Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Allez Diane, on constate et on transfère le corpus en boîte loupe avant que
toutes les autres réveillent.
Je crois qu 'il est trop tard mon lieutenant.
Ok les gars, vous maintenez le périmètre, je ne vais voir personne sur
Lieutenant Boisson, mercredi 18 octobre, 6h07.
La victime est une femme de type caucasien, âgée d 'une quarantaine d
Elle porte une longue robe d 'époque.
A mon avis, la victime devait être au bal du fort hier soir.
Alors, il y a un hématome sur le biceps droit.
Il y a plusieurs traces d 'empoignade.
La victime s 'est débattue apparemment.
Elle porte un collier avec un morceau de coquillage.
On dirait une conque de lambie.
Tiens, on y va plat.
Plaie frontale d 'une ouverture de, je dirais, 5 -6 cm.
Conséquence due à un choc violent ou une chute fatale.
Selon la coagulation, la mort remonte à plusieurs heures.
Oh merde.
La victime est Caroline Boisseau, c 'est une saintoise de Terre de Haut,
propriétaire de l 'hôtel Tourmond d 'Amour.
Boris ? Bonjour, Lieutenant Boisseau.
C 'est vous qui avez repêché le corps ? On pêchait face à l 'île des Cabris.
Le corps a dû être jeté au large et s 'est pris dans nos filets.
Mais il a pu aussi être jeté de la côte et dérivé avec les courants, c 'est
possible ça ?
C 'est vrai que le courant est très fort à la pointe Zozio.
Vous voulez parler de la pointe qui est derrière le fort Napoléon ? Ouais.
Les pêcheurs préfèrent dire Zozio, c 'est plus local.
Pierre, il faut boucler le périmètre autour du fort Napoléon. Fermeture jusqu
nouvel ordre.
Là -dedans.
La Guadeloupe au bout du film.
Merci. Oui, lieutenant Boisseau.
Bonjour, monsieur le procureur.
Ah, je vois que vous êtes déjà au courant, oui.
Oui, les meurtres sont rares ici, mais ne vous inquiétez pas, toute mon équipe
et moi sommes parfaitement capables de me... Oui, j 'ai parfaitement conscience
que la saison touristique démarre le week -end prochain, oui.
Du renfort ? Mais non, mais pas besoin de renfort.
Il est déjà en route.
À vos ordres, monsieur le procureur.
Au revoir, monsieur.
Il y a un problème.
C 'est le procureur qui nous envoie à l 'Indecision Guard.
Une fois que la Guadeloupe s 'intéresse à nous, on ne va pas se plaindre, j 'ai
envie de te dire.
Je crois que la Guadeloupe est là.
Les filles, vous n 'avez rien à faire là. Allez.
Mais maman, je veux voir le cadavre. Non, il n 'y a pas de cadavre. Allez,
allez en cours. Vous allez être en retard. S 'il te plaît, s 'il te plaît,
te plaît. S 'il te plaît, toi, écoute -moi. Mais je suis sûre qu 'elle est là.
Mais non, je ne te dirai pas. Vous allez en cours. Allez.
Allez,
filez, vous êtes en retard.
C 'est bon.
Bonjour, Gaëlle.
C 'est ta fille ? Tu te ressembles, c 'est dingue.
Viens dedans.
Bonjour.
On a retrouvé le lieu du décès.
Enchanté. Capitaine Ludovic Augustin.
Adjutante Zanza Silva. Ravi.
Bon, perdons pas de temps.
Allons sur les lieux.
victime. Elle a dû chuter de sa toileuse.
Encore une histoire de dépit amoureux ? Avec une Caroline qui fait le grand saut
? Pourquoi encore ? Désolée capitaine, mais j 'ai pas la ref.
L 'histoire de Caroline et du chevalier de Frémainville, vous connaissez pas,
Judon ? Non, je suis Martine Ikel, j 'ai fait notre métier.
Et appelez -moi Diane.
C 'est la seule légende des saintes. En 1822, Caroline, une fille de Terre de
Haut, tombe amoureuse du chevalier Christophe Paulin de Frémainville.
Un explorateur français de passage aux saintes.
Lassé d 'attendre le retour de son bien -aimé, reparti en mission dans l
'Hexagone, Caroline finit par se jeter d 'une palaise.
On raconte qu 'elle se noya en serrant contre son cœur les lettres d 'amour de
son proche chevalier.
Capitaine ? Vous vous y connaissez bien, légende locale, point de garde du
continent ? Mais Capitaine Augustin et Saint -Ouart ! Le terre de bas ! Ah,
parce que vous vous connaissez ?
On dirait bien que la victime s 'est traînée jusqu 'à la mer.
Oui, ou alors quelqu 'un a tiré le corps jusqu 'à l 'eau pour tenter de le faire
disparaître. On va aller voir là -haut.
Les Saintes, la Guadeloupe, 20 minutes de traversée.
Terre de Bas, la Guadeloupe, ces deux îles font toute ma vie.
Elles abritent mon passé et mon présent.
C 'est bon ? Il a fini, il met ses airs, là ? Non, parce qu 'on a une enquête à
mener.
Oui.
Lieutenant Boisseau, attention.
Diane ? Oui ? C 'est pas un beau tissu de la robe de Caroline Boisseau, ça ? C
'est la robe d 'époque que la victime portait.
Ok, alors du coup...
Exit la tête du dépit amoureux qui vit au suicide.
Charlie une boîte très battue ici avec le meurtrier.
Il la frappe, la pousse, elle tombe.
Et elle dégringole en bas, elle s 'écrase.
Le meurtrier descend et la rejoint.
Il constate le décès.
Et il la pousse dans l 'eau pour la faire disparaître.
Et alors malheureusement pour lui, c 'est les courants marins qui vont
le corps dans les filets de pêche.
Ça confirme la première hypothèse qu 'on avait.
Caroline Boisseau a sûrement dû assister au bal annuel du Fort Napoléon avant de
se faire attraciner.
Allez, on y va.
Vous venez ? Oui.
C 'est quoi cette histoire de bal annuel ? Pour le coup, c 'est moi qui n 'ai
pas la référence.
La ref, quoi.
C 'est un bal qui existe depuis dix ans.
Voilà. Ce sont ceux qui ont repris la gestion du fort qui l 'ont créé.
Donc chaque année, juste avant la reprise de la saison touristique, il y a
soirée costumée qui est organisée pour les Saintois, en l 'honneur des premiers
ancêtres bretons.
Vous y allez souvent ? Si j 'y allais pour me coller au thème, bien comme les
ancêtres, je devrais y aller à poil avec les chiens de pied.
Pareil pour moi.
Mais c 'est typique de Terre de Hôde, occulter cette partie de l 'histoire.
Une terre de bretons, peu d 'esclaves sur l 'île, vu une petite tendance à l
'amnésie, voire au déni.
Non. Non, non.
Ni amnésique, ni dans le déni, non.
Non, ce sont juste des gens qui ont trouvé une excuse pour se rassembler et
faire la fête.
Et puis pour répondre à ta question, je n 'y suis jamais allée.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Patricia Boniface, présidente de l 'association saintoise de la protection
patrimoine. Capitaine Augustin.
Excusez mon accoutrement.
Le bal s 'est terminé au petit matin et puis je suis venue dès que j 'ai appris
pour Mme Boissot.
Je vois que les nouvelles vont toujours aussi vite ici.
Est -ce que Caroline Boissot faisait partie de la liste des invités ? Bien
comme chaque année.
Mme Boissot est une notable et c 'est l 'une de nos plus grandes donatrices.
Et hier soir, vous aviez remarqué quelque chose de différent dans son
comportement ? Sa présence, déjà.
En dix ans, c 'est la première fois qu 'elle répondait à notre invitation.
Vous l 'auriez vue dans sa robe en mousseline brodée. Elle était
Mais comment se fait -il qu 'elle soit jamais venue ?
Vous savez, Mme Boisseau était une travailleuse acharnée. Elle menait ses
affaires d 'une main de fer.
Alors bon, mes soirées costumées, elle devait sûrement se dire que c 'était une
perte de temps.
Un peu comme vous, lieutenant.
Quelle affaire ? Elle a le plus bel hôtel de l 'île.
Et le fort n 'est pas équipé en caméra de surveillance ? Il faut de l 'argent
pour ça.
Bien que nos donateurs soient extrêmement généreux, ça paye tout au
'entretien des jardins et puis les menus restauration du musée.
Diane, vous maîtrisez les réseaux sociaux ? Oui, bien sûr.
Alors, essayez de retrouver toutes les photos ou vidéos de l 'événement. Ça
aidera peut -être à reconstituer la soirée.
Très bien. Tu peux aussi convoquer s 'il te plaît tous les proches de Caroline
Boisseau pour la reconnaissance du corps.
Merci. Ah, mais de proches, Caroline n 'avait plus que son frère Régis.
C 'est lui -même qui s 'occupe de notre jardin exotique.
Un vrai rayon de soleil dans toutes ces pierres noires.
On peut jeter un oeil ? Comment s 'est passée la soirée ? Oh, super.
Les gens rigolaient, dansaient.
Une vraie réussite.
Bon, évidemment, certains ne savent pas se tenir quand l 'alcool coule à
volonté, mais... Qu 'est -ce que ça veut dire, ça ? C 'est le Naur qui nous a
encore sorti une de ses colères de poivreau.
Ils en prenaient violemment à Madame Boisseau.
La pauvre, pour une fois, qu 'elle nous faisait l 'honneur d 'être là.
Le Naur dont vous parlez, là, c 'est Morgat le Naur, le propriétaire de l
Barracuda ? Lui -même.
