Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Bonsoir, Emile. Je suis à vous tout de suite, M. Bertinet.
Ce soir, exceptionnellement, vous me donnerez une fiche de tiercé. Bien, M.
Bertinet. Vous avez un tuyau ? Non, une idée.
Emile, un vichy fraise.
Il faudrait des sous.
Vous n 'avez pas vu mon petit cousin Jacques ? Dites donc, si jamais se
le petit cousin, il faudra vous manier pour lui parler.
Le temps pourrait se couvrir.
Je crois même qu 'il va pleuvoir, mais je ne vois pas le rapport.
Je ne veux pas.
Non. Jacques ! Si je le vois, je le crève, parole d 'homme.
Molo, pomme -chips, Molo.
Jo a raison, pomme -chips. Vas -y, Molo.
Si je savais où il est, il serait déjà plus.
Deux ans à fabriquer de l 'espadrille pour les congés payés, ça ne suffit pas
Eh bien, moi, si. C 'est pourquoi je dis et je réitère alors Molo.
Molo.
Non seulement il a sauté ma fiancée du temps qu 'on était au placard, mais il s
'est installé chez elle.
Et il m 'a aussi changé les serrues.
Mais elles étaient peut -être usées.
Bon, écoute la douane.
Écoute, quand un homme fait ça à un autre homme, l 'homme doit le passer à
moulinette ou alors c 'est pas un homme.
Dans des cas comme ça, moi je bute pas.
J 'anéantis.
Vas -y, mollo.
Messieurs.
à la liberté qui est le premier besoin du peuple.
Ils sont sortis de prison ce matin.
Et votre cousin, rapport à sa dame qui était celle de l 'autre, il pourrait
bien... Car cette dame n 'a pas le droit de disposer d 'elle -même. C 'est moyen
âgeux. Mais c 'est pas si simple. Ils sont morales, morales.
Bien sûr, M. Martinet, c 'est un artiste, un bohème.
Vous avez l 'habitude de l 'amour libre et des mœurs plus ou moins dissolues.
Vous savez, on n 'en dit plus qu 'on en fait.
Faudrait des sous.
Bon, à vous entendre, la Momroquie, ça serait Blanche de Castille, les Diamants
de la Couronne ou le Lingodeur sur fin.
Eh bien, pour moi, c 'est rien qu 'un bourrin comme les autres.
Forcément, tu causes sans connaître.
Sans connaître, qui dit ? Tu n 'as parlé que de ça pendant deux ans, je connais
le parcours mieux que toi.
Les chasses de madame, les cannes de madame, les noix de madame.
Je ne te dis pas qu 'on se désintéresse, moi je suis curieux de la vie, mais ça
finit par là, c 'est... Alors, vous avez dit le 11...
Et L2 ? Oui.
11 et 5, 13, 13 et 2, 18, 8 et 1, 9.
9, c 'est mon chiffre.
Faudrait des sous.
Voilà. Vous n 'avez plus qu 'à présenter votre fiche au guichet. Merci, Emile.
Écoute -moi bien, Pomme -Chip, c 'est un avis sérieux.
T 'oublies la Moumroquie et tu repars à zéro.
À Paris, en ce moment, avec le beau temps et le tourisme, tu peux pas savoir
petits sujets disponibles.
T 'emballes de l 'anglaise à tout va ou de la suédoise si le grand format te
rebute pas.
T 'as le marché commun à portée de la pogne.
Moi, j 'ai sorti le Costa Reader et je pointe en rafale.
Il est chouette.
Eh ben, il peut, non ? 85.
On me l 'avait livré juste le jour où... Oui, enfin, bref, il a pas vu le jour.
L 'avantage de mettre le prix, c 'est que ça se démote pas.
Ici, bretti.
Coupe italienne.
Deux boutons.
Reverlon.
J 'ai
plus
de crèche, plus de casse -côte,
plus de vestiaire.
Ce veston -là, je l 'avais quand les poulets m 'ont épinglé.
C 'est tout ce qui me reste.
Ah, ça, faut reconnaître.
Et c 'est quoi, la couleur ? Ce serait pas une tentative de prince de Galles
aurait viré framboise ? Je te donnerai l 'adresse de mon fripier.
The Modern Taylor.
En haut de la rue Connacourt, il te fera des prix.
Des prix ? T 'es marrant, toi. Je suis raide à blanc.
Eh ben, t 'as des potes, non ? C 'est pourquoi, les potes.
Eh voilà.
Bon, tu vas commencer par aller me faire mon jeu.
T 'as 5 % si je suis affiché. Le 7 et le 9 et 20 fois le sort dans les deux
sens. Allez, va.
Ça peut être un coup de légende.
Le 7 et le 9 ? Reine de Cachemire et Pasiphaï 4 ? On les a jamais vus finir
parcours.
Dans le domaine du turf, jeune homme, il y a deux façons de croquer.
La magie ou le hasard.
J 'explique.
Favori sur faux tickets ou tocard sur vrai tixons.
A moi la magie m 'a coûté deux ans de placard, c 'est pourquoi aujourd 'hui j
'ai mis un mauvais cheval qu 'un bon juge d 'instruction.
Le 7 et le 9, 20 poils champs dans les deux sens.
Puisque vous avez cédé votre place, maintenant vous allez à la queue.
