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Original subtitles

OĂč est le corps ?

C'est quoi ce bordel ?

Qu'y a-t-il, Papa ?

Ne touche pas à ça.

PRÉSENTATEUR 1 :La police et les mĂ©dias

ont commencé à l'appeler...

- Le Chasseur. - Le Chasseur.

- Le Chasseur. - Le Chasseur, comme l'assassin

de Blanche-Neige.

PRÉSENTATEUR 1 :Le suspect prĂ©sumĂ©,

un certain Lincoln Raider, 54 ans,

est accusé de...

Raider.

Comment avez-vous tué ces filles ?

- Comment avez-vous tué ces filles ? - Lincoln !

C’est pour ma femme !

T’es un homme mort.

- Tu me l’as prise. - À l’aide !

Je l’aimais !

Je l’aimais !

La veille d’Halloween, juste à la nuit...

Ping Ping et Tao Tao rentraient chez eux,

ils prirent une table pliante et la posĂšrent...

INFIRMIÈRE : Merde ! Tu m’as fait peur.

Désolé.

– Tu dois ĂȘtre Max.

Je suis Corina.

Salut.

Pourquoi avoir choisi le centre de rééduc ?

Euh
 pour rien, vraiment.

C’est moi qui l’ai choisi, chĂ©rie.

J’adore cet endroit.

Moins de stress, des patients qui ne se débattent pas.

Et puis, je gĂšre mal les confrontations.

Toi ?

Je te tiens.

Bouge pas ! Bouge pas !

Ça ne me dĂ©range pas.

C’est gentil de leur faire la lecture.

Oui, je lis Ă  tous les patients.

Certains réagiraient aux stimuli extérieurs.

Tu sais qui il est, n’est-ce pas ?

On dit que c’est lui qui a tuĂ© ces filles Ă  Antrim.

Il me file la chair de poule rien qu’ici avec lui.

Tu as besoin de quelque chose avant que je


– Max ? – Non.

Merci.

TrĂšs bien. Bonne nuit.

On va arrĂȘter la lecture.

On veut la vérité !

Salut, partenaire.

On en a un autre, on dirait.

– Comment ça ? T’es sĂ»r ?

Oui, regarde.

Ça ne correspond pas.

Comment ça, ça ne correspond pas ?

Ce sont des coups de défense, et je parierais

qu’elle a encore son cƓur.

Tu es médecin légiste, maintenant ?

Écoute, ça ne peut pas ĂȘtre un hasard.

Devine qui est sur le bail ?

– DARBY : Samuel Miller. – Samuel Miller,

celui qu’on a interrogĂ© pour la premiĂšre victime.

Et le dernier Ă  avoir vu Tina Benning et Raider

la nuit oĂč elle a Ă©tĂ© tuĂ©e.

Ils bossaient ensemble.

Son nom est sur le bail. C’est notre homme.

Toujours pas bon.

Les médias rouvriront tout ça dans

dix minutes environ.

Tu te souviens de la derniĂšre fois ?

Des pĂšres en deuil, pas des lyncheurs.

D’accord, des justiciers.

Désolé si mon instinct ne colle pas au tien.

J’ai toujours aimĂ© comment tu sculptes un rĂ©cit.

Ou peut-ĂȘtre juste tes courbes.

Peu importe. Tous les K9 et agents cherchent Sam Miller.

On aura bientÎt nos réponses.

Je suppose, oui.

Parfait.

Reynolds dit que

tu penses que Raider n’est pas notre homme.

Oui, monsieur.

Le souci n’est pas

ta logique, mais ton timing.

Je prépare une conférence de presse

pour devancer tout ça avant que ça explose

dans un autre sens négatif.

J’ai besoin de ton soutien.

Qu’insinuez-vous ?

Qu’on met toute l’énergie sur notre suspect clĂ© :

Sam Miller, dans l’affaire du Chasseur.

– Quoi ? – J—

Le corps de Jenn Littles a été trouvé hier.

On n’a pas encore assez de rĂ©ponses.

On n’a mĂȘme pas le toxico.

On ne devrait pas se baser sur les faits ?

- Les faits ? - Depuis que Raider est dans le coma,

aucun corps n’a suivi le MO du Chasseur.

Jusqu’à hier.

Les antennes l’ont localisĂ© prĂšs de chaque victime

aux dates oĂč elles

ont été signalées disparues,

et son historique montre tout sauf leurs noms.

