, mais c 'est quoi, ce tir ? Mais qu 'est -ce que c 'est que ça ? Vanina,

Ă  vous, les filles ! Bonduez les yeux ! Ouais, c 'est bon, ok.

Trois tours ! Vanilla ! Prends la bombe Ă  eau ! La

bombe Ă  eau ! VoilĂ  ! C 'est parti ! Un ! Deux !

Trois ! Ouais

! Mais quelle tire exceptionnelle

!

Fano ? Commissaire, il y en a du bruit autour de vous, vous ĂŞtes Ă  une fĂŞte ou

quoi ? Il y a une compétition et j 'ai gagné. Une compétition ? Bravo, mais

laquelle ? Une compétition de tir de bombe à eau à cloche -pied, Fano.

Ah, et c 'est un sport ? Oui, olympique.

Allez, raconte -moi, qu 'est -ce qui se passe ? Eh bien, si je vous dis que nous

avons huit cas de tentatives de meurtre, toutes par empoisonnement.

Et avec quoi ils ont été empoisonnés ? De la glace.

De la glace ?

Tu me fais une blague ou pas ? Pas du tout.

Rendez -vous Piazza du Momo, je vous attends.

Ça arrive.

Où ça s 'est passé ? Chez le roi de la glace.

Et c 'est qui, le roi de la glace ? Vous connaissez pas ? Le roi de la glace. C

'est la pub.

Ça se voit que vous êtes à Catane depuis pas longtemps. C 'est le glacier le

plus réputé de la ville.

Et les victimes, comment elles vont ? Pour l 'instant, deux adultes et un

garçon qui se sont sentis mal. Ils ont été transportés aux urgences, mais les

autres, vu qu 'ils allaient bien, ils sont entrés chez eux. Mais on garde

même un œil sur eux.

Comment c 'est arrivé ? Ils étaient en train de manger une glace, une

à gauche, une à droite, et ils sont tombés sur des cachets.

Des cachets ? Je vais vous montrer.

J 'ai donné les pièces à conviction à Lofaro.

Et merde.

Pourquoi Ă  Lofaro ?

Lofaro, éteins -moi ce portable.

Dis -donc, tu veux quoi ? Qu 'on se moque de nous ? Excusez -moi,

'était pour les réseaux.

Mais un truc de ce genre, c 'est jamais arrivé.

Des glaces au Médoc, c 'est un truc de malade. Lofaro, mets -toi bien ça dans

tête. Les selfies et les réseaux, c 'est pas pendant le circuit.

Je vais tout faire pour pas l 'oublier, celle -lĂ , commissaire.

Lofaro, les pièces à conviction.

Donne -moi ce sac, c 'est pas possible.

Regardez. Vous ne trouvez pas que ça ressemble aux petites boules de sucre et

aux pépites de chocolat blanc comme ils mettent dedans d 'habitude ? On sait ce

que c 'est ? Non, la scientifique vient d 'arriver. A l 'intérieur, il y a

Martha qui a commencé à relever des indices et bien évidemment Agostino

Lomonaco. C 'est qui Agostino Lomonaco ? Comment ça, qui c 'est ? Le patron, le

roi de la glace enfin.

Salvo, je te l 'ai dit des centaines de fois.

Salut Martha, dis -moi tout.

Bonjour. Bon, alors pour le moment, les parfums de glace dans lesquels on a

trouvé des cachets sont la noisette suprême, le melon cantaloupe, la cassata

Monaco et la ricotta fraise lissueuse.

Mamma mia. Du lait de vache, ça sent, c 'est l 'horreur là. Ok.

Essaie de rester en... Le fameux roi de la glace, il est où ? À l 'intérieur.

Pardon, vous n 'utilisez que du lait de vache ? Oui, du lait frais.

Bonjour, je suis la commissaire Guarazi.

Oh, commissaire, vous devez faire quelque chose. Vous ne pouvez pas

le fait que le roi de la glace soit traîné dans la boite.

Monsieur le Monaco, sachez que plusieurs personnes ont été intoxiquées et

emmenées à l 'hôpital.

Vous ne comprenez rien du tout. Vous ne voyez donc pas que quelqu 'un cherche Ă 

me détruire, moi, à me faire tout perdre.

Écoutez, il faut vous calmer. Notre priorité, ce sont les victimes pour l

'instant. Je vous informe que nous allons poser des scellés et fermer la

boutique. Mais comment ça ? Vous fermez quoi ? Il le faut pour les besoins de l

'enquĂŞte. Commissaire, je vous en prie, il n 'y a pas que la boutique, lĂ .

Nous possédons tout l 'immeuble, avec les labos, mais également tout le stock

qui est entreposé ici. Nous avons des boutiques dans toute la Sicile. Vous le

savez ça, vous le savez. Vous voulez nous faire fermer, mais on ne sait même

pour combien de temps. Papa, calme -toi.

Je suis sûr que la police fera pour le mieux.

T 'inquiète pas.

Le roi de la glace est un endroit précieux pour les habitants de cette

Je l 'ai construit seul, avec mon propre sang, goutte après goutte.

Je suis la première victime de tout ceci.

Bien, on va prendre quelque chose.

L 'enquête vous a donné faim.

Agatino, bonjour.

Bonjour, commissaire.

Quelles sont les nouvelles ? C 'est toujours la mĂŞme chose, la fin du monde

'est pas loin.

Commissaire, comme d 'habitude.

Oui, merci.

Commissaire, on a reçu un appel de la scientifique.

Oui, et alors ?

Les cachets retrouvés dans la glace sont inoffensifs.

Comment ça ? Et les gens qui ont fait un malaise ? Les médecins disent qu 'ils

se sont sentis mal parce qu 'ils ont eu la peur de leur vie. C 'était une

réaction de panique. Leurs analyses sont parfaites. Ils vont bien et ceux qui

ont été admis à l 'hôpital peuvent rentrer chez eux.

C 'est quoi comme cachet ? Euh, de le typhon. Tout ce qu 'il y a de plus

naturel. Hyper léger comme calme.

Mais alors c 'était quoi ? Une mauvaise blague ? On nous prend pour des cons, je

comprends pas.

Non, non. Celui qui a fait un coup pareil, il en veut Ă  l 'eau Monaco. Et

voulu lui adresser un message.

C 'est une menace.

Nonari, on sait quoi sur lui ? C 'est un entrepreneur qui a réussi. Non

seulement il possède tout l 'immeuble du roi de la glace, mais il a aussi une

vingtaine de boutiques dans toute la Sicile. Ça, c 'est sûr. Il fait les

meilleures glaces de Catane. Les meilleures de Catane, c 'est celles de

Camarata, tout le monde le sait. Mais qu 'est -ce que t 'es en train de dire ?

Camarata, celui qui a le camion, Villa Bellini.

Ne me dis pas que tu compares un type dans un camion avec le roi de la glace.

Lui dans un camion, et alors ? Je pense quoi ?

Vous voulez pas arrêter avec cette histoire de glacier ? Désolé, pardon.

Disons que le Monaco est un homme important qui attise de nombreuses

Ça, c 'est parce que t 'as pas goûté sa pistache.

N 'importe quoi. Laisse tomber ta pistache, camarade.

Tito, tu voulais me voir ? Oui, je t 'attendais. Suis -moi.

Monsieur le divisionnaire ? Dis -moi, on lui avait pas dit de s 'habiller

correctement Ă  celui -lĂ . On a toujours l 'impression qu 'il sort d 'un film de

guerre.

Il fait une fixette sur les militaires, mais c 'est un bon élément. Pourquoi il

ne s 'est pas engagé dans l 'armée ? Je pense qu 'il a dû être réformé. Et c

'est nous qui le récupérons.

Allez, viens.

Bonjour.

Messieurs.

Bonjour, commissaire.

Oh, commissaire.

Heureusement, grâce au divisionnaire Mathia, nous avons trouvé une solution.

Comment ça, une solution ? Eh bien, comme...

Fort heureusement, tout ceci n 'était qu 'une blague de mauvais goût. Je me suis

dit, en y réfléchissant un peu, que je l 'ai accédé à la demande de M.

Lomonaco, à savoir rouvrir sa boutique dès demain.

C 'est pas un peu tôt ? Je ne vois pas pourquoi on s 'inquiéterait. Ne prenons

aucun risque. Je veux que, par mesure de précaution, vous jetiez non seulement

tous les bacs de glace qui étaient en vente dans la boutique au moment de l

'incident, mais aussi tous ceux qui se trouvent encore stockés en ce moment

les chambres froides. Tito, ce n 'est pas possible. Ils ne peuvent pas rouvrir

demain. On n 'a pas terminé et on doit encore enquêter.

Commissaire, je vous en prie.

Permettez -moi. Si jamais on venait à apprendre ce qui s 'est passé, je peux

dire adieu Ă  ma boutique. En plus, je crois que je sais qui a mis ces cachets

dans les bacs de glace.

Qui ça ? Un de mes employés.

Hier, j 'avais décidé de le licencier. Il s 'appelle Santomarchio. Ça ne peut

être que lui. C 'est un abécile, un crétin, un bon à rien qui aura juste

se venger.

Salut.

Bonne soirée.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Ben Nina, on peut s 'en aller si tu veux.

Tu crois que je vais partir et rater le concert ?

Spano ? Commissaire ? Pourquoi tu m 'appelles aussi tĂ´t ? Le roi de la

Agostino l 'a au Monaco. Il est mort. On l 'a tué. Hein ? Tu fais des blagues

dès le matin, maintenant ? Non, je blague pas. On l 'a retrouvé dans son

Nous, on vient juste d 'arriver.

Je vais au plus vite.

Bonjour, papa.

Reculez, s 'il vous plaît. Merci beaucoup.

Merci.

Écartez -vous.

Bonjour.

Ici, c 'est le labo oĂą ils fabriquent toute leur glace. Et puis, il y a la

réserve avec les chambres froides et aussi les bureaux.

C 'est un vrai la pirate.

Par ici.

Voilà, on est arrivé.

HĂ©, salut Vanina.

Et t 'en fais une tĂŞte ?

Vas -y doucement, Adriano. Je me suis endormie Ă  5h du mat. Tu dois absolument

faire quelque chose pour ces insomnies.

Concentrons -nous sur tes patines.

D 'accord.

Donc, la victime est morte suite à un traumatisme crânien.

On l 'a frappée à la tête avec un objet assez lourd.

Quant à l 'heure du décès, je dirais entre minuit et deux heures.

Quoi d 'autre ? Laisse -moi faire l 'autopsie avant de te répondre.

Viens.

On se parle plus tard.

Mais par contre, pas trop tard, parce que Luca est rentré du Yémen et on va

dîner au resto.

Alors, bonne soirée.

Travaille bien.

Spano. Salut, Adriano.

Voyons voir.

On dirait qu 'il y a tout.

L 'argent et ses papiers sont lĂ .

Regarde.

Ça, on en porte.

Vu la coiffure et la tenue, je dirais que cette photo date de la fin des

60.

Venez, je vais vous montrer quelque chose.

Regardez.

Le coffre est fermé, mais on dirait que quelqu 'un a essayé de l 'ouvrir.

Les employés m 'ont dit que Lomonaco mettait dedans la recette de la journée.

expliquerait tout.

Quoi ? On peut imaginer que quelqu 'un est rentré pour le voler, Lomonaco a

surpris le voleur, le type a eu peur, et après, on connaît la suite.

Ça s 'est mal fini.

Ouais, c 'est ça.

Commissaire, la famille attend dehors.

Commissaire, mon père.

Mais qu 'est -ce qui s 'est passé ? Je suis vraiment désolée.

Bonjour, je suis Maria Lomonaco, la femme d 'Agostino. Voici Corina, ma

Les enfants sont sous le choc, je peux les ramener Ă  la maison ? Oui, mais j

quelques questions avant.

Pourquoi est -ce qu 'Agostino travaillait aussi tard ? Mon père avait

'habitude de rester le soir au bureau.

Et puis, après cette sale histoire de cachet mis dans les bacs de glace, il

avait pris du retard sur son travail.

Vous lui connaissiez des ennemis ?

Je ne sais pas. Mon mari n 'était pas quelqu 'un de très bavard.

Est -ce que, dernièrement, vous l 'avez trouvé inquiet ou préoccupé ? Il avait

des ennuis ? Je ne peux pas vraiment vous répondre.

Et pourquoi ? Parce que nous nous sommes séparés il y a six mois.

Les choses n 'allaient plus entre nous.

On a trouvé cette photo dans la poche de sa veste. Vous savez qui c 'est ? Je ne

l 'ai jamais vue.

Moi non plus.

Peut -être que ce n 'était pas papa.

Irino, c 'était bien votre père. Qui c 'est ?

Votre grand -mère. C 'est la seule photo qu 'il avait. Il l 'a gardée sur lui.

Sans jamais la montrer Ă  ses enfants ? Je vous l 'ai dit.

Mon mari n 'aimait pas du tout parler de lui.

Moi -mĂŞme, je l 'ai vue par hasard parce qu 'il l 'avait fait tomber.

Il m 'a dit que c 'était sa mère et qu 'elle était morte jeune. Fin d

Commissaire, dites -moi.

Mon père, il a souffert combien de temps ? Il a mis peau.

Malheureusement, je ne saurais dire.

Bienvenue, Cecilia.

Quoi ? Bienvenue, Cecilia.

Oui.

Martha, tu viens ?

Ă€

mon avis, les traces sur le coffre -fort, c 'est une mise en scène. Mais à

'intérieur, il y avait 6 000 euros.

Oui, mais on dirait plutĂ´t du travail d 'amateur avec des traces faites Ă  la va

-vite. L 'eau Monaco avait mĂŞme son portefeuille sur lui.

Et puis ces comprimés de typhrons dans les bacs de glace, je crois que c 'est

avertissement pour le Monaco.

Déjà pour commencer, il faut mettre la main sur Santo Tomarcio.

Commissaire, il est lĂ .

Qui ça ? Tomarcio, celui dont nous a parlé le Monaco, il s 'est présenté ce

matin.

Bonjour, commissaire.

Le swingum.

Et je le jette où maintenant ? Il est à vous, mettez -le où vous voulez, ça m

'est complètement égal.

J 'ai vu que vous m 'aviez appelé plein de fois.

Je suis venu dès que j 'ai pu me libérer.

Et pourquoi vous ne nous avez pas répondu ? J 'étais à Messines, je

stories. Que voulez -vous dire ? Pour mes réseaux sociaux.

Vous pouvez m 'expliquer ça ? Aujourd 'hui, si vous voulez percer, il n 'y a

'Internet qui marche.

Il y a des influenceurs qui font la cuisine, d 'autres qui font du yoga ou

fitness. Je fais pareil avec les glaces.

Un influenceur de glace, c 'est ça ? Madame la commissaire, vous savez, le

de la glace, c 'est quelque chose.

Il y a des gens qui en font avec des pommes de terre ou des haricots.

Et puis, il y a ceux qui mettent de la drogue dedans ou ceux qui rajoutent des

trucs comme des insectes.

Je vous jure. Des sauterelles ou des grillons, c 'est grave dégueu.

Parlez -moi plutôt de vos différends avec le Monaco.

Ce type, il s 'énervait tout le temps sur moi quand je pouvais pas venir

travailler. Mais moi j 'étais pas là parce que je faisais mes stories pour

réseaux.

Vous avez un alibi pour cette nuit ? Ça faisait deux jours que je m 'étais posé

à mes signes. J 'étais au festival international du semi -fredo.

Le festival du semi -fredo ? International ! Des dizaines de gens

témoigner. Et j 'ai posté une tonne de photos sur mes réseaux.

Regardez.

Hein ? Regardez.

Vous voyez ? Donc, si vous voulez bien... Rasseyez -vous.

MĂŞme si vous disposez d 'un alibi pour cette nuit, vous auriez pu mettre les

comprimés de typhrons dans les glaces. En plus, le Monaco était certain que c

'était vous.

Mais qu 'est -ce que... Mais qu 'est -ce que vous racontez ? Je ne sais mĂŞme pas

ce que c 'est, moi, cette petite machin -chose.

Je fabrique des glaces, pas des médicaments.

Viens, vous pouvez y aller.

Le docteur est juste lĂ , sur votre droite.

Merci.

Bienvenue en pédiatrie.

Commissaire Guarazi, on m 'a dit que c 'est vous qui étiez de garde hier aux

urgences. C 'est à propos de le typhon dans les glaces, c 'est ça ? Je reviens

pas.

Comment se sentaient les patients ? Vous avez remarqué quelque chose d

'inquiétant de votre côté ? Heureusement non. Les enfants n 'avaient aucun

symptĂ´me et les prises de sang sont revenues normales.

Et ça fait quoi exactement le typhon ? On peut s 'en procurer facilement ou c

'est uniquement sur ordonnance ? On n 'a pas besoin d 'ordonnance pour ce

produit. C 'est un tranquillisant à base d 'herbe totalement naturel et très

léger. Et donc ? Donc j 'en déduis que celui qui a mis ses cachets dans les

glaces savait parfaitement ce qu 'il faisait. Ça j 'en suis convaincu.

Il ne voulait pas faire prendre le moindre risque Ă  ceux qui allaient en

Bien, mais... Je vous en prie.

C 'était bien le concert hier ? Je voulais y aller moi aussi, mais j 'étais

garde.

Au top, comme il dit ici.

Au top, ah ouais, Ă  ce point -lĂ .

Je dirais plutôt méga cool.

Je crois que j 'ai pas entendu cette expression depuis le lycée.

Tu viens de Palerme, toi aussi ? Manfredi.

Benina.

J 'y ai vécu tellement d 'années qu 'on peut dire que oui.

Et comment tu vis ton exil Ă  Catane ? Tant que je dis pas que je viens de

Palerme.

Me dis pas qu 'ils t 'ont convertie Ă  leur cuisine.

Non, ça jamais.

Ici, ils ont un vocabulaire bien Ă  eux.

Et quand on pisse pas, c 'est fini, on est foutu. C 'est vrai, vaut mieux pas

essayer de faire semblant, ça marche jamais.

Mais c 'est toi Giovanna Guaraci ? Je me souviens de toi, j 'ai lu un tas d

'articles. T 'étais à l 'antimafia à Palerme, non ? Qu 'est -ce que tu fais à

Catane ? J 'ai été mutée il y a quelques mois. T 'es toujours à l 'antimafia ?

Non, je dirige la criminelle.

Je te remercie beaucoup pour toutes ces infos, mais je dois m 'en aller.

Tu pourrais peut -être me donner ton numéro ? C 'est juste pour l 'enquête,

cas oĂą. Si jamais je pense Ă  un truc qui peut servir.

Oui.

Pour l 'enquête, bien sûr. Oui.

Si jamais je peux me rendre utile.

Salut, Palerme.

Salut, Palerme.

Tenez. Les clés de l 'appartement de Lomonaco. Il s 'y est installé quand sa

femme l 'a quitté.

Mais comment vous faites pour manger tout ce sucre sans jamais prendre un

? Mystère du métabolisme.

Qu 'est -ce que tu peux me dire sur sa fille ? Corinna Lomonaco est le premier

enfant de Maria e Agostino. Elle est diplômée en médecine et elle est interne

anesthésie.

Elle s 'entendait bien avec son père ? J 'ai rien trouvé qui prouverait le

contraire. Pourquoi cette question ? Elle est médecin.

Celui qui a mis les comprimés dans la glace doit s 'y connaître en produits

pharmaceutiques.

Allez.

Ça suffit pour aujourd 'hui.

C 'est facile pour toi.

Toi, tu es désagréable.

Raffia Paolo Malfitano a tenu aujourd 'hui une conférence de presse pour

présenter les excellents résultats qu 'il a obtenus au cours de sa nouvelle

enquĂŞte.

Bonjour Ă  tous.

Je serai assez bref, je veux juste exprimer l 'immense joie d 'avoir mené à

terme cette opération très importante.

Et je tiens également à dire à quel point je suis heureux de constater que

avons tenu de tels résultats grâce à une excellente collaboration entre tous les

services de force de l 'ordre et ceux de la magistrature.

Évidemment, nous ne devons pas baisser la garde. Il faut rester extrêmement

vigilant. Nous comptons également sur votre travail pour que la lumière sur

énormes menaces ne s 'éteigne jamais.

Je vous remercie. Au revoir.

Oh, non.

Non.

Vanina, ça va pas ? Je te dérange ? J 'étais en train de dormir.

Ah bon, déjà ? Mais il est même pas 10h.

Pourquoi ? On est obligé de se coucher après minuit ? Arrête, ne me parle pas

sur ce ton, ne commence pas. Je sais jamais Ă  quelle heure je peux t

C 'est pas grave. Allez, dis -moi ce que tu veux. Plus on parle, plus ça me

réveille. Aucune importance, tant pis. Je te rappellerai demain, Vanina. Non,

mais c 'est trop tard. Maintenant que je t 'écoute, parle.

Je savais rien de spécial à dire. Je voulais te demander quand tu venais à

Palerme. Ça fait sept mois que tu as été mutée à Catane. Je dis bien sept mois.

Et tu n 'es pas rentrée ne serait -ce qu 'une seule fois. C 'est normal, ça ? Je

sais, c 'est pas facile.

Ah, je vois, deux petites heures de voiture, c 'est pas facile.

Déjà, il faut compter plutôt deux heures et demie.

Oh, mais quel voyage interminable, oh lĂ  lĂ .

Oh, Vanina, tu sais que tu nous manques à tous. Ta petite sœur Cortanza, elle

aussi a envie de te voir.

Et Federico me demande toujours de tes nouvelles.

Tu ne vas pas me faire toute la liste, lĂ .

Ce n 'est pas très gentil de dire ça.

Ne me dis pas que tu ne peux pas prendre deux jours.

Je ne vais pas mettre un panneau devant la criminelle disant ne tuez personne

parce que je suis en vacances.

Vanina, c 'est bon, ce n 'est pas la peine de me parler sur ce ton.

Excuse -moi encore de t 'avoir dérangée. Allez, au revoir, on se parlera à un

autre moment.

Je serai la victime, merde ! C

'est chier, je n 'en irai plus, lĂ .

Putain, tu veux que je meure d 'une crise cardiaque Ă  35 ans ou quoi ? Et

Vous vous souvenez que j 'en ai 54 ? Regardez ça.

Non, mais qu 'est -ce que tu fous lĂ  ? C 'est plutĂ´t moi qui devrait vous

demander ce que vous foutez lĂ .

J 'étais en train de fouiller l 'appartement de l 'Homo Naco.

En pleine nuit ? J 'arrivais pas Ă  dormir.

Et toi ? Moi, je faisais un tour en voiture quand j 'ai vu les lumières

allumées. J 'ai remarqué que les scellés étaient brisés, alors je suis rentré.

Et alors ? Vous avez trouvé quoi ? Pas grand -chose.

Des dossiers pros et des documents comptables.

Mais il y a aussi une pile de papier qui, à mon avis, pourrait se révéler

intéressante. Tiens.

On les emporte ? Oui.

Comme ça, dès demain, on passe tout au peigne fin.

Vous avez remarqué autre chose d 'important ? Dans son PC, oui.

C 'est plutôt ce que je n 'ai pas trouvé qui m 'intrigue.

Il n 'y avait rien dedans.

Comment ça ? J 'ai fait une recherche par date et regardé dans tous les

dossiers. Il n 'y avait que des fichiers sur ses affaires, des bulletins

financiers ou la météo.

C 'est ce qu 'on a tous dans nos ordinateurs, et alors ? C 'était le PC

était chez lui.

Et il n 'y avait rien de perso dedans.

Aucune photo, aucun mail.

Enfin, il n 'avait mĂŞme pas un ami, selon Monaco.

Même s 'il travaillait beaucoup, ce n 'était pas un robot.

Il faut qu 'on en apprenne davantage sur ce type -là. Dès demain, on cherche le

maximum d 'infos possibles.

Commissaire, je ne sais pas si je peux me permettre, mais... Depuis quand vous

souffrez d 'insomnie ?

Longtemps.

Des années.

Et toi ?

Ça fait depuis que ma femme m 'a quitté.

Qu 'est -ce que vous faites pour passer le temps quand ça arrive d 'un coup ? Je

m 'installe sur le canapé -lit du salon.

J 'ai tout ce qu 'il faut.

Télé, DVD, cigarettes, chips, tablettes de chocolat.

C 'est mon oasis.

Quand je dors pas, je regarde un film, ça fait passer le temps.

Et toi ? Ah, moi, je regarde le plafond.

Au moins, comme ça, je pense à rien.

Jusqu 'à ce que les souvenirs reviennent me hanter et... Ça fait encore mal ?

C 'est encore un peu trop frais.

Après, il y a aussi de bons côtés à ne pas dormir. Katan est une ville qui ne

dort jamais, donc on ne se sent jamais seul.

C 'est l 'avantage ici ? Oui, et puis moi, je n 'ai jamais aimé trop dormir.

Vous savez, parce que dès qu 'on s 'endort, c 'est comme si on mourait un

non ? On ferme les yeux et on se réveille, sans trop savoir où on en est

les choses sont restées à la même place que quand on s 'est endormi.

Pano, pourquoi on n 'essaierait pas d 'aller dormir trois heures ? Oui, vous

avez raison, mais c 'est moi qui paye cette fois.

D 'accord.

Tentez. Je te laisse tout sur la table. Merci. Bonne nuit, Carmelo.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Bonjour, tout le monde.

J 'ai pris des glaces chez Kamarata pour que vous goûtiez.

Bravo, soldat.

Ce genre d 'initiative me plaît beaucoup.

Je t 'ai pris un pot Ă  la pistache. Tu vas me dire que c 'est pas la meilleure

de Katan.

Voyons un peu.

Pour toi, j 'ai choisi fraises avec des morceaux de fruits frais. Le lait est

bio, trop trop bon. Merci, non, désolé, maman.

Le lait, j 'y avais pas pensé, pardon.

C 'est pas la peine de t 'excuser.

Ça fait un an que t 'es arrivé et t 'es toujours pas converti. Allez, mange -en

une fois, ça va pas te tuer. Non, merci, ça va aller.

Bon.

Spano, il faudrait que tu comprennes qu 'il y a des moments oĂą il vaut mieux

rien dire.

Mais enfin, qu 'est -ce que j 'ai dit ? Cette glace pitache, mon mimo, une

merveille. Ouais, trop bon.

Presque aussi bonne que celle de l 'Homonaco.

C 'est ça.

Ă€ propos, quand je prenais les glaces, on m 'a dit que Kamarata et l 'Homonaco

avaient été amis.

Ils ont même travaillé ensemble.

Amis, tu dis ? Oui, amis. Pourquoi ? Peut -ĂŞtre qu 'on peut en savoir plus en

allant. Ouais.

Faut pas perdre de temps.

Nunari, va voir Martha et remonte -lui le moral.

Et continue à éplucher les papiers de l 'eau Monaco.

Ă€ votre ordre.

Ça, je le pose là, sinon...

Martha,

pardon.

Excuse -moi, j 'avais complètement oublié qu 'il y avait du lait et des

dedans. Je voulais juste ĂŞtre gentil. Je sais, Mimo. C 'est juste que je ne suis

pas comme vous.

On t 'aime tous ici, tu le sais bien.

Dans ce cas, arrĂŞtez de me regarder comme une martienne par rapport Ă  mon

alimentation. Non, mais Martha... Ouais, t 'arrĂŞte.

Qu 'est -ce que je peux faire ? Il n 'y a rien Ă  faire, Mimo.

J 'ai seulement besoin qu 'on me comprenne un peu.

Rien d 'autre.

Mais... Moi, je te comprends.

Carminé, tu t 'occupes de tout ? Oui, papa.

S 'il te plaît, t 'agis pas trop. Fais attention.

C 'est parce que mon père est malade et il est sous chimiothérapie. Ah, je suis

désolé.

Je m 'en charge.

Venez, marchons un peu, ça me fait du bien.

Oui.

Tous les deux, on était comme deux frères avant.

Ça fait tellement longtemps qu 'on s 'est perdu de vie.

Vous savez, il a pas eu une enfance facile, le pauvre. Sa mère est morte

elle a mis au monde Agostino.

Il avait une photo d 'elle dans sa poche.

Il ne se séparait jamais de cette photo depuis qu 'il était petit.

Il pensait toujours à sa mère, même s 'il ne l 'avait jamais rencontrée.

Il vivait avec son père ? Oui, mais Aurelio n 'était pas ce qu 'on peut

un bon père. Il était trop dur avec son gosse, il le traitait mal.

Au fil des années, Agostino se renfermait de plus en plus sur lui

une huître.

Il était méfiant envers les autres et parfois coléreux aussi.

Et malgré ça, vous étiez son ami ? Oui, mais j 'étais bien le seul.

Et puis, à 16 ans, il est allé travailler avec son père.

Peu de temps après, il a convaincu son père de m 'engager pour les aider.

Mais c 'est à partir de ce moment -là que notre amitié s 'est lentement

détériorée.

Pourquoi ? Parce qu 'Aurelio, il était odieux avec son fils.

Et moi, il me mettait toujours en avant. Parce qu 'il disait que mes glaces

étaient meilleures, que je savais mieux y faire avec les clients.

Et évidemment, Agostino souffrait beaucoup.

C 'était dur pour lui.

Très dur.

Tellement dur que, quelques années plus tard, il est parti.

Et il vous a laissé tout seul avec son père ? Il était son propre patron.

Et c 'est là que la chance a commencé à tourner pour lui.

Il a ouvert une boutique, et puis une autre, et encore une autre. Il a

à gagner beaucoup d 'argent, mais... Il s 'éloignait de plus en plus.

Il voulait mĂŞme plus qu 'on se voie tous les deux.

Il réussissait pas à créer de lien avec les gens, il était difficile à vivre.

Je vous remercie.

Si je peux vous aider.

Bonne journée, alors.

Au revoir.

Commissaire, je vous le confirme, cette pistache est un vrai délire.

Et moi, alors ? C 'est pour vous.

Commissaire ? Je t 'écoute, Martha.

On a trouvé un document assez bizarre dans les papiers de M.

Lomonaco. C 'est -à -dire ? Ça semble être un document juridique. C 'est un

d 'annulation de filiation. D 'annulation de filiation ?

Il est écrit qu 'Agostino affirme que Corinna n 'était pas sa fille en

Attends, pour de vrai ? Oui, à l 'époque, il l 'avait reconnue parce qu

aimait Maria, qu 'elle était enceinte et qu 'il voulait l 'épouser. Mais aujourd

'hui, il soutient qu 'elle n 'est pas de lui. Mais s 'il l 'avait reconnue Ă  l

'époque, il ne peut pas changer d 'avis.

Malheureusement si, et comme Maria avait décidé de le quitter, il estimait que

leur accord n 'était plus valable et que Corina n 'était donc plus sa fille, ce

qui lui donnait le droit d 'annuler sa filiation et mĂŞme de lui retirer le nom

de l 'Homo Naco. L 'avocat nous a dit que les papiers étaient prêts à être

présentés au juge. Putain, c 'est un truc de fou ! Cette demoiselle est sa

depuis presque 30 ans. Et maintenant ? Maintenant, elle a un mobile plus que

valable. Parce qu 'en plus de lui retirer son nom, il lui enlevait aussi

droit de succession.

Vous avez convoqué Corina ? Elle est de garde à l 'hôpital.

Elle n 'est pas joignable avant demain matin. Vous allez vous ruiner l 'estomac

comme ça.

Tu n 'as encore rien vu, Spano.

Et Maria, sa mère, où elle est ? Elle a acheté un restaurant quand elle a quitté

Agostino, elle. Elle en est la gérante et y travaille tous les soirs.

Prouve -moi l 'adresse.

Docteur Monter et Allé. Appelle -moi Manfredi.

Tu t 'es souvenu de quelque chose ? Non, rien de plus que ce que je t 'ai déjà

dit. Alors pourquoi tu m 'appelles dans ce cas ? Par solidarité.

Par solidarité ? Eh oui, entre palermitains.

Comme il se trouve que je suis un très bon cuisinier, je me suis dit que j

'allais par solidarité t 'inviter à dîner chez moi.

Pour un menu exclusivement palermitain.

C 'est tentant.

Mais je trouve qu 'un dîner chez toi, c 'est un peu prématuré.

T 'as peur de moi ?

Après tout, t 'es flic, tu viendras armée.

Je suis toujours armée. C 'est un oui ? Déjeunons demain, plutôt.

C 'est de Giorgino, près de la criminelle.

Ça te va ? Oui, évidemment que ça me va.

Parfait, alors.

Ă€ demain.

Bonsoir, il faut que je vous parle.

Oui, tout de suite. Parce que je travaille lĂ , c 'est si urgent.

Oui, quand je me déplace, moi, la police, ça veut dire que c 'est assez

Veuillez m 'excuser. D 'accord, comme vous voulez, mais faites vite.

Pourquoi vous avez quitté Agostino ? Qu 'est -ce que ça a à voir avec sa mort ?

Il vous a trompé, c 'est ça ? Non, notre mariage s 'est terminé.

Comment ça ? Agostino ne profitait pas de la vie. Il ne savait pas s 'amuser.

Il déprimait tous ceux qui s 'approchaient de lui.

Il était en dépression assez seulement.

Ça l 'aurait rendu plus humain.

Agostino ne se sentait bien que quand il travaillait, il ne faisait rien d

'autre. Mais vous êtes restés ensemble presque 30 ans. On se répète toujours

ça va s 'arranger.

Jusqu 'au moment oĂą c 'est fini.

On n 'en peut plus.

Nous avons découvert qu 'Agostino voulait faire annuler sa filiation avec

Corinna.

Il soutenait qu 'elle n 'était pas de lui.

Louana, s 'il vous plaît, occupez -vous de la table 3.

C 'est que des conneries. Plus le temps passait, plus Agostino devenait fou.

Donc c 'était une de ses lubines ? Évidemment, il s 'était mis ça en tête

qu 'il ne supportait pas que je l 'ai quittée.

Il en était persuadé au point d 'aller jusque devant un juge pour ça. Je vous l

'ai dit, Agostino n 'allait pas bien.

Il avait toujours été un peu étrange.

Mais ces derniers temps, c 'était de pire en pire. Il devenait paranoïaque.

Tout cela n 'était que du chantage, rien de plus.

Mais pour obtenir quoi ? La seule chose qu 'il voulait.

C 'était me forcer à revenir auprès de lui.

Donc vous soutenez que la demande d 'annulation de filiation était

infondée. De la manière la plus absolue.

Corinna est la fille d 'Agostino, vous comprenez ou non ? Pardon, mais j 'ai du

travail.

Tu sais quoi ? Hier, j 'ai mangé un truc végan.

Ouais, c 'était une sorte de crème, mais sans lait, avec de la mangue et une

autre chose qui s 'appelait gras -gras. De l 'agar -agar.

Et alors, ça t 'a plu ? Beaucoup, oui.

Beaucoup. Et puis, je me sens tellement plus léger depuis hier.

Écoute, pour déjeuner, je voulais aller manger du tofu au gingembre dans un

petit resto à Ticastello. Ça te dirait de m 'accompagner ? Oui. Enfin, oui,

C 'est pour déjeuner.

Que voulez -vous que je vous dise ?

Vous imaginez ce que ça fait d 'être épudiée par son propre père ? Du jour au

lendemain ? Comment vous avez réagi ? Je voulais faire un test ADN pour clore

cette histoire.

Mais l 'avocat de ma mère m 'a déconseillé de le faire et m 'a dit d

qu 'il fallait que ce soit un juge qui l 'ordonne.

Avant cette procédure, vous aviez de bons rapports avec votre père ? Papa

un peu spécial.

Mais c 'était un bon père.

Vous pouvez me croire.

Vous aussi, comme votre mère, vous pensez que votre père devenait fou ? Je

surtout qu 'il était épuisé psychologiquement.

Mon père voulait toujours tout contrôler et il travaillait trop. Et quand ma

mère l 'a quitté, ça a été... ça a été très difficile pour lui.

Cette nuit -là, où étiez -vous ? J 'étais chez moi, seule, pourquoi ça ?

Docteur, vous êtes dans une situation délicate.

Vous avez un mobile solide et pas d 'alibi pour le sort du crime. Qu 'est

que vous insinuez ? Les cachets dans la glace sont décomprimés de typhon. Celui

qui les a mis savait parfaitement ce qu 'il faisait.

Et vous êtes médecin. Oui, mais je ne suis pas la seule personne à connaître

médicaments. La colère contre votre père vous a fait sortir de vos gonds ? Non,

absolument pas. Je n 'ai rien fait du tout. Vous devez me croire. Il ne s

pas de ce que je crois ou non. Je n 'ai pas tué mon père et je n 'aurais jamais

pu parce que je l 'aimais énormément.

Même s 'il avait lancé cette procédure, il m 'aimait et il me l 'a dit lui

-même. Ah oui, comme ça ? Il y a quatre jours, c 'est lui qui a voulu me voir.

Et ? Il tremblait, je l 'ai trouvé très agité.

Il voulait me rassurer, vraiment.

Il disait que ça ne changerait jamais rien entre nous.

Mais qu 'il n 'avait pas le choix et qu 'il devait aller au bout de cette

procédure.

Il n 'a pas expliqué pourquoi.

Il disait que ce n 'était pas à cause de moi, mais à cause de ma mère.

Parce qu 'il ne voulait plus faire marcher sur les pieds. Je vous l 'ai

avait l 'air complètement fou.

Je n 'ai pas bien compris pourquoi il faisait ça.

Mais ce dont je suis sûre, c 'est que mon père souffrait le martyr.

Je l 'ai embrassé fort et ensuite... Ensuite, je suis rentrée.

Et c 'est la dernière fois que je l 'ai vu.

La prochaine fois, on achètera des beignets à la ricotta.

Non, au chocolat pour moi.

On aurait très bien pu les manger au bar.

Oh non, et risquer d 'arriver en retard, c 'est le jour le plus important de ta

vie.

Mais c 'est pas plus tôt quand on se marie ? Non, ça c 'est, je sais pas,

le deuxième.

Le plus important, c 'est vraiment ton premier jour de l 'idée.

Et pourquoi ? Parce que c 'est lĂ  qu 'on devient adulte, Vanina.

Et qu 'on fait les choix qui nous suivront tout le reste de notre vie.

On dirait presque la moto du G -Rider.

Bravo. T 'es pas loin d 'ĂŞtre la femme de mes rĂŞves, tu sais.

N 'importe quoi.

Vu le prix que je l 'ai payé, c 'est n 'importe quoi, oui.

Allez, viens.

Garde ta moto, on y va Ă  pied. C 'est pas loin. D 'accord.

J 'admire les invités d 'abord.

Vous me conseillez quoi ? Nous avons de belles tranches d 'espadon broté que l

'on sert avec une salade verte. C 'est parfait, merci.

Moi, je vais prendre des pâtes à la Norma, des sardines farcies version

palermitane, il faut absolument que tu goûtes, et un frito misto de poisson

commencer. Je t 'en remercie.

Le poisson est extra frais, commissaire, ça je peux vous le garantir. Bien,

bien.

Merci.

Un repas allégé, quoi.

C 'est pour ça qu 'on a des digestifs, non ? Alors, dis -moi.

Comment se fait -il que tu sois médecin au lieu de sillonner les routes du monde

Ă  moto ? Pour draguer, c 'est mieux.

Aucune moto ne bat le pouvoir du stéthoscope.

Et pourquoi tu t 'es spécialisé en pédiatrie ? Me dis pas que c 'est un de

types qui veut assez d 'enfants pour créer une équipe de foot. Non, non, non,

pas du tout. C 'est parce que les enfants donnent de la force.

Dans quel sens ? Quand ils te regardent dans les yeux, tu sens que tu ne peux

pas laisser tomber ni abandonner.

On doit s 'occuper d 'eux du mieux qu 'on peut.

Et toi, pourquoi t 'es dans la police ? J 'ai choisi ça quand j 'étais au lycée.

Carrément ? Oui,

c 'est au lycée qu 'on prend les décisions les plus importantes de sa

Ah oui ? Et t 'as jamais changé d 'avis ? Non.

Y 'a que moi qui parle.

Dis -moi quelque chose.

Comme quoi ?

Quelque chose sur toi ? Sur moi ? Je suis telle que tu

me vois.

Je fume comme un pompier, je mange comme quatre et je bois comme un trou.

Et ça, ça me plaît.

Tu sais quoi ? J 'ai pu remarquer en pédiatrie une chose plutôt intéressante.

Les enfants ne parlent pas ouvertement.

Ils se servent des mots pour jouer Ă  cache -cache.

Donc, pour essayer de les comprendre...

Il faut chercher à découvrir ce qui se cache derrière les mots qu 'ils

prononcent.

Et la vérité est très différente de ce qu 'ils disent en général.

Je ne suis pas une petite fille, si c 'est.

C 'est vrai. Mais parfois, ça vaut aussi pour les adultes.