Faut être dingue, le 7 et le 9.
Deux toccards.
Dis donc, Emile, t 'as pas vu mon cousin ? Il devait nous refiler deux places
pour la dernière.
Eh ben, tu ferais mieux d 'aller voir du théâtre en province.
Pourquoi ? Il y a Pomme Chips qui est sorti de prison.
Pomme Chips ? Ah, je serais pas fâchée qu 'on se revoie.
Et lui non plus, d 'après ce que j 'ai compris, il serait pas fâchée de te
revoir.
Je vais m 'en aller.
Dis -moi, cousin, il y a une lettre pour toi à la maison.
Dessus, il y a marqué urgent.
C 'était pas urgent à ce point.
Pomme chips!
Molo, pomme chips!
Molo!
Il aurait pu quand même dire bonjour, pomme chips. Il va me faire regretter
oranges.
Faites pas attention.
C 'est un mec qui vit sur les nerfs.
Bon, ben, j 'avais les billets pour ce soir.
Je ne sais pas si Jack pourra.
Bien sûr.
Je peux peut -être le remplacer.
Monsieur, dans des circonstances pareilles.
Oh, mais je sais me tenir.
Et puis, je suis un peu de la famille.
Pomme -chips et moi, on a comme qui l 'irait voisiner pendant deux piges.
Je m 'appelle Joe Aranjo.
Je vous avais reconnu.
J 'avais vu votre photo dans Détective.
C 'était bien moi.
Moi, ma photo est passée dans l 'encyclopédie de la musique de chambre.
Je suis le cousin de Jack.
Et alors ? Ben... Rien, je précisais, c 'est tout.
Merci, Jérôme. On viendra vous voir à la fin de la pièce.
Je compte sur vous, Rocky.
Pauvre pomme -chips.
Pourquoi vous dites ça ? Parce que je vous regarde.
On comprend tout de suite que vous ne pouviez pas rester à faire de la
tapisserie comme ça pendant deux ans.
C 'est rare un homme qui comprend ces choses.
Vous lui diriez quoi, la vôtre d 'ami ? Pour l 'instant, je n 'ai rien à lui
lire. Georgina est en déplacement à Dakar.
Il paraît que ça donne bien, l 'Afrique.
Le micheton émancipé a plus ses fatigances du début.
C 'est respectif.
Seulement, il faut travailler ou avoir le don.
Une femme de votre classe, tenez là -bas, ça serait Petrofina, les chantiers
la Loire, 3 ,5 % Pinay, mais en plus sûr.
Seulement, s 'il y a un truc qui ne s 'apprend pas, c 'est la classe.
Monsieur, un grand jour. Vous savez, je me suis laissé aller.
Je parle avec mon cœur.
Ça sent.
Allez, venez.
Ça s 'arrose.
D 'habitude, avec les nanas, je dépasse jamais le diabolomante ou le jus de
fruits. Mais avec vous, le champagne s 'impose. Et millésimé.
Vous croyez vraiment que... Je suis un impulsif.
Tu as remarqué sa démarche et son balancement des hanches ? On ne trouve
chez les femmes qui ont beaucoup souffert.
Tu ne trouves pas que tu déconnes un peu ? Si.
Bon, mais ce n 'est pas tout ça.
Le rideau se lève dans une demi -heure.
J 'ai décidé pour le dernier soir d 'avoir du génie.
Chez moi, c 'est une seconde nature.
Bonsoir, M. Bichon. Bonsoir, M. Martinet.
Adieu. Adieu.
Oui, bien. Où allez -vous ? Je porte un télégramme. Un télégramme ? Des petits
télégraphistes comme vous, on n 'en voit pas souvent.
C 'est vrai, c 'est vrai.
Et c 'est pour qui ce soi -disant télégramme ? Pour M.
Martinet. Pas arrivé.
Je vais l 'attendre dans sa loge. Eh, venez ici.
Vous allez finir par prendre ça pour de la méfiance, mais habituellement, un
télégraphiste, ça passe, ça porte ou ça laisse un avis de passage, mais ça ne s
'installe pas.
Forcément. Et l 'uniforme ? C 'est où il est ?
L 'uniforme de petit télégraphiste. Ah, vous savez, l 'uniforme, c 'est très
dangereux, l 'uniforme, c 'est très dangereux. Le client ouvre la porte,
envoie un colonel, téléphone à la DST et on se retrouve au guide pour 20 ans.
Très dangereux.
Bonsoir, Léon.
Bonsoir, Léon.
Alors, ça se tire ? Eh oui.
C 'est du peu au jus ? Eh oui.
Bonsoir, monsieur Martinet. Bonsoir.
La fin d 'un spectacle,
c 'est comme la fin d 'un amour.
On a l 'impression qu 'on va perdre toutes ses petites habitudes.
En plus, on retrouve plus facilement un amour qu 'une bonne pièce.
Avoue que cinq ans, ça fait tout de même un bail.
C 'est 14 -18 avec un peu de rabiot, le temps de l 'entracte.
Ça par exemple, qu 'est -ce que tu fais là ? Je suis venu voir le spectacle.
Dans le placard, tu verras mal.
Je t 'expliquerai. Ne te fatigue pas, heureux qu 'il l 'a fait pour toi.
Et tu as quelque chose en vue après la pièce ? D 'abord quelