All language subtitles for Life.For.Real.2023.1080p.BluRay.x264.AAC5.1-[YTS.MX]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

I thought love was only true in fairy tales Then for someone

else but not for me Our love was out to get me

And that's the way it seems Disappointment haunted all my

dreams Then I saw her face Now I'm a believer

Not afraid

Sous -titrage

MFP.

Sous -titrage ST' 501

Comment tu vas retrouver un travail à ton âge ? Bonjour, maman.

Je vais préparer le canapé dans le salon. Qu 'est -ce que tu fais ? Maman,

demain, je pars en France.

Ça y est, ça recommence.

C 'est pas à ton âge qu 'on change de pays. Fais -toi qui recommence. T

'argumentes pour m 'empĂŞcher de partir.

Pars si tu veux partir.

Si tu veux que je meurs de chagrin, vas -y.

Non, mais tu t 'entends.

C 'est pas possible. ArrĂŞtons d 'en parler.

Mais c 'était à ton père, cette veste.

J 'aurais dĂ» mourir Ă  sa place.

Ne dis pas ça, s 'il te plaît. Ne dis pas ça.

C 'était un accident.

Je l 'ai retrouvée violette.

Oh non, mais lĂ , tu rĂŞves, Trident. Vous aviez 8 ans.

Elle en a quoi aujourd 'hui ? 50 ! Elle est mariée sûrement, avec des enfants.

Peut -être divorcée, avec un peu de chance, seule et malheureuse, comme moi.

Je vais la retrouver.

Je vais rattraper le temps perdu.

Ça, c 'est les clés de l 'appartement de ton père à Paris.

L 'adresse est au dos de la photo.

On a un appartement à Paris ? Ton père, oui.

Et maintenant, il te revient.

Violette charmée.

Bonne nuit.

Bonne nuit Ă  vous.

VoilĂ . VoilĂ , princesse. Oui.

Je voudrais un billet pour Paris, s 'il te plaît.

Charles de Gaulle ? Non, non, Paris.

Oui, Paris, Charles de Gaulle.

Quelle classe.

Merci. Et c 'était à mon père.

Ah, oui, j 'ai parlé de l 'avion. Quel genre de siège, avant ? Et quoi ?

Business ou premier ? C 'est mieux le premier, non ? Oui. Je vais prendre ça,

faut se faire plaisir dans la vie. Merci, monsieur.

Ah, en plus, il y a une promo, monsieur.

Le billet Ford est Ă  10 780.

Pessos ? Non, euro.

Euro ? Oui.

Eco ? Eco,

1200. Pessos ? Non, monsieur, euro.

Euro ? Oui.

Ça fait combien en Pessos ? 26 000. 26 000 Pessos.

Pour l 'éco ? Vous réglez comment ? En Pessos.

D 'accord.

Donc 26 000.

Dépêchez -vous, monsieur.

Il y a des gens qui nous appartiennent.

20 000.

VoilĂ .

Il manque qui, monsieur ? 6 000 ? Oui.

Monsieur, je ne vous en prie pas.

VoilĂ .

Bonjour.

C 'est ma

première

fois en avion. Mais c 'est formidable, va -t 'en de l 'air.

Et alors, ça va ? Pas trop stressé ? Ça va, non, c 'est tranquille. Ça bouge pas

trop, finalement.

On n 'a pas décollé, mais... Ça va aller, faut pas avoir peur.

J 'ai pas peur ? Si, t 'as peur.

Ouais. Faut respirer profondément.

D 'accord.

Ça va mieux ?

J 'écris une chanson pour l 'amour de ma vie que je n 'ai pas vue depuis mes 8

ans.

J 'adore.

C 'est devenu si rare, le romantisme.

Vous voulez bien me la chanter ? Je n 'ai pas fini.

Le problème, c 'est que si je te la chante, tu vas tomber amoureuse de moi.

La première fois que je vais la chanter, c 'est pour Violette.

Je peux te chanter autre chose, si tu veux.

C 'est la guitare.

C 'était super tes chansons.

Merci Hume.

Je m 'appelle pas Hume.

C 'est Hume.

Ah non, ça veut dire que je voyage toute seule.

Je m 'appelle Héléna et toi.

Prident.

Je me disais aussi, Hume, c 'est bizarre comme prénom.

Un prénom qui est bizarre avec tes orteils aussi.

C 'est parce que j 'ai jamais mis de chaussures fermées de ma vie. J 'étais

Club Med de ma naissance Ă  maintenant.

Et j 'ai 50 ans.

T 'aimes trop les vacances, toi.

Moi, j 'étais pas en vacances.

Ben là, pourquoi t 'es resté 50 ans ? Moi aussi, je me le demande.

Surtout que toute mon enfance, j 'ai voulu m 'enfuir.

Je ne comprenais pas pourquoi tous mes copains partaient au bout de 8 jours et

pas moi.

Chaque fois qu 'il y avait ce satanibus, je perdais mes amis.

Et plus je grandissais, plus j 'avais le sentiment d 'ĂŞtre en prison.

T 'as réussi à t 'évader ? Non, mes parents me rattrapaient à chaque fois.

Non, Trédor, non.

Moi, je veux rentrer en France, maman.

Mais je te t 'ai expliqué ça, mon amour.

Tu vis ici, tu grandis ici.

Ton pays d 'origine, c 'est le Club Med.

D 'accord, t 'es l 'enfant du Club Med, mon amour.

J 'en ai marre tout le temps de changer de copain.

Enfin, tu trouves pas ça génial de faire l 'école à la maison avec maman ? Il

fait beau tous les jours ici.

C 'est les vacances toute l 'année, non ? Mais les vacances, c 'est pas la vraie

vie. Mais la vraie vie, c 'est pas la joie, fils.

Crois -moi.

Un jour, tu comprendras.

Allez.

Bonne nuit.

J 'étais le plus malheureux des petits gars.

Et puis, je les rencontrais.

Je ne veux pas partir demain.

Moi non plus, je ne veux pas que tu partes.

Tiens, j 'ai un petit cadeau pour toi.

C 'est magnifique.

Je t 'aime Trident.

Oui, je t 'aime.

Mais Trident, il a permis et on n 'a mĂŞme pas d 'argent.

J 'ai tout prévu ! Regarde, j 'ai économisé toute ma vie ! On est riche !

'a pris dans...

Et on va se reposer ici.

Ça va aller ? Tu veux rentrer ? Non, je ne veux pas t 'aider. C 'était le plus

beau jour de ma vie.

Et aussi le pire.

Vite ! Vite ! Il faut partir ! Reste lĂ , ne bougez pas !

C 'est bon, je l 'ai retrouvé.

Ça a brisé le cœur de ma mère. J 'ai décidé à 8 ans de rester auprès d 'elle.

je ne suis plus jamais parti, jusqu 'Ă  aujourd 'hui.

Tiens, regarde.

Il est beau, votre dessin.

Merci. Je suis sûre que tu vas la retrouver et que vous allez être heureux

la vie.

Bienvenue Ă  Paris. Merci, merci.

Au rétro, merci beaucoup.

C 'est vous ! Allez, vite ! Qu 'est -ce qu 'ils ont à couvrir comme ça ? Des

flèches pour la douane.

Ça ferme ? Oui, voilà, ça ferme.

Non, non, non ! À

quelle heure ferme la rive ? Allez, vite !

C 'est fermé ? Sur 30 guérites, il n 'y en a que deux d 'ouvertes. Comme d 'hab.

Ils sont bien gentils d 'être restés.

Et voilĂ .

Merci à vous d 'être restés pour nous contrôler. C 'est adorable.

Vous vous faites ma gueule ? Oui, monsieur.

Bonjour. Bonjour.

Non, c 'est pas moi.

C 'est bien ? Ouais. Ouais.

Bonjour.

Bonjour, monsieur.

J 'ai une très grosse somme d 'argent à changer.

Des pesos.

Oui, pesos. Quel pays ? Le Mexique. Oui, bah, monsieur.

Mexique, Chine, Colombie, Cuba, Philippines, Uruguay, il y en a plein.

Je ne sais pas.

Très bien, Mexique. Allez.

VoilĂ . Allez -y, glissez les billets, monsieur.

Le change.

En euros, je suppose ? Non, en boules du Club Med.

Ça ferait beaucoup de boules.

Allez. J 'étais au Club Med.

Une vie à économiser.

Alors, 352 817 pesos.

En euros, ça fait 10 267.

Ça fait pas plus ?

Petite ou grosse coupure ? C 'est quoi le mieux ? Petite, il y en a plus.

Grosse, il y en a moins.

Petite, alors, j 'en veux beaucoup.

Ça fera la même somme.

Grosse, alors, ça prendra moins de place.

Dis -moi, t 'as des dents ou pas ? Tu souris jamais.

Ah ben voilĂ  ! Allez !

C 'est

magnifique.

C 'est sublime, toutes ces voitures collées là. C 'est mon premier

et ma première fois à Paris.

Formidable ça.

C 'est totalement bouché.

C 'est comme ça tous les jours ? Tous les jours.

Vous avez de la chance.

Oh oui.

Il est oĂą ton compteur ? Pas besoin.

Charles de Gaulle, Paris, c 'est 250 euros.

250 euros ? Oui, c 'est ça.

Mais je peux pas payer ça, moi.

Je vais descendre. Trop tard. On est parti. Je peux plus m 'arrĂŞter, c 'est l

'autoroute. Ah merde.

Je vais te faire un forfait.

150 euros.

120 euros si tu me paies en cash. Mais tu me les donnes maintenant.

Ah bah oui, ça va en cash, merci.

Bah voilĂ .

Les taxis parisiens sont sympas en fait.

Je l 'adore comme histoire.

Oui, mais ça m 'a fait des années pour me décider. J 'espère que j 'arrive pas

trop tard.

