All language subtitles for Quai des orfèvres N&B (1947)1h42 PolDrm

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Original subtitles

On arrive.

Quel étage, je t 'entends ? Tant mieux, parce que j 'ai un clou dans ma

chaussure.

Il faut bien voir si vous n 'avez pas des salades pour nous.

Quel genre fais -tu toi ? Genre fantaisiste.

On a de la fantaisie. Et toi ? Réaliste. On en a aussi. On a de tout dans la

maison. Qu 'est -ce que vous pensez en ce moment ? Casino de Maison Alfort.

Oh, c 'est bien ça. Bon public.

Je connais ça.

Seulement de bon temps, il n 'y avait pas encore de casino.

Je faisais la terrasse.

Prends mon bouc, prends mon bouc, prends mon bouc, quête fleur. Il est temps, il

est temps, il est temps, chanteur. Prends -le donc et partons de ce port.

Demandez ta main à ton papa.

Je suis frit, je suis frit, je suis frit, sonne. Non, partons sur, partons

Partons sur le champ. N 'attends pas surtout qu 'il soit trop tard.

Allons, dépêche -toi car il est midi un quart. On n 'a pas une minute à perdre.

Et pour que j 'ai ton cœur, en tout bien tout honneur, prends mon bouc.

Magénie, je t 'en prie, tiens -toi un peu. Après qui tu en as ? Léo montrait

chanson formidable.

Il te la montrait avec les gestes ? Quelle mentalité ! Pas en couillant.

Tu ne sais pas qu 'à Marseille, un chat ne t 'avait les mains ? Oui, mais ce n

'est pas une raison pour flotter les cuisses de ma femme. Tu bâtais la

Oh, dis -moi bien, laisse -le dire.

Se produire jaloux d 'un vieux museau comme le mien, c 'est flatteur.

C 'est impressionnant d 'imbécilité, mais c 'est flatteur. D 'abord, je ne

pas jaloux. Alors, tu me fais un affront.

Qu 'est -ce qu 'il veut, ce polychinelle ? Il veut travailler par -dessus.

Qu 'est -ce que t 'attends ? Si on attend comment, il fiche -nous la paix.

Qui serait le patron ici ? Assez -toi, Maurice.

Je vais te la susurrer, ma romance.

Le polychinelle attendra.

Tiens -moi ça, génie.

Elle habitait ses villes, et dans toute la ville, c 'était la

plus agile de toutes les gitanas.

Je vais aller chercher un grog. C 'est ça, Martineau, allez.

Dis -donc, c 'est Maxwell, ça crie ? Forcément, ça crie. Elle peut voir son

derrière. C 'est facile de faire des sucers comme ça. Si c 'est si facile, qu

'est -ce que t 'attends ? Je vais aller revoir ton cou, toi aussi.

Tu m 'as l 'appelé pour ton truc.

Sous -titrage MFP.

Et nous, les petits, les obscurs, les sans -grains.

Oh, ma vieille histoire, ma vieille histoire, t 'as fait que j 'oubliais.

Oh, tu pourrais tout de même enlever ta bouffarde.

Eh bien, t 'es l 'homme, vous en faites une tête.

Tenez, vous lui donnerez ça.

Allons, allons, Maurice, vous êtes fou.

Il ne comprendra jamais.

Qu 'est -ce que tu veux, il a été mal élevé. C 'est un fils de bourgeois, il

voit le mal partout.

Regarde cette lampe.

Comme ça.

D 'accord, mon chéri, je crois qu 'il faudrait que tu... Ah non, non, non, dis

-moi ce que tu veux, je le ferai, mais j 'aime pas qu 'on me tripote, c 'est

physique. Eh ben, ça doit être agréable pour Maurice. Oh, avec lui, ma fille, c

'est pas pareil.

J 'en demande.

Vous vous entendez bien, Mathieu ? Tu veux que je te donne des détails ? Si ça

te fait plaisir, je te dirai les jours avec et les jours sans.

Que tu peux être agressive.

Dame, ça t 'intéresse tellement.

Avec toi, on revient toujours sur le même chapitre.

C 'est si drôle de vous voir vivre l 'un près de l 'autre.

Vous vous ressemblez si peu.

Bouge plus.

Une seconde.

Souris. Je n 'ai pas envie.

Je t 'aime bien, mais je n 'aime pas que tu t 'occupes des affaires de Maurice.

C 'est bête.

C 'est un vieux copain. Nous avons été élevés ensemble, Maurice et moi.

On connaît ça, les amis d 'enfance.

Ça commence avec les billes et puis ça finit dans les draps.

Pas nous. Non.

Vous, c 'est plus grave.

Quand je suis seule avec toi, ça part.

Avec lui seule, ça va aussi.

Mais quand je m 'amène et que vous êtes en train de bavarder tous les deux, vous

vous arrêtez.

C 'est comme si vous tiriez un rideau.

Pourtant, c 'est toujours de toi que nous parlons.

Bon, attention, j 'y vais.

Merci. Lève -toi maintenant.

Une grosse tête pour finir. La vérité, c 'est que Maurice ne me comprend pas.

C 'est un homme.

Les hommes ne peuvent jamais nous comprendre tout à fait. C 'est pourtant

dur. Je veux arriver.

Mais c 'est lui que j 'aime.

Je me rase avec les autres.

C 'est pas seulement une question de peau, c 'est une question d 'être.

Sans lui, je perds les pédales.

Ça va peut -être te paraître extraordinaire, mais Maurice est ma

Il n 'a pas l 'air de brûler, mais il m 'éclaire.

Bon, tu es prête ? Une minute.

Vas -y.

Merci. Terminé ? Et pas tant.

Ça ira.

Chic, alors ! Je commence à en avoir ma claque.

Est -ce que ça peut être casse -pieds, les photographes ? Décidément, c 'est un

plaisir de prendre service.

Et tu sais, je ne roule peut -être qu 'après les jambes j 'aime.

C 'est vrai ? Tu l 'es déjà tout de suite ?

Ça m 'étonnerait. N 'hésite pas.

Attends une seconde.

Chère Annie, je vous présente mes respects.

Je ne vous attendais pas. Je le sais bien, je suis venue à tout hasard.

Vous ne pouvez pas me recevoir.

C 'est que... Je vous demande pardon d 'insister, mais à mon âge, on devient

capricieux quand ça vous tient.

Bon, je vais m 'arranger. Asseyez -vous deux minutes.

Pardon.

Moi aussi.

Alors ? Ça y est, il faut que tu files en vitesse.

Un raseur ? Un client.

Un vieux dégoûtant qui vient de temps en temps faire photographier les filles.

Mais quelle fille ! C 'est du propre, joli métier.

Je ne le fais pas pour mon plaisir, je te le jure.

Mes yeux là, c 'est brignon. Tu sais, le comptoir colonial, l 'électrification

et le sud -ouest.

Oh, méga film !

Tu vas avoir froid comme ça, toi ? Penses -tu, pour monter un étage ?

bonne surprise ! Comment allez -vous, petite fille ? Très bien, monsieur

Non, justement, je voulais vous faire convoquer à mon bureau.

Demain, il y a du nouveau pour vous. Vrai ? Et du bon, du meilleur. Oh, je

contente. Oui, excusez -moi, il est un peu tard. Tout de suite, chère amie,

instantanément. Nous allons passer dans la pièce à compter et je vais la faire

préparer.

Dis donc, toi.

À demain.

N 'est -ce pas ? À demain.

Mais tu ne m 'avais pas dit que tu le connaissais. Il ne me l 'a pas demandé.

Où l 'as -tu rencontré ? Ici, en rentrant chez moi.

Il traversait la cour et il m 'a promis de me faire tourner.

Génie ! Toi ! T 'es folle ! Tu n 'as pas compris le genre du monsieur ? Et

après, je ne suis pas tombée de la dernière averse.

C 'est moi qui le ferais marcher, ton bonhomme.

Et loin encore.

Pourquoi ? Une seconde, je vous prie, une seconde. Dites, monsieur, j 'enlève

tout ? Non, ma chère petite, pas les chaussures.

Jamais les chaussures.

Dites -moi, n 'est -ce pas la petite génie qui posait pour vous tout à l

? Oui.

Vous pourriez peut -être me céder une épreuve ? Non, certainement pas. Je fais

ça pour un magazine américain. Ah, c 'est regrettable.

Extrêmement regrettable.

Ben oui.

Ça va comme ça ? Oh !

délicieux, simplement délicieux et si chaste.

Vous me direz ce que vous voudrez, j 'ai de mieux m 'offrir ça de temps en temps

qu 'à Manet ou à Picasso.

C 'est plus intéressant.

Génie est arrivé ? Depuis cinq minutes.

Bon, tu feras passer Maxwell à sa place et tu la colleras derrière les

cyclistes. Il va râler. Oui, ça lui fera les pieds. Comment deux soirs, deux

suites ? C 'est trop, mon vieux.

D 'où viens -tu ? Je te l 'ai dit, j 'étais au coiffeur. Regarde tes cheveux.

Justement. Comment justement ? J 'avais rendez -vous avec Alfred.

Il n 'y a que lui qui sache travailler.

Il n 'est pas venu, alors je l 'ai attendu. Jusqu 'à dix heures du soir ?

jusqu 'à dix heures du soir, s 'il te plaît. C 'est pas assez pour te croire.

'où viens -tu ?

Tu aurais dû te mettre juge d 'instruction. Veux -tu me dire d 'où tu

'ai été prendre l 'apéritif avec un monsieur très important.

Là ! Brignon, peut -être ? Brignon ? Pourquoi dis -tu ce nom -là ? Ah, je

C 'est Dora qui m 'a mouchardée, naturellement.

C 'est défendre dire ça.

Dora passe sa vie à te défendre. Elle n 'a fait que son devoir en te prévenant.

Brignon est un sale type, un individu dangereux.

Et non, c 'est quelque chose. Mais raison de plus.

Crois -moi, si Brignon était un bourg -bouvre, il y a longtemps qu 'on l

mis à l 'ombre. Ça y est, j 'attendais ça. Les capitalistes, les

Alors, on peut y aller. Mais vas -y.

Tu leur en veux aux riches parce que tu ne sais pas gagner d 'argent.

Moi, je ne suis pas comme toi. J 'en veux ma part de leurs fric. D 'abord, je

suis pour la royauté. Dis -donc pas de ça, si ton père était un ouvrier. Et

après, si j 'avais vécu sur Louis XV, j 'aurais été la pompe à l 'eau, au moins.

Et les sensulaires, ils auraient eu chaud.

Tais -toi, t 'es bien odieuse.

A quoi ça sert de nous disputer ? Puisque le Brignon t 'embête, je ne le

plus. C 'est promis ? Juré.

Martineau. Demain, une présentation au metteur en scène. Et dès que j 'ai signé

mon contrat, au revoir, M. Brignon. Plus besoin de vous.

Tu le revois demain ? Dame, faut bien.

Nous déjeunons ensemble, avec le metteur en scène en question.

Chez la Pérouse. Non.

Comment non ? Je te dis que non, ça suffit comme ça. J 'aimerais mieux t

'enfermer.

Parfait.

Tu sais ce que ça fait, le cinéma. Ce que ça représente de publicité. Tu me

rater tout ça pour un déjeuner d 'affaires.

Merci.

Puisque c 'est un déjeuner d 'affaires, pourquoi tu ne m 'invites pas à ton

Brignon ? C 'est même pas que tu existes.

Tu m 'as dit que t 'étais mariée.

Pas si belle.

Ça veut dire qu 'ils sont ridicules tous les deux. En quoi ? Et ma femme, je te

dépose en passant au restaurant et j 'en profite pour présenter mes respects à

ce bon monsieur Brignon.

Ça n 'a rien de grotesque ni de mal élevé.

Eh bien, tu l 'auras voulu. Qu 'est -ce que tu fais ? Je vais me décommander.

T 'as gagné.

Profites -en, mon petit.

T 'as pas fini d 'en entendre parler. Mais pourquoi je pouvais parfaitement t

'accompagner chez l 'apéro ? Non, c 'est foutu, c 'est foutu.

Ça marchait trop bien, il fallait que tu t 'en mêles.

Allô ? Ça fait rose ? Monsieur Brignon, s 'il vous plaît.

Oui, il a retenu une table.

Bravo ! De couvert, il y a cabinet particulier.

C 'est ça le déjeuner d 'affaires.

Je vais m 'occuper de ton contrat.

Bonjour, monsieur.

Monsieur Brignan, s 'il vous plaît.

Oui, mais c 'est que monsieur... Je sais, je sais, je viens de la barre de

dame. Ah, pardon, monsieur, par ici.

Qu 'est -ce que vous voulez ? Qu 'est -ce que ça signifie ? C 'est pas moi que

vous attendiez, je suis le mari de Jeannie Lamour.

Vous savez l 'ironie dans ces cas -là.

Saint -Barde, hors la vaisselle.

Estimez -vous heureux que je vous casse par la gueule. Vous avez bien compris.

La première fois que je vous trouve à tourner autour de ma femme, je vous

descends.

Pardon.

Te voilà, toi.

Tu tombes bien, tout est arrangé.

Maurice, qu 'est -ce que tu fais ? Va lui demander, il t 'attend avec des

sur la table. Vas -y.

Je ne te pardonnerai jamais.

Tu te crois fort, n 'est -ce pas ? Mais je le reverrai, Brignon, et je me ferai

pardonner. Si je vous retrouve ensemble, je vous abatte tous les deux. Hein,

pauvre Brignon, tue -moi, tiens, je te le conseille. Tu te feras pincer le jour

même et on te coupera la tête et ce sera bien fait. Je me ferai pas pincer, j

'aurai un alibi. Un alibi de toi, maladroit comme t 'es.

On te coupera la tête, je te dis. Tu serais trop contente.

pour un lien tout de suite. Peut -être qu 'elle y passera la nuit. Mais j 'y

vais. Vous n 'avez pas la peine ? Elle est là, accrochée.

Vous ne lui avez pas dit que j 'étais là ? Que si, mais elle était pressée, la

pauvre petite.

C 'est tout de même drôle, là. Non, ce n 'est pas drôle.

Qu 'est -ce que tu vas encore imaginer dans ta tête ? Je me ferais honte, moi,

'être sceptique sur une gentille fille comme Génie, qui t 'adore, et qui t 'est

fidèle comme pas deux.

Parce que c 'est couillant, les hommes.

Heureusement.

Allons -y.

Mais le long des faubourgs, je m 'en vais seule toujours, ce n 'est jamais

tour.

Ah, M. Maurice, je vous guettais. Madame est partie en courant vers 4 heures. Je

sais, je sais. Elle m 'a dit de vous dire... Je sais, Mme Beauchamp, elle m

téléphoné. Oh, bon, très bien.

Si elle a peur que j 'oublie, bon.

Elle vous a dit aussi pour le dîner ? Non, mais ça fait rien.

C 'est un ton de maigre.

Si ça vous fait pas de la peine.

C 'est pas dans le régional ? Ici Turbigo 5368.

C 'est pas assez fort, non ? Turbigo 5368.

On est mal 203, on vient.

C 'est impossible, voyons.

Il y a quelqu 'un de malade, on va sûrement répondre.

Bon, bon.

Je rappellerai, merci.

Tu te feras passer le jour même. On te coupera la tête et ce sera bien fait. Je

me ferai pas passer, j 'aurai un alibi. Un alibi, toi ? Maladroit comme tête.

On te coupera la tête, je te dis.

Un promenade, s 'il vous plaît.

Mais qu 'est -ce que vous faites, Maurice ? Vous êtes fou, vous n 'allez

payer votre place, hein ? Mais vous êtes du métier, mon vieux.

Léline, n 'est pas avec vous ? Non, elle est en gaz, sa grand -mère est malade.

C 'est gentil de venir faire le jeune homme chez nous.

Viens -y.

Oui, monsieur Barret.

Placez, monsieur Martineau. Oui, monsieur Barret. Non, non, je vais

promenade. Mais quelle idée, nous avons un bon fauteuil au quatrième rang.

Allez, amusez -vous bien.

Par ici, M. Martineau.

Écoutez, je vais rester au promenade, j 'ai horreur de déranger les gens.

Vous alors, vous êtes timide.

À mes heures, oui.

Bonsoir, M. Martineau.

Ça va comme vous voulez ? Admirablement.

Mlle Jenny va bien ? Admirablement.

Maurice, comment ça va ? Vous êtes dans la salle ? Oui.

Vous voulez chercher quelqu 'un ? Moi, oui, Léon. Je vous l 'envoie tout de

suite. Léon,

on te demande.

Vous me demandez, monsieur Martineau ? Oui, c 'est -à -dire que vous n 'auriez

pas du beurre, par hasard ? Du beurre ? Ça, c 'est bête. Je n 'ai pas été livré

ce soir.

Par exemple, j 'ai des chaussures, comme ça. Ça ne fait rien, ce sera pour une

autre fois. Je regrette vraiment.

C 'est si grave que ça ? Tu étais encore fâchée avec Maurice ? Je viens de t

'ébrigner. Quoi, t 'es folle ? Je ne l 'ai pas fait exprès.

Tu avais été chez lui, hein ? Oh, si j 'avais su. Tu le savais, sale fille, on

'avait à tes prévenus. Je t 'en supplie, ne me fais pas de peine.

Je croyais que tout se passerait bien, je t 'en supplie.

C 'était pour signer vos contrats, tu comprends, vos contrats.

Un vieux corps est plus que mon père.

J 'ai voulu m 'en aller, il a fermé la porte à clé.

Alors j 'ai pris une bouteille de champagne, tout ce qui se trouvait sous

main, et j 'ai tapé toute mes forces.

J 'ai parti en arrière, la bouche ouverte, en regardant.

C 'est du propre.

J 'ai peur.

J 'ai peur.

C 'est bien fait.

Mon pauvre Maurice, il va tomber de haut.

Ne lui dis pas, je t 'en supplie, ne lui dis pas.

Je ne pardonnerai jamais.

Ça lui ferait tant de peine.

Je ne veux pas.

Je l 'aime si fort.

Je n 'avais pas comme je l 'aimais.

Tu me jures ? Mais oui, je te le jure.

Il n 'y a que toi qui sache.

Personne ne m 'a vue. Tout le monde me croit en gain.

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Bernard ! Quoi ? Bernard que j 'ai laissé là -bas.

T 'es sûre ? Je me souviens sur le canapé. Il faut aller le chercher tout

suite. Ah non, non, non ! Il a peut -être encore les yeux ouverts. Non, ne

demande pas ça.

Je ne te demande rien. C 'est moi qui y vais.

Toi ! Oui, ne t 'inquiète pas, il n 'y a pas de danger.

Je ne veux pas qu 'ils te mettent en prison.

Ils vous coupent les cheveux, il fait froid.

Je ne veux pas.

Pourquoi fais -tu ça pour moi ? Pour moi qui ai toujours été si méchante.

Je le fais... Pour Maurice, tu comprends ? Pour Maurice.

Merci à vous.

Tiens, Maurice, vous étiez là ? Vous voyez ? On part ensemble ? Non, j 'ai

laissé mon manteau au vestiaire. Ça fait rien, je vous accompagne.

Ah, mon vieux, quelle soirée ! Pardon ? Vous

ne vous êtes aperçu de rien ? Aperçu de quoi ? J 'en blague.

Ah, j 'aime mieux ça.

Au moment où j 'ouvre le sarcophage, j 'ai cru que la glace n 'allait pas

Ça ne s 'est pas vu, vraiment ? Pas du tout.

M. Martineau, vous venez tout de même.

Un peu de plus, ça vous attend de jeter mon métro. Venez, blâmez vos affaires.

Mais où étiez -vous pendant l 'entraque ? Léon avait reçu son beurre, on vous a

cherché partout.

J 'étais au balcon.

Ah, c 'est ça, c 'est ça.

Alors, au revoir.

Au revoir, Patrice.

Maurice, qu 'est -ce que vous avez ? Vous n 'avez pas l 'air bien.

Non, non.

C 'est rien, c 'est la chaleur.

Qu 'est -ce qu 'il y a encore ? Une sale histoire.

J 'arrive chez Brignon.

J 'ai failli aller tout raconter à la police, puis j 'ai eu peur.

Vous ne croirez jamais.

Et pourtant, c 'est vrai, ce n 'est pas moi. Je ne l 'ai pas tué, je vous jure,

je ne l 'ai pas tué.