C 'est un interrogatoire.

Quoi ? Putain, c 'est flic que tu aurais dĂ» ĂŞtre.

Je peux te poser une question ? Juste une seule.

Mais promets -moi de répondre franchement et sans aucun détour.

J 'attends la question piège.

D 'accord.

Pourquoi t 'as quitté l 'antimafia ? Parce que j 'avais lu des tas d

et dans mes souvenirs, tu cartonnais.

T 'étais une sorte d 'enfant prodige de l 'antimafia sicilienne.

Et tu te retrouves ici.

Pourquoi ? On peut pas mener

toutes les guerres.

Parce qu 'on risque de devenir fou ou mourir.

Moi, j 'ai eu ma guerre Ă  combattre.

Il est temps aujourd 'hui d 'ouvrir un nouveau chapitre.

Je suis désolée, il faut que je m 'en aille. Attends, j 'ai dit une connerie ?

Non, non, non.

Tu peux me le dire, qu 'il fait le cas. T 'as sûr, t 'as dit aucune connerie.

T 'as confiance ? Pourquoi ? Pour venir dîner chez moi.

Qu 'est -ce que tu me cuisines ? Des sardines farcies, mais à ma façon.

Je t 'appelle, Palerme.

Et alors ? Ça te plaît ? C

'est vraiment bon. On dirait du vrai. Mais c 'est du vrai. Du vrai tofu.

Oui, bien sûr.

Dis -moi, la brigade criminelle, tu aimes travailler lĂ  ? Ah oui,

c 'est ce que je voulais.

Ouais, je te comprends. Tu sais, moi aussi, j 'adore les crimes, c 'est

Et alors, tu te plais ici, à Catane ? Oui, ça va.

T 'es sûr que t 'aimes le tofu ?

Oh non, non, non, c 'est très bon.

Dis, puisqu 'on discute, je voulais te demander, pourquoi t 'as décidé de

quitter la Lombardie pour venir ici, Ă  Catane ? J 'en avais assez de livres

le Nord.

Oui,

c 'est vrai que c 'est important de changer parfois.

Ça va bien ? Oui, oui, oui, c 'est que j 'ai avalé un morceau de travers.

Et toi alors ? Comment ça t 'est venu, ce look militaire ?

T 'as remarqué ? Eh oui ? En fait, ça date de quand j 'étais petit.

J 'aimais beaucoup regarder le film Officier Gentleman, tu connais ? Et

dedans... Mimou ? Je vais bien, t 'en fais pas.

Dedans, il y a une scène avec Richard... Mimou ? Avec Richard, oui.

Mimou ? Mimou ? Excusez -moi, vous pouvez appeler les cours ? Mimou ? Je

bien. Ça va ? Oui, ça va.

Qu 'est -ce qui est arrivé à Nunari ? On est allé manger du tofu et pendant le

repas, il s 'est senti mal.

Je l 'ai emmené à l 'hôpital et il se trouve qu 'il est allergique au soja.

Ça vous fait rire ? Non, non. Et comment il va, notre malade ? Il le garde jusqu

'Ă  demain.

Pardon, je vais aller prendre une tisane.

Lofaro ! Commissaire ? T 'as trouvé quelque chose sur les réseaux de

Des photos, ça y en a. Des photos de lui, mais que avec des glaces.

Il y a des commentaires, commissaire.

Quelle belle glace. Elle est dingue, cette glace -lĂ . C 'est un vrai truc de

malade. C 'est ridicule. Il n 'a mĂŞme pas de followers.

Mais on s 'en fout de ses followers, Lofaro.

Désolé. Il s 'était disputé avec le Monaco.

Mais il n 'avait pas un alibi. Mais il peut avoir un complice aussi.

Donc tu retournes et tu me rapportes quelque chose. Tout de suite.

Monsieur le divisionnaire.

Bonjour.

Vanina, je te dérange ? Non, je t 'écoute.

L 'interrogatoire de Corinna Lomonaco.

J 'ai lu ton rapport et il semblerait qu 'elle soit coupable.

Au contraire, je crois qu 'elle est innocente.

Ah oui, je savais bien que c 'était trop simple.

La scientifique a dit que celui qui a frappé Lomonaco mesurait probablement au

moins 1m70.

Corina fait dix bons centimètres de moins. À part le fait que probablement

veut pas dire certainement, il peut y avoir plein d 'explications. Tiens, et

elle avait des talons ? J 'en sais rien.

Et puis, je dois dire que Corina m 'a semblé sincère.

Ah bon ? Oui.

Tu sais pas que pour éviter la prison, ils deviennent tous des acteurs dignes d

'un Oscar ? J 'inculperai personne sans ĂŞtre convaincue, voilĂ . Je veux pouvoir

creuser d 'autres pistes.

C 'est vraiment pas la peine de s 'énerver.

Je te fais confiance.

Mais attention, je te donne quelques jours, pas plus. D 'accord ? Travaille

bien.

Merci.

Bettina, salut.

Bonjour, Vanina.

Regarde, j 'ai fait de la scacciata.

Bettina, t 'avoir comme propriétaire, c 'est comme gagner au loto, je t 'assure.

Tu sais que c 'est un plaisir pour moi de cuisiner.

Et voilà, bonne soirée et surtout, ma chérie, bon appétit. Merci, je t

'embrasse.

Au revoir, ma jolie.

Ce qu 'il ne faut pas oublier, c 'est que ces rochers sont les plus durs qui

existent sur Terre.

Oh, non, non, Ignacio, non ! À Palerme, une voiture volée remplie d 'explosifs a

été retrouvée garée juste devant le domicile du substitut du procureur Paolo

Malfitano. C 'est l 'avertissement le plus sérieux reçu par le magistrat à la

veille de l 'ouverture de nouveaux procès, lors desquels Malfitano jouera

rĂ´le primordial.

Rappelons une nouvelle fois que le substitut avait réussi à obtenir l

'arrestation de membres de la mafia palermitaine.

Arrestation menée avec l 'aide de la commissaire Giovanna Guarazzi, et qui

depuis confère à Machitano une notoriété à travers le pays.

Passons maintenant Ă ... Giacomo.

Vanina.

T 'as vu le journal télé ? Paolo va bien, ou du moins, il donne le change.

Ils ont renforcé sa sécurité ? Oui.

Tu veux que je lui dise ce que t 'as appelé ? Non, vaut mieux pas.

S 'il te plaît, promets -moi de m 'appeler si jamais un jour il arrivait

chose de vraiment sérieux.

Benna ?

T

'as ton arme ? Je ne mentais pas jamais, petit.

Vraiment jamais ? Je ne veux pas t 'arrĂŞter de parler.

Vanina ! Je me dis pas que t 'as dormi dehors ! Allez, debout. Je rentrais

tard hier soir.

Qu 'est -ce que tu fais là ? Je t 'apporte le petit déjeuner.

Merci.

Ton Paolo a encore été visé par une attaque ? C 'est plus mon Paolo, Julie.

Vanina ! Tu peux pas le nier, enfin !

Vanina, t 'en vas pas comme ça, écoute -moi.

Je suis sûre que ça lui ferait plaisir de te parler en ce moment.

Je comprends pas, tu fais comme si de rien n 'était.

Non Julie, non. Ce serait pas une bonne idée.

T 'es venue juste pour me dire ça ? Ben oui.

Qu 'est -ce que tu veux ? Tu vas pas me la faire Ă  moi.

C 'est bon.

J 'ai croisé Luca l 'autre jour, il vient juste de rentrer du Yémen.

Oui, je sais, Adriano me l 'a dit. Mais il est encore plus beau gosse qu 'avant

de partir. C 'est pas possible d 'ĂŞtre aussi sexy.

Vanilla, ça va pas le faire, je te le dis comme je le pense.

T 'es avocate en droit de la famille, c 'est ça ? Tu vas devoir m 'expliquer

comment t 'as fait pour tomber amoureuse d 'un homme qui, premièrement, est gay,

et deuxièmement, sort avec notre ami.

Ton ami.

Je t 'écoute.

Excuse -moi. Dis -moi ma belle, mais tu sais les chocolats dans lesquels on

trouve des proverbes du genre le cœur a ses raisons, ça te rappelle quelque

chose ou rien du tout ? Rien, moi le chocolat je le mange. Ah, toi tu manges

papier avec, pas vrai Vanina ? Il faut que t 'arrĂŞtes de faire une fixette sur

Lucas. Ouais, d 'accord, c 'est super facile Ă  dire pour toi.

Toi, comment tu te sens ? Bien.

Tu me prends pour une conne ? Écoute, d 'après ce que je vois, on est au fond du

trou toutes les deux. Et au moins le courage de voir la vérité en fait.

Allez, mange ces croissants que je t 'ai apportés avec tout mon amour. Et après,

on parle de tout ça.

Salut. Salut.

Devine ce qui m 'est arrivé.

Je me suis réveillé, je me suis levé, et t 'étais plus là.

Manfredi, je suis vraiment désolée.

J 'ai bien regardé partout.

J 'ai pas trouvé de petits mots ni reçu de SMS, rien du tout.

Alors je me suis dit, je sors. Je vais aller voir la police.

Il faut que je signale ta disparition.

C 'est de s 'y acheter pas plus tout nu, c 'est ça ? Non.

T 'étais pas si mal.

Tu me rassures.

Alors, qu 'est -ce qui t 'est arrivé ? C 'était le parc -maître, t 'avais pas

mis assez de sous ? Au moins, tu perds pas le sens de l 'humour.

Non, t 'inquiète pas pour moi.

Je rigolais, tout va bien de mon côté.

J 'ai tout de suite compris qu 'hier, c 'était pas une soirée comme les autres.

Tu me dois aucune explication.

Si on parlait plutôt de notre dîner palermitain. Ça te dit après -demain ?

'ira très bien.

Quand t 'auras goûté mon gratin de pâtes, tu verras.

Tu t 'échapperas plus.

Ah oui, tu veux parier ? Parole de pédiatre.

Salut, Palerme.

Ciao.

Quel sens de l 'humour.

Spano, tu ne t 'es jamais, toi.

Je peux aller voir Martha ? Tu demandes la permission ? On n 'est pas Ă  l

'école, ici.

C 'est quoi ? C 'est un jeu sur le PC de Lou Faro.

Je vais l 'éteindre.

Voyons voir.

Fais voir.

