All language subtitles for White.As.Snow.2019.FRENCH.1080p.BluRay.x264.AAC5.1-[YTS.MX]_1_FR

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂź)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

[animaux nocturnes]

[chouette]

[vent]

[musique douce]

[harpe]

[musique plus rythmée]

[haletant]

[propos indistincts au loin]

- [femme 1] Ça va, ma chĂ©rie ? - [Claire] Ça va.

[femme 1] Tant mieux.

[femme 1] Je voulais des pommes.

Je ne vois rien.

J'ai commandé des Granny Smith.

Ah non, surtout pas ça.

Le vert porte malheur.

Non, des rouges ou des roses.

Des Pink Lady, par exemple.

Je les aime beaucoup.

Je changerai pour des Pink Lady.

On n'achĂšte plus les serviettes, chez Lambert,

ce sont des escrocs.

Chez Mercier, c'est pas plus cher et ça tient mieux.

- Je m'en occupe. - Tu sais ce que disait ton pĂšre.

Il faut savoir tout faire.

J'essaye de travailler correctement.

"Correctement", c'est triste.

Ton pÚre n'aurait pas aimé que tu te laisses aller.

Il faut essayer d'oublier ces derniers mois durs pour nous tous.

Tu devrais sortir un peu.

D'accord, j'y penserai.

[musique douce]

Tu es comme ma fille.

Tu es jeune, tu es belle.

Tu as la vie devant toi.

Tu devrais essayer d'en profiter.

[eau de la piscine et oiseaux]

- [homme] Tout va bien, Claire ? - Oui, ça va.

[propos indistincts]

[musique inquiétante]

[ouvre et ferme le robinet]

[musique douce]

[animaux nocturnes]

[haletant]

[klaxon de train]

[musique mystérieuse]

[musique au violon]

[haletant]

[violon continue]

[haletant]

[Claire s'exclame]

[elle crie]

[coups dans le coffre et cris]

[crissement de pneus]

[musique inquiétante]

[son sinistre]

[musique mystérieuse]

[choc et dérapage]

[coup dans le coffre]

[haletant]

[respiration forte]

[souffle]

[Claire halĂšte]

[musique douce]

[vent]

[oiseaux]

[musique plus rythmée]

[haletant]

- [bruissement] - [elle s'exclame]

[grognement]

[haletant]

[pas Ă  l'approche]

[cliquetis d'arme]

[Claire haletant]

[avec accent] C'est vrai que tu es belle.

Dommage pour toi.

Si tu l'étais moins,

tu n'en serais pas lĂ .

Allez.

Ferme les yeux.

Tu sentiras rien.

- [coup de feu] - [Claire gémit]

[halĂštement et reniflement]

[gémissement d'effort]

[musique calme]

[oiseaux]

[coq au loin]

[pas Ă  l'approche]

[porte s'ouvre]

[porte grince]

Mon jogging, il est oĂč ?

À la machine.

Oui, je t'ai dessapée, mais t'étais trempée.

Je t'ai frottée avec une serviette, c'était pas du luxe.

T'as fait quoi pour en arriver lĂ  ?

[respiration saccadée]

Elle est morte ?

C'est moi qui pose les questions.

Rien, je sais pas.

T'as forcément fait quelque chose.

Je suis désolée.

Désolée ?

J'étais parti pour tuer un sanglier,

et j'ai tué quelqu'un, une femme en plus.

Tu peux ĂȘtre dĂ©solĂ©e.

Tu vois dans quelle merde je suis Ă  cause de toi ?

- [renifle] Il faut aller à la police. - C'est ça.

La prison, j'en ai fait.

La police, oublie.

[elle renifle]

[porte s'ouvre]

[porte se ferme]

[porte s'ouvre]

Désolé, j'ai rien à ta taille.

Moi, c'est Pierre.

Je le récupÚre quand ?

Quoi ?

Mon jogging.

C'est vrai, c'est le principal.

Quand il sera sec, princesse.

Et d'ici lĂ  ?

D'ici lĂ , t'as pas de nom ?

Claire.

Si tu veux te laver, c'est Ă  droite.

[porte grince]

[porte se ferme]

[pas s'éloignant]

[musique Ă  la harpe]

[marches grincent]

[musique douce continue]

[musique s'arrĂȘte]

[oiseaux]

[violoncelle]

[violoncelle continue]

- [bip] - [femme 1] Bonjour.

Vous ĂȘtes sur le rĂ©pondeur de Maud Jacob-Guillaume.

- Je ne suis pas lĂ ... - [pas rapides]

[homme] C'est pas possible !

[il tousse]

[homme] Ils l'ont mise oĂč, cette Ventoline ?

C'est pas possible, franchement...

C'est vous qui l'avez prise ?

Je fais de l'asthme, et je sens la crise arriver donc...

Qu'est-ce que vous faites lĂ , d'ailleurs ?

Je sais pas.

Ah ben, j'aime ça, moi.

J'aime les gens qui savent pas.

Aujourd'hui, tout le monde sait tout avec Google,

Wikipédia, toutes ces conneries, cette merde.

J'aimerais bien qu'ils me disent oĂč ils ont mis cette Ventoline...

Je vais pas jouer avec une Ă©pĂ©e de DamoclĂšs au-dessus de ma tĂȘte.

C'était vous, Vivaldi ?

Non, c'est pas moi.

Vivaldi, il est mort, hein.

C'est moi qui le jouais.

C'est ici que je vis depuis trois ans,

que je travaille ma musique.

Avant, j'Ă©tais dans l'orchestre de Grenoble, oĂč je suis nĂ©,

mais c'est devenu invivable.

Je crois que c'est une des villes les plus polluées de France.

- Vous le saviez ? - Non.

Vous le savez maintenant, Claire.

Ça vous va bien, Claire...

Car vous ĂȘtes pĂąle.

Enfin moi, j'aime...

les filles pĂąles, quoi. [rit]

Les charnues...

les Rubens, les Renoir...

me font flipper, quoi. [inspire]

[imperceptible]

Pardon.

[continue de tousser]

Ça va, Tchernobyl ?

- Allez, hop ! - [le chien hurle]

Tiens, aidez-moi... tenez-le.

- [Claire] Je fais quoi ? - Maintenez-le.

Il est un peu ramollo depuis deux jours.

J'espĂšre qu'il a pas la maladie de Lyme.

[homme] C'est rouge ou pas ?

- Ça se transmet aux hommes. - [chien couine]

Vous avez vu un médecin ?

Non, mais vous voulez rigolez, enfin ?

- Enfin ! - [chien couine]

Ils font que prescrire des choses que les labos leur disent de prescrire.

Désinfectez vos mains.

Tenez, je... je me permets.

[Claire] Hm.

VoilĂ , pas trop.

[le chien halĂšte]

[soupire] Faut bien faire entre les doigts.

Comme ça...

- [respire fort] - [chien halĂšte]

[violoncelle continue]

[chant des oiseaux]

[pas Ă  l'approche]

[elle s'exclame]

[bégayant] Qu'est-ce que tu fais là, toi ?

T'es qui toi ?

François, tu t'occupes de la bouffe.

[François] Bon.

Toi, faut qu'on parle.

En tout cas, tu peux pas rester.

Pourquoi ?

Ceux qui sont aprÚs toi, j'ai pas envie de les voir débarquer.

Personne sait que je suis ici.

Pour le moment, ouais.

[il soupire]

Laissez-moi rester juste un peu.

Non, c'est pas possible.

[pas au loin]

Je vous ai pas demandé de venir à mon secours.

Vous l'avez fait et maintenant, vous me jetez dehors.

Je sais, c'est pas logique, mais j'ai pas le choix.

D'accord.

[pas au loin]

- Allez, maintenant, tu dégages ! - Mais !

HĂ©, putain...

[respirations fortes]

[respiration saccadée]

[animaux nocturnes]

[pas au loin]

[porte au loin]

[pas Ă  l'approche]

[s'arrĂȘtent devant la porte]

[musique douce]

[les pas s'éloignent]

[musique douce continue]

[chouette]

[oiseaux]

[porte grince]

[porte grince fort]

- [Claire] Les jumeaux sont pas lĂ  ? - Ils sont partis Ă  la scierie.

[le chien couine]

- Allez, viens. - Vous partez aussi ?

Ça vous angoisse de rester seule ?

Vous ĂȘtes claustrophobe ?

Moi aussi, je l'étais, mais ça m'est passé.

Je dois amener le chien chez le véto.

- [chien aboie] - Accompagnez-moi.

J'ai l'impression que vous vivez un moment difficile.

Ne craignez rien,

je sais rester discret.

[le chien halĂšte]

Chut...

[musicien] Alors ?

[vét.] Non, il a rien, ton clebs.

Tu rigoles ? Il est éteint, regarde.

ArrĂȘte de lui faire ça.

C'est toi qui le déprimes, ce chien.

J'ai des antidépresseurs pour chien.

- D'accord, je vois. - Quoi ?

Tout de suite la camisole chimique.

C'est des produits naturels, des plantes.

- Mais je les aurai demain. - D'accord.

[vét.] Demain, je dois voir les moutons des Echenoz,

- je passe aprĂšs ? - [musicien] D'accord.

Vous ĂȘtes lĂ -bas aussi ?

- [musicien toussote] - Dans la maison ?

- Oui. - Ah ?

TrĂšs bien, bon ben, Ă  demain.

D'ici lĂ , veille Ă  ce qu'il mange bien, tu le promĂšnes,

et surtout, joue-lui quelque chose de gai, pour une fois. [ricane]

D'accord.

J'ai pas bien compris votre...

Mon nom ? Claire.

Non, votre... statut...

Vous ĂȘtes... avec... Vincent et vous ?

- Ah non, quelle idée ! - Non.

- Non, Claire est arrivée hier. - D'accord.

D'ailleurs, je sais mĂȘme pas comment...

elle est arrivée, donc non.

- [vét.] Un, deux, trois. - [chien couine]

- [vét.] Voilà. - Attention !

[le chien halĂšte]

Je voulais pas vous vexer.

Me vexer ?

Quand...

Quand Sam a cru que... [s'éclaircit la voix]

Que vous et moi...

Les femmes et moi, ça fait deux.

Il devrait le savoir.

Non pas que je sois homosexuel, non, attention.

- Non, j'ai compris. - Oui. [rit]

Vous ĂȘtes abstinent pour des raisons de santĂ©.

Vous vous foutez de moi ?

Je le mérite bien...

Pour m'excuser, je vous invite Ă  un verre chez Georgette.

Ne refusez pas ou je vais ĂȘtre vexĂ©.

Alors ?

D'accord.

[cloche d'église]

[Vincent] Désolé, il faut que je passe récupérer des partitions.

- [clochette] - [Vincent] Entrez.

Bonjour.

Je vous présente Claire. Le pÚre Guilbaud. Charles.

Dieu du ciel.

- Une apparition. - Du calme, Charles.

Mademoiselle,

devant tant de beauté et de grùce,

je ne peux que m'incliner.

Que dis-je, m'accroupir,

tels les deux petits bergers devant la Vierge de La Salette.

Bon, Charles, c'est bon. [rit]

C'est le seul libraire dans le coin...

Oui, absolument.

Vous ĂȘtes en vacances ici ?

Vous devriez visiter le joyau de notre région,

le sanctuaire Notre-Dame de La Salette.

On vous racontera la bouleversante légende

de celle qui pleure.

Je peux vous y amener et faire le guide, ça vous tente ?

Non ? C'est pas un plan drague, juste une initiation... [inspire]

...à la... méditation,

au recueillement.

Charles, ça frise le blasphÚme.

Non, mon PÚre, c'est totalement désintéressé.

Tu as reçu mes partitions ?

Les ? Partitions ? Bien sûr. Oui, pardon.

[Charles] OĂč les ai-je mises ?

Ah, merci.

Aimez-vous Brahms...

C'est pour vous, tenez.

Merci.

Je ne veux pas vous harceler.

Sous mes airs un peu fantasques, je suis tout Ă  fait normal.

Moi, je suis peut-ĂȘtre pas aussi normale.

Vous me connaissez pas, vous savez pas qui je suis.

Tu me présentes ?

Euh...

Ben, Claire. C'est Claire.

Vous ĂȘtes Georgette ?

Elle m'a laissé tomber il y a trois ans. Moi, c'est Muriel.

- À votre santĂ©. - Oui, Ă  la vĂŽtre.

[conversations en fond]

Et votre santé, vous avez toujours été comme ça ?

C'est de naissance. J'ai toujours été malade, toute mon enfance.

J'ai tout eu. Tout.

Mes parents me gavaient toujours de choses atroces,

soi-disant pour me guérir, mais en réalité, c'était pour me tuer.

La musique m'a sauvé.

C'est drĂŽle.

- Vous trouvez ça drÎle ? - Enfin, non, mais...

Moi aussi, enfant, la musique était tout pour moi.