Vous me croyez, n 'est -ce pas ? Vous n 'avez pas l 'air d 'un assassin, je vous

le promets.

Pourvu que ce ne soit pas Génie.

Vous êtes complètement fous.

Génie ? Pourquoi Génie ? Génie tuait quelqu 'un.

Vous savez bien qu 'elle était en gain. J 'ai téléphoné, on ne répond pas.

Elle était peut -être sortie avec sa grandeur. La vieille est malade.

Il faut en finir, Maurice.

Qu 'est -ce que vous faites ? Allô, le régional ? Donnez -moi le 203 en gain.

On va vous le passer, tenez.

Tu as bien compris, mais je suis arrivée à 5h30 parce que tu étais souffrant.

Très bien, je vous enterrerai tous.

Mais il ne s 'agit pas de ça.

Allô ? Naturellement, c 'est moi.

Qu 'est -ce qu 'il y a de cassé ? En voilà une heure pour déranger le monde.

Mais t 'es cinglé, mon pauvre ami ! Mais... Mais je t 'ai appelé à 9h, on

répondait pas.

Évidemment ! La vendeuse avait laissé la ligne branchée sur le magasin. Et quand

ça sonne en bas, on n 'entend rien en haut.

T 'aurais tout de même pu réfléchir avant d 'habiller mémé en pleine nuit.

En même !

C 'est ça.

À demain.

Qu 'est -ce que je vous disais ? Vous aviez raison, je suis un imbécile.

Je me suis mis dans la mélasse pour rien.

Quand Jenny saura ça... Quand je saurai qu 'elle ne le saura jamais, il ne m 'en

dure plus que ça.

Vous la connaissez, elle me tourmente jour et nuit.

Vous ne me croyez pas qu 'il vaudrait une nuit ? Non, je vous en prie.

Il est déjà assez malheureux comme... Comme vous voudrez.

Jurer, hein ? Encore ? Comment encore ? Vous n 'avez pas juré ?

Vous croyez ? Alors, qu 'est -ce que vous voulez ? Dans ces conditions -là,

le jure.

Je suis un imbécile.

C 'est une femme comme vous qui m 'aurait fallu, Dora.

Ne vous inquiétez rien, allez.

Je suis une drôle de fou.

La voiture est en bas, chef. Le type qui vient de se faire descendre chez lui a

fassi. Le domestique l 'a trouvé en rentrant. Non, non, adieu, il y a des

qui choisissent leur jour.

Sauf de manger, de se faire bigarner ce collard -là, il pourrait pas remettre ça

à demain ? Lui n 'aurait peut -être pas demandé mieux. Eh ben, moi donc.

Demain, Ballandieu prend la permanence. Il aurait été ravi, Ballandieu, hein ?

Ça le chatouille d 'être appelé monsieur le principal.

Et sans vous commander, chef, faudrait vous brouiller, on doit encore passer

prendre le patron.

Le patron se dérange ? En personne.

Ah, bravo.

C 'est pas qu 'il soit tellement fortier, ce patron, mais...

Il n 'y a pas de raison qu 'on soit les célèbres emmerdés.

C 'est drôle, depuis 15 jours vous ralliez parce que la clientèle se fait

Mais ce soir, ça me gêne.

Vous n 'êtes pas libre.

Oui, ça me ferait mal.

Avant qu 'une femme rentre ici.

Seulement, ça m 'embête de laisser le petit tout seul.

Pour une fois où il ne couche pas au dortoir.

On devait descendre casser la croûte au biestro.

Avant que je le ramène au lycée. Il en parlait depuis des mois.

Vous l 'aimez bien, votre gosse.

Et tout ce que j 'ai rapporté des conneries.

Avec le paludisme, 15 ans de brousse.

Les vaches.

Regarde -moi ça, s 'il a les grâces.

Il travaille bien, tu sais.

Sauf pour la géométrie.

Il n 'est pas champion.

Et qu 'est -ce qu 'il veut faire dans la vie ? Aviateur, tiens.

A son âge, j 'ai été comme lui et depuis, j 'ai atterri.

C 'est dit, mais la baisse.

Sergent à chef.

Il fallait remplir. Vous auriez au moins trois ficelles, maintenant.

J 'avais une trop grande gueule.

Aide -moi, tiens.

C 'est pas pour dire. Vous avez été versé de vous en tirer un peu plus à

Ça vous fait encore mal ? Des fois.

On n 'a plus eu pour ça.

Enfin, on devrait l 'être.

C 'est vrai, monsieur. Vous n 'avez jamais passé le concours des

Deux fois.

Ils m 'ont reculé pour la présentation, tu sais. Le concours de Binef.

Ça m 'a dégoûté, j 'aurais du merde.

Qui c 'est, ton grognon ? Un type plein osage et avec des relations.

Il paraît qu 'il faudra mettre des gants. Je n 'ai pas le moyen de m 'en

N 'oubliez pas de mettre par -dessus, chef. Ça gèle.

Non, j 'y pense.

Tu vas croire que c 'est pour faire le mariage, mais j 'en ai chargé une,

moi, de femme blonde, ce soir -là.

Je l 'ai prise près de la villa.

Et je l 'ai mené rue des Bourdonnets. Pourquoi tu ne m 'as pas raconté ça aux

flics ? Ça les intéressait ? Est -ce que j 'ai une tête de mouchard ? Je m 'en

fous de leurs crimes.

Ils n 'ont qu 'à se manier le train, c 'est leur boulot.

N 'empêche que si tu étais un bon citoyen... Je suis un bon citoyen. La

c 'est que moins je vois les flics, mieux je me porte.

Non, pourquoi ? C 'est Villa -Saint -Marceau que tu l 'as piqué, la bagnole

'as pas besoin de le gueuler sur les toits. Quand tu parles, il y a un mec

'est fait buter cette nuit, Villa -Saint -Marceau.

Un homme, eh, brillant. Qui c 'est qui a fait le coup ? Un beau car, dans tous

les cas, il n 'a rien emmené. Oh, histoire de fesse, probable.

Oh, j 'aime pas ça.

Tu devrais la fourguer, ta trottinette. Si t 'es fait marron avec, t 'auras des

ennuis. J 'en ai besoin.

Ça t 'intéresse, toi ? Dis donc.

Pour mon peignoir, j 'ai envie de mettre une garniture en marabout. Qu 'est -ce

que tu veux que ça me foute ? Ah ben vrai, c 'est pas pour dire.

Est -ce que tu peux être aimable ? Est -ce que t 'as changé depuis quel temps ?

D 'abord, tu devras pas rendre de me poser des barouilles à cette heure -ci.

Tu pourrais me répondre quand même.

Jenny.

Jenny, viens m 'embrasser.

Attends, tu vas me faire faire un oiseau. Laisse ça ! Qu 'est -ce que tu

? Tu viens cingler mon pauvre ami. Peut -être.

Bouge pas.

Reste là.

Non.

Mais je ne suis pas là, je suis sorti.

Par exemple, prenez les patins. Sans ça, je ne peux pas avoir mon parquet.

Vous auriez besoin de venir faire un tour chez moi.

Dites donc, pour Dora, ce n 'est pas grave.

Passez -vous de gros renseignements.

Si c 'était grave, l 'inspecteur ne le dirait pas.

Certainement.

Tant que vous êtes de grands amis de mademoiselle Dora, n 'est -ce pas ? De

grands amis, oui.

Ça ne fait rien.

À vous le voir, je ne vous aurais jamais pris pour un policier.

Vous n 'avez même pas d 'imperméable.

Je l 'avais, on me l 'a volé.

À vous ? Oui. Ah ben après ? Où ça ? Ah, dans mon bureau.

Et vous n 'avez pas attrapé le voleur ? Oh, qu 'est -ce que vous voulez, la

maison est une turne. On entre, on sort, on y va et tout.

C 'est pas mon boulot, moi je suis de la criminelle, c 'est ce qu 'il y a de

mieux.

Ça n 'a pas de rapport avec les autres brigades.

À la volante ou à la voie publique, votre indique vous rencarde sur un

ou un cassement, enfin, je veux dire, sur un interdit de séjour ou un

cabriolage. J 'avais compris, je suis artiste.

Vous sautez votre volant, mais vous allez voir un pastis.

Nous, on nous met devant un cadavre, et vas -y mon petit gars, vous en mettez.

Pardon.

On a mis un coup, je vous jure.

Et les résultats ? Cette année, la moyenne est meilleure. Ça fera du 48%.

chance sur deux pour l 'assassin.

À peu près.

Mais ça dépend des cas.

En ce moment, je suis sur l 'histoire Brignon.

Là, ça intéresse des tas de gens. On a décidé d 'aller jusqu 'au bout. Tant pis

pour celui qui a fait l 'imbécile.

Qu 'est -ce que vous voulez ? La société se défend. Dans une affaire comme ça,

on n 'y met le prix. On n 'en regarde pas l 'addition.

Et ça va coûter cher.

À une époque comme la nôtre, c 'est de la folie plus simple.

Vraiment ? Oui.

Je vais vous faire le compte pour vous donner une idée.

15 inspecteurs à 9000.

9000. Il faut ce qu 'il faut, on ne peut pas le laisser quand même faire tout à

fait. 3 IPA.

IPA. Inspecteur principal adjoint. 3 IPA à 11000.

C 'est ce que je gagne.

Un principal à 13.

L 'objet de police.

Le commissaire divisionnaire, l 'identité judiciaire, le police secours,

messieurs du parquet.

600 milliers d 'euros.

Sans compter le procès, si jamais on y arrive.

Vous y rescourez, c 'est cher pour un vieux saligaud comme lui.

En somme, si vous n 'arrêtez pas l 'assassin de Brignon, vous n 'en ferez

maladie. Si, justement, c 'est ce qu 'il y a de plus malo. Il y a un côté

sportif dans le métier.

Chnoc ou pas chnoc, on a un aspect du client.

Attendez, attendez, la voilà.

Vous voyez ? T 'es raison.

On descend tout de suite.

On descend ! Qui nous demande ? Un... un monsieur, tu verras.

Bon. Merci, chérie.

On rentre chez l 'âme, tu me dis excuse.

De rien.

Et au plaisir.

Je vous en prie.

C 'est complètement folle, mais pourquoi t 'as tenu ce gars -là ? C 'est

intéressant, ce qu 'il a dit, non ? Tu savais quoi, il a allumé sa pipe avec l

'adresse de Brignon et écrite de ta main encore.

Dis -donc, à propos, tu devineras jamais où je l 'ai trouvée, cette adresse.

Dans la cuisine, cachée derrière une casserole. Qu 'est -ce que tu penses de

? Je te l 'ai dit que j 'avais rendez -vous avec Brignon. Il t 'a donné son

adresse particulière ? Bien sûr.

Au début, je devais aller le chercher chez lui.

Et puis, j 'ai pas voulu.

Je trouvais pas ça convenable.

Oh, génie, génie.

Tu es terrible.

Idiot.

Enfin, vous reconnaissez avoir pris ces photos ? Pourquoi pas ? On n 'a pas

encore interdit les photos de lui.

Ça dépend lesquelles.

D 'ailleurs, je m 'en fous de ces trucs -là. Regarde la mondaine. Moi, ce qui m

'intéresse, ce sont les modèles.

Malheureusement, je ne les connais pas.

Il les ramassait un peu partout et il m 'en amenait de toutes les couleurs.

Ah, tenez.

Tenez, celle -ci, c 'est de la figuration. Vous trouverez son adresse à

'agence Barré -Cours. 52 Faubourg -Montmartre.

Ah, celle -là aussi.

Un instant, Jonathan.

Je croyais que vous ne vous intéressiez qu 'aux blondes. À cause du cheveu. Il

était peut -être sur le gilet depuis deux jours, le cheveu.

Et à part ça...

Vous étiez assez intime avec Brignon.

Moi ? Madame, pour vous confier ce genre de travail.

Je l 'ai rencontré dans les studios quand j 'étais photographe de plateau.

Il savait que je pouvais avoir besoin de lui. Il en profitait.

Et il n 'en a jamais profité pour vous inviter chez lui ? Ça non, je n 'étais

pas son type.

Voyez -vous, Brignon, c 'est un bourgeois, un timide. Moi, je l 'aurais

refroidi. Ce qu 'il fallait, c 'était ça, des petites qui pouvaient dominer

tranquillement.

Bonne écoute.

Mais comment avez -vous su que j 'avais pris ces photos ? Oh, la routine, on a

repassé vos épreuves à la brigade des mœurs.

Une de ces poules était en carte, elle leur filait le tuyau.

Ça va coûter des choux, un projet de temps comme ça.

Encore assez, oui.

Au matin, un de huit.

Vous êtes connaisseur ? Je bricole un peu le dimanche avec une vieille boîte.

'est pas bien passionnant.

Je tire des maisons, des vieilles boutiques, des petites rues.

C 'est Barnivel qui m 'a donné ce boulot.

Barnivel ? Vous ne me rappelez pas ? Un vieux bonhomme épatant.

Il avait la manie d 'empoisonner les gens.

Toute sa famille y a passé.

La femme, les deux filles, le beau frère.

Et il les photographiait sur leur lit de mort.

C 'était un artiste.

Quand je l 'ai repassé au juge, je l 'ai regretté.

On était devenus des amis.

Vous arrivez souvent ? Oui, de faire copain avec les clients, naturellement,

force de se fréquenter.

C 'est comme ça qu 'on se dégrossit, nous. On n 'a pas beaucoup d

au départ.

On navigue dans toutes les eaux.

On se frotte à l 'état de genre.

J 'ai appris la gravure avec un faussaire.

La comptabilité, elle connaît trop.

Il y avait un danseur mondain qui voulait me donner des leçons de tango,

là, rien à faire, j 'avais pas de disposition.

Je vous donne la main gauche, c 'est celle du cœur.

Au plaisir.

C 'est ça, au plaisir.

Je suis un peu fatiguée. Vous permettez ? Si c 'est pour moi, ça peut attendre.

Non, non, non.

Répétons l 'adoïna.

Vous avez à nous parler ? Un peu.

Ce n 'est bien l 'endroit.

En effet, j 'aurais dit vous faire venir à la boîte, mais comme c 'est pressé,

je me suis dérangé moi -même.

Si ça doit être long, moi je m 'assieds. Ça fait une heure que je suis là.

C 'est si urgent ? Vous savez, plus tôt ce sera liquidé, mieux ça vaudra.

Pour tout le monde.

Viens -t 'en.

Monsieur. Le bar est fermé, monsieur. Monsieur désire quelque chose ? Oui, de

'espace. Pardon ? Un peu d 'air, vous avez compris ? Barrez -vous.

Oui, monsieur.

Allez, vous, asseyez -vous.

Ça me rappelle mes nègres à Sidi Benavès, le tam -tam.

Dites donc,

vous vous êtes foutus de moi tous les deux, hein ?

Vous connaissiez très bien Brignon.

Oh, très bien.

Si, si, vous aviez même des relations plutôt tendues avec la victime. C 'est

-dire que je l 'ai un peu engueulé une fois, oui. Oui, une petite engueulade.

vais vous lire la déposition du sur Michaud, Prosper Pascal, comme il y a un

restaurant à la Pérouse, etc.

La porte s 'est refermée, mais on entendait du vestibule qui injuriait M.

Brignon. Il le traitait de salaud et il lui a dit, si jamais vous tournez encore

autour de ma femme, je vous descends.

C 'est ce que vous appelez une petite engueulade. Vous savez, quand on est en

colère, on ne choisit pas ses mots.

Qui le dit vous ? En même temps, je sais que des mots comme ça, ça s 'appelle

des menaces de mort.

Vos assises. Vos assises.

D 'ailleurs, je sais bien que vous n 'êtes pas les seuls à avoir eu des

avec Brignon.

Seulement, vous voilà, comme qui dirait, en tête de liste. Elle est raide, celle

-là. Vous accusez Maurice d 'avoir tué Brignon ? Va, après, je vous disais bien

que vous étiez un drôle de policier. Je n 'y étais pas, veux -tu ? Ce qui serait

moins drôle, c 'est que vous ne puissiez pas dire où vous étiez le soir du

crime. Rassurez -vous, j 'ai passé la soirée à l 'Éden. C 'est un petit

de Ménilmontant.

Vous permettez, hein ? Il a la tête comme une passoire, je note.

Eden, mais il m 'entend. T -A -N -T.

Voilà. Et je vous laisse tranquille.

Naturellement, madame, vous accompagnez au musical ? Non, j 'étais chez ma grand

-mère. Sachez voir votre crayon.

Madame Beudin, teinturière à Ang.

H -I -E -N.

Des fois que moi aussi, je serai en tête de liste.

Parfait.

Tâchez quand même de ne pas trop casser les pieds à ma mémé, hein ? Ah, ben si,

vous croyez que ça nous amuse ?

Alors, tu es parti d 'où, demain, à la PJ ? Il faut que j 'aille. Oh, simple,

procès normal.

Voilà, avant que je n 'arrive.

Au plaisir.

Merci pour le plaisir.

Dis donc, c 'est vrai que tu étais aidé ? Bien sûr, qu 'est -ce que c 'est un

bizarre ? Ça m 'étonne, voilà tout.

Il y a huit jours, on a écouté le programme à la radio, tu l 'as trouvé un

Mais si t 'as des doutes, tu vas te rappeler, t 'as qu 'à lui en parler, ça

'intéressera. Oh, je t 'en prie, parle pas si fort !

Nous n 'en serions pas là. Si tu n 'étais pas en compromis avec lui.

Oui, oui, je sais, j 'ai eu tort.

Je le paie assez cher.

Mais crois -moi, mon Mickey, depuis le moment où nous nous sommes vus, tu le

regretterais.

Maintenant, on a les flics sur le dos, ils nous lâcheront pas avant d 'avoir

trouvé.

Trouver quoi ? Trouver leur bonhomme, quoi, leur assassin.

Pourquoi tu t 'inquiètes, puisque tu étais en guerre ? Parce que tu y étais

guerre, toi, hein ? Évidemment.

C 'est pas vrai.

Oh, mon pique -pique. T 'es bien malade. J 'ai surtourné, moi, chez ta grand

-mère, je lui ai parlé.

Elle est comme toi, ta mémé, elle ment comme une arracheuse de dents. Mémé ?

Parfaitement. Mémé, tu te mens que... Mais attends, les enfants ne t 'étaient

pas arrivés quand j 'ai téléphoné.

Où étais -tu ? Ah, mon Dieu, mon idiot.

Tu jures ? Oui, je jure. Sur les yeux de ta grand -mère ? Tu sais très bien que

je ne jure jamais pour moi. Mais qu 'est -ce que tu risques ? Qu 'est -ce que tu

dis la vérité ? Bon, si je te jure sur les yeux de mémé, tu le croiras.

Tu ne me parleras plus jamais de ce soir -là. Je te promets. Alors, Céline, t

'es prête

Viens, on va répéter la page. Non, t 'as pas juré.

Répète sur les yeux de ma grand -mère.

Je jure que j 'étais en bien lundi soir.

C 'est exact, Martineau est venu passer la soirée il y a une lundi, huit jours.

Il voulait même payer sa place.

Pourquoi ? Il y a quelque chose qui va pas ? Probablement. Ça, ça, ça si, moi,

je serai dans mon lit.

Et... Et vous étiez assis ? Au quatrième rang.

Attendez.

C 'est bien vous qui avez placé M.

Martineau la semaine dernière.

C 'est -à -dire qu 'il a voulu rester au promenoir pour ne pas gêner le monde.

Ah, ta garçonne Jean -Luc, c 'est pas comme Fernand.

Fernand ? Au fiancé.

En vrai, il te ferait bien de prendre des leçons de politesse. Oui, ça va, on

'en fout.

Pardon ? Donc, Martineau a passé toute la soirée au promenoir. En tout cas, il

'est pas ressorti. Moi, je suis resté dans le hall jusqu 'à la fin. Mon

contrôleur a marié sa fille.

Et à l 'empreinte ? Pour distribuer les contre -marques.

Ça se passe en famille, ici. Oui, bon.

C 'est monsieur ? Mareuil.

Mareuil, oui.

C 'est ça.

Tenez.

On a une invitation pour une avance de 36 télésortos, hein ? Je vais vous

confirmer tout ça.

D 'accord.

Vous voulez voir la fin du spectacle ? Une invitation vaut une autre. Merci.

Seulement, comme moi, je ne suis pas obligé d 'accepter, je vais me coucher.

Bonsoir.