Un amour, il est jamais trop tard. Par contre, tu peux pas la retrouver en

tongs. Il te faut de vraies belles chaussures, tu crois pas ? Bah oui, mais

je vais trouver ça ? T 'inquiète.

Je connais un magasin pas cher sur la route.

T 'y amènes ? Ouais.

Et voilĂ .

C 'est lĂ .

T 'entends ici, je reste en warning.

Tiens, tout de suite.

Monsieur. Salut.

Bonjour, comment puis -je vous aider ? Je voudrais t 'acheter des chaussures.

Vous, vous achetez des chaussures ? Ah non, on n 'est pas ensemble.

Elles sont jolies, celles -lĂ .

C 'est la première fois de ma vie que je mets des chaussures fermées.

Tout s 'explique.

Combien elles coûtent ? Un petit 99 ,90 euros.

Ça fait cher pour vous.

Non, ça fait... Elles font mal, pourquoi ? Il faut que le cuir se fasse.

Pourquoi elles se resserrent au bout alors que le pied s 'écarte ? Déjà, ce n

'est pas des palmes.

En plus de ça, c 'est la première fois que vous mettez des chaussures.

C 'est vos pieds le problème.

T 'as pas des baskets, plutôt ? Qui ? J 'ai des baskets, oui, évidemment.

Mais vous les enlevez, parce que là, vous êtes en train de les abîmer, avec

vos... Monsieur ! Oui ? Si vous sortez du magasin, je vous les change plus ! Il

n 'y a plus mon taxi, que mes affaires ! Je reviens !

Non, non, ne partez pas.

S 'il vous plaît, ne partez pas.

Non, ne partez pas. Ben alors, vous montez ou quoi ? Pardon, je n 'arrive

Je n 'arrive pas, pardon.

Quel monde tard. Pardon, pardon.

Non, non.

Excuse -moi, est -ce que... Ah ! Bonjour, est -ce que...

Non, merci, j 'ai pas soif.

Pauvre con, va.

Dégage, connard.

Enfoiré, va.

Salopard.

Touriste.

Petite bise. Pas toi.

C 'est quoi cette serrure ? Merde, c 'est quoi les bottes ? C

'est de qui ? Mais toi t 'es qui ?

On se connaît ? Non.

C 'est pas la vraie, c 'est mon fils, c 'est mon père.

Non, je suis pas ton fils, mais c 'est mon nom sur la sonnette lĂ , Lagache.

C 'est écrit Lagache parce que c 'est moi Lagache. Cet appartement est à moi.

studio appartient à mon père. Non. Mon père à moi, Didier Lagache.

Mon père, il s 'appelle Eddy Lagache.

Oh, comme par hasard.

Ça, c 'est une photo de mon père devant cet immeuble en 1970.

Ah.

Ah.

Oui, c 'est la concierge, moi.

C 'est ma mère enceinte de moi à 20 ans.

Merci.

Mon père l 'a installé dans ce studio et il s 'est barré.

Je suis choqué. Pas autant que moi.

Pourquoi tu souris si t 'es choqué ? C 'est un signe du ciel, tout ça.

Quel signe ? On est frères.

On se retrouve après tant d 'années. C 'est une coïncidence extraordinaire.

Il n 'y a rien d 'extraordinaire à venir à l 'adresse du père.

Tu vas m 'aider Ă  retrouver ma Violette.

Hein ? Quoi, Violette ? T 'aider de quoi ? Et pourquoi je t 'aiderais, d

'ailleurs ? Entre frères, faut s 'entraider. Deux, mes frères.

J 'ai déjà du mal à m 'aider moi -même, alors les autres, allez, au revoir.

Oh, t 'es grand, t 'es beau.

On se ressemble. Pas du tout.

Et quand je te vois, je me dis que c 'est tant mieux.

T 'avais des cheveux frisés aussi quand t 'avais des cheveux ? J 'ai des

cheveux, mais pas au -dessus, mais j 'ai des cheveux.

Bon, allez, on y va.

Attends, j 'ai pas fini mon verre d 'eau.

Allez. Je ne sais mĂŞme pas comment tu t 'appelles.

Louis, c 'est ça que tu t 'appelles ? Louis, c 'est ça.

Louis, mon frérot.

C 'est lui qui t 'envoie.

Qui ça, lui ? Le père.

Papa.

Il est mort, c 'est ça ? Allez, va.

Courage, François.

Laisse -le sortir si tu as besoin. Ce qui doit sortir ici, c 'est toi.

Faut pas garder lĂ , c 'est pas bon.

Lève ta main.

Cette ordure nous a abandonnés, ma mère et moi.

Alors vivons ou morts, ça change rien.

C 'est ta souffrance qui parle lĂ , Louis.

Papa était pas une ordure.

Il doit y avoir une explication.

La belle explication, c 'est qu 'il a foutu ma mère enceinte en 71 et après il

'est barré.

71, c 'est l 'année où il est rentré au Club Med.

Il travaillait au Club Med ? Ouais. C 'est là où il a rencontré ma mère, en

Ă  Los Feliz.

Et moi, je suis né là -bas, au Mexique, en 73.

Je m 'appelle Trident.

Trident.

Du Club Med.

Oui, c 'est mon nom. Trident Lagache.

Le père a été appelé Trident et il s 'est barré.

Il est mort en héros en 81.

C 'est pour ça.

Il avait sûrement prévu de venir te voir.

Il a pas eu le temps.

Comme t 'as dĂ» en souffrir, mon Louis.

Mais toi, je comprends pas. Pourquoi t 'es revenu après tant d 'années ? Mais

t 'ai dit.

Je veux retrouver mon amour d 'enfance de mes 8 ans.

Violette.

Tu vas retrouver cette fille 40 ans après.

42 ans.

Et t 'as pas peur ? Qu 'elle se souvienne pas de moi ? Non, qu 'elle

devenue moche.

On s 'en fout du physique, Louis.

L 'amour d 'enfant, c 'est celui qui dure toute la vie, gravé là.

Pourquoi tu rigoles ? Mais tu rĂŞves, mon pauvre vieux. Oui, je rĂŞve. Et si je la

retrouve pas, ce sera déjà tard, j 'aurais rêvé.

Alors pourquoi t 'es pas allé directement chez elle ? Parce que des

charmées, il y en a trois en banlieue et deux à Paris.

Mais que d 'abord que je trouve un travail et un logement.

C 'est d 'ailleurs pour ça que maman m 'a donné les clés de papa, d 'ici.

Il y a déjà son fils aîné dedans.

Ici.

Tu pourrais quand même accueillir ton petit frère.

Demi -frère.

Encore mieux, je prends moins de place.

On peut se serrer un peu, non ? Tout seul, c 'est déjà très serré.

Tu me fais féliciter ? Ah voilà.

Il n 'y a pas d 'autre pièce ?

C 'est un studio.

Et c 'est mon studio.

C 'est un peu mon studio Ă  moi aussi. Non.

Ah ben si.

À moitié.

Ah ben, je vais te montrer la cave.

Tu vas pas me faire dormir dans la cave ? Ah non, non, non, mais c 'est que, tu

vois, c 'est une grande cave avec des tas d 'affaires du père.

Ils sont à moitié à toi, d 'ailleurs. Je vais te faire visiter.

Maintenant ? Oui.

Qu 'est -ce que tu fais ? Louis ? Viens.

Papa ne s 'est jamais occupé de moi.

Alors cette piole, c 'est la seule preuve d 'amour qu 'il ait laissé à ma

et Ă  moi. Je comprends bien le garder. Mais je comprends bien, mais... Rien du

tout ! Je viens de perdre mon appartement avec mon divorce.

T 'es divorcé ? Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Bon, la conversation s 'arrête

lĂ . Bonne chance avec Violette.

Au revoir, Trident.

Mais attends, je sais pas où dormir, moi ! Moi non plus, si tu restes ! Déjà, t

'es d 'emmerde comme ça ! Quel genre d 'emmerde ? T 'as pas envie de t 'avoir,

crois -moi.

Mais si, j 'ai envie de t 'avoir ! Désolé, mais je suis pas très famille.

Louis !

Mais Louis, attends, oh ! C 'est chez moi aussi, ici, oh !

Il

va s 'étendre, votre frère.

Il faut juste qu 'il digère la nouvelle.

Et pour vous aussi, c 'est un choc.

Non, ce qu 'il craint, par contre, c 'est votre histoire de taxi clandestin.

Il faut porter plainte, mon ami.

Ah bon ? Ben oui.

Parce que sinon, il continue, ce salaud.

Allez, mangez.

Ça va être froid.

Merci. Alors, maître, cette lettre.

Le problème de cette lettre, c 'est qu 'elle n 'a aucune valeur testamentaire.

Mais il est écrit qu 'il me donne le studio à ma mère et à moi, là. C 'est

signé. Oui, mais c 'est une lettre simple.

Alors, un test ADN aidera à récupérer la moitié de la valeur du bien après une

longue procédure, mais en l 'état, dans la gaffe, on est le seul propriétaire.

Maintenant, vous pouvez essayer de convaincre votre demi -frère de renoncer

son héritage.

C 'est possible, ça ? Pas sous la contrainte.

Il suffit qu 'il remplisse un formulaire de renonciation à succession validé au

TGI et vous en viendrez seul propriétaire.

Faut que je retrouve cette femme et il signera tout ce que je veux.

Si vous arrivez Ă  le convaincre, tant mieux.

Bon, préparez les papiers, je passe les chercher demain. Très bien.

Je vous offre le café après ?

Non, merci, tu es gentil.

C

'est

pas vrai, mais... Mais c 'est pas possible.

Revenez, on a appelé les flics.

Merci, c 'est gentil, mais ce n 'est pas la peine. Au revoir.

Tu ne vas pas te barrer comme ça.

Lâche -moi.

Je ne veux pas porter plainte.

C 'est moi qui vais porter plainte. C 'est mon vol.

Non seulement tu te barres sans payer, mais tu te fous de ma gueule.

Pardon, je suis désolé. Pas autant que moi.

Il m 'a embrouillée avec une histoire de club même, de demi -frère, de vol d

'affaires. On m 'a volé toutes les affaires.

On vous vole toutes vos affaires et vous portez pas plainte ? Si, j 'allais y

aller, lĂ . Ah, maintenant c 'est oui.

Quel rapport avec l 'addition ? Pourquoi vous ĂŞtes parti sans payer, monsieur ?

Par habitude.

De mieux en mieux. Non, c 'est Ă  cause du Club Med.

C 'est buffet à volonté, tout est inclus dans le prix. J 'étais au club pendant

50 ans. Ça fait long comme vacances, non ? Mais je suis né au club. Ça s

'appelle mĂŞme Trident.

Ah, c 'est pas une preuve, ça ? Ça prouve que vous avez un prénom bizarre.

Bon, vous voulez porter plainte ? Oui, contre le taxi.

C 'est pas Ă  vous que je parle.

Déjà, qui paye l 'addition, on verra après.

D 'accord, d 'accord.

Voilà, je l 'ai payé.

Il vient d 'où ce cash ? Ça, c 'est mes économies. Vous allez me donner tout ça

? On va aller au commissariat vérifier l 'origine de tout cet argent. C 'est des

pesos mexicains. Rien que ça. Allez, en route, Pablo.

Les chaussures aussi, vous les avez volées ? Bonsoir, messieurs. Qu 'est -ce

se passe ? Louis ! Bonsoir, Christelle.

Qu 'est -ce qu 'il a fait ? Tu connais cet énergumène ? Je connais que lui.

C 'est mon frère.

C 'est toi, le frère ?

Quoi qu 'il ait fait, il n 'a pas fait exprès.

Voyez -moi, il est... Il est spécial.

Merci, mon Louis.

Vous avez vu, il me défend, c 'est mon grand frère. Vous voyez, il n 'est pas

méchant. C 'est juste un naïf.

Un inadapté.

Un inculte, un gars simple, quoi.

Vous voyez bien sa tĂŞte ? Hein ? Ah,

les flics, c 'est pas les agents de sécu de Los Feliz.

Sans toi, je finissais en prison. Merci.

Monsieur Normand, vous auriez fait pareil pour moi.

Dis -moi, pourquoi t 'es revenu me chercher ?

Pourquoi ? Parce que je m 'en suis voulu.

La famille, ça compte quand même.

Tu sais, quand t 'es débarqué chez moi comme ça, j 'ai pris peur.

J 'ai pas réfléchi, j 'ai mal agi.

Puis je me suis dit, mais attends, c 'est ton petit frère.

Il vient d 'arriver Ă  Paris, il est perdu.

Je me suis dit, Louis, tu te dois de tout faire pour l 'aider.

Je peux dormir ici, alors ? Oui.

Je le savais, je le savais, ça pouvait pas être autrement.

Merci, mon frérot. Voilà, voilà.

Il y a un matelas gonflable dans le placard, s 'il n 'est pas crevé.

Tu te souhaitons de retrouver Violette.

Oui, oui, oui. Ça reste ta priorité. Ah, oui.

Allez, tiens.

Merci.

Il faut que tu t 'arranges pour aller retrouver rien.

Ou alors, il faut que tu la retrouves de nuit, pour pas qu 'elle soit déçue.

Déçue de quoi ? T 'as plus 8 ans, toi, non plus.

T 'as vu ta gueule ? On dirait un charpé.

Quoi ? Tiens.

C 'est moi, ça ? T 'es obsédé par l 'apparence physique. C 'est le monde d

'aujourd 'hui qui est comme ça.

C 'est les réseaux sociaux.

Tiens, regarde, par exemple.

Tu connais ça ? Froutes ? Non, qu 'est -ce que c 'est ? C 'est un site de

rencontre. Pour fouiser les gumes.

Ce fruit là, ça représente le genre de relation que tu recherches.

C 'est quoi ça comme fruit ? C 'est de la cerise. Très bien, ça c 'est pour une

relation sérieuse.

Du raisin, ça c 'est pour boire un verre.

Pastèque ? Pastèque, ça c 'est pour un plan cul.

PĂŞche, c 'est un plan cul mais juste d 'un soir.

Et toi t 'es quel fruit ? Entre pastèque et pêche.

Oui bah ça va, me regarde pas comme si je faisais du porno.

Donc pour toi l 'amour ça se résume à une pêche ou une pastèque sur internet

quoi. Mais je vais pas aller draguer en botte de nuit à mon âge.

Moi, je suis bien sur froute. C 'est que des plans cul. Des femmes ordinaires,

sans intérêt. Pas d 'engagement et pas d 'emmerde.

Rien de plus.

Ah ben, c 'est triste.

Heureusement que moi, j 'ai ma violette.

Ah, c 'est toi.

Rassure -moi.

T 'as eu d 'autres histoires depuis tes 8 ans. Parce que si ça vient passer

depuis 42 ans, moi, j 'ai peur pour elle.

Oui, bien sûr que...

J 'ai eu des histoires sans lendemain comme toi, mais j 'aimerais pas ça

profiter de la vie.

Et tes photos de profil, Fruits, pardon, mais elles sont toutes très mal

cadrées.

C 'est fait exprès.

J 'ai regardé en dessous du front, c 'est pour cacher ma calvitie. Mais

que j 'ai fait ça, j 'ai trois fois plus de matchs.

Mais bon, j 'ai les moyens, je vais en Turquie pour mettre des cheveux.

Pourquoi tu veux te faire mettre des cheveux turcs ? Mais non, c 'est les

chirurgiens qui sont turcs, pas les cheveux.

Ça coûte moins cher à Istanbul.

Tu comprends ?

Oui.

Bon, voilĂ .

Je vais aller au lit.

Sous -titrage FR ?

Alors ? On fait la mĂŞme taille de chaussures.

T 'as aussi tes signes, non ? Faut t 'arrĂŞter avec tes signes, c 'est

Allez, en route, faut pas la faire attendre trop longtemps, la femme de ta

Comment je fais pour aller à la première adresse ? Je te rapproche en voiture. C

'est parti.

Oh lĂ  lĂ ,

je me revis.

Merci.

C 'est ta voiture, ça ? Qu 'est -ce qu 'elle est belle.

Elle va bien avec ton costume.

Oh mon dieu, j 'ai des bonbons. T 'enlèves des enfants ? Ça va pas, non.

C 'est pour mes clients, je suis chauffeur VTC.

VTC ? C 'est comme taxi, mais sans le taxi.

Tu voles les affaires des gens, toi aussi ? Mais pas du tout, je gagne ma

honnĂŞtement. Bon, on va s 'arrĂŞter pour acheter des fleurs, pour pas que t

'arrives les mains vides.

Moi, c 'est mes poches vides qui m 'inquiètent.

Il faudrait que tu me donnes la moitié de la valeur du studio, comme ça je peux

redémarrer à zéro avec vieux. Mais tu percutes pas, toi, je suis chauffeur

j 'ai pas créé l 'appli.

Mais pourquoi tu ne retournes pas au Club Med avec elle ? Oui, j 'y ai pensé.

pourrait même s 'installer chez ma mère au début.

Tu as de la chance d 'avoir encore ta mère, toi.

C 'est vrai que je l 'appelle d 'ailleurs pour la rassurer.

Je ne sais pas si je lui dis pour toi ou pas.

Quelle importance.

Bon, tu descends et tu vas retrouver ta violette, ok ? Mais il fait jour.

Et alors ? Tu m 'as dit de la retrouver de nuit.

Bon, ça va.

Ă€ tous les coups, vu le sondage, je la vois floue.

Allez.

Madame me vient donner la peine.

Merci.

Pourquoi tu remontes ? J 'ai une idée.

Roule.

On teste un nouveau service VIP, chauffeur et majordome sans supplément.

C 'est formidable.

Bienvenue Ă  bord, madame. Merci.

Vous voulez un bonbon, un sourire, ou les deux ? Un sourire et l 'itinéraire

plus rapide. Vous avez entendu, Louis ?

Louis, le sourire.

Moi, je ne comprends pas votre note, parce que vous méritez avec votre frère.

vais vous mettre 5 étoiles. C 'est gentil, mais on préfère des euros.

5 étoiles, c 'est ma note sur la pluie. Madame a déjà payé avant la course.

Oh, génial. Merci, madame.

Madame.

Bonne journée.

Merci. Vous aussi.

C 'est beau comme vous avez l 'air amoureux.

Profitez, ça risque de durer toute la vie.

Moi, ça fait 42 ans que je suis fou amoureux de la même.

C 'est génial.

Tu vois que ça existe.

C 'est quoi votre secret ? Ça fait 41 ans qu 'on ne s 'est pas vus.

Il s 'aime comme au premier jour parce qu 'il n 'a jamais eu de deuxième.

C 'est ça le secret.

Louis.

Louis. Louis.

Qu 'est -ce que t 'as dit ? T 'as dit quoi ? J 'ai dit que t 'es un petit

chinois. Louis ! Louis !

Regarde,

je suis monté à quatre étoiles en une matinée.

Bon, je te laisse, je dois vite fait voir mon avocat pour le dimanche.

Après, je t 'emmène dans un restaurant typique parisien.

Génial ! A tout de suite !

Maman, allô ? J 'étais mort d 'inquiétude.

Maman, tout va bien. Je ne pouvais pas t 'appeler avant.

Mon téléphone ne marche pas ici.

Tu es dans l 'appartement de ton père.

Maman, papa a eu un enfant avant de te rencontrer.

Il a deux ans de plus que moi. Il s 'appelle Louis et il vit dans le studio.

Mon Dieu.

Maman ? Je le savais.

Ton père n 'a jamais osé me l 'avouer, mais... Je le pressentais. Il ne voulait

jamais rentrer en France.

Il avait peur. S 'il te plaît, je suis dans sa voiture. Il va revenir.

Il faut que tu lui dises que papa parlait de lui tout le temps et qu 'il

venir le voir.

Pourquoi mentir maintenant ? C 'est important pour lui. Ça va lui faire du

Maman, il arrive lĂ .

Je compte sur toi, maman.

C 'est bon.

Il est avec moi et il t 'entend. Bonjour Louis, c 'est Françoise, ça va ? C 'est

ta mère ? Qu 'est -ce que tu étais en train de me dire là, juste avant ?

Que Didier me parlait souvent de vous, Louis.

Qu 'il voulait venir vous retrouver, vous savez, il en parlait régulièrement.

Didier a regretté d 'être parti sans vous, si loin de France.

Attends, qui c 'est qui appelle là ? Elle n 'est pas au Mexique ta mère ?

Non, non. Il est quelle heure chez vous, madame ? 6h du matin et il fait déjà

très chaud.

Non ! Elle va s 'inquiéter.

Alors je te laisse 5 minutes, t 'appelles le Mexique ? Mais il fallait

rassure. Tu touches pas mon téléphone.

T 'as vu papa parler de toi tout le temps. Qu 'est -ce que ça change ? Merde

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Merde, merde, merde ! Qu 'est -ce qu 'il se passe ?

Chut ! Qu 'est -ce qu 'il fait ? Ah non, ça va.

J 'ai eu peur, je croyais que c 'était... Yoann, mon fils.

Ah ben non, il a pas l 'air commode, mon neveu.

Il est aussi violent que ça.

Il reste des plats du goût ? On pourrait peut -être faire chauffeur, comme quoi.

T 'as le permis ? J 'ai surtout conduit des voitures Ă  deux golfs, mais je peux

essayer. Paris, c 'est pas un terrain de golf.

Et si je faisais les nuits avec ta voiture, quand c 'est plus calme ? Pour

tu t 'endormes au volant et que tu ruines mon outil de travail ? La

'est tout ce qu 'il me reste. T 'as le studio, c 'est... Faudrait qu 'on parle

de ma moitié.

Violette ? Non, le studio.

Tu vas pas recommencer, là. Oui, on a le même père.

Écoute, t 'as sûrement le droit à un bout de quelque chose, mais là, je peux

pas. J 'arrive déjà pas à payer la prestation compensatoire de mon ex.

Tiens, en attendant, la clé du studio.

J 'ai un double dans la voiture.

Merci, Frangin.

Allez.

Je vais te déposer chez la première violette. J 'ai réfléchi, je préfère

un boulot d 'abord.

Comme tu veux.

C 'est ce soir ? Ouais.

Et donc ? OĂą est -ce que tu vas ? Au pays, alors ? Oh, merde.

Attends, laisse -moi t 'inviter. Non, non, non, c 'est Ă  vous.

Mais tu ne devrais pas te balader avec autant de cash, c 'est dangereux.

Ah bah tiens, garde -le -moi. Ah non, non.

Si, si, j 'ai pas envie de me faire voler ça aussi et j 'aime te faire

confiance. Tu peux.

Ne vous inquiétez pas, je ne fais pas la manche.

Je vous demande de vous regarder les uns les autres pendant quelques secondes et

de vous sourire.

Allez, allez.

Voilà, c 'est timide, mais c 'est un bon début.

VoilĂ  ce qu 'on va faire.

Ă€ la prochaine station, on va donner la banane Ă  tous ceux qui montent avec

nous.

Et pour ça, on va les applaudir comme des dingues. Vous êtes prêts ?

on arrive.

C 'est qui qui monte ?

Comme des dingues ! Attention ! 3, 2, 1,

allez ! Bravo ! Bravo !

Bravo, bravo !

Génial, génial !

Voyez, comme parfois, il suffit d 'un rien !

Si jamais quelqu 'un a du boulot pour moi, qu 'il parle maintenant ou qu 'il

taise Ă  tout jamais... Pas grave,

ça sera pour une prochaine fois.

Merci, merci à tous. Bonne journée.

Vous vous chassez à beauté dans quoi ? Je cherche n 'importe quel boulot, un

truc de contact humain, quoi.

J 'aurais besoin d 'un serveur dynamique, avec la tchatche. Ah ben, c

moi.

Julien, t 'es lĂ .

Oui

?

Bonsoir. Bonsoir.

Je ne sais pas encore, je ne connais pas.

Ah, vous êtes mariée ? Oui.

Ah, merde.

Vous avez des méthodes de drague très singulières, vous ? Marc ? Non, non, je

vous drague pas.

Je vous ai laissé un métage de recherche sur Violette Charmet.

Oui, c 'est moi. Qu 'est -ce que vous me voulez ? Vous étiez au Club Med,

petite, au Mécif, dans les années 80, avec Trident Lagache.

Ah non, non, non, je n 'ai jamais mis les pieds au Club Med.

Je ne prends pas l 'avion, je n 'ai pas.

Désolé de vous avoir dérangé.

Excusez -moi.

Oui, bonsoir, monsieur. Pardon, je sais qu 'il est tard. J 'ai besoin de parler

à Violette Charmet, s 'il vous plaît. C 'est très, très urgent.

Violette est décédée, monsieur.

Quoi ? Ma femme s 'est fait renverser à vélo, il y a 11 ans.

Pardon, mais on parle bien de Violette Charmet, qui est allée au Club Med il y

40 ans.

Oui, mais c 'est loin tout ça. Pourquoi ? Non, non, pour rien, monsieur. Je vous

présente mes condoléances.

Bonsoir, monsieur.

Bonsoir, monsieur.

Oh là là ! Oh mon Dieu, mais qu 'est -ce qui t 'es arrivé à toi ? Oh !

Doucement, doucement, doucement.

Hein ? Doucement, doucement.

Oh, t 'es tout sale, tout sale.

Allez, je vais m 'occuper de toi.

J 'ai trouvé du boulot dans un resto.

Déjà ? Ouais.

Génial, c 'était rapide.

Je suis content pour toi.

Mais non, il faut que je te dise quelque chose qui est pas facile Ă  dire.

C 'est quoi ça ? Mais c 'est dégueulasse ! Qu 'est -ce que tu fais avec cette

merde là ? Mais ça pue en plus ! L 'odeur c 'est pas de sa faute, c 'est le

caniveau. Il est paralysé le pauvre.

Je le soigne.

Il a des vilaines crevasses au papa.

T 'as pas du mercure au croc ? Non, tu pousses cette merde avec tes papas

dehors. À Paris, c 'est des rats, ça.

Non, Louis.

Un rat n 'a pas d 'ailes.

C 'est dégoûtant. Comment tu peux toucher une merde pareille ? Dégage -moi

'ici. Moi, je vois pas une merde, mais un pigeon en souffrance.

Heureusement, il a rien de cassé. Dès qu 'il peut revoler, je le libère.

Mais lĂ , il est trauma, il ose plus.

Il a dĂ» se prendre une vitre en plein vol.

Comment tu sais tout ça, toi ? Mais regarde.

Il a un torticolis.

Et il recoule plus.

Un pigeon qui recoule plus, c 'est un pigeon qui souffre.

Remets ta tĂŞte bien droite.

VoilĂ .

Qu 'est -ce que tu voulais me dire de pas facile Ă  dire ? Oui.

Ça va aller.

C 'est un propos de Violette.

Hein ? Eh ben, laisse -moi faire.

Je vais te la retrouver, ma table violette. Je suis parisien. Ça va aller

vite. Tu ferais ça pour moi ? Comme ça, tu te concentres sur ton boulot et ton

pilon, lĂ .

T 'es que mon demi -frère, mais l 'autre moitié est mon ami.

Comme je disais Ă  votre revendeuse, je sais bien que c 'est de la seconde main,

mais là, regardez -moi ça. Je ne l 'avais pas vu, ça.

Vous voyez bien ? Moi, je veux le même, mais en moins abîmé.

Mais c 'est des pièces uniques, alors je ne vais pas les reprendre.

Imaginez si tout le monde fait comme vous.

Moi, je n 'en ai rien Ă  foutre des autres, si tu veux.

Qu 'est -ce qu 'on fait, alors ? Céline, tu rembourses la dame, s 'il te plaît ?

Je veux de la... Eh ben !

J 'aurais pu un.

Bonjour.

Vous êtes prêts ? Oui, pour déjeuner. Ah, déjeuner. Merde, on est complets,

on va se débrouiller.

Voilà. Je vous ai donné notre meilleure table.

Le président serbe l 'a réservée pour 13 heures. Tant pis pour lui, je le

foutrai près des chiottes.

S 'il vous plaît.

VoilĂ , d 'or face pour la commande.

Faut tout finir, hein.

J 'ai une autre blague.

Attendez, par contre, il faudrait peut -être qu 'on déjeune, parce qu 'on boit

cet après -midi. Ah oui, oui, voilà.

Oh, j 'ai complètement oublié la commande. Oh non.

Désolé. J 'ai mal au cul. Ah, merci, c 'est gentil. Si ça s 'en occupe, vite,

moi.

Mais pas du tout.

Mais bien sûr que tu lui ressembles. C 'est une gamine de 10 ans. Non,

évidemment, c 'est une vieille photo.

Mais c 'est pas Ă  l 'enfant Ă  qui tu dois ressembler. C 'est Ă  l 'adulte.

