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PRUDENCE ET LA PILULE.
- Bonjour Prudence ! - Bonjour Gerald !
Cela fait douze ans que je vis avec Prudence, ma femme.
Un mariage parfaitement normal, sans friction.
Nous avons atteint notre maximum : la paix dans le mariage.
Tous les matins, nous d�jeunons ensemble en parfaite harmonie.
- Gerald ! - Quoi ? Quoi ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - Rien !
Eh bien dans ce cas, allons-y.
En harmonie presque parfaite.
Nous avons des int�r�ts distincts pendant la journ�e
et des chambres s�par�es pendant la nuit.
- Votre journal madame. - Merci Rose.
- Le Times monsieur. - Merci Rose.
Comme vous pouvez le voir, un d�part normal d'un jour normal.
Les sociologues disent qu'on peut savoir si un mariage est heureux
� la conversation joyeuse et brillante du petit-d�jeuner.
Au revoir Prudence.
Au revoir Gerald ch�ri.
Mon monde est celui des affaires.
Tr�s confortable mais aussi tr�s ennuyeux.
J'ai invent� des petits jeux pour �viter la monotonie.
La matin�e commence avec la poursuite de Thompson.
Monsieur! Excusez-moi monsieur !
Je fait semblant de l'ignorer.
Alors je parie sur le temps que �a prend
pour qu'il m'informe des affaires courantes.
Le record est de 25 secondes.
En tant que pr�sident d'une des banques de Londres
je suis continuellement contraint de parler d'argent.
L'argent qui circule d'un c�t� � l'autre de la ville.
Je dois parler aux gens.
Aux gens de l'argent.
Aux riches de l'argent.
Je suis toujours bien dispos� envers les �uvres caritatives.
Mais j'aimerais pouvoir �viter d'inspecter la brigade !
Je n'ai jamais su si je devais leur dire "coupez vos cheveux"
ou "rentrez votre ventre".
Et ainsi tous les jours.
Toute la journ�e.
Courir d'un endroit � l'autre, de r�union en r�union.
Pas une minute pour moi.
Parfois, je me demande comment j'ai pu le supporter.
Il y a eu des jours o� je n'avais m�me pas le temps de rentrer d�ner chez moi.
Ch�ri!
Tout a commenc� avec mon fr�re Henry.
Henry est une personne calme,
comme sa femme.
Grace et Henry �taient tr�s amoureux.
Et toujours pr�t � savourer les plaisirs simples de la vie.
Tous les vendredis, ils allaient au cin�ma local.
Ils ne savaient presque jamais ce qu'ils allaient voir,
�a n'avait pas d'importance.
Ce qui comptait, c'�tait qu'ils soient ensemble.
Mais ce vendredi-l�, comme marqu� par le destin,
ils ont r�alis� qu'ils avaient d�j� vu le film.
Serais-tu tr�s d��ue si on rentrait � la maison ?
Je ne suis jamais d��ue de rentrer � la maison ch�ri.
Non, non, non, laisse-moi faire!
Toi d'abord.
Grace !
Grace !
Tu sais ce qu'on va faire ?
On va se consoler avec une bouteille de champagne.
- Oui, et on l'emm�ne au lit. - Excellente id�e !
Va la chercher.
Je vais prendre un bain rapide.
Bien !
G�raldine ?
G�raldine !
Maman ! Qu'est-ce que tu fais ici ?
D�sol�.
Henry !
Arr�te-le !
- Qu'est-ce que tu as vol� ? - Je n'ai rien vol� !
Comment es-tu entr� ici ?
Pourriez-vous l�cher mon bras ? Je ne vais pas m'�chapper monsieur.
Qui es-tu ?
Je m'appelle Tony Bates. Je suis le petit ami de votre fille.
Le petit ami de ma fille ?
Je suppose que c'est votre fille, si vous �tes M. Hardcastle.
Oui, c'est ma fille.
Mais tu n'es m�me pas son petit ami.
G�raldine !
Comment oses-tu ?
Ne sois pas ridicule maman !
Ne me parle pas comme �a !
Je suis d�sol�e mais �a ne te regarde pas!
Henry !
Viens avec moi !
Ferme la porte !
Et maintenant,
j'esp�re qu'il y a une explication.
Eh bien vous voyez, je suis venu pour G�raldine.
Et pendant qu'elle changeait de robe, nous parlions.
Vous parliez
pendant qu'elle changeait de robe?
Tu parles � ma fille pendant qu'elle s'habille ?
Oui monsieur.
Ce n'est pas la premi�re fois.
Et ensuite, que s'est-il pass� ?
C'est tout.
Quel �ge as-tu?
Vingt ans.
Tu te rends compte que tu m�rites une bonne racl�e ?
Oui, je suppose.
C'est incroyable !
G�raldine
n'est qu'une fille !
D'une certaine fa�on monsieur.
- O� habites-tu ? - Vesbour House.
- O� est-ce que c'est ? - Dans Prinsher Risbour.
- Ton t�l�phone ? - Risbour, 6246.
Je vais parler � ton p�re tout de suite.
- J'ai bien peur que ce ne soit pas possible. - Pourquoi ? Il est sorti ?
- Il est en Chine. - Et quand revient-il ?
Il ne reviendra pas.
- Jamais ? - Non monsieur.
- Pourquoi? - Il est en isolement.
Dans un monast�re?
Je ne sais pas, il a quitt� la maison. le lendemain de ma naissance
Alors je parlerai � ta m�re.
J'ai bien peur que ce ne soit pas possible non plus.
- C'est aussi une recluse? - Non monsieur, elle est morte.
- Et qui s'occupe de toi ? - Mon tuteur.
- Et qui est ce? - C'est une tutrice.
Qui c'est ?
Ma tante Roberta.
Elle n'a pas l'air de trop te contr�ler.
- Non, c'est vrai. - D'accord, je lui parlerai.
J'ai bien peur que ce ne soit pas possible.
- Pourquoi ? O� est-elle? - Au Japon monsieur.
Tony !
G�raldine !
C'est mon ami John Marckuiz.
Il a pris ma voiture pour mettre de l'essence pendant que nous...
Tu peux partir!
Puis-je parler un instant � G�raldine avant ?
Non, rentre chez toi !
Puis-je dire une chose monsieur ?
Quoi?
J'aime G�raldine.
Je l'aime beaucoup et
j'ai l'intention de l'�pouser.
Tu auras des nouvelles
de mes avocats.
Tony, G�raldine !
Je suis vraiment d�sol� monsieur.
Bonne nuit monsieur !
- Mlle G�raldine est descendue ? - Oui madame, elle est dans la salle � manger.
- Que personne ne nous d�range. Il faut qu'on parle.
D'accord madame.
Salut maman !
G�raldine.
Quoi ?
Je veux te parler.
Vas-y.
- Papa est d�j� parti ? - Il est parti jouer au golf.
Peut-�tre qu'hier je t'ai dit des choses qui t'on bless�e.
Non,
je ne t'ai pas �cout� !
Eh bien, j'ai �t� tr�s surprise.
Ne t'inqui�te pas maman.
Ce n'�tait pas ta faute.
Qu'est-ce qu'on fait pour le week-end ? On s'en va ?
G�raldine !
Tu ne r�alises pas que ce que tu as fait ?
Si, bien s�r.
Et tu le prends si calmement !
Ce n'est pas nouveau tu sais.
Pas nouveau?
Tu veux dire que ce qui s'est pass� hier �tait d�j� arriv� avant ?