Sam Miller reste un meurtrier.

On est d’accord ?

- On est d’accord ?! - Oui, monsieur.

Aprùs huit longs mois, la police d’Antrim

a nommĂ© un nouveau suspect dans l’affaire du Chasseur,

Samuel Jacob Miller.

Homme blanc. 1m78, environ 86 kilos.

ÂgĂ© d’environ 38 ans.

Recherché pour le meurtre de Jennifer Littles.

Si quelqu’un sait oĂč se trouve

Sam Miller, contactez la police d’Antrim.

Merci.

On veut la vérité !

On veut la vérité !

Reviens-moi.

HĂ©, je t’aime.

Jolene.

Madame Raider.

On n’est pas amies.

Que fais-tu ici ?

Je venais voir comment il va.

– Pourquoi ?

Tu te fiches de Lincoln.

C’est ta faute s’il est ici.

Madame Raider, on paie le prix du sang versé.

Et on devrait payer aussi

pour briser des innocents.

Vous avez des enfants ?

Non. Bien sûr que non.

Eh bien, Lincoln, lui, en a.

Et beaucoup d’amour l’attend à la maison.

Putain ! Putain !

Putain !

Putain !

Tu te souviens de ton premier meurtre ?

Ce moment oĂč ton sang a pris feu,

et oĂč tu as senti la montĂ©e de pouvoir ?

Quand tu vois plus de vie dans leurs yeux mourants

que dans toute leur vie ?

Moi, oui.

Hmm.

C’est intense. Pur.

Hmm.

Tu m’écoutes, au moins ?

Ou je perds mon putain de temps ?

Il est temps de te réveiller.

Je sais que t’es là.

Je le sais.

Je sais que t’es là.

Alors réveille-toi.

Réveille-toi !

Allez


Allez


Vas-y.

Réveille-toi.

Réveille-toi, pour moi.

Je suis mort ?

Non.

T’es qui ?

Euh
 je
 je suis infirmiùre.

Faites-les partir.

Qui ?

Tous ces gens.

Il
 il n’y a personne. Je
 je vais chercher le docteur.

Non. Non.

Reste.

Reste avec moi.

Reste avec moi.

Reste.

Il rĂ©agit, mais il est encore bien Ă  l’ouest,

et ça durera sûrement un jour ou deux.

À quelle heure s’est-il rĂ©veillĂ© ?

Une infirmiĂšre de l’USI l’a trouvĂ© Ă©veillĂ© vers 2 h.

Laquelle ?

InfirmiĂšre Mason.

- Qui est-ce ? - À ton avis ?

Je peux entrer ?

Oui, entre.

– T’es seul ? –

Euh, oui.

– Qu’est-ce que c’est ? – Tu veux quoi ?

Hmm ?

J’ai parlĂ© Ă  l’hĂŽpital.

Ils disent que tu t’occupes de Lincoln Raider.

– C’est mon nouveau poste. – C’est


Qu’est-ce que tu fous, Max ?

Qu’est-ce que tu fous ?

– Mon boulot. – Ton boulot ?

– Oui. – Six femmes mortes !

Tu sais mĂȘme pas qui les a tuĂ©es. Bravo. Super taf.

T’as une sale tĂȘte, Max.

Tu manges au moins ?

– Oui. – Oui ?

Tu sais que j’approuve pas ce que tu fais.

Tu n’approuves pas ce que je fais ?

Je m’en fous pas mal, alors


Quand maman mourait


Tu te souviens de ce que je t’ai dit ?

Hmm ?

Je t’ai dit que je serai toujours là pour toi.

Je le suis encore, Max.

Je crois plus un mot que tu dis, Darby.

Ouais.

Hé, hé, hé, partenaire.

Je pensais que tu devrais savoir que


Jolene Raider reprend la garde de Lincoln.

Elle le fait sortir de l’hîpital.

OĂč ça ?

Chez lui.

M. Raider, vous sentez ça ?

Clignez si oui.

Bien.

TrĂšs bien.

Max, prenez-lui la main.

Serrez la main de Max.

Allez. Aussi fort que possible.

Bien.

Hmm.

Je prépare la décharge.

Merci. Merci beaucoup.

Merci.

C’est Max, pas vrai ? Moi, je suis Jolene.

Je suis la femme de Lincoln. Merci.

Merci beaucoup.

Bien sûr.