- Ah ? - Le violon.

- Vous avez arrĂȘtĂ© ? - Hm.

Ben, c'est un crime.

Vous savez...

quand on commence une chose, il faut toujours aller jusqu'au bout.

À 13 ans, j'ai eu un accident de voiture.

J'ai rien eu, c'est ma mĂšre qui conduisait...

Et elle...

J'ai tout laissé tomber.

Pas seulement le violon. Tout.

C'est comme si ma vie s'Ă©tait arrĂȘtĂ©e.

J'avais plus envie de rien.

Ça me touche, ce que vous dites.

Ça me touche profondĂ©ment.

Mais ça, c'était avant.

C'est effacé.

Y a eu un... grand coup de gomme.

Et maintenant...

Je suis une page blanche.

[Vincent] VoilĂ .

J'ai quelque chose pour vous.

C'est un instrument d'étude.

Je l'ai acheté pour rien sur une brocante, il a jamais servi.

- Ben, il vous attendait. - Merci, mais non.

Ben, gardez-le.

Je sais mĂȘme pas en jouer, donc...

Merci.

[porte claque et pas rapides]

- Tu l'as emmenée en ville ? - Je vois pas le mal.

Toi, tu t'es montrée partout.

Tout le monde va savoir que t'es chez nous.

Bravo.

[pas rapides]

[cordes sonnent]

[coup indistinct dehors]

[coup indistinct]

[musique douce]

[musique continue]

[Pierre respire fort]

Tu veux que je m'en aille ?

[respirations fortes]

[gémissements]

[gémissent]

[les gémissements s'intensifient]

[musique douce]

[oiseaux]

- [bruit métallique] - [porte se ferme]

[François bégayant] Tu l'aimes trÚs grillé ?

[Claire] Un peu, ça ira.

Merci.

Tu peux me passer le sel ?

[cloche]

Qui ça peut ĂȘtre ?

Comment il va ?

[Vincent] Pas mieux.

[le chien hurle]

[Sam] Bon, je t'ai ramené ces médocs.

- [Sam] Hein. - Ouais.

Tu verses le contenu d'une gélule dans sa bouffe à chaque repas.

- D'accord ? - D'accord.

Mais, tu mets du sucre car c'est un peu amer.

D'accord, je vais en chercher.

- Mets-lui Ă  chaque repas. - [chien couine]

Je vais le préparer à l'avance, ça va le calmer.

- D'accord. - Viens, Tchernobyl.

- Vas-y. - Viens !

C'est toujours la mĂȘme histoire. Son chien se porte comme un charme.

[aboiements]

Et vous, alors, vous...

Vous ĂȘtes lĂ  pour...

Travail ?

- Vacances ? - Ni l'un ni l'autre.

- Le hasard. - Ah...

Heureux hasard, alors.

Vous travaillez lĂ  depuis longtemps ?

Ça fait trois ans.

Ça fait trois ans. Je suis de Mñcon.

J'avais mon cabinet,

j'étais tranquille,

jusqu'à l'arrivée de cette femme...

Elle avait rendez-vous pour faire couper son chat.

Tout un programme.

PlutÎt banal dans votre métier.

Vous connaissez le coup de foudre ?

- Vous l'avez déjà éprouvé ? - Non.

Tant mieux pour vous.

Je sais pas pourquoi je vous dis ça.

Je...

Je ne devrais pas en parler, car c'est pas bon pour moi.

LĂ , tout est bien, calme, parfait.

C'est exactement ce qu'il me faut.

Pas de stress, de hantise.

- Pas de passion. - Si, des passions saines.

C'est la ville qui rend les gens mauvais,

qui les rend...

avides, hystériques, insatiables.

C'est prouvé.

[TV au loin]

[TV continue]

[porte grince]

[TV : propos indistincts et musique]

[TV : homme parlant chinois]

[TV : cris et tirs de flĂšches]

[TV : gémissement et grelots en fond]

[TV : crescendo musical]

[épées et cris]

[respirations saccadées]

[gémissent]

[respirations fortes]

[musique chinoise douce]

[il murmure]

[bégayant] J'ai la gorge sÚche.

Tu... boire un... truc ?

François ?

Pierre doit pas savoir.

T'es complĂštement malade.

[riant] Je sais, j'aurais...

pas dû, mais j'ai pas pu résister.

T'aurais pu me le dire.

Tu m'en veux ?

Ben, t'exagĂšres.

Tu me pardonnes ?

[elle rit]

- [François] C'est pas drÎle. - Non.

[François] Faut pas qu'on le dise.

[moto Ă  l'approche]

Vous allez bien ?

Vous ĂȘtes toute blanche.

C'est votre moto, j'ai cru...

Enfin... J'ai eu peur.

J'ai un trÚs bon thé du Yunnan.

Ça va vous requinquer.

Allez, montez.

[vrombissement]

[musique légÚre au piano]

- [PĂšre] Vous n'ĂȘtes pas croyante ? - [Claire] Non.

[PĂšre] Pourtant, vous avez quelque chose.

Je l'ai vu au premier coup d'Ɠil.

- [cloche] - Une aura.

Une sorte de halo que je suis peut-ĂȘtre le seul Ă  percevoir,

et qui flotte autour de certains ĂȘtres.

Il rayonne autour de vous.

- [cloche] - [il rit]

Non, je ne suis pas fou.

Je ne suis qu'un pauvre prĂȘtre.

Je m'efforce de croire aux miracles.

Moi aussi, je devrais y croire, car si je suis en vie,

enfin...

si je suis ici, c'est une sorte de miracle.

Vous savez,

tout ce qui se dit ici n'en sort pas.

Si vous avez besoin de parler.

- Je vais rentrer. - OĂč ?

Chez les jumeaux, j'habite lĂ -bas.

Et je couche avec eux.

Pourquoi vous me dites ça ?

C'est pas trĂšs catholique, je sais...

mais c'est arrivé.

Avant, j'ignorais que j'avais des désirs, maintenant, je veux les vivre.

C'est mal ?

Le Christ a dit : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugé."

- Il avait un faible pour les pécheresses. - Oui.

Et vous ?

Quoi moi ?

Vous avez aussi un faible pour elles ?

Oui, bien sûr.

Mais pas pour le péché.

[mobylette]

[propos indistincts]

- [Claire] Bonjour. - Bonjour.

Vous cherchez toujours quelqu'un ?

Je peux servir, l'hĂŽtellerie, je connais.

- T'as rien de mieux Ă  faire ? - Je dois travailler.

