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Vous allez dans le bien du quai, j 'ai une enquĂŞte.
Une fois que c 'est emballé, on va aller à la chasse, toi et moi.
On va taquiner la truite, on va laisser tout ce boxon derrière nous.
Ton amitié m 'apporte beaucoup d 'honneur.
On vient de retrouver Franck, il était mort.
Quoi ? La camionnette est tombée dans le fleuve Noline cette nuit. Il n 'avait
plus de colonne vertébrale.
D 'après la police locale, il avait de l 'alcool sur lui.
Il paraît que c 'était un accident.
Moi, je n 'y crois pas.
On a déjà perdu trois de nos agents.
Les deux du FBI l 'autre jour et maintenant Franck.
On est parti d 'une lettre anonyme envoyée d 'une ville minière quelque
dans le Kentucky.
Des poissons qui font les fous, des enfants qui tombent malades.
Frank s 'est mis sur le coup.
Il nous a envoyé des échantillons de terre et d 'eau complètement hors
'un patelin qui s 'appelle Jackson.
Il avait découvert que l 'exploitation houillère déchargeait des barils de
déchets toxiques par milliers.
Tout ça dans les mines de charbon abandonnées.
C 'est évident qu 'il se passe quelque chose là -bas et que quelqu 'un ne veut
pas qu 'on sache. Oh, franchement, Jack, avec votre manie des complots, c 'est
une bande de pegnots qui veulent rester maîtres chez eux. Ça va pas plus loin
que ça, c 'est tout.
Jack, vous allez vous infiltrer.
Vous allez trouver la décharge, identifier les contrevenants et me
témoin. Vous le savez, si personne ne nous fournit son témoignage, on n 'a
Est -ce que je suis déjà revenu avec rien ?
Votre contact sur place est le révérend Père Koudaou.
Écoutez, il faut faire ça bien.
Pourfois.
Monsieur Taguère ? Bonjour, monsieur.
Rob Goodall.
Ravi de vous connaître.
Bienvenue au Kentucky.
Vous ĂŞtes le pasteur ? C 'est moi.
Vous n 'en avez pas les habits ? Dans la campagne, c 'est différent.
Vous êtes tous aussi décontractés ? Oui, monsieur.
Tant mieux pour vous.
Vous jouez un peu de guitare ? Oui, ça m 'arrive.
Sous -titrage MFP.
Le vin, c 'est ici.
La radio recevait deux stations, mais il y en a une qui a fermé.
J 'ai dressé une liste des gens à voir. Ça vaut ce que ça vaut.
Comme je vous le disais, ils sont pas très causants. Ici, on balaye surtout
devant sa porte. À votre place, je commence en douceur.
Rendez -vous utile.
Apprenez à les connaître un peu. En prenant le temps ? C 'est ça.
Du temps, je sais pas si j 'en aurais beaucoup, mais... Je vais essayer.
Il y a ma maman qui dit que vous avez sûrement soif.
Ta maman, elle a raison.
Tu t 'appelles comment, toi ? Christine.
C 'est un bien joli nom.
Et toi, tu t 'appelles comment ? Alberta.
Très joli prénom. Et puis toi, c 'est comment ? Elle s 'appelle Rose, mais
elle dit trop rien.
Elle dit rien, Rose. Elle est timide.
Oui.
Vous venez remettre un toit sur le dessus de ma tête ? C 'est bien ça.
Pourquoi ? Parce que... qu 'il est en mauvais état.
C 'est gentil, ça.
Mais rien.
Vous ĂŞtes toute seule avec maman ? Il y a papa, mais il est au travail.
Il travaille dans la mine.
Et il y a Walter aussi. C 'est notre frère. Il est malade.
Malade, Walter ? Malade de quoi ? Je ne sais pas ce qu 'il a, Walter.
Est -ce que je pourrais entrer et lui dire bonjour ? Ça lui ferait plaisir ?
Oui, vous pouvez rentrer.
C 'est parti.
Salut, Walter.
Ça va ? Tu fais un dessin ? C 'est celui -là , là . C 'est un hélicoptère ou c
'est un ovni ? Il est timide aussi.
Un hélico, c 'est pas comme ça. Ça, c 'est un ovni.
C 'est bien ce que je croyais.
Alors, t 'en vois beaucoup ici ? Il est malade.
Je suis pas malade. Ça fait combien de temps qu 'il a ça ? Qu 'est -ce que t
comme maladie ? C 'est de l 'allergie.
Ça te gratte beaucoup ? Ça saigne ? T 'as la tête qui tourne ? T 'as envie de
vomir ? Oui.
Le pasteur avait dit que vous alliez travailler dehors.
C 'est ça ? Je suis venu encourager le gamin qui est malade.
A bientĂ´t, Walter.
Tu dessines comme un chef.
C 'est bon.
C 'est bon.
C 'est bon.
C 'est bon.
Mon père veut savoir qui c 'est ce gars -là .
Il est peut -ĂŞtre grand temps que je lui parle. Non, on va lui faire peur un
petit peu avant.
On s 'en va.
Ça vous fera 75 tourons. Quoi, c 'est pas gratuit ? Non, j 'ai vérifié votre
marchandise.
Et voilà , 15 dollars. À bientôt, j 'espère.
Je pense bien Ă deux jumelles aussi jolies que vous.
Ça fait réfléchir son homme. Au revoir.
Il y a des bons coins pour la pêche, ici ? Ça, une bonne truite avec des pommes
sautées.
Et vous en trouvez beaucoup en ce moment ? Non, moi en ce moment, je balaye. Il
travaille. Vaudrait mieux le laisser tranquille.
Cotton, si on lui pose un peu trop de questions, il se mélange la tête.
Il n 'y a plus rien à en tirer de la journée. Alors le patron, il n 'est pas
très très content.
Je vous demande pardon, ça ne se reproduira pas. Je ne suis qu 'un
Dieu. Vos questions, vous n 'avez qu 'Ă me les poser.
Très aimable.
Hey, qu 'est -ce que tu fais lĂ , petit ?
Faites la visite, je le couvre.
Qu 'est -ce que tu viens Ă foutre chez nous, beau blond ? Moi, rien.
Je fais ma promenade du dimanche.
Sauf qu 'on n 'est pas dimanche.
Tu crois que t 'es le premier Ă vouloir nous piquer notre herbe ? Vous ĂŞtes de
vrais durs.
T 'attends le terroir, les hommes sont rudes.
Vous avez joué dans des livrances, le film ? Des livrances ? T 'es typique et
devrais avoir peur.
T 'en as une belle bouche, mon gars.
C 'est pas après vous que j 'en ai.
Surveille -moi ça, qu 'il m 'opte pas.
Ma mâchoire ! Il m 'a fêté ma mâchoire, ce con !
On a tous une planche cassée quelque part.
Je crois savoir qu 'il vous a aidé à refaire votre toit, Henri.
Alors, pendant notre collation, allons dire bonjour Ă Jacques Taguert, qu 'il
sache qu 'il est le bienvenu chez nous.
Monsieur le diacre, voulez -vous prononcer le bénédicité ? Bénissez ce
nous allons manger avec humilité et gratitude.
Amen.
Venez, c 'est pour vous.
Ah, ça, pas torturier, c 'est un véritable ovni.
Sur la colline, là , la nuit, parfois, il y a des petites lumières.
Oui, ça doit être le quartier général des ovnis.
Monsieur Taguère. Oui, monsieur.
Vous êtes bien charitable de venir dépanner les pauvres gens que nous
Je ne fais rien d 'aussi condescendant.
Une question.
Oui ? Vous allez foutre la mer ? On ne sait jamais.
Vous savez qu 'il y en a des marginaux et des ratés dans votre situation ? Des
alcooliques, des repris de justice qui veulent un coin au soleil ? LĂ , vous m
'avez bien cerné, je dois dire.
Si vous déconnez, je serai obligé de vous rentrer dedans.
Entendu, alors.
Je ferai ce que je pourrai pour m 'en souvenir.
Bonne journée, monsieur Taguerte.
Jack Taggart.
Oui.
Sarah.
C 'est un bien joli nom.
J 'étais tout seul dans mon coin et comme personne ne me tenait compagnie,
suis dit qu 'on pourrait peut -être déjeuner ensemble.
Vous n 'ĂŞtes pas d 'ici, vous.
Je vois, je ne colle pas au décor.
Oh, je ne l 'entendais pas comme ça. Et que vous me parlez.
C 'est mal vu de discuter avec vous.
Excusez -moi.
Elle a le cœur qu 'il faut.
Ce qui est triste, c 'est qu 'elle n 'a pas réussi às 'intégrer.
Ah bon ? Pourquoi ? Elle a une histoire.
Pour les gens d 'ici, on n 'échappe pas à son histoire.
Eh, monsieur Cotton, oĂą est -ce que vous allez ? Dans la mĂŞme direction que mes
pieds.
Vous voulez que je vous dépose ? Non, je n 'aime pas rouler en voiture.
Je pourrais trouver ça bien et après j 'en voudrais une.
Dites -donc, je pourrais retaper votre maison, ça ne vous coûterait pas un sou
D 'accord, mais la dernière chose à faire, c 'est de la retaper.
Je pourrais en ĂŞtre content.
Ce serait chouette alors.
Ben non, je veux déménager.
Pourquoi ? J 'ai ma maison qui tombe en ruine.
C 'est très zen ce que vous me dites là .
Un de ces quatre.
Allez, au revoir.
Chez Kellogg, c 'est bien ici ? C 'est ici, oui.
Mais je pense que vous le savez déjà , monsieur Taggart.
J 'ai regardé les marches de l 'escalier de votre perron.
Elles demandent à être rafraîchies et alors je me suis dit que je pourrais
arranger ça.
Je fais pas de serment et je fais pas payer.
Bien.
Merci.
Ça m 'intéresse pas.
Merci quand mĂŞme. De rien.
Ça va les sportifs ?
Bon,
tu n 'as pas les serpents ? Celui -lĂ , il commence Ă me gonfler. Et en plus, il
se fout de notre gueule.
Mon dieu, je ne sais pas oĂą est le serpent !
Toi, t 'avais pas peur des serpents, je croyais. Ben et toi, tu t 'es regardé ?
T
'as
vu ça ? Toute la ville a vu tes conneries.
Tu sais ce que ça fait à mon père et moi ?
Je ne sais pas ce qui me retient de te foutre une balle.
On les connaît, les gars, comme ça. On les pousse, ils répondent. Si on ne
pousse pas, ils ne savent plus oĂą aller. Alors, il n 'y a qu 'Ă les suivre.
C 'est moi qui commande ici. Ça vous déprise ? Rendez votre plaque.
Avec ce qu 'on doit stocker toutes les nuits, je n 'ai pas ça à penser.
Je ne veux plus voir ce type.
Je dis seulement que tu ferais bien de voir ça avec ton père.
Parle -lui avant tout.
Je vous dirai pas.
Nathalie, vous voulez ma mort ? Il faut que je sache.
Je suis en conférence.
C 'est votre fils, monsieur.
J 'ai quitté le pays.
Monsieur ? Oui ? AllĂ´, papa ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? On dirait que les
se compliquent encore une fois.
On a une autre visite.
T 'es du genre Ă appeler les pompiers si on allume une cigarette, hein, toi ?
Il envoie un seul de ses champions Ă la fois. Il mettra des mois avant de
déterrer quoi que ce soit.
Toi, tu fais marcher ce que tu sais, tu t 'arranges pour qu 'il ne le voit pas.
Enfin, ce n 'est pas les marines qui débarquent, il a des choses à faire,
Je sais exactement ce qu 'il veut, mon père. Il veut que les affaires tournent.
Donc, je ne veux plus voir ce type, ni dans mes rues, ni dans mon église.
Bonjour.
Bonjour, toi. Comment ça va ? Qu 'est -ce que je t 'ai dit la dernière fois ?
Bonjour. Ça va comme vous voulez, Sarah ? Bien, merci.
Dites, j 'en ai vendu six de vos pĂ´les de miel cette semaine.
Je les retiens sur le prix de vos courses ? S 'il vous plaît.
Au revoir.
Bonne continuation.
Bonjour, monsieur.
Qu 'est -ce que je peux faire pour vous ? J 'aurais envie de mettre ces
articles, s 'il vous plaît.
Mais bien sûr. Et les pots de miel qui sont là , je voudrais les acheter aussi.
Oui, d 'accord.
Je peux vous poser une question ? Qu 'est -ce qu 'un gars comme vous va faire
avec tout ce miel ?
Vous
êtes à 8 kilomètres de chez vous ? C 'est une bien jolie promenade quand il
ce temps -lĂ .
C 'est quoi ça derrière ?
Cette fumée dans la montagne ? Ça, c 'est le charbon qui brûle à petit feu.
doit faire une douzaine d 'années.
Et ça fait douze ans que personne ne s 'inquiète qu 'il y ait le feu sous la
terre.
Oui, il y a parfois des choses très bizarres qui, avec le temps, on finit
trouver normal.
Enfin, je crois.
Allez, je ne vous poserai plus de questions. Montez.
Mr. President, I'm down here working in the coal mines of Kentucky.
Merci de m 'avoir déposée.
Au fait, monsieur Taggart.
Oui, madame ? J 'ai repensé à ce que vous m 'aviez dit à propos de mon
Vous seriez toujours d 'accord pour l 'arranger ? Vous avez changé d 'avis ?
Pourquoi ?
Il est tombé par terre ce matin.
Comptez sur moi.
Merci. Je vous en prie.
Et bonne journée, madame.
Oui, vous aussi.
Il y aura un concours de chant Ă la kermesse.
Ça va se passer samedi soir et Pati et moi, on y participe.
Vous voulez bien voter pour nous ? Vous me donnez quoi ? Ma soeur. Ça marche.
D 'accord, j 'accède.
Alors, comme ça, vous avez dĂ©pannĂ© Sarah Kellogg ? Après ce qu 'elle a fait Ă
son père, je vous trouve gentille avec elle. On a dit qu 'on parlait pas de ça.
C 'est une enfant de Dieu, comme Notos.
Eh bien, regardez qui voilĂ .
Comment ça va arriver ? Je vous jure. Vous savez, dans ce genre de petite
il y a toujours deux expertes en camarades.
Et qui chantent en plus.
C 'est votre perron, alors ? Oh, ça, monsieur Taguerte, je viens d 'avoir un
gros rhume. Alors, il faudra que j 'y pense.
Que tu penses Ă quoi ?
Que tu penses à comment t 'as réussi à casser ta camionnette. Pense à toi un
peu.
Oh, mon Dieu.
Vous savez, il y a beaucoup de gens qui apprécient le moyen qu 'un gars comme
vous vienne ici et puis mette son nez partout.
Il ne faut pas trop fouiner du côté de chez nous. On pourrait vous prendre pour
une bolette et vous tirer dessus.
Vous commencez Ă comprendre ce qu 'on vous dit.
Un malheur, ça va arriver.
Tu veux dire, un malheur peut arriver ? T 'es un vrai prof, toi. Sauf que c 'est
les mots les plus simples que t 'arrives pas Ă enregistrer.
Tire -toi.
Tire -toi. Et il n 'y a pas plus clair.
Tire -toi.
Vous n 'allez peut -ĂŞtre pas le croire, mais il y a pas mal de monde qui m 'aime
bien ici.
Les gens veulent que je reste un peu. Et moi, ça me fait plaisir de leur faire
plaisir.
Et puis, j 'ai décidé que si vous n 'êtes pas content, c 'est dur pour votre
gueule.
Ça risque d 'être plus dur pour la tienne.
Vous savez, parfois, on se sent seul Ă deux. Vous voulez pas inviter vos petits
copains ? Oui, j 'arrive.
Ça
y
est, il est fondu. C 'est intelligent, ça.
Moi, je suis là à abîmer mon bois de charpente. Je vais finir à la barre.
Ils ont vu Ă combien ? Ils ont vu ou quoi ?
J 'aurais dû m 'en douter que vous étiez un agitateur de premier choix. Il n 'y
a pas assez du beau travail.
Je vous arrĂŞte pour couer blessure et trouble de l 'ordre public. Non,
C 'est la légitime défense.
Tous ces hommes lui sont tombés dessus.
Il n 'y a personne qui va dire le contraire ? Je n 'ai rien vu.
Il n 'y a pas de problème.
Merci pour votre aide, révérend.
Allez, viens.
Écoutez -moi, ça fait des années qu 'ils envoient des enquêteurs à la compagnie
Houillère et personne n 'a jamais rien trouvé.
C 'est mauvais pour vous ici. Et c 'est pour ça que vous m 'envoyez toujours où
il faut, chez les gens qui refusent de parler.
Ce ne sont pas vraiment qu 'aux gens les gens d 'ici, vous le savez.
Je sais aussi qui finance quoi. L 'existence de l 'église dépend de M.
qui dirige la compagnie Houillère.
Vous ĂŞtes un homme juste.
Un jour vous allez vous réveiller en disant, ce n 'est pas avec de l 'argent
je sauverai mon peuple.
Je pense sincèrement que vous en prendrez conscience.
Tu sais qu 'à une certaine époque, on tuait le porteur de mauvaises nouvelles
Balance -moi un whisky.
Vous avez l 'air prêts pour une tasse de thé. Vous lisez dans mes pensées ?
Miel
? Avec plaisir.
Vous ne vous sentez jamais seule ? Vous abeillez, vous ?
C 'est tout simple.
J 'ai aidé mon père aux ruches depuis que j 'avais 16 ans.
Il est mort Ă la mine et j 'ai pris le relais.
D 'une certaine manière, il est toujours là .
Mais enfin, non, seul, je ne le sens pas seul.
C 'est vrai qu 'il a été mineur avant d 'être ingénieur ? C 'est vrai.
Est -ce qu 'il dessinait des cartes, un plan des mines, peut -ĂŞtre ce genre de
choses ? Vous en avez des questions.
Oui, pardon.
Vous n 'avez qu 'Ă m 'en poser aussi, ce que vous voulez.
Bon, d 'accord.
Pourquoi est -ce que vous faites ce travail ? Je fais ce travail parce que
paie est excellente.
Et je n 'ai pas de famille.
Et aussi parce que j 'aime rendre service. C 'est très important pour moi.
comprenez ? Merci.
On dirait que ça se couvre un peu. Je vais peut -être me remettre au boulot.
Je n 'ai plus de clous.
Je peux aller vous chercher ça.
J 'en ai une grande boîte sur le siège avant.
Très bien.
De toute façon, il n 'y a pas de siège arrière.
Je ne dois pas ĂŞtre la seule Ă qui vous poser des questions ? Eh bien, lĂ d 'oĂą
je viens, c 'est comme ça que les gens apprennent à se connaître. On s
'interroge, on discute. Vous devriez essayer, c 'est très agréable.
Ça m 'arrivera peut -être.
Monsieur Taggart, c 'est vrai que j 'ai décidé d 'accepter votre proposition.
Mais je n 'ai pas l 'intention de vous exploiter vos dîners avec moi ce soir.
Si vous insistez, oui.
Ă€ cette heure.
C 'est parfait. À cette heure.
L 'adolescente a fait son père.
Une adolescente soupçonnée de parricide, Sarah Kellogg, 16 ans.
Parakenog a quitté. Huit mois de procès n 'ont lieu pour insuffisance de
preuves.
Bonsoir.
Ces montagnes, c 'est ce qu 'il y a de plus beau sur la Terre.
En général, les bénévoles comme vous, ça parle de Dieu.
Que Dieu est avec eux, qu 'ils ont trouvé Dieu.
Au lieu de causer, ils sermonnent.
Mais votre avis, il compte pour rien.
Vous, c 'est tout le contraire.
Vous êtes flic, c 'est ça ? Je travaille pour le gouvernement fédéral, c 'est un
petit peu la mĂŞme chose.
J 'ai entendu dire que des personnes mal intentionnées déchargeaient leurs
déchets toxiques.
Alors je suis venu mettre un pavé dans la mare.
Ouais.
En voilà une bonne idée.
Vous voulez toujours bien me réparer mon perron ? Vous me feriez beaucoup d
'honneur.
Vous avez déjà vu quelqu 'un qui déposait des barils dans le coin ? Ce
vu, c 'est des lumières bizarres de ce côté -là , la nuit.
Des hélicoptères, des engins comme ça.
Il y a les marches de mon perron aussi, hein ? Je vous arrangerai ça.
Le fils Carter m 'a dit qu 'il voyait parfois des petites lumières en
Je crois qu 'il s 'agit d 'hélicoptères spécialement prévus pour lâcher leurs
poisons. Vous savez comment on y accède, là -haut ? Non, mais j 'ai quelque
chose Ă vous montrer.
Méfiez -vous des pierres, ça patine sec.
Tiens, ben voilĂ .
Des poissons morts de tous les côtés.
Ça arrive après une grosse pluie, ça.
Ça tue le retin.
Ça fait des mois que c 'est comme ça. Sauf que maintenant, c 'est pire.
Et je croyais que vous connaissiez pas la pĂŞche.
Mon oncle Raoul, il m 'a dit, montre pas tes cartes trop tĂ´t dans la partie.
Sinon, tu te feras tiboiser.
Oui, c 'est un bon conseil. Bon conseil.
La lettre anonyme, c 'était vous ? Je vous ai envoyé ça, oui.
Bien, maintenant qu 'on se connaît si bien, tous les deux, je vais redescendre
en ville.
Je vous conduis ? Bien sûr.
Une opération de bienfaisance.
Les célébrités, ça les fait bicher et le public suit comme des moutons.
Quoi encore, bordel de merde ? À ton avis ?
Tu entends un pet de travers dans le trou du cul du monde
et t 'es pas foutu de faire face Ă la situation.
Justement, je suis dessus. Enfin, bon Dieu.
Nathalie, tu te rabilles et tu décorses. J 'ai un rendez -vous.
D 'accord, chérie.
Jack Taggart, agent fédéral au bureau de l 'environnement.
J 'ai dĂ» en tirer des ficelles pour savoir oĂą en est la situation dans ma
natale parce que monsieur mon fils se noie dans un verre d 'eau.
Si tu veux, je l 'efface.
Toi, tu serais incapable d 'effacer ton nom sur une feuille.
Vive la bagarre.
Rentre pas dans son jeu, la loi est de ton côté.
Tu le fais boucler par les flics, avec des témoins cette fois -ci.
Je te fais ça en un coup de fil.
Eh bien, vous voilà deux jours d 'un perron tout neuf. Je vous dois première,
pour la cour. Ça vous fera 50 dollars.
Vous me faites marcher, lĂ . Tout Ă fait.
Merci, en tout cas.
Ah,
dites donc, vous faites.
J 'avais oublié, mais j 'ai besoin d 'une nouvelle dalle en béton dans le
garage.
Ah oui ?
Je vous ai eu, je n 'en ai pas de garage.
C 'est bien bon. C 'était une blague.
Allez, un petit jour.
Ă€ bientĂ´t.
Allez, tiens.
C 'est marrant, la vie.
Nous, on passe te voir comme ça.
Et on te trouve lĂ , Ă faire des mamours Ă un autre.
Il t 'emmène au dancing ? Il te raccompagne dans sa voiture ? Moi, c
trop mon genre de mec, mais je suis vachement curieux.
Vous avez joué qu 'à la touche pipi, ou t 'es allé jusqu 'au bout ?
Bonsoir, monsieur Taguerte.
Comment allez -vous ? Bien.
Merci, monsieur, bien.
Vous avez faim ? Ah oui, c 'est très joli tout ça.
Merci.
Je vais chercher le dîner.
Vous cuisinez bien.
Bien.
Non, non, c 'est pas vrai. Enfin, merci quand mĂŞme.
Dites -moi, comment se fait -il ?
Comment serait -il que vous restiez dans une ville oĂą les gens n 'ont pas l 'air
de bien vous comprendre ? Je suis déjà allée vivre ailleurs.
C 'était assez décidé au milieu de la nuit.
Très spontané, il fallait que je déménage à Louisville.
Le premier jour que j 'ai eu un appartement m 'a cambriolé.
Ils ont tout raflé, les bijoux, les économies de toute ma vie.
Et en fin de compte, moi, je ne suis pas du tout citadine. Chez moi, c 'est ici.
On dirait.
J 'ai entendu raconter qu 'il y a une kermesse bientĂ´t.
Vous voudriez m 'y accompagner ? Comment ?
Qu 'on sorte ensemble ? Oui.
Eh, c 'est très très content.
C 'est très ravi.
Ah, ça alors ! Salut Sarah.
Bonsoir.
Ça va comme tu veux, Florette. J 'ai pu rentrer deux jours plus tôt. Oui, je
vois ça.
Jack Taggart, je vous présente mon frère Earl.
Enchanté, Jack Taggart. Les amis de ma sœur sont mes amis d 'office.
Ça fait du bien de te rentrer, tiens.
Il faut savoir que ma petite sœur, elle sait faire la meilleure cuisine du
Kentucky. C 'est la vérité vraie.
Je connais les meilleurs coins pour la chasse.
Je connais ces montagnes aux centimètres près. On pourrait sortir les fusils ?
Avec plaisir.
Alors, Sorette ? Un petit dessert ? Il commence Ă se faire tard. Merci pour cet
excellent dîner. J 'ai été ravi.
On se verra demain ? D 'accord.
Salut, Jack.
Au revoir. La maison est toujours ouverte. Merci.
Il a l 'air gentil.
Tu le connais bien, cet homme ? Est -ce qu 'on connaît jamais les gens ?
Je suis content que tu
passes une rencontre.
Faut pas croire, hein, mais c 'est que... Je sais pas.
Peut -ĂŞtre que je sens pas ce gars -lĂ , tout simplement.
Il suffit que quelqu 'un me regarde, parce que je le sens pas.
Ah, d 'accord.
Je t 'explique autrement.
Je ne veux pas que ce type vienne ici réparer quoi qu 'il soit. Ah non,
? C 'est quand mĂŞme quelque chose.
Je te laisse trois semaines et le petit crapaud se change en papillon mondain.
Sarah, tout ce que je dis, c 'est que le monde n 'est pas rose. Il y a des
dangers et tu n 'as pas beaucoup d 'expérience.
Tu me prends peut -être pour une godiche, mais je sais me défendre.
'essaie de discuter avec toi.
Tu ne vas pas retomber dans tes vieilles lubies.
Ce serait triste si on devait râper les médecins ici pour te parler.
Hein, Sarah ? Sarah ! Tout ce que je te dis, c 'est de faire attention.
Si on te faisait du mal, ça me tuerait.
C 'est tout ce que je te dis.
Monsieur Cotton ! Qu 'est -ce qu 'il vous
en fait ?
Oh, seigneur.
Vas -y, vous emmenez Ă l 'hĂ´pital.
Ouvrez la porte, s 'il vous plaît.
Vous l 'emmenez au bout, à la consultation numéro 1.
Encore deux heures et il restait sur le carreau.
Commotion cérébrale.
On n 'arrête pas le progrès.
Je reviendrai bientĂ´t.
Salut, Walner.
Salut.
Tout le monde ici sait ce qui se passe.
Bonjour, capitaine. Ça va comme vous voulez ? Veuillez y suivre, monsieur
Taguette.
Vous voulez qu 'on prenne un café ensemble ? Je ne suis pas là pour
discutailler. Je vous ai vu démolir cinq hommes. Et maintenant, c 'est Cotton
qui est Ă deux doigts de la mort.
Chaque fois qu 'il y a du sang, vous ĂŞtes lĂ .
Coup et blessure, je peux vous garder dix jours pour ça.
Écoutez, on va arrêter les conneries.
Vous savez qui je suis. Je pourrais vous arrĂŞter tout aussi facilement.
Et vous le savez.
Alors retournez Ă votre voiture, qui appartient Ă M.
Hanner, au mĂŞme titre que vous et vos sbires. Et foutez -moi le camp.
Moi, je ne vous reconnais aucune autorité.
Tu vas reconnaître un fusil dans le cul. Je l 'ai maintenant.
Alors, qu 'est -ce que vous choisissez ?
Vous voulez jouer dans la cour des grands ? J 'envoie 300 agents chez les
Vous le sentirez, je vous le garantis. Ils vont vous inspecter par tous les
trous.
Votre médecin de campagne faudra qu 'il fasse importer une tonne de pommade pour
vous soulager de vos hémorroïdes.
Qu 'est -ce que vous choisissez ? Qu 'est -ce que vous choisissez ? C
'est bon, on s 'en va.
Qui ĂŞtes -vous, M.
Taggart ? Je suis un agent fédéral du Bureau de l 'Environnement.
Nous avons reçu plusieurs rapports, comme quoi des gens qu 'on n 'a pas
identifiés pour l 'instant se débarrassent de produits extrêmement
les collines des environs.
Ce que je trouve particulièrement alarmant, car si la nappe phréatique est
touchée, il y aura plutôt potable dans toute la région.
Il y aura des milliers de morts un peu partout dans le coin.
Pourquoi vous avez jugé nécessaire de me mentir ? Vous vouliez vraiment réparer
mon perron ?
Et faire connaissance où ce n 'était qu 'un mensonge.
Parce que de là d 'où je viens, moi, ça s 'appelle trahison et ce ne sont pas
les amis qui font ça.
J 'ai été ravi de travailler pour vous.
Et vous m 'intéressez beaucoup.
Tu sais pourquoi je les aime, ces nénettes ? Qu 'elles soient ensemble ou
je m 'en contretape.
C 'est le moment que ça sorti.
C 'est votre fils.
J 'espère pour toi que tu as assuré.
Si on essaie de l 'arrêter, les fédéraux vont s 'abattre sur notre ville comme
une nuée de sauterelles.
J 'ai 50 000 barils de cyanure qui vont arriver d 'une heure Ă l 'autre.
OĂą est -ce que tu veux que je les mette ? Tu veux dire, oĂą est -ce que tu veux
que je les mette ? Depuis quand t 'es un perroquet, bordel ? Je viens de me
faire 16 millions de dollars et ça s 'embourde pas.
Elle est à moi, cette région.
Alors pourquoi est -ce qu 'on m 'emmerde ? Je connais pas la loi, celui -lĂ .
C 'est moi, la loi.
C 'est moi.
J 'ai un autre job pour toi.
Tu connais le nouveau venu Ă Jackson?
Mes enfants, c 'est tout ce que j 'ai.
Je ne savais pas que vous étiez venus pour aider mon gamin.
Pour ça, je vous remercie.
Je regrette pour l 'autre fois.
Je sais que vous aviez vos raisons.
J 'ai les miennes.
Ce sont les cartes de mon père.
Je veux vous aider, moi aussi.
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501
Vous permettez que je dise quelques mots ? Veuillez vous asseoir, merci.
Le problème chez les riches, c 'est qu 'il leur arrive assez souvent d 'être
indifférents aux autres.
Ces gens qui s 'enrichissent en déchargeant à la tonne des dérivés de
des sous -produits industriels, ils se font des petites fortunes. Pourquoi ils
'enterrent pas leur saleté chez eux ?
Pourquoi est -ce qu 'il paie un pauvre connard, pardonnez -moi, révérend, 5
dollars de l 'heure pour convoyer tout ça dans les montagnes des Appalaches ?
Pourquoi ? Parce que pour ces gens -lĂ , vous autres,
vous êtes des ignorants, des fanupiés, des pauvres petits péquenots qui n 'ont
ni l 'argent, ni le pouvoir, ni la volonté de se battre.
Et ces hommes -lĂ pensent que vous ĂŞtes tous insignifiants.
que vous ne valez rien.
Alors, s 'il y en a un ici qui estime que les 300 dollars qu 'il a reçus pour
payer une antenne satellite sur sa télé ont autant de valeur que l 'héritage de
vos ancêtres et l 'avenir de vos enfants, je voudrais qu 'il lève la
Je ne vois pas de main levée.
Je vous demande d 'y réfléchir.
Vous savez pourquoi je suis ici.
Si on est unis comme une famille, on peut les vaincre.
Jacques, je peux vous voir une seconde ?
Écoutez,
je suis au courant pour les déchets toxiques.
C 'est un grave problème.
Tous ces problèmes sont si compliqués, c 'est pas évident de s 'y retrouver.
C 'est pour ça que j 'ai sauvé mon église. Je croyais pouvoir être utile.
suis rendu compte que quoi qu 'on fasse, on ne peut pas sauver des cadavres.
Alors je vais changer les choses.
En commençant ici.
Je peux jurer devant Dieu que si vous traînez ces salauds en justice, j 'irai
témoigner contre eux en personne.
On ne fait pas une si mauvaise équipe.
Vous y serez, mes amis.
Vous revenez quand vous voulez. On y arrive bientĂ´t.
Merde. Ça te prend ton argent de poche.
Je t 'ai dit que c 'était urgent.
Tu veux bien qu 'on parle ? On ne l 'a pas eu.
Il est aussi coriace qu 'un pitbull.
Il va falloir retarder la livraison. On annule tout tant qu 'il y a un risque.
Mon garçon, tu me donnes mal à la tête.
Tu ne retardes rien.
ArrĂŞte -moi une rencontre avec lui.
Ah ouais, Ă vos ordres.
C 'est vous, Jack ? Jack !
Sous -titrage ST'
501
OĂą sont les billets ? Tenez, monsieur.
Des allers -retours gratuits pour le casino Ă nez.
On ne dira pas que j 'ai oublié l 'endroit où je suis né.