Oui maman.
Avec qui?
Je n'ai pas dit que c'�tait avec d'autres personnes !
Avec Tony !
G�raldine,
depuis combien de temps �a dure?
Ca a commenc� la journ�e des r�gates.
Tu ne bois pas de caf�?
Merci, plus tard.
Je suis d�sol� que tu n'aimes pas Tony !
C'est quelqu'un de bien.
On ne parle pas de lui !
Ce qui m'inqui�te c'est ton comportement !
Apparemment, tu ne t'en rends pas compte, mais tu es
dans une situation tr�s grave.
Tu vas devoir �pouser ce gar�on !
C'est ce que je veux !
Mais sais-tu quelque chose sur lui ?
Quelle est sa famille ?
Que fait-il? A-t-il un avenir ?
Je suis ta m�re, j'aimerais en savoir plus.
Et ton p�re aussi.
C'est tr�s facile. Tony a �t� �lev� par sa tante.
Lady Bates.
Lady Roberta Bates ?
Des
confitures Bates.
Oui maman.
Et pourquoi tu ne me l'as pas dit hier soir ?
C'�tait tr�s difficile de te dire quoi que ce soit.
On ne pouvait pas te parler.
Mais le fait que ce soit Bates
change quelque chose?
Non!
Et ce que tu as fait est de la folie.
Les riche ne disent pas tout de leur vie priv�e.
Tony ne voit personne d'autre
que moi !
Comment peux-tu en �tre s�r ?
Qu'entends-tu par l� ?
Je veux dire que les hommes ont l'habitude de mentir.
Je ne veux plus en parler !
Tu parles de quelqu'un que tu ne connais m�me pas !
Et tu n'as pas le droit de parler ainsi.
Je ne t'�coute plus !
Je t'ai dit que je l'aimais.
G�raldine, pas besoin de se f�cher.
Je ne suis pas en col�re, j'en ai ras la casquette!
Je t'interdis d'utiliser ce langage !
Je l'utilise parce qu'il exprime ce que je ressens !
Ne l'utilise plus jamais !
Du moins dans cette maison.
Ce que tu as fait
ne t'autorise pas � me parler comme �a. Je suis ta m�re !
Et cette situation m'inqui�te.
Tu sembles croire que tout �a ne me regarde pas.
Mais quand tu auras un enfant d'un homme qui ne veut pas se marier,
tu iras nous demander de l'aide.
Il va m'�pouser !
- Je ne vois pas la n�cessit� d'en parler ! - Ne sois pas ridicule !
G�raldine !
Il n'a m�me pas encore 21 ans.
Sa tante ne le laissera peut-�tre pas t'�pouser !
Dans tous les cas, je n'aurai pas d'enfants.
Tu ne peux pas en �tre si s�r puisque tu as pris un risque.
- Non! - Bien s�r que si !
Maman !
Je ne suis pas un enfant !
Je prends mes pr�cautions !
Quoi?
Tu prends tes pr�cautions ?
Oui.
Quelles pr�cautions ?
Thenol.
Thenol ?
Les pilules ?
Tu prends
des pilules de Thenol ?
Oui.
Comment peux-tu faire �a ?
Tu ne peux pas l'acheter sans ordonnance du m�decin.
Je sais.
J'ai pris les tiennes.
Les miennes?
O� les as-tu eues ?
Dans le tiroir de ta commode.
Ce n'est pas vrai.
J'en ai une certaine quantit�
et je n'en prends qu'une par jour.
Si certaines disparaissaient, je l'aurais remarqu�.
Oui, bien s�r.
Mais tu ne l'as pas r�alis� pour la simple raison que
je les a remplac�es par de l'aspirine.
Maman !
Quand Grace me l'a dit, je suis tomb� des nues.
C'est grotesque. - Eh bien, je ne sais pas.
Penses-t que je pourrais souhaiter un autre enfant � mon �ge ?
Je dois devenir grand-p�re, pas encore p�re.
Mais je dois l'accepter, que �a me plaise ou non.
C'�tait un choc terrible!
Je me demande si �a sera un gar�on ou une fille.
Buvons � ce qui arrive.
A lui, ou � elle.
A l'intrus.
- A ton premier gar�on. - Je te remercie.
Comment s'appellent ces pilules ?
- Thenol. - Comment l'�pelles-tu ?
T, h, e, n, o, l. Pourquoi ?
Je ne sais pas, �a me semble vaguement familier. Thenol ?
- Thenol ! - Qu'avez-vous dit monsieur ?
Rien !
Oh mon Dieu !
Voil�, Thenol.
- Vous �tes s�r que �a marche ? - Bien s�r, c'est infaillible.
Dis-lui d'en prendre une par jour.
�a va �tre difficile.
Pourquoi ?
Vous voyez, c'est que je n'ai pas....
Je veux dire qu'elle n'a pas...
Je ne peux pas lui dire �a, vous comprenez ?
Vous voulez d�guiser �a, n'est-ce pas ?
- Oui.
Regardez.
De la vitamine B, pour vous garder en forme.
Tout ce qu'il faut, c'est que vous retiriez de la bouteille les Vitamine B
et y mettre les pilules de Thenol � la place.
Et ne pas oublier de lire les instructions.
- Vous �tes un g�nie ! - Ce n'est rien.
La moiti� des filles pensent qu'elles prennent
des vitamines.
- Bonsoir monsieur. - Bonsoir Rose, madame est l� ?
- Oui monsieur. - O� �a ?
- Dans la biblioth�que, devant la t�l�.
Gerald !
Oui ?
Si tu veux prendre un verre avant le d�ner, d�p�che-toi.
Oui merci, j'arrive.
Qui �a peut �tre ?
- Des vitamines? - Oui Rose.
Pour que tu puisses devenir forte et jolie.
Tu crois que j'en ai besoin ?
Eh bien, tu es un peu p�le ces derniers temps.
La maison est tr�s grande et �a te donne trop de travail.
Ne t'inqui�te pas. Il ne m'arrivera rien !
Si tu prends �a, j'en suis s�r.
Mais tu dois les prendre r�guli�rement, � la m�me heure tous les soirs.
Quelles vitamines �tranges !
Oui!
L'effet dure jusqu'au lendemain.
Prends-les et tout ira bien.
Et je serai heureux !
Tu m'aimes vraiment Ted ?
Bien s�r Rosie.
Pourquoi tu n'en prends pas maintenant ?
J'ai d�jeun� avec Henry aujourd'hui.
Tais-toi Gerald. Je ne peux pas suivre le film!
Ce n'est qu'un western.
Bien s�r, un western est inf�rieur � toi.
Ce n'est pas �a.
Alors pourquoi est-ce que tu parles?
J'essayais juste de te dire que
Grace attend un autre enfant.
Dieu du ciel !
- Tu es s�rieux? - Bien s�r.
Je pensais qu'elle �tait trop �g�e!
Pourquoi? elle n'est pas plus vieille que nous.
- Je pensais ! - Pourquoi ?
Je ne sais pas. Elle est trop sage.
Et les gens sages n'ont pas d'enfants ?
De toute fa�on, je suis tr�s heureuse pour eux.
Et un peu jalouse ?
Oui.
J'aurais aim� avoir des enfants.
Un, deux, peut-�tre.
Mais pas avec toi.
Tu aurais �t� un tr�s mauvais p�re.
Tu crois ?
Bonne nuit Gerald.
Et pourquoi veux-tu d�couvrir qui c'est ?
Elle ne sait rien de moi.
Pourquoi veux-tu savoir?
Mais enfin tu vas divorcer !
Eh bien, pourquoi pas ?
Ne crois pas que tu m'�pouseras.
Une fois c'est assez.
Je ne suis pas du genre � me marier !
On va chercher une jeune femme de bien pour toi.
Merci, bonne id�e !
Je ne pense pas que tu fasses quoi que ce soit.
Je ne pense pas que tu veuilles faire un proc�s.
- Je d�teste les proc�s ! - Bien s�r !
L'attaquer ? L'insulter ? La traiter comme une criminelle ?
- Et pourquoi faire? - C'est ce que je fais.
Exactement ce que tu fait.
C'est vrai que tu ne m'�pouserais pas si j'�tais libre ?
C'est ce que j'ai dit.
Eh bien...
peut-�tre que je t'�pouserais
mais tu n'es pas libre.
Et tu ne le seras probablement jamais.
Tu n'emploieras jamais un d�tective priv�.
Tu ne diras pas � ton chauffeur de garder un oeil sur elle.
Je suis s�r que tu n'ouvriras pas ses lettres.
Tu ne mettras pas le t�l�phone sur �coute.
Mais je dois faire quelque chose !
- Tu peux faire comme G�raldine. - Comme G�raldine?
Pourquoi pas ?
Tu as dit qu'elle veut un enfant d'un autre.
Et tu m'as aussi dit que tu lui donnerais une pension
et que tu veux une solution satisfaisante pour nous deux.
J'essaie juste de t'aider.
Qu'a fait G�raldine ?
Bonjour monsieur.
Pouvez-vous me donner
un flacon d'aspirine ? - Aspirines ?
- Aspirines.
Oui monsieur.
Rose, c'est vous !
Je suis d�sol� monsieur, Je ne savais pas que vous �tiez l�.
Au cours d'un hiver long et rude
avec une bonne alimentation en aspirine,
j'attendais patiemment le printemps.
Et il est arriv�.
Une explosion de fleurs
s'est ouverte � travers champs et jardins.
La nature a pr�sent� sa collection de printemps.
La fertilit� a pu �tre vue un peu partout.
Et Prudence....
- All� ? - Bonjour, mon mari est l� ?
Mme Hardcastle ! Un instant s'il vous pla�t.
- Mme Hardcastle au t�l�phone monsieur. - Passez-la-moi s'il vous pla�t.
- Dit-moi.
Sais-tu si tu viens pour d�ner ce soir ?
Je vais �tre en retard.
- De combien de temps ? - Je ne sais pas, pourquoi ?
Reviens � une heure raisonnable, j'ai quelque chose d'important � te dire.
- Quoi donc? - Je ne peux pas te le dire au t�l�phone
et je ne t'aurais pas d�rang�, mais puisque tu pars demain....
Je vais voir ce que je peux faire.
Merci.
All� ?
Liz ch�rie, je suis d�sol�. Je ne pourrai pas venir ce soir.
Qu'est-ce que t'as dit ?
J'ai fait un g�teau.
Ecoute, je pense qu'elle va m'annoncer le grand �v�nement !
Non !
Elle m'a appel� et a quelque chose d'important � me dire.
Alors vas-y, cours ! Le g�teau sera bon froid.
Je t'expliquer tout demain.
D'accord.
Je suis l�.
Bien.
Il y a un probl�me?
C'est plut�t s�rieux, oui.
Ca va ?
Oui.
Va dans ta chambre, j'arrive tout de suite.
- Je te pr�pare quelque chose en attendant ? - Oui ! Un gin tonic s'il te pla�t.
Un gin tonic.
- Voil� . - Merci.
Quel est le probl�me ?
C'est embarrassant Gerald
mais je pense qu'il vaut mieux en venir au fait.
Il n'y a rien d'embarrassant entre nous.
Alors que se passe-t-il?
La population de maison va grandir.
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Rose va avoir un b�b�.
Rose ?
Oui, je comprends ta surprise.
De qui ?
De Ted !
Ted ?
Elle me l'a dit ce matin
et m'a expliqu� les d�tails.
L'important maintenant est de d�cider ce que nous allons faire.
Tu as parl� � Ted ?
Bien s�r que non ! C'est � toi � le faire.
Oh, mon Dieu !
Oui, je ne m'attendais pas � �a de la part de Rose.
Je suis d��ue.
Eh bien!
Tu dois parler � Ted ce soir.
�a ne peux pas attendre demain ?
Tu n'auras pas le temps demain matin, et l'apr�s-midi tu pars!
Oui, tu as raison.
Tu pr�f�res lui parler maintenant ou attendre apr�s le d�ner ?
Le plus t�t sera le mieux.
Qu'est-ce que je dois lui dire ?
Qu'il doit l'�pouser !
Il le voudra ?
Il doit le faire !
Prudence, �coute.
Donne-moi cinq minutes pour me changer et envoie-le moi.
Il attend d�j�.
Ted ?
Montez s'il vous pla�t.
Entrez !
Merci monsieur.
Ted,
dans toute l'histoire du monde chaque homme
qui aime une femme doit payer pour �a.
Il faut l'�pouser.
Bien sur!
Elle fera une excellente �pouse, je lui ai dit.
Le mariage est une belle institution.
Je suppose qu'apr�s ce qui s'est pass�
vous ne nous garderez pas?
Attendez un peu, ne partez pas si vite.
- On en reparlera. - Vous �tes tr�s aimable monsieur.
Mais je vous croyais plus intelligent.
Certaines pr�cautions peuvent �tre prises vous savez.
Nous en avons pris monsieur, mais �a n'a servi � rien.
Qu'est-ce qu'elle prenait?
Elle prenait des pilules de Thenol.
Rose l'a voulu?
- Non monsieur, mais moi si. - Et o� les avez-vous eues ?
A la pharmacie.
- Chez Ferguson ? - Oui monsieur.
Avec une ordonnance ?
Non, c'est un tr�s bon ami � moi monsieur.
Je vois.
J'esp�re que vous ne direz rien ! Je ne voudrais pas lui cr�er
des probl�me.
- Non, bien s�r. - Je vous remercie monsieur.
Et vous avez donn� ces pilules � Rose?
Oui monsieur, une par jour. C'est la dose.
Et �a n'a pas march�.
Non monsieur.
Oui, une seconde.
Ok Ted, vous pouvez y aller.
Merci beaucoup monsieur.
Si j'�tais vous, je parlerais avec cet ami pharmacien.
Il vous a peut-�tre donn� de l'aspirine.
Mais ce serait une canaille.
Oui.
Rose, ne pleurez pas !
Je partirai demain matin.
D�s que j'aurai servi le petit-d�jeuner.
J'ai d�j� fait mes valises.
Non, vous allez rester et �pouser Ted.
Le voudra-t-il?
Il vous l'a dit n'est-ce pas ?
Non, je n'arrive pas � y croire.
Mais il vous aime, il l'a prouv� n'est-ce pas ?
J'ai honte de ce que j'ai fait !
Dieu ne me pardonnera pas !
Mais si.
Nous pourrons construire pour vous
un petit appartement.
Oh!
On ne m�rite pas �a !
Que Dieu vous b�nisse monsieur !
Merci Rose. Et maintenant ne pleurez plus.
Rose, il y a une chose que je ne comprends pas.
Quoi monsieur ?
Comment ces pilules n'ont pas emp�ch� �a ?
Pilules ?
Quelles pilules ?
Les pilules de Thenol.
Comment le savez-vous monsieur ?
Ted m'a tout racont�.
Ted ?
Mais il ne savait pas !
Mais il vous en a donn�s n'est-ce pas ?
Ted m'a donn� des vitamines !
C'est un fanatique de vitamines, monsieur.
Alors o�...
O� les avez-vous eue ?
Arr�tez Rose !
Dites-moi la v�rit�.
Vous avez pris les pilules de madame
et mis � la place des vitamines?
Oh, mon Dieu !
Je suis d�sol�e monsieur !
J'ai parl� � mon ami le pharmacien monsieur
et les pilules �taient authentiques.
Alors pourquoi avoir dit � Rose que c'�tait des vitamines ?
Parce que si je lui avais dit ce que c'�tait, elle ne les aurais jamais prises.
- Jamais ? - Non, monsieur.
- Vous en �tes s�r ? - Oui.
Pourquoi pas ?
Parce que Rose n'aurait pas voulu �a.
Je comprends!
Vous ne lui avez pas dit la v�rit� monsieur !
- Non, je ne lui ai pas dit. - Merci beaucoup monsieur !
Un d�sastre !
Un d�sastre total !
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Ce n'�tait pas Prudence, c'�tait Rose !
- Rose ? - Oui, Rose.
- Elle a pris l'aspirine de Prudence. - Quoi ?
Ted lui a donn� des vitamines, pensa-t-elle.
Prudence croyait que Ted lui a donn� des vitamines ?
Non, il les a donn�s � Rose, et Rose les a chang�s
avec les vitamines de Prudence. Les aspirines je veux dire !
Mais si Rose voulait de l'aspirine, pourquoi Ted lui a donn� des vitamines ?
Elle ne voulait pas d'aspirine.
Et pourquoi le pensait-il ?
Il ne le pensait pas, je n'ai pas dit �a !
Gerald, de quoi tu parles alors ?
Je te l'expliquerai si tu arr�tes de m'interrompre.
Prudence croyait que Ted croyait que Rose avait des vitamines... aspiri.... aspi.....
Un double s'il te pla�t.
- Pas en fran�ais s'il te pla�t. - Excusez-moi !
C'est ennuyeux bien s�r, mais
comme elle ne sait rien
je ne vois aucune raison de se d�courager.
Je ne suis pas d�courag�.
Ma femme va prendre des aspirines
m�me si c'est la derni�re chose que je fais dans ce monde.
- Bonjour monsieur, aspirine ? - Exactement.
Un grand pot.
Tout de suite.
En t�te de la course le num�ro onze
qui a battu le record du tour.
Le num�ro sept, qui s'�tait arr�t� aux stands
suite � un l�ger dysfonctionnement
a r�int�gr� la course.
S'il vous pla�t, reculez!
Reculez! Vous ne pouvez pas �tre ici. C'est interdit !
O� allez-vous?
Je cherche M. Bates !
Et qui c'est ?
Il est dans ce que vous appelez les boxes.
- Vous ne pouvez pas passer. - Pourquoi?
- Vous n'avez pas de bracelet. - Je n'ai pas quoi ?
De bracelet!
Et personne ne peut entrer sans bracelet officiel !
Et o� puis-je me procurer un bracelet officiel ?
Je ne pense pas qu'il en reste! Allez, reculez !
Reculez, sortez d'ici !
H� ! Attendez !
Mon Dieu!
Sortez cette folle de la piste !
Oh, mon Dieu !
C'est l'ancienne !
Je dois parler avec mon neveu, c'est tr�s important.
Je suis revenue de Tokyo une semaine plus t�t pour....
Oh ! Le voil� !
- Tante Roberta ! - Mon enfant !
Tony, c'est interdit d'�tre dans les stands, tu le sais bien !
C'est Lady Bates monsieur, ma tante ! Je m'en occupe.
D'accord, mais fait attention !
- C'est donc un boxes! - Tante, ne les distrais pas.
- L�che-moi! - Ne bouge pas!
CHANGEMENT DE ROUE
- Encore un tour, et il va rentrer! - C'est excitant !
Parle-moi de cette fille, j'ai re�u ta lettre.
Elle est merveilleuse!
- Et tu vas l'�pouser ? - Bien s�r !
Vas-tu me demander mon consentement ?
Quoi ? Je ne sais pas.
Vas-tu me demander mon consentement !
Quand tu la conna�tras ce ne sera plus n�cessaire!
- Quand? - Demain, tu d�neras avec elle.
Demain ?
Trente secondes !
Ce n'est pas que du sex-appeal, c'est bien plus que �a.
- Je suis contente de l'entendre. - Quoi ?
Je suis heureuse d'apprendre
que ce n'est pas seulement sexuel.
On part en vacances. avec sa famille, toi aussi.
Je ne m'attendais pas � �a, pour aller o� ?
Quinze secondes !
Cornwall.
Je pr�f�re aller � Malphie.
C'est la voiture num�ro sept.
Regarde �a !
- Serre bien fort, Dave.
- Plus vite Barry !
N'est-ce pas fantastique? Les quatre pneus
chang�s en 28 secondes.
Mais pourquoi tu vas si vite pour tout
- Mais tante....
Allez!
Qu'est-ce que tu penses de �a ?
C'est la troisi�me fois qu'on gagne. Allez, on s'en va.
- Num�ro quatre. - C'est oncle Gerald !
H�, oncle G�rald !
Oncle G�rald !
Je parie celui-l�.
Il ne nous a pas vus !
Allez, on doit aller le voir !
Oncle G�rald !
- O� allons-nous ? - prendre du th�, tu veux?
Oui, mais qui �tait-ce ?
Ma ni�ce.
- G�raldine ? - Allons-y.
Tu as honte de moi ?
C'est absurde ! Cette petite ne sait m�me pas que tu existes.
Cette petite?
Tu as peur?
- Non ce n'est pas �a, c'est juste que... - Qu'est-ce que c'est alors ?
- As-tu peur qu'elle t�l�phone � ta femme ?
Non! Allez, on s'en va.
- Alors qu'est-ce que c'est ? - Rien, trouvons une table.
Oncle G�rald !
- Oncle G�rald !
Je te pr�sente Tony. Tony, voici mon oncle Gerald.
Le meilleur gars du monde !
- Comment allez-vous ?
- Je vous f�licite, vous avez tr�s bon go�t.
- Bonjour.
- G�raldine, je te pr�sente... - Je suis Mme "X".
Comment allez-vous ?
J'ai entendu dire de tr�s jolies choses sur vous.
- Merci beaucoup,madame. - C'est Mme Brett, G�raldine.
- Mme Brett est mon amante. - Vraiment ? Je suis si contente !
J'�tais s�re que �a devait �tre une femme adorable.
Dommage que vous ne puissiez pas l'amener � Comwall avec nous.
Nous allons passer des vacances dans un vieil h�tel.
Tout le monde a h�te d'y aller et on finira par se battre comme des l�opards !
Merci, mais moi aussi je vais passer une semaine
avec des amis.
Oncle Gerald, on doit y aller, nous sommes avec un groupe.
- Au revoir. - Au revoir Mme Brett.
- Au revoir madame !
Charmant, n'est-ce pas ?
Oui, charmant.
Qu'est-ce que tu vas faire pendant mon absence ?
Qu'est-ce que tu crois que je vais faire ?
Qu'est-ce que tu crois que je peux faire ?
Et tes amis ?
Quels amis ?
Ceux avec les caniches.
Ils partent aussi en vacances. Comme tout le monde !
Et en plus, ce ne sont pas des amis.
Ce ne sont que des connaissances.
- Aimerais-tu aller quelque part ? - Bien s�r.
Mais si tu oses sortir ton ch�quier !
Eh bien, qu'est-ce que tu veux ?
Je veux....
Je veux un homme libre.
Il n'a pas besoin de m'�pouser !
Je veux juste un homme qui peut me voir ouvertement
et aller avec lui n'importe o� !
J'en ai marre de tant de discr�tion !
Et maintenant, je veux rentrer chez moi.
- Ne sois pas ridicule, laisse-moi entrer ! - Va-t'en !
Je ne veux pas te parler !
Cher G�rald.
Oui!
Comment un homme
peux survivre si longtemps
ne sachant rien,
mais rien,
absolument rien sur les femmes ?
Mon ch�ri,
j'envoie cette lettre � ton club
parce que je crois
que c'est plus s�r.
Le probl�me est
que je suis devenue la femme d'un homme.
Et c'est tr�s difficile pour moi.
Parce que tu ne peux pas devenir l'homme d'une femme.
Ce n'est pas ta faute, je sais.
Mais j'en parle parce que je ne supporte plus cette situation.
Si Prudence est tomb�e enceinte
les choses auraient pu �tre diff�rentes.
Mais ce n'est pas le cas.
Je m'en vais.
N'essaye pas de me chercher
et s'il te pla�t, ne te f�che pas.
C'est le seul moyen que je vois.
Prends soin de toi.
Je t'aime, Elizabeth.
Monsieur.
Qu'est-ce que c'est ?
- C'est pour madame. - Elle d�ne dans sa chambre ?
Oui monsieur, elle ne va pas bien.
- Elle ne se sens pas bien ? - Non monsieur.
Rien de grave?
Elle n'a rien mang� de la journ�e.
- Rien ? - Pas une bouch�e.
Donnez-moi �a. Je vais essayer de la convaincre.
Entrez Rose !
C'est toi!
Prudence, qu'est-ce qu'il y a?
Ce n'est rien. Je ne me sens pas bien.
- Qu'est-ce que c'est ? - Ton d�ner.
Non, je ne veux rien, je l'ai dit � Rose !
- Tu devrais essayer. - Non, ce serait impossible !
Elle dit que tu n'as rien mang�.
Mais je n'ai pas d'app�tit !
Tu as mal ?
Oui, un peu ici....
Mais ce n'est rien.
Peut-�tre une appendicite.
Si tu t'int�ressais plus � moi, tu te rappellerais que mon appendice a �t� enlev�
� l'�ge de dix ans !
Oui, j'avais oubli�.
J'ai besoin d'un autre pack de glace.
- Laisse-moi.... - Non Gerald,
et emporte ce plateau. Rien que de le voir me donne la naus�e !
Tout de suite.
Gerald, je t'ai dit de prendre �a!
Tu devrais essayer, c'est du saumon, et tu adores le saumon.
Je ne peux pas y toucher!
Il est fum� !
Tu vas t'affaiblir.
S'il te pla�t, Ne me parle pas de nourriture !
Tu pr�f�res une tortilla ?
Si tu ne vas pas mieux demain le m�decin devra te voir.
Il m'a vu hier !
- Oui? - Oui, Ted m'a emmen� l'apr�s-midi.
- Et qu'est-ce qu'il t'a dit ? - Ce n'est rien de grave !
Il a fait quelques tests. Allez, descend d�ner pendant que ....
j'essaye de dormir un peu.
Dors bien.
Si tu as besoin de moi, je suis en bas.
Je suis d�sol�.
C'est la premi�re fois Ted ?
Non monsieur, je l'ai conduite deux fois la semaine derni�re.
- Deux fois ? - Oui monsieur.
- Chez le docteur ? - Oui monsieur.
Deux fois.
Oui monsieur.
M. Hardcastle, le Dr. Hewtt va vous recevoir.
Merci.
- Comment allez-vous ?
- Asseyez-vous. - Je vous remercie.
Docteur, vous ne me connaissez pas mais ma femme est votre patiente.
Comme vous le savez, ces derniers jours elle ne se sent pas tr�s bien
et hier soir.... - Votre femme ?
Oui, Mme Hardcastle. Prudence Hardcastle.
Oui, je vois.
Mais
je ne l'ai pas soign�e r�cemment.
- Non? - Non.
Elle est venue vous voir avant-hier et deux fois la semaine derni�re.
Non, pas depuis
un an, peut-�tre plus.
Il doit y avoir une erreur.
Il s'agit de Mme Gerald Hardcastle?
- Exactement. - Au moins un an.
Mlle Fraser !
- Oui Docteur ? - V�rifiez quand est venue pour la derni�re fois
Mme Hardcastle. - Tout de suite.
- Je suis d�sol�. - Ca n'a pas d'importance.
C'est une erreur stupide.
Je pensais...
Vous avez vu Mme Hardcastle pour la derni�re fois il y a presque quatorze mois.
- C'�tait il y a un an, en mai. - Et � qui envoyons-nous son dossier ?
- Dr Morley c'est �a ? - Oui Docteur.
Appelez-le.
Il vit au coin de Winpool Street.
Merci, c'est tr�s gentil.
J'esp�re que ce n'est rien de grave.
Non, je voulais juste m'en assurer. C'est pour �a que je suis venu vous voir.
- Je ne savais pas que ma femme... - Ne vous en faites pas pour �a !
Les patients changent de m�decin de temps en temps.
Je suis d�sol� de ne pas pouvoir vous aider.
Merci beaucoup docteur.
Rose, prenez tout �a pour le nettoyer, et �a
et �a.
Oui madame.
Rose, portez aussi ma robe bleue
qui est accroch� derri�re la porte. de la salle de bains.
Oui madame.
Mon ch�ri
j'envoie cette lettre � ton club
parce que je crois
que c'est plus s�r.
Non, il n'y a pas de quoi s'inqui�ter ! Un peu de vacances peut y rem�dier.
- Vous en �tes s�r ? - Compl�tement.
Griff, Griffiths...
Donnez-lui une aspirine et qu'il s'allonge, je le rappellerai.
Greenway, Greenhom..... Hardcastle !
Oui, comme je l'ai dit un peu d�prim�e, un peu an�mique.
J'ai prescrit des injections de fer.
Vous l'avez examin�e?
Bien s�r !
Et vous n'avez rien trouv� d'autre ?
Rien du tout.
Et ces analyses que vous faites ?
Analyse ? Je n'en fais pas.
J'ai d� mal comprendre.
Non, non, non, qu'elle prenne des vacances et �a ira bien.
On pensait partir la semaine prochaine.
C'est marrant !
Curieux ? Pourquoi ?
Rien, je pensais....
La m�me chose ne s'est-elle pas produite l'ann�e derni�re ?
L'ann�e derni�re ?
Elle est partie en m�me temps que vous ?
C'est vrai.
Oui, elle est tomb�e malade une semaine avant et
�a a pris quinze jours.
Oui, on pourrait penser que c'�tait pareil.
Eh bien...
Les femmes sont des cr�atures tr�s compliqu�es M. Hardcastle.
J'ai parfois l'impression que pour y faire face
il faut savoir ce qu'elles veulent et
le leur procurer.
C'est ce que j'essaie de faire. depuis avril Dr Morley.
Bonne apr�s-midi.
Et merci beaucoup.
Suivant s'il vous pla�t.
- Je peux passer � la pharmacie ? - Pour quoi faire ?
Je dois prendre quelque chose pour madame.
- Quoi ? - Je pense que c'est un m�dicament monsieur.
Quel m�dicament ?
Je ne sais pas monsieur, J'ai re�u l'ordonnance ce matin.
- D'accord, on va s'arr�ter.
- Bonjour M. Ferguson. - Bonjour.
- Vous avez quelque chose pour ma femme. - Oui.
- Donnez-le moi. - Oui monsieur.
C'est quel m�dicament ?
Thenol monsieur.
Thenol ?
Montrez-moi l'ordonnance!
- Dr. Hewtt ! - Oui monsieur. Alan Hewtt.
- Harley, 427.
Bien s�r que je vois de qui vous parlez, mais je ne l'ai pas soign�e r�cemment !
Elle n'est pas venu ici depuis
un an, peut-�tre plus !
Il doit y avoir une erreur !
Allez voir le Dr Hewtt !
Attends et tu verras!
Toi et ta maitresse
dans ce nid d'amour!
Attends et tu verras!
Je vais te prescrire un bon m�dicament du Dr Hardcastle
et �a ne te servira � rien !
- Tu es l�! - Oui je suis l�.
- Tu as pass� une bonne journ�e ? - Oui merci, et toi ?
Oui, merci.
On y va?
Du fromage monsieur ?
Si c'est le m�me fromage qu'hier soir, non.
Quel �tait le probl�me du fromage d'hier soir ?
Il �tait mauvais.
Et pourquoi tu l'as mang� ?
Je ne l'ai pas mang�.
Comment sais-tu que c'�tait mauvais ?
Je l'ai senti.
Le caf�, Rose.
Je vois que tu t'es encore fait avoir � la galerie Tate.
Pourquoi?
Tu as pay� cent mille livres pour un Picasso.
Et tu penses que c'est une arnaque?
M�me si c'est un bon tableau
�a ne peut pas valoir tant que �a.
Si tu n'y comprends rien, pourquoi discuter?
Je veux juste que quelqu'un m'explique
comment est-ce possible. - C'est � moi que tu le demandes?
- Si tu peux l'expliquer, oui. - Je pourrais, mais je doute que tu comprennes.
Parce que c'est la premi�re fois que je vois un cheval avec les deux yeux
du m�me c�t� de la t�te?
Qu'est-ce qui te fait penser que c'est le portrait d'un cheval ?
Le titre : "Femme aux chevaux d'or".
C'est cheveux, "Femme aux cheveux d'or."
Laissez le caf� ici Rose !
Ca ressemble plus � un cheval qu'� une femme.
Je pense que tu comprends mieux les chevaux.
En tout cas je ne comprends pas Picasso.
Je ne pense pas que ton opinion compte.
Et je pense que que beaucoup
font semblant de le comprendre.
Ton opinion est celle d'un homme de banlieue.
Dans les banlieues, on n'ach�te pas un tableau sans le voir.
Je ne l'ai pas encore vu
mais j'ai parl� � quelqu'un qui l'a vu
et qui n'est pas ignorant.
Avec qui ? Ton m�decin ?
Je ne parle jamais de peinture avec le Dr Morley !
Et le Dr Hewtt ?
Cela fait un certain temps que Hewitt n'est plus mon m�decin !
Puis-je te demander pourquoi tu l'as quitt� ?
Ma s�ur m'a recommand� le Dr Morley.
Hewitt n'est pas bon?
Hewitt est un m�decin extraordinaire.
C'est une dr�le de raison de le quitter.
- Tu t'inqui�tes pour ma sant� ? - Pas du tout.
Mais il est tr�s rare de tomber malade deux ann�es de suite
une semaine avant nos vacances.
Tellement malade qu'on ne peut pas manger bananes et chocolat.
� mon avis, j'ai d�n� ce soir d'une mani�re raisonnable.
Je m'attends � une rechute demain.
Pourquoi ?
Pour que tu m'envoies � Cornwall avec la famille
pendant que toi, sur les conseils de ton m�decin, tu passes deux semaines
dans le sud de la France avant de nous rejoindre.
Je suppose que tu as des raisons pour ces insinuations.
Oui, je pense que tu as quitt� le Dr Hewtt comme patiente
pour ne pas prendre le risque de le compromettre.
Tu parles comme si tu avais des preuves.
Oui. J'ai entendu dire que Hewtt
t'a donn� une ordonnance pour "la pilule".
- Gerald, donne-moi �a tout de suite ! - Non, je vais en avoir besoin.
Et ce sera facile pour toi d'en avoir une autre.
Que vas-tu faire de cette ordonnance ?
- Il est mari� ? - Non.
Tu veux divorcer ?
Tu en as envie?
C'est quoi cette attitude hypocrite ?
Est-ce que tu es un mod�le de vertu ?
On ne parle pas de moi maintenant.
Non, pas encore, mais tu peux �tre s�r
qu'on va en parler tout de suite. - C'est possible, mais en attendant dis-moi
ce docteur t'�pouserait-il ?
Tu veux savoir?
Eh bien, je vais te le dire.
La r�ponse est oui.
Mais il ne le fera pas maintenant.
Il ne peut pas le faire avant que toi et moi trouvons un moyen
pour divorcer, parce que tu ne voudras jamais aller devant un juge.
Qu'est-ce qui t'en rend si s�r?
Parce que c'est un m�decin prestigieux.
Et �a pourrait nuire � sa carri�re.
Sa carri�re ? On ne doit pas faire �a n'est-ce pas ?
Non.
Et j'y veillerai.
Comment?
Je trouverai une justification.
Quoi ? Incompatibilit� des caract�res ?
Non.
J'accuserai ta petite amie Elizabeth !
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Dans le costume que tu as laiss� ce matin pour �tre nettoy�
Rose a trouv� une lettre.
- O� est-elle? - Oublie.
Tu as mon ordonnance et j'ai ta lettre.
Faisons un �change !
Je pense que mon avocat dirait que cet �change serait d�savantageux pour moi.
Qu'est-ce que tu vas en faire ?
La garder.
Prudence, viens ici!
Je monte faire mes valises. Je pars en voyage !
Et n'essaye pas de me chercher.
�tes-vous d�j� venue ici Lady Bates ?
Non, c'est ma premi�re visite.
- Et la derni�re. - Vous n'aimez pas?
Comment serait-ce possible?
Le temps est horrible, les pi�ces ne sont pas chauff�es
et le chef ne sait pas cuisiner.
Bonsoir milady, Je vous souhaite un bon d�ner.
Merci.
Il y aura toujours des gens optimistes.
L'orchestre est petit mais pas mal hein ?
Les voil�, et ils boivent! C'est une bonne chose.
Lady Bates, votre neveu vous a choisi un grand vin.
Bon gar�on.
Tu n'es pas totalement inutile.
Quelle horrible journ�e !
Et quel lieu de contrastes !
- Des palmiers et des imperm�ables ! - Cela vous r�confortera Lady Bates.
C'est vrai ce que tu m'as dit ?
Bien s�r que c'est vrai maman.
- Je n'arrive pas � y croire ! - Tu n'auras pas le choix.
- Tony est d�j� au courant ? - Bien s�r!
Tu lui as dit ?
Bien s�r.
- Et qu'est-ce qu'il a dit ? - Il pensait que c'�tait un tuyau !