Je sais pas d'oĂč tu sors, ni quelles conneries t'as faites.

- [Claire] J'en ai pas fait. - Tu serais bien la seule.

[téléphone cadran rotatif]

[tonalité]

[tonalité] [on décroche]

Maud ?

C'est moi, c'est Claire.

- [bruits indistincts] - [ligne coupée]

[tonalité]

[musique douce rythmée]

[talons]

[soupir]

[la musique devient intrigante]

- [vapoteuse] - [porte claque]

Tu devrais essayer l'hypnose, c'est plein de cochonneries ça.

J'y penserai.

Je t'attends depuis 20 minutes.

Désolé, un souci avec mon associé.

[il respire fort]

Il faut qu'on parle.

Il faut qu'on soit sincĂšres l'un avec l'autre.

Peut-ĂȘtre car mon mari n'est plus lĂ ,

qu'on n'a plus besoin de se cacher...

On se cache toujours.

Ne m'interromps pas, s'il te plaĂźt.

VoilĂ  ce que je voudrais te dire.

C'est moins fort.

J'ai moins de plaisir, je...

J'ai moins de...

de joie, avec toi.

[il soupire]

On devrait faire une pause avant de tout gĂącher.

Non ?

Tu le penses vraiment ?

Et toi, tu penses quoi ?

Comme toi.

Ça fait des mois que j'espĂ©rais chaque fois qu'on se voyait que...

la magie allait revenir.

Ça arrive à tous les couples.

Pendant un moment, j'ai cru qu'on était protégés, exceptionnels.

Ce qu'on a vécu est extraordinaire.

Mais tu as raison.

Tu es plus forte et plus lucide que moi.

J'osais pas regarder la réalité en face.

[il soupire]

En fait, je t'ai rendu service.

Tu te sens délivré.

Non... Oui... Je...

Tu m'enlĂšves un poids.

[il inspire]

Je... [expire]

Je veux pas te perdre.

Je suis sûr qu'on saura inventer... [inspire]

- [vibreur] - ...une autre façon

- d'ĂȘtre ensemble, une façon diffĂ©rente - [vibreur]

mais trĂšs belle.

[vibreur]

[grogne] Excuse-moi.

[vibreur]

Oui ?

Non, je suis en réunion, mais dites.

Non, j'ai ses coordonnées dans la voiture.

Bon...

Je vérifie et je vous les maile.

Excuse-moi.

Un problÚme à régler.

[il respire fort]

Et euh...

On se voit toujours dimanche ?

Ça... change pas, hein ?

Bien sûr.

[bip, porte s'ouvre]

[porte claque]

[musique intrigante]

[mouettes]

[la musique continue]

[haletant]

[bip, porte s'ouvre]

[porte claque]

[respire profondément]

[tonalité]

[tonalité]

Bonjour, c'est Claire, laissez un message. [bip]

[homme] Claire...

Euh...

Je n'ai pas réussi à vous parler.

Ça fait des semaines que j'essaye de vous dire ce que je ressens.

Je...

Je vous vois en ce moment.

Si pure.

Si belle.

Je vous aime.

- Et si vous pouviez... - [tonalité]

[inspire]

[bip porte]

[porte claque]

[bruits de trains et de rue]

[musique intrigante]

[sonnerie porte]

[femme avec accent] Vous ĂȘtes plus relaxĂ©e aujourd'hui.

Je ne suis pas relaxée.

[crépitement]

Je suis dévastée.

Si vous voulez vous libérer,

je peux vous aider.

Je ne veux pas ĂȘtre libĂ©rĂ©e.

Je veux que ce soit comme avant.

Pour ça, il n'y a qu'un seul choix.

Elle doit partir.

Je peux m'arranger pour la faire partir.

[Maud] Loin.

Non, c'est pas bon.

[inspire]

Il faut un départ...

- [canari] - définitif.

"Définitif" ?

Dans votre pays, vous parlez mais ne faites pas.

Moi, je fais. Je sais faire.

[canari]

Restez comme ça dix minutes.

Réfléchissez.

[musique calme avec gong]

La moitié maintenant,

l'autre moitiĂ© dans une semaine Ă  la mĂȘme heure.

C'est le seul moyen ?

Il n'y en a pas d'autre.

[violon]

AprĂšs notre petite mise au point,

[piano en fond]

j'ai eu peur de te perdre.

Vraiment ?

Oui. Vraiment.

[bruits de cuisine]

[il inspire et expire fort]

Tu trouves pas étrange que Claire ne vienne plus travailler ?

Pas de nouvelles ?

Ça lui ressemble pas.

Oui, mais, c'est pas la premiĂšre fois.

- Ah bon ? - Non.

- Ça lui est dĂ©jĂ  arrivĂ© ? - Oui.

Elle doit ĂȘtre souffrante.

J'espĂšre que j'y suis pour rien.

Toi ? Pourquoi ?

J'ai peut-ĂȘtre dit quelque chose...

Qu'elle aurait mal pris.

Comme quoi ?

Non mais rien, une bĂȘtise, je sais plus.

- N'en parlons plus, elle va revenir. - Hm.

[il rit]

[vibreur]

[Claire] Maud ?

C'est moi, c'est Claire.

[bruits indistincts]

- Mauvaise nouvelle ? - C'était une erreur.

Tu fais une drĂŽle de tĂȘte.

Moi ?

[rit]

[musique dramatique]

[conversations en fond]

Claire, je vous présente Clément.

Mon garçon.

Enfin... Ă  supposer que ce soit le mien.

Un bon fils, il vient me voir presque chaque semaine.

Avec la moto, c'est pas difficile.

[claquement de langue] Gap, c'est pas la porte à cÎté.

Non, pas d'alcool. Pour moi, le CĂŽtes-du-RhĂŽne. Il boit pas.

- Sportif ? - [Charles] Ouh lĂ  lĂ .

Il est prof de karaté, de taekwondo,

et comment s'appelle cette danse ?

- La capoeira. - La capoeira.

Fais pas ton timide.

[Charles] Il aime pas qu'on parle de lui, mais il devrait ĂȘtre fier de lui.

Hum.

- T'es beau. - ArrĂȘte.

- N'est-ce pas ? - [homme] S'il vous plaĂźt ?

- Un dessert ? - Non, jamais.

Un café, je veux bien.

Si je puis me permettre, en débarrassant, demandez si c'était bon.

Pas forcément pour les clients, mais pour la patronne.

- D'accord. - Elle vous embĂȘte pas trop ?

- Non, elle est gentille. - Ah ?

- Je vous soûle... - [rit] Non, pourquoi ?

Je sais que je peux ĂȘtre un peu soĂ»lant, parfois.

- Je vous trouve juste un peu tendu. - Ah bon ?

[il rit]

[inspire, expire]

[bruits de vaisselle]

[préparation du café]

[Sam] Hm.

J'ai rĂȘvĂ© de vous, cette nuit.

Un rĂȘve agrĂ©able ou dĂ©sagrĂ©able ?

C'était... agréable au début.

Pénible à la fin.

Si vous faites rien ce soir aprĂšs votre service,

y a une boĂźte Ă  trois kilomĂštres.

VoilĂ .

Vous me direz le contenu de votre rĂȘve.

Hum.

[il rit]

À plus tard.

[musique sinistre]

[crescendo]

[fondu vers musique électro dansante]

[rit]

[propos inaudibles]

[Claire] Non.

[propos inaudibles]

[Claire] Non.

J'ai pas envie.

Oh !

[propos indistincts]

[indistinct]

Ben vas-y.

[cri indistinct]

Tu me touches ?

[dispute inaudible]

[Sam] Non !

Vous étiez collée contre lui...

C'était immonde.

Vous ĂȘtes fou.

Vous avez mĂȘme pas remerciĂ© ClĂ©ment.

- Sans lui, vous seriez Ă  l'hosto. - Je m'en serais trĂšs bien sorti.

Il a fait ça pour vous épater.

Et ça a marché.

Pourquoi me faire venir ici si ça vous rend malade à ce point ?

Vous avez raison.

AprĂšs, j'ai des excuses aussi.

Je suis un enfant adopté.

Ça m'a fragilisĂ© Ă  vie.

J'ai pas parlé avant mes cinq ans.

Comme Einstein.

Ah ouais ?

Je suis pas Einstein.

Non, mais vous ĂȘtes plus beau.

[inspire, expire]

Je devrais ĂȘtre fou de joie.

Pourquoi ça fait si mal ?

[il soupire]

[Sam] On n'est plus trĂšs loin.

Ça vous gĂȘne pas d'ĂȘtre seule avec ces types ?

Au milieu de nulle part ?

Non.

Ça me dĂ©range pas.

[Sam rit]

TrĂšs bien alors. J'ai rien dit.

C'est pas une situation courante.

On est en droit de trouver ça bizarre, non ?

On est tous un peu bizarres, non ?

Vous connaissez une personne normale, vous ?

Je sais pas.

Peut-ĂȘtre pas.

On est différent de l'image que les autres ont de nous.

Vous, par exemple,

ne le prenez pas mal, mais je vous imaginais

plus solide.

Tout Ă  l'heure, je vous ai vu sous un autre jour.

Fragile.

"Fragile", vous voulez dire pathétique ?

Non.

Ça m'a plu.

Vous pouvez le répéter ?

Vous m'avez plu.

[respiration forte]

Si je craque lĂ , c'est...

- Ça va ĂȘtre la catastrophe. - [dĂ©tache sa ceinture]

Pourquoi ?

[respirations saccadées]

[chuchotant] C'est ça, la catastrophe.

[Sam gémit et l'embrasse bruyamment]

[Sam gémit]

[respirations fortes]

[gémissent]

[klaxon]

[elle rit]

[Sam gémit]

Je vous ai fait mal ?

On n'est pas seuls.

[cris d'écureuil]

Vous ĂȘtes un peu fou.

- Non, pas du tout. - Chut.

- [klaxon] - [elle gémit]

- [elle gémit] - [klaxon]

Vous allez rĂ©veiller toute la forĂȘt.

- Chut. - [Sam gémit]

[les gémissements s'intensifient]

[cris d'écureuils]

[musique rythmée]

[conversations indistinctes]

[clochette]

- [Maud] Bonjour. - Bonjour.

Je...

Je peux vous aider ?

Je... cherche un guide de la région.

Vous ĂȘtes en pĂšlerinage ?

Euh...

Oui, en quelque sorte. [rit]

Le sanctuaire de La Salette, j'imagine ?

Si vous ne l'avez pas vu, ça vaut la peine.

C'est tout ce que j'ai sur La Salette.

Je suis athée,

mais j'ai un ami prĂȘtre

qui prétend que nous sommes dans la région des miracles.

Eh bien, aujourd'hui,

j'aurais tendance Ă  le croire, car en quelques jours,

j'ai eu deux sublimes apparitions.

Deux ? [rit]

Oui, deux. Vous,

vous avez la beauté d'une madone

de la Renaissance italienne.

Et...

une jeune fille qui est passée.

TrÚs pure, trÚs mystérieuse...

En tout cas, autre miracle,

elle semble se plaire parmi nous. [rit]

C'est si rare que ça ?

Ça n'arrive jamais.

[elle rit]

Je suis désolé, je n'ai que ça.

C'est le sanctuaire.

Vous pourriez me recommander un endroit oĂč me loger ?

Oui.

Le sanctuaire a des chambres.

[tonnerre]

[musique religieuse en fond]

[porte claque et grince]

Bonjour, mon PĂšre.

Désolé de vous avoir fait attendre.

Que puis-je pour vous ?

Euh... Je ne suis pas exactement lĂ  pour une retraite,

mĂȘme si...

je cherche la paix. [rit]

Comme nous tous.

En fait, je suis lĂ ...

pour retrouver ma belle-fille,

une jeune femme...

trĂšs fragile.

Elle a fugué il y a quelques jours et...

je m'inquiĂšte pour elle. Je...

Je n'en dors plus.

- Venez, suivez-moi. - Merci.

Son pĂšre, mon mari,

est mort, il y a quelque temps.

Elle en a été trÚs affectée.

Et...

Je crains de ne pas avoir été suffisamment là pour elle.

J'étais...

plongée dans ma propre douleur.

Elle m'en a voulu.

Je ne voudrais pas la brusquer en débarquant trop brutalement,

et qu'elle fugue Ă  nouveau.

Je comprends vos scrupules.

Comment s'appelle-t-elle ?

Claire.

Je la connais.

Si je peux vous ĂȘtre utile...

Si vous avez besoin d'un intercesseur pour faire la paix avec elle,

je suis disposé à vous aider.

C'est une bénédiction de vous avoir rencontré, mon PÚre.

[aboiements]

[conversations indistinctes]

- Merci pour hier soir. - [Clément] Oui.

- [Charles] Que s'est-il passé ? - [Clément] Rien.

- Il s'est rien passĂ©. - [Charles] OĂč vas-tu ?

Aux toilettes, je peux ?