Il est temps qu 'il parte, hein.
Sa présence sur l 'île fait du tort à tout le monde.
Mais pourquoi est -ce qu 'ils s 'en prenaient comme ça à Caroline Boisseau ?
Aucune idée.
Mais j 'ai tout de suite prévenu la sécurité pour qu 'ils soient reconduits
'extérieur.
Où préfères -tu que je m 'installe ? C 'est toi le chef.
Tu prends le bureau que tu veux.
Je peux même dégager le mien pour vous, mon capitaine.
Gaëlle, je sais que c 'est un peu soudain comme retrouvailles, mais je
une collaboration cordiale.
Après, si tu préfères, je peux déléguer ta place à Diane pour la poursuite de l
'enquête.
Qu 'est -ce que t 'entends par déléguer ma place ? Lieutenant Boisseau, je vous
rappelle que vous avez le même nom que la victime.
Techniquement, vous êtes de la même famille.
Mais parle de consanguinité, tant que tu y es.
Je te rappelle qu 'il y a une dizaine de boisseaux sur l 'île et qu 'ils sont
tous issus de branches différentes.
J 'ai aucun lien avec Caroline Boisseau. Tu le sais très bien.
Je dérange peut -être. Pas du tout.
Le frère de la victime vient d 'arriver.
Vous êtes Régis Boisseau, le frère de Caroline.
Mais vous, madame, qui êtes -vous par rapport à la victime ? Nicole Joie, je
suis la gouvernante et doyenne de l 'hôtel.
Je travaille à tout mon amour depuis 44 ans.
C 'est moi qui lui ai demandé de me compagner.
Depuis que j 'ai appris la mort de ma soeur, je suis en peine debout.
Vous étiez à ses côtés lors de la fête au Fort Napoléon ? Oui.
C 'était des années qu 'on ne s 'était pas amusés comme ça.
Jusqu 'à hier, j 'avais rarement vu ma soeur danser.
Et vous ne vous êtes pas rendu compte de sa disparition ? Non, bien non, bien
sûr que non.
Non, c 'était joyeux, souvent heureux.
Pourtant, votre sœur s 'était disputée avec l 'un des invités.
C 'était pas la première fois qu 'elle s 'était disputée avec Marguerite Le
Dard.
C 'était un client fidèle de l 'hôtel.
Il y se journait chaque hiver depuis 3 ou 4 ans et Caroline et lui étaient
devenus amis.
Est -ce que c 'est comme Marguerite Le Dard ? C 'est -à -dire ? Ils étaient
revenus au centre en début d 'année.
Mais pas en tant que touriste.
J 'ai ouvert son propre hôtel, le Barracuda.
Il avait tout pompé sur l 'affaire familiale.
Évidemment, il avait rien dit à ma soeur qui a découvert le pot de rose le jour
de l 'inauguration.
Ça l 'a brisé. Elle s 'est distrayée par son ami, quoi.
Et puis moi, j 'ai conçu la protégée.
Bon, on peut y aller si vous n 'avez plus de questions ? Oui, oui, bien sûr.
corps va être transféré en Guadeloupe pour l 'autopsie. Il sera vite de retour
pour l 'organisation des obstacles.
Et toutes nos condoléances, bien sûr.
Mangat Le Naur, homme d 'affaires breton.
Il arrive ici en janvier. Il ouvre l 'hôtel de Barracuda. Il siphonne toute
clientèle du tourment d 'amour avec ses prix attractifs.
Huit mois après, soudainement, l 'hôtel ferme. Des cas préfectoraux. En cause,
la cigouater... Comment ça se dit déjà ? La cigouatera.
C 'est une intoxication que tu peux choper en mangeant un poisson contaminé
cette toxine.
Chez les hommes, ça provoque des troubles digestifs.
Moi, je n 'avais jamais entendu parler de ça en Martinique.
En tout cas, ici, la pêche est très réglementée et certains poissons sont
carrément interdits. Comme le barracuda.
À croire que l 'hôtel de Morgat était prédestiné.
Il se fait épingler par l 'agence que je n 'ai de la santé de Guadeloupe. Il a
perdu sa licence de restauration et l 'hôtel a dû fermer il y a un mois.
De là à vouloir tuer la propriétaire d 'un hôtel concurrent, il faut y aller
quand même.
Ma mère m 'a toujours dit qu 'il ne fallait jamais se réjouir de la mort de
quelqu 'un.
Cette Caroline, elle m 'a tellement empoisonné l 'existence que je ne vais
la pleurer.
Vous l 'accusez d 'être à l 'origine de la fermeture de votre établissement ?
Jamais je n 'aurais servi du poisson infecté à mes clients.
J 'ai mis toute ma vie et toutes mes économies dans cet hôtel.
Et d 'un claquement de doigts, l 'autre sorcière a tout détruit.
L 'autre sorcière est morte.
Et alors ? Qu 'est -ce que j 'ai à voir là -dedans ? Hier soir, vous avez eu une
altercation avec Caroline Boisseau au Fort Napoléon.
Qu 'est -ce que vous insinuez là ? Tout le monde m 'est esquivé dans la soirée.
Alors j 'ai picolé un rhum en entraînant un autre.
Ce que vous ne comprenez pas, c 'est que la figuatera m 'a fait perdre mon
hôtel, mais aussi ma réputation.
Depuis toute l 'île me tourne le dos.
Et donc Caroline a pris pour tout le monde ? Si vous aviez tout perdu comme
et que vous l 'aviez vu hier jouer la reine du bal dans sa robe de Versailles,
vous aussi vous auriez brillé.
Je suis juste sur les dessus, rien d 'autre.
De toute façon, à minuit la sécurité m 'a dégagé.
Je n 'ai pas insisté, je suis rentré chez moi.
Soupçons de sabotage, hurlements.
Son frère nous a affirmé que vous étiez pourtant très proches à une époque.
Cette amitié, c 'est Caroline qui se l 'est inventée.
Elle avait besoin d 'affection, moi j 'avais besoin d 'un business plan.
Donnant, donnant ? Moi j 'appelle ça les manipulations.
Les affaires sont les affaires, surtout ici.
On va juste dire que ça m 'a pas réussi.
Autre chose ? Pas pour l 'instant.
Je vous laisse, j 'ai affaire.
Jean -Claude ?
Viens là !
Diane,
tu peux vérifier la libide de Margaret Le Naur sur les vidéos de la soirée que
tu retrouves ? Oui, bien sûr ! Gaëlle, il se passe quoi avec le capitaine ? Bah
rien !
Suzanne, qu 'est -ce que tu fous là ? Je t 'ai apporté des tourments d 'amour.
Oh, qu 'est -ce qu 'elle est adorable.
Merci.
Attends.
Ça a une idée derrière la tête. C 'est quoi le piège ? Il n 'y a pas de piège.
Ça me fait plaisir, c 'est tout.
C 'est des photos de l 'enquête et t 'as même une photo du cadavre. Ça suffit,
on touche à rien. Oh là là.
Bon, si tu veux vraiment jouer aux enquêtrices, tu m 'aides à retrouver les
vidéos sur les réseaux sociaux pour la soirée du Front Napoléon hier soir.
Vous m 'entendez ? Là, c 'est ta mère avec Ludovic.
Ils sont en visioconférence avec les médecins légistes. Comme ça, t 'as l
évite d 'aller en Guadeloupe.
C 'est qui Ludovic ? Je sais pas trop.
Apparemment, il vient d 'être faire débat.
En tout cas, ta mère le connaît et c 'est électrique.
Jamais vu. Ma mère va jamais à terre de bas.
Bon, à mon avis, ils se sont connus quand ils étaient ados.
Tu crois qu 'ils étaient amoureux ? Et de là ? C 'est pas
possible.
Elle a des bons goûts.
Oui, ça y est, José.
Ok, bonjour.
Allez -y.
Le décès a eu lieu entre 1h et 2h du matin.
La cause de la mort, c 'est bien le traumatisme crânien.
Les analyses sanguines ont permis de détecter des traces d 'alcool et de
cannabis dans l 'organisme.
Pas de traces d 'agression sexuelle notées.
La victime présente des scarifications à l 'intérieur du bras, mais la
cicatrisation laisse penser à des blessures préadolescentes.
Vous pouvez nous envoyer des photos, s 'il vous plaît ? Oui, oui, bien sûr.
Ok, merci doc.
On vous rappelle si on a d 'autres questions ? Entendu.
Bon courage pour votre enquête. Merci.
Je connaissais Caroline quand elle était jeune.
Elle préférait travailler à l 'hôtel avec son père plutôt que de venir se
baigner avec nous.
Mais je savais pas qu 'elle souffrait au point de se clarifier.
En tout cas, ce rapport nous montre une nouvelle facette de Caroline.
D 'un côté, la femme d 'affaires.
respectée, opportuniste, et de l 'autre, la femme à l 'adolescence fragile qui
consomme des psychotropes.
On va faire un tour à son hôtel ? Oui.
C 'est vrai que c 'est l 'endroit idéal pour une lune de miel ? Tout le monde s
'active.
À croire que leur directrice n 'est pas morte.
Désolée pour l 'attente.
Mais nous avons beaucoup de travail.
La saison reprend dans trois jours.
L 'hôtel fait travailler une quarantaine de salariés sur l 'île. On ne peut pas
se permettre de fermer.
Mais bien sûr, une histoire de gros sous.
L 'appartement de Mme Boissot est à l 'étage. Suis -moi.
Gaëlle, je te rejoins.
Bon, monsieur, vous faites quoi, là ? C 'est interdit aux clients, il ne faut
pas rester là.
On ne vous a jamais dit que le client est toujours roi ? Dans l 'armerie, vous
éteignez ça tout de suite, s 'il vous plaît ? Excusez -le, le capitaine, il n
pas l 'habitude de côtoyer les clients.
Vous savez que c 'est interdit de brûler les déchets comme ça ? Et c 'est quoi,
tous ces papiers, là ? C 'est rien, c 'est qu 'une vieille tradition en pièce,
tout le monde fait ça ici.
Mon père, il nous a toujours appris à faire attention à ce qu 'on disait, à ce
qu 'on disait derrière nous.
Je suis désolé de devoir revenir sur le décès de votre sœur, mais...
Les premières analyses médicales ont révélé des traces d 'anciennes
scarifications.
Caroline, adolescente, c 'était compliqué.
Notre mère est morte quand on était jeunes et chacun a géré un peu comme il
pu.
Notre père, il a travaillé comme un fou pour oublier. Il a entraîné Caroline
avec lui.
Elle a été tiraillée entre faire ses études, bien gérer l 'hôtel.
Puis on a fini par craquer.
Et ces derniers temps, comment elle allait ? Vous avez remarqué des troubles
particuliers ? Franchement, non.
Elle a l 'habitude d 'avoir des grandes responsabilités entre l 'héritage
familial, les employés.
Mais elle les a toujours assumées, sans jamais se plaindre.
Madame Boissot vivait ici ? Caroline dédiait sa vie à ton travail.
C 'était important pour elle d 'habiter sur place.
Et vous savez si...
Elle fumait régulièrement du cannabis ? Par ma connaissance.
Si c 'était le cas, elle savait se montrer discrète pour préserver son
celle de l 'hôtel.
Suffisamment discrète pour ramener en cachet de la cigouatera chez un
? Caroline, je l 'ai vue naître et grandir.
Je doute qu 'elle ait pu empoisonner qui que ce soit.
Son père était capable de le faire.
Elle, non.
Enfin, vous n 'allez quand même pas me faire croire qu 'elle ne s 'énervait
jamais ? Elle ne se laissait pas faire.
Elle va les mettre de son côté, ça, c 'est sûr.
Je me rappelle une interrogation avec M. Le Naur, lorsqu 'il a essayé de
débaucher Marcus, le meilleur pêcheur de l 'île, qui était sous contrat exclusif
avec nous.
Mais si Marcus avait refusé l 'offre, ça avait mis Caroline hors d 'elle.
Enfin, pourquoi sortir de ses gonds pour un simple employé ? Ses employés
faisaient partie de sa famille.
Elle y tenait beaucoup.
Elle se sentait très seule.
Alors quand Le Naur a commencé à venir chaque année de Bretagne pour la voir...
Elle a cru voir en lui l 'ami qu 'elle n 'avait jamais eu, avant de le
regretter.
Elle avait quelqu 'un dans sa vie ? Je ne crois pas.
Caroline ne ramenait personne ici.
Elle ne se permettait pas.
Elle se sentait épiée, elle craignait les commérages.
Vous savez, aux Saintes, les réputations se font aussi vite qu 'elles se
défendent.
On s 'en aidera ? Sûrement à la vie en vie, pourquoi ?
J 'ai l 'impression que les draps ont été lavés, en fait.
Je ne sais pas, je comptais tomber sur un cheveu, un truc qui aurait pu nous
mettre sur la voie, mais... C 'est de nous sans le cannabis ou c 'est moi ?
c 'est clair.
Je peux vous aider ? Bonjour, gendarmerie.
Vous savez où on peut trouver ce Jason ? C 'est notre commis, il doit sûrement
être en cuisine.
Merci.
Je donne ? Lieutenant Boisseau.
Mais on se connaît.
Décidément, c 'est pas ta journée.
C 'est quoi ce que vous avez jeté, là ? C 'est... Juste un joint.
C 'est Marcus qui en ramène à Dominique quand il va pêcher.
S 'il vous plaît, dites rien à mes patrons.
Oui, Marcus.
Il travaille plus à l 'hôtel.
Comment ça ?
Il a été viré ? Des accords professionnels.
De quelle nature ? Ma femme nous a rien dit.
Caroline s 'est contentée de nous présenter le nouveau pêcheur, Boris.
Mais quelques jours avant, j 'ai surpris une dispute entre elle et Marcus.
C 'est peut -être un emploi très doué, mais il pourrait devenir vite ingérable.
D 'ailleurs, ça fait une semaine qu 'il est parti, et pour tout vous dire, l
'hôtel s 'en porte bien mieux.
Et à quel moment vous avez prévu de nous dire qu 'il s 'était fait virer par
Caroline ? J 'ai pas eu le temps, vous avez quitté la chambre comme une furie.
D 'accord, du coup, maintenant, on peut le trouver où, ce Marcus ?
C 'est sur mon village des pêcheurs.
Il ne travaille plus pour nous, mais il a toujours une très bonne réputation
auprès des restaurateurs.
Je ne m 'inquiète pas pour lui.
Il y a un truc que je ne piche pas.
Si Caroline tenait tant à son pêcheur star, pourquoi l 'avoir viré si vite
ça ? Surtout si Marcute la fournissait aussi en cannabis.
Oui, Diane, je t 'écoute.
Il est venu déguisé, il a pu donner une autre identité.
Ok,
merci, Diane, tu gères.
Bon, allez, s 'il vous plaît, là.
Gendarmerie nationale.
C 'est bon ? Allez, circulez, moi je travaille.
Mais vous lavez votre couteau !
Bon bah son bateau est pas là, il doit être en train de pêcher.
Bah non, ça m 'étonnerait.
Personne ne pêche, on peut gagner.
Monsieur ? Oui, bonjour. Bonjour, gendarmerie.
Dites -moi, vous savez où est Marcus Lebon ? Si Lebon ? Qu 'est -ce qu 'il a
encore fait celui -là ? Ben... C 'est bizarre.
C 'est quoi ? Qu 'est -ce qui est bizarre ?
D 'habitude, il attache son bateau à la bouée jaune, vous voyez là -bas.
Oui.
Puis il ne paye jamais après 11 heures.
Ok, tu préviens Diane ? Oui, merci.
De rien.
A toutes les patrouilles en mer, suspect en fuite. On cherche un bateau bleu et
blanc du nom de Grand Gauzier.
Le suspect est Marcus Lebon.
Il n 'y a toujours rien sur le bateau ? Ok.
Vous nous tenez au courant ? Merci.
Tiens, il y a Diane qui m 'a envoyé une photo.
Marcus Lebon en quête d 'une pêche responsable.
Ah, il a aussi une conscience écolo.
Tu penses qu 'il a poussé Caroline dans l 'eau pour enrichir les fonds marins ?
Ah, je ne te connaissais pas cet humour morbide.
Et quoi de neuf, du coup ? Je veux dire, dans ta vie personnelle ?
Tes parents ? Comment vont tes parents ? Moi, les miens, ils vont bien.
Ils vadrouillent depuis leur retraite.
Là, je crois qu 'ils sont entre le Vietnam et l 'Australie.
Ma mère va bien.
Elle vit toujours dans sa maison que tu as connue.
Et mon père est mort d 'un cancer il y a cinq ans.
Toutes mes condoléances.
Ça arrive un peu tard.
Gaëlle, un bateau de pêche bleu et blanc avec un toit rouge là -bas.
Mais ce bateau n 'a rien à faire ici, c 'est pas une zone de pêche.
son bateau de Marcute ? C 'est mon bateau.
C 'est ça ? Ça sort d 'où, ça ? Vous êtes au courant que la pêche
au Lambie est interdite sur le littoral ? Il y a un truc qu 'il faut m
'expliquer quand même, Boris.
Vous venez de décrocher un super job à l 'hôtel Tourment d 'Amour.
Pourquoi prendre le risque de tout perdre pour une pêche illégale ? Je fais
juste ce qu 'on me demande.
Mais qui le demande ? L 'hôtel ? Oui, la boîte l 'eau.
Maintenant, elle est morte.
Donc pourquoi continuer ? Parce que l 'hôtel tourne toujours.
Les touristes, ils viennent pour la fricasser de Lambie.
Moi, j 'ai pas envie de perdre mon job.
Vous savez pourquoi Marcus s 'est fait virer par Caroline ? J 'étais pas là.
Mais je pense que c 'est à cause de cette histoire de Lambie.
Ça la rendait tendue, la boisson.
Elle gère un hôtel de luxe. Il n 'y a plus tendu comme situation.
Non, mais le Lambie au Sainte, c 'est plus la même chose qu 'il y a 20 ans.
C 'est devenu plus rare et plus cher.
Donc il y a des quotas maintenant, mais les touristes en demandent toujours
autant, peu importe la saison.
C 'est le premier truc que m 'a demandé Boiseau quand elle m 'a embauché.
Elle avait peur de perdre des clients.
Après ma première sortie en mer, Marcus m 'est tombé dessus.
Ce bâtard m 'a menacé de couler mon bateau.
En mode, t 'es complice, appauvrissement des fonds marins.
Ce sentiment écologique malgré son travail qui se complique, c 'est plutôt
louable de sa part, non ? Louable de quoi ? Marcus, c 'est un grand malade.
Si on l 'écoute, demain, c 'est la fin du monde.
Moi, je pêche pour gagner ma vie.
Je me pose pas plus de questions.
Et bien maintenant, il va falloir vous poser la question de comment pêcher son
bateau, parce qu 'on va vous le confisquer.
Je suis désolée, Boris, hein.
Mais il y a des lois, il faut les respecter.
Regardez.
Blocus au port après la décision préfectorale.
Il y a six mois de ça, Marcus disait que c 'était trop propre de l 'appel sur l
'ambi. Il y a des gars qui voulaient quand même aller en mer. Il s 'est battu
avec eux. Donc ça confirme les dires de Boris.
Marcus peut être violent.
Et son militantisme ne matchait pas vraiment avec les enjeux de Caroline et
son hôtel.
Caroline lui demandait en fait de ramener des lambis pour satisfaire ses
clients. Marcus refuse par conviction politique. Il s 'engueule, elle le vire.
De là à pousser son ancienne patronne du haut d 'une falaise, il y a un gouffre,
non ? Falaise, gouffre ? Bon, n 'inquiète pas.
J 'ai peut -être une petite piste pour connecter des sentiments et meurtres.
Ma puce venait de contracter un gros caddie à l 'avant.
Pas le meilleur timing pour se faire virer, effectivement.
Ah oui, mais alors là, du coup, on a mobile.
La vengeance mercantile.
Tiens, ma puce.
Merci, mamie.
Coucou. Salut.
Comment ça s 'est passé, alors, toutes les deux, aujourd 'hui ? Comme d
'habitude, au poil.
Maman, tu me fais pas confiance ? Je me tiens toujours bien. Ouais, mais toi, t
'es une canaille, toi, surtout.
Bon, j 'ai fait un bon gâteau, mon blanc.
Si t 'as un petit creux ? Oh, bon, ça ira, merci.
C 'est l 'affaire de la petite boisseau qui te coupe l 'appétit ? Moi, je pense
plutôt que ce qui traque à ce maman, c 'est ce Ludovic de Terre de Bac qui a
débarqué pour enquêter et qui a l 'air de beaucoup la connaître.
Ludovic... Ludovic Augustin ?
Ludovico Augustin était à terre de haut ? Tu sais si ils étaient amoureux avec
maman ? Ils se sont connus comment ? Bon, Suzanne, allez.
T 'as fini tes devoirs, là, plutôt que de jouer à la mackerel ? Oui, mon
lieutenant. J 'essaye même de prendre de l 'avance.
D 'ailleurs, en histoire géo, le prof veut qu 'on fasse un exposé sur les
Mais j 'ai pas dit.
Oh, bah écoute, moi, rien ne me vient à l 'esprit.
Peut -être une histoire d 'amour ? Deux enfants différents.
Juste séparé par la mère, qui se retrouve 20 ans après.
Bon, écoute, ça me fait pas rire. Allez, fiche la douche, s 'il te plaît. Allez,
on écoute maman.
Allez, on se dépêche.
Et voilà le palace.
Ah oui, je vous ai noté l 'adresse pour le petit déjeuner.
Chez Brigitte, deuxième banc au fond du débarquage. Elle est là tous les matins
avec ses pâtisseries sucrées et ses tourments d 'amour.
A mon avis, il n 'y a rien de mieux qu 'une pâtisserie locale pour commencer la
journée. Mais elle a l 'air bien connue de terre de haut pour une jeune mutée.
Ça fait longtemps que vous êtes là ? Cinq mois.
C 'est grâce à Gaël, si je suis aussi bien installée, parce que les gens ici
sont un peu... Sur leur garde ? Voilà, c 'est ça.
Vous savez que Gaël n 'est plus avec le cœur de sa fille, ça fait déjà des
années.
Pourquoi vous ne me racontez pas ? Parce que j 'ai remarqué que vous n 'avez pas
d 'alliance.
Et j 'ai aussi remarqué vos regards envers le lieutenant.
J 'ai les mêmes avec le tourment d 'amour de Brigitte.
Alors ? C 'est passé quoi entre vous et Gaëlle ? On s 'est connus au
lycée, en Guadeloupe.
On a découvert qu 'on venait tous les deux des saintes. Elle de terre de haut,
moi de terre de bas.
Ça nous a rapprochés.
Ça a duré trois ans.
Et puis un jour, je suis parti comme un voleur.
Pourquoi vous avez fait ça ? La journée a été un peu longue, je suis fatigué. Ah
oui ? Pardon.
Je vais vous laisser.
Bonne soirée, capitaine.
Merci. Et vous pouvez m 'appeler Ludovic.
T 'es sûre que tu préfères pas dormir ici ? Ah non, non, non, je préfère
dans mon lit et puis je suis à côté, là.
Tu sais, ta fille a raison.
Le petit Augustin te trotte dans la tête.
Mais bon, c 'est ta mourette. C 'était il y a 23 ans. Depuis, tu as fait d
'autres rencontres.
T 'as eu ta fille. Bon, maman, c 'était pas une amourette.
Voilà.
Ce que je ressentais pour lui, c 'était différent.
Quand je l 'ai revu ce matin, ça m 'a replongée 23 ans en arrière.
Je peux faire quelque chose pour t 'aider ? Ben oui, tu pourrais m 'aider à
boucler l 'enquête.
Comme ça, plus vite ce sera fini, plus vite il sera reparti.
Pense à ma fille, tu peux compter que sur toi -même.
Dors bien ma pute. Merci.
Bonne nuit.
Oui, toi aussi.
C
'est
à l 'hibiscule.
Ta boisson préférée du matin, si je me souviens bien.
J 'espère que ça n 'a pas changé.
À quoi tu joues, là ? Bonjour, bonjour ! J 'ai deux tickets pour une avant
-première. Le film de la soirée du Forum Napoléon.
Cherchez les vidéos, téléchargez, déclassez, par date, lieu, heure.
Sacré galère, hein ? Allez, c 'est parti.
C 'est Caroline et Régis, là ?
Elle
va
où ? T 'as un autre acte ? Ah, malheureusement, non.
Et aucune trace de marocute sur les vidéos.
Attendez, pardon, on peut stopper là ? Oui, bien sûr.
Au fond, près de la table, là.
C 'est mon regard de Naour.
C
'est
à l 'heure de cette vidéo ? Alors, c 'est un live Instagram.
Une heure.
Donc, le Naour nous a menti.
Il était encore présent à la fête à l 'heure du crime.
Ok, t 'as pas autre chose ? C 'est tout ce que j 'ai pour l 'instant.
Au travail de Pilberg.
Ok.
J 'avoue, je suis revenu.
J 'étais en colère.
Je voulais régler mes comptes avec elle, mais elle s 'est bougrement bien
défendue, cette osse.
Vous voulez dire que Caroline s 'est tellement bien défendue que vous l 'avez
poussée par -dessus la falaise ? Non, elle m 'a mis une rousse.
C 'est parti.
J 'ai fini dans une pièce à picoler.
C 'est bien beau tout ça, mais ça ne vous innocente pas, ça vous accable
Quelqu 'un pour confirmer votre nuit libre ? Rosalia.
Rosalia ? C 'était son dernier client.
Ah d 'accord, une prostituée donc.
Les amours sont compliquées quand l 'île vous dénigre.
D 'ailleurs, si vous pouviez éviter de les brûler...
La prostituée ou la raclée ? Bon, écoutez, on va vérifier votre alibi. Et
attendant, c 'est garde à vue.
Merci.
Tout à fait charmante, cette Rosalia.
Et elle confirme les dires de le Naur. Elle l 'a rencontrée à 1h30, elle a
quitté à 3h. Le mec était tellement bourré qu 'il était allongé. Ah, même le
a refait comme un cochon.
Ok, donc on écarte le Naur.
La question maintenant, c 'est comment Caroline a pu se laisser surprendre sur
cette palette alors que manifestement, elle savait se défendre ?
Parce qu 'elle devait se sentir en confiance avec son meurtrier.
Peut -être un proche.
Elle était célibataire et sa seule famille encore vivante, c 'est Régis.
Il avait un intérêt à tuer sa sœur ? Pour une histoire de fric. Il aurait
diriger l 'hôtel.
Régis possède combien de parts dans la structure ? Je n 'ai pas l 'info.
On peut aller faire un tour aux archives de la mairie ? Je crois que j 'ai
mieux.
Aucune famille de l 'île n 'a de secret pour moi, surtout la famille Boisseau.
C 'est un peu comme la famille royale d 'Angleterre, mais des saintes.
Alors nous avons pu remonter jusqu 'au 19e siècle.
La famille Boisseau fait partie des premiers colons arrivés à Terre de Haut.
D 'ailleurs, saviez -vous qu 'il y avait une importante communauté italienne ?
Pardon, excuse -moi Patricia, c 'est hyper intéressant comme anecdote, j
vraiment. Mais est -ce qu 'on pourrait se concentrer uniquement sur les
? En l 'occurrence, Régis.
Oui, bien sûr.
Saviez -vous que Régis a été adopté ? Comment ça ? Eh bien, après le naufrage
mer de ses parents, Régis a été recueilli par Viviane Boisseau, cousine
alliance des défunts.
Mais son mari n 'a jamais voulu l 'adopter officiellement, même après la
sa femme.
Et vous savez pourquoi ? Question de son.
Le patriarche Boisseau ne voulait pas voir pousser une nouvelle branche sur
bel arbre généalogique.
À sa mort, il a tout légué à sa fille Caroline.
Régis s 'occupait du jardin du fort.
C 'était peut -être une façon pour lui de s 'éloigner de l 'hôtel.
Vous pensez qu 'il en voulait à ceux qui l 'ont adopté ? Il ne parlait jamais de
son père adoptif.
Ah mais de sa mère, ça oui.
Il savait que l 'hôtel ne lui reviendrait jamais ? Régis n 'a toujours
salarié de l 'hôtel.
Et de toute façon, à choisir entre la gestion de l 'hôtel et les jardins du
fort, il aurait choisi les jardins, que Pierre Boisseau le veuille ou non.
Et puis il répétait sans cesse que l 'hôtel grignotait sa soeur.
Excusez -moi, mais c 'est pas la robe que portait Caroline, au bal ? Oui.
Elle m 'avait demandé une photo pour en faire une réplique.
Oh ! C 'est encore un de ces sales gosses qui s 'amuse avec le squelette de
baleine. Je reviens.
Donc, légalement, Régis n 'est pas l 'héritier et aujourd 'hui, l 'hôtel n
'appartient plus à personne.
Bah si, à la mairie, qui d 'ailleurs n 'aura aucun problème pour trouver un
repreneur.
Et donc, le mobile autour de l 'héritage ne tient pas.
Excuse -moi, c 'est Diane.
Oui, Diane.
Où ça ? D 'accord.
Ok, on arrive tout de suite.
Ils ont retrouvé le bateau de Marcus.
Ça va ? Il m 'a pris par surprise, lieutenant.
Entrez.
C 'est vous qui avez fait ça à mon collègue ?
C 'est probablement.
Si je suis allé m 'assauter dessus, il fallait que je me défende.
Ils ont failli encastrer mon bateau et direct, ça me foule les menottes.
Ils sont malades.
Moi, j 'ai rien à m 'approcher.
Même pas la mort de Caroline Boisseau ? Non.
C 'est pas possible.
C 'est son bateau ? Ouais, le fameux chalutier.
Ok, tu l 'embarques, on se retrouve à la gendarmerie ? Allez, lève -toi.
Vous avez quand même l 'air très affecté par la nouvelle, non ? Ouais.
Ou alors il mérite l 'Oscar du meilleur acteur ?
Tu
baillais déjà au fort ? Faut dormir la nuit, hein ? La nuit a été agitée.
T 'as toujours du mal à t 'endormir dans des lieux que tu connais pas ? Il doit
être ça.
Pardon.
C 'est le parfait outil du rouleur de joints, ça.
Grinder à beu, ça veut dire qu 'on devrait pas tarder à tomber sur du
Ah, d 'accord.
Donc Régis n 'est pas le seul proche de Caroline.
Il s 'est passé quoi entre vous et Caroline Boisseau ? Je vais parler à mon
avocat. En plus de vous faire virer, vous n 'avez pas supporté de vous faire
plaquer ? Et la pauvre n 'a rien vu venir quand vous l 'avez poussée, c 'est
? Bon, écoute, tu me fais perdre mon temps, alors à vous, on ira plus vite.
savez pas me tutoyer. Des témoins vous ont vu vous engueuler avec Caroline, le
jour de ton essor souvent.
Et les coups portables ont souvent témoin de ta violence.
Et je parle même pas des altercations récentes avec Boris et tes autres
camarades pêcheurs.
Alors tu as fait quoi à Caroline ?
Tu veux que je te montre tes photos ? Tu veux que je te montre tes photos ou
elle a la gueule défoncée ? Qu 'est -ce que t 'as ? Qu 'est -ce que t 'as ? Tu
veux me défoncer la gueule ? Je peux vous voir deux minutes ?
Mais attends, mais laisse -moi !
Mais attends, qu 'est -ce qui te prend de faire ça devant le suspect ? J
pas à le faire si tu te montrais plus professionnel.
Je tourne le dos deux minutes et tu te lances seul dans une séquence d
'intimidation. C 'était lamentable.
Mais c 'est pas de ma faute, t 'as jugé plus important d 'aller faire un café.
Je ne sais pas comment ça se passe en Guadeloupe, mais moi, je n 'ai pas
de tourner autour du pot pour résoudre une enquête.
Marcus est coupable. Il doit avouer, c 'est tout.
Tu brûles les étapes ? Mais, putain, mais toujours contre lui.
C 'est un type violent. Il a de la colère en lui. C 'était l 'amour de la
victime. Il était à deux de franchir les zones internationales. Enfin, pourquoi
partir si loin si ce n 'est pas pour fuir ? Moi, je vois un type brisé d
appris la mort de celle qu 'il aime. Oh, mais arrête avec ton romantisme à deux
balles. Ça s 'appelle un féminicide, ça. Mais pourquoi tu t 'entêtes ? Tu es en
train de bâcler notre enquête, là.
J 'ai une île toute entière à gérer, d 'accord ? Avec des bateaux de touristes
qui débarquent toutes les heures.
J 'ai pas de temps à perdre, moi ! On a un suspect avec un mobile ! Qu 'est -ce
qu 'il faut de plus ? Gaël, tu précipites cette enquête pour faire ton
pour me voir repartir au plus vite ? Tu sais, si j 'avais pu éviter cette
mission, je l 'aurais fait. Sans hésitation.
On a les résultats du labo pour les papiers brûlés que j 'ai récupérés à l
'hôtel.
Le labo a pu reconstituer du courrier administratif, mais surtout, et c 'est
qui nous intéresse, des lettres manuscrites.
« Ô douce Caroline, le destin cruel a scellé notre destinée de manière
nous attachant l 'un à l 'autre dans une danse funeste. » C 'est glauque.
Elles sont signées Paulin, et vu le contenu, on a affaire à un gros
Il y a aussi un passage qui mentionne Marcus, qui dit qu 'il est rustre, que
Caroline mérite nu à son bras.
Ils savaient pour leur liaison, quoi.
Eh bien, il n 'y a aucun Paulin qui est répertorié au centre.
Ni à terre de haut, ni à terre de bas.
C 'est pourtant un nom qu 'on connaît déjà.
Christophe Paulin de Fréminville, l 'amant de la légende de Caroline.
Alors, ça serait un pseudo pour garder l 'anonymat ? Une relation secrète ?
Caroline trompait Marcus ? Elle n 'est peut -être pas rompue à cause d 'une
histoire de lambie.
Eh bien, finalement, un mobile peut en cacher un autre.
Quand votre relation avec Caroline a -t -elle débuté ? Et pourquoi la garder
secrète ? Pour qu 'on nous foute la paix.
On a commencé à sortir ensemble il y a un an.
On a très vite compris qu 'il fallait faire dans le dos des cintois.
On n 'est pas du même monde.
Elle, notable de terre de haut, propriétaire d 'un hôtel.
Moi, pêcheur de terre de bas.
Je suppose que vous êtes de terre de bas.
Vous voyez très bien où je veux en venir.
Dans l 'espoir que les Alizés vous apportent mes baisers, à jamais vôtre,
cette vie comme dans une autre.
Paulin.
Apparemment, vous n 'étiez pas le seul à la convoiter.
Vous connaissez ses lettres ? Bon, Marcus, vous avez tout intérêt à
À cette date de l 'enquête, vos silences sont comme des aveux.
Elle m 'en a parlé.
Je ne savais pas qui les écrivait.
Elle n 'y a jamais répondu et je ne l 'ai jamais rencontré.
Pourquoi elle vous a viré ? C 'est moi qui suis parti.
Je démissionnais.
J 'arrêtais pas de lui prendre la tête avec les lettres.
Et elle, elle me passait la tête, là, avec cette histoire de pêche.
Ça m 'a cassé les couilles, j 'ai craqué, je me suis paré.
Où étiez -vous le soir du bal ? Elle m 'a envoyé un message.
Je suis allé, là, au genre, à la falaise vers... minuit, je crois.
Vous serez conciliés.
Elle était joyeuse.
Et un truc avait changé, je l 'avais jamais vu rose comme ça.
Si vous avez tous les deux fumé du cannabis, c 'est normal ? Putain, ça n
rien à voir ! Il y a un truc qui s 'est passé, je sais pas quoi.
Elle m 'a regardé dans les yeux.
Et elle m 'a proposé qu 'on parte pour toujours.
Elle voulait qu 'on aille sur une autre île.
Ou en descente.
Caroline n 'aurait jamais lâché l 'entreprise familiale pour une
On vous a choupé au large de l 'île britannique. Vous pensez qu 'à sauver
peau ? Ne me cherchez pas à sauver ma peau ! J 'ai pris la mer en pleine nuit
pour aller à la Dominique.
Je voulais commencer à faire des repérages pour... pour notre tournée d
J 'aurais pu attendre le lendemain, mais... Je suis comme ça, moi.
Je calcule pas, je... Je voulais tout lui donner, tout de suite.
Ce qui est dur, c 'est que c 'est moi qui ai invité pour faire un tour dans la
fête.
Et elle voulait venir avec moi.
Je lui ai dit de profiter des gens une dernière fois.
Que tout le monde garde cette image d 'Allemande avant notre départ.
Bon ben on n 'a rien d 'assez solide pour prolonger sa garde à vue.
Franchement Gaël, ne te formalise pas.
Je sens qu 'on tient un vrai truc avec la piste, Paula.
Et si Jason avait un intérêt particulier à brûler les lettres ?
Ça va, Jason ? On vous dérange pas ?
On a encore deux, trois questions à vous poser.
Pourquoi vous allez chercher à brûler ces lettres ? C 'est vous qui les avez
écrites ?
Je... Bah oui, celui qui écrivait ces lettres connaissait forcément très bien
Caroline.
Toi, t 'es l 'invisible, qui est là, qui regarde, qui aime en secret.
Sauf qu 'entre désir et harcèlement, il y a une différence, Jason.
Tiens, écris -moi, dans l 'espoir que les alizés vous portent mes baisers.
Pourquoi tu refuses ? T 'as peur qu 'on reconnaisse ton écriture ?
N 'est -ce pas, Paulin ? Je ne sais pas lire.
Ni écrire.
Madame Boissot m 'a donné ma chance avec ce nouveau métier.
J 'étais prêt à tout pour elle.
Même à exécuter ses pires demandes ? Est -ce qu 'il y a terreur au barracuda ? C
'est mon assure -ordre de Madame Boissot.
J 'ai pêché les poissons en interdite en sachant qu 'ils seraient infectés et je
les ai mélangés à la pêche de l 'hôtel Le Nau.
Bon, ça va, Jason, on te croit.
Simplement, on va être obligés de t 'arrêter.
Mais tu peux améliorer ton cas en répondant à nos questions.
Est -ce que t 'aurais repéré quelque chose de particulier dans le
de Caroline Boisseau ces derniers temps ? Je sais pas, des missions
particulières qu 'elle t 'aurait données ? Je l 'emmenais souvent à terre de
bas.
J 'ai même caché ses absences aux autres employés de l 'hôtel, mais je sais pas
pourquoi elle allait aussi souvent sur l 'île d 'en face.
Je t 'ai vu faire un signe de croix.
Je savais pas que t 'étais devenu croyant. Non, c 'est un signe de respect
cette île qui m 'a vu naître.
Je suis content de revoir mes compatriotes.
Le psy.
Patrine ! Bonjour, monsieur.
Chendarmerie.
Est -ce que vous avez déjà vu cette femme, s 'il vous plaît, dans le coin ?
Alors, les gars, qu 'est -ce que vous faites
? Ça va marcher. Bien ou bien ? Ça va ?
Ça va ? Ah, mais c 'est qui, Ludovic ? Oui ! Maman ou Gandhi, hein ? Et maman,
elle est toujours en Guadeloupe ? Oui, toujours.
Oui, elle dit m 'en monter dans la police.
Oui, police, enfin, gendarmerie, un cacambe.
Écoutez, ma collègue et moi, on cherche des impôts sur Caroline Boisseau, celle
qui a le gros hôtel, en fait, dans la baie.
Apparemment, elle venait souvent ici.
La Duchesse Boisseau ? Oui. Mais elle est toujours ici.
Et chaque fois qu 'elle vient ici, sa première visite, c 'est d 'aller à la
mairie. Il faut croire que cette coquine allait faire ses cochonnets avec
Monsieur le Maire.
La Duchesse Boisseau.
Merci.
Bonjour,
Capitaine Ludovic Augustin. Monsieur le Maire est là ? Oui, il est dans son
bureau, je le préviens.
Oui, entrez.
Je vous vis combien de temps ? Ça fait plaisir de voir un enfant du pays
ici, monsieur le maire.
Ça fait longtemps, lieutenant.
Bonjour, monsieur le maire.
Qu 'est -ce que je peux faire pour vous ? Est -ce que vous savez si l 'un des
habitants de Terre -de -Bas porte le nom de Paulin ? Non, aucun.
C 'est un prénom un peu commun.
Et on nous a rapporté que Caroline Boissot venait souvent ici à la mairie.
savez qui elle venait voir ? Ben moi.
Quand une boisseau voulait investir ici, c 'était une aubaine pour la commune.
En plus, elle est une très belle femme.
Elle voulait y faire un hôtel ? Pour que Terre de Bas devienne comme cet
impersonnel Terre de Haut.
Impersonnel ? Vous savez, monsieur le maire, que les habitants de Terre de Bas
sont très contents de profiter de l 'essor de Terre de Haut.
Oh, le flûteuriste et qu 'insistance semble vous peser sur les nerfs.
Pardon ? Lieutenant, vous devriez venir... Concernant Caroline Boisseau,
monsieur le maire, vous disiez ?
Si Caroline voulait investir ici, ce n 'était pas pour ouvrir un énième hôtel
sans âme, mais pour un projet épicicole d 'envergure, une nurserie de Lambie. Et
est -ce qu 'un tel projet pouvait attiser des jalousies ? L 'élevage est
vu par les pêcheurs comme une concurrence déloyale.
Bon, pour parler franc, Caroline avait subtilisé le terrain en dernier moment à
un pêcheur du coin qui voulait investir ici, le petit Prigent, un bon beau
grand. Un bon bouc, mais une belle candidature face au boisseau de terre de
monsieur le maire. Question de garantie.
Il existe des nurseries dans le nord de la Caraïbe.
Là, au sein, ça aurait été la première des Antilles françaises et même de tout
le territoire français.
Excusez -moi.
Oui ? Cette nurserie de Lambie, une aubaine pour la commune, pour notre
tourisme vert et la défense de notre écosystème.
C 'est vraiment dommage qu 'elle soit morte.
Pardonnez -moi, mais je viens d 'avoir patricié au téléphone.
Il y a Marcus qui erre dans un état second près du fort et le symptôme de
Caroline déambule sur les remparts.
Quoi ? Monsieur le maire. Merci beaucoup. Allez, au revoir. Au plaisir.
Marcus,
vous faites quoi là ? Descendez.
Marcus,
s 'il te plaît, s 'il te plaît, non !
Regardez -moi.
S 'il vous plaît.
Il a sauté ? C 'est pas ta faute. Il a sauté ? C 'est pas ta faute. Ça va.
Ça va aller.
Comment il a pu sauter ? Concernant le fantôme, malgré l 'arrivée des renforts,
on n 'a rien trouvé sur place.
Même pas une trace de pas.
Par contre, une chose dont on est sûr, c 'est que le costume a été volé au
mannequin du Fort Napoléon.
Alors, dans la légende, le chevalier Christophe Paulin de Fréminville, alors
revenu à Brest le cœur brisé, déambulait dans les rues habillé des robes de sa
défunte Caroline.
On dit qu 'il voulait raviver son souvenir, espérant ainsi la voir
Peut -être que ce fantôme espère faire revenir Caroline Boisseau ? En voulant
confronter à Marcus ? Et si le fantôme, c 'était ce fameux Paulin qui écrivait
les lettres ?
L 'identification avec le personnage est forte, ouais.
C 'est probable, ouais.
Coucou ma chérie, ça va ? Ça va, mais ça arrive jamais que tu restes au travail
toute la nuit. Ouais, je sais, je sais, mais ça va, tout va bien, écoute.
Elle est là, mamie ? Non, elle est partie faire des courses.
Bonjour, moi c 'est Ludovic.
Je sais qui vous êtes.
Ah.
Et alors, dis -moi, c 'est ton exposé, ça ? Oui.
Non, mais me dis pas que c 'est la famille Boisseau, ton sujet.
Si.
D 'ailleurs, si t 'as quelques photos du cadavre de Caroline, ça m 'aiderait.
Ouais, c 'est ça, bien sûr. S 'il te plaît. Non, non, non.
Dans Boisseau et Prigent, la guerre est déclarée.
Ouais, c 'est la partie que je préfère.
Une rivalité entre deux familles. Une de terre de haut, l 'autre de terre de
bas. Tout commence en mai 1962, quand les Prigents accusent les Boisseaux d
'avoir volé le terrain sur lequel ils voulaient construire l 'hôtel pour mon
amour.
Mais, petit Prigent, ce serait un descendant direct de ces Prigents -là ?
'histoire se répéterait 60 ans plus tard.
Bravo Suzanne, t 'es une super enquêtrice.
Coucou, Diane, c 'est moi.
Je vais t 'envoyer une photo, d 'accord ? C 'est un article et je voudrais que
tu vérifies si le prix Jean qui voulait investir à Terre de Bas est de la même
famille prix Jean, s 'il te plaît.
Je vais être en retard, maman. Une seconde, ma chérie, je regarde.
J 'ai fini, là.
Voilà, c 'est bon.
C 'est une super gamine que t 'as là.
Oui.
J 'aime de tout mon cœur, mais elle m 'épuise.
Ça va ? Je peux rester avec toi si tu veux.
Non, tout va bien, t 'inquiète pas.
Je vais prendre une bonne eau, je suis pissée, il ira mieux.
Luton, arrête.
C 'est une torture de t 'avoir si proche de moi.
Tu crois que c 'est pas une torture pour moi ? J 'ai envie de te prendre dans
mes bras.
T 'avoir
ton odeur,
tes yeux.
Ah non, c 'était déplacé.
Désolé.
Attends.
En fait, j 'ai besoin de savoir.
Pourquoi t 'es parti ? Pourquoi tu m 'as pas donné de nouvelles depuis 23 ans ?
Ça, tu devrais le demander à ta mère.
Tout à l 'heure.
Bonjour, bonjour.
Livraison de tourments d 'amour.
Oui, il y a quelqu 'un ? Gaëlle ?
Gaëlle ?
Qu 'est -ce qui se passe ? Quand j 'ai
demandé à Ludo pourquoi il m 'avait jetée il y a 23 ans, il m 'a dit,
ta mère.
Il parlait de quoi ?
Bon, euh...
Tout d 'abord, je veux que tu saches que... que ton père et moi, on
t 'aimait très fort. On a toujours voulu le meilleur pour toi.
Et pour ton père, ta... ta sécurité, ta réussite, ton bonheur, c 'était ce qui
comptait le plus à ses yeux.
Et il ne voyait pas d 'un très bon oeil ta relation avec Ludovic.
Il faut dire qu 'à l 'époque, il devait être avocate ou médecin.
Et il avait peur de la mauvaise influence de ce garçon qui venait d 'une
moins... Comment tu dis ? Moins... Moins prestigieuse que la nôtre.
Mais parce qu 'il venait de Terre -de -Bas ?
Ce n 'est pas possible.
Ben vous ! Mais il a fait quoi, papa ?
Il a fait quoi, papa ? Un jour, il est allé à Terre -de -Bas voir Ludovic.
Voilà, il l 'a provoqué.
Ludovic en est venu aux mains. Il a frappé ton père qui en a profité pour
faire du chantage.
Soit Ludovic se séparait de toi, soit ton père portait plainte.