Ah ben, t 'as une photo d 'elle adulte. Ah ben non, y en a pas, non.

Heureusement, ça serait impossible que tu lui ressembles à l 'adulte. Il faut

que tu lui ressembles Ă  l 'enfant.

Il faut que tu lui ressembles adulte Ă  l 'enfant. Non, tu m 'as perdue, lĂ .

Il l 'aime Ă  la folie, mais il ne l 'a jamais vue.

Trident ne l 'a jamais revue adulte. Comment tu peux aimer Ă  la folie quelqu

que tu n 'as jamais vue adulte ? Tu te poses trop de questions. Rends -moi le

service, s 'il te plaît.

Tu es gonflé.

Tu ne me donnes pas de nouvelles pendant des semaines.

Tu débarques comme une fleur.

Tu me demandes un truc de dingue.

Pourquoi moi d 'abord ? C 'est parce que t 'es passé de raisin à pastèque sur

Fruits.

Ah oui ? T 'as mis que tu rĂŞvais de coucher avec deux hommes ? Je me sentais

seule.

J 'ai eu tort.

J 'ai eu tort d 'écrire ça parce que un fantasme, souvent, ça doit rester un

fantasme. Mais attends, Roxane, j 'ai besoin de toi, moi.

J 'ai foutu mon arrière -journée à cause de toi.

Arrête, c 'est pas de ma faute que ta femme t 'a grillé sur foot. Non, mon ex

-femme et mon ex -appart et mon ex -boulot et bientĂ´t mon ex -studio, si tu

'aides pas. Je vais me retrouver Ă  la rue, je te jure.

Ça prendra que quelques jours. T 'es même pas obligée de croquer avec lui si

trouves ça chelou.

Ben, venant de toi, oui, je trouve ça chelou.

Ben, t 'arrĂŞtes avant.

Alors, déjà, tu t 'appelles plus Roxane, tu t 'appelles Violette.

OK, je m 'appelle Violette. VoilĂ .

Roxane ? Quoi ? Non, tu t 'appelles Violette. Oui, OK, pardon.

Ah. Détends -toi, chéri. Non, je suis trop grave dans la merde pour me

je te jure. Oh, mon pauvre Louis.

Toi, tu t 'appelles toujours Louis ? Évidemment, t 'es con ou quoi ? Oh, mais

te blague.

Bon, t 'as pas de photo de violette adulte, mais t 'as une photo récente de

frère.

Ah.

Oh, qu 'il est moche. Ah non, il est beau.

Ah non, il est moche. Mais non, c 'est le celui qui est moche. Il est beau.

Je te préfère à ton nom. Non, ma chérie, s 'il te plaît, reste concentrée.

Faut que ça...

Quoi ? Non, putain ! Oh, pardon, oui, ok, Violette.

Faut que je m 'habitue à ma nouvelle identité.

J 'ai l 'impression d 'ĂŞtre dans un film d 'espionnage.

J 'adore, effectivement.

Oh, je suis si heureuse.

Après tant d 'années, j 'ai retrouvé l 'amour de ma vie, Fridon.

Non, Tridon, pas Fridon. Fridon, c 'est un dentifrice.

Non, c 'est un chewing -gum.

Ah oui, c 'est un chewing -gum.

Mais si, si.

Avoue que c 'est pas fréquent comme prénom.

Prédant, mon amour. Arrête d 'en faire des caisses. Il faut juste qu 'il

retrouve une violette simple et directe.

T 'es toujours amoureuse de lui, mais c 'est plus possible.

T 'as envie, mais tu veux pas tromper ton mari.

Bah, je peux pas lui dire que je l 'aime plus du tout, puis comme ça, c 'est

réglé. Ah non, je veux pas que tu lui brises le cœur. Je veux juste qu 'il

reparte d 'oĂą il vient.

Ok. Je veux pas tromper mon mari.

Ni abandonner ta fille de 14 ans, prune.

Oh non, mais ça, ça m 'embrouille à mort, là.

Prune 14 ans, violette, plus trident.

Je peux pas dire Lucas 21 ans comme mon fils ? Non, il faut que ce soit un

enfant mineur Ă  charge qui t 'empĂŞche de tout plaquer pour lui.

Ah, ok, je comprends.

Bon, quand est -ce que je le rencontre, le moche ? Oh, non, voilĂ , appelle pas

comme ça.

Demain soir.

Déjà ? Bah oui, plus vite tu le vois, plus vite il repart.

Bonjour, madame.

Bonjour. Bonjour, mademoiselle.

Je vais prendre le métro, moi. Alors, c 'est là -bas.

Ah, oui.

Allez, bon courage. À tout de suite.

Ă€ tout de suite.

Ah ! C 'est toi, mon chéri ? Laisse -le, il commence à peindre sa journée.

Ferme ta gueule. Non, mais dis donc. C 'est bon, ne t 'inquiète pas, tout va

bien, je gère. T 'as pas l 'air de gérer du tout.

Allez, lâche -le et commande une autre voiture. Décosse, toi !

Mais Yoann, enfin, c 'est dingue ou quoi ? C 'est mon frère, là. C 'est ton

oncle que tu viens d 'assommer. Tu paies ce que tu dois Ă  maman. Pourquoi est

-ce qu 'elle a toujours rien reçu ? Tu vois pas que je bosse tôt pour tout lui

donner, non ? Tu lui dois trois mois de prestations aléatoires.

Compensatoire. Prestations compensatoires, mon chouchou. C 'est

Enfin, mon chéri, tu devrais pas t 'y mettre dans les histoires entre papa et

maman. Hein ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Quoi ? Non, non, non, non, non. Lâche

non. Lâche -moi.

Non, mais je l 'ai payé.

Hein ? Non.

Non, mais t 'es pas à moi, ça.

Non, t 'es Ă  maman. Non.

Rends -moi cet argent. C 'est

Non, c 'est un maman.

Trident, ça va Trident ? Trident ? Eh oh !

Ah, il a pas dĂ» te mettre une bonne note.

C 'était pas un client.

Et Yoann ? Petit, c 'était un agneau, je sais pas ce qu 'il s 'est passé.

La Dua, elle imaginait Petit.

Tiens.

Elle était mignonne.

Mon argent pour sa mère, c 'est devenu sa seule motivation.

C 'est pour ça que j 'en ai plus.

Gamin, j 'aurais dû l 'inscrire à la danse classique, pas cette défense.

Faudrait qu 'il voit un pédopsychiatre. 20 ans, monsieur Trottard.

J 'ai jamais dit non à ce gosse. Voilà le résultat.

Et bon ? Faut que j 'aille bosser, moi je suis déjà en retard pour mon deuxième

jour. Moi, je vais te retrouver ta violette.

Voilà, ça a été ? C 'est vraiment délicieux, merci.

J 'ai adoré ce plat du jour. Tant mieux, c 'est celui de la semaine dernière, on

a hésité à le jeter, heureusement que vous êtes arrivés.

Vous voulez autre chose ? Non, merci. Un dessert périmé, un café froid ? Non,

non, non.

Bon, ben, merci. Alors, au revoir.

Au revoir. À bientôt.

Merci, au revoir.

Ça

va

très bien, tout va bien ? Les Parisiens sont adorables.

Quand ils ont faim et qu 'ils veulent une table... Quelle table ? C 'est

laquelle ?

La grande dehors, la 44 ? Ils ont réglé, là. C 'est bon.

C 'est pas possible. Trident ! Trident ! Trident !

Merde ! Ils vont revenir.

Ouais, ouais, ils vont revenir.

Ils vont revenir.

Bon, euh... Écoute, Trident, là... T 'es unique, t 'es marrant, tu mets une

super ambiance, mais... Je veux dire, lĂ , tu laisses partir trop tard sans

payer, lĂ .

Je sais pas, tu comprends que dans ces conditions, moi je peux pas te garder

Quoi ? Fais attention, je te promets.

Arrête avec ça.

Quoi ? LĂ , voilĂ , voilĂ , c 'est lui.

Ah lĂ  lĂ , oui, il ressemble Ă  rien.

Regarde -le bien, c 'est important que tu le reconnaisses quand tu seras face Ă 

lui.

Baisse -toi, baisse -toi, baisse -toi ! Faudrait savoir, je me baisse ou je le

regarde ? Dis -toi !

Ça te donne pas envie ? Enlève -moi de respirer comme ça, j 'adore.

Mais t 'es infernale ! C 'est pour ça qu 'on a moitié, mon chéri.

Allez, on y va, Roxane ? Oui, on y va.

Putain ! Oui, on y va, Violette. Oui, bah te gourpas, s 'il te plaît, je t 'en

supplie, sinon tu vas tout foutre en l 'air.

T 'inquiète pas.

Bah si, justement, je m 'inquiète.

Ça va, Frangin ? C 'est une grande nouvelle pour toi.

Alors, qui j 'ai retrouvé ?

Mon fridon. Non.

Mon fridon.

Il y a fridon dedans, mais ça fait si longtemps.

Fridon. Oh, fridon. Oui, pardon.

C 'est l 'émotion de le revoir.

Ne bouge pas.

Ne jamais en oublier.

Le tout premier amour.

Sublime premier amour, celui qui dure toujours.

Ton prénom, Violette, est gravé dans ma tête.

Le monde a bien changé, notre amour est resté.

Ton cœur et puis mon cœur, mon cœur contre mon cœur, qui ne font

plus qu 'un cœur qui reprend les couleurs.

Retrouver en vrai est un rêve éveillé.

Le temps s 'est envolé, notre amour est resté.

Sous -titrage ST' 501

Un verre pour fĂŞter ce moment magique.

En livrant -nous d 'amour tous les trois.

J 'ai une idée un peu dingue.

On pourrait... Je veux aller dans Paris.

Ça, c 'est une très bonne idée, ça, Roxane.

Violette.

Je vais lui dire Violette.

C 'est qui, cette Roxane ? C 'est ma mère.

C 'est le deuxième prénom de ma mère.

Allez, allez, allez, vous baladez dans Paris, les amoureux. Allez, on crappait

le temps perdu.

Allez.

Tiens.

Tiens, tiens, tiens. Tu veux ma voiture ? Non, non, je suis plutĂ´t voiturette de

golf. Merci, merci.

Donne -moi un peu de mon cash, lĂ , je voudrais l 'inviter.

Ah oui, ton cash. Ah ben non, mais je l 'ai déposé à la banque, par sécurité.

Tout mon cash ? Oui, tout ton cash, cet après -midi.

Ah merde, mais j 'en ai besoin, lĂ .

Eh ben, tu...

Tu vas Ă  la brasserie en face, tu sais, chez ma copine Christelle. S 'il manque,

tu dis que je paierai demain.

Oh non, après ce qui s 'est passé, j 'aimerais pas trop. Appelle -moi s 'il y

un souci.

Allez, je te laisse la studio.

Moi, j 'irai bosser.

Je sais pas si le premier soir... Tant que ça.

Oui.

Merci,

merci.

Bonsoir Christelle.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? C 'est mon frère Louis qui m 'a conseillé de

pour boire un verre. On peut se mettre en terrain ? Non, je préfère pas.

Je sais que t 'es pas mon amour de France.

Quoi ? T 'es différente.

Je t 'idéalise depuis toujours mais... T 'as évidemment changé, moi aussi j 'ai

changé, on est devenus adultes. Ah oui, ça, oui, oui, bien sûr.

J 'aimerais qu 'on prenne le temps de se redécouvrir, de laisser en premier se

réveiller nos âmes d 'enfants.

C 'est beau ce que tu dis.

Ça te rend terriblement sexy et désirable.

Vous parlez, c 'est excitant. Oui.

Qu 'est -ce que je disais ? Nos âmes d 'enfants... Vous avez

choisi ? Non, on est dans le menu, lĂ .

Ok, très bien. Prenez votre temps.

Vous m 'appelez, je suis derrière.

Je surveille.

Je t 'ai déstabilisé.

Puis tu m 'as refusé. Plus j 'ai envie de toi.

Mais merde.

Tout va très vite dans cette ville.

T 'en as pas envie, toi aussi ? Ah si, si, oui, bien sûr, mais tu veux pas qu

'on attende un peu quand même ? Qu 'on se manque, qu 'on se désire, qu 'on

espère, et finalement qu 'on rêve l 'un de l 'autre et que tu m 'écoutes pas.

J 'adore ta bouche, comme elle bouge quand tu parles.

Parle -moi de toi.

J 'ai envie de tout savoir sur toi.

Tout ce qui s 'est passé dans ta vie depuis le drame du départ.

Le drame du départ ? T 'exagères pas un peu. La chute de mon père, quand même.

Il a chuté, alors.

Mais il est mort.

Oh, putain ! Pardon, je... J 'ai oublié.

Hein ? Une réaction amnésique.

Post -traumatique.

C 'est ce que les pédiatres ont dit à l 'époque.

Un black -out total.

Je comprends. On était trop jeunes pour être responsables, d 'après ma mère.

Elle a raison, ta mère.

Elle n 'est pas tombée, elle aussi.

Non. J 'ai eu peur d 'avoir oublié aussi.

On parle d 'aujourd 'hui.

Ce sera plus joyeux.

Tu fais quoi dans la vie ? Alors, j 'ai une boutique de mode éco -responsable

pour hipsters. Je vends de la fringue vintage pour sauver la planète. Et ça

marche ? Les ventes, oui.

La planète, pas trop.

Et t 'es mariée ? Si.

Non,

mais oui.

Oui et plus.

Je suis remariée et heureuse.

Mais j 'ai été longtemps seule.

Terriblement seule et anonyme dans cette grande ville.

Et plus le temps passe...

T 'es angoissée d 'être seule si t 'es remariée et heureuse ? Parce qu 'on

plus Ă  deux.

Et on devient tous auto -centrés et égoïstes.

Et au fond, mĂŞme en couple, on est seuls.

Comme mon frère, quoi. Il pense plus vraiment aux autres. Il est seul, le

pauvre. Avec son site internet, lĂ , pour le sexe.

Sa collection de plans cul sans lendemain.

Ah ouais ?

Ton frère Louis, il collectionne ? Ouh là là, il fait que ça, le pêche

-pastèque. Que des femmes ordinaires, sans aucun intérêt, pas d 'engagement,

d 'emmerde, qu 'il dit.

Putain, elle est pathétique.

Non, dis pas ça.

Il a une ex -femme compliquée, un fils violent, et il a peur de s 'engager.

Il n 'ose plus.

Et toi, t 'as des enfants ? Oui, j 'ai prunes.

Non, j 'ai un fils.

De 21 ans, Lucas.

Chez les Beaux -Arts, Ă  Bordeaux.

Non, je ne suis pas mariée.

J 'avais peur de nos retrouvailles, mais je suis totalement libre.

Et toi, tu es marié, tu as des enfants ? Non, je n 'ai pas d 'enfants et

je n 'ai personne.

Tu me raccompagnes jusqu 'Ă  chez moi ? Trident, la casse ! Merde, j 'ai

encore oublié de payer.

Merde, pas de l 'heure.

Merci.

Alors, t 'as vu comme il est naïf et paumé, le moche ? Ah, t 'as dit ton père

des graves, ma pauvre.

Non, il est spécial.

Il est différent.

Oui, très inadapté.

Totalement Ă  l 'ouest.

Un boulet, quoi. Allez,

sortez.

Non, c 'est peut -ĂŞtre divin.

Il est apaisant.

Il a une belle écoute et un beau sourire.

Attends, attends.

Il te plaît ? Vous n 'avez pas fait l 'amour ? Vous avez fait l 'amour ?

Ne me dis pas, je ne vais pas savoir.

Pourquoi tu ne me dis pas ? de la question. Je m 'en fous complètement.

T 'es jaloux ? Non, c 'est pas de la jalousie. C 'est de l 'incompréhension.

Pas lui, quoi.

Non, on n 'a pas fait l 'amour.

C 'est la première fois que je couche pas le premier soir et ça me fait

de bien.

Faudrait pas tout précipiter. On risquerait de tout gâcher.

Ce serait moins romantique.

Quoi que ça ?

Non, Violette.

Tu m 'as bien vu, là ! J 'adore quand tu te fous de moi comme ça.

Bon alors, tu es lĂ  convaincue de retourner chez les Mexicains ? Ah non, c

pas venu dans la conversation.

Pourquoi c 'est pas venu ?

Il n 'y avait même que ça à faire venir dans la conversation.

Pourquoi tu t 'énerves ? Non, je n 'énerve pas.

C 'est pour toi.

Tu vas être obligé de le revoir.

Moi, ça me gêne de te forcer la main comme ça.

Il faut que tu y retournes.

Je t 'en demande trop, lĂ . Fais chier.

Qu 'est -ce que tu fais ? Je vais bosser.

Ah Louis, ça va ? Oh, toi t 'as bossé toute la nuit.

Tu veux manger quelque chose avant de te coucher ? T 'as vu ? J 'ai rangé, j 'ai

nettoyé.

C 'est vrai, ça.

Et le pigeon, c 'est pas lui, lĂ  ? Mais non.

Enfin, Louis, il est lĂ , regarde.

Ă€ la fenĂŞtre, il va mieux.

C 'est des oeufs brouillés, ça, tu vois bien.

C 'est pas une évidence, ça.

J 'avais jamais fait Ă  manger de ma vie.

Je voulais te faire plaisir, François.

Merci.

Violette est... merveilleuse.

Intelligente, belle, drĂ´le, sensuelle.

Merci à toi du fond du cœur. Arrête de te ramasser la main à la con.

ArrĂŞte d 'ĂŞtre tout le temps gentil, c 'est insupportable.

Pardon, je suis désolé François. Arrête de demander pardon.

Tu manges ton pigeon et tu fermes ta gueule.

VoilĂ , on ne dirait tant plus. Ta gueule !

Faudrait que t 'arrives Ă  renouer le dialogue avec... Ta gueule ! Je

veux te changer les idées, c 'est tout.

Tu sais, la semaine prochaine, je vais visiter Paris avec Violette.

J 'adore l 'idée de découvrir la ville des amoureux à travers ses yeux, sa

sensibilité, ses goûts, ça... Ça va pas ? Ah non, ça va pas, non.

LĂ , je vais me coucher.

Louis ?

... ... ...

...

Je vais prendre mes cadeaux si tu n 'arrives pas Ă  te regarder.

Pardon, mais je ne suis pas habituée. C 'est magnifique, Violette. Merci, c 'est

trop.

C 'est sûr, ça doit te faire bizarre d 'être bien habillée.

Merci, c 'est sympa.

Voilà. Pardon, j 'ai vécu tellement loin de tout ça. Tout le monde me trouvait

tellement con.

Non, pas du tout.

Il n 'y a pas de règne.

Chacun voit avec son regard, sa sensibilité.

Et surtout, il n 'est jamais trop tard.

C 'est ça que je connais.

Un puzzle.

Il l 'a fini son puzzle.

Pas moi.

C 'est moi qui trouve ma vie.

Je suis née à Paris et je n 'ai jamais pris le bâton rouge de ma vie.

C 'est grandiose.

Moi qui commençais à croire que Paris n 'était qu 'une ville hostile et

agressive, en fait pas du tout.

C 'est rien, madame.

Prenez un bonbon.

Monsieur Marny est un mignon.

Monsieur Marny m 'a gravement offensé en déclinant ma main trop prise devant mes

camarades que je n 'avais jamais eu le moindre soutien de talent.

Vous vous comportez comme un gamin. Vous ĂŞtes sur la messagerie.

La mĂŞme. La meilleure Ă  la tĂŞte.

Ça va pas ? Les gens qui montent dans le bus, on ne va plus jamais les voir.

On s 'en fout, on n 'en connaît pas.

Oui, je sais, je vois.

J 'arrive pas Ă  me contrĂ´ler.

Quand j 'étais petit, ça y est, il part.

Il part.

S 'il vous plaît ! Dépêche -toi ! Viens ! Hé !

Stop ! Ouvrez ! Ouvrez s 'il vous plaît ! On

part avec vous ! Génial ! On part avec vous ! On prend le

but avec vous ! Merci Violette ! Oh merde ! On m 'a pas payé nos glaces

!

Encore une fois de journée passée tous les deux.

Je suis bien avec toi.

Ça doit faire un moment que tu n 'as pas fait l 'amour, toi.

Je me trompe ? Oui, ça fait longtemps.

Tu ne veux pas monter ? J 'ai envie que tu montes.

T 'es pas obligé, mais... Allez, viens, on monte.

Violette, je sais pas, j 'ai peur.

J 'ai tellement eu l 'habitude que ça dure que huit jours et qu 'on... On a

attendu toute la vie, on peut attendre encore un peu.

Octane, rappelle -moi, s 'il te plaît.

Eh, qu 'est -ce qu 'on fout là ? Pardon, j 'étais perdu dans mes problèmes.

J 'ai oublié que vous étiez là, monsieur.

Mais t 'es pas du tout chez moi, ici ! Non, non, c 'est chez moi, j 'ai fini ma

journée, vous étiez ma dernière course, je suis désolé. Et vous m 'avez pas

déposé à l 'adresse que j 'ai rentrée ? Bah, je m 'excuse.

J 'annule la course.

Vous payerez rien, ça vous va ? Bravo, hein.

Moi, je vais vous foutre zéro étoile. Alors, c 'est pas possible, c 'est

une étoile. Ah ben, une, alors.

Vas -y, je m 'en fous. Quel pauvre type, hein.

de sourire, ça me stresse.

J 'ai passé la nuit d 'amour la plus extraordinaire de toute mon existence.

me raconte pas, je n 'ai pas envie de savoir.

Elle t 'a emmené à l 'hôtel ? Non, chez elle.

Chez elle ? Et son mari ? Il est divorcé.

Oh la pute !

Mais quelle grosse pute.

Louis. Et sa gosse de 14 ans, Prune ? Mais non, elle a un fils de 21 ans,

qui vit Ă  Bordeaux.

Oh, mais quelle grosse salope ! Louis,

c 'est pas parce que ça se passe mal avec ton ex -femme que toutes les

sont des putes et des salopes. Si ! C 'est une grosse pute ! Louis, Louis,

Louis, arrĂŞte.

Tu te fais du mal Ă  insulter les femmes et Ă  jouer les misogynes.

C 'est moche, reprends -toi.

C 'est ta douleur qui parle, lĂ .

Oh oui, ça fait mal.

Tellement mal.

Je suis heureux, enfin, en couple, grâce à toi.

C 'est dommage de tout gâcher en insultant ma Violette, tu crois pas ?

pardon. C 'est pas du café ? Non, c 'est de la vodka.

Ă€ 8h du matin ? Pour moi, c 'est encore le soir, j 'ai pas dormi de la nuit.

Tu sais ce que tu devrais faire ? Me jeter par la fenĂŞtre ? Mais non, tu

retrouver ton amour d 'enfance.

Je peux t 'aider Ă  mon tour.

Je te dois bien ça.

Comment elle s 'appelait ? T 'es gentil, mais j 'ai pas envie.

Allez, arrĂŞte, arrĂŞte.

Oh,

mon frérot.

Ça va aller.

Pardon.

Allez, allez.

Bonjour, mon amour.

Qu 'est -ce que tu fais là ? J 'ai hésité avec les bonbons dans la voiture.

'ai préféré les fleurs.

Merci.

J 'ai une merde, ça.

Oui, non, Louis, dis pas ça. Non, mais c 'était débile, mon idée. J 'aurais

jamais dû t 'entraîner là -dedans.

On va tout arrêter, ma chérie. T 'es soulagée ? Non, excuse -moi, mais je

occupée, là.

Je travaille.

Elle s 'attache comment, cette robe ? C 'est très moche, madame. Ça ne vous va

pas du tout.

Louis, merde ! Quoi ? On parle, elle nous écoute.

C 'est pas une raison.

Désolée, madame, j 'arrive.

Maroc -Saint, s 'il te plaît.

Viens, mon amour, on part tous les deux à la mer, on en a parlé si souvent.

Louis, va donc, s 'il te plaît.

Va pas.

Je t 'aime.

Je vais laisser mon studio à Trident et on va démarrer tous les deux une grande

histoire d 'amour.

C 'est la fin de ma vie.

Mon grand amour, mon amour d 'enfance.

Louis, on s 'est rencontrés sur Fruits.

La plie de tes plans cul avec des femmes ordinaires est sans intérêt.

Tu veux te venger, je comprends.

Je mérite, vas -y, défoule -toi.

Me venger de quoi ? Je suis tombée amoureuse de ton frère. Bon, à d

Roxane. Il est perdu, inadapté et il me fait rire.

Tout le contraire de toi.

Mais là, t 'es amoureuse, parce que c 'est le début.

Si moi, tu n 'as plus mon pouvoir, tu vas te débarrasser de lui, tu vas le

détruire et tu vas revenir pleurer chez moi.

Ça m 'étonne.

Et puis si j 'ai bien compris, t 'aurais pu ĂŞtre chez toi.

Salope.

Fous le camp ! Pardon.

Fous le camp ! Fous le camp ! Fous le camp ! Je veux plus te voir ! Jamais !

Pas

ĂŞtre misant ? Tu bosses pas aujourd 'hui ? Non plus, tu bosses pas.

Non.

Ça tombe bien, j 'ai une surprise.

Je veux les surprises.

Allez, viens.

J 'aimerais avoir ton avis de frère aîné sur Violette.

Ça devient sérieux avec elle.

Je l 'aime pas, je l 'attends pas du tout.

Tu la connais pas, tu l 'as retrouvée, mais tu la connais pas. Toi non plus, tu

la connais pas.

Bonjour, Christelle.

Bonjour.

Pas la peine de dépenser un resto pour avoir mon avis sur... Pardon, mon amour.

Aujourd 'hui, Ă  50 ans, j 'ai vu les plus beaux moments de ma vie.

C 'est grâce à vous deux.

Et je sais au fond de moi que vous allez vous adorer.

Bonjour, Louis.

Bonjour, Violette.

On peut avoir un troisième couvert, s 'il vous plaît ? Oui, bien sûr.

S 'il vous plaît.

Merci.

Merci, Christelle.

Merci.

Merci.

Violette s 'occupe d 'une boutique éco -responsable.

Je vis surtout la plus romanesque des histoires d 'amour.

Félicitations, quelle chance.

On s 'entend Ă  merveille.

On est si complices.

Mais je vous envie tellement.

J 'avais jamais ressenti ça, pour personne.

On avait jamais fait l 'amour comme ça. Oh, mon violette. Laisse, laisse, ça m

'intéresse. Quand les âmes et les corps sont alignés comme ça, ça devient

magique.

ArrĂŞtez. Tout seul.

Je vois vos langues qui tournent, c 'est dégueu.

J 'étais si malheureuse avant.

J 'enchaînais les histoires de cul médiocre.

Comme toi, Louis.

Je préférais être comme moi que de me faire avoir comme un gros con de naïf.

De qui tu parles ? De toi. De moi.

Les hommes, en général.

Il est peut -ĂŞtre naĂŻf, prudent, mais...

Ce qu 'il a de merveilleux, c 'est sa simplicité, son humilité, son amour des

autres.

Oh, j 'ai tellement chaud.

On dirait qu 'elle est morte.

Mais souris un peu.

J 'ai peut -être une tête de charpé, mais toi, on dirait un vieux coquère

abandonné. Allez, souris, là.

VoilĂ .

Je vous propose un toast.

Au côté solaire de mon trident qui illumine le monde.

Il illumine le monde.

Tu es pathétique.

Pas besoin d 'ĂŞtre unique et jaloux.

Tu sais quoi ? Tu devrais rencontrer quelqu 'un comme Violette. Quoique ça va

ĂŞtre difficile, parce qu 'elle est unique, ma Violette.

Pardon, mais je... J 'aimerais bien que Violette nous parle un peu du Club Med,

quand vous étiez petits, tous les deux, là.

Avec des détails, hein, Violette ? C 'était où ? C 'était quand ? C 'était

comment ? Et décris -moi bien l 'endroit que je me fasse une idée précise. Hein

?

Je préfère pas en parler parce qu 'on a vécu un drame terrible.

On va pas reparler de la mort de papa.

T 'es déjà complètement déprimé.

Parlons d 'avenir, plutĂ´t.

Allez, je voulais la vie de Louis, mais je peux plus attendre.

Ma Violette.

Mon amour.

Est -ce que tu veux bien devenir ma femme ? Mon Dieu.

C 'est quoi, cette bagne ? C 'est moi qui l 'ai fabriquée.

Au mini -club ?

Oui, au mini -club, oui, quand on était petits. Je l 'ai gardé pendant toutes

ces années.

C 'est oĂą ? Bravo !

Merci.

Je vais chercher du champagne.

Allez, champagne, c 'est pour moi. T 'as pas honte ? Comment tu vas faire pour

te marier sur une fausse identité ? Je lui dirai tout le moment.

Elle est géniale, non ? Oh oui, géniale.