Qu'est-ce que �a veut dire ?
All� ?
Henry, je ne peux pas parler maintenant, mais quelque chose d'�norme est arriv� !
Quoi ?
Je n'ai pas dit "super", J'ai dit �norme !
Viens d�ner avec moi.
Maman.
Et toi G�raldine, dans ta chambre.
Dans ma chambre ? Pourquoi?
Jusqu'� ce que j'aie parl� � ton p�re.
Tu ne vas pas en faire un drame maman ?
Je ne vais pas parler avec ton p�re devant toi.
Pourquoi pas!
Je ne veux pas que mon fils soit trait�
Je ne veux pas que mon fils soit trait�
comme un secret honteux.
Tu veux l'annoncer en public pendant le d�ner ?
Pourquoi pas ? C'est une bonne nouvelle !
En es-tu heureuse?
Bien s�r! Pas toi?
Heureuse?
Savoir que ma fille est
une m�re c�libataire ?
Je ne suis pas encore m�re.
Et je peux me marier la semaine prochaine !
C'est la chose la plus d�gradante que j'ai jamais entendue de ma vie !
Maman. Dans une minute le t�l�phone va sonner.
Et papa te demandera pourquoi on n'est pas all�s d�ner.
Je te sugg�re donc...
All� ?
Oui papa, on descend tout de suite.
Je suis d�sol�e qu'on soit en retard.
Maman avait des probl�mes avec sa robe.
Surtout, ne sois pas nerveuse.
Commence par dire : "Je suis fi�re et heureuse d'annoncer..."
Tais-toi! Tu veux que tout le monde le sache?
Oui maman.
O� �tiez-vous?
O� �tais-tu pass� ?
- Papa. - Quoi ?
Maman va faire une annonce tr�s importante.
Qu'y a-t-il ma ch�re ?
Vas-y maman, dis-le.
Si vous voulez, je le dirai.
J'allais proposer un toast avec ce vin sp�cial.
- Qu'est-ce que c'est ? - Krug, 1969.
Non, le toast.
Je suis fi�re et heureuse d'annoncer.....
Allez !
Je suis fi�re et heureuse
d'annoncer que ma fille est....
attend...
attend...
a...
G�raldine !
Oui papa !
- Est-ce que c'est vrai ? - Oui ma tante.
- F�licitations ma ch�rie. - Merci.
- Je vous sers la deuxi�me bouteille ? - Oui, je pense que oui.
- La m�me ann�e ? - Oui bien s�r.
Arr�te de pleurnicher !
Puis-je sugg�rer le petit agneau du printemps?
Non, partez!
Grace, montons � l'�tage !
- Je ne veux pas te parler de �a ici. - Je ne veux en parler nulle part.
Henry, pas de drame.
Tu n'as pas � intervenir � ce sujet, Gerald.
Bien s�r, c'est une affaire de famille.
Grace !
S'il vous pla�t. Suis-je autoris�e � dire quelque chose ?
- Oui, bien s�r.
Henry !
Si j'ai bien compris
nous venons d'�tre confront�s avec un fait accompli.
Eh bien
nous devons l'accepter avec joie.
Et prendre les bonnes d�cisions demain.
Entre-temps
que le d�ner continue de mani�re civilis�e.
Je vais proposer un toast. - C'est tr�s bien !
A votre fille, Henry.
Et mon neveu.
Pour que vous puissiez �lever vos enfants
aussi bien que nous.
Bravo!
Apr�s les vacances, je suis rest� � Londres.
�a ne servait � rien de rentrer.
C'est dr�le, pendant des ann�es j'ai voulu �tre c�libataire � nouveau.
Et maintenant que je l'�tais pratiquement, je ne le supportais pas.
Elizabeth �tait partie, elle ne m'�crivait m�me pas.
Le monde �tait plein de filles belles et attrayantes mais
ce n'�tait pas mon monde.
All� ?
Tu es de retour ! J'ai essay� toute la journ�e de te joindre.
Je suis revenu il y a une semaine.
Tu as pass� de bonnes vacances ?
Je suis en r�union, qu'est-ce que tu veux ?
Gerald, je pensais que ce serait une bonne id�e qu'on se rencontre et qu'on parle.
Pourquoi?
Parce que j'ai quelque chose � te proposer.
A propos de quoi ?
Eh bien, � propos de nous bien s�r.
On ne pourrait pas d�ner ensemble un de ces soirs ?
Je suis tr�s occup� le soir.
D�jeuner alors ?
On ne peut pas en parler au t�l�phone ? Mais pas maintenant.
Je pr�f�rerais qu'on se voie Gerald.
D'accord, voyons voir.
- Vendredi ? - Parfait, je passe te prendre au bureau ?
Non, au Ritz � 13 heures.
D'accord, j'y serai.
Au revoir.
Au revoir.
Je n'aime pas son ton.
- Je pense que je devrais lui parler.
Non, tu finirais par te battre.
Mieux vaut moi que toi.
Non ! �a pourrait �tre humiliant pour lui.
- Tu ne peux pas continuer � lui faire du mal. - Supposons qu'il ne soit pas d'accord.
- On a besoin que tu divorces ! - Ca va arriver, j'en suis s�r.
Comment peux-tu en �tre s�r ? Comment peux-tu �tre s�r de quelque chose avec lui ?
Supposons qu'il ne soit pas d'accord. Supposons qu'il ne fasse rien.
Rien du tout, jamais, pour le reste de ta vie.
Qu'est-ce qu'on va faire alors ?
Dans ce cas,
on vivra dans le p�ch�.
Un ap�ritif ?
Oui !
Oui merci, je vais prendre un martini sec s'il vous pla�t.
- D'accord madame. - Merci.
- Monsieur. - Merci.
Tu es superbe Gerald. Je suis contente!
Je pensais la m�me chose de toi.
De quoi veux-tu me parler ?
Commandons d'abord le d�jeuner, on a le temps !
Pas vraiment, tu as 20 minutes de retard
et j'ai un entretien � 14h15.
- Un martini sec madame. - Merci!
C'est � propos du divorce Gerald.
- Ecoute-moi bien. - Je peux fournir des preuves.
Une preuve de toi et Hewtt ?
Pas besoin que son nom soit mentionn�,
un dossier d'h�tel suffira. De moi et d'un �tranger
c'est tout ce qui est n�cessaire.
Ne penses-tu pas que ce serait une fa�on sophistiqu�e de r�parer ?
Voulez-vous commander madame ?
Oui, je vais prendre du saumon froid et de la salade.
- Et quelque chose avant �a ? - Vichyssoise.
- Et monsieur? - Uniquement de la sole grill�e.
Cette discr�tion est pour prot�ger la r�putation
de moi ou de Hewitt ?
Les deux.
Et tu serais la coupable ?
Officiellement oui.
Mais c'est pour que personne n'aie l'impression d'�tre sup�rieur � l'autre.
Apr�s tout, la vie est tr�s difficile pour tout le monde.
Et nous souhaitons tous le bonheur, je suppose que toi aussi.
Et j'aimerais que tu le trouves Gerald.
J'aimerais que tu trouves quelqu'un qui peux te donner
tout ce que tu attends.
Amour, bonheur
et m�me des enfants. - Tu m'as dit que je serais un tr�s mauvais p�re.
- Tu ne prenais pas �a au s�rieux? - Si.
Gerald ! Quand une femme se dispute avec un homme
elle dit la premi�re chose qui lui vient � l'esprit.