Salut, mon cƓur.

Je vais te rejoindre.

Oui ?

Salut.

Oh, chéri


Tout ira mieux dĂ©sormais, d’accord ?

Hmm.

HĂ©.

Devine qui c’est.

Qui ?

C’est Rose.

C’est ta fille.

Je l’appelle Rosie, elle a les joues rouges.

Tu es pĂšre.

C’est bon, tout va bien.

Tout va bien. Tu rentres.

Des protestataires attendent depuis tĂŽt ce matin

le départ de Lincoln et de sa famille

placés sous la garde de la police locale.

C’est quoi ce bordel ?

Salut, mon cƓur.

PrĂȘt Ă  rentrer Ă  la maison ?

On rentre.

D’accord.

J’espùre que la police va pas merder encore ?

C’est exact.

Que voulez-vous dire aux familles des disparues ?

Que voudriez-vous leur dire ?

Assassin !

Justice !

Hé, hé ! Reculez ! Reculez !

Dégagez !

Les regarde pas.

HĂ©. Tu es chez toi.

N’hĂ©sitez pas Ă  appeler pour quoi que ce soit.

Et répondez pas aux questions sans passer par nous.

D’accord. Merci.

Bienvenue, M. Raider.

HĂ©.

On va te laver.

– Oh. –

Je veux te prĂ©senter quelqu’un.

– Police ! Bougez plus ! – Wow, wow, calme !

- Darby, c’est moi ! - Qu’est-ce que tu fais ici ?

Baisse ton arme.

Commence Ă  parler.

D’accord, Ă©coute
 Les Benning ont appelĂ©.

Ils disent recevoir des colis étranges,

alors je suis venu voir ça.

Baisse ton arme, s’il te plaüt.

Quels colis ?

Allons voir ensemble.

Lincoln Raider n’a pas tuĂ© ma fille.

Et vous le savez comment ?

Moi et d’autres familles avons reçu des colis

du vrai tueur.

Attendez, vous voulez dire


Vous et les familles des victimes ?

Oui.

Pourquoi le dire que maintenant ?

Huit mois, et vous n’avez rien.

Je ne vous fais pas confiance.

Alors, qu’y a-t-il dans ces colis ?

Je ne veux pas ça chez moi.

C’est immonde, indĂ©cent.

Charles, ça pourrait venir de n’importe qui,

un fanatique suivant les infos.

Non. C’est lui.

Sam Miller.

Je le sais.

Il me provoque.

On le cherche, M. Benning.

On l’aura.

On doit prendre ça comme preuve.

Et relever vos empreintes, pour comparer

si on en trouve d’autres.

Je parle au capitaine pour récupérer

les colis des autres familles.

Hmm.

Je veux revoir la chambre de Tina.

Des toits haut perchĂ©s jusqu’à la mer,

â™Ș rien n’est plus cher que mon bĂ©bĂ©. â™Ș

â™Ș Petites mains
 â™Ș

â™Ș endormies maintenant
 â™Ș

â™Ș jusqu’au matin. â™Ș

S’il vous plaüt, me faites pas de mal.

AllĂŽ.

Qui est à l’appareil ?

Pourquoi je suis ici ?

Je voulais vous remercier et vous offrir un travail.

Hmm.

Faire quoi ?

Ce que vous faisiez déjà.

Prendre soin de Lincoln.

On a besoin d’aide 24h/24, logĂ© nourri.

Avec un bon salaire.

TrĂšs bon.

Et les soins Ă  domicile ?

Ils ont du personnel pour ça.

Non. Non.

Je ne leur fais plus confiance, pas aprÚs ça.

Je veux vous.

Pourquoi me faire confiance ?

Parce que vous me l’avez rendu.

Et lui vous fait confiance.

Lincoln, vraiment ?

Qui d’autre aurait demandĂ© pour vous ?

C’est magnifique, ici.

– Oui, vraiment. – Hmm.

On adore cet endroit.

– MAX : Depuis quand ? – 20 ans.

– Wow. – Je sais.

On s’est connus enfants, on aime ce lieu.

On l’a bĂąti nous-mĂȘmes.

On venait de rien, alors


C’est tout pour nous.

On veut justice !

On veut justice ! On veut justice !

Ignore-les. Ils sont pénibles.

On veut justice !

Qui c’est ? Qui c’est ?

Salut.

– Salut. –

Oh, voilĂ  ma Rosie, oh lĂ  lĂ .

Salut, toi.

Viens ici, mon bébé.

Qui est la gentille fille ?

Oh, douce petite.

Max, voici Rose.

Salut.

Oh non
 Elle t’aime bien.

Bienvenue. Moi, c’est Ethel.

– Moi, c’est Max. Salut. – Salut.

- OĂč est Linc ? - Ils sont dedans. Entre, viens.

- Ici, on est comme une famille. - Mmh-mmh.

Don, dis bonjour à notre invité.

– Salut, Jo. – Salut.

C’est ton nouveau partenaire ?

Oui. Voici l’incroyable Max.

Il Ă©tait avec Linc Ă  l’hĂŽpital et va nous aider

quelque temps.

Depuis quand t’es infirmier ?

Depuis l’armĂ©e.

Ah. Marine, Guerre du Golfe.

– Ah ouais. – OĂč t’as servi ?

En Afghanistan.

Le cimetiĂšre des empires.

Facile d’entrer, dur d’en sortir.

Alexandre le Grand.

Tu connais l’histoire.

Je connais la littérature.

C’était aussi violent que dans les infos ?

Beaucoup sont morts.

HĂ©.

Elle dort.

Je
 je
 Je ne la veux pas.

– Pas maintenant. – JOLENE : Linc


- D’accord. - C’est l’heure du repas.

– JOLENE : Hmm. – ETHEL : Je chauffe du lait.

D’accord.

Ravi de te connaĂźtre.

– Moi aussi. – Tu veux une biùre ?

Oui. Oui, volontiers. Merci.

Lincoln, tu es prĂȘt ?

Allez.

VoilĂ .

Je t’ai. Une jambe ici.

Oui.

Vous me manquez tant.

Je vous vois bientĂŽt. Je vous aime.

Qu’en penses-tu ?

La maison est trop calme, Max. Je déteste ça.

Ta fille ne te réveille pas ?

Si, bien sûr.

Je pensais vraiment que Linc serait plus

attaché à elle,

mais il ne veut rien d’elle.

Il voulait tellement ĂȘtre pĂšre.

Il a vécu beaucoup de choses.

Ça viendra, j’en suis sĂ»r.

Je peux te demander quelque chose ?

C’est bizarre,

mais je suis curieuse.

Bien sûr. Vas-y.

Quand pourra-t-il faire l’amour avec moi ?

Euh
 Je suppose que c’est à lui.

Je veux pas lui faire mal.

Alors
 disons quand il pourra

monter un escalier.

Oui, ce sera sûrement le bon moment.

D’accord.

Je veux pas les réveiller.

Le fixer ne sert Ă  rien.

TrĂšs bien.

Je serai au studio si besoin.

Merci pour la discussion, Max.

Je t’aime.

Attends, attends.

Hmm ?

Laisse, je t’aide.

- Ça va ? - Oui.

Je gĂšre. Je gĂšre.

Merci.

Si tu veux faire ça, il te faut du kiné.

Personne viendra m’aider.

Tu entends les oiseaux ?

Max.

Qui cherches-tu ?

Merde.

Je te cherchais.

Oh.

- Tu dors pas ? - Non, je dors pas.

Moi non plus.

J’en ai pas envie.

On m’observe.

Que veulent-ils, tu crois ?

Je sais pas vraiment.

Leurs mensonges sont devenus vérités.

Ma petite nocturne.

Elle est obsédée.

C’est ce que j’admire chez elle.

Elle t’aime beaucoup, tu sais ?

Eh bien


L’amour est bien des choses.

Tu sais


Tout ce que je voulais, c’était lui donner un enfant.

Mais je me souviens mĂȘme pas d’elle enceinte.

Ça reviendra.

Le doc dit que non.

Avec le temps. Ça reviendra.

Le temps


Tu sais ce que je rappelle en dernier

avant le coma ?

Un flingue pointé sur moi.

Puis juste le noir.

Juste le noir.

Je sais pas si je suis vivant ou mort.

Un seul long cauchemar.

C’est l’enfer pur pour moi.

Mais t’es chez toi, avec eux.

Ça peut pas ĂȘtre l’enfer.

T’as plein de choses devant toi.

Tu dois dormir un peu.

J’ai peur.

Moi aussi.

Sauvés



par un ange.

Ça va aller.

Oh.

D’accord.

Oui, ça va aller.