Je vais juste prendre quelques affaires.

Je vais en acheter un reste plus tard. Ah, les clés, il faut que je te rende

clés.

On y va ? Allez, Ă  ma nouvelle vie avec ma violette.

Merci mon Louis.

Bon, Trident, Frangin, il faut que je t 'avoue quelque chose.

Je sais.

Tu sais. Oui ? Pardon, mais il y avait mon nom, mon passeport, j 'ai pris les

papiers.

Tu t 'appelles pas officiellement Lagache. Le père t 'a jamais reconnu. C

juste qu 'il a pas eu le temps, sinon il serait venu, c 'est toi qui me l 'as

dit.

Écoute, je peux pas renoncer à l 'héritage, comme c 'est écrit dans le

mais je veux bien qu 'on partage la vente.

Tu veux vendre mon appart ? Notre appart ? Je suis pas obligé de t 'en donner la

moitié.

C 'est vrai, je te remercie.

T 'as pas Ă  me remercier.

Tu m 'as retrouvé violette.

Ouais.

Faut qu 'on aille à la banque, là. Je dois récupérer tout mon cash.

Je l 'ai plus.

Quoi ? L 'autre jour, quand je me suis fait agresser par mon fils, il me l 'a

volé. Mais c 'est pas possible, ce gosse.

Mais faut le raisonner.

Viens, on va le voir. Je vais lui parler à ton Yorad. C 'est pas une bonne idée

du tout.

Je suis son oncle ou je suis pas son oncle ? Oui, mais... Viens, on y va.

Allez.

S 'il vous plaît.

Merci.

Je t 'attends ici et je vais laisser tourner le moteur au cas oĂą. Mais non,

a un avec moi, c 'est ton fils. J 'ai peur de pas le reconnaître.

Moi, ce qui fait peur, c 'est que lui, il te reconnaisse.

Il est lĂ , sur le ring.

Le costaud tatoué, là, c 'est lui.

Il était pas plus petit.

Ne vous dérangez pas au boulot. Je peux récupérer mon argent l 'autre jour.

Louis ! Qu 'est -ce que tu fous là ? Bonjour Valérie. Je te présente Trident.

'est mon demi -frère, l 'oncle de Johan.

Valérie, mon ex.

Enchanté Valérie. J 'ai beaucoup entendu parler de vous et de mon neveu. Pas

combien malheureusement.

Je crois que vous avez par erreur récupéré toutes mes économies.

Johan ! Pourquoi déranger notre gamin pour si peu ?

Il travaille, lĂ . Allez, on s 'en va. Attends, attends, attends. Profitons -en

pour nous réconcilier. On est en famille.

Réconcilier ? T 'as vu sa tête ? Allez, vite ! Vite, vite, vite, vite, vite !

Pourquoi tu viens regarder maman Ă  la table, hein ? Montre, montre, montre !

devrais pas prendre parti pour ta mère, Yoann ! Ta gueule, trop haut, là ! Oh

non, pas ma berline ! Ah bon, je préfère. Paye tes dettes, hein, maman !

mais ça va être compliqué si tu casses le petit travail de papa ! Mais je l

la pousse ! Oh non ! Oh, je regrette tellement l 'époque où tu étais tout

Oh, oh, oh !

Écoute ta maman et pose ton papa.

C 'est un malade, ce gosse.

Tu vas arrĂŞter de te comporter comme un petit

merdeux. Tu te rends compte de la chance que t 'as d 'avoir encore ton père ? J

'avais 8 ans quand j 'ai perdu le mien.

Il va te rester quoi comme souvenir quand il sera plus là ? Désolé.

Baisse les yeux !

Et t 'as une semaine pour me rembourser.

Attention, ton père ! Ça va ? Ça va pas.

J 'arrive plus Ă  respirer. J 'ai mal Ă  la poitrine. J 'ai mal Ă  la gauche

Faut appeler les pompiers. J 'ai plus d 'assurance depuis des mois.

Amène -moi à l 'hôpital. D 'accord, viens.

Vite, vite, vite.

Mère est trop... Mère est trop bizarre.

Il est comme ça. Oui, je l 'ai, je l 'ai, je l 'ai.

Deux, deux, j 'ai les deux, oui.

Mais qu 'est -ce que tu fous ? Pardon, pardon. Mais qu 'est -ce que vous

bordel, là ? Je suis désolé, ça me rate pas comme une voiturette de golf,

pardon. Eh, faut faire encore tard.

Ça sert à rien, il a plus d 'assurance.

J 'ai bien mis, mais... Oui, ça va, ça va, ça y est, ça y est. Pardon ! Oh non

Mais qu 'est -ce que tu fais, merde !

Je trouve les urgences les plus proches. Ça va

?

Rappelle la police plutĂ´t.

Doucement, doucement.

Merde, c 'est bouché.

C 'est tout le côté.

Ça passe, ça passe.

Oh, c 'est bien, cette petite pompe -lĂ , hein ? Louis, vas -y, mon loup, c 'est

de la morphine. Ah oui, ça détend bien.

On va la ramener Ă  la maison, la petite pompe.

Ă€ qui tu parles, lĂ  ? Oui,

mon pigeon, moi aussi.

Oh, qui voilĂ  ? J 'ai eu tellement peur quand j 'ai appris. Mon amour. J 'ai eu

le plus vite que j 'ai pu. Moi aussi, j 'ai eu peur.

Pendant l 'accident. Comment elle va, Violette ?

J 'ai cru mourir. C 'est pas ma vie, mais ton visage que j 'ai vu en dernier.

moi, c 'est la gueule de mon banquier que j 'ai vu en dernier.

C 'est pas drĂ´le, Louis.

T 'as failli le tuer.

Mais c 'est lui qui conduisait.

Il a raison.

C 'est ma faute, Violette. Elle s 'appelle pas Violette.

ArrĂŞte, Louis.

C 'est mieux de dire la vérité. Ça soulage. C 'est comme cette petite pompe

morphine.

Tais -toi, s 'il te plaît.

Je ne veux pas, Violette.

Je l 'ai rencontrée sur Fruits.

C 'est une pastèque qui s 'appelle Roctane.

Je suis désolée, Bruno.

Ce n 'est pas vrai.

Dis -moi que ce n 'est pas vrai.

Je suis désolée.

Pardon.

Pardonne -moi. Ce n 'est pas toi.

S 'il te plaît, pardonne -moi.

Pardonne -moi.

Pardonne -moi.

S 'il te plaît. J 'attends.

Et j 'ai tué personne.

T 'étais d 'accord pour faire ça ?

Trident.

Violette.

La vraie, elle est plus de ce monde depuis 11 ans.

Je suis désolé, Trident, mais j 'ai...

J 'ai demandé à Roxane de la remplacer.

Oh, tu m 'écoutes ? Attends, attends, attends !

Je ne peux pas ranger les courses, papa. Je vais chercher Léo.

C 'est pas grave, je viens de débrouiller.

Elles sont oĂą, les courses ? Je ne suis pas livreur.

Je suis venu vous présenter mes condoléances pour Violette Charmé.

Pour ma mère ? Elle est morte il y a plus de dix ans.

Votre mère ? Je ne comprends pas.

Comment s 'appelait votre maman ?

Violette Marie Charmet. Elle avait 69 ans.

Mais bon, je m 'appelle aussi Violette, donc c 'est peut -ĂŞtre de lĂ  que vient

la confusion.

Ici, c 'est chez mon père.

Violette.

Oui ? T 'as le même prénom que ta mère, je savais pas.

J 'arrive du Club Med pour te voir.

J 'ai mis un peu de temps pour arriver du Mexique.

42 ans.

Tu vas comprendre.

C 'est notre dessin.

Celui qu 'on a fait quand on était enfants au club.

C 'est moi, c 'est Trident.

Trident ? Oui, voilĂ .

Deuxième étage, à droite.

Je ne me rappelle pas du dessin, mais je me souviens du drame. Le chef de

village... C 'est mon père, Didier Lagage.

Oh mon Dieu, je ne me souvenais plus que c 'était ton père.

C 'est magnifique.

Je l 'ai gardé.

Par ici, s 'il te plaît.

Qu 'est -ce que tu fais lĂ , en fait ? Je voulais simplement...

Au revoir.

Je les couche ? Oui, papa, je viendrai les ranger plus tard.

Il faut dire bonjour à ton père.

Je pense qu 'il te reconnaitrait pas.

Bon, enfin, lĂ , je dois y aller.

Je vais aller chercher mon père.

T 'as un fils, lĂ .

T 'es mariée ? Divorcée.

Tu veux que je te l 'offre ? Je ne sais pas trop ce que j 'en ferai.

Mais garde -le, toi, t 'as l 'air d 'y tenir.

On a écrit qu 'on s 'aimait pour la vie.

Mais enfin Tristan, on avait quoi ? 7 -8 ans ? C 'est Trident.

C 'est pas grave. T 'as raison, je suis con.

On a qu 'Ă  se boire une autre fois.

Ou boire un verre, ok ? Au revoir. Au revoir.

C 'est moi, c 'est Trident.

Si tu veux te donner ça, j 'ai signé.

T 'avais raison, il a toujours été à toi, ce studio.

Tiens, c 'est pas grand -chose, mais c 'est Ă  moi.

On ne se connaissait pas, mais on savait que c 'était toi et moi.

On ne s 'est jamais connus, mais on s 'est reconnus.

Notre amour est le plus beau, le plus chaud, le plus haut, mais moi je suis en

bas.

T 'en bas de fait, toi sans toi, alors si toi tu veux encore de moi, Roxane,

ouvre -moi.

Merci.

Sous -titrage

MFP.

Merci Ă  tous.

c 'est cool

Sous -titrage MFP.

Kiss me.

Merci.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.