[porte claque]

Claire ?

- Je peux vous montrer quelque chose ? - Oui.

Ça n'a rien à voir avec la musique,

mais c'est un auteur que je trouve absolument divin

et un illustrateur de premiÚre catégorie.

Regardez comme le trait...

est vigoureux.

Regardez ces petits personnages.

[Charles] On dirait des petits lutins... ou des nains.

Oh, encore un.

C'est cadeau.

C'est gentil.

[porte claque]

[porte se ferme]

[talons Ă  l'approche]

[soupire de joie]

[bégayant] Tu restes un peu avec nous ?

Oui.

- Pas de sortie de prévue ? - Non.

[Vincent au violon]

Allez, donne.

[clic briquet]

[crépitement] [repose le briquet]

T'as l'air songeuse, Ă  quoi tu penses ?

Je pense que je suis bien avec vous.

J'espÚre que ça va durer.

[violon continue]

Il me gonfle avec son instrument.

C'est du Bach, t'aimes pas ?

J'aime pas le classique.

[bĂ©gayant] Bach'il arrĂȘte, hein.

[rires]

["No Bullshit" de Myd avec Twice & Lil Patt]

[soupire]

["No Bullshit" continue]

[soupire]

[le chien couine]

T'entends ce que j'entends, Tchernobyl ?

Oui.

Mais, je sais.

[Claire a un fou rire]

[Claire] Wouh !

- [elle rit] - [porte claque]

- [chien aboie] - [jumeaux rient]

- [chien aboie] - [Claire rit aux éclats]

[violon]

[jumeau tousse]

[cloche]

[sonnerie téléphone]

[sonnerie s'arrĂȘte]

[musique douce]

[haletant]

- [Clément] Bonjour, Claire. - Salut.

[Claire essoufflée]

- [Claire] Ça grimpe. - Oui, un peu.

[ils soufflent]

Tu rentres quand Ă  Gap ?

Dimanche, en principe.

T'as une petite amie, lĂ -bas ?

Pourquoi ?

Pardon. C'est indiscret.

[ils rient]

Non, j'ai pas de petite amie.

J'ai l'impression que je te fais peur,

alors, je me demande si c'est moi ou si en général...

Non, c'est juste que...

Je suis pas comme mon pĂšre.

Je saute pas sur toutes les femmes.

Avec moi, il est resté assez cool.

- C'est quand mĂȘme un vieux cochon. - [elle rit]

- Tu le connais mieux que moi. - Non, pas forcément.

[elle rit]

Claire ?

Claire !

[Claire s'exclame]

[Clément s'exclame]

Tu t'es fait mal ?

Non.

[elle rit]

- [Claire] Je vous ai fait un aveu. - [PĂšre] Les jumeaux.

[Claire] Je voulais comprendre ce qui m'arrivait.

[PĂšre] Et maintenant ?

J'ai couché avec un autre homme.

Vous n'ĂȘtes pas la seule Ă  faire ce genre de choses.

Je vous rassure.

Vous n'imaginez pas ce que j'entends en confession.

La montagne active le sang.

C'est la montagne ?

VoilĂ . C'est la montagne.

Vous reviendrez Ă  chaque fois que vous ferez une rencontre ?

Vous voulez quoi ?

Ma bénédiction ?

Vous savez pourquoi vous faites ça ?

Il faut une raison ?

Je savais pas ce qu'était le désir, maintenant, je sais.

Tant mieux pour vous.

Pas besoin de mes encouragements pour vous amuser.

M'amuser ?

C'est pas de l'amusement.

C'est de la vie.

C'est mal ?

- Ça fait de moi une crĂ©ature du diable ? - [il rit]

Le diable emprunte des chemins bien plus tordus.

Il avance toujours masqué.

Vous, vous ĂȘtes transparente comme l'eau pure du glacier.

Moi, transparente et pure ?

Pourquoi pas ?

Vous vous sentez vivre.

Eh bien, vivez.

Vivez Ă  fond.

Comme disait Saint Augustin :

"Aime et fais ce que tu veux."

Il y a ici quelqu'un qui aspire à la réconciliation.

Ne lui fermez pas votre cƓur.

Pour avancer sereinement vers l'avenir,

il faut faire la paix avec son passé.

Je vous amĂšne Ă  sa chambre.

Ce ne sera pas nécessaire, elle est là.

[gémissement de joie]

T'es surprise de me voir, hein ?

[Maud rit]

Merci beaucoup, mon PĂšre.

Vous pouvez nous laisser, merci.

J'ai eu si peur qu'il te soit arrivé quelque chose.

Comment tu m'as retrouvée ?

Quand tu m'as appelée, ça a coupé,

j'ai retrouvé le numéro et j'ai fait des recherches.

Et...

Maintenant, je suis lĂ .

Mais tu peux me dire ce qui s'est passé ?

Bien sûr, je te crois.

Mais je suis abasourdie.

Bon alors, tu t'es enfuie,

et qu'est devenue cette femme ?

Aucune idée.

Mais sans cet accident, je serais pas lĂ  pour t'en parler.

[rit]

Seul un esprit malade peut aller Ă  de tels extrĂȘmes.

On ne soupçonne pas les noirceurs pouvant habiter l'ùme humaine.

En tout cas, ça a cessé de me tourmenter.

Bizarrement, j'y pense presque plus.

Tu vas pas rester éternellement ici.

Tout le monde t'attend,

et moi, j'ai besoin de toi.

[Claire soupire]

Je peux pas retourner en ville,

retrouver ma vie d'avant.

Je suis bien, ici.

Vraiment ? Dans ce trou ?

- [cloche] - C'est pas un trou.

Je me suis fait beaucoup d'amis.

Ah bon ?

Alors, ça c'est essentiel.

Ne t'inquiĂšte pas,

rien ne presse.

Je vais peut-ĂȘtre rester quelques jours.

Si tu es d'accord, bien entendu.

- [message téléphone] - J'espÚre te faire changer d'avis.

Je dois retourner travailler.

- Je te dépose ? - Oui.

[crissement de pneus]

J'ai une roue qui chasse, je me demande si j'ai pas crevé.

Tu peux regarder la roue avant gauche ?

Oui.

[portiĂšre se ferme]

Non, la roue n'a rien.

[vrombissement de moto]

Un problĂšme ?

On a cru qu'on avait crevé, mais non.

Quelle chance d'avoir une telle beauté pour belle-fille.

- [Claire rit] - [PĂšre] Bon, Ă  bientĂŽt.

Je suis pressé, j'ai une dégustation de vin au village.

[vrombissement]

On y va ?

[enfants chahutent]

[musique troublante]

On se revoit vite ?

- Tu as bien un jour de repos ? - Le dimanche.

[Maud] Hm.

- Tu me feras visiter la région. - Avec plaisir.

On pourrait pique-niquer.

Bonne idée.

Je peux te dire une chose ?

Je te sens plus vivante qu'avant.

- Tu trouves ? - Oui.

Comme si ces épreuves avaient accentué ta beauté.

[aboiements]

[chien hurle]

Votre fils, ça va ?

Oui.

En fait, non.

Je voulais vous en toucher un mot.

Il s'est enfermé dans sa chambre. Il est de plus en plus bizarre.

Bizarre comment ?

Je ne peux rien dire, il prend tout mal.

Souvent lorsqu'il s'agit de vous.

- De moi ? - Oui.

Il dit que mon attitude à votre égard lui fait honte.

[il rit]

Quoi, mon attitude ?

J'ai manqué un jour de correction ?

Non, jamais.

Je lui ai dit, il ne veut rien entendre.

Il est borné, hostile.

Vous voulez pas lui parler ?

Oui, mais pour lui dire quoi ?

Qu'il arrĂȘte de me juger.

C'est trĂšs blessant pour moi.

J'irai aprĂšs mon service.

Merci, Claire.

[il grogne]

[grognements]

[on frappe]

[il grogne]

- Que fais-tu lĂ  ? - [porte se ferme]

Tu vas bien ?

Eh bien, oui, trĂšs bien.

J'ai été un peu brusque, ce matin.

Oui, t'as été brusque.

Enfin, toi aussi.

Oui.

On l'a été tous les deux.

Oui.

On fait la paix ?

Parce que je t'aime bien, tu sais ?

T'es vraiment charmant.

Tu devrais juste te détendre un peu.

[il respire fort]

[rit]

[respiration saccadée]

[marches grincent]

Tout va bien.

- Ah bon ? - Oui.

C'est gentil. Merci.

[soupir] On s'inquiĂšte...

[il rit]

Vous avez eu le temps de...

jeter un coup d'Ɠil au livre ?

Oui, je l'ai parcouru.

Ça vous a plu ?

- C'est spécial. - Hm.

Mais c'est inspirant.

Oui, inspirant.

[il inspire]

Elles vous ressemblent toutes un peu, non ?

De quel point de vue ?

La cruauté.

[riant] Ah ?

Je suis sĂ»r que vous pouvez l'ĂȘtre. Ne riez pas.

- Moi ? Non. - Si !

Je suis sûr de votre nature cruelle qui ne demande qu'à éclore.

Charles, votre correction.

- Quoi donc ? - Non.

Gardez votre correction.

Je mérite une correction.

- Une bonne correction. - Non...

Corrigez-moi.

- [riant] Non. - Si, je le mérite.

- Non. - Frappez-moi.

S'il vous plaĂźt.

- Piétinez-moi avec la force d'un Kalmouk. - [s'exclame] Un quoi ?

Un guerrier mongol.

- Non. ArrĂȘtez. - C'est une brute.

- Chut ! - Frappez plus fort.

Attendez...

Prenez une cravache, allez-y, frappez !

- [elle rit] - Allez, je le mérite.

Frappez-moi, piétinez-moi !

- [rire nerveux] - Allez-y ! Ah ! Oui !

Pour vous, c'est rien, mais pour moi, c'est tout !

- Trois petits coups. - Je vous en prie !

[elle rit]

Mais frappez, bon sang !

[cri indistinct]

[rit aux éclats]

[fou rire]

VoilĂ , c'est rien.

- [clochette] - [s'éclaircit la voix]

[porte se ferme]

[inspire, souffle]

Oh !

Ah, le voilĂ  ! [rit]

Il était là, mon Choukourov !

- [vitre se baisse] - Claire ?

- Tu vas oĂč ? - Chez les jumeaux.

Je t'accompagne, mets ton vélo dans le coffre.

Non, t'inquiĂšte.

S'il te plaĂźt.

D'accord.

C'est pour toi.

Cadeau.

Merci, mais je veux plus de portable.

Pourquoi ?

- Tout le monde en a un. - Pas moi.

[Sam rit]

On a passé une soirée merveilleuse

ou je suis à cÎté de la plaque ?

Oui, merveilleuse.

Pourquoi tu veux pas que je puisse te joindre ?

- Je vois pas le rapport. - Ah ben... ah bon ?

Ou je le vois trop bien.

Tu vas commencer par m'appeler.

Ensuite, tu voudras savoir...

Je veux juste savoir

- si tu peux envisager... - Sam, j'envisage rien.

J'ai passé ma vie à envisager et j'étouffais.

LĂ , je respire.

Super, respire. Je suis trĂšs content pour toi.

Moi, je souffre.

Parce que je suis pas Ă  toi ?

Non.

Si.

Je suis avec toi.

Ça te suffit pas ?

C'est facile pour toi.

Non, c'est pas facile.

C'est pas facile d'ĂȘtre Ă  personne.

Mais c'est ce que je veux.

[portiĂšre se ferme]

Comment va ton chien ?

[Vincent] Merci de me demander.

Ça va.

Claire ?

D'accord pour aujourd'hui dans ma chambre ?

Vingt minutes, pas plus.

- Vincent va me jouer une suite de Bach. - Oui.

Dans sa chambre ? 20 minutes ?

- Sam. - Quoi ?

OK, pardon...

Non, mais c'est...

C'est la premiĂšre suite de Bach pour violoncelle seul.

D'accord.

Super.

- Eh ben, Ă  plus tard. - [Claire] Hm.

Vous vous foutez de ma gueule avec votre suite de Bach ?

- [Claire rit] ArrĂȘte. - Hein ? ArrĂȘte de rire.

Parle-moi franchement.

Tu nous emmerdes tous avec tes délires.

[Vincent gémit]

[Claire] Ça va ?

[Vincent] Putain !

- [Claire] Vous avez mal ? - [Vincent grogne]

C'est magnifique.

- Magnifique ? - Oui, magnifique.

J'ai enfin une vraie douleur.

Ça enfle ?

Non, pas encore.

[le chien hurle]

Il faut mettre de la glace.

Ou des petits pois surgelés.

Hm.

Il faut que...

je range mon instrument dans son étui.

Votre quoi ?

- Mon violoncelle. - Ah oui.

Faut que je le range.

["Suite pour violoncelle numéro 1" de Bach]

[la musique s'arrĂȘte]

Ben, c'est cosmique.

[musique intrigante]

[son téléphone]

[soupir]

[musique mystérieuse]

[inhale vapoteuse]

[Maud] Ouh !

- Elle est fraĂźche, hein ? - Oui.

Elle est toujours aussi douce, ta peau.

Du satin.

Tu sais que t'as des fesses sublimes.

On te l'a dit ?

Pas que je me souvienne, non.

À ton Ăąge, j'Ă©tais maigre comme un coucou.

J'avais les cheveux courts.

- On me prenait pour un petit garçon. - [craquement]

Quelqu'un nous épie.

J'ai l'impression.

T'es sûre ?

[musique éthérée]

[Maud parle au loin]

[musique devient intrigante]

Qu'est-ce qu'il y a ?

Ah non, rien du tout.

[Claire rit]

[craquement]

Qui est lĂ  ?

C'est Clément, je le connais.

Vous nous matiez ?

Ah non, je vous matais pas, moi.

Vous faisiez quoi alors ?

Je... pĂȘche la... truite.

OĂč est votre canne Ă  pĂȘche ?

Je fais des repérages.

Puisque t'es lĂ , viens partager notre pique-nique.

Viens.

Ça t'ennuie pas ?

- T'as faim ? - Oui.

Ben, tiens.

Ah non ! Je ne suis pas d'accord.

Je ne déjeune pas avec un monsieur qui nous espionne.

C'est pas un "monsieur" et il n'espionnait pas.

Et tu le crois ?

C'est pas grave. J'y vais, c'est mieux.

Non, attends, Clément.

C'est un ami, on peut lui offrir quelque chose.

C'est gentil, Claire, mais je veux pas vous déranger.

Je suis désolée.

[grogne]

[l'écureuil crie]

[Claire riant fort au loin]

[Claire] Ah !

[Clément] Ah !

- [Claire rit] - [Clément crie]

[pluie]

[respirations fortes]

[respirations fortes]

[Claire gémit]

[haletants]

[gémissements au loin]

[tonnerre]

Je l'ai jamais vue aussi épanouie,

- aussi heureuse. - [Bernard] Vraiment ?

- Tu la reconnaßtrais pas. - Comment ça ?

[rit] Elle vit une histoire torride avec un jeune.

Ils baisent en pleine nature.

Il est pas le seul.

Elle vit avec trois hommes dans une ferme isolée, imagine...

T'es sûre de ce que tu dis ?

Ça lui ressemble pas.

Oh, les filles d'aujourd'hui, ça aime les sensations fortes.

Elle a pas de cƓur.

Toi et moi, on n'est pas faits de cette étoffe-là. N'est-ce pas ?

Tu dis rien ?

Non, simplement, j'ai du mal Ă  le croire.

[soupire]

Elle peut pas avoir changé à ce point.

C'est vrai.

On connaĂźt pas la vĂ©ritĂ© sur les ĂȘtres les plus proches

avant qu'elle vous éclate à la figure.

[musique au loin]

[vrombissement]

[chanson rythmée] [brouhaha]

Alors, vous dites plus rien ?

Vous m'avez réconcilié.

Avec le silence.

Ne plus parler.

Ressentir juste...

Ressentir.

Bon, tu me la laisses deux secondes ?

VoilĂ , merci.

- T'inquiĂšte pas, je lui sauve la vie. - [Claire rit]

Il est au bord de l'apoplexie.

- T'es gonflé ! - Vas-y, retourne dans ses bras.

Retourne dans ses bras !

Quand je les vois danser autour de toi, j'ai envie de les tuer.

[Sam] De les tuer !

Mais c'est pas grave...

[musique dramatique sur musique de fĂȘte au loin]

[musique dansante]

[Claire] Venez danser !

Je suis en pleine renaissance lĂ , donc...

Je veux pas prendre le risque de tout perdre pour une danse.

Pour une fois, prenez un risque !

Ça fait du bien !

["Feel It Still"]

[Claire rit]

[Claire rit]

[Claire] Wouh ! [rit]

Vous m'aviez caché que vous étiez la belle-mÚre de Claire. Chut...

Gardez votre silence.

Je l'aime, ce silence.

Car il est mystérieux.

Je sens en vous une femme féroce, impitoyable.

Je me trompe ?

[reggaeton]

Je voudrais deux verres de vin rouge, s'il vous plaĂźt.

Merci.

[fondu vers musique dramatique]

[fondu vers musique dansante]

- [Maud s'exclame] - Pardon, madame.

- [Maud] Encore vous ? - Désolé.

- Tu l'as fait exprĂšs ? - Non.

J'ai vu qu'elle m'aimait pas et moi pas trop non plus...

Elle te sourit avec un regard froid, j'ai pas confiance en cette femme.

Non, je bois pas d'alcool.

Je bois un peu...

Hm.

[musique lente]

[musique rythmée]

[chahut]

[Sam] Encore !

[acclamation]

["Prettiest Virgin"]

On n'a mĂȘme pas dansĂ© ensemble.

Tous ces hommes...

[Claire toussote]

- C'est trĂšs fort. - Hm.

On s'en fout, c'est la fĂȘte.

[expire]

[Maud] Encore...

[Maud glousse]

[Claire grogne]

[fondu vers musique dramatique]

[fondu vers la chanson]

[mix chanson et musique dramatique]

[Maud grogne]

[Maud rit]

[distorsion musicale]

- Ça va ? - [bĂ©gayant] Qu'est-ce qu'elle a ?

- J'ai la tĂȘte qui tourne. - Non.

- J'ai la tĂȘte qui tourne. - Ça va.

Je vais la ramener.

- Allez, viens. - [Claire marmonne]

[Maud] Laissez, c'est bon, ça va aller.

[vrombissement]

[crissements de pneus]

[son sinistre]

Ça va mieux ?

J'ai mal au cƓur.

[crissements de pneus]

[Claire gémit]

Ralentis, ça va pas du tout.

Tu étais une princesse.

Tu es devenue la reine.

La reine des cƓurs.

Ça doit ĂȘtre grisant.

[respiration difficile]

[musique angoissante]

Je n'avais qu'un amour et tu me l'as pris.

Tu me l'as volé.

[crissements de pneus]

[portiĂšre claque]

[expire]

[courants d'air]

[musique triste]

[cantique]

[s'exclame]

[hurle]

[chƓur allemand]

[musique s'arrĂȘte]

[musique douce]

[sanglote]

[souffle]

[baiser]

[musique dramatique]

[respiration]

[musique douce]

[finale musical]

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.