J’ai failli pas venir


mais quand je pense que je ne reviendrai pas


je pense juste à Daniel Addiman


qui pourrit en prison


pour avoir protégé sa famille


quand la police ne pouvait pas.

Et maintenant, une autre fille est morte.

Je sais à présent pourquoi je reviens sans cesse.

C’est
 moins le chagrin.

C’est plus la survie,

pour moi,

et la famille qu’il me reste.

Que Dieu te bénisse, mon fils.

Sally, c’est ça ?

— Salut. — Salut.

Tu sais qui je suis ?

Je me souviens.

Super.

Sally, j’ai besoin de ton aide.

Je dois savoir oĂč trouver Sam.

Comment je saurais oĂč il est ?

J’ai mis du temps à tout relier

parce que tu prends le nom de ton pĂšre,

mais ton beau-pùre, c’est Shane Miller.

Sam est ton demi-frĂšre.

Jenn et Tina étaient tes amies,

donc c’est peut-ĂȘtre

ta chance de les aider.

C’était une junkie. Elle l’a piĂ©gĂ©.

— Il dit que c’était un accident. — OK.

Si Jenn Littles est morte en légitime défense,

on peut l’aider.

Sam est notre seul tĂ©moin dans l’affaire Huntsman,

mais le monde croit que c’est lui.

Il ne veut pas ça.

C’est une condamnation à mort.

Lui seul peut nous disculper.

Aide-nous.

Aide Sam.

Vue façade, rien de clair Ă  l’intĂ©rieur.

T’es en place ?

Équipe d’assaut prĂȘte.

OK, on attend. On bouge Ă  mon ordre.

Reçu.

Samuel Miller ?

Je suis la détective Darby Albright,

Antrim Police. Je veux parler.

Tu veux pas me parler, putain !

T’as une armĂ©e dehors !

On est là si quelque chose dérape.

Restons calmes et parle-moi, OK ?

Si tu veux raconter ta version,

je suis lĂ  pour comprendre.

Tu veux pas entendre ma version !

Tu veux me tuer !

Je veux pas te tuer, je veux t’aider.

Darby, c’est un mandat no-knock.

Je répÚte : no-knock.

Je
 je te crois pas.

J’vous fais pas confiance, bordel !

Aidez-moi. S’il vous plaüt.

Aidez-moi.

S’il vous plaüt.

Je sais. Je t’entends, c’est dur.

Je voulais pas la tuer !

Sam, que se passe-t-il ?

C’était un accident.

Je sais.

OK, tu sais quoi ? Merde alors.

On y va.

Je veux t’aider, d’accord ?

Sors, et on pourra comprendre tout ça.

Aidez-moi, pitié ! Il va me tuer.

C’est un putain de fou.

Il m’a forcĂ© Ă  le faire.

C’était un accident.

Je sais.

C’était un accident.

Je sais que non.

— —

J’entre.

Quoi ? Mais qu’est-ce que t’as fait ?

La responsabilité, tu te souviens ?

Clair.

Amenez CSU. Fouillez tout.

Retournez-moi ce lieu.

Quoi ?

Peu importe, aujourd’hui est une victoire.

— — On a donnĂ© des rĂ©ponses.

Sam Miller est le Huntsman. Soutiens ça.

Et si tu te trompes ?

Tu te bats lĂ -dessus depuis longtemps.

Capitaine, elle doit sûrement prendre sa nuit.

Vous deux avez lĂąchĂ© l’affaire.

Mais compte pas sur moi pour ça.

Ce soir, la police d’Antrim,

avec l’unitĂ© crimes spĂ©ciaux,

a menĂ© un raid au domicile d’un suspect,

Samuel Miller, concernant les meurtres d’Antrim

de six femmes cette année.

Tout indique que Miller est le suspect principal.

Les éléments convergent vers lui.

Lors de l’intervention, le suspect a Ă©tĂ© tuĂ©.

Je sais que vous avez des questions,

mais nous assemblons encore les piĂšces

de l’enquĂȘte qui reste en cours.

Merci.

Quelles preuves relient Miller

aux filles assassinées ?

- A-t-il un alibi - Un commentaire ?

Détective Reynolds


Linc, que fais-tu ici ?

J’ai dit que je dors pas.

Mon esprit tourne sans arrĂȘt.

C’est normal.

J’ai passĂ© tant de temps dans le noir,

je m’y sens chez moi.

