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Seul l'automne nous passionne
Nous d�testons les petites fleurs
Le chant du merle moqueur
Et les signes avant-coureurs du printemps Car seul l'automne nous passionne
L 'odeur des roses nous �c�ure
Tout comme les arbres et l'herbe verte
Nous adorons voir les feuilles tomber Car seul l'automne nous passionne
Nous d�testons voir les petits enfants
Gambader dans l'herbe
La vue d'amoureux transis se promenant
Ach�ve de nous saper le moral
Nous aimerions que la marmotte
Ne sorte jamais de son trou
Nous d�testons les signes avant-coureurs du printemps
Il nous �te toute cr�dibilit�
Seul l'automne nous passionne
Nous d�testons les signes avant-coureurs du printemps
Il nous �te toute cr�dibilit�
L 'automne, oui, seul l'automne
Nous passionne !
Clint, Clint !
Rentre et mets-toi au travail.
Manuelito, o� �tais-tu pass� ?
J'�tais all� me balader dans le village.
Un monsieur a t�l�phon� et dit qu'il paierait 100 $
si on restait ouverts jusqu'� 22 h.
- Va mettre ta tenue de serveur. - D'accord.
Et Clint, il est o� ?
Dehors avec son ballon, comme d'habitude.
Manuelito ?
Je croyais t'avoir interdit d'aller au village.
Mon cher neveu,
tu es capitaine d'�quipe � Princeton,
mais pas ici, alors cesse de donner des ordres.
Pourquoi es-tu all� au village ?
�coute, Clint.
Si je t'ai suivi dans le Maine, c'est pour me d�tendre
et me faire de l'argent, pas pour jouer les prisonniers.
Je ne veux pas que ces types te voient.
Je joue au football � Princeton, donc tu m'enfermes ?
Tu dis n'importe quoi.
Si tu ne me trouves pas assez bon, j'irai jouer ailleurs.
Qu'est-ce que tu racontes ? Je te trouve dou�, tu le sais.
Tu es notre meilleur joueur en 50 ans.
Mais inutile d'�tre arrogant.
Je ne suis pas arrogant.
Je suis le meilleur joueur, mais je ne suis pas arrogant.
Y a un type de Harvard qui r�ve de te mettre le grappin dessus.
Je n'ai parl� � aucun homme. Je ne parle qu'aux femmes.
�a me change un peu.
- Les femmes. - Et alors ?
De tout l'�t�, pas une jolie femme n'est venue ici.
�a a toujours �t� comme �a.
En Argentine, � la maison,
j'avais neuf fr�res, pas de s�ur.
Vingt oncles, pas de tante.
Quand je suis arriv� en Am�rique, mon �cole priv�e
�tait r�serv�e aux gar�ons.
Tu ne peux pas me faire �a, ils nous attendent dans deux jours.
Je r�alise � quel point les hommes m'ennuient.
Les hommes ne m'int�ressent pas.
- Tu devrais essayer une fac de filles. - C'est �a.
Si c'est une insinuation, j'ai compris.
Qu'est-ce que tu fais ? Tu me suis ?
On m'a ordonn� d'�cumer tous les salons de th� de Nouvelle-Angleterre.
Occupe-toi de tes plates-bandes, �vite de pi�tiner les miennes.
En tant qu'admirateur et ami, j'aimerais bien.
Mais pour Yale, je dois te coller aux basques.
Tu sais quelque chose.
Apparemment, on l'aurait vu au village. Je n'en sais pas plus.
Maintenant, d�brouille-toi tout seul.
Si je m'y attendais !
Vous deux.
Salut, Clint.
Eh bien, ils ont une dr�le de mentalit�, � Princeton.
La saison de football s'est mal pass�e, mais de l� � se cacher,
� se d�guiser et...
Je travaille ici. Ce restaurant est � ma tante.
O� est Manuelito ?
Manuelito !
- Manuelito ? - Manuelito ?
On m'appelle ?
C'est bien lui ! Le gosse de Kiski !
Bonsoir, mon gar�on...
Manuelito est d�finitivement acquis � la cause de Princeton.
Jordan, quart-arri�re � Harvard.
Jojo Jordan ? De la s�lection nationale ?
�galement avec nous ce soir,
le c�l�bre botteur d�fenseur de Yale, Al...
Terwilliger !
Bonsoir ! J'ai lu
que t'�tais le meilleur pour contrer les passes.
Non, ce n'est pas le meilleur.
- Qui c'est, alors ? - Ginger Rogers.
Asseyons-nous et voyons un peu.
Le pauvre.
- Oui, c'est dommage. - Ouais.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Ne les �coute pas.
Qu'est-ce qui est dommage ?
- Rien, rien. - T'aurais d� te taire, Al.
Quoi ?
Le fait que tu ailles � Princeton. Enfin, n'en parlons plus.
Manuelito, je sais pourquoi tu as choisi Princeton.
Tu fais un complexe d'inf�riorit�.
J'ai failli faire la m�me b�tise que toi.
Mais je me suis repris et j'ai pens� :
"Tu n'es pas plus b�te qu'un autre. Toi aussi, tu peux aller � Harvard."
Je ne sais pas trop.
Tu as peut-�tre raison.
Je me demande parfois si Princeton est le bon choix.
- C'est vrai ? - Oui, �a me travaille un peu.
- Je peux m�me pas aller � l'�glise. - Ah bon ?
Si je vais voir le pr�tre, il me demandera :
"Alors, quelle universit� as-tu choisie ?
"Notre-Dame, Santa Clara, Fordham, Sainte-Marie ?"
Je r�pondrai : "Non, padre. Princeton."
Il hurlera : "Princeton ! Pas d'absolution."
C'est charmant, ici.
J'avais entendu parler de l'endroit, mais je n'�tais jamais venu.
- C'est vous qui avez t�l�phon� ? - Oui.
Je suis M. Casey. J'habite au bout de la route.
La propri�t� Yorkshire ? Vous �tes M. Harvey Casey ?
C'est exact.
Le journal parlait de votre charmante fille, l'autre jour.
De son �viction de la Suisse ?
- Oui, �a m'a sembl� tr�s injuste. - Pas du tout.
Elle faisait du hors-bord � toute allure et a fonc� dans un ponton.
Malheureusement, le pr�sident suisse se trouvait sur le ponton.
Il faisait un discours sur la s�curit�.
J'ai rendez-vous avec quelqu'un. J'aimerais t�l�phoner.
Forc� la main ? Si quelqu'un lui a forc� la main, c'est bien toi.
Tu devrais avoir honte de l'avoir cach� ici tout l'�t�.
Clint, tu sais qui c'est ?
C'est M. Harvey Casey, de Casey Allied Industries.
L'une des plus grosses fortunes du pays.
On dit qu'il a 7,50 $ de plus que Henry Ford.
Vous devez bien savoir o� elle est.
Mon secr�taire a engag� des gardes du corps pour la surveiller.
Eh bien, ils ne savent pas o� elle est.
Passez-moi le flic.
- Oui ? - Vous vous targuez d'�tre un d�tective.
Si vous voulez mon avis,
votre fille est assez espi�gle.
Pardon ? Comment �a ?
Il est tr�s difficile de la suivre.
Elle a fait un croche-pied � mon coll�gue.
On pourrait m�me parler de coup de pied.
Ce n'est pas une raison.
Je vous paie pour surveiller ma fille.
Vous ne valez pas mieux que les autres. Vous �tes vir�s.
On devrait laisser Manuelito r�fl�chir
sans l'influencer.
Princeton, Harvard, Yale.
- J'y suis tout � fait pr�t. - Prouve-le.
Laisse le gosse d�cider tout seul.
Dites-moi, vous seriez pas Jojo Jordan ?
- Si, c'est moi. - M. Casey, Jordan de Harvard.
Terwilliger, de Yale.
De l'�quipe nationale ? Toutes mes f�licitations.
Je les ai vus jouer. Ils ont massacr� Princeton l'ann�e derni�re.
Vous les avez vus ?
J'y �tais, mais je n'avais pas une bonne visibilit�.
M. Casey, Kelly de Princeton.
Mon pauvre.
Je suis vraiment d�sol�.
Mais ce fut un sacr� match.
Je me souviens de vous.
Vous ne vous d�couragiez jamais, vous gardiez le sourire.
Et pour courir en zigzag, vous n'avez pas votre pareil.
Merci beaucoup.
Qu'est-ce que c'est ? "Californie, Northwestern, Tulane."
C'est le menu ?
Non, �a appartient � l'autre serveur.
Il doit se d�cider. Toutes les universit�s le courtisent.
Vous le connaissez peut-�tre. Manuelito Lynch.
- Le gosse d'Am�rique du Sud ? - Exact.
- O� va-t-il aller ? - On aimerait bien le savoir.
- Kelly. - Monsieur.
Votre p�re �tait policier ?
Pardon ?
Asseyez-vous une minute.
Kelly, vous voulez du boulot ?
C'est bien pay�, mais fatigant et difficile. �a ne vous fait pas peur ?
Non. Un bon salaire ne m'a jamais fait peur.
Il vous faudra abandonner l'universit�.
D'un autre c�t�,
vous auriez un poste permanent garanti chez Casey Allied Industries.
Si vous pouviez attendre un an...
Non, ce serait pour tout de suite.
Vous savez que, dans un an, vous chercherez du travail ?
Veuillez m'excuser un instant.
Je suis bien au Stunted Hag ?
Vous voulez dire au Hunted Stag.
"Rendez-vous au Stunted Hag", c'est �crit l�.
Vous �tes au Hunted Stag. Le Stunted Hag n'existe pas.
Monsieur Harvey Casey est-il l� ?
Je suis l�, Lister.
Ah, vous �tes l�.
On est donc bien au Stunted Hag.
Vous voici.
Votre fille ne va pas tarder.
Oui, je sais. Elle a encore �chapp� � ses gardes du corps.
J'ai t�l�graphi� � toutes les agences en urgence.
Je croyais avoir r�solu le probl�me des gardes du corps.
Vous vous souvenez des actualit�s
sur l'�quipe nationale de football l'an pass� ?
Vaguement.
Vous ne pouvez pas avoir oubli� ces trois gosses. Ils sortaient du lot.
C'�taient les seuls � s'�tre ras�s.
Vous voulez dire que... mais vous savez, monsieur...
Et l'id�e d'engager des gardes du corps de son �ge ou presque...
N'oubliez pas que son affreuse disposition agit comme une protection naturelle.
Apparemment, sa derni�re �cole en Italie
a d�clar� que c'�tait l'�l�ve la plus originale depuis Lucr�ce Borgia.
Harvard, Princeton, Yale.
Vous pouvez venir ? Un serveur s'est �vanoui.
Oh, non !
Consuelo.
- Comment vas-tu, papa ? - Consuelo.
Bonsoir, M. Lister.
J'ai des cadeaux pour le personnel.
Du parfum et des chemises de nuit.
- Pour les hommes ? - Pas de chemises de nuit pour eux.
Tu es aux �tats-Unis, maintenant.
C'est pour qu'ils les donnent � leur femme.
J'ai voulu leur offrir quelque chose de pratique.
Consuelo, tu as chang�.
Cette gaiet� et cette douceur me font craindre le pire.
Peux-tu m'expliquer pourquoi tu es rentr�e sans me pr�venir ?
D'accord.
- Je suis rentr�e pour aller � l'universit�. - Quoi ?
C'est ce que tu voulais.
Tu m'abreuvais de formulaires d'inscription � Vassar.
Tu en as rempli un ?
Non. Tu sais, je n'irai pas � Vassar.
� quoi pensais-tu ?
Pottawatomie ? Et pourquoi l�-bas ?
C'est l� que tu es all�, et ce qui est bon pour mon p�re...
C'�tait � l'�poque o� j'�tais sans le sou.
Avant que j'�pouse ta m�re.
En plus, c'est une universit� de ploucs.
C'est pour �a que j'ai choisi Pottawatomie plut�t que Vassar
ou cette autre universit� pour filles qui a un nom d'une rare banalit�.
- Un nom d'une rare banalit� ? - Smith.
Je vais monter � la maison me changer.
Mais je voulais te le dire. Je savais que �a te plairait.
- Du moment que tu ne manigances rien. - Quoi ?
Y a-t-il un homme m�l� � tout �a ?
Si tu veux tout savoir,
il y a eu un homme.
Mais il est bien loin, d�sormais.
Tu es plus proche
Que ma t�te ne l'est de mon oreiller
Plus proche
Que le vent ne l'est des peupliers
Tu m 'es plus cher
Que la pluie ne l'est pour la terre
Tu m 'es aussi pr�cieux que le soleil l'est
Aux jeunes jets
Tu m 'es plus proche
Que le mur caress� par le lierre
Plus proche
Que l'automne faisant place � l'hiver
Pars
Mais quand tu seras loin de mes yeux
Tu sauras que tu m 'es proche
Gr�ce � la force de mon amour fi�vreux
M. Casey, j'ai r�fl�chi, il n'y a pas que l'universit� dans la vie...
Si j'ai la possibilit� de commencer � travailler
chez Casey Allied Industries, c'est peut-�tre une bonne chose � faire.
- Vous voulez le poste ? - Oui.
Kelly, vous �tes engag�.
M. Casey, je me disais...
Si vous avez besoin de quelqu'un d'autre,
je suis pr�t � travailler pour vous.
- Comme garde du corps ? - Oui.
Bravo. D�s que j'ai un bon plan, tu viens te fourrer dans mes pattes.
Comme �a, on assurerait un service jour et nuit.
Toi le jour et moi la nuit.
Et si je servais de renfort ?
- Quoi ? - Pour un service 24 h sur 24.
- Mais M. Casey n'a pas besoin... - C'est pas b�te, comme id�e.
Monsieur Casey. J'ai r�fl�chi...
Apr�s quatre ans d'universit�, il est temps de chercher une femme.
Enfin, je veux dire un boulot.
Vous voulez aussi travailler ?
Plus que jamais. Mes amis laissent tomber l'universit�.
Faites pr�parer des contrats pour quatre gardes du corps.
Quatre ? Mais monsieur...
Elle en remarquera peut-�tre un, mais jamais quatre.
Si vous le dites.
Vous acceptez de signer la clause anti-romance ?
La quoi ?
La clause anti-romance.
Stipulant que les gardes du corps garantissent
l'application d'une r�gle de non-ing�rence tr�s stricte.
Nous acceptons la clause anti-romance.
Vous voyez ? On peut leur faire confiance.
Je ne peux pas vous pr�senter � ma fille.
D'ailleurs, elle ne doit se douter de rien.
Disons que vous commencerez � 50 $ la semaine.
- Chacun ? - Plus les frais.
J'ai beaucoup moins de regrets d'abandonner l'universit�.
Attendez un peu. J'allais oublier.
Vous irez tous � l'universit� avec elle.
� Vassar ?
Non. Une universit� mixte. Pottawatomie.
Universit� de Pottawatomie. Bouche-Trou, Nouveau-Mexique.
�a me dit quelque chose.
Un de ces endroits o� on joue au football quand on a le temps.
Mais qui donc est all� dans ce trou ?
Moi. Promotion 1904.
Harold L. Lister, promotion 1903.
Quel merveilleux souvenir, Pottawatomie
Nous pensons � toi
Sur ton campus fleurissent les cactus
Ta merveilleuse verdure est un havre de paix
Tu prodigues tes bont�s aux gar�ons comme aux filles
Quelle est la meilleure �cole du comt� de Bouche-Trou ?
Pottawatomie, c'est toi
Pottawatomie
� jamais, tu seras mon amie
Pottawatomie
Tu as r�pondu � toutes mes attentes
Pottawatomie
J'aime Pottawatomie
De toute mon anatomie
Donc tous les b�b�s
Que j'engendrerai
Iront � Pot
Iront � Pot
� Pottawatomie
Quel merveilleux souvenir, Pottawatomie
AVIS - PAR INJONCTION
Nous pensons � toi
Sur ton campus fleurissent les cactus
Ta merveilleuse verdure est un havre de paix
Tu prodigues tes bont�s aux gar�ons comme aux filles
Quelle est la meilleure �cole du comt� de Bouche-Trou ?
Pottawatomie, c'est toi
Pottawatomie
C'est bien vrai
Cette chanson me touche autant que vous.
Mais j'ai des ordres. Sans argent, je n'ouvrirai pas les grilles.
Attendez un peu. Voici Pepe et Eileen.
- Peut-�tre qu'ils ont l'argent. - Venez.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
- Vous ne l'avez pas ? - Non.
Oh, non, ma ch�rie.
Bonjour.
- Bonjour. - Qui sont ces types ?
- Je ne sais pas. - Bonjour.
- Salut. - Poussez-vous.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour. - Salut.
D�sol�. Je n'ouvrirai pas les grilles.
- Comment �a ? - Quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit ?
Qu'est-ce qui se passe ? On vient de loin.
Non-paiement des factures. Les services publics ont re�u une injonction.
Mais les frais de scolarit� vont remplir les caisses.
De quoi tu parles, fiston ?
- Des frais de scolarit�. - Qui vont arriver.
Ces petits gars doivent venir de la c�te est.
Moi, pr�sidente du conseil �tudiant,
je suis pr�te � presque tous les sacrifices.
Moi aussi.
Mais on dirait que vous allez devoir rentrer chez vous bredouilles.
Sauf si on trouve un millionnaire qui a 300 $ en liquide.
300 $ ?
En liquide.
300 $ pour que �a ouvre ?
L'universit� doit environ 300 000 $ aux obligataires,
mais ce sont les gars du service public qui insistent pour avoir leurs 300 $.
Deux semaines de salaire devraient suffire.
- Pourquoi nous ? - C'est vrai.
- Et Clint ? - Il est de service. Il la surveille.
Allez, filez-moi le bl�.
Excusez-moi.
C'est un plaisir pour moi de faire ouvrir l'universit�.
Un plaisir... pour lui ?
- 300 $. - Super !
Ouvrez les grilles, les gars !
Entrez tous dans la danse On a de quoi entrer en transe
Dame Chance nous a enfin tendu la main
Qui a dit morosit� ? C'est une vraie f�te On peut chanter � tue-t�te
Imm�diatement Pas dans un avenir incertain
Dites au revoir aux ennuis et � la famine Il est temps de rire
Riez devant la poule aux �ufs d'or
Entrez tous dans la danse Il est temps de souffler
Venez tous
Entrez dans la danse
On a de quoi entrer en transe
Entrez tous dans la danse On a de quoi entrer en transe
Dame Chance nous a enfin tendu la main
Qui a dit morosit� ? C'est une vraie f�te On peut chanter � tue-t�te
Imm�diatement Pas dans un avenir incertain
Dites au revoir aux ennuis et � la famine Il est temps de rire
Riez devant la poule aux �ufs d'or
Entrez tous dans la danse Il est temps d'en profiter
Venez tous Venez tous
Rejoignez la piste de danse
Venez tous dans la danse On a de quoi entrer en transe
On a de quoi entrer en transe
On a de quoi entrer en transe
Qui a dit morosit� ? C'est une vraie f�te On peut chanter � tue-t�te
Imm�diatement Pas dans un avenir incertain
Dites au revoir aux ennuis et � la famine Il est temps de rire
Riez devant la poule aux �ufs d'or
Entrez tous dans la danse Il est temps d'en profiter
Venez tous
Entrez dans la danse
On a de quoi entrer en transe On a de quoi entrer en transe
On a de quoi entrer en transe
Entrez tous dans la danse
Il est temps d'en profiter
La danse
La danse
Venez tous
Venez tous
Venez tous
Venez tous
Venez tous
Venez tous
RANCHO DEL WAVERLY - 3 KM
Chauffeur, c'est l�.
Mon brave, vous pouvez d�poser cette lettre � cette adresse ?
- Salut ! - Salut !
- Tout va bien ? - Oui, elle vient juste d'entrer.
Elle a aussi donn� une lettre � un Indien.
Tu l'as identifi� ?
Genre coupe au carr� et bandeau dans les cheveux.
Tiens, remplace-moi jusqu'� ce que je revienne.
Une derni�re question
pour savoir si on est sur la m�me longueur d'ondes.
Qu'attends-tu par dessus tout de la vie ?
Un homme.
Voil� qui est tr�s bien r�pondu. Tu es des n�tres.
- Bonjour. - Bonjour !
Bien �lev�.
Il se l�ve quand on lui parle.
L'Hispano plein aux as aussi.
Ch�ri, tu veux m'accompagner au pot ?
O� �a ?
Le pot d'accueil organis� � l'hacienda du directeur.
Ce sera bref, mais intense.
Ensuite, on pourra guincher toute la soir�e.
- Guincher toute la soir�e ? - Ouaip.
Merci ! C'est plut�t tentant.
Mais j'attends quelqu'un. Peut-�tre un peu plus tard.
Si je ne te vois pas, tu n'auras qu'� siffler.
Dis-moi,
tu m'as l'air sacr�ment d�brouillarde pour une premi�re ann�e.
- Une premi�re ann�e ? - C'est pas un b�ret de premi�re ann�e ?
Non, c'est le b�ret de notre groupe de filles.
Il croit que c'est un b�ret de premi�re ann�e.
Viens voir, Eileen.
Il y a un de ces types dont je t'ai parl�.
Je suis s�re de l'avoir vu dans le train.
Je sais que quelqu'un me suit. Je me demande si c'est lui.
- Salut ! - Salut !
- Tout se passe bien ? - Oui.
Elle vient d'entrer dans la sororit�, elle va pr�ter serment.
Vous trouvez pas �a mignon, ce syst�me de b�rets ?
- On a r�solu le myst�re. Pas vrai ? - J'ai cru que c'�tait un truc de 1re ann�e.
Non. Lorsqu'une fille porte un b�ret, ici,
c'est pour pr�venir les gens qu'elle...
- Enfin, qu'elle ne... - Quoi donc ?
C'est un sujet un peu d�licat.
- �a veut dire qu'elle ne b�cote pas. - Ah bon ?
Difficile � croire.
Je sais.
Il y en a tant.
- Salut, les gars. - Salut.
Est-ce que vous jouez au foot ?
C'est toi, l'�quipe ?
Ou tu repr�sentes juste la d�fense ?
Non, moi, je ne joue pas.
Le toubib dit que je suis fragile. Probl�mes cardiaques.
Ouais. Eh bien, nous aussi.
Oui. On est venus ici pour gu�rir.
Si t'es pas dans l'�quipe, pourquoi t'as un insigne d'honneur ?
Je dirige l'�quipe.
- Clint, on ne peut vraiment pas jouer ? - Tu sais bien que non.
Ici, il n'y a pas de r�gle de premi�re ann�e,
on peut jouer tout de suite.
- Ils acceptent les transferts. - Quoi ?
Ils sont pr�ts � tout.
Tu sais qu'on travaille, cet apr�s-midi.
On ne doit pas perdre de vue Mlle Casey.
On ne jouera pas, un point c'est tout. On se ferait remarquer.
- Salut, les gar�ons. - Salut.
Vous ne venez pas � la soir�e ?
Il faut que tu viennes, tu es un h�ros depuis que tu as sauv� l'�cole.
Pas de probl�me.
Divorc�e.
Regardez ! Elle n'a pas de b�ret.
Oui, j'y vais maintenant. Au revoir.
Elle ne nous a pas attendus.
H�, la nouvelle, tu oublies quelque chose.
C'est vrai. Merci beaucoup.
D�sormais, elle est sous notre responsabilit�.
Du balai.
Excusez-moi, ne seriez-vous pas en train de me suivre ?
Moi ?
Je suis d�sol�e, je vous ai pris pour quelqu'un d'autre.
Mais je vous ai d�j� vu dans un bus ou un train.
Le monde est petit. Petit, mais agr�able.
- �gotiste ? - Moi ? Pourquoi ?
La fac regorge de jolies filles et vous �tes tout seul.
En fait, je travaille.
Je vois.
Apparemment, tout le monde travaille, ici. �a me pla�t bien.
Bon, adieu. Jusqu'� nouvel ordre.
Attendez un peu.
Vous interrompez un type qui profite d'un instant de solitude,
vous ne pouvez pas partir comme �a.
Pourquoi ?
Tout � coup, la solitude lui p�se.
Vraiment ? Je suis d�sol�e.
Vous voulez boire un jus de fruits ?
- Impossible, j'ai rendez-vous. - Avec une connaissance du train ?
Non, avec quelqu'un qui passe l'hiver ici.
- Je lui ai fait passer une lettre... - Par un messager indien.
Vous avez l'air de savoir pas mal de choses sur moi.
Rien d'essentiel.
Vous avez la r�plique facile, jeune homme.
- Par ici ! Par ici ! - Beverly.
Mon ch�ri.
Au revoir.
- Je suis vraiment d�sol�. - Ce n'est pas grave.
Je crois que vous avez perdu ceci.
C'�tait pour �a ?
Il y a un homme pour 10 femmes, � Pottawatomie.
C'est int�ressant. Mes amis et moi �tions dans des universit�s de la c�te est.
De vrais repaires � novices.
Des repaires � novices ? Comme c'est mignon.
Comment sont les filles des facs de l'est ?
Je suis sorti avec une 3e ann�e � Wellesley.
- Elles sont toutes climatis�es. - Comment �a ?
Bien plus froides une fois � l'int�rieur que dans la rue.
Je suis venu au bon endroit, pour une petite d�cong�lation.
Il est merveilleux.
Je ne suis pas vraiment merveilleux,
plut�t tr�s s�duisant gr�ce � mon dynamisme.
�coute, il y un mec pour 10 filles, ici.
T'as qu'� t'en trouver dix autres.
H�, les gars. Venez voir !
Excusez-moi, il faut que j'aille parler � un ami stress�.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - Elle est partie dans le d�sert.
- Soudain, il y a eu un cri. - Un coyote ?
Comme �a : "Par ici ! Par ici !"
Un coyote qui sait parler.
Un homme, debout sur un rocher.
D�s qu'elle l'a vu, elle l'a serr� dans ses bras.
- Une connaissance. - � ta place, je ne m'inqui�terais pas.
Vraiment ? Elle l'a enlac�.
Ils font tous �a, dans la r�gion. C'est g�nial.
C'est sans doute pour lui qu'elle est venue ici.
Vous vous rappelez le type qui �tait de plus en plus proche ?
- Et o� sont-ils ? - Je les ai laiss�s l�-bas.
Je devais vous pr�venir.
Je ne savais pas quoi faire.
Il les a laiss�s dans le d�sert.
�a �voque bien la d�fense de Princeton ? Toutes les passes sont possibles.
- Retourne l�-bas en vitesse. - Elle ne s'est pas...
Je ne sais pas.
Ch�rie, ton p�re n'appr�ciera pas.
Mais il n'en saura rien.
Je fr�quente juste l'universit� du coin.
Il se trouve qu'un de mes amis dramaturge a un ranch � 13 km.
� mon travail, ils n'appr�cieront pas non plus.
Tu m'inspires, mais pas pour �crire.
Mais tu es content de me voir.
Plut�t. Bien s�r.
Excusez-moi.
Le b�ret de madame.
Merci.
Vous devez y faire attention.
C'est une tr�s vieille tradition.
Enfin...
- Monsieur... - Kelly.
M. Kelly, M. Waverly.
- Enchant�. - Enchant�.
Waverly ? Je croyais avoir entendu "Beverly".
Beverly Waverly, �a ne vous dit rien ?
�a fait redite.
Attendez un peu. L'auteur de pi�ces et d'op�rettes.
Bien s�r. Je suis vraiment d�sol�, M. Waverly.
Je vous en prie. Je vous en prie.
Je viendrai prendre le th� demain.
Il vaut mieux que je m'en tienne aux horaires de l'universit�.
D'accord.
J'ai �t� ravie de te revoir.
- Au revoir. - Au revoir.
Vous avez l'air ravi que M. Waverly soit parti.
En effet.
On ne devrait pas aller prendre le th� avec lui demain.
Je ne savais pas que vous �tiez invit� aussi.
CLAUSE ANTI-ROMANCE (R�GLE DE NON-ING�RENCE)
Sur mon trente et un avec ma belle gueule latino
Je n'ai nulle part o� aller
J'ai pas mal de qualit�s
Bel hidalgo sur mon trente et un
Personne ne me m�ne en bateau
Je n'ai rien � cacher
Je veux partir
L� o� les hommes font de la musique
Et jouer jusqu'� l'aube
Monsieur Cocorico !
Avec ma belle gueule latino
Si elle sait chanter, inutile qu'elle sache coudre
Quelle donzelle a besoin d'un soupirant ?
Je veux partir !
Loin !
Je veux partir
L� o� les hommes font de la musique
Et jouer jusqu'� l'aube
Allez !
Sur mon trente et un avec ma belle gueule latino
Mais je n'ai nulle part o� aller
J'ai pas mal de qualit�s
Bel hidalgo sur mon trente et un
Personne ne me m�ne en bateau
Je n'ai rien � cacher
Je veux partir
L� o� les hommes font de la musique
Et jouer jusqu'� l'aube
Monsieur Cocorico !
Avec ma belle gueule latino
Pas du genre � coudre ou � cuisiner
Voici la fille, mais o� est son soupirant ?
Je veux partir !
Loin !
Je veux partir !
Loin !
Allez, les gars. Battez-vous. Ayez l'air enthousiaste.
Bloquez-les. Plaquez-les, que leurs dents s'entrechoquent.
Un, deux, trois, quatre, cinq.
Autour du cou.
Quelle �quipe !
Un, deux, trois, quatre, cinq.
Attention.
H�, les gars, l'entra�neur vous cherche.
- Il y a un match, dimanche. - D'accord.
Un, deux, trois, quatre, cinq.
� UTILISER EN CAS DE TOUCH� PROMOTION 1918
Allez, croyez-y et lancez-le de toutes vos forces !
Exercice. Un, deux, trois, quatre, cinq.
Un, deux, trois, quatre...
Qui a bott� le ballon ?
Que fais-tu ici ? Tu es de service.
Je sais. Je l'ai surveill�e tout l'apr�s-midi.
- Et elle t'a observ�. - Quoi ?
J'ai peur qu'elle ne se doute de quelque chose.
Ne regarde pas, mais elle est l�.
- Bonjour. - Bonjour.
Ce doit �tre l'amour.
Tu ne t'appellerais pas Hamlet, par hasard ?
Je me demandais.
Que fais-tu, � part monologuer tout seul, en ce moment ?
Eh bien, je...
Tu te rappelles notre premi�re rencontre ?
Tu �tais d'une curiosit� maladive, mais depuis, tu m'ignores superbement.
Ce n'est pas intentionnel, mais...
Tu ne comprends pas tout, Connie. La vie n'est pas simple.
La mienne, en tout cas.
Ne sois pas si s�r de toi.
Le football, c'est instinctif, chez toi ?
- Quoi ? - Rien.
J'ai l'impression qu'il y a trop de c�urs vides sur le campus.
C'est ce qui rend perplexes
Les jeunes gens de sexe oppos�
L 'amour aime les titiller
Ils sont soit amoureux, soit en manque
L 'amour n'a pas vraiment de sens
Mais sa palette
Est tr�s vaste
L 'amour n'a jamais fait d'�tudes
C'est un gar�on ignorant
Mais pensez � la joie
Qu'il engendre
Son travail ne requiert aucune connaissance pr�alable
Il peut op�rer
En se servant
de l'intuition
Il dit juste
"Vous deux, vous allez tomber amoureux
"Je n'ai pas de cervelle
"Mais partout, je suis roi"
L 'amour n'a jamais fait d'�tudes
Il n'a suivi aucun cours
Et pourtant
il continue � toucher
notre c�ur
P-O-T ! P-O-T !
Allez, P-O-T !
J'ai rat� quelque chose ?
Non, juste un autre touch� des Gentils Texans.
Ils seront ravis que tu ailles jouer avec eux.
- Moi ? Jouer ? - Dans la fanfare.
Tu sais, la ligne des 50 verges est pile sur la fronti�re mexicaine.
Notre �quipe ne passe jamais cette fronti�re.
Ils attendent leurs passeports.
Le score n'est que de 26 � 0.
Le Texas n'a marqu� qu'une fois dans ce quart-temps.
Je me demande ce qu'ils attendent.
Ils sont dou�s, intelligents, semi-pros.
Ils doivent se dire qu'ils ont tout int�r�t � s'�conomiser.
P-O-T !
Allez, P-O-T !
C'est notre �quipe qui fait ce boucan.
Manuelito joue !
J'aurais d� m'en douter.
Devant ce parterre de jolies se�oritas.
Il mourait d'envie de faire l'int�ressant.
Attends un peu que je l'attrape.
Vous avez rat� quelque chose. Il n'arr�te pas de faire des tacles.
Je vais le tuer.
Il est bless� ?
Excusez-moi.
- Clint, remplace-le. - Quoi ?
Vas-y. Tu sais jouer, ils ont besoin de toi.
L'�quipe est �puis�e.
Si elle arrive � le convaincre, o� est le probl�me ?
C'est peut-�tre eux qui ont tir� le bott�.
L'entra�neur est d'accord. Mettez-vous en tenue.
Mais on ne joue pas. On ne sait pas jouer.
S'il te pla�t. Faites-le pour moi.
- Pour toi ? - S'il te pla�t.
Euh... Eh bien...
- C'est d'accord. Allons-y, les gars. - Quoi ?
- T'es s�rieux ? - Allez, Princeton !
Enfin, Yale ! Ou plut�t, Harvard !
- �a s'appelle comment, ici ? - Pottawatomie !
Allez, Pottawatomie !
Les nouveaux vont jouer. L'entra�neur est d'accord.
P-O-T !
P-O-T !
Allez, P-O-T !
En position. Un, deux...
Un essai !
Un touch� !
- C'�tait vraiment merveilleux. - Merci, c'est moi qui l'ai fait.
- Toi ? - Oui.
- H�, bloque ce type. - Impossible, il est dans notre �quipe.
Je sais. Mais il est toujours dans mes pattes.
On va mettre l'ambiance � chaque fois qu'on aura la balle !
Allez, Clint ! Un touch� !
On a gagn� le match, c'est incroyable !
C'est l'entra�neur ! Il s'est �vanoui.
On a remport� la bataille Hip hip hip Ol�
Ou plut�t hip hip hip hourra Tous avec moi !
Un pi�ge � souris plut�t qu'un pi�ge � chat
Applaudissez-les, donnez-leur un viva vo
Informez le monde entier Criez !
Un pi�ge � souris plut�t qu'un pi�ge � chat Pour coincer le rat !
Allons-y, les gars, Rah !
M�fie-toi, Harvard M�fie-toi, Princeton
Crions : "M�fie-toi, Yale !"
Reste sur tes gardes, Pennsylvanie
Nous allons faire g�mir Williams
L 'arm�e et la marine, m�me combat
Purdue se fera huer
Georgia Tech, tu ne vaux rien
Brown va prendre un coup
Columbia va s'agiter
Idem pour le Minnesota
Nous gagnerons et nous prendrons la ville de Virginie
Autant pr�venir la Californie, il neigera
Dartmouth, m�fie-toi Gordon, tiens-toi bien
Nous vous battrons � plates coutures
Vous allez voir ce que vous allez voir
Soulevez-moi pour que je crie
Hourra !
Attention, attention
Columbia va s'agiter
Idem pour le Minnesota
Nous gagnerons et nous prendrons la ville de Virginie
Autant pr�venir la Californie, il neigera
Dartmouth, m�fie-toi Gordon, tiens-toi bien
Nous vous battrons � plates coutures
Vous allez voir
Vous serez tous
Vous serez tous �limin�s quand nous crierons
Hourra !
FOOTBALL POTTAWATOMIE - LOUISIANE
Les quatre gar�ons les plus rapides du pays sont dans cette �quipe.
Vous croyez que c'�tait un accident, contre le Texas ?
Voyez comment ils se sont d�brouill�s contre la Louisiane.
C'est ce que j'attends. �coutez,
je veux que Pottawatomie joue contre les plus grandes �quipes du pays.
Pour toutes les dates qui restent.
Peu importe le co�t, je paierai.
Vous avez le score d'aujourd'hui ?
Louisiane, 58. Pottawatomie, 64.
LES GRANDES UNIVERSIT�S AFFRONTENT POTTAWATOMIE
VICTOIRE �CRASANTE DE POT SUR PITT 31 � 26
L'ATTAQUE FULGURANTE DE POT A RAISON DE COLUMBIA
Le Tennessee s'entra�ne, cet apr�s-midi.
On ne les �pie m�me plus, maintenant.
- Bonjour. - Bonjour.
Quand je suis arriv� ici,
je n'aurais jamais imagin� qu'on batte le Tennessee
avec 2 touch�s d'avance.
Ni qu'on serait l'�quipe du pays
ayant marqu� le plus de points.
Il faut que j'y aille.
Tu sais pourquoi nos entra�nements ont un peu laiss� � d�sirer cette semaine.
- Tu as un autre rendez-vous ? - Si on veut.
- Si tu avais �t� le premier... - Non.
Non, ce ne serait pas honn�te.
Comment �a ? Qu'est-ce que tu racontes ?
Ce n'est pas que je ne veux pas sortir avec toi, mais...
- Au revoir. - Au revoir.
Montre-lui le contrat, Al.
- Et la clause de non-ing�rence ? - La respecter me d�prime.
Voici ma d�mission, les amis.
Je l'envoie tout de suite � M. Casey.
Tu ne peux pas faire �a !
Qu'est-ce que tu veux ? Plus d'oseille ?
- Bien s�r que non. - Bien s�r que non.
�coute-moi, Clint. On est tous dans le m�me bateau.
Alors vas-y et comporte-toi en homme.
Bon...
Je vais essayer.
Et si tu me donnais un petit baiser ?
- Poup�e. - Non.
Je voudrais m'excuser pour mon attitude.
T'excuser ? Mais tu n'as rien fait.
C'est de �a que je parle.
Je sais me tenir avec les gar�ons. Adi�s.
J'aime la couleur de ton rouge � l�vres, Tallulah Lou.
- C'est vrai ? - Je vais deviner ce que c'est.
- Eh bien, c'est... - Non, ne dis rien.
Je vais deviner.
Chanel.
Non ?
- Guerlain. - Tu te trompes, mon chou.
- C'est pas Guerlain ? - Non, c'est...
Arr�te, c'est tr�s g�nant.
- Coty. - Toujours pas.
- C'est... - Je ne donnerai pas ma langue au chat.
Ce n'est ni Chanel, ni Guerlain, ni Coty ?
Je n'ai plus la main.
Schiaparelli !
Oui.
- Salut, Al. - Salut, Tallulah Lou.
- Salut, Jojo. - Bonjour, Tallulah Lou.
� ne pas confondre avec turlututu.
- Tra�tres. - C'est tout lui, pas vrai ?
Il est compl�tement givr� du b�ret.
�coutez, Kelly va nous poser un probl�me.
Je sais. Je l'ai observ�.
L'amour peut tout faire capoter.
Il y avait un quart-arri�re rempla�ant � Harvard.
Il s'appelait P�moison, je crois.
Il �tait de Groton.
Il est mort au cin�ma de Worcester.
Il a voulu rattraper une ouvreuse, l'a rat�e et est tomb� du balcon.
- �a suffit, Jojo. - C'�tait pas le bon moment.
C'est pas le moment, pour les anecdotes.
On a absolument besoin de Clint.
Le tout, c'est de savoir s'il r�ussira � se concentrer.
Il est dangereux de faire une passe � un demi de m�l�e amoureux.
- Je me souviens, � Harvard... - Tu vas te taire ?
... d'une passe lat�rale au fameux P�moison dont je vous parlais.
Avant qu'il ne meure.
- Comment peux-tu parler... - Apparemment, P�moison
s'�tait �pris de s�urs jumelles, � l'�poque.
Bref, je lui ai fait une passe lat�rale,
il a pouss� un profond soupir
et pass� la balle � un type de Chicago sur sa droite.
J'ai oubli� de vous dire qu'on jouait contre Chicago.
Tout se passait bien.
- Tu vas te taire ? - Le mec de Chicago, surpris
et �galement amoureux, on l'a su plus tard,
a renvoy� la balle � notre P�moison.
Il r�ussit � feinter sur 15 verges avant de faire une longue passe avant
� l'arbitre, qui �tait sur la zone de d�gagement.
Il a lanc� la balle � l'arbitre ?
Le m�me arbitre a �vit� deux tacles
et r�ussi � marquer un touch�.
L'arbitre. Comment c'est possible ?
C'�tait un ancien demi de New York, il n'avait jamais eu l'occasion de marquer.
Tu es seule ?
Non, je suis avec une jeune femme.
- C'est � elle que je parlais. - Je suis d�sol�.
Des difficult�s ? Je peux peut-�tre t'aider.
C'est mon devoir de maths.
Je serai juste l�, sur le rocher.
M. Kelly est quelqu'un d'intrigant.
N'est-ce pas ?
D'habitude, je ne suis pas jaloux des footballeurs, mais l�...
Consuelo, c'est pervers.
Tu ne me suis ici que pour me laisser tomber.
Peut-�tre ai-je chang�, depuis mon arriv�e.
Gr�ce � M. Kelly ?
- Kelly et Pottawatomie. - Ah, Pottawatomie.
Ah, Kelly.
- Attends un peu qu'il d�couvre qui tu es. - Pourquoi cela poserait-il probl�me ?
Tu sais comment on consid�re les hommes
- qui �pousent des filles comme toi ? - Oh, Beverly,
on dirait que tes livres parlent � travers toi.
Je lui dirai qui je suis.
D'ailleurs, �a fait un moment que j'y r�fl�chis.
Et j'en parlerai aussi � mon p�re.
Tu veux bien envoyer un t�l�gramme pour moi ?
Le service le plus rapide, s'il te pla�t.
N'oublie pas que ce pauvre gar�on a un match, demain.
- Bonjour. - Bonjour.
Notre homme de lettres a disparu ?
On dirait.
- Toi aussi, tu vas partir ? - Non.
Non.
Non.
C'est dr�le qu'on n'arr�te pas de se croiser un peu partout.
C'est vrai.
J'aimerais te dire quelque chose.
Tu peux me demander ce que tu veux.
Ce n'est pas une requ�te.
- J'ai quelque chose � te dire. - Ah bon ?
On n'arr�te pas de se croiser, o� qu'on aille.
- Depuis le d�but de l'automne. - Oui.
Je ne sais pas si tu as remarqu�, mais on ne s'embrasse jamais.
Qu'est-ce qu'on ne fait jamais ?
S'embrasser.
- On ne s'embrasse jamais ? - C'est ce que j'ai dit.
�a te d�range ?
- Enfin... - Bien s�r que �a me d�range.
Je voulais aussi te dire autre chose.
Tu lis souvent les journaux ?
Je ne lis que les pages sportives.
Le monde dans lequel nous vivons t'indiff�re ? Et la vie en g�n�ral ?
Je l'aime tellement que je ne veux pas que les journaux me la g�chent.
Je voulais te faire une petite confession.
Avant, on parlait souvent de moi dans les journaux.
Je pense que tu as le droit de savoir qui je suis.
Jadis j'�tais jeune Peut-�tre �tait-ce hier
Je dansais avec Pierre, Paul et Jacques
Et j'embrassais pas mal de types
Jadis j'�tais jeune Mais jamais je n'ai �t� na�ve
Je croyais avoir plus d'un tour
Dans mon sac
Mais � pr�sent je sais
Que j'�tais na�ve
J'�tais perdue
Puis je t'ai rencontr�
Quel bonheur �a a �t�
Quel moment sublime
J'�tais perdue
Tu m 'as tenu la main
Elle �tait chaude comme le mois de mai
Je dois dire que j'ai ador�
Me sentir vivante, me sentir jeune
J'ai ador� me sentir folle et tienne
J'ai ador� voir ton visage, sentir tes mains
T'entendre dire que j'�tais � toi
J'�tais perdue
Puis je t'ai rencontr�
Quel bonheur �a a �t�
Quel moment sublime
Ensuite, il l'a enlac�e et ils sont all�s se balader.
�coute un peu ce qu'il a r�pondu.
J'�tais perdu
Il avait oubli� que c'�tait la veille du match ?
Pas vrai, Al ? T'�tais l� aussi.
- C'est exactement �a, verbatim. - Je dirais m�me plus, mot pour mot.
Prends-moi la main.
- Pour quoi faire ? - Pour voir ce que �a fait.
Elle a pris sa main.
�a ne te fera pas la m�me chose.
- O� en �tais-je ? - Tu �tais perdu.
Tu as pris ma main
Elle �tait chaude comme le mois de mai
Je dois dire que j'ai ador�
Me sentir vivant, me sentir jeune
J'ai ador� me sentir fou et tien
Je te jure !
J'ai ador� sentir ton visage, tes mains
T'entendre dire que j'�tais � toi
Nom d'un chien !
J'�tais perdu
C'est toujours sympa d'entendre le demi dire �a
la veille d'un grand match.
"J'�tais perdu."
Raconte-lui le reste.
La vie n'�tait pas un cadeau tous les jours
Je recherchais l'amour et je l'ai trouv�
Il �tincelait dans tes yeux
Je suis sage
J'ai trouv� mon chemin
D�sormais
Alors, qu'est-ce que t'en dis ?
Manifestement, Clint se sentait mieux � la fin.
Il a retrouv� son chemin.
Vraiment ?
On ne l'a pas vu au d�ner, et Consuelo non plus.
Regardez !
O� �tiez-vous pass�s, tous les deux ?
Elle a l'air compl�tement dans le cirage.
Peut-�tre, mais lui n'a pas l'air vif non plus.
D�sol�e de t'avoir fait rater le d�ner.
Ce n'est pas grave. J'irai � la p�tisserie
chercher une glace au caramel et une part de g�teau au chocolat.
Une glace au caramel et une part de g�teau au chocolat.
Je ferais bien de me mettre � travailler un peu.
Je n'ai pas �t� tr�s efficace cet apr�s-midi. En math�matiques.
- Au revoir. - Au revoir.
Regardez.
P�moison, � Harvard. Vous pigez ?
Il est dans le brouillard.
Pour le tester, je vais lui demander quelle est sa fac.
Bal�ze. Moi aussi, j'ai toujours eu du mal � r�pondre.
Le voici.
H�, Clint !
Clint.
Tu te souviens d'eux ?
Bien s�r.
Salut, les gars.
Qu'est-ce que vous en dites ? "Salut, les gars."
�coute, Clint. Au sujet du match de demain,
tu sais, quand je pivote et que je te passe la balle comme �a ?
On devrait peut-�tre tenter une passe directe. D'entr�e de jeu.
Non.
D'abord, il vaut mieux apprendre � les conna�tre.
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Il faut d'abord les s�duire.
S�duire l'�quipe du Tennessee ?
Ah, tu parlais du football.
- Le num�ro 14, �a t'�voque quoi ? - La taille de ses v�tements.
- La taille de ses v�tements ? - Quoi ?
Pour nous, c'est un d�gagement rapide.
Cet apr�s-midi, elle m'a r�v�l� qui elle �tait.
Mais tu le savais d�j�, Clint.
Je ne pouvais pas le lui dire. J'ai pris un air surpris et alerte.
Comment tu t'y es pris ?
- Pour quoi faire ? - Avoir l'air alerte.
On ne te voit pas souvent comme �a.
T'�tais pas tr�s alerte quand on a battu Columbia de justesse 83 � 80.
Quel est le probl�me ?
Sa fortune.
Ces riches h�riti�res n'ont pas de probl�mes d'argent.
L'argent les �touffe, leur file la migraine.
Elles trouvent un boulot de chanteuse avec orchestre
pour en gagner davantage encore.
