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Chaque jour, des millions d 'entre nous achètent leur journal habituel.
Nous le choisissons en fonction de nos opinions ou de nos préoccupations
personnelles. Ce monsieur, par exemple, ne s 'intéresse qu 'à la cote des
actions en bourse.
Cette dame cherche dans les magazines féminins des solutions ingénieuses pour
meubler son appartement.
Ceux -ci rêvent d 'un tiercé miraculeux. Ils jouent le numéro de leur voiture ou
la date de naissance de leur belle -mère.
Mademoiselle l 'héroscope, grand -mère se complaît dans les faits divers.
Le jeune homme consulte la liste des spectacles.
Enfin, il y a celui qui achète dix journaux et n 'en lit aucun.
C 'est la bête à concours, le passionné du rébus, le maniaque de l 'astuce, le
superman de la cogitation, celui qui espère toujours et qui s 'entête. Il
que son heure viendra et il a raison.
Ă€ chaque page des quotidiens ou des hebdomadaires, les prix les plus divers,
lots les plus alléchants sont à la portée de son intelligence.
Pourquoi ne serait -il pas, lui aussi, l 'un de ces heureux veinards ? Parce qu
'ils existent, ces veinards.
Vous n 'en connaissez pas ? Alors laissez -nous vous en présenter quelques
Bonjour Jacqueline.
On va vraiment construire ça, monsieur ? En grande série, oui. Vous y voyez un
inconvénient ? Deux.
La salle de bain est trop grande et la cuisine trop petite.
C 'est voulu. La plupart des gens mangent trop et ne se lavent pas assez.
Vous connaissez les épigrammes de Moropus ? Vous vous intéressez au poète
byzantin ? Je crois, monsieur.
Et ça vous a pris quand, ça ? Ce matin, monsieur.
Eh bien, amusez -vous bien.
99 épigrammes en trimètre yambique.
Yambique.
Conservés dans le Codex Vaticanus.
Merci beaucoup, monsieur.
Si elle se met Ă lire Karl Marx, on peut en chercher une autre.
4, 5, 6, 7, 8.
Entrez ! 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. Bonjour, madame.
Bonjour, Jacqueline. 7, 8, 9, 10. D 'après, madame, combien il faut de
naphtaline pour remplir une enfance sicilienne du 5e siècle ? C 'est pour
une bague à qui ? A personne, madame, c 'est une curiosité.
4, 5, 6, 7, 8. Eh bien, disons 2670, en l 'état flambiant.
1.
Tout un grain.
Un, deux.
Oui ? Si monsieur voulait me dire le monument qui a 187 mètres de longueur,
135 de largeur et 45 de hauteur.
Écoutez, ça va durer longtemps, ces questions ambiguës. Vous voulez dire que
cela n 'est pas catholique ? Ah si, alors ça tout à fait. Ce sont les
de la basilique Saint -Pierre de Rome.
Oh merci, monsieur est un fou.
Qu 'est -ce qu 'il y a là ? Elle commence à m 'inquiéter.
Dites, madame, une pâtisserie avec des amandes amères, des citrons râpés, du
basilic, des grains de café et du bicarbonate de soude.
C 'est bien la recette du gâteau brésilien que fait madame ? Oui, mais je
défends de l 'essayer.
Mais comment ça s 'appelle ? De la prudence.
Non, le gâteau.
Un tumucumac. Merci, c 'est ma dernière question.
J 'espère.
Ou sinon je vais venir un psychiatre.
Ma chérie, je crois que la bonne est en train de nous échapper. C 'est pas moi
qui la retiendrai.
Elle a soif de connaissances. Elle a dĂ» rencontrer un intellectuel. Ou un fou.
Ça revient d 'ailleurs quelquefois au même.
Elle veut remplir un vase étrusque avec des boules de naphtaline.
Écoute, je crois que tu devrais surveiller ses fréquentations.
Si elle continue à être aussi bizarre, tu as fiché un porteur. Non, ma chérie,
je t 'en prie. Pas de caprice, surtout pas en ce moment.
Il se pourrait que bientôt, nous ayons à recevoir des gens très importants. Vrai
? Tu crois que ça va marcher, tes pavillons, pour le personnel de l 'usine
Molle ? Je te dirai ça dans quatre jours, mais mes plans ont beaucoup plu.
Enlevez -moi ça.
Ça quoi, madame ? Ce que vous avez sur le dos.
C 'est un vison.
Madame n 'aime pas ? Dormez avec, je m 'en moque, mais épargnez -nous cette
exhibition pendant vos heures de service.
Pourquoi, madame ? Le syndicat n 'interdit pas le port du vison aux gens
maison.
Je vois qu 'il n 'interdit pas non plus le ridicule.
Madame pense sans doute qu 'il lui irait mieux Ă elle.
Sachez que je déteste le vison, j 'y suis allergique.
Otez ce manteau et je ne le bois plus.
Et si je refuse ? Vous aurez huit jours pour faire vos bagages.
Je ne vous le dirai pas deux fois. Madame a raison.
Une seule suffit.
Ah, Jacqueline, la parure du trillon vous va à merveille. Quelle élégance,
quelle classe.
Allez, allez, mon petit. Et surtout, prenez -en bien soin.
Ma chérie, j 'ai une bonne nouvelle.
Moi aussi.
J 'ai renvoyé la bonne. C 'est pas vrai, tu n 'as pas fait ça. Si, mon trésor.
Ah, ben bravo, tu choisis ton jour, toi. Pourquoi ? Mais parce que nous dînons
ce soir avec les Flavigniers.
Oh, mon lapin, tes plans sont acceptés. Mais oui, presque.
Et nous devions en discuter pendant le dîner.
Tu les as invités ici ? Mais non, voyons, mais non. C 'est lui qui nous a
invités au restaurant.
Ah bien, alors en quoi est -on besoin de la bonne ? Mais pas d 'elle, de son
manteau. C 'est -Ă -dire ? Flavignier est un des plus grands industriels
français, tu le sais.
Il a beaucoup d 'argent, il n 'en fait pas mystère. J 'ai appris dans la
conversation qu 'il venait d 'offrir à sa femme un manteau de panthère.
Oui, il y en a qui ont de la chance. Alors pour ne pas ĂŞtre en reste, moi j
dit que je venais de t 'acheter un vison, comme je savais que j 'en avais
sous la main.
Monstrueux ! Moins porter le manteau de la bonne, plutĂ´t crever ! Enfin, Laura,
ne sois pas stupide. Enfin, Flavigny n 'a pas besoin de savoir que nous
à l 'appartement de ta mère, que j 'ai encore trois traites à payer pour la
voiture et que le caviar a déserté depuis longtemps notre table. Dans les
affaires, il vaut mieux faire envie de piquer.
C 'est une chance que tu ne te sois pas inventé une écurie de course. Nous
aurions dû aller à ce dîner à cheval.
Si je construis ces 120 pavillons, mais nous sommes lancés ! Et ça ne marchera
que si j 'ai un vison sur le dos.
Si Flavigny croit que je lui ai menti pour un détail, il peut tout aussi bien
penser que je lui mens sur les devis.
Je vais parler Ă la bonne, hein ? Tu as de la chance que je t 'aime, toi.
Oui, je le sais, mon chéri.
On peut entrer ? Monsieur est chez lui ? Ah, non, voyons. La cuisine, c 'est
votre domaine.
Je vois qu 'on cherche encore un émilier. Oh, pas du tout.
Affirmez vos prérogatives, un point, c 'est tout.
Monsieur ne se fâche pas que je suis en permission libérable.
Nous le connaissons depuis suffisamment longtemps pour que vous ne preniez pas
au sérieux un léger mouvement d 'humeur de ma femme. Il ne faut pas jouer avec
ma sensibilité, monsieur.
Quand c 'est cassé, c 'est cassé.