Ils vont jamais cesser de venir, hein ?

Regarde.

Le monde oubliera pas ce qui s’est passĂ©.

C’est ça, mon hĂ©ritage.

L’hĂ©ritage que je laisse Ă  Rosy.

Un jour


Un jour


Je lui expliquerai, qu’elle comprenne.

Qu’elle sache la vĂ©ritĂ©.

Et toi, Max ?

Tu la vois, la vérité ?

Vous avez une jolie fille, M. Raider.

Elle brisera des cƓurs un jour.

Quel Ăąge a-t-elle ?

Un mois, je crois.

Continuez les exercices que je vous ai montrés.

— Je veillerai à ça. — Oui, madame.

Ravi de vous connaĂźtre. Merci d’ĂȘtre venues.

— Ça va ? — Oui, oui.

C’est vraiment sa fille ?

— Oui. — D’accord.

Quoi ?

Je trouve Jolene un peu vieille pour un bébé.

— Dis-moi si tu as besoin. — Oui.

Encore deux.

Bien.

Je prends ça.

Doucement.

MĂȘme heure, semaine pro ?

Bonne nuit.

Oh, attends.

On a laissé ça pour toi.

Tu as vu qui l’a laissĂ© ?

Non. C’était livrĂ©.

D’accord. Bonne soirĂ©e.

Bye.

Linc ?

Jolene ?

Que fais-tu, Max ?

Désolé, je voulais pas fouiller.

Je cherchais Linc, il est pas au lit.

Il est sûrement chez les Martin.

C’est la pleine nuit.

Pas de repos pour les voyous.

Hmm.

T’étais pas un peu curieux de moi ?

Comment ça ?

De mon travail.

Tu pensais Ă  quoi ?

Ça doit ĂȘtre grisant

de créer ça.

Faut de la passion et de la rigueur.

T’es mignon.

Oui, c’est


simple en apparence.

Je dessine, je sculpte, je moule et je remplis.

Toujours curieux ?

Oui.

D’accord.

Je fais un croquis.

Puis
 puis je sculpte.

C’est la partie la plus Ă©puisante.

C’est aussi là que je me perds.

Tu vois ?

J’oublie de manger.

Linc m’apportait à manger et dormait là.

Pour ĂȘtre prĂšs, mais me laisser crĂ©er.

Ensuite, je fais un moule en caoutchouc.

Puis Barty et moi on l’amùne ici.

— Ici ? — Oui.

Qu’y a-t-il ici ?

La mixture.

La mixture ?

Ciment, eau et résine polyester renforcée



de fibre de verre. — Hmm.

Tu notes ? Y’a un test.

Mm-hmm.

Alors


Laquelle ?

Laquelle préfÚres-tu ?

Ah.

Tu veux la rencontrer ?

Oui.

D’accord.

Hmm.

C’est ma muse depuis un moment.

Elle est forte, féminine


et
 sûrement une déesse.

Tu veux la toucher ?

- Bien sĂ»r. - D’accord.

Max,

l’art est fait pour ĂȘtre touchĂ©.

Il y a de la vie. Tu la sens ?

C’est incroyable.

Parfois j’ai l’impression qu’elles prennent vie


sous mes mains.

Tu vois ? — Hmm.

Qu’en penses-tu ?

Elle est magnifique.

Oui. Elle l’est.

Va retrouver Linc avant qu’elle te charme.

HĂ©, Lincoln.

Tu devrais pas ĂȘtre seul ici dehors.

La nuit, c’est mon heure.

T’étais oĂč ?

Nulle part.

J’ai entendu ton camion.

Je chassais.

Regarde, deux beaux spécimens.

- Ah. - T’as faim ?

Je fais un feu.

Autrefois


le cƓur revenait Ă  celui qui avait tuĂ©.

Honorer la bĂȘte. Tu veux goĂ»ter ?

C’est pas mauvais.

Oh.

Hmm
 d’accord.

C’est coriace.

Mon pùre m’emmenait chasser tout le temps.

Quand j’étais gamin.

Tu chassais, toi ?

Plus depuis l’armĂ©e.

J’étais juste


las d’ĂȘtre coincĂ© Ă  la maison, alors


j’ai pensĂ© qu’on ferait Ă  la dure.

Tu dors toujours pas ?

Pas du tout.

Les cauchemars sont trop réels.