Mais je n'ai pas d'orchestre.
� quelques exceptions pr�s, qui en a un ?
- Dis-moi un peu. Qui es-tu ? - Tu le sais bien.
Je t'ai fait attendre ?
Ma ch�rie, ce n'est pas grave. Je pensais � toi.
Connie !
Je t'ai cherch�e partout.
- Qu'y a-t-il ? - Tu as un t�l�gramme.
Ah, oui. Je l'attendais. Merci.
Excuse-moi.
Un certain M. Lister.
Quel culot ! J'avais adress� le mien � papa.
- Tant pis, ce n'est pas grave. - Comment �a ?
Je veux que tout le monde sache que j'aime M. Kelly.
C'est �a ? Tu veux dire... Connie, tu ne lui as rien dit...
Tais-toi. Je te raconterai tout �a plus tard.
Mais il vaut mieux
que tu me laisses t'expliquer quelque chose.
Vas-tu te taire pendant que je parcours cet ennuyeux...
"Clint Kelly, un employ�" ?
"Des gardes du corps" ?
"Quatre gardes du corps."
"Un contrat."
Tu as d� bien t'amuser, cet automne.
Connie, �a n'a pas �t� facile,
et je suis vraiment content que ce soit termin�.
Voil� qui explique pas mal de choses.
- Je me suis bien ridiculis�e. - Mais...
Tu ne me croirais pas, si je t'expliquais.
C'est vrai, je n'en croirais rien.
H�, Clint. O� �tiez-vous pass�s ?
Nos quatre h�ros.
Quatre cols amidonn�s.
Elle vient de recevoir un t�l�gramme de M. Lister.
C'est toujours quand on a le plus besoin d'un boulot que �a arrive.
- C'est toujours votre boulot. - Vraiment ?
Le contrat stipule un pr�avis de deux semaines.
Ce soir, on rentre tous dans l'est.
- Dans l'est ? - Ce soir.
Un train passe � l'embranchement vers 23 h. On le prendra.
Mais on a un match, demain � 14 h.
On lira le r�sum�. On l'�coutera dans le wagon-restaurant.
Pourquoi doit-on rentrer ce soir ?
Parce que je tiens � quitter Pottawatomie
et ses souvenirs humiliants sur-le-champ.
�a vous d�range tant que �a ?
Vous devez veiller � ce que je rentre bien chez mon p�re.
On vous paie pour �a.
- Je crois qu'elle nous tient. - Oui, je crois aussi.
Faites vos valises, vite. On se retrouve � l'embranchement.
Mais Pottawatomie ? Qu'en pensera Pottawatomie ?
Je crains que vous ne vous rendiez tr�s impopulaires.
- O� tu vas, toi ? - Dire au revoir � mes copines.
Ton naturel a repris le dessus, hein ?
Pourquoi te fallait-il des gardes du corps ?
Parce que tu tenais � frimer en premi�re page des journaux.
Clint, on va �tre en retard � la f�te.
Le d�fil� va commencer.
Comme si on l'ignorait.
Au sujet du match, je crois qu'on ne sera pas en tenue.
On rend nos maillots.
Vous allez jouer tout nus ?
La bo�te qui nous avait envoy�s ici a besoin de nous.
Vraiment ? Comme �a ?
Vous ne pouvez pas partir.
Le Nouveau-Mexique
et Pottawatomie ont pari� sur votre victoire.
Oui, mais les ordres sont les ordres.
J'ai tout compris. C'est un tripot.
Ouais, ils les envoient ici pour exciter les parieurs
et s'en mettre plein les poches.
Tu trouves �a dr�le ? Esp�ce de tra�tresse !
Moi, une tra�tresse ?
Oui, tu es dans le coup. T'es venue avec eux.
Une bande d'escrocs. J'en �tais s�re !
Moi aussi.
La perspective d'�tre pourchass� dans les cactus
ne me pla�t pas beaucoup.
- Ils ne vont pas... - Je sais.
On a int�r�t � faire nos valises et � dispara�tre.
Ce sera trop difficile � expliquer aux habitants.
On ira � la gare s�par�ment. J'imagine que �a ne te d�range pas.
�a me va tr�s bien. On se retrouve l�-bas.
H� ! Clint ! Ils vont nous lyncher.
Ils sont l�. Attrapez-les. Vite !
Allez, les gars ! Venez !
Plus vite, Clint, allez !
Allez, Jojo !
Ah oui ?
Tu joueras pour nous demain, et t'as int�r�t � bien jouer.
On trouvera les trois autres, m�me si on doit y passer la nuit.
Clint !
Clint !
Tu es plus proche
Que ma t�te ne l'est de mon oreiller
Plus proche
Que le vent ne l'est des peupliers
Tu m 'es plus cher
Que la pluie ne l'est pour la terre
Tu m 'es aussi pr�cieux que le soleil l'est
Aux jeunes jets
Tu m 'es plus proche
Que le mur caress� par le lierre
Plus proche
Que l'automne faisant place � l'hiver
Pars
Mais quand tu seras loin de mes yeux
Tu sauras que tu m 'es proche
Gr�ce � la force de mon amour fi�vreux
- Vous ne les avez pas trouv�s, hein ? - Non.
�coutez-moi, esp�ce d'idiots,
on ne gagnera peut-�tre pas, mais on se fera entendre.
� quoi bon crier si l'�quipe a disparu ?
On n'a rien dit de toute la saison, montrons-leur de quoi on est capables.
Vous, vous �tes l�, bien s�r.
Je n'ai pas rat� un seul match.
- L�, vous auriez d� rester chez vous. - J'ai pari� pas mal d'argent.
Sur les perdants ? Bravo.
Non, j'ai mis� toute ma fortune sur Pottawatomie.
D'ailleurs,
je me suis donn� du mal pour sauver le match.
Quoi ?
Trois jeunes gens apeur�s m'ont demand� de les cacher.
Ce que j'ai fait. L'enjeu n'en est que plus excitant.
Qu'est-ce que vous racontez ?
Mes cow-boys viennent de les d�poser aux vestiaires.
H�, Pepe, ils sont l� !
Allez-y, lynchez-moi.
Je ne jouerai que si Connie est d'accord.
Clint ! Clint ! Je suis d'accord.
Je vais faire quelque chose que je n'ai jamais fait.
- Je vais m'excuser. - Connie.
J'ai pass� la nuit � te chercher.
J'ai ramp� parmi les cactus, je t'ai suppli� de revenir.
J'aurais aim� �tre dans les cactus, mais ils m'ont embarqu�.
Maintenant, tu es libre.
C'est-�-dire ?
Je t'en supplie, ne sois pas toujours si droit.
Allez, Kelly !
Allez, Clint.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Allez, Clint, joue un peu. Qu'est-ce qui t'arrive ?
Allez, Clint.
- Allez, joue un peu. - Allez, Kelly.
Un, deux.
Cours, Clint, allez !
Vas-y, Clint !
FIN
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