Porte -toi, Billy.
Ça va chez toi ? Oui, ça va.
Vous jouez de la guitare ?
Bien, mets -toi sur un micro.
C 'est bon, ça y est.
Généralement, on ne peut pas insulter une femme de cette façon sans insulter l
'homme qui l 'accompagne.
Et dans ton cas, ça ne vaut pas le coup.
Agent fédéral de merde.
Ça vient danser avec les pétasses du coin.
Ça, ça vaut le coup.
Ă€ genoux.
Tu fais mal ! Ah bon, vraiment ? Lâche -moi ! Ça m 'embête,
mais... Laisse -le partir. J 'ai dit, laisse -le partir.
J 'ai fallu présenter des excuses.
Très vite. Avant de t 'endormir. Je m 'excuse, mademoiselle.
T 'es passé à ça, que je te
mette la branlée de ta vie.
Monsieur Hanner aimerait vous voir, monsieur Taggart.
Voilà une merveilleuse idée. Où est -il ?
Je n 'en ai pas pour très longtemps.
Bonsoir, monsieur.
Ça va comme vous voulez ? Salut.
Attention à vous. Ça va, les hémorroïdes ? Eh bien, ça en fait du monde sur la
piste de danse. Un bon petit flot, ça vous intéresse ? Vous
avez
fait ça comment ? Avec le pouce ? J 'ai bien aimé.
Oh, c 'est comme un tour de carte. Je vous montrerai l 'occasion.
Bon, je ne vais pas tourner autour du pot.
Quel est votre prix ? Je vous demande pardon ? Je suis un homme riche et je
paierai pour vous en aller.
Tout le monde a son prix.
Quel est le vôtre ? Ça va demander réflexion.
Si on disait la vie de mon ami ?
ou si vous pouviez retirer le poison qui est ici, dans la terre, dans l 'air et
dans l 'eau, Ă cause de vous.
Pour une seule de ces choses, non seulement je quitterai la ville, mais je
impressionné.
Réfléchissez à mon offre.
C 'est tout réfléchi.
Vous ne trouverez rien.
Vous ne trouverez rien chez nous.
Et la vie est courte.
Très courte, oui, je suis bien d 'accord.
Il faut combien de minutes pour quitter cette ville ?
Je me sens revivre par ici.
J 'ai des envies de m 'acheter une maison dans les parages, de m
Je vous pisse dessus.
Ce gars -là , c 'est un problème.
C 'est justement ce que je... Ta gueule, merde !
Tu vas me condamner cette mine.
Et tu vas m 'enterrer cet emmerdeur au milieu.
Tu sais à qui t 'adresser ? Donne -lui ça.
Si je ne suis pas décisionnaire ici, comment veux -tu que je te remplace un
? Ne te tracasse pas.
Ton père est immortel.
Salut. Salut.
Il a de la poingue, ton camarade.
Il essaie de nous rendre service.
Ah oui ? Si tu nous aidais, ce serait bien.
Qui ça, moi ? Tu sais qu 'Almine Servat a entassé tous les produits, non ?
S 'il te plaît, fais ça pour nous tous.
Tu pourras être un héros.
Je n 'ai rien d 'un héros. Il suffit de vouloir.
Tu peux faire ce qu 'il faut.
J 'ai des doutes, Sarah.
On verra ça.
Ce que je préfère, c 'est la balle, c 'est vous ? On entend ? Allons de l
côté.
Venez les salopards qui sont derrière tout ça.
Je peux même vous dire que moi, moi, j 'ai accepté de l 'argent. Je les ai même
aidés à enterrer leurs saloperies.
Mais ça... Et le révérend, est -ce qu 'il est à l 'intérieur ? Je ne sais pas
il est, le révérend. Je vais essayer qu 'il soit encore vivant.
La décharge, je vous y emmènerai.
Vous voyez le bout de Clearwater Road ? Oui, je connais.
Je vous y retrouve dans une demi -heure.
On n 'a qu 'Ă y aller ensemble.
Ça vaudra mieux, non ? Désolé.
Je ne veux pas qu 'on me voit partir avec vous.
Allez -y.
Vous devez bien simplement s 'exprimer.
Dans le droit et dans le bon.
Je suis fière de toi.
Dis -moi, Sarah, tu me prends vraiment pour une truffe ? Il va nous couler, ce
type. Il s 'en fout, on est qu 'une bande de paysans arriérés au milieu des
collines. Et moi, il va m 'envoyer en prison.
Tu sais qu 'il ne ferait pas ça.
Sarah ? Tu as couché avec lui ? Quoi ?
Tu es une pute !
Quand il sera parti, tout redeviendra comme avant.
Ta maman, non ! Comme avant que papa ait son accident.
Je m 'en vais.
Je m 'en vais.
Fais ça.
Il va encore te faire voler. Il faudra que tu appelles ton grand frère au
secours. Parce que ça te pend au nez, crois -moi.
Faut que tu vois un psychiatre.
Je vais parler Ă la police.
Je leur expliquerai tout. Tout ce qui s 'est passé. Moi, je vais leur parler de
tout. De toi, de papa et des autres. C 'est terminé. Je vais tout leur dire.
Tout. C 'est terminé maintenant.
Tu veux mon avis ? Ce type, il a une mauvaise attenance sur toi.
Tu m 'écoutes, là ? Ne trompe pas, salaud ! Sinon, je te tue ! Tu n 'as pas
intérêt à me louper, alors.
Parce que moi, je pourrais m 'énerver. Sinon...
La prison, je n 'y vais pas.
Jamais. MĂŞme si je dois devenir un enfant unique.
Où tu vas comme ça, hein ? Hein ? Ah bien, en
fait, c 'est ton copain Jack qui va avoir un accident.
Il va se faire avaler par la montagne.
400 mètres de dénivelé.
Vous savez, on a demandé un jour à mon père à quelle profondeur était l 'enfer,
et il a dit 400 mètres.
Il ne s 'est pas trompé de Boko.
Le fais -y, c 'est pourquoi.
C 'est au cas oĂą.
Allez, montez.
Il est lĂ , votre vilain.
En fait, des déchets toxiques.
Moi,
quand je vois toutes ces fuites un peu partout, ça me fait plutôt peur. C 'est
radioactif, à mon avis, ça doit briller dans le noir.
En tout cas, il ne faut pas en boire.
Vous saignez, lĂ , c 'est normal.
Ah oui, j 'ai dĂ» me griffer sur la grille.
Tant qu 'on bavarde, j 'ai souvent remarqué que Sarah était nerveuse en
compagnie. Qu 'est -ce que vous en pensez, vous ?
Vous avez raison. Mais avec tous les hommes, c 'est pareil.
On vous a sûrement parlé de ce qui s 'est passé il y a 20 ans. Elle s 'en est
jamais remise.
Vraiment.
Moi, je crois que si elle ne s 'en est pas remise, c 'est qu 'elle était
innocente.
Ma théorie, c 'est que, quand elle était adolescente, vous l 'avez violée.
Je pense que votre père vous a surpris et qu 'il a voulu vous mettre une bonne
peignée. Et vous l 'avez tuée.
Juste après, vous êtes allé voir votre sœur en disant, désolé, le coup est
tout seul.
Et comme je suis majeur...
Si on m 'inculpe et si je vais en prison, tu vas te retrouver toute seule.
Mais si tu plonges Ă ma place, on te fera rien, tu n 'as que 16 ans.
Elle a été facile à convaincre.
Et tous les gens du cru, depuis ce temps -lĂ , sont convaincus que c 'est elle
qui est folle et tarée et assassine.
Alors qu 'en réalité, c 'est vous.
Elle est rusée, la mouche à merde.
Et vous n 'avez pas la langue dans votre poche.
Jimmy Joe ?
Bobby ? VoilĂ M.
Taggart.
L 'homme du gouvernement.
Il est chez la CIA, ou le FBI, le PDC, enfin bon, un de leurs machins Ă la
gomme, lĂ .
Là , viens nous expliquer la marche à suivre, au plus carrière que nous
Eux, c 'est mes amis.
Ils travaillent ici.
Je vous présente ces gens -là , parce que moi, je pense que vous savez pas trop
ce que c 'est que d 'être pauvre par ici et d 'être obligé de mettre du pain sur
la table.
Votre veste, par exemple, elle a coûté plus cher qu 'un mois de paye de notre
ami Cyrus.
Ah, je vous aime bien, Jack.
C 'est ça qui est énervant.
Et ma sœur, elle vous aime bien aussi.
Je ne vais donc pas vous tuer.
Handal, tu t 'en charges.
T 'inquiète pas.
Sous -titrage FR ?
Sarah ? Jack ! Tu n 'as rien ? Non.
Earl te cherche. Il veut te tuer. Assieds -toi, assieds -toi.
Ça va, toi ? Ton frère est mort dans une explosion à la mine.
Il faut s 'occuper de Hanner et compagnie. Si toi, tu acceptes de
peut les mettre en prison et pour longtemps.
Qu 'est -ce que tu en penses ? D 'accord.
Ça risque de chauffer un peu par ici.
On a un programme de protection pour les témoins à charge.
Alors, prépare tes affaires. On va partir.
C 'est Clinton.
Salut, c 'est moi. On a trouvé ce qu 'il y avait à trouver.
Alors, il y en a beaucoup ? J 'ai jamais vu une concentration pareille. Il y a
eu un effondrement. Le produit est instable et il est sous pression. Il
faire très vite.
J 'ai un témoin à charge qui veut un protection rapprochée.
Entendu. Ce que je peux faire ?
Envoie deux agents du service de protection ici pour l 'escorter en lieu
Rendez -vous au garage Ă camions sur la 98.
C 'est bon, la cabalerie arrive.
Tenez le coup, je fais le nécessaire.
Les voilĂ .
Agent Tiger ? C 'est moi. Agent Adams.
En mission spéciale pour l 'agent Larsen.
C 'est notre colis ? Affirmatif, c 'est le témoin.
Il saura oĂą je suis au moins.
Nous serons toujours en contact par l 'intermédiaire de l 'agent Larsen.
Tu peux suivre ces messieurs, ils vont s 'occuper de toi. Vas -y maintenant.
Mais quand mĂŞme, tu sauras oĂą je suis. Il y aura notre rapport Ă toutes les
étapes.
J 'ai une ligne directe avec l 'Arsène, n 'aie pas peur.
Allez.
C 'est un étui de cow -boy.
Il faut croire.
C 'est étrange pour un agent fédéral.
Quand on nous envoie en zone rurale, on nous laisse faire tout ce qu 'on veut.
On s 'appelle, hein ? C 'est ça.
Viens, bĂŞte -toi.
Je vais lui parler. Bouge pas d 'ici.
Eh ! Viens Ă ton patron que je vais m 'occuper de lui.
Non, on y réfléchit sans.
Je lui dirai moi -mĂŞme.
Merde.
Je sens qu 'on va s 'amuser, toi et moi.
Larsen, vous êtes le roi des empotés. Pourquoi je vous paie, moi, au juste ?
Vous voulez que je vous remplace ? Non, non, écoutez -moi.
Daguerre ne sait pas que je vous couvre.
Je peux m 'assurer que toute enquĂŞte qu 'on ouvrira sur vous n 'aboutira pas.
Alors c 'est vous qui superviserez les opérations de nettoyage à la mine.
Vos premiers problèmes, je vous dégage.
Il n 'y a pas de problème.
Il n 'y a aucun problème.
Je vais d 'abord filer en ville pour régler certains comptes.
Et juste après, je reviendrai finir de réparer ton perron.
T 'inquiète pas, tu as une sécurité ici.
Tu ne reviendras pas tout Ă l 'heure.
Ton amourette de vacances est finie.
Dis -moi la vérité.
Je suis majeure.
D 'accord, je vais aller arrĂŞter Ă un heure.
Et je viens te chercher.
Crois -moi.
Fais -moi confiance.
Messieurs, veuillez vous approcher.
Monsieur Hanner, vous êtes accusé d 'avoir stocké 4 100 000 barils de
toxiques en 42 dépôts sur 13 sites illégaux. Comment plaidez -vous ? Mon
se reconnaît coupable d 'avoir enfreint la réglementation civile sur le devoir d
'informer et les procédures d 'urgence. Très bien. La cour vous inflige 25 000
dollars d 'amende.
Par ailleurs, je vous condamne Ă payer la mĂŞme somme pour votre refus d
'inscrire votre inventaire de produits toxiques au registre fédéral. Affaire
classique.
Vous savez pourquoi j 'aime l 'Amérique ?
Je ne suis fait 300 millions de dollars et ça ne m 'en coûte que 50 000. S 'il
vous plaît, on peut vous parler deux minutes ? Merci.
Vous savez, au bureau de l 'environnement, ils ne savent pas
criminels, ni punir les crimes, ni préserver l 'environnement.
J 'ai une surprise pour vous.
Je viens de démissionner et j 'ai démissionné avec pour seul et unique
de passer ma vie Ă pourrir la vĂ´tre. Ne soyez pas aussi mauvais joueur,
Taguerte. Votre juge a décidé que j 'étais innocent.
C 'est mes droits constitutionnels que vous ĂŞtes en train de violer.
Monsieur Hanner, je peux vous garantir, aussi sûr qu 'on est là , que vous ne
risquez pas d 'oublier ce que violer veut dire.
Salut, Larsen. Salut.
Tout va bien ? Je ne m 'attendais pas Ă vous voir ici.
Ouais, si je suis ici, c 'est pas un hasard.
C 'est vous qui avez piégé Franck.
Non, mais ça va pas, nous. Sans votre intervention, il gardait sa couverture.
Je vous arrĂŞte.
Vous avez le droit de garder le silence.
Tout ce que vous direz pourra ĂŞtre retenu contre vous. Vous pouvez pas m
'arrêter, je suis votre supérieur.
Non, mais vous, vous prenez pour qui ? C 'est la question que j 'allais vous
poser.
J 'ai honte de vous.
Passez -lui les bracelets.
Ă€ vos ordres, on y va.
Allez.
Viens me tenir le sac.
Pourquoi ? Il va pas s 'en aller ? Aux pieds, je te dis.
Tiens, attends.
Tu mets ton poids en avant, comme ça.
Junior ! Petit, petit, petit, j 'ai hâte de parler.
Oh non.
Qu 'est -ce qui vous fait peur ? C 'est qu 'un agent fédéral.
Quoi ? Vous allez m 'arrĂŞter dix minutes aussi ? Viens, approche, on va causer.
T 'as qu 'Ă venir, toi.
Tu vas te cacher derrière ce gros tas ?
Tu peux te barrer direct, t 'as pas de preuves contre moi. J 'ai de quoi te
faire tomber dix fois.
Mais ce qui est regrettable, c 'est que notre système judiciaire actuel ne me
permet pas de te faire souffrir autant que tu le mérites.
Alors, comme je suis un grand égoïste, je me suis arrangé pour que tu souffres
quand mĂŞme.
Tu vas lâcher mon pote ou tu préfères m 'obliger à te donner une leçon de
massacrage de gueule ? Faut vraiment que tu sois le dernier des cons, d
'ailleurs.
Sinon, tu te serais barré il y a longtemps.
Avec qui va te mettre, toi qui va vouloir ĂŞtre mort ? Ouais, tu vas voir
te saigner comme un goret. J 'ai parcouru les Appalaches et j 'ai
gens épatants. Mais des comme vous, je n 'en ai pas rencontré.
Vous ĂŞtes uniques.
Tu fréquentes que les ignorants et les incapables.
Mais nous, on a de l 'instruction.
Ouais, parfois, ça vaut pas le bon sens.
Tu sais, Junior, si ton père se doutait à quel point tu es con, il se ferait
rembourser.
Allez, tuez -le ! Stendhal, choppe -le, vas -y !
Tu vas me parler, hein ? Allez, tu vas te mettre Ă table.
Vous voulez que je fasse quoi ? Il va falloir que tu parles.
Tu sais que les activités de ton père sont pourries.
Tu vas rejoindre la partie civile. Et t 'as deux raisons pour ça.
Soit c 'est la seule façon de sauver tes fesses, soit tu te rends compte que c
'est la chose Ă faire.
En ce qui me concerne, je m 'en cogne.
Mais tu vas le faire.
Ouais, d 'accord.
Sous -titrage ST' 501
J 'ai un mandat d 'arrêt contre lui. Que vous représentiez le juge ou Dieu le
Père, je m 'en fous. C 'est une partie privée. Vous savez que j 'ai le droit d
'effectuer l 'arrestation par tous les moyens nécessaires. Et là , vous entravez
la justice.
L 'usage de la force vous goûtera des millions en dommages et intérêts.
Vas -y, fais -moi un procès.
Qu 'est -ce qu 'on peut te dire ?
Je ne peux pas s 'arrêter, celui -là . Qui ça ? Un flingue -pornée.
1000 dollars qu 'il bouffe le tapis dans les 30 secondes.
Je prends le pari.
Vous désirez ? Je désire honorer un mandat d 'arrêt que j 'ai pour Ori
qui se trouve derrière la porte.
Je vous laisse entrer, je perds mon job.
C 'est mieux que de perdre toutes tes dents de devant, non ? Attendez une
seconde.
Excusez mon ami, il est nouveau ici.
Ce qu 'il veut dire, c 'est que ce fameux mandat, tu vas te le mettre au
Nous entraver la justice.
Salut, Anner.
Salut, Jack.
Asseyez -vous.
Alors, qu 'est -ce qu 'on vous sert ? Merci, je ne bois pas.
Tu m 'appelles ? On n 'a pas eu de plaisir, mais je suis sûr que ça vous
égal. Oren, bonne chance avec cet imposant individu.
La situation...
est tout à fait unique. J 'ai constaté que le bureau de l 'environnement avait
été incapable de vous coincer. À propos, quand j 'ai dit que j 'avais
démissionné, c 'était une blague, je suis toujours en activité. Ces messieurs
sont du FBI. Ils sont lĂ pour m 'aider Ă appliquer ce mandat.
Votre fils m 'a fourni assez de preuves pour vous coller au trou pendant des
années.
Mon fils, c 'est la pire déception de ma vie.
On vous tient pour extorsion, association de malfaiteurs, meurtre et
30 ans au total.
30 ans sans femme, ça doit être horrible.
Je savais que vous alliez dire ça.
Justement, j 'ai un ami qui s 'appelle Tyrone. Il s 'est personnellement engagé
à vous prendre sous son aile dès votre arrivée en prison pour assurer votre
initiation à la délicatesse en ce jour.
Vous serez bien entouré, ne vous inquiétez pas pour ça.
Eh bien, ça règle la question féminine.
Mais vous avez devant vous un homme âgé.
Ă€ 60 ans, je crois que je n 'y survivrai pas.
Je ne sais pas que j 'en aurais très envie.
Vous pouvez vivre très vieux, on ne sait jamais.
Avec ce calcul, je pourrais vous tuer gratis.
On devrait pouvoir y arriver, oui.
Rapide. Les menottes.
Je l 'ai.
C 'est très rapide.
Je vous arrête, mettez vos mains derrière.
Appelez une ambulance.
Je suis toujours vivant, fellow.
Je sais que vous ĂŞtes vivant.
Ça doit être soit parce que je ne t 'ai pas visé, soit parce que je vis très
bien et que j 'avais très envie de vous présenter Tyrone.
Je vais vous laisser méditer là -dessus.
Va te faire enculer.
C 'est ça, à la prochaine.
Ne bougez pas, c 'est pas bien.
... ... ...
...
Sous -titrage ST' 501
Sous -titrage
Société Radio -Canada
Sous -titrage Société Radio -Canada
Sous -titrage
MFP.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Sous -titrage
MFP.
Sous -titrage
Société Radio -Canada
Mr Peabody's coal train has hauled it away
When I die letting
my ashes flow down the Green River Let my soul roll on up to the Rochester Dam
I'll be halfway to heaven with paradise waiting Just five miles
away from wherever I am and daddy won't you take me back to Muhlenberg county
down by the green river where paradise lay well I'm sorry my
son but you're too late in asking Mr.
Peabody's coal train has hauled it away
Can't find what you're looking for?
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