Mon esprit cherche encore à reconstruire l’homme


que j’étais.

Tu sais ce qui me hante ?

Je pense Ă  la petite.

Quel héritage vais


je pouvoir lui laisser ?

Allez, mon vieux.

Je sais que tu me regardes !

Laissez-moi sortir !

Je sais que tu me vois.

Je le boirai pas !

Je reviens.

AllĂŽ ?

EnlĂšve ta putain de cagoule.

Maintenant !

Tu l’as ?

Du calme.

Casse-toi.

C’est quoi ce bordel ?

Ici dĂ©tective Reynolds, police d’Antrim.

Besoin d’un contrîle sur Maxwell Mason, dit Max.

Oui, emploi, biens, antécédents,

tout.

Mm-hm.

D’accord. Non, juste par mail. À moi seul.

Merci.

T’es qui, toi ?

Salut.

Bien dormi ?

Oui.

Tu veux p’tit dĂ©j ? Non.

J’ai trop faim.

J’avais oubliĂ© aimer les plaisirs simples.

Comme avoir faim.

Ça va, toi ?

T’as pas l’air bien.

Quoi encore ?

Je te comprends pas.

Eh bien, moi non plus.

Tu bosses pour les Raider, maintenant ?

Max, Ă  quoi tu penses putain ?

T’as commencĂ© sans moi ?

Maxwell Mason.

J’ai fait mes recherches sur toi.

Ta femme Ă©tait courtiĂšre, gĂ©rait l’urbanisme

Ă  Antrim.

Vous possĂ©dez le condo oĂč vous viviez.

Elle a disparu il y a huit mois.

— C’est une question ? — Non.

J’en ai une, par contre.

Comment tu connais Lincoln Raider ?

Un patient dans le coma qu’on m’a confiĂ©.

Conneries.

J’ai un contrat entre le PUD

et Antrim Landscaping.

Lincoln bossait sur votre terrain.

Il connaissait ta femme.

Et alors ?

Elle disparaĂźt et huit mois plus tard,

tu demandes un transfert ici,

au centre oĂč Lincoln est en rééduc.

— Max, si tu pouvais
 — La ferme !

T’es mĂȘme pas censĂ© ĂȘtre lĂ .

Réponds.

J’avais besoin d’un job.

Un job, hein.

C’est aussi pour ça que t’as acceptĂ© de bosser

chez lui ?

Tu vois ce que ça donne, non ?

Obsession ? Confiance ?

Ou tu le piĂšges peut-ĂȘtre.

Lincoln connaissait aussi les victimes.

On a des témoins qui confirment ça,

mais jamais un lien matériel avec lui.

Je crois que je comprends pourquoi.

Je parie que tu te demandes comment j’ai eu ça.

T’y as mis du temps, hein, Max ?

Tu as mis du temps et de l’énergie lĂ -dedans, Max.

Si je savais pas, je dirais que tu vois en lui un mentor.

Ou alors t’es juste son p’tit protĂ©gĂ© minable.

Le voilĂ .

Voilà l’inspiration.

Comment tu choisis ta prochaine victime ?

Un trait en particulier t’attirait ?

Un type de corps précis ?

Tu les étudiais ?

Suivre leur routine ?

Et tu fais quoi des corps aprĂšs ?

Quand t’en as fini avec elles ?

Je vais te dire comment je fais.

Ça t’intĂ©resse, Lincoln ?

Je le faisais chier, c’est tout.

— Mm. — Fais tes recherches.

Juste une discussion, alors ?

Les comateux peuvent


rappeler des trucs, des souvenirs.

C’est juste ça.

Oui, une simple discussion ?

— Ouais. — Pour pas qu’il oublie.

Ou pour avoir un public, peut-ĂȘtre.

Tu faisais aussi la maligne avec Ava en la tuant ?

On a trouvé son corps ce matin.

Ava est morte ?

Oui, elle a été tuée, Max.

MĂȘme mode opĂ©ratoire que le Chasseur.

Lisez-moi mes droits ou laissez-moi partir.

Lisez-lui ses droits.

Max.

- Tu devrais pas lui parler maintenant. - Je sais.

On rĂ©cupĂšre les donnĂ©es du tĂ©lĂ©phone d’Ava,

GPS, tout ça.

Ton frùre n’est pas celui que tu crois.

Non.

Non


Putain !

Les joues.

Elle dort.

OĂč est-il ?

Quoi ?