Et là, Ludovic...
Il pouvait dire adieu à un casier judiciaire vierge et... Il aurait dû
abandonner sa carrière rêvée de gendarme.
Ton père le savait très bien.
Je suis désolée.
J 'ai du boulot.
Bonne nouvelle.
Notre légiste s 'est surpassée. Elle a trouvé des traces de la thurasse sur les
lèvres de Marcus.
Plante hautement hallucinogène.
Ça explique la bouffée délirante de Marcus. Il croyait vraiment parler à
Caroline.
Il a été drogué à son insu.
Mais pourquoi ça donnait autant de mal, en fait, si c 'est simplement une
histoire de vengeance ? Mais parce que si on n 'était pas arrivé à temps, on
aurait juste retrouvé un corps et conclu au suicide.
Un suicide poussé par la culpabilité du meurtre de Caroline Boisseau.
A fait à classer. C 'est malin.
Le fantôme qui a tué Marcus, c 'est certainement la personne qui a aussi tué
Caroline Boisseau.
Alors si c 'est ça, il a vraiment bien réussi son coup.
Diane, le résultat des analyses graphologiques de tous les employés de l
t 'en es où ? Régis, Cuistot, Femmes des ménages, tout le monde y est passé.
RAS, aucune concordance avec l 'écriture de Poulain.
Bon, et bien retour à la case départ.
Non, pas si vite. J 'ai bossé toute la nuit, moi.
Et j 'ai quelque chose de solide, Léon Frigent.
60 ans.
C 'est le seul sur l 'île des Sables.
Sa femme et ses enfants sont partis vivre à La Rochelle.
Et c 'est le fils de Léopold Prigent.
Le type qui a accusé le grand -père de Carline Boisson.
D 'avoir brûlé le terrain sur lequel a été construit l 'hôtel.
On va lui rendre une petite visitation ? Non, non, non, non, attendez, j 'en ai
pas terminé, j 'en ai encore sous le capot, moi.
C 'est Léon Prigent et le pêcheur assisqué du... Barracuda, l 'hôtel de
Le Nau.
Ok.
Après l 'affaire de la ciguatera, Léon n 'a pas juste perdu son job au
Barracuda, il a dû perdre tous ses contrats avec les autres restaurateurs
'île. Qui voudrait travailler avec un pêcheur pareil ? Entre ça et la haine
familiale, à mon avis, c 'est un très bon mobile.
Oui, mais alors pourquoi attendre plusieurs semaines avant d 'assassiner
dernière boisseau ? Parce que le déclencheur, c 'est la nursery de
Léon vient de perdre son activité de pêcheur.
Il essaie de rebondir avec sa nouvelle affaire et Caroline le coiffe au poteau.
Moi, sa place, j 'aurais des envies meurtres.
Allez, on y va.
Monsieur Préjean ? Monsieur
Préjean, aujourd 'hui, en virée nationale, s 'il vous plaît.
T 'es sûre que c 'est là ? Oui, c 'est l 'adresse indiquée par le maire.
On dirait que le conflit entre les prisons et les boiteaux n 'obsède pas
fille.
Regarde ces dessins.
Wow !
T
'as vu ce qu 'on y est, là ?
Tu ne trouves pas qu 'on dirait le colis qu 'on a retrouvé sur Caroline Boisseau
quand on l 'a repêché ? D 'ailleurs, elle ressemble à cette fille.
Mais tu as raison, c 'est elle.
Alors, je ne sais pas pour l 'écriture, mais pour le style, c 'est du 100 %
polin. Dans l 'espoir que les alidés vous portent mes baisers, à jamais vôtre
dans cette vie comme dans une autre.
Préjean est notre admirateur secret.
Monsieur Préjean ? Même si la vie nous sépare, sachez que mon cœur vous
appartient pour l 'éternité. Dans l 'espoir que les alidés vous portent mes
baisers, à jamais vôtre dans cette vie comme dans une autre.
Les formulations sont identiques aux lettres reçues par Caroline Boisseau,
avant son assassinat.
De quoi m 'accusez -vous ?
Nous connaissons la rivalité ancestrale qui existe entre votre famille et celle
des Boisseaux. Vous avez grandi dans une atmosphère de jalousie, et Prigent est
un nom associé à de nombreux échecs.
Vous commentez une correspondance avec Caroline, vous lui confiez votre amour,
et évidemment Caroline reste une Boisseau, d 'abord la ciguatera, puis le
terrain de terre de bas.
La femme qui vous obsède reprend très vite le visage du diable.
Et votre désir amoureux se transforme en désir haineux ? Et quoi de mieux pour
une vengeance que de reproduire à l 'identique la mort de la légende de
Frémaville ?
Mon père a tout perdu à cause des Boisseau.
Oui, j 'ai haï cette famille.
À Caroline, je n 'ai jamais envoyé de lettres à Caroline Boisseau.
Jamais.
Je peux tout vous expliquer.
Je peux récupérer mon portefeuille.
Pas Caroline.
Sa mère.
Oui, Viviane.
J 'ai entretenu avec elle une relation secrète.
Pendant dix années, j 'ai espéré qu 'elle quitte son mari, Pierre.
Quand Viviane a recueilli le petit Régis, j 'ai compris qu 'elle n
jamais à quitter sa famille.
Alors je me suis marié.
J 'ai eu des enfants.
Viviane a eu le cœur brisé.
J 'ai voulu tout lui expliquer, alors je lui ai écrit une lettre.
Mais le jour même où j 'ai voulu la lui y adresser, j 'ai appris qu 'elle s
'était suicidée.
C 'est la lettre que nous avons trouvée ? Oui.
Je me suis toujours senti coupable.
Ma femme et mes enfants m 'ont quitté.
pour partir vivre à La Rochelle.
Une histoire d 'amour qui vous a coûté cher ? Quand j 'ai dû retravailler à
Terre de Haut, Caroline était adolescente.
Je l 'ai reconnue.
Elle portait le collier que j 'avais offert à sa mère.
Et puis, plus tard, j 'ai vu son père dur avec elle, comme il avait été avec
Viviane.
J 'ai voulu intervenir, la protéger.
Mais je n 'étais pas dans mon droit.
L 'affaire de la ciguatera vous fait perdre votre travail.
Vous voulez vous refaire sur votre rinaldale et Caroline vous vole le
Évidemment, en tant que dernier prigent, vous ne pouvez pas laisser faire et
vous décidez de tuer la dernière boisseau. Vous vous trompez.
La nurserie de Lambinette est un cadeau de Caroline.
Elle culpabilisait pour l 'affaire de la ciguatera.
Son geste m 'a beaucoup touché.
Nous avons longuement discuté.
Je lui ai raconté mon amour secret pour sa maman.
Et comment a -t -elle réagi ? Apprendre que sa mère avait une vie à côté de son
père tyrannique a soulagé.
Elle m 'a confié son amour pour Marcus et son envie de quitter l 'hôtel
familial. Elle voulait partir loin avec son amoureux.
Alors je l 'ai fortement encouragé à le faire.
Mais c 'est dès son plus jeune âge que j 'aurais dû l 'encourager.
Ça lui aurait évité des années de solitude et de tristesse.
Si seulement Caroline avait eu le bon père.
Apprendre la liaison entre Léon et Viviane, ça lui a sans doute permis de
prendre la distance avec sa famille.
Elle commençait tout juste à vivre pour elle.
Et son cœur avait choisi Marcus.
C 'est pour ça qu 'elle était si joyeuse au bal.
Elle allait faire ce que sa mère n 'avait jamais fait, partir.
Un avenir dont son heure triée va la priver.
C 'est une nouvelle lettre de Paula.
Elle a été trouvée sur le caveau de la famille Boisseau, glissée dans une coque
de lambie.
Dans cette lettre, Paula y parle de la perte de Caroline. Il évoque une dispute
et des regrets.
Oui, toujours les mêmes tournures, toujours la même formule pour finir,
'espoir que les Alizés vous portent mes baisers, à jamais votre dans cette vie
comme dans une autre, Paulin.
On est d 'accord que c 'est une lettre d 'adulte, mais c 'est aussi une preuve d
'avis, cette lettre.
Non mais, attends, comment le Paulin d 'aujourd 'hui peut avoir accès aux
lettres secrètes de Léon et Viviane ? Mais qui d 'autre aurait trouvé cette
adultère, touchant à part Caroline ? Régis ? Quand j 'ai récupéré
les lettres de Paulin qui brûlaient, il m 'a dit, et je cite, « Mon père nous a
toujours appris à faire attention à ce qu 'on disait, et aux traces qu 'on
laissait derrière nous.
Régis n 'était pas dans le coin par hasard.
Il voulait s 'assurer que Jason brûlait la paperasse, les lettres de Paulin
avec, parce que Paulin, c 'est lui.
Pardon, c 'est un peu confus, donc je m 'explique.
Viviane était proche de ses deux enfants.
En l 'absence de reconnaissance paternelle, Régis n 'avait qu 'elle.
Donc, après le suicide de Viviane, il a dû trouver ses lettres, les lire et s
'en imprégner.
Régis se retrouve seul ?
Il a toujours porté sa sœur en adoration, qui d 'ailleurs l 'a toujours
défendue. Oui, les années passent, et sa dévotion pour la bienveillante Caroline
grandit. Il ne l 'aime plus comme un frère, mais comme un amant.
Non, mais attendez, Ludovic. On est d 'accord que si l 'admirateur secrétaire
Caroline c 'est Régis, c 'est que c 'est de l 'inceste.
Oui, mais pas pour lui.