Je sais que vous voulez noter pour moi aussi, monsieur l 'inspecteur. Moi

j 'ai vu monsieur Martineau.

Très vieux pour vous.

J 'aurais pu aller déposer dans cette affaire, j 'apporte des précisions.

Monsieur Martineau m 'a laissé son vestiaire, chapeau est par -dessus, et

l 'a pris qu 'à 23h45.

Oh, mon Dieu.

Tiens, tiens.

Les spectateurs du promenoir vous laissent souvent leur vestiaire ? Ah

évidemment.

Dis -donc, c 'est normal pour un professionnel de passer l 'entracte dans

salle ? Je ne sais pas, moi.

D 'habitude, ils vont sur le plateau dire bonjour aux copains. Oui, je sens

je vais aller y faire un tour moi aussi.

Où ? Sur le plateau ? Oui.

La porte de fer, au bout du promenoir.

à l 'empreinte.

À l 'empreinte ? Non.

Je l 'ai vu au début et à la fin du spectacle.

C 'était lundi soir.

Peut -être.

Attendez donc.

C 'est le jour où Nitram n 'a pas chanté parce qu 'il était malade.

Lundi. Oui, vous avez raison.

J 'ai hésité à répondre parce qu 'avec la police, il faut faire attention, pas

vrai ? Comment non ? Il faut faire attention de ne pas oublier ça demain à

la brigade criminelle. Ah, c 'est que... Le mardi après -midi, c 'est sacré.

Je vais voir ma copine. L 'espoir sera de vous, ça lui fera des vacances.

Bonsoir. Vous retournez voir le programme ? J 'ai eu le clou, je vais au

pas trop tôt.

Passez par la petite rue, si vous êtes pressés.

On peut sortir quand même ? L 'entrée des artistes.

Bien conscient, je... Pourquoi ? Ici, ça se passe en famille.

Je commence à le penser.

C 'est fini ce coup -ci ? Je peux m 'en aller ? Oui, tout à fait.

Écoutez, ça fait deux heures que je suis derrière cette table à répondre à des

questions idiotes. Oh, il y a dix ans que je suis devant à les poser.

Est -ce que je vous énerve, moi ? Vous voulez du feu ? C 'est le même prix.

Merci.

Attendez, je vais vous arranger ça.

Tant mieux.

Ça gaze ? Enfin, il est tout intimidé, ce pauvre jeune.

Pourtant, on lui court gentiment. Allons, jeune, un bon moment, là. On se

table ? J 'ai pas faim.

Bon, moi j 'ai le temps.

À propos, tu l 'as eu, ton téléphone ? Oh, pas encore. Je me fais une bise.

ça, mon vieux, tu seras un brochet de 6 livres sur du 20 centièmes.

Tiens, on le prend un peu ? Alors, nous disons, nous disons que vous avez dû

quitter l 'Hélène à minuit moins le quart et que vous êtes rentré chez vous

À minuit et demi, une heure moins vingt.

Tiens, mais il y a un quart d 'heure pour aller et trois quarts d 'heure pour

revenir. C 'est que je suis entré dans un café pour boire un verre.

Quel café ? Un petit bistrot près de l 'entrée de l 'artiste.

Oui,

monsieur le juge.

Bien.

Mes respects, monsieur le juge.

Fayard, je vais m 'ouvrir avec Martineau.

Cinq minutes, non ? Cendard, ici Antoine.

Si vous avez ma communication, passez -la moi chez Fayard. C 'est urgent.

Pareil, c 'est la sortie.

Où m 'amenez -vous ? C 'est un procès -verbal de Toussaint, pour la bonne

C 'est comme un câble dans une rampe. Je t 'avais bien dit de ne pas rester à

Pigalle. Je ne suis pas encore dans le trou.

Ne pleurez pas. Tu comprendras comme j 'avais raison.

La colonie, c 'est tellement plus large.

Un caïd comme toi, tu reviendrais bourré.

Je finirais comme vous, dans les poulets, avec une veste à la godille et

bénard à l 'accordéon.

Merci du conseil.

A ton idée, bonhomme.

Allez, allez, en route.

C 'est un vrai dur. Qu 'est -ce qu 'il a fait ? Cherchez pas à comprendre, c

'est un autre monde.

Vous savez, M. Martineau, ici, vous déposez sous serment.

Sous serment devant qui ? Devant le patron.

Le commissaire divisionnaire est un magistrat.

Et il n 'est pas là. Oh, il va venir.

Oh là là, quel chichi. Vous n 'avez pas l 'intention de raconter des salades ?

Soit, je le jure.

Mettez votre déposition. Ça va, j 'ai ce qu 'il faut.

Entendons serment préalablement prêté. M.

Martineau Maurice, né à Avranches.

Avranches ? Le 15 juin 1916.

Denis, c 'est ton accompagnateur aux éditions Léopardi.

Mais dis -nous.

Oui, en fait, j 'ai déjà posé septembre courant au nom de Brignon. Je vais voir

si ma jambe change.

Une seconde.

Et demeurant personnellement, 22 rue des Bourdonnets, qui nous déclare... Vas

-y, mon gars, et demande à Bachelet le rapport de la financière.

Qui nous déclare, après deux sérieuses études musicales au Conservatoire de

Paris... J 'ai obtenu un premier prix d 'harmonie.

Je poursuivais la carrière de compositeur quand j 'ai rencontré la

Marguerite Chauffournier, de Zepf.

Dite génie l 'amour, elle a un mot ouvert.

Qu 'est -ce que c 'est ? Monsieur de la Mauricière, directeur des tréfileries

Brignon.

Témoignage spontané.

Monsieur.

Monsieur.

Je dénie l 'amour que j 'ai épousé, malgré l 'opposition formelle de mes

parents, révolté par son inconduit passé.

Mais de la vie, vous êtes fou.

C 'est ce que vous m 'avez dit.

Vous ne comprenez pas, mon père est professeur à Henri IV.

Et votre femme avait -tu des amants avant de se marier ? Je résume.

Mon attention s 'est trouvée attirée par les assiduités d 'un homme ébrignon.

Mais je me refuse à préciser si cette jalousie était motivée ou non. J 'ai dit

ça, moi ? Vous m 'avez répondu, ça ne vous gante pas, c 'est ma vie privée.

Je me suis donc rendu le mercredi 2 décembre 1946 pour lui reprocher

son attitude au lieu dit restaurant La Pérouse.

Je reconnais à cette occasion avoir proféré à son adresse

Des menaces de mort caractérisées. C 'est faux.

On ne va pas revenir là -dessus. Vous n 'ayez pas les termes rapportés, n 'est

-ce pas ? Sans des menaces de mort, moi, je n 'y peux rien.

Paragraphe suivant.

Le jour du crime, je me suis rendu à l 'Éden, où j 'ai passé la soirée.

Question. Mais on ne vous a vu qu 'au début et à la fin du spectacle.

Où étiez -vous dans l 'intervalle ? Réponse.

Tiens, vous n 'avez pas répondu.

On a dû parler d 'autre chose.

Alors, qu 'est -ce qu 'on met ? Bonjour,

patron. Bonjour.

Vous avez entendu la question de l 'inspecteur principal adjoint ?

À l 'entracte, par exemple, où étiez -vous ? J 'étais monté au balcon.

Au balcon ? Pourquoi faire ? Pourquoi ? Pour me rendre compte de l 'acoustique.

Pendant l 'entracte ? Ah, drôle d 'idée.

Non, non, non, j 'étais monté pendant le dernier numéro de la première partie, l

'équateur vocal.

Qu 'est -ce que vous pensez des chansons de Nitram ? Très faibles.

Il n 'a pas chanté ce soir, il était malade. Je l 'avais entendu la veille à

radio.

Allô ? Allô, oui.

Non, c 'est pas possible.

Pendant 10 ans, la deuxième moitié du spectacle, vous n 'avez remarqué

? Vous n 'avez noté aucun incident ? Si, si, vous m 'y faites penser, tenez.

Il y a Walton qui a eu un pépin avec son sarcophage.

Oui, le public n 'y avait que du feu, mais moi, je l 'ai bien remarqué.

Antoine.

Ça s 'est passé à quel moment ? Une demi -heure après l 'entracte, environ.

Votre idée.

C 'est un peu tôt, patron.

Je n 'ai pas l 'impression que vous ayez trouvé le ton de votre client. Oh,

laissez faire, allez. Si c 'est lui, je l 'aurai.

Mais donc, je n 'ai rien dit.

Dis -donc, Antoine.

C 'était pour vous le téléphone.

Hein ? C 'est à l 'examen d 'entrée qu 'il se présentait, votre garçon ? Il a

fait.

À cause de la géométrie.

Oh, l 'imbécile. Moi qui lui avais déjà acheté 100 mécanos.

Je lui donnerais quand même.

Auguste qui m 'a dit, je te donne 15 000 par semaine et ton nom a cadré dans le

programme, mais tu passeras aussi à l 'heure de l 'apéritif. Je lui ai

monsieur, je n 'ai pas eu l 'honneur de chanter dans votre établissement, mais

je préfère y renoncer désormais et pour toujours.

Je lui ai foutu ça au travers de la gueule.

Dites -donc, vous avez l 'adresse de Walton, s 'il vous plaît. Vous aussi, il

a justement un flic qui vient de me le demander.

Déjà ? Allô ? Ne quittez pas, je vous le passe.

Allô, parlez, monsieur, vous avez la Lambra ? Merci.

Non, attendez -donc, Walton n 'est pas chez lui. On l 'a téléphoné, il ne

rentrera même pas pour dîner. Alors ? Eh bien, vous le verrez ce soir. Allô ?

Oui, monsieur ? Non, monsieur ? Oh, c 'est impossible qu 'il rentre sans un

Marseille pour 15 jours.

Il rentre en piste à 10h30. Juste à l 'heure, on passe à l 'hermitage.

Merci.

Bonjour, mademoiselle Cheney. Bonjour, Pierrot.

Ah bah dites -donc, vous êtes content, j 'avais entendu, hein ? Non, rien du

tout. Encore vous ? Ah, c 'est un bon emploi, le chat.

Qu 'est -ce que vous faites là ? Je vous attendais.

Vous ne gênez plus ? Ce n 'est pas le métro ici.

Je n 'ai pas sommeil ce soir.

Je suis venu vous faire la causette. Il n 'est pas là, M. Martineau ? Non, il

est sorti, comme vous.

Faites -moi changer, ça ne vous gêne pas ? Oh, passez -vous à mon âge. Eh bien,

moi, ça me gêne.

Allez, tournez -vous.

Dans votre milieu, ça ne tire pas en conséquence.

Non, mais on a nos habitudes.

Ainsi, chez nous, un homme ne parle pas à une femme avec le chapeau sur la tête.

Vous en voulez, hein ? Et vous pensez que je vous en veux ? J 'aimerais mieux

rien avoir à faire avec vous.

Ah, c 'est pas de ma faute, je m 'occupe de Brignon. Et lui, il s 'est occupé de

vous. Tout se tient. Oui, ben moi, je me suis pas occupée de Brignon. Vous

perdez votre temps, ici.

Ah, là, nous sommes plus d 'accord.

Et je suis sûr que si vous vouliez, vous pourriez m 'aider, drôlement.

Bien sûr.

Je n 'aurais qu 'à vous signer une déclaration sur le paquet timbreux. Je

reconnais avoir tué le nommé Brignon. Ça vous arrangerait, hein ? Non, parce que

c 'est pas vous. Vous n 'aviez pas intérêt. Mais vous savez qui a tué. Moi

vous voulez pas le dire.

Parce qu 'il faudrait dire aussi que j 'étais chez Brignon le soir du crime. C

'est faux !

Brignon n 'a pas été votre amant ? Vous n 'avez pas le droit de parler comme ça.

Oh, sans blague.

Ça n 'aurait pas été le premier.

Vous n 'allez pas jouer les vertus, je vous connais, vous savez.

Vous êtes une petite arriviste.

Arriviste ? Qu 'est -ce que ça veut dire, arriviste ? Mon pauvre ami.

Je suis née rue de l 'Entrepôt, en plein hiver.

Dans un logement de deux pièces.

Nous étions six là -dedans, j 'y suis restée douze ans. Douze ans à entendre

gueuler la concierge dans la cour à compte des terres mortales.

Et le mal à l 'estomac, because de la charcuterie.

Et la toilette sur l 'ivier. Et mon père qui a mis six ans à claquer dans le

cagibier du fond sans avoir vu le soleil. C 'est être un révisque de

sortir.

Évidemment.

Moi, mon père, il vivait dans un beau château au milieu d 'un parc.

Il était larbin.

On le payait pour nettoyer les saletés des autres.

J 'ai pris la suite.

Allez, je vous promets que votre Maurice n 'en saura rien. Qu 'est -ce que vous

avez vu l 'autre soir chez Brignon ? Parlez -moi un ami.

Vous voyez bien qu 'on est faits pour s 'entendre.

Ça m 'étonnerait.

Il était ouvrier, papa.

Mais il n 'aimait pas les flics, lui non plus.

Qu 'est -ce qu 'ils vous ont fait, les flics ? Mais à vous, personnellement, qu

'est -ce qu 'ils vous ont fait ? Ceux que vous emmerdez, que vous traquez, que

vous mettez tout vivant dans les mains des juges pour qu 'ils n 'en battent des

morts.

La société.

Monsieur défend la société.

Vous savez que Brion était un vieux dégueulasse.

Mais vous suivez le pauvre bougre qui l 'a descendu.

Et qui avait raison de le descendre.

Ah, vous faites un joli métier.

Oui. Ah, c 'est ça le boulot.

Venez.

Regardez.

L 'inspecteur Février, victime du devoir.

C 'est joli, hein ? Ça fait bien.

Nous, on l 'appelait bébé barbu parce que c 'était un gosse et qu 'il était

toujours mal rasé.

Il est mort.

Ok, c 'est vraiment.

Il y a le polo qui se porte bien.

Des milliers de flics, vous avez raison.

Ce sont des gens qui vont mieux pas fréquenter.

C 'est pas du monde bien.

Seulement quand c 'est vous qui serez assassinés, vous serez bien contentes de

venir nous chercher.

Vous êtes vraiment sûre que personne n 'a demandé Valton avant moi ? Je vous ai

déjà dit, là je te touche.

Vous êtes sûrs ?

Vous n 'avez pas vu de la soirée ? Bon, merci.

Il peut -il bien être ? Maintenant, je crois qu 'on a tout essayé.

Pas tout à fait trois heures.

Enfin, veux -tu me dire où il a bien pu passer ? Qu 'est -ce qu 'ils me cachent

? Qu 'est -ce que vous me cachez, tous les deux ? Rien du tout, voyons.

À ta place, je lui ficherai la paix. Comprends qu 'il n 'est pas dans son

normal.

Maurice ! Qu 'est -ce qui t 'arrive ? Tu t 'es trompé, tu vas tromper la crêpe !

Ce qui pourrait m 'arriver mieux, dans une situation comme la mienne.

Foutu, une bonne congestion, puis fini, plus de Maurice.

Ah, les salauds, c 'est bien attrapé.

Il a bu. Oui, j 'ai bu, alors.

Mêlez -vous de vos affaires, vous.

J 'ai vu, mais je suis pas saoul. Je peux plus me saouler, moi. C 'est fini.

Qu 'est -ce que je cherche ? Un passeport.

Je veux un passeport.

Il m 'a posé mon passeport ! Tout foutu, là.

Foutu. Mais non, mais non, Maurice.

Calmez -vous. Osez -vous. Jenny va vous le donner, votre passeport. Allez, venez

vous allonger par là. Vous serez mieux. Allez, aide -moi, toi.

C 'est le même Valton qu 'est le ballot.

Tu dis bien sûr, tu ne sais pas. Elle ne sait rien du tout, elle dit bien sûr.

Mais ça ne fait rien, vous lui expliquez demain matin. Oui, oui,

allez, allons. Ici, je suis bien, il fait noir.

Il y a de l 'eau sur le gaz, il va lui faire une bouillotte. Il a les pieds

gelés. Fais -toi.

Tu t 'occuperas de ma valise.

Ta valise ? Mais pourquoi ta valise ? Je pense que je vais attendre qu 'ils

viennent me cueillir ici. Je ne suis pas sous ce point -là.

Prends le temps de 5 heures pour Marseille.

Oui, mon chéri. Tu me rejoindras là -bas.

Il ne faut pas le dire.

Je suis malade. Je suis malade.

Maintenant, Dora, écoute -moi bien.

Ça suffit.

Je veux savoir la vérité.

De quoi a -t -il peur ? Ça peut être autant que tu saches.

Il était chez Brignon le soir du crime.

Quoi ? Oui, il avait décidé de le tuer ou de vous tuer tous les deux, je ne

plus. Et quand il est arrivé, le travail était fait. Ça alors ! Et tu ne pouvais

pas me prévenir depuis le temps ? Je lui avais promis de me taire.

Merci pour la confiance.

Je vais faire mes affaires, je vais à la police.

C 'est de la folie.

Je ne veux pas laisser arrêter Maurice à ma peur. On n 'est pas encore là tout

de même.

Mais si, tout est foutu à faussaire de crâner.

Regarde dans quel état il est long. Julie, qu 'est -ce qu 'il y a ? Rien du

tout, mon chéri.

Calme -toi.

Ma valise, tu n 'oublies pas ma valise ? Tiens, tu vois mon biquet.

Tout est prêt.

Tu es gentille.

On peut compter sur toi.

Tu peux compter sur moi.

Tu lui expliqueras tout.

Tâche qu 'il n 'ait pas trop de chagrin. Il n 'ira pas. Laisse -moi passer. Non.

Lâche -moi. Ma petite, il n 'y va pas. Je t 'en supplie. Il sera toujours temps

si ça tourne mal.

Justement, il ne faut pas qu 'il cache.

On lui dira tout si tu vas te dénoncer.

Crois -moi, laisse faire le temps.

Leur piste est peut -être brouillée. Je suis sûre que le fil est cassé.

Et où est -il, ton copain ? Il n 'est pas encore arrivé, mais il va venir.

Vous en faites pas, je vous le montrerai.

Pourquoi il n 'est pas venu déponger plus tôt ? C 'est un mauvais esprit.

Toujours pour la graine, Rito. Et toi, pourquoi t 'es venu ? J 'ai pas peur de

la police, moi.

Je la respecte, la police.

Bravo. Il en faudrait beaucoup, des comme toi. Merci, monsieur.

Alors, pour la prime ? Oh, pas si vite, on y est pas encore.

Ça dépendra des résultats. Mais enfin, puisque je vous dis que... Attention, le

plat.

Oui, et alors ? Ah, Antoine, je file.

Vous ne restez pas pour la confrontation, patron ? Non, il faut que

saut à Notre -Dame où il est place pour la messe de minuit. Ça fait plaisir aux

gosses. Ah, vous ne trouvez plus rien.

Des fois comme ça, ils jouent à bureau fermé.

J 'aurai toujours des strapantins.

Oui, derrière une fenane.

Vous avez réfléchi ? C 'est le moment, c 'est l 'instant.

Mais qu 'est -ce que vous voulez que je vous dise ? Je n 'ai pas bougé de chez

moi toute la soirée, je faisais du développement.

Du développement, du développement.

Pourtant, un chauffeur de taxi a chargé une dame blonde à 11h du soir pour la

déposer en vue des bourdonnets.

Je ne suis pas la seule blonde du quartier.

Oui, mais les autres ne connaissaient pas Brignon.

Il n 'était pas en relation avec les Martineaux.

Ça commence à tourner mal pour votre immeuble, vous savez.

Il y a des coïncidences.

Ne vous y fiez pas.

Qu 'est -ce que vous allez faire là -bas ?

Vous étiez la maîtresse de Brignon ou celle du joyeux Maurice ? Pourquoi pas

deux à la fois ? C 'est une explication.

Vous y croyez ? Vous êtes une femme sérieuse. Les aventures ne vous

pas.

Et pourtant, vous étiez là -bas.

Non.

Je souhaite.

Venez avec moi.

Il y a du monde qui nous attend.

Attention, vous avez fait le mariage jusqu 'ici, on en a marre, vous êtes

prévenus. La femme blonde que vous avez chargée le 8 décembre à 23h45 est ici.

La reconnaissez -vous ? Elle n 'est pas chère, elle ne vous fera pas de mal,

vous n 'avez pas peur des femmes, non ?

Sans blague ? Je peux m 'en aller ? Ben, oui.

Mais dis -donc, t 'as un permis de conduire de 1910, toi ? Ça fait en tout

cas 40 ans que tu fais le taxi.

Même en plateau, avec ta mauvaise vue.

Oh, mais j 'ai encore l 'œil pointu.

On dit ça, mais on commence par ne plus reconnaître les clients qu 'on a

chargés, et puis un soir de pluie, on passe dessus au carrefour.

S 'il arrive un malheur...

Je me sentirais responsable, moi.

Je ne peux tout de même pas vous dénoncer quelqu 'un au hasard.

Tu diras ça à ta femme, mais t 'es trois gosses.

Je vous fais bien mes excuses, madame, mais on n 'est pas les plus forts.

C 'est elle ? Je

crois qu 'on peut passer au PV.

D 'accord.

Picard, débarrassez -moi le plancher de tout ce monde -là.

Allez, madame.

Dis donc, Antoine, tu t 'occupes pas d 'un nommé Martineau en ce moment ? D 'un

de Ruy des Bourdonnets.

Je sais pourquoi.

Il serait pas en cheville avec Polo, par hasard ? Lui ? Oh non, c 'est pas le

genre. Polo a fait le coup de l 'encaisseur avec la bagnole de Martino.

On vient de l 'identifier.

T 'intéresse ? Oh, un petit fan.

Où était Polo ? Aux agressions avec Marchetti.

Eh ben, mes papiers.

Vous verrez Antoine.

Antoine ! Alors ?

Tu

réponds pas à ton temps de cause, non ?

Je vais t 'apprendre la politesse, moi.

Mais puisque je vous dis que j 'ai rien à dire.

Tu peux ramener Marquetti d 'un mot inconcliant.

Cinquante, si tu veux. Mais si t 'en tires quelque chose, t 'es champion.

On ne sait jamais.

Non, mais je ne l 'ai pas piqué, mais pour qui que vous me preniez.

On me l 'a cédé. Qui ? Un type. Quel type ? Un copain, un bon copain.

Quel copain ? Jules.

Quel Jules ? Grand Jules, quoi.

Julot, qu 'on l 'appelle.

Fais gaffe, Polo. Antoine est peut -être patient, mais pas moi.

Il va t 'arriver un malheur. À quoi je réponds ? Pourquoi vous me menacez ? Qui

est la ville ? Ton copain.

Ton bon copain.

Je le rencontrais au bistrot. Quel bistrot ? Un petit zinc.

Du côté de la République.

Quelle rue ? Rue... Mince alors, j 'ai le nom sur le bout de la langue.

Une rue qui fait un coude.

Je ne me souviens plus. C 'est vrai, vous m 'avez fait tellement voir depuis

hier soir.

C 'est rapport à la couronne pour bébé barbu.

Eh bien, mes enfants... Je vous laisse.

Comment tu sors ? Bien sûr.

Je vais porter son petit Noël à mémé et lui montrer mon chapeau neuf. De ce

temps -là, il va neiger. T 'inquiète pas, je prendrai un taxi. Non, je t 'en

prie, reste, ne me laisse pas.

Je ne veux pas rester seul.

Viens avec moi. Non, je ne veux plus sortir, je n 'ose plus. Tout le monde me

regarde. Mon pauvre Maurice, mais ne te laisse pas aller comme ça.

Tu n 'as rien fait.

Ils ne peuvent rien contre toi.

Si tu étais à ma place.

Écoute -moi, Maurice.

Écoute -moi bien.

Tu n 'as aucune raison de t 'inquiéter.

Quoi qu 'il arrive, tout s 'arrangera pour toi. Je t 'en donne ma parole.

Je vais te dire.

La seule chose qui peut me sauver, c 'est qu 'on arrête le vrai coupable.

Tu ne me crois pas ? Peut -être. Tu ne seras pas longue.

Je serai de retour avant 8 heures, tu verras.

Avec un tas de surprises.

On fera notre réveillon quand même.

Encore longtemps ? Une fois pendant l 'affaire des mêmes. J 'ai pris le

pendant douze heures. Ça fait déjà trois heures qu 'il le puisit. C 'est mieux d

'être à ma place qu 'à... Accré en voilà un ! Alors, il y a du nouveau ? Alors,

ça va durer longtemps, la petite soirée ? Comment va l 'affaire ? Alors, il y a

un bon mouvement. C 'est moins l 'affaire, la fin. C 'est pas sur l

Brion, vous voyez, Antoine. Mais Antoine, il m 'a viré. Il a bien fait.

vous voyez, alors, il y a un schéma de climat, là.

Dites -nous quelque chose, je vous dis.

Tiens, voilà encore une. Allez, laissez passer, laissez passer.

Oh, le maillot ! Le maillot de la vie !

Ah oui, il neige.

Oui, heureusement que vous avez la voiture de votre cousin.

Merci de vos voeux.

Vous pareil, mon bon Noël.

Non, non, ça ne traîne pas tant que ça, monsieur le juge.

Oui, évidemment.

Vous persistez dans vos déclarations. Mais je vous dis que je n 'y étais pas.

Puisque je vous dis que je n 'y étais pas.

Je n 'y étais pas, je vous dis.

C 'est M.

Papoume -Laveau qui a fait de pareil, je n 'y étais pas. On t 'a vu la veille à

la banque. Puisqu 'il vous dit que je n 'y étais pas.

Crétin, va.

Allez, je me bats.

Dis donc, si tu passes chez Benedetti, fais nous préparer les casse -croûtes.

Attendez, mon vieux, elle va être chouette le réveillon.

Je resterai bien avec vous, mais c 'est moi qui ai la dingue.

Bonne nuit, mon petit gars.

Ah, dis donc, s 'il s 'en foutait autant quoi de savoir qui a fait Brignon ? Tu

penses qu 'il est dans les heures tournables le matin de Noël ? J 'ai

pour un de ses canards à Brignon.

S 'il payait mal, ce salaud -là. Bonsoir.

Bonsoir.

Sous

-titrage

Société

Radio

-Canada

Nous sommes bien d 'accord.

Ce soir -là, vous êtes partis de chez vous à 9h.

Vous êtes arrivés à l 'Éden à 9h15.

Vous n 'avez même pas bougé jusqu 'à 11h30. Et vous étiez rentrés chez vous à

rue des Bourdonnets à 1815.

C 'est exact.

Un quart d 'heure pour un, trois quarts d 'heure pour un verre. Je vous l 'ai

déjà dit, je suis passé au bistrot.

Le patron, je le soigne à l 'arrière.

Il en voit tellement, ça. Oui.

Oui.

À 1815, vous aviez déjà remis votre voiture au garage.

Naturellement. Alors, vous ne l 'avez pas encore volée ? Volée ? Vous la

vous ou non ? Oui.

Alors, pourquoi n 'avez -vous pas porté plainte ? C 'est bien simple. Parce

que... Ça ne sert à rien, on ne les retrouve jamais.

Il ne faut pas dire ça, M. Martineau. Ce n 'est pas gentil.

Regardez dans la cour, vous verrez.

Il y en a une bonne vingtaine qui attendent leur propriétaire.

Ce qui est mieux, c 'est que justement, nous avons trouvé la vôtre, votre

voiture. Eh bien, vous ne nous remerciez pas ? Si, si, je suis très content.

Ça n 'a pas l 'air de vous faire plaisir.

Rentrez.

C 'est là, papa ? Qu 'est -ce que tu fais là, toi ? Je suis allée te

Il fait froid, tu sais.

Il y a plein de neige dehors. À l 'école, on a fait un bon arbre.

Bonjour, monsieur.

Bonjour, mon petit.

Assieds -toi là, que je ne t 'entends plus.

Alors, où est -ce qu 'on vous l 'a piqué, votre bagnole ? Je ne sais pas,

sais plus.

C 'est la tête qui tourne.

Ça doit être le froid.

Dis -le à mon petit père, il a un peu de charbon dans le poing, tu veux ?

Prochaine ici.

Il n 'y a plus de charbon.

Vous vous rappelez le numéro de votre Zagar ? 437 RJ2.

Ah, ça c 'est curieux.

Vous vous souvenez du numéro de votre auto et vous avez oublié l 'endroit où

vous l 'a volé ? Attendez, je crois que c 'était devant l 'Éden.

Ah, vous voyez, on y arrive toujours.

Le 8 de ce soir.

Le 8 ?

Tu le

prends

pour des andouilles.

La chanson reste la même, mais la musique va changer. Assez rigolé. On n

que ça à faire. Moi aussi, on m 'attend.

Debout ! Comment ? Tiens ta cravate.

Pourquoi ? T 'inculpe pas.

Ici, on pose des questions.

On n 'y répond pas.

Tiens tes lacets.

Fais voir quand t 'as dans les bouches. Ah, bravo, mes enfants.

Ça va mieux, est -ce que je vois ?

Vous direz ce que vous voudrez, mais à côté de la main d 'un bonhomme, c 'est

petit, petit, petit, petit, petit.

Tout petit.

T 'es fait comme un rat, je te dis, on sait tout.

Quand t 'as quitté l 'Éden, t 'as fié des villes à Saint -Marchaud. Non !

que tu peux être ballot tout de même. Tu sais bien qu 'on y arrivera. Dis oui, c

'est marre pour ce soir. Tiens.

J 'ai froid.

Justement. On se la rendra, ça peut... Tu dis que tu y es, ça ? Mais est -ce

je n 'y étais pas ? Faut que tu me l 'appelles et que j 'en ai ma claque, là

Antoine.

Si vous voulez, si je ne vais pas là -bas, les gars s 'en feront une maladie.

J 'emmène votre maman.

Il vous gênerait. Pas du tout.

Petit bonhomme.

Allez, debout mon gars.

Tu vas aller voir la crèche et tout.

Avec toi ? Non, avec le patron.

Et sois gentil. On verra tout à l 'heure.

Allez, viens, mon ami.

D 'abord, qu 'est -ce qui t 'a permis de t 'asseoir, toi ? Allez, debout, lève

-toi.

Réponds, tu y étais ou non ? Non.

Qu 'est -ce que je vais faire ? Décart un peu, je veux dire.

On recommence dès le début, hein ? En clair, est -ce que tu es parti de chez

? Non, non, je ne dirai plus rien ! Vous le savez, je ne répondrai plus ! Oui, j

'y étais, oui, j 'ai voulu le tenir, il était mort ! Il était mort, vous

comprenez ? Il était mort, je crois bien qu 'on comprend.

Il était mort.

Eh bien, mon gars, on va lui mettre tout ça de mort sur blanc, hein ?

Ça te reposera.

Ce ne sera pas bien long, maintenant.

Vous verrez que nous arriverons en temps pour les huit ans.

Moi, je ne devais pas réveillonner. Je ne reviens pas de ma chanson.

Si vous aviez vu la bobine du sous -chef, alors... Je m 'en fous de votre

réveillon qui me dit. Vous êtes le plus jeune et vous devez assurer le service

jusqu 'à deux heures du matin.

Quand ils sont venus me chercher, si vous aviez vu sa bobine, alors... Bon.

L 'éclat prêt, c 'est persiste et pigne.

Vous ne savez pas de M.

Martineau qu 'un type comme vous, un homme de votre intelligence, de votre

milieu, puisse nous prendre pour des imbéciles à ce point -là. Puisqu 'il

déjà mort ! Ça va, tu te répètes.

Mets ta signature là.

Tu veux que je te dise ce qui s 'est passé, moi ? Tu as su que ta femme avait

remperle avec Brignon. Tu les as surpris ensemble et t 'as descendu le vieux. C

'est pas plus compliqué que ça. J 'ai dit mais vous êtes fous puisqu 'elle

en vie ce soir -là. Qu 'elle t 'a dit ? Tu crois au Père Noël ? Salaud !

Appelle, appelle, appelle.

Dites -moi, vous connaissez Jenny Lamour ? Oui, je vous l 'ai déjà dit. Vous l

'avez même écrite. C 'est pas vos oignons.

Répondez, comment la connaissez -vous ? Parce que je ramasse les billets à

Andier où elle vient toutes les semaines.

Quand l 'avez -vous remarqué pour la dernière fois ? Le 8 décembre. Il y

qu 'elle et un militaire au train de 23h07.

T 'as compris cette fois ? Pas possible.

On n 'invente rien.

Elle m 'a menti.

Elle m 'a toujours menti. Alors, finis la comédie.

Tu l 'as surpris là -bas et t 'as vengé ton honneur.

Tu te trompes pas, tu tiens le bon bout. Une passionnelle, c 'est toujours le

cocu qui a raison.

J 'ai les douze membres du jury, ils ont une bonne boîtier comme toi.

J 'ai envie de faire comme toi, seulement ils n 'osent pas.

Si dans ton intérêt, tu avais apporté un revolver.

Où est -il ? Chez moi. Tu l 'as pas acheté à la Seine des fois ? Non,

Allez, Picard, on y va.

C 'est tout à fait illégal. Il nous remerciera le patron, ça va venir en

Je les approuve.

Occupez -vous plutôt d 'un collier dans le trou.

Allez, par ici.

Vous attendez là.

Personne, ça tombe bien.

Gardien ! Attention, il se débile ! On se lâche !

Eh bien, sois poli, réponds.

Il a évité le mot de sa femme, ça te suffit ?

Je

veux le Noël ! Qu 'est -ce que vous voulez ? En voilà des personnes, mais

'avez pas le droit ! Où est Maurice ? T 'inquiète -toi, il est bien là où il

est.

Drôle de gars, nous, on salue l 'enfant pas un jour.

Ah, ben, c 'est pas pour les... T 'es pas bavard.

T 'as le bourdon pour sûr.

Oh là là, c 'est comme si je te voyais.

Tu dois être un doux, toi.

Un sentimental.

Faut pas s 'attacher comme ça.

Elle est belle, au moins, ta femme.

Maintenant, tu la reverras plus de si tôt.

Et c 'est peut -être elle qui veut plus te voir.

C 'est pas marrant, la vie, tu peux le dire.

Je... T

'as beaucoup traché,

bande de voyous ! Tiens -toi tranquille, c 'est pas le moment de crainer.

Ça vous intéresse, Metsu ? Je vous ai fait marcher comme ça, où est le

? Quel revolver ? Oh, dis -donc, t 'entends les cloches ?

Mon vieux, si tu peux pardonner à ta femme, c 'est le moment.

Minuit chrétien, c 'est leur seule année.

Tu vas te marrer, ça me rappelle ma première communion.

Tiens, fais -moi payer une pipe.

Ça y est, je suis absolu. Ça y est,

je suis absolu.

C 'est pour nous.

Oui, c 'est moi.

Quoi ? Ça va, on revient. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Martineau, il s 'est fusillé.

Il est mort ? Encore. Oh, je vous en prie, soyez fous. Tant pis, ils ne

pas.

Emmenez -moi, c 'est ma faute. Ce qui est arrivé est à faute du plan qu 'on

permet.

Je suis tombée sur le divan.

Et après ? Je me suis mise en veille.

Tu ne pouvais pas parler plus tôt, les petites garçons ? Oh, mon Dieu, mon

faites qu 'on arrive maintenant. Faites que je reviens, Maurice.

Il fallait y penser avant, ton Maurice.

Alors,

ça ne tourne pas trop ? Je ne vais pas mourir. Ça, pas question.

Ça n 'est pas été si bien, si loin.

Pourquoi avez -vous fait ça ?

Dis que tu me pardonnes vite avant qu 'on m 'emmerde.

Faudra pas penser de mal de moi quand je serai plus là.

Dis, mon biquet, réponds.

Tu vois, j 'ai pas bu trop.

J 'ai toi qui as le droit de me serrer fort.

Fais -moi, mon biquet.

Je le chante, Sébastien.

En ce coup -ci, toute la rue des Bourdonnets est dans le trou.

Vous avez arrêté Génie ? Elle a avoué. C 'est faux, elle ment.

C 'est moi qui ai tué Brignon. Oui, je l 'ai assommé avec une bouteille de

champagne et je... Et il est mort d 'une balle de revolver dans le cœur, hein ?

Comme c 'est curieux.

Qu 'est -ce que vous dites ? Je dis que j 'en ai marre de toutes vos

cachoteries. Martine, on n 'a pas tué Brignon et sa femme non plus.

Mais ils étaient là -bas tous les deux. Et vous y êtes allés vous aussi, hein ?

Une vraie surprise partie.

Alors pourquoi ? Pourquoi ? Jenny avait oublié Cernar.

Et puis j 'avais peur qu 'elle ait laissé des traces.

Oh non, mon Dieu, c 'est vous qui avez effacé les empreintes, hein ?

Vous avez fait du propre.

Vous allez brouiller les cartes si c 'est peut -être la petite Jenny qui va

payer. Ne dites pas ça, je vous en prie, monsieur Sauvéla.

Vous l 'aimez bien, votre amie.

Bien mal, je l 'aime. Je sais.

Je vais essayer de la tirer de là, parce que je crois que je connais le vrai

coupable. Oh, merci.

Ne me remerciez pas, je fais mon boulot.

Et puis, je vais vous dire, vous m 'êtes particulièrement sympathique.

Mademoiselle Dora Meunier.

Moi ? Oui.

Je vais vous dire, vous êtes un type dans mon genre.

Avec les femmes, vous n 'aurez jamais de chance.

C 'est inquiétant pour Antoine, cette histoire -là. Si le mec clavote, il va

sentir passer.

Il a l 'habitude.

Alors, c 'est le pépin ? Eh bien, on verra.

Dis -donc, tête d 'alarme, tu m 'as fait des cachoteries, toi.

Tu as piqué l 'île -la -Saint -Marceau, la bagnole ? Moi ? Jamais de la vie, l

'île -la -Saint -Marceau.

Ah, je voudrais voir ça.

Pourquoi tu te défends tellement ? Ici ou là, c 'est du pareil au même.

Je suis rencardé, allez, parle.

Tu vas à Méditerranée, hein ? Lacoste, fais un saut chez Pucallec.

Oui, chef. Il doit être en train de se noircir en famille.

Tu lui demanderas si la balle qui a refroidi l 'encaisseur n 'a pas les

rayures que celle de Brignon.

Bien sûr.

Cours, mon bonhomme, et téléphone -moi.

Je suis bien tranquille. C 'est pas vrai ! Vous allez pas me foutre ça dessus le

peloton, je vous dis que c 'est pas vrai ! Ne fatigue pas, Polo, dans dix

minutes, on sera fixés.

Au moins que tu préfères l 'ouvrir tout de suite.

Au point où tu en es.

Mon Dieu de sort, si j 'avais su.

Très joli, Antoine, c 'est du propre.

On ne peut pas dire qu 'on est secondé.

Dès que j 'ai le dos tourné, les conneries commencent.

Une minute, patron, je suis à vous.

Encore un mot avec monsieur.

Alors, Polo.

Qu 'est -ce que vous voulez ? La porte était ouverte, je suis entré, moi on ne

sait jamais.

C 'était peut -être la bonne occasion.

Et puis le voilà, votre brignon, la figure toute barbouillée qui se met à

gueuler au secours.

J 'ai eu les foins, quoi, j 'ai tiré.

Oh, je sais bien, c 'est peut -être pas du beau boulot, mais la frousse, ça ne

se commande pas.

Pauvre type.

Tu parlais trop vite, Antoine.

Oh, il n 'y a pas de mal. Tout le monde peut se tromper. Moi, il y a un mois que

je me goure.

C 'était une histoire sordide. Comme toutes les histoires. Oui, on s 'excite,

s 'emballe. On croit que ça va être une belle affaire. Et ça finit comme d

'habitude.

Oh, pipi de chat.

Eh ben, vous en avez fait une.

Et une drôle.

Tiens, vous êtes blessée ? Oh, c 'est rien, un peu de verre cassé. Ça porte

bonheur. On dit ça.

Tu vois le bon petit réveillon si tu étais rentré.

Je vais te soigner, Eva.

Tu oublieras tout.

J 'essaierai.

J 'ai sa montre contre hier.

Encore vous ? Je ne sais pas ce que ça vaut, ces machins -là, mais il faudrait

perdre l 'habitude de les laisser drainer partout.

Merci quand même.

Vous n 'entrez pas ? Non, monsieur Martineau, il y a quelqu 'un qui m

Plaisir.

Bon vent.

Je pense que je ne le verrai plus, celui -là.

Je suis déjà à moitié viré.

Obliquez.

Monsieur Martineau !

Ça recommence ? Non, non, ça a plus de procès verbal.

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