Mais enfin, écoutez, moi, je ne vous ai jamais rien fait, voyons. Non, monsieur.
Monsieur a toujours été très correct, voire un peu distant.
Mais c 'est un reproche. Oh non, je ne me permettrais pas, monsieur.
Une constatation.
Mon Dieu, je vous ai fait mal.
Oh non, monsieur.
Non, mais c 'est Ă ce point -lĂ .
Mais enfin, pourquoi ne m 'avez -vous jamais rien dit ? C 'est délicat, ces
choses -lĂ , monsieur.
Mais non, pas quand on s 'organise.
Mon petit Jacqueline.
J 'ai un service Ă vous demander.
Parlez, monsieur.
Voulez -vous me prĂŞter votre vison ? Oh non, ça donnerait mauvais genre Ă
monsieur. Ah non, non, mais c 'est pas pour moi, ça c 'est pour ma femme.
Oh ça non ! Ça c 'est monstrueux, monsieur ! Prêter mon vison à madame ?
te crevais ! Parfait, parfait, parfait, n 'en parlons plus.
Je vous prenais pour une petite fille.
Vous me faites beaucoup de peine, ma chérie.
Je voudrais bien le faire pour monsieur, mais...
Que madame vienne me le demander gentiment.
Vous ne seriez pas un peu garce, par hasard ? Dirais -moi que...
ça ne plaît pas aux messieurs.
Ah,
tu es lĂ !
Alors, en principe, ça peut s 'arranger.
Jacqueline souhaiterait que tu lui demandes gentiment. Demande -le lui toi
-même. Moi, c 'est déjà fait. Et très gentiment. Ça devrait vous suffire, non
Non. Oh, la folie des grandeurs ! Vous voyez comment elle est ?
Vous deux, ça commence à bien faire.
Demande -lui de te prĂŞter son vison.
PrĂŞtez -moi votre vison.
Le ton ne me plaît pas tellement.
Écoutez -vous, ça va. Dites oui, madame.
Oui, monsieur.
Oui, madame. Non, monsieur.
Tu vois comment elle est.
Oui, madame. Un petit monstre.
Oui, madame.
Eh bien, bravo.
Oublions le passé.
Allez, serrez -vous lĂ .
Pardonnez -moi, très chère. J 'étais un peu nerveuse. Madame est toute excusée.
Ce sont des choses qui arrivent. Eh bien, voilĂ .
A ton idée d 'être aussi turbulente.
Chérie, laisse -toi te revoir. Dépêche -toi.
Où sont les baleines pour mon col ? J 'en ai acheté il y a deux jours.
Jacqueline ! Jacqueline ! Les baleines pour mon col. J 'ai mis de côté.
Où ? Ah ben ça, il faut que j 'y pense.
Ça sera long.
Ah, mais si on me bouscule, je me bute. C 'est que le temps passe, voyez -vous.
Ah, je sais, dans la poche du veston de chasse de monsieur.
Je l 'ai porté hier chez le teinturier. Sans viser les poches ? Monsieur est un
grand enfant.
Ça aide à supporter bien les choses.
Excusez -moi, je vais mettre des allumettes.
Il est presque sept heures et demie.
Laura ! Mais t 'es complètement folle ! Tu sais quelle heure il est ? Dans
combien de temps seras -tu prĂŞte ? Cinq heures ? Minuit.
Cinq minutes ? Tu te fous de moi ? Si dans un quart d 'heure tu n 'es pas
habillée, moi j 'y vais sans toi.
Sans le visant ? Et puis fonce ! Sinon moi je te décape au grand train.
Jacqueline ! Jacqueline, mes boutons de manchette, ils sont aussi dans ma veste
de chasse ? Attendez.
Voilà un verbe qui ne devrait se conjuguer qu 'au féminin. Ah ! Ici.
Où ? Non, là , j 'ai déjà regardé.
Heureusement que vous m 'avez tous les deux.
Ça sera tout ? Pour le moment, oui.
Je crois qu 'il vaut mieux que je reste à portée de voix.
Les Flavigny nous attendent à 8 heures et il est moins 20. Tu réalises ? Pas de
panique, mon chéri. Ils seront sûrement en retard.
Allons donc.
AllĂ´ ? Ah, c 'est toi, Martine.
Comment vas -tu, ma chérie ? Ah non, j 'hésite encore.
J 'ai vu un tailleur chez Esterelle.
Oui, tu sais, celui qui paie tant Ă Isabelle.
Ah non, pas celui -lĂ , l 'autre.
Non, non, non, ça non.
Un de ces jours, Martine, il y a bien des choses Ă Georges.
Oh, tu es d 'une grossièreté. Et faire attendre les Flavigny, tu appelles ça
comment ? OĂą est ta robe ? Je n 'en ai pas. Je n 'ai rien Ă me mettre.
Et ça ? Et ça ? Laquelle ? Aucune ne va avec le vison. Laura, mon
amour, chaque minute compte. Laquelle ? Celle -lĂ , Ă la rigueur, et c 'est bien
pour te faire plaisir. Merci, mon amour, je vais t 'aider. Non, attention, tu
vas me décoiffer. Et puis, de toute façon, il n 'y a pas de solution.
Je n 'ai pas de chaussures.
Mon Dieu, aidez -moi à ne pas commettre l 'irréparable.
Les caules ! Les seules qu 'il y a avec cette robe, je les ai données à la
bonne.
On va finir par la déshabiller, la bonne.
Ça ne serait pas pour te déplaire.
Je vous ai à l 'œil tous les deux, tu sais.
Quelle méthode as -tu employée pour lui emprunter son vison ? Mais la plus
simple, je lui ai demandé.
De près.
Écoute, ce n 'est pas le moment. Alors, tu la mets, cette robe ? Si au lieu de
te payer une voiture de sport, tu m 'avais offert un vison, j 'aurais pu
ce qu 'il faut pour aller avec.
Ben, voyons.
Mais nous allons dans un petit restaurant italien très simple, pas la
'Argent. Possible, mais je n 'irai pas pieds nus.
Jacqueline ! Jacqueline, les chaussures que madame vous a données. Ce sont
celles -lĂ , monsieur.
Vous permettez ? On vous les rendra demain. Mais c 'est de l 'abus de
monsieur. Monsieur m 'amènera au cinéma. Oui, oui, promis. Et quoi encore ? Pour
aider, non ? Une jeune fille sérieuse ne va pas seule au cinéma, madame. Une
jeune fille sérieuse, peut -être. Non, mais attention, madame. Toi, tais -toi
mets ça.
Elles sont trop larges. Elle me les a forcées avec ses grands pieds.
Ça, c 'est trop.
C 'est beaucoup trop.
Bravo, bravo, tu es contente.
Depuis le temps que tu es désagréable avec cette petite, il fallait que ça
arrive. C 'est ça, c 'est de ma faute. Mais oui, c 'est de ta faute. Dans ces
conditions, je refuse de me déguiser pour faire plaisir à un être aussi
Laura, attention, attention, Laura.
Monsieur voit comment elle est.
Bon, tu l 'auras voulu.
Moi, je boirais bien encore un cocktail.
Non.
Tant pis.
J 'ai faim, ma chère Alice. Pas vous ? Alors, on ne les attend pas.
Depuis trop longtemps, si.
Maître d 'hôtel, faites -moi tenir la carte, je vous prie. Bien, monsieur
Flavigny.
Merci. Merci.
Georges, je crois que je vois un bison.
Je vous fais toutes nos excuses.
Nous sommes terriblement en retard.
Mieux vaut tard que jamais, mon cher Boiselier.
Et puisqu 'il est d 'usage qu 'une jolie femme se fasse attendre, vous avez,
madame, tous les droits.
Ah, c 'est coquin, ça, non ? Vous permettez, madame ? Ah, mais non, voulez
-vous ne pas toucher à ça ? Mais voyons, voyons, ma chérie, tu aurais trop
chaud. Donne.
Madame, s 'il vous plaît, voilà .
Prenez -en bien soin, c 'est du vison, hein ? Oui, assieds -toi, ma chérie, et
ne parle pas tout le temps.
Je lui ai offert cette babiole il y a deux jours, alors vous comprenez.
Oui, très jolie.
Votre mari vous gâte.
Je suis certain qu 'elle le mérite, n 'est -ce pas ? Vous savez ce que c 'est.
Pas toujours.
Et si nous dînions ? Moi, je prendrais d 'abord un Saint -Denis. Mais non, mais
non. Mais si, mais si, mais si.
Et vous, un petit cocktail.
Vous avez bien raison, il ne faut pas se laisser faire par les bonhommes.
Pas vrai, très cher.
Elle est très vivante.
Vous avez dit à la présentation privée de Cardin ? Ça finit bien ?
Très bien, par une robe de mariée.
Pour la maçonnerie, j 'ai prévu des murs doubles de briques pleines.
Enfin,
ma chérie, tu es d 'une maladresse, tu pourrais faire attention.
Non, non, c 'est rien, je vous en prie.
Non, non, mais voilĂ , pardon.
Maman, vous ĂŞtes gentille.
Vous ne trouvez pas qu 'il est gentil ? Il a cette tĂŞte.
Oui, c 'est une question de longueur d 'onde.
Vous ne croyez pas ? Pour moi, tout est dans le...
Pour en revenir aux fondations, j 'ai eu une idée.
Le béton de cailloux présente... Mais plus tard, chérie, plus tard. D 'abord,
t 'ai déjà dit que ta salle de bain et ta cuisine étaient loupées.
Vraiment ? Vous croyez ? Non, mais ne l 'écoutez pas, elle n 'y connaît rien.
Mange ! Ah, pardon, pardon, les femmes ont leur mot Ă dire. Et elles le disent.
Excusez -moi, il est si peu de temps que nous sommes mariés.
Oui, c 'est récent.
Ça suffit.
Elle ne supporte pas le cantine.
Allez, prends un taxi et rentre Ă la maison. Que lui reprochez -vous d 'ĂŞtre
adorable petit -titi ? Au nom de quel principe entendez -vous brimer cette
nature ? Seriez -vous hypocrite, Boiselier ? T 'aurais dĂ» prendre un
chérie. Le temps se gâte.
Fais en sorte qu 'il ne tourne pas, alors.
J 'ai pensé que, pour la salle de séjour du pavillon des cas, nous pourrions
adopter une cloison mobile. Encore ? Mais vous parlerez de tout ça à la
À la maison ? Ah non, non, non, sûrement pas, non. Pourquoi ? Ce serait sympa,
non ? C 'est une excellente idée. À moins que vous n 'y voyez un
Certainement pas. C 'est en désordre, n 'est -ce pas ? La bonne est sortie et...
Elle se croit tout permis, la bonne. Elle rend tout de mĂŞme de petits
la bonne.
Ne regardons pas le désordre, c 'est juste.
Si vous y tenez, moi, je... Je vais vous demander de m 'excuser quelques
instants.
Est -il toujours aussi agité ? Le pauvre ange.
Il a tellement travaillé pour vos sacrés bicoques.
Qu 'est -ce que tu veux que j 'y fasse ? C 'est elle qui les a invités.
Ah, épouvantable.
Enfin, les amuses, c 'est l 'essentiel. Alors, le mieux, c 'est que tu ailles au
cinéma. Moi, je vais les expédier en vitesse.
Tu n 'avais qu 'Ă venir.
Nous ne serions pas lĂ .
Allez, ils m 'attendent. Je t 'embrasse.
Au revoir.
Qu 'est
-ce que vous
faites là ? Je vous croyais au cinéma.
J 'ai changé d 'avis.
Vous savez vous entourer. N 'est -ce pas ? Ça t 'avance à quoi cette nuit ? A
voir que la bonne fait de mon rĂ´le.
Après tout, c 'est moi qui l 'ai créée, non ?
Vous
êtes très charmant, dites -moi.
C 'est très présentable pour un appartement en désordre. En prétexte,
débarrassait de nous pour se retrouver plus vite seule avec sa délicieuse
épouse. Oh, non, non, je vous assure. Ne vous jetez pas, monsieur, il fait trop
bien qu 'un temps.
Pardon, la prochaine fois, je frapperai. Qui?
Ne soyez pas agressé, voyons, que voulez -vous?
Le bac à glace est coincé. Il a tiré sur la gauche et poussé avec un tournevis.
Je l 'ai cassé.
Oh, bravo, vous ne perdez pas de temps.
Je viens, ma chérie.
Ma chérie, j 'y vais.
Non, laissez -moi faire. Laissez -moi faire des réfrigérateurs Jean Fabric.
Après vous. Mais ne vous allez pas la peine, voyons. Non, non, c 'est un
plaisir.
Vous ĂŞtes quoi ?
Je ne veux pas qu 'on mène une vie de fou.
Oh, merci, madame.
Heureusement, nous avons notre jardin secret.
C 'est quelques heures qu 'on vole autant.
Quelquefois, deux.
Mais voilĂ .
Monsieur est très aimable.
Vous n 'ĂŞtes pas Ă votre place dans cette cuisine.
Très provisoire, monsieur.
Vous gagnez combien ici ? Subitamment.
Gagnez -vous d 'un petit manteau dans le genre de celui de votre patronne ?
Contre quoi, monsieur ? Vous aimez la campagne ? Vu d 'une chambre.
Bien chauffée.
J 'adore toujours la fenĂŞtre ouverte. Mais qui vous parle de dormir ? Vous,
monsieur, Ă moins que j 'aie mal compris.
Jolies femmes sont faites pour être gâtées. Laissez -moi une fois par
vous arracher Ă ce quotidien indigne de vous.
Eh bien, cette glace, c 'est pour aujourd 'hui.
Vous nous servirez dans mon bureau.
Venez par ici, Charlie. Pourquoi cette soudaine précipitation ? Mais le temps,
'est de l 'argent. Vous connaissez bien ça, vous autres, dans l 'industrie.
Vous montrez la maquette. Elle était un peu volumineuse pour que je la porte au
restaurant, mais je pense que vous avez hâte de la voir.
Comme vous pouvez en juger, les proportions sont telles que le
sait dans rien au confort et votre personnel trouvera lĂ ... Parfait, c 'est
parfait. N 'ajoutez rien, je suis convaincu, nous signerons demain. Eh
votre heure sera la mienne.
Oui, allez, bonjour.
Nous sommes en forme.
VoilĂ , j 'ai un avis Ă vous faire.
Faites -le, je vous en prie, faites -le. Voilà , votre bonne me plaît énormément.
Vraiment ? Oui. Alors la croyez -vous accessible ? Non, absolument pas.
Je ne voudrais pas vous décourager, mais vous n 'avez aucune chance. Ça, ce n
'est pas mon avis.
Vous aurez -t -elle laissé entendre quelque chose ? Non, non, non, pas
Enfin, j 'ai cru déceler dans ses yeux certaines promesses.
Non, non, non, croyez -moi, elles ne seront pas tenues. Non, pensez Ă autre
chose.
Entrez ! Je mets ça sur le bureau, monsieur.
Évidemment, vous n 'allez pas le jeter par la fenêtre.
Brusque est pas cet enfant, voyons.
Regardez -la.
Regardez -la bien. Moi, je la connais, je vous assure.
Regardez le mieux.
La grâce du geste.
La souplesse des hanches.
Elle doit avoir un petit corps adorable.
Bon, ben, ce sera tout.
Allez -vous coucher tout de suite. Mais, monsieur... Allez, j 'ai dit.
Je trouve votre attitude bien étrange. Mais c 'est sa famille qui me l 'a
confiée, n 'est -ce pas ? Mon père et son père ont fait la guerre ensemble.
Dans les chars.
Ce serait vous montrer coupable d 'une bien fâcheuse ingratitude que de faire
cour Ă la fille d 'un ancien combattant.
C 'est tout de mĂŞme pas une raison pour la condamner Ă la solitude.
Quand on est fille de héros, monsieur, on n 'est jamais seul.
On se souvient.
Excusez -moi, j 'ignorais.
Après tout, il y a d 'autres femmes à Paris.
Venez danser, allez, venez, quoi.
À commencer par la vôtre. Eh bien, c 'est ça, c 'est ça, je préfère ça.
Enfin, je peux dire que c 'est différent, puisqu 'on a... Je vous
de suite.
C 'est l 'ego.
C 'est du jade, comme j 'aime.
Et tout ça fait au short -end. J 'adore.
Moi, c 'est plutôt les estampes japonaises, non ? Non, ça, c 'est très
Non, moi, j 'ai une ravissante collection de poupées suédoises, un
confortable, une concierge muette. Et une femme aveugle.
Eh, votre filo de l 'aileron se meurt pour l 'arroser.
C 'est vrai, j 'ai oublié.
Moi, je ne permets à personne de s 'occuper de mes fougères. J 'attends que
me jardinier. J 'avais un arrosoir sur le balcon.
Bonsoir. Ça, c 'est aimable.
Elle est marrante.
Oui, un petit dose.
Qu 'est -ce que vous diriez d 'une petite voiture de sport pour faire vos
courses ? Avec tout ce qu 'il me faut, je crois que je préférerais un camion.
Tu es encore lĂ ? J 'ai faim. Eh bien, va manger dans la chambre.
Ton numéro est fabigné, ça commence à bien faire.
Et le tien avec ta nouvelle femme qui te bécote dans le cou. De qui la faute ?
Si tu crois que tes caprices m 'amusent.
Pourtant, tu n 'as pas l 'air de t 'embĂŞter.
Laura, je me fous de la bonne, enfin.
Quant Ă l 'autre, si je le vois encore en train d 'essayer de te ploter, je lui
casse la gueule, moi.
Pas de bêtises, mon chéri.
Tu m 'aimes Ă ce point -lĂ ? Oui.
Mais oĂą suis -je donc ?
Je comprends maintenant que vous n 'ayez plus le temps d 'arroser vos petites
pleurs.
Vous, venez.
Mais qu 'est -ce qui vous prend? Venez!
Mais qu 'est -ce qu 'il y a?
Excusez -moi.
Mais enfin, qu 'est -ce qu 'il y a?
Regardez lĂ -dedans et vous verrez ce qu 'il y a.
C 'est un couple très moderne. Oui.
Nous n 'avons plus rien Ă faire ici, venez. Mais voyons, Elise, ne soyez pas
vieux, il faut vivre avec son temps. Je vous en prie.
J 'ai dit venez.
Vous partez ? Je viendrai prendre le café demain.
Vos plans me plaisent de plus en plus.
J 'ai dit non, Georges.
Définitivement non.
Très bien, ma chérie.
Désolé. Hélas, elle possède 51 % des actions.
Flaminier ! Je viens, ma chérie.
Elle trouve vos projets un peu trop révolutionnaires.
Dommage.
Qu 'est -ce qu 'il a voulu dire au juste ? En tout cas, moi, j 'ai fait ce que j
'ai pu. J 'estime même que je mérite une augmentation.
Vous l 'aurez. Ah, et quoi ? Ne t 'inquiète pas, mon chéri, j 'ai mon
Il vaut mieux faire avec pitié. En tout cas, si madame a besoin de mon visant.
Merci, Jacqueline, je vais m 'organiser.
N 'est -ce pas, mon chéri ? Ça veut dire quoi, au juste, ça ?
Avec un manteau pareil.
Tes clients, j 'en fais mon affaire.
Et maintenant, on attaque. C 'est ça, une banque.
Ariston, le concours, le repas, viens, viens, c 'est moi.
Monsieur, monsieur, votre vestiaire.
La Poularde d 'Or est heureuse et fière de vous accueillir, monsieur.
Permettez -moi de vous présenter mes compliments et mes voeux de bienvenue.
Monsieur... Briston.
Alors, pour commencer, je promets... Oui, un instant, un instant, monsieur
Plankton. Briston.
Oui, très bien. Par ici, monsieur Crouton. Justement, nous vous
Si
vous
voulez bien prendre place.
Oui, ça, oui.
Alors, pour moi, vous commencez, ça sera... Votre chapeau, vous permettez ?
Allez -y, les hors -d 'oeuvre, dépêchons. Les hors -d 'oeuvre, oui,
Ne perdons pas de temps.
Ayez l 'air éditant.
Où ça ? La truffe à la royale. La truffe à la royale, c 'est ça qu 'il me faut.
Mais non, c 'est pas possible, c 'est trop petit, on voit rien.
Apportez -lui un salaud de caviar. Le caviar, allons, vite, allons.
Un défi à l 'ouche, que ça fasse image.
En caviar, avec la louche.
Je peux ? Allez -y, qu 'est -ce que vous attendez ? Stop !
Quand on vous dit stop, mon petit vieux, il ne faut plus bouger.
Allez -y, on la double, recommencez. On recommence.
Stop ! Ok, ça va, merci. Envoyez le poulard.
Et la langouche en même temps, ça ira plus vite.
Un peu de chaque côté, allez -y.
Servez.
OK, ça va, merci.
On te fait des desserts ? Si on veut, mais vite, alors.
Non, mais... Le
dessert ? Il y a
quelque chose ici, mon vieux, on n 'a pas que ça à faire.
Oui, mais... Celui -lĂ .
Mais non, pas ça, c 'est trop petit, on vous l 'a déjà dit.
Apportez -lui un agama ou une noix de coco, on fait quelque chose qui se
ou monsieur me serrerait la main. Bon, si vous y tenez. Allez, pour la
C 'est parti.
Souriez, mon vieux, souriez. C 'était bon. Vous êtes contents.
Merci.
Salut, messieurs.
Messieurs, messieurs. N 'oubliez pas de noter que mon nom s 'écrit avec deux S
et un E Ă la fin. Comme dans ce dossier.
Vous prendrez bien quelque chose.
Pas le temps. La mère Listera arrive à Orly dans 35 minutes. Allez, ciao.
Je vous accompagne.
Ravi de vous avoir connu, cher monsieur. Vous ĂŞtes ici, chez vous.
Mais sans le chapeau, croyez -moi.
Pardon, excusez -moi. Alors maintenant, débarrassez -moi tout ça.
Dépêchons -nous.
Il me reste quand même comme un petit creux. Ce salon est réservé, monsieur,
mais je vais vous faire placer au restaurant. C 'est par lĂ .
Louis, trouvez -lui une place libre dans le fond.
Mais débarrassez -moi. Et en vitesse.
Dépêchez -vous. Tout ça va être parti, enfin.
Mon chapeau. Mon chapeau. Mon chapeau. Mon chapeau.
Excusez -moi, je vous en rapporte tout de suite un autre.
Dites au chef que je fais 58 de tour de tĂŞte.
Les enceintes au dessert, asseyez -vous.
Bon appétit, monsieur.
Madame,
monsieur.
Madame, monsieur.
Excuse me.
Madame, monsieur.
Mon gros nounours.
Ma petite bibiche.
Petite Bibi, elle aimera fort son gros nounours.
Gros nounours, il aime encore plus fort sa petite Bibi.
Bibi, tu veux du café ? Oui, Bibi.
Elle fera comme ton gros nounours voudra.
Biké voudrait un petit morceau de pain.