OĂč est-il ? Tu sais ce qui s’est passĂ© ?

— Non. — Elle est morte.

— Qui ? — Ava est morte, bordel !

Et ils pensent que c’est moi !

Pourquoi ils croiraient ça ?

Assieds-toi, garçon. Tu fais peine à voir.

Il est juste épuisé.

OĂč est-il ?

— Max. — OĂč est Lincoln, putain ?

Chut, chut, chut. Max.

PrĂšs de la riviĂšre.

À la riviùre.

Max ?

Ça va. Laissez-le partir.

Qu’est-ce qu’il voulait dire, “Ils pensent que c’est lui” ?

Lincoln !

T’es oĂč, putain ?

Lincoln !

OĂč est-ce que


T’étais oĂč, hier soir ?

OĂč ?

J’étais ici.

Non, tu mens.

- Max. - Tu mens ! Me mens pas !

On dirait que tu t’es dĂ©jĂ  fait ton idĂ©e.

Pourquoi tu me demandes pas ce que tu veux vraiment ?

T’as tuĂ© Ava ?

- Max
 - HĂ©, t’as tuĂ© ces filles ?

Hmm ?

Tu sais, la police, les journalistes,

quand ils me voient, ils voient juste un arbre Ă  abattre.

Et ils prennent des masses.

C’est moche, cruel, blessant.

Jolene a dit qu’ils t’ont embarquĂ©, toi aussi.

Ils t’ont lavĂ© le cerveau ?

Ils t’ont empoisonnĂ© aussi ?

Ou tu t’es fait ça tout seul ?

HĂ©.

Attends Nichols, OK ?

Je fais que dire la vérité.

— Bye, chĂ©rie. — Allez, on y va.

Max, ces idiots vont libérer Lincoln.

Je vais aller le chercher.

Tu prends Rosy ?

Non, je la laisse aux Martin.

Non, je
 je la prends.

— Vraiment ? — Oui.

Oui, je la garde.

— T’es sĂ»r ? — Mm-hm.

Oui. — D’accord.

- Tiens. - OK. Oh, je l’ai.

TrĂšs bien.

Là-dedans, il y a tout ce qu’il faut.

Mais je reviens trĂšs vite.

Les clés.

Merci, Max.

D’accord.

Viens.

Je t’ai.

- Qu’est-ce que tu veux ? - C’était quoi cet enregistrement ?

Je te dois aucune explication.

FĂ©licitations. Tu t’es incriminĂ© tout seul.

Non, TU l’as fait en filant ce MP3.

- Quoi ? - L’appareil.

Celui que t’as pris Ă  Lincoln et donnĂ© Ă  ton partenaire.

Quoi ? Non.

Reynolds dit que Jolene Raider le lui a donné.

- Je dois y aller. - Max, attends-moi. Attends


Pourquoi ?

Tu sais pourquoi.

Amour. Recule.

Recule !

Eh bien, on y est.

Juste nous trois.

Mm.

Je me demande, Max,

quand tu regardes Rosy,

tu vois qui ?

Je vais t’achever.

Oui.

Tu sais, j’ai fait une erreur.

Oui.

Je croyais qu’un bĂ©bĂ© rapprocherait Lincoln.

Mais il s’en fout d’elle,

et j’ai Lincoln pour moi.

Et franchement, je crois

que je n’étais pas faite pour ĂȘtre mĂšre.

MĂšne-moi Ă  elle.

Mm, non. Pas encore.

Tout de suite !

Oh lĂ  lĂ .

Oh, Max, c’était superbe.

Non.

OĂč est-elle ?

— Non. — S’il te plaüt.

S’il te plaüt, amùne-moi


Jolene.

Tu n’as aucun pouvoir ici.

Ce n’est pas un jeu.

Mais Max, ce n’est que ça.

Oh.

Magnifique.

HĂ©.

Je suis là. Je t’ai.

- Comment va-t-elle ? - Hypothermie et manque d’oxygùne.

Elle doit aller à l’hîpital.

OK. Reste avec Rae.

Va rejoindre ta femme.

Tout ira bien.

Tu es en sécurité.

Je t’aime.

C’est quoi ce bordel ?

Mon Dieu
 On dirait Sara Addiman.

Rae ?

Je suis Lincoln.

L’ami de Max.

Il m’a dit que c’était ton prĂ©fĂ©rĂ©.

Mais, euh


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