Ils sont cousins par alliance. Ils ont grandi comme frères et sœurs. Mais avec
Paulin comme alter ego, Régis peut aimer Caroline sans tabou. Mais la
graphologie, elle est négative.
Oui, mais si Paulin a une personnalité totalement différente de celle de Régis,
alors son écriture peut totalement changer.
Troupe dissociative de l 'identité.
C 'est aussi Paulin qui se transforme en fantôme. C 'est lui qui est garant de
la légende et qui l 'a piqué à la lettre.
Quel empoisonnement de la datura, ça fait partie de la légende, ça.
Non, mais ça, il suit de quelqu 'un qui s 'y connaît en compte.
Le jardinier de l 'hôtel, Régis.
Regardez -la sous l 'arbre, à l 'ombre.
Un arbus de datura.
Diane, vous prévenez la brigade que Régis Boisseau devient le suspect numéro
Nous, on file à l 'hôtel l 'appréhender.
Si Régis souffre effectivement d 'un trouble de l 'identité, on peut
comment la soirée a dérapé.
Et en tant que Paulin, il déclare son amour à Caroline qui forcément y voit de
'infeste. Il s 'en défend, insiste.
Alors elle lui avoue être amoureuse de Marcus.
Et dans la foulée, elle lui dit qu 'elle quitte Ardeau pour aller vivre avec
lui.
D 'un coup, Caroline n 'est plus la femme de la légende sur laquelle son
prend tasse.
Il se sent humilié.
Et Frié a l 'idée d 'être à nouveau orphelin ? Il a saisi, il la pousse dans
vide.
Tu sais quoi ? C 'est bien beau tout ça, mais je sais pas comment on va faire
pour lui faire cracher le morceau. Parce que je te rappelle qu 'ils sont deux
dans sa tête.
Et bah le battra.
Si on peut prouver que Régis a drogué Marcus et l 'a poussé à sauter de la
falaise, on obtient notre garde à vue.
Et de là, on pourra le cuisiner sur Caroline.
Je te trouve bien optimiste ces dernières heures.
Certaines choses en ce moment me poussent à l 'aise.
Tiens. Hop.
Alors.
Tu m 'entends ou pas, là ? Oui.
Tu m 'entends ? Oui, c 'est toi. Ok.
Tu t 'occupes de Régis pendant que je vais chercher les traces de Natura.
Et puis, n 'hésite pas à gagner du temps pour me séfouiller. Ok ? Bon, allez -y.
Voilà votre facture.
Merci beaucoup. J 'espère que vous avez passé un bon séjour parmi nous. C 'était
parfait. Merci. A bientôt.
Au revoir. Au revoir.
Madame Joie.
Capitaine. Pourriez -vous me dire où se trouve Régis Boiteau ? Régis, il est
parti en Guadeloupe pour choisir les gerbes de fleurs pour l 'enterrement.
Ça commence mal, il n 'y a plus de datura dans le jardin. Huitième temps
fleurs. Vous savez qu 'il y a des arbustes de datura dans le jardin de l
? Oui, mais ils ont été arrachés hier. On a surpris un client qui essaie d 'y
goûter. Vous savez, les clients parfois.
Bon, excusez -moi, j 'ai affaire à les premiers touristes de la saison des
barques. Régis devrait arriver par la prochaine navette, alors vous pouvez l
'attendre sur la terrasse si vous voulez. Je vous apporte un thé.
Merci.
Mesdames, bonjour, bienvenue au tournant d 'amour.
Alors je vais prendre vos pièces d 'identité et puis une carte de crédit.
Yael, Yael, tu m 'entends ? Oui, oui, je t 'entends.
Yael, t 'es où, tu fais quoi ?
Ah non, non, non, non, pas une bonne idée, non ? Il y en a forcément là
Ok, fais attention.
Voilà votre thé.
Merci beaucoup.
Je reviendrai à vous dès que le registre arrive. Merci, c 'est gentil.
Cousin ! Pourquoi tu es revenu ? Ken est mieux que toi.
J 'ai toujours aimé votre fille.
Ludovic, ne l 'écoutez pas.
Il n 'est pas trop tard pour lui trouver que vous êtes venu aimer sa fille.
Levez -vous, Ludovic.
A monter dans la rambarde.
Montrez -vous courage.
A monter dans la rambarde.
Sacrifiez -vous au nom de l 'âme d 'amour.
Les autres !
Relâche -toi ! Relâche -toi !
Nicole !
Mets -la dans le dos.
Bon, écoutez, en droguant, mon collègue, et en vous déguisant en fantôme de
Caroline Boissot, vous confirmez le modus operandi du meurtre de Marcus
Madame Joie, ça fait des heures qu 'on est là.
Vous gagnez rien à garder le silence.
Vous allez aussi être accusée du meurtre de Caroline.
Et nous savons que c 'est Régis qui l 'a poussée de la falaise.
44 ans, c 'est ça ? De bons et loyaux services à la famille Boisson.
44 ans que vous êtes les yeux, les oreilles de cet hôtel.
Vous avez vu Viviane aimer un autre homme que son mari.
Vous avez vu Régis découvrir les lettres d 'amour que sa mère avait reçues de
Léon Prigent.
Et vous l 'avez vu devenir Paulin.
C 'était dérangeant.
Mais bizarrement, ça a baisé Régis.
Et puis il faisait mal à personne, après tout.
Finalement, c 'est pas lui qui était costumé au phare Napoléon ce soir -là.
C 'était Paulin.
Pour vous, tuer Marcus, c 'était pas couvrir un crime.
C 'était surtout protéger un innocent.
C 'est pour ça que vous gardez le silence.
De terre de haut, lassé, vous souhaitiez partir.
Et par maladresse, je vous ai fait souffrir.
C 'est avec sagesse que je viendrai me recueillir et d 'un geste, je vous
retrouverai tout là -haut pour vous chérir.
Nicole, on craint que Régis ne se fasse du mal.
Aidez -moi à le retrouver sain et sauf.
Mon tout petit.
Je ne pensais pas que cette correspondance irait si loin.
à la mort de Viviane.
Et il s 'était encore plus seul, isolé.
Sa mère lui manquait tellement que je lui donnais accès à toutes ses affaires.
Et c 'est comme ça qu 'il est tombé sur les lettres de Léon.
J 'ai eu peur qu 'il dévoile l 'adultère à son père. Pierre en serait devenu
fou.
J 'ai récupéré les lettres et je les ai brûlées.
Bien des années plus tard, j 'ai trouvé les lettres.
de Paulin dans la chambre de Caroline.
Alors là, là j 'ai compris qu 'il souffrait d 'un trouble de l 'identité.
Quand Viviane est morte, j 'ai fait le vœu de protéger Régis, cet enfant que je
n 'ai jamais eu.
S 'il vous plaît, retrouvez -le.
Je l 'en supplie.
Oui ? Gaëlle, la téléphone de Régis a abordé le cimetière. On arrive.
Caroline.
Mon amour.
Non, n 'ayez plus peur.
Mon bienheureux poignard a délivré mon cœur.
De ce monde sans vous, je ne veux être l 'apôtre.
Je préfère la mort que mon âme soit vôtre, que
ma chair quitte cette terre inféconde et vous
retrouve ici -bas.
Dans la tombe.
Régis Boisseau, vous êtes en état d 'arrestation.
Régis ? Régis, vous nous entendez ?
Paulin ?
Nous avons quelques questions à vous poser.
Je suis à votre service.
Néanmoins, ça ne vous dérange pas, je préférais qu 'on m 'appelle par mon
de chevalier.
Chevalier de Fréminville, est -ce que vous pourriez nous écrire quelques mots
sur cette feuille, s 'il vous plaît ? Je n 'ai jamais été très doué pour la
prose, mais je vais tâcher de faire mon mieux.
Chevalier, que s 'était passé le soir du bal costumé ? C 'était une soirée
cuquise.
Cela faisait des mois que j 'arrivais de côtoyer cette chère Caroline.
Ce soir -là, elle a poliment accepté mon invitation et nous avons dansé toute la
nuit.
Une lettre semblait lui avoir ouvert le cœur et le nombreux sourires qu 'elle me
fit lors de nos valses sonnaient comme autant de promesses amoureuses.
Ce soir -là, vous lui avez partagé votre amour ? C 'était le moment idéal.
Je l 'ai emmené face aux alizés pour lui murmurer mes sentiments.
Je sais qu 'elle est partagée, je peux tromper.
Elle m 'a dit qu 'elle en aimait un autre.
Je me souviens de la saisir, la secouer et puis la voir tomber dans...
Poulain de Fréminville, vous serez déféré demain à la maison d 'arrêt de
Bastère, dans l 'attente de votre procès.
Merci de vous être occupé.
Vas -y, ma chérie.
Bonjour.
Merci. Bonjour. Merci.
Ça va ? Allez, on monte.
Regarde, maman.
Notre île est tellement petite que je vais la faire entre mes doigts.
Oui, mais t 'inquiète pas, ma chérie. Tu sais qu 'elle ne va pas disparaître.
Mais je ne suis pas inquiète. Ça va être super, c 'est OK, ces vidéos.
Et si tu me sers, je suis à l 'arrière du bateau.
D 'accord, mais tu fais attention, bachelet. Tu t 'accroches bien à la
Elle a l 'air heureuse, sur un bateau.
Non, rappelle -toi.
Quand on partait le lundi matin, au lycée.
Oui, mais ça, c 'est parce que je faisais la traversée avec toi.
Je savais qu 'après, on s 'équitait le plus de la semaine.
Je me souviens aussi que très souvent, on se mettait là.
Et qu 'on en profiterait.
Parce qu 'on brasse.
Voilà, je crois.
A demain.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.