Quand j 'étais petit, on m 'appelait Biké.
Il fait le riz ? À la chambord, monsieur.
Les milliards dix pour le salon particulier.
Vous n 'avez pas vu mon céleri ? On a pris mon céleri.
Ah, on peut dire ce qu 'on veut, ces choses -lĂ n 'arrivaient pas avant 14.
Tenez, le filet de bœuf pomme d 'or.
Le filet.
Quelle différence avec le bistec pomme frite ? Le prix.
Tu sais que si tu me trompais, je me tuerais.
Je sais.
Ne mets pas vos défis, Paul, je suis une passionnée.
Je t 'en prie.
Je t 'en prie, on me regarde.
Laissez -moi juste couper une petite bouchée. Après, je vous jure, je vous le
rends. Allons, allons, Virginie, ne sois pas stupide.
Allez. Merci,
monsieur.
7000 fois aimable.
T 'es pire que... Bon café, monsieur.
Tiens ma puce.
On va aller au cinéma.
Voir le dernier Bardot.
Tu me dis toujours que c 'est le dernier.
Mes jambes valent bien les siennes.
C 'est autre chose.
Comment ça fait autre chose?
Voulez -vous m 'épouser, Bridgeton ? Vous interdit de regarder les jambes de
madame. Mais c 'est madame qui m 'a demandé.
Cache ça. C 'est pas joli ? Bravo. Mettez -le -moi de côté.
Cache ça, je te dis.
Quant Ă vous, je vous conseille de regarder dans votre assiette.
Je vais te corriger, moi. Tu le rates Ă voler. Fais -moi confiance.
Tu ferais ça ? Si tu l 'avais.
Monsieur. Moi, vivant, vous ne toucherez pas un cheveu de madame. De quoi je me
mĂŞle ? Je mĂŞle de ce qui me regarde, monsieur.
Monsieur, vous venez de faire une grosse bĂŞtise.
Le directeur est un ami. Je suis ici pour l 'inviter.
Je pourrais faire un scandale.
Eh,
mais... Eh bien, faites -le.
Diquez. La carte du concours, il est fou.
Oui, fou de ce petit bout de femme -lĂ .
Oh, ma bibi.
Oh, mon nounou.
Oh, toi.
Oh, toi.
On a votre abricot.
Non, remporté. Café ? Non, pas de café.
Alors, l 'addition.
Je suis invité.
Par qui ?
Le français malin, le... Ça fait
combien ? 18 260 avec celle de vos amis.
Ah bon, parce que... Écoutez, j 'ai 600 francs, là , voilà .
Gardez tout.
Mais voyons, monsieur, il y a toujours moyen de s 'arranger.
Trop, dis donc, trop, dis donc, trop, dis donc, dis donc.
Ben, dis donc, dis donc, dis donc, mais t 'es pas en toi.
Je me laverai bien mon yeux.
T 'es pas regardé, non ? C 'est pour tout le monde le concours.
Non, mais tu te vois toute venue avec Miss Paddington, souper fin aux
chandelles, les mots qu 'il faut, musique douce, le foulard, la robe de
le sofa moelleux comme une brioche.
Oh, c 'est comme ça que ça se passe ? T 'as compris que tu fais pas le poids,
non ? Allez, circule.
Oh, ça vous donnerait des complexes.
Connaissez -vous le gagnant du concours ? Oh, non, pas du tout.
Mais je suis très, très contente.
En quoi consistera cette soirée, Mlle Paddington ? Oh, je ne sais pas.
Mais ce sera très gentil, très amusant, comme tout ce que fait M.
Farmer.
Et avez -vous quelque chose de spécial à déclarer ? Oh, oui.
Je suis très, très contente. Tout le monde est si gentil. Patricia !
Excusez -moi.
Et maintenant, Mlle Paddington se dirige vers les appartements privés de M.
Sam Chips, où elle va attendre l 'élu de cette soirée qui est offerte, nous vous
le rappelons, par l 'armure du cuir chevelu. Monsieur, vous avez des
Madame, vous perdez vos cheveux. Vos enfants se grattent.
Chips.
Chips. Coupé.
Le billard.
Alors, tu l 'as eu, ta soirée ? T 'es contente ? Ah oui, je suis contente. Tu
vois que tout finit par venir.
Fais -moi la mise, va.
Passe -moi mes vernis, ma poule.
AĂŻe ! Quelle gourde ! Alors que je me donne tant de mal. Je me demande
si tu le mérites.
Eh bien, le mérite tout seul, tes godasses.
C 'est vrai, ça.
Je me donne du mal.
Et qu 'est -ce que j 'en échange ? Des promesses.
Tandis que les autres, elles sont déjà sur les écrans. Et tout.
De quoi tu oses te plaindre ? Alors que je te fais des affiches grandeur nature
? Que tu t 'appelles Raymond, que je te baptise Patricia, que je te fais venir
la télé, la radio, que toute la France rêve de passer une soirée à tes pieds et
t 'es mĂŞme pas capable de m 'enfiler mes pompes.
D 'abord, qui c 'est ce taquet qu 'a gagnĂ© ? Bah, qu 'est -ce que j 'en ai Ă
faire ?
Miss
Patricia Paddington. C 'est pourquoi, monsieur ?
C 'est moi taquet. C 'est pour le concours.
Ah, ça l 'est vous ? Les autres sont là . Merci.
Oui,
c 'est moi taquet.
Hein ? Bon.
Ne vous dérangez pas.
Pardon.
Allez, et de la classe, hein. Tu n 'es pas faite.
Tu ne faisais pas le ruisseau, tu es un gamin rencontré.
Souriez, s 'il vous plaît.
Souriez, on t 'a dit.
Merci.
La chambre, s 'il vous plaît. Dans le fond. Merci, monsieur.
Alors ça va ? Vous avez tous bien bu ? Vous n 'avez pas du champagne ? Oui.
Mais ils ne savent pas à combien ça me revient déjà , cette plaisanterie -là .
qui peut bien faire ce taquet.
Enfin, écoutez, voilà un type qui gagne une soirée avec Patricia Paddington. Et
je ne parle pas des douces flacons de chips grand modèle.
En prime et à l 'œil. Et monsieur nous fait attendre.
Oh, quel monde!
Ah, excusez -moi. Mais de mon tour, j 'aurais un peu profité. Et avec un peu d
'avance.
Eh bien, je crois que ça va être sa fête.
Au taquet!
Eh bien, comme vous voudrez. Je suis prĂŞt.
Oh, mais qu 'aperçoit -je là -bas ? Miss Paddington, charming, very charming.
Pardon ? You speak French ? Yes, pourquoi ? Eh bien, j 'aime autant.
Très bien.
Vous ne faites pas complexe ? Parfait.
Pardon.
Elle arrive à me séduire, cette coquine.
Rien dans l 'horizon.
Bon, on s 'en passera.
Ben, où qu 'il a poussé, celui -là ? C 'est M. Sam Chips.
Oh ! Taquet, ravi.
C 'est vous, Taquet ? Vous ne m 'attendiez pas ? Ce n 'était pas ce soir
si, mais si. Il est là , c 'est le principal. Allez, comment finit ça ? Ça
commence à me rassurer. Tout à fait de votre âge. Pardon.
Messieurs, vous pouvez disposer.
Cher Patricia, je suis Ă vous.
Messieurs, messieurs.
Photo. Très bonne idée. Ça nous fera découvrir.
Allez, un rapide résumé de la soirée. Je vous fais un chandail ? Très bien.
Très bonne effet.
Pouvez -vous prendre ce verre ? Oui, pardon.
La bibine, vous n 'ĂŞtes pas du vrai ? Oui.
Encore plus haut. Très haut.
Bon, vous n 'avez pas intérêt à lever votre appareil ? Quelles sont vos
impressions ? Eh bien, écoutez, je vais vous dire, je suis... Et vous,
mademoiselle ? Je n 'ai pas du tout fini.