L 'OFARO a laissé ouverte la page de profit de Tomarcio. C 'est pas un

influenceur de glauque ? Si, je lui avais demandé de tout vérifier.

Elle est énorme cette brioche.

D 'oĂą lĂ  ?

Putain.

Pardon, commissaire.

J 'étais allé prendre un café.

Lofaro, je t 'avais pas dit de creuser les réseaux de Tomarchio ? Ouais, je l

'ai fait.

Cet influenceur, c 'est qu 'un pauvre type. Je vous assure, y a aucun espoir,

sérieux.

Regarde cette photo.

Tu les vois ? On peut en conclure quoi ? Lomonaco et Kamarata étaient amis, non

? Oui, mais quand ils étaient jeunes.

Kamarata nous a dit que ça faisait 20 ans qu 'ils s 'étaient pas vus.

Ça, c 'est la preuve. Qu 'ils se sont rencontrés quelques jours avant la mort

Lomonaco. J 'avais pas fait gaffe.

Désolé. T 'as aucune excuse.

Si tu veux participer aux enquĂŞtes, on doit pouvoir compter sur toi.

C 'est clair, ça ? Spano, appelle Tom Arquio.

Très bien.

Et voilĂ , j 'ai faim, maintenant.

Commissaire.

Commissaire.

Tom Arquio a confirmé. Ce jour -là, Lomonaco et Camarata se sont vus. Il les

vus s 'enfermer dans un bureau, mais il a eu le temps de comprendre qu 'ils se

disputaient. Il a entendu quelque chose ? Non, mais il a compris que la

conversation était assez animée.

Toi, t 'as trouvé quoi ? Ce qui est sûr, c 'est que Kamarata et Lomonaco ne se

fréquentaient plus. Mais j 'ai découvert un événement intéressant.

Vas -y, dis -moi. Il y a 25 ans, il y a eu un procès sur l 'utilisation de

brevets de glace.

Parce que ça existe ? Apparemment, oui.

Et qui a déposé plainte ? Figurez -vous que c 'était Ruggiero Kamarata.

Et qui a remporté le procès ? Lomonaco.

On est parti.

Monsieur Kamarata, nous voudrions vous parler. Qu 'est -ce qui se passe encore

Qu 'est -ce que vous lui voulez à mon père ? Carmine, t 'énerve pas, s 'il te

plaît.

Commissaire, je vous suis.

Doucement.

Parlez -moi du procès.

Cette affaire m 'a complètement ruiné. Quand Agostino a ouvert sa première

boutique, il est parti en me volant toutes mes recettes de glace. Il les

prises sans me demander ma permission.

C 'est grâce à ces nouveaux parfums qu 'il... qu 'il a eu rapidement beaucoup

succès. Il est devenu le roi de la glace en me volant le fruit de mon travail.

Et alors ? Alors moi, j 'ai essayé de lui faire entendre raison, mais il n 'a

rien écouté.

Il me riait toujours au nez. Un jour, j 'ai pris mon courage Ă  deux mains et j

'ai porté plainte. Mais je n 'aurais jamais dû en arriver là.

Pourquoi ? Parce qu 'Agostino, c 'était un roublard.

Il avait engagé de bons avocats. Ensuite, le procès a commencé et j 'ai

rapidement compris la situation.

C 'était perdu d 'avance.

Agostino a gagné et vous, vous avez dû payer les frais et les dommages des

intérêts.

Je m 'en suis jamais remis.

Je me suis endetté. Mais je n 'arrivais pas à rembourser vu que les intérêts

étaient beaucoup trop élevés. Ma femme est morte rongée par la situation.

Le pauvre Carmine, il a pas mal encaissé.

Après tout ça, il a mal tourné.

Il prenait de la drogue.

Il dilait aussi.

Et lĂ ...

Maintenant que ça allait un peu mieux, on m 'a trouvé cette tumeur.

Il y a quelques jours, vous avez vu Agostino.

Pourquoi vous nous l 'avez caché ? Je lui ai demandé qu 'on se voie après plus

de vingt ans.

On peut savoir pour quel motif ? Parce que je voulais lui demander de l 'aide.

Il fallait que je rembourse les gens qui m 'avaient prêté de l 'argent pour

payer les frais.

Mais il a tout de suite refusé, même si pour lui, ça ne représentait pas grand

-chose.

Pourquoi vous me demandez ça ? Vous croyez que je l 'ai tué ?

Monsieur Kamarata, la vengeance est souvent un mobile idéal.

Laissez -moi retourner Ă  mon camion.

C 'est le seul endroit oĂą je me sens bien ces derniers temps.

Demandez Fadet et les données GPS du portable de Ruggiero Kamarata et de son

fils.

Pourquoi du fils aussi ? Agostino a gâché la vie de Ruggiero et aussi celle

sa famille.

C 'est ce qu 'il vient de nous dire.

Dire que tu me fais sortir Ă  cette heure, j 'aurais mieux fait de demander

chat comme cadeau.

Mais qu 'est -ce que c 'est que ce bordel ?

Oh, c 'est pas possible !

Spano, ça va ? Il est presque deux heures. Commissaire, Ruggiero Camarata

mort. Quoi ? Qu 'est -ce qui s 'est passé ? On n 'en sait rien. Son camion a

pris feu alors qu 'il était dedans.

Sans Carminé, les voisins ont vu les planes ou ont appelé la police et les

pompiers.

J 'arrive.

Bonsoir, commissaire. Bonsoir. Bonsoir, commissaire.

Les pompiers viennent d 'éteindre le feu.

Oui, le pharaon, soit ça.

C 'est affreux, pauvre Ruggiero.

Il me faisait tellement de peine Ă  chaque fois.

Ils savent ce qui a pu provoquer l 'incendie ? Les pompiers disent que le

est parti de l 'intérieur du camion. Il y avait une petite gazinière dedans.

Et son fils ? Il est lĂ  -bas.

Bonsoir, Caroline.

C 'est pas le bon moment, mais j 'ai quelques questions Ă  vous poser.

Que faisait votre père ici à cette heure ? C 'était dans ses habitudes.

Moi, je travaille toujours le soir dans le camion.

Et puis Ă  minuit, je rentre me reposer Ă  la maison.

Il prenait alors le relais et préparait de la glace pour me donner un coup de

main. Parce qu 'il aimait faire ça, c 'était son travail.

Ça lui faisait oublier sa maladie.

Comment se fait -il que vous ayez installé une gazinière ? On en a une

camion depuis longtemps.

On l 'utilisait pour faire fondre le chocolat.

Sacrée nuit, hein ? Tu peux le dire.

Vanille. T 'es pas obligé de le voir. Je sais que t 'as vu beaucoup de morts

farbales, mais on peut pas comparer une arme à feu à l 'œuvre des flammes.

Adriano, ça ira, d 'accord ? Très bien.

Vas -y, dis -moi tout.

Kamarata est mort par asphyxie. C 'est la fumée générée par le feu qui l 'a

Le corps a été dévoré par les flammes après la mort.

Pourquoi il n 'a pas essayé de s 'échapper ? J 'ai ma petite idée là

Nous avons retrouvé dans son sang des traces de codéine.

De codéine ? C 'est un opiacé, non ? Oui.

Et ça n 'a rien d 'étrange dans son cas.

Kamarata souffrait d 'un cancer des poumons en stade terminal et il arrive

régulièrement qu 'on en donne aux malades pour les soulager.

Ça calme la toux.

Il s 'est passé quoi alors ?

Moi, j 'aurais tendance Ă  confirmer l 'accident.

La codéine peut avoir un effet narcotique, surtout sur un organisme

la maladie. Non, Ă  mon avis, Ruggiero a perdu connaissance et en tombant, il a

heurté la gazinière qui a ensuite pris feu.

Tu penches donc pour la thèse de l 'accident ? Oui, même s 'il existe

autre explication.

Laquelle ? Tu peux pas écarter la thèse du suicide.

Tu crois ? Tu enquêtais sur lui et s 'il était véritablement coupable, il savait

que tout était fini pour lui.

Martin ? Commissaire. Maria, l 'ex -femme de Lomonaco, a appelé.

Elle veut vous voir tout de suite.

Ça arrive.

Il est temps pour moi de dire la vérité, commissaire. J 'en peux plus.

Il y a longtemps, j 'ai eu une relation avec Ruggiero.

J 'étais déjà avec Agostino.

Et Agostino ne le savait pas ? Il avait des soupçons, mais il n 'en était pas

certain. Il était souvent absent pour affaires.

Il m 'accusait, on se disputait.

Moi, je lui répétais sans cesse qu 'il était parano.

Et puis un jour, j 'ai menacé de le quitter.

Comme il ne voulait pas me perdre, il a fini par dire qu 'il me croyait.

On s 'est mariés et puis il a reconnu Corinne.

Alors, quelle est la fille d 'Orogero ? Oui.

Évidemment, les doutes qu 'il avait eus ne se sont jamais dissipés.

Pendant longtemps, il a fait avec.

Il a été un bon père et a réussi à ne pas y penser.

Mais quand je l 'ai quitté, il a complètement craqué.

Tout est de ma faute.

Avec cette procédure d 'annulation de filiation, tout ce qu 'il voulait, c

'était me forcer à dire la vérité une bonne fois pour toutes.

Vous devrez le dire Ă  votre fille.

Oui.

Mais je voulais d 'abord vous en parler.

Je n 'arrive pas Ă  croire qu 'ils soient morts tous les deux.

Que je ne verrai plus Ruggiero.

Tu passes ton temps Ă  travailler et je te trouve en train de bronzer.

Maman, Federico. Je suis si content de te voir.

Vous vous fatigiez ? J 'avais tellement envie de te voir qu 'on est venu jusqu

'Ă  toi.

J 'avais un congrès de cardiologie à Taormina. Je me suis dit que je l 'ai

proposé à ta mère de m 'accompagner et on a pensé que ce serait sympa de

Vous m 'auriez prévenu, je vous aurais préparé quelque chose. Mais on voulait

justement te faire une surprise.

Vanina, tu es belle comme un cœur.

C 'est vrai.

Tu es superbe. Comment vas -tu ? Dis -moi, comment tu vas ? Comme d

Merci. Je vais vous chercher quelque chose Ă  boire. Je viens avec toi. Comme

tu me fais visiter la maison. Je l 'accompagne.

Laisse, laisse, Vanina. C 'est pas grave.

Elle est belle, cette maison, dis -moi. Merci.