- Je n'ai jamais appris les r�gles du mariage. - Du vin monsieur ?
- Celui-ci. - Merci monsieur.
De toute fa�on
concernant le divorce... - Qu'est-ce qui presse ?
- Je n'ai pas dit que j'�tais press�e. - Tu veux l'�pouser ?
- Bien s�r ! - Pourquoi n'attends-tu pas
une p�riode probatoire comme nous l'avons fait ?
- �a ne nous a pas servi � grand-chose n'est-ce pas ? - Non.
Mais on dirait que tu attend un enfant.
Non, ce n'est pas �a.
Mais, en supposant que �a l'�tait, qu'est-ce que tu dirais ?
Je ne sais pas ce que je dirais mais je sais ce que je ferais.
Je prendrais mon vieux revolver de l'arm�e et je ferais sauter la cervelle de Hewtt.
Tu ne penses pas que le divorce serait plus pratique ?
Je n'ai pas envie de parler de divorce aujourd'hui.
Tu aurais d� lui dire la v�rit�.
Impossible. Il serait devenu fou de jalousie !
- Il a toujours voulu avoir un enfant. - Et alors ?
Tu as eu ta chance et tu as �chou�.
- Maintenant laisse-moi essayer.
Je parie qu'entre lui et moi �a sera r�gl� en dix minutes.
- Je ne vois pas comment. - Les hommes ont un truc.
Non.
- Il pourrait avoir une r�action d�sesp�r�e. - C'est absurde !
Alan ch�ri, tu veux me promettre quelque chose ?
Ne t'approche pas de lui, il ne plaisante pas tu sais.
Il avait une expression tr�s mena�ante.
S'il sort un revolver je tirerai le premier.
C'est notre seul espoir.
Je veux t'�pouser.
- Oui mais ch�ri.... - Ne t'inqui�te pas et monte dans la voiture.
Mlle Fraser, venez ici s'il vous pla�t, je vais dicter une lettre.
Bonjour docteur.
Gerald Hardcastle.
Hardcastle and Company, Lombard Street.
Monsieur, non. Cher Monsieur.
Cher Monsieur.
J'en suis venu � la conclusion qu'il serait tr�s commode
que nous ayons une br�ve entrevue
puisque j'ai quelque chose de tr�s important � vous dire.
Je vous prie de me dire
la date et le lieu qui vous arrange.
Je vais vous dicter une lettre, Mlle Davis.
Dr Alan Hewtt. Harley Street, 426.
Dr Hewitt
Non, non, non.
Cher monsieur.
Je trouve votre id�e de nous voir
incroyable.
Je pensais que, vu les circonstances, une rencontre
serait d�sagr�able pour vous et pour moi.
Mais comme
apparemment, vous n'�tes pas de cet avis
vous pouvez venir � mon bureau
jeudi � 17 h.
Sinc�rement v�tre.
La valeur totale de vos avoirs en septembre s'�levait � 28 616 000
sans compter les bons du Tr�sor, la r�serve fiscale
et les int�r�ts de... - Dieu du ciel !
Arr�tez-vous!
Liz !
Gerald !
Comment savais-tu que j'�tais rentr�e ?
Je ne le savais pas, je t'ai vue. Je veux te parler.
- Pas ici Gerald. - C'est un endroit magnifique. Donne-moi �a.
Prenons une table.
- Tu vas bien. - Bien s�r.
- Tu as pass� de bonnes vacances ? - Horrible ! Il a plu tout le temps.
- Quand es-tu rentr�e? - Hier.
- O� �tais-tu? - A Paris, chez ma soeur.
Je ne suis rentr� que depuis une semaine.
J'ai beaucoup de choses � te dire!
Je ne sais pas par o� commencer ! Tout d'abord
Prudence a tout d�couvert sur toi.
- Oui.
Mais j'ai tout d�couvert sur elle aussi.
Non !
- Qui �tait-ce ? - Son m�decin, un certain Hewitt.
- Tu l'as vu ? - Oui, une fois, et je vais le revoir
dans une heure.
Quoi qu'il en soit,
elle veut l'�pouser.
Maintenant, je peux divorcer.
- Et tu vas le faire ? - Bien s�r ! Pourquoi pas ?
Qu'en penses-tu?
- Que tu devrais le faire. - Et nous !
Ce n'est plus si simple.
Il y a un probl�me.
Tu veux dire qu'il y a un autre homme ?
- Bien s�r que non, ne sois pas b�te ! - Excusez-moi
puis-je avoir le sucre ?
- Quoi ? - Du sucre.
- Oh, oui ! - Je vous remercie.
C'est quoi le probl�me ?
- Gerald, j'ai quelque chose � te dire. - Qu'est-ce que c'est ?
Je...
Je vais avoir un enfant. - Tu vas quoi ?
Oui, nous....
Toi et moi allons avoir un b�b� !
Oui!
Mais enfin
- Quand le Dr Hewtt arrive.... - Il est l�.
Dr Hewitt!
Je suis d�sol� de vous avoir fait attendre. Entrez.
Comment allez-vous ? Je suis ravi de vous voir !
- Eh bien, je.... - Donnez-moi votre chapeau et asseyez-vous!
Vous serez plus � l'aise dans cette chaise.
Voulez-vous une cigarette ?
Non.
- Un cigare, peut-�tre ? - Non.
- S�r? - Oui, merci.
D'accord.
Que puis-je faire pour vous ?
Eh bien
je voulais vous parler de Prudence.
Comment va-t-elle?
Tr�s bien.
Une femme merveilleuse, le saviez-vous ?
Oui, je le pense aussi.
Etes-vous heureux ?
Oui.
Eh bien
si vous �tes d'accord, j'aimerais r�gler le divorce rapidement.
- Quoi ? - Vous voyez, je vais
vous r�v�ler un petit secret.
Je vais �tre p�re.
Qu'est-ce que vous en pensez?
Eh bien
je ne sais pas quoi dire.
Et si �a ne vous d�range pas, j'aimerais �tre libre d�s que possible.
Non.
Magnifique ! Oh, ne le dites pas � Prudence pour le moment.
Elle pourrait �tre triste et jalouse. Je ne veux pas lui faire du mal inutilement.
Non.
Bien s�r que non.
Vous �tes press� ?
- Vous voulez dire � propos du divorce ? - Non, maintenant !
Maintenant ? Non. Pas vraiment.
Bien !
Ne bougez pas !
Ne bougez pas d'ici !
Voil�!
J'insiste pour que vous me f�licitiez.
Merci.
- F�licitations ! - Je vous remercie.
J'esp�re un jour vous f�liciter aussi.
Grace ! Regarde par ici!
Le r�sultat final a �t� une avalanche d'enfants.
Grace a eu l'enfant le plus adorable qui ait jamais exist�.
G�raldine a eu la fille la plus belle du monde.
Prudence, apr�s la naissance de sa fille,
d�sol� Hewtt pour votre fils,
est devenu l'une des personnes les plus heureuses du monde
avec un enfant dont l'apparence n'a jamais �t�
�gal� par personne d'autre.
Et il y a eu aussi les charmants
jumeaux que Rose a donn� � Ted.
Personnellement, je trouve que les nouveau-n�s sont plut�t horribles.
Et pour �tre honn�te notre enfant au d�but
n'�tait pas diff�rent des autres.
Mais apr�s quelques ann�es
elle est devenue la petite fille la plus belle
que j'avais vue de ma vie.
Et s�rieusement, je n'ai pas raison ?
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