Ah bon, Ă ce point -lĂ . Je suis tellement heureuse que M.
Quintet ait... Taqué.
Taqué. Oh, ce que je voulais dire, excusez -moi.
Que M.
Taqué ait gagné le concours.
Il est si gentil.
Je suis tellement heureuse. C 'est à partir de ça que je savais que nous
étions... T 'inquiète, j 'ai la jambe. C 'est une cloche, ce mec.
Bon, allez, liquidons.
Une dernière sur le safra. Au trop, Patricia.
Ah, mais donc... C 'est sa barbe. Et après, vous pourrez emporter vos douces
flacons. Et merci de vous être dérangé.
T 'inquiète.
Vous croyez que c 'est une position que vous avez lĂ ? Une position ? Oui.
une position voluptueuse.
En public ? Le temps d 'une photo.
Mon Dieu, quel milieu, quelle ambiance.
Pauvre petit.
Passe -nous.
S 'il vous plaît.
S 'il vous plaît.
Comme c 'est facile.
Dans l 'autre sens.
S 'il vous plaît.
Pensez -y.
Mais qu 'est -ce que c 'est que ça ? Quoi ? Votre robe de chambre, au sédar.
'est la mienne. C 'est mon dernier concours. Je les fais tous.
Et vous les gagnez ? Toujours ? Otez -moi ça.
Ah non, ça n 'a pas question.
Pas question une seconde, alors ça. Autant vos petits machins, d 'accord,
ça. Mais alors là -partout, je rêve. Patricia, ici.
Patricia, ici, tout de suite.
Mais où vous croyez -vous ? Vous osez me le demander ? Dégoûtant. Allez -vous, j
'en touche. Qu 'est -ce qu 'ils ont fait ? Ne craignez rien, mon petit.
Quand vous ĂŞtes plus grand, vous comprendrez. Venez.
Du nu artistique, puis quoi encore ?
Et maintenant, une chose est certaine.
Nous nous aimons.
Alors, pas d 'affolement ? Je vous épouse.
VoilĂ .
Bien. J 'aimerais que notre premier enfant s 'appelle Raoul.
En souvenir de mon oncle Antoine. Et puis, dès demain, je vous prĂ©sente Ă
Et alors, je crois que je n 'ai rien oublié.
Ah, si, si.
Dites -moi, au point de vue récius, il n 'y a pas de problème ?
Hein ? Positif, négatif.
Qui ? C 'est une délicieuse.
En tout cas, en ce qui me concerne, impeccable.
Du fer, l 'allier, on peut tout faire avec ça. Se défendre, attaquer, ça tue,
retarde. C 'est sûr, ça tue. Alors, heureuse ? Ne me dégagez pas ! Ne me
dégagez pas ! Ne me dégagez pas !
Je ne comprends pas ce qui lui arrive. Elle vient de sauter par la fenĂŞtre. Mon
oiseau ! T 'inquiète ! Vous allez me payer ça ! Patricia ! On vous le dit !
Patricia ! Remonte ! Remonte ! On tire Ă l 'oeil ! On la retrouve ! Patricia !
Patricia, réponds -moi !
Remontez, mademoiselle Padminton ! Vous avez tous les
autres personnes ? C 'est un satyre ! Un satyre !
Oh oui, c 'est moi, Patrick.
Dans quel état il la met, mon Dieu, il ne respecte rien. La beauté, la grâce, l
'intelligence, c 'est dans des langues. Il faut que je la remonte, moi.
Et en plus, un sadique, il va me l 'abrocher. J 'appelle la police.
Nous sommes seuls maintenant, ne clignez plus rien.
Ces bruits sont partis.
Mon Dieu, mon pauvre enfant, comment avez -vous pu tomber dans l 'honneur
pur, si distingué de ce que j 'aime ?
C 'est romantique.
Un peu de musique.
Ça ne peut pas lui faire de mal.
Vous n 'avez pas de soucis Ă vous faire, je gagne ma vie largement.
Attention, c 'est que maintenant, je change de vélo deux fois par an.
Avec votre appoint, ça va être la vie rivée, on vivra chez maman.
C 'est intéressant d 'ailleurs pour vous parce qu 'il n 'y a plus de décès pour
trois passages. Non, ça pour ça, le fait tout. Vous serez comme une reine. Je
vois ça d 'ici.
Coquet.
On change de papier peint.
Il y a des boutiques Ă deux pas et l 'autobus Ă la porte. Et le dimanche, la
marge.
Papa ne m 'a jamais parlé comme ça.
Oui, je le surprends.
AllĂ´, police ? AllĂ´, vous m 'entendez ? Femmes chistes.
Les lotions chistes.
Les pellicules.
Ça ne vous dit rien ? Ouvre.
Bref, un satire.
Un individu dangereux. Il s 'attaque aux femmes.
Envoyez tout ce que vous pourrez.
T 'as pas de la mondaine ? T 'inquiètez, pourquoi ? C 'est pour un satire. Seul
avec un. Il y en a une escouade. Des voirs, des voyeurs.
Je le vois.
Photo par nos.
Je pose.
Monsieur l 'agent, faites quelque chose, je vous en supplie.
Mais, mais, monsieur.
Allô, brigadier ! Tiens mon satire ! 59 rue de Passy, mais je suis scarné
par des voyeurs. Envoyez du renfort !
Il devait organiser des concours pour le gouvernement. Moi, ça m 'intéressait,
ça. Ah, si, si, j 'y réussissais.
Vous
pouvez
donc finir, Chahut.
Non, mais tranquille, M. Paquet. J 'ai bouclé les salopards.
Et merci, hein. Votre service.
Quel gardien.
Tu sais que si on se laissait faire...
Appelle -moi Raymond.
Beckel et youpi ! Ça, c 'est drôle. Je crois y avoir loupé de questions.
Oui ? Bonjour, patron.
Bonjour, petit Philippe. Je suis désolé, je suis un peu en retard. J 'ai passé
une partie de la nuit à étudier les propositions des acheteurs suédois. Eh
c 'est très bien. On reparlera de tout ça à mon retour. Mais comment vous
? Oui ? Une affaire formidable, un tuyau confidentiel.
Excusez -moi, j 'ai un mot Ă dire Ă ma femme.
Bonjour, Zabeth.
Bonjour, Éric.
Dis -moi, Zabeth, je suis bien embêté, mais tu sais, je dois faire un voyage
urgent pour une affaire de pneus Ă Bruxelles, en Belgique. Je sais.
Comment tu sais ? Je sais que Bruxelles est en Belgique, oui.
Non, alors, je fais préparer ma valise, puis je saute dans le premier avion.
Alors, n 'oublie pas tes ménages, parce que l 'abysse est glaciale, tu sais,
dans les plaines du Nord.
Je te parie, je reviendrai tout bronzé. Dis donc, j 'ai envie d 'aller voir
Tante Agathe à Châteauroux pour l 'instant.
Très bonne idée.
Très bonne idée. Si elle est rasée, je l 'embrasse pour toi.
Je plaisante.
Tu fais un bisou à ça.
Au revoir, monsieur Bette. Au revoir.
Madame est dans septembre, monsieur.
Et alors ? Madame désire vous parler en privé.
Mais qu 'est -ce qu 'elle me veut ? Je l 'ignore, monsieur.
AllĂ´ ? AllĂ´, Corinne ? Hein ? Henri Duchemin ? Oui.
Ah, mais en affaires comme avec les femmes, je ne suis pas de ceux qui en
Je vous ai déjà dit que c 'était non.
Une croisière en Méditerranée ? Oh, ça change tout.
Vous avez gagné un yacht ? Vous ? Mais comment ça ? Le concours du journal,
lisez ceci.
Le concours du journal ? Du chemin 17 avenue Clébert, mais c 'est pourtant
N 'en parlez pas Ă mon mari, il trouve ces concours stupides. Mon petit
Philippe, nous allons aller dans le midi tous les deux chercher le bateau et le
ramener ici pour faire une surprise Ă Henri.
Madame, vous dites nous.
Vous et moi, mon petit Philippe ? Quoi ? Vous et moi ? Mais vous ĂŞtes l 'homme
qu 'il me faut.
Il me faut un pilote. Vous avez gagné une douzaine de régates. Pourquoi pas
? Vous n 'avez pas peur que M.
Duchemin... Quoi donc ? Que M. Duchemin prenne mon bras ? Oh,
ça serait vilain de sa part.
Je lui ai de la mienne. Et vous ne pensez à rien. Vous êtes un garçon
La tĂŞte de mon mari, Ă son retour de Bruxelles, quand il verra l 'IAC, ce
médiéval. Oh, pardon.
Et votre fameux yacht, quand le voit -on ? J 'ai téléphoné au bureau du port et
je leur ai demandé de l 'amener dès que possible.
On le verra tout Ă l 'heure.
C
'est
sympa, non ? J 'ai appris pour madame, mais pas le mal pour monsieur.
Ça va être communiquant.
Ma chérie.
Mon gros loup.
Madame, monsieur.
Deux chambres, s 'il vous plaît, avec vue sur la mer.
Très bien.
Antibes et Montécal.
Communiquant.
Ah, on doit me livrer un yak.
Prévenez -moi qu 'il sera là . Mais certainement, madame.
Un yacht.
Alors,
ça vous plaît ? J 'ai bu pire.
Par ici, monsieur.
Ah, monsieur.
Merci.
J 'ai pas la clé.
Hein ? J 'ai pas la clé.
Mais qu 'est -ce que c 'est que cet hĂ´tel ?
VoilĂ . Merci, monsieur.
Philippe ! Madame.
Préparez -vous vite, j 'ai hâte de prendre la mer. Nous sommes partis,
C 'est vrai ce qu 'on m 'en songe ? Il n 'y a pas de clé ? Une minute de plus et
j 'étais toute nue.
Je reviens dans une minute.
Monsieur Duchemin.
Appelez -moi, oui.
Et il demande Madame Duchemin. Et oĂą est -il, ce brave homme ? Au bar, madame.
Je vais chercher la clé.
Dites -moi, j 'aimerais bien avoir la clé de communication pour transiter
Palma et Capri.
Vraiment toutes nos excuses.
OĂą est -elle donc ? Bonjour, marin.
VoilĂ . Elle aime les chemins ? Elle m 'aime.
Le bateau est lĂ .
Vous voulez dire mon yac ? C 'est une boîte à air neuve.
Oh, qu 'il est mignon.
Oh, il tient bien la mer.
Oh lĂ lĂ , il en tient des litres, madame.
Oui, il est comme moi.
Il a toujours soif.
Oui,
oui, oui, d 'accord. C 'est long.
La voici, monsieur.
Merci.
N 'oubliez pas, le désordre, c 'est le commencement de la faillite.
Donnez à boire à ce garçon, s 'il vous plaît. Très bien, j 'appelle tout de
suite le barman. Et vite, je suis pressé. Oui.
Madame. C 'est pas censé. La semaine ne marche pas et j 'ai oublié mon collagne.
Ah, mais si je peux vous dépanner, madame, avec plaisir.
Vraiment, je... Mais, je vous en prie, venez.
Entrez.
Vous n 'avez pas vu une dame ? Qui est Mme Duchemin ? Non.
Oui, Mme Duchemin.
J 'ai montré le bateau, elle m 'a offert un verre. Ah, où est -il ? J 'ai bu.
Non, le yak.
Le yak.
Ah, le bateau. Je suis M. Duchemin.
LĂ , patron.
Ah !
Non, il est rassé.
Il est fin comme un oiseau.
C 'est vous qui l 'avez amené ? Oui, à l 'énergie.
Ça donne soif.
Suivez -moi.
Barman.
Qu 'on abreuve, monsieur.
Je reviens tout de suite.
Allez -y, patron.
Je prends le quart.
Merci mille fois, chère madame. Je vous l 'avoue dans un instant. Mais non,
gardez -la, elle est à vous. Mais il n 'y a aucune raison. Mais si, ça me fait
plaisir. Oh, mais... Alors, pensez -en
jouer à quelqu 'un. Je n 'avais pas d 'autre que là une dame mal apprêtée.
Oh, ça sent bon. Oh, ça sent bon.
Oh,
ça sent bon.
Excusez -moi.
Mais je vous en prie.
Eh bien, Philippe, je crois qu 'on vous demande.
Soyez prĂŞt Ă Paris dans des minutes. Si je veux.
Comment ? Qu 'est -ce que... Pensez -vous, madame, parlez.
A vous, madame.
Quant Ă vous, rendez -moi mon autre colonne.
Une seconde, monsieur.
Bonne vacances.
Comment allez -vous ? Empoisonnant.
C 'est fini.
J 'ai horreur d 'être brusquée.
Allez m 'attendre sur le bateau. Avec du champagne ? C 'est ça.
Sans beurre.
Un scotch.
Deux scotches.
VoilĂ .
Alors, marin, c 'est vous qui avez amené ce bateau ? Ce yak.
Il marche bien ? Il flotte, il flotte.
Oui.
Mais dites -donc, c 'est vous qui allez le barrer ? Eh ben, ça promet.
Bon, je vais y jeter un coup d 'œil, je reviens tout de suite. Je vous suis.
La scotch.
Oh, on vous dérange, hein ? Alors, laissez la bouteille.
Merci. Dites -donc, si vous n 'avez pas ça, on vous fera monter de la bière,
hein ? Vous ĂŞtes en train de naviguer parce que j 'aimerais bien prendre la
moi, aujourd 'hui.
La mer est mauvaise, hein ? Attention.
Vous devriez vous mettre à la bière, vous.
C 'est en montant, en fait.
Dites -moi, Barman.
Pour la bière, je ne la supporte pas. Qu 'est -ce que vous dites ? Je dis, pour
la bière, je ne la supporte pas. C 'est bon, c 'est bon, buvez du sirop d
'orgeat. Dites -moi, Barman, vous n 'avez pas vu quelqu 'un prendre ma
? Elle est lĂ , monsieur.
Vous voyez bien qu 'elle est beaucoup trop large.
Et on a l 'alcool sur les zones, hein ?
Celui -lĂ .
Moi,
je préfère celui -là .
Ni l 'un ni l 'autre.
Sans rien, c 'est encore mieux.
Attendez au moins qu 'on se t 'emmerde.
C 'est pas mal, monsieur.
Ça va ? Comment ça va ? Non, ça va très bien. Ça va.
Oh,
ça arrive.
On en a vu d 'autres.
En doublant une caporne. Pas vraiment vieux ? Eh oui.
Ah, eh non.
On n 'a pas eu une tempête comme ça depuis 26.
Vous êtes l 'aîné.
Je suis désolée de ne pas vous gifler, mais j 'ai rendez -vous avec un garçon
charmant.
Madame.
Je suis glacé, vous n 'arriverez pas à plus d 'autres colonnes.
C 'est oĂą il y en a ?
Vous dérange, hein
? Vous n 'avez pas de bĂŞte.
... ... ... ...
Ben quoi, il n 'y a personne lĂ -dedans ? Ils ne sont pas lĂ , les patrons ? Ils
ont gagné le gros lot à la loterie.
100 millions.
100 millions ? Oui. Oh ben merde. Ils sont partis toucher le magot Ă Paris.
Bon, alors on y va ?
Bon.
Monsieur. Bonjour.
Monsieur. Monsieur.
Antoine Bourpère.
Ah. Le barbezieux.
Ah. Ma femme.
Ah. Ma fille.
Ah. Il ne veut pas faire bien.
Dites, je voudrais une chambre.
Une chambre ? Une chambre avec des lignes.
Je suis navré, monsieur, mais il ne nous reste qu 'une suite.
Une suite ? Une suite à quoi ? Une suite, monsieur, ça veut dire un
de trois chambres avec living, dining et dressing.
50 000 francs par jour.
Mais alors ? 50 000 francs, monsieur, par jour.
Nous prenons.
Envoyez la suite.
Nous venons de gagner la loterie de la semaine.
On a pas encore poussé.
Allez, donne -moi ça.
Non, je ne serai pas tranquille.
Moi, tant qu 'ils ne seront pas lĂ -dedans, je ne serai pas tranquille.
On arrive, monsieur.
100 millions ? 100 millions.
100 millions.
Et 500 000 qui font 100 millions.
Et soyez prudents.
Alors, tu as touché ? Oui.
Alors maintenant, tu es tranquille ? Non.
Qu 'est -ce qu 'il a ?
Tu te souviens, tu nous avais promis un cadeau. Oui, mais attends. Il est deux
heures et demie. D 'abord Ă la banque, ensuite on verra.
Bon.
Je n 'ai pas envie de me trimballer dans tout Paris avec des... Des quoi ? Avec
des oiseaux.
Quels oiseaux ? Avec les oiseaux qu 'on a gagnés. Nous allons les mettre en
cage. Qu 'est -ce que tu racontes, papa ? Nous allons mettre les oiseaux en
cage. Deuxième fois.
Pour éviter le vol de nos oiseaux.
Pour qu 'on ne déniche pas nos oiseaux.
Je ne serai pas tranquille avant d 'ĂŞtre Ă la banque.
Alors lĂ , je n 'aurai plus qu 'Ă virer les oiseaux Ă la succursale de Limoges
voilà . Le tour est joué.
T 'as compris ? Oui, oui.
Mais de quels oiseaux veux -tu parler ?
Madame, votre mari veut dire qu 'il veut planquer son pognon Ă la banque.
À la banque ? Oh non, papa, c 'est pas chic, tu nous avais dit ça ! Non, c 'est
vrai, elle a raison. Qu 'est -ce qui se passe ici ? À
la banque.
Ă€ la banque, Ă la banque, Ă la banque !
A toi de choisir, papa.
C 'est toi qui commandes.
Deux rangs.
C 'est combien ? 500 000.
Trois rangs, lĂ .
850.
Celui -lĂ serait peut -ĂŞtre plus joli, plus sobre. Peut -ĂŞtre.
C 'est peut -ĂŞtre plus raisonnable.
Merci, papa.
Tu verras, c 'est un bon placement.
Je vais vous le mettre dans un écran.
Bon, c 'est pas la peine.
Je peux le mettre tout de suite.
Pardon,
monsieur.
Vous payez en chèque ou en liquide ? En liquide.
Il va falloir que tu sortes tes munitions.
Au fond du couloir, Ă gauche.
Une seconde, monsieur.
Monsieur Charles, monsieur Louis.
Vous voulez vous avoir l 'obligence d 'accompagner monsieur ?
Vincent, je le contignais.
Et voilĂ .
Papa, je veux voir.
C 'est ce bras -lĂ que je veux.
Tu m 'achètes, tu dis.
Tu m 'avais promis. Papa.
C 'est ton placement.
Vincent.
Monsieur Charles, monsieur Louis.
N 'ayez pas un peu de feu, s 'il vous plaît. Mais si, attendez, attendez.
Il est parti !
Vous aviez perdu ça.
Papa ! Papa !
OĂą es -tu ? Ne bougez pas. Attention.
Quelle heure est -elle ? Demain matin, 9h.
Merci. Mais qu 'est -ce qu 'il y a, papa ? Tu es tout blanc. Ça ne va pas ? Il
faut que j 'aille boire quelque chose tout de suite.
Tu ne retournes pas tout de suite derrière.
Il y a une fille, elle m 'affole.
C 'est affreux.
Tu n 'as pas vu son sourire ?
C 'est des blousons noirs.
Ils n 'ont pas mis des blousons pour qu 'on les reconnaisse.
C 'est des blousons noirs déguisés.
Vous allez les regarder de plus près.
valise que vous avez lĂ , monsieur. Qu 'est -ce que vous voulez Ă ma valise,
? Qu 'est -ce qu 'elle a de particulier, ma valise ? Vous croyez que j 'ai pas
marqué votre manège avec ma valise ? Eh bien, touchez -y à ma valise, et vous
verrez, je vous plierai en quatre, moi.
Voyou, bras croisés, cul de plomb.
Allez, nous cherchons un taxi, vite.
Mais papa !
Un taxi, vite, un taxi. La banque ferme Ă 4 heures.
Mon chéri.
Taxi ! Taxi, vite.
Faites -moi aussi.
Non, mais enfin, vous avez juré d 'attirer l 'attention sur ma valise.
Enfin.
Écoute, papa, tu es ridicule. Mais tu sais bien qu 'il y a 100 millions lĂ
-dedans.
100 millions ?
Tu exagères.
Si c 'est cette valise qui te rend fou, donne -la -moi et n 'en parle plus.
Non. Si.
Si. Non.
Viens, Daniel.
Bon débat.
Et oĂą allez -vous ? Faire des courses.
Nous te retrouvons quand tu seras calmée, à la bande.
C 'est pas catholique, ça.
Les oiseaux.
Les oiseaux ? Les oiseaux.
Les oiseaux ?
Excusez
-nous, monsieur, on ne pouvait pas se douter que vous les avez gagnés.
Un accident de la circulation, 32 morts, pas de blessés.
Et pour bébé, salopard.
Ben quoi ? Qu 'est -ce qu 'il y a, mon pauvre monsieur ? Qu 'est -ce qu 'il y a
? J 'en peux plus.
J 'en peux plus, j 'en peux plus.
J 'en peux plus, il y a 10 jours, on peut, et lĂ je ne peux pas.
S 'il n 'y avait pas ça, j 'aurais pu, là je ne peux pas.
Merci. Attendez -moi. Oui.
Cher monsieur, soyez le bienvenu. Laissez -moi vous débarrasser. C 'est d
mot tout expliquable.
Vous n 'avez plus Ă vous en faire. Je vous en prie.
Pour votre argent, j 'ai justement quelques idées à vous souhaiter. Mais
seront plus tranquilles dans mon bureau.
Alors, ce soir, on dîne chez Maxime.
Après, on soupe l 'eau. Demain matin, chez Dior.
Et avant midi, on se fait la journée. Oh, le voilà ! Papa !
Papa ! Alors, papa, tu es tranquille maintenant ? Te voilĂ
soulagé ? Oh, complètement, oui. Mais c 'est un monsieur très bien, très
charmant. Alors, il m 'a expliqué qu 'avec Saint -Gobain...
CG dur et Rio Tinto, plus un petit coup d 'acier inoxydable dans les machines
bulles, le trésor à 6 % qui avait subi un effondrement perpétuel dû à une
insufflation d 'air liquide dans les pétroles, alors insufflation,
liquidation, il m 'a liquidé.
Très gentiment d 'ailleurs, parce qu 'il est très ronpoulin, très...
Un peu anaconda, enfin attendez, alors 5 % perpétuel, un perpétuel, on va se
barrer, sur une concession, pas sur une concession, sur un matelas, sur un
amortisseur, un amortisseur, attendez, alors 5 % perpétuel sur les
sur les amortissables, sur les amortissements, on va liquider.
Alors 5 % perpétuel, un perpétuel, on va se barrer, 5 % perpétuel sur une
concession, sur une liquidation, on va liquider. Attendez, alors 5 % perpétuel.
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