Qu 'est -ce que je vois ? Ce sont les films de ton père, ça ? Oui. Il y a même

le vieux canapé.

Il y a des invités ? Non, maman, je m 'endors en regardant un film. Pourquoi

ne te couches pas dans le lit ? Tu vas t 'abîmer le dos comme ça. Tu ne peux pas

t 'empĂŞcher de tout commenter.

Oh, comme elle est belle, celle -lĂ . Tu te souviens ? Je l 'avais prise quand on

était partis à San Vito lo Capo pour quelques jours.

J 'en ai une autre, on est tous les trois. Si tu veux, je te l 'enverrai.

Je vais chercher Ă  boire.

Pourquoi tu montes à l 'étage ? Parce que la cuisine est en haut.

Dis, tu as su ce qui est arrivé à Paolo ?

Je n 'ai pas du tout envie de parler de Paolo. Non, franchement, lĂ , il va

falloir que tu arrĂŞtes. Je ne t 'ai rien dit quand tu es partie de Palerme du

jour au lendemain et que tu as quitté ce pauvre Paolo.

Mais tu ne peux pas nous abandonner, nous aussi. Nous sommes ta famille, nous

'aimons.

Je suis ta mère, Vanina. Je te connais mieux que qui que ce soit.

Je sens bien que tu t 'éloignes de jour en jour.

Et ça me fait peur.

Allez, et si on se prenait dans les bras comme avant ?

Au revoir, chérie.

Salut, Ranina. Salut.

Spano. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Commissaire, on a les fadettes des

camaradas. C 'est Ă  propos de Ruggiero ? Non, pas lui, mais plutĂ´t son fils.

Le soir du meurtre, le portable de Carmine a borné juste à côté du roi de

glace. Il était là. À quelle heure ? À une heure et demie.

Cette fois, c 'est bon.

Attends -moi, je vais me changer.

D 'accord.

Bonjour Carmine.

Bonjour Commissaire.

Vous êtes en état d 'arrestation pour le meurtre d 'Agostino Lomonaco.

C 'est une blague ? On a découvert que vous étiez chez lui la nuit du meurtre.

Suivez -nous, vous allez tout nous raconter au poste.

VoilĂ , on va arriver par le bas.

ArrĂŞtez ! Stop ! Stop ! Ne bougez pas ! Je ne rentrerai plus ! Carminez, faites

pas de conneries !

De toute façon, c 'est fini pour moi. Rien n 'est fini. Calmez -vous.

N 'importe quoi.

Essayez de vous calmer. Vous allez me dire que tout va s 'arranger, pas vrai ?

Bon, allez, glace.

J 'ai toujours trouvé ça dégueulasse.

Martha, tu n 'y es pour rien. Je vais l 'arrêter, j 'étais prête.

Je suis lĂ .

Tu as fait ce que tu devais faire, Martha.

Tu n 'y es pour rien.

Tu as compris ? Tu as compris ?

On a un cadavre sur les rochers.

Ouais, on voit tout de suite les positions.

Vanina, tu sais, je te comprends.

C 'est dramatique, ce qui s 'est passé.

Mais qu 'est -ce que t 'aurais voulu faire de plus ? J 'aurais préféré l

'interroger pour qu 'il réponde à mes questions.

Pourquoi faire ? Tout est clair dans ce dossier.

Ruggiero Camarata a demandé de l 'aide à Agostino Lomonaco. Face au refus de son

ancien ami, il se sent humilié.

Le fils de Ruggiero, Carmine, trouve ça révoltant.

Il sait que Lomonaco... a ruiné toute sa famille.

Et ça te paraît valable comme mobile ? Laisse -moi finir, sinon je perds le

Carmine Camarata décide alors de se venger et de tuer Agostino Lomonaco.

Ruggiero découvre ce qu 'a fait son fils.

Mais comme Ruggiero est quelqu 'un d 'honnĂŞte, il veut aller voir la police.

Et donc, Carmine n 'a plus d 'autre choix que le tuer. Point final. Qu 'est

que tu veux de plus ? Je ne sais pas de tout.

J 'aimerais ĂŞtre convaincue.

Et je ne le suis absolument pas. Désolée.

ArrĂŞte, c 'est ridicule. N 'aggravons pas les choses.

Monsieur Malfitano ! Je dois monter dans la voiture.

Je ne peux pas rester trop longtemps quelque part sans bouger, tu le sais. Je

dois m 'en aller.

Juste un tour.

Je ne voudrais pas que Nello et les autres s 'énervent. Ils sont tendus. Et

ont raison de l 'être avec ce qui est arrivé.

C 'est des conneries.

Rien que du cinéma.

T 'as l 'air Ă  bout de force.

S 'il te plaît, allez, viens.

Sept mois sont déjà passés.

Allez, viens, on y va.

Viens.

Et à Catane, comment ça va ? Bien.

Ah oui ? Tout ce que je veux, c 'est repartir de zéro.

C 'est lĂ  que tu te trompes.

C 'était pas la peine de fuir comme ça. Paolo, s 'il te plaît.

Tu sors avec quelqu 'un ? Pourquoi ? Je vois pas bien ce que ça peut changer.

Dans ce cas, pourquoi t 'as appelé mon frère ?

Parce que je voulais savoir comment t 'allais.

Comment je vais ? Je vais comme quelqu 'un qui s 'est fait larguer du jour au

lendemain.

Pardon, c 'est vrai. J 'aurais pas dĂ».

Bon, c 'est bon. Je veux descendre. ArrĂŞtez la voiture.

Nello, amène -nous au café en bord de mer.

Qu 'est -ce que tu dis ? J 'ai envie de manger une granita. Je peux ? J 'ai le

droit de m 'offrir une granita ? Et j 'y vais sans garde du corps.

Monsieur, vous n 'êtes pas sérieux.

Non mais tu m 'emmerdes lĂ .

Tu vas nulle part sans garde du corps.

C 'est bon, allons prendre ta granita.

Minelo et les autres viennent avec nous.

Faucon, tu m 'entends ? Changement de programme.

Va sur la promenade à Hachikatello devant le café.

Tu es toujours aussi belle.

Et tu parais plus jeune.

Je n 'ai pas 80 ans.

C 'est quoi ce truc ? Quelqu 'un l 'a laissé tomber

? VoilĂ  ! Mais c 'est nouveau

ça, tu joues au magicien. C 'est à cause de toi.

Quand tu m 'as quitté, j 'ai terminé chez le psy pour faire une analyse.

T 'aurais pu en trouver un bon, au moins.

Ă€ force de lui parler de moi, je me suis souvenu d 'une chose importante.

Quand j 'étais psy, je voulais devenir magicien.

Tu ne me l 'avais jamais dit, ça ? C 'est parce que je ne m 'en souvenais

C 'était vraiment quelque chose qui me tenait à cœur.

Presque une obsession, du moins, jusqu 'Ă  mes douze ans.

Et au lieu de ça, regarde ce que t 'es devenu.

Ouais. Le psy a dit qu 'il y avait un lien entre ce que je rĂŞvais de devenir

celui que je suis devenu aujourd 'hui. Ah bon ?

Il semblerait que j 'ai besoin de me confronter Ă  l 'impossible.

La magie, c 'est impossible.

C 'est ce qui la rend fascinante.

Et éradiquer la mafia de la surface de la planète, c 'est également impossible.

Mais si tu continues Ă  essayer de toutes tes forces, il arrive parfois que l

'impossible...

se transforme en possible.

Et puis ça me détend de faire ces petits tours -là.

Quand je suis un peu triste, ça me remonte le moral.

On ne peut pas s 'arrĂŞter lĂ , tous les deux.

C 'est la seule solution, pourtant.

Écoute, je sais ce que tu ressens.

Je sais que depuis que je suis entré en guerre contre la Cosa Nostra, ta vie est

un véritable enfer.

Je sais que tu as peur.

Moi aussi, j 'ai peur. Si l 'autre jour, ils avaient réussi à faire exploser

cette voiture devant chez toi... C 'est une guerre, Nina.

Mais qu 'en étant unis, que nous pourrons la gagner.

On peut encore la mener ensemble.

J 'y arrive plus, Paolo.

Je ne veux plus vivre dans cette terreur quotidienne.

Je ne pourrai pas supporter de te perdre.

Tous les deux, nous nous aimons.

S 'il te plaît, il vaut mieux qu 'on s 'arrête là.

J 'ai reporté mon rendez -vous au commissariat.

J 'ai donné une excuse bidon.

Et on dirait que j 'ai bien fait.

Personne n 'est allé ? Non, personne non.

Je me suis caché derrière les voitures, comme d 'habitude.

Ça va pas ? Non, je suis désolé, mais je comprends pas, Martha.

Et puis même si on me voyait, il est où le problème ?

Enfin, t 'es venue Ă  Katan pour qu 'on soit ensemble, non ? Pourquoi on doit se

cacher ? Parce qu 'ils me prennent tous déjà pour une martienne. Je viens du

Nord, je suis végane et je pilote une moto.

C 'est n 'importe quoi.

Je trouve que t 'exagères. Ils sont tous très gentils.

Sauf peut -être celui qui est un peu étrange, là.

Le type qui s 'habille en soldat, le béret vert, tu sais. On en a déjà parlé.

Essaye de me comprendre un petit peu.

Je ne veux pas que mes collègues me voient seulement comme la femme du Big

C 'est clair ?

Parce que vous m 'appelez comme ça ? Big Boss, oui.

Et pourquoi ? T 'aimes pas ça ? Je sais pas, redis -le pour voir.

T 'es le Big Boss.

Ouais, j 'aime bien.

Mon Big Boss Ă  moi.

C 'est vrai que je suis grand. T 'es grand, très, très, très, très beau

très.

Salut, Mande Freddy.

Malheureusement, je vais pas pouvoir venir dîner ce soir.

Je suis désolée, j 'ai un empêchement au travail.

T 'as bien fait de venir ici pour prendre ta pause.

Le soleil et la mer, ça fait du bien, Vanina.

Ce qui est sûr, c 'est qu 'il est beau, Lucas.

Je dis ça, je dis rien.

Ouais, ça pourrait être beau, il est beau.

Fanny, là, je pense qu 'il n 'est pas complètement gay.

On s 'en fiche, Julie, c 'est pas ça qui compte.

Luca et Adriano sont ensemble depuis huit ans, donc... Qu 'est -ce que tu

Ça fait chier, tu sais, c 'est pas cool.

Tu vois pas ça du bon angle, je te le dis.

Ah non ? Non, parce que tu vois ça du point de vue d 'Adriano, alors que tu

pourrais te mettre deux secondes Ă  ma place.

Désolée, mais je comprends pas. Selon toi, mon amour vaudrait moins que celui

'Adriano, c 'est ça ? Putain, mais alors toi, t 'es une vraie avocate. Tu

retournes la situation en arrière. C 'est vrai, quoi.

Le point de vue, c 'est ça.

Hein ? Quoi ? Oui, c 'est ça. C 'est une putain d 'erreur de point de vue.

Sérieux, quelle conne, mais quelle conne.

Je te suis pas, Alain Vanina. L 'affaire Le Monaco, je me suis complètement

trompée. Je dois aller voter. Salut, les gars ! Vanina ! On a tellement voulu

aller vite qu 'on a oublié l 'histoire des comprimés dans la glace. Non, mais

ça, c 'était sûrement un geste de colère, rien de plus.

Non, Pano.

Parce que si depuis le début, le but de Carmine Camarata, c 'était d 'assassiner

Agostino Lomonaco, je vois pas l 'intérêt de mettre ces comprimés dans la

Il risquait juste de se faire prendre. Et adieu, vengeance.

Je vois pas oĂą vous voulez en venir.

J 'ai vu les choses sous le mauvais angle. Je me suis simplement trompée de

point de vue. C 'était pas ça ? Non. Et c 'est pour cette raison qu 'on n

'avance pas.

Essayons de changer de point de vue.

L 'important, c 'est de comprendre que le sabotage des bacs de glace était

motivé par complètement autre chose.

Mais on n 'a pas encore découvert quoi.

C 'est ce sabotage qui a provoqué ensuite le meurtre de Lomonaco, puis

Kamarata. Et vous en déduisez quoi ? J 'en déduis pour commencer qu 'il est

probable que Carmine est un complice.

Quelqu 'un qu 'il a aidé à entrer dans le labo.

On repart fouiller chez le glacier. On doit trouver d 'autres indices.

Allez, on y va.

Attendez, une seconde. Donc, tout part de l 'histoire des cachets ? L 'eau

Commissaire ? On a terminé de fouiller les bureaux, mais on n 'a rien trouvé de

très utile.

D 'accord.

Regardez dans les chambres froides. On croise les doigts. Bien.

Thomas Kyo ! Venez par ici, s 'il vous plaît.

Commissaire, vous n 'en aviez pas fini avec cette histoire ? C 'est quoi, ça ?

Je les ai trouvés dans les ordures.

Quoi, ça ? C 'est nos tabliers.

On les met dans le labo pour fabriquer les glaces.

Pourquoi vous les avez mis aux ordures ? Bah, Rino, c 'est un type maniaque.

Il nous a dit de les prendre et de les jeter parce qu 'on l 'avait pas fait

quand on a vidé les chambres froides.

On avait oublié de le faire en même temps que les glaces.

Oui, mais pourquoi il a voulu les jeter maintenant ?

Non, c 'est rien, moi.

Je me suis aussi posé la question. Après tout, c 'était rien de grave, ces

cachets qu 'on a retrouvés dans les glaces. Je vois pas le rapport avec l

'établier. Ils étaient même pas sales, eux. On aurait pu les mettre à la

machine, mais non.

Il a préféré qu 'on les jette.

Ok.

Ça, je l 'emmène avec moi. Vous pouvez y aller. Mais en quoi ça vous intéresse,

ce qu 'on met dans nos ordures ? C 'est mes affaires, Tomarcio. Me faites passer

et retournez travailler.

Mais quel caractère, oh là là !

Salut. Salut.

Je me suis dit que j 'allais passer te dire bonjour.

Vu que le message que tu m 'as envoyé me laissait pas trop d 'espoir.

C 'est compliqué en ce moment, j 'ai plein de choses à gérer, des trucs du

genre.

J 'ai fait quelque chose de mal ? Non.

Non, absolument pas.

Alors, c 'est à cause de la moto, c 'est sûr.

Non, ça n 'a rien à voir avec la moto.

C 'est compliqué, Manfredi.

Je suis désolée.

C 'est bien dommage.

Oui, c 'est dommage.

Ça m 'a plu.

Pano. C 'est bon, un scientifique a terminé l 'analyse des tabliers.

Ils n 'ont pas sorti une bombe, mais c 'est encore pire genre Hiroshima.

Qu 'est -ce que t 'attends, dis -moi ? Alors, sur chaque tablier, ils ont brodé

le nom de l 'employé qui le porte. Et sur le tablier et le bonnet de Rino

Lomonaco, il y avait des traces de codéine. Et c 'est la même codéine qu

retrouvée dans le sang de Ruggiero Camarata. De la codéine ? Et Rino, quel

rapport avec les Camarata ? Car Minet et Rino se connaissaient.

Ces deux -là étaient copains quand ils étaient petits.

Ah bon ? Il y a ceux qui utilisent les glaces comme traitement contre la

dépression, et puis il y a aussi ceux qui mettent de la drogue dedans.

Carmine est un ancien drogué, et parfois il dilait aussi.

Et comme tous les dealers, il doit s 'y connaître en médicaments, vu que ça se

revend comme de la drogue.

Et donc, qu 'est -ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tout tourne autour de

ce produit dans cette histoire.

Je vais vous montrer. Si vous voulez faire tourner la pâle...

Vous devez appuyer sur ce bouton -lĂ .

C 'est pas compliqué.

Reno.

Vous êtes en état d 'arrestation.

Qu 'est -ce qu 'elle vous dit ? Avec Carmine et Kamarata, vous étiez

Complices ? Complices de quoi exactement ? De trafic de glace à la codéine.

La glace à la codéine.

Une des dernières modes dans le monde de la drogue.

Mais il y a forcément eu un imprévu qui vous a obligé à faire cette bêtise, à

jeter des cachets de typhrons dans les bacs de glace.

C 'est ça le point de départ, non ? Je n 'ai pas peur de vous.

Je veux voir un avocat.

Carmine devait beaucoup vous aimer.

Pour espérer que sa mort vous sauverait.

Ça n 'aura servi à rien.

Nous avons des preuves.

Il y a des traces de codéine sur votre tablier.

C 'est terminé, Rino.

Qu 'est -ce que vous regardez ? Vous regardez quoi, putain ? Rino.

Debout. Relevez -vous. Allez.

Debout.

Carmine et moi, on était très amis.

On se sentait comme pris au piège tous les deux.

Corinna était l 'aînée, elle a pu choisir et elle a décidé de faire des

de médecine.

Moi, non.

J 'ai pas pu choisir.

Mon avenir, c 'était forcément au roi de la glace. Ce qui voulait dire être le

toutou de mon père et répondre à tous ses désirs.

C 'est là que vous avez commencé à produire de la glace à la codéine. C

une idée géniale.

Grâce au laboratoire de mon père, on pouvait en produire dans les meilleures

conditions. Tout se passait bien.

À quel moment ça s 'est gâté ? Il y a eu un accident.

Dans le labo, j 'ai une pièce rien que pour moi.

Un des employés de mon père y est entré.

Et il a pris un de mes bacs par erreur. Il croyait que c 'était du sirop de

cerise et il l 'a utilisé pour fabriquer de la glace normale.

Mais ça n 'était pas.

C 'était de la codéine. Une préparation de codéine extrêmement concentrée.

C 'était trop tard quand j 'ai compris ce qui s 'était passé.

Tout était allé dans les bacs de glace qui étaient dans les chambres froides du

magasin. Si quelqu 'un avait mangé cette glace, ça aurait été épouvantable.

Sauf qu 'il était impossible de savoir dans quel bac se trouvait la glace à la

codéine. La seule solution pour éviter la catastrophe, c 'était de réussir à

jeter toute la production qui se trouvait dans le stock.

C 'est là que j 'ai eu l 'idée de gâcher.

Tout fonctionnait comme prévu.

Et alors, qu 'est -ce qui s 'est passé ? L 'idée de mettre tout le stock de

glace aux ordures, c 'est moi qui l 'ai eue.

Et j 'avais beaucoup insisté auprès de mon père pour qu 'il accepte de le

Peut -ĂŞtre trop.

Il s 'est douté de quelque chose.

Il a fouillé dans mes affaires.

Et après, il a même pris mon PC perso et il a tout découvert.

Tu n 'es qu 'un dealer minable, voilà ce que tu es. Je vais te dénoncer à la

police. Non, papa, je t 'en supplie. C 'est le juge qui va t 'envoyer en prison

que tu vas devoir supplier.

Je ne peux plus jamais entendre parler de toi.

Après, j 'ai appelé Carmine.

Il m 'a aidé à... à effacer toutes mes traces.

Et Ă  simuler le cambriolage du coffre -fort.

Et Rodrigo Camarata ? Pourquoi vous l 'avez tué ? J 'ai rien fait, moi.

Et dans un sens, Carmine non plus.

Expliquez -nous.

Commissaire.

Si vous saviez Ă  quel point Carmine aimait Ruggiero.

Un jour, Ruggiero a entendu une de nos conversations.

Et il a compris ce qu 'on faisait.

Ça l 'a détruit.

Pour Ruggiero, ça a été un peu le coup de grâce.

Papa, tu peux pas me demander ça.

Comment tu veux que je fasse ? Carmine, je suis fatigué.

J 'ai besoin d 'ĂŞtre en paix.

N 'aie pas peur.

Moi, je n 'ai pas peur.

Fais ce que tu dois faire.

Je t 'en prie, fais -le pour moi.

Après ça, Carmine, il a fait ce que son père lui a fait.

Attendez une petite minute.

Tenez.

J 'ai trouvé cette lettre.

Elle est de la main de mon père.

Je l 'ai trouvée dans un tiroir de son bureau.

Elle est pour ma sœur Corina.

Salut, papa.

Une nouvelle aventure commande.

Merci de m 'avoir accompagnée, papa.

Allez, vas -y maintenant.

Tu ne peux pas arriver en retard le premier jour.

Alors, Ă  tout Ă  l 'heure.

Papa ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? J 'entre pas si j 'ai pas un dernier bisou.

Paolo. Vanina.

Je suis Ă  Palerme.

Comment ça, à Palerme ? Tu me fais marcher ? Si tu veux, on peut se voir.

D 'accord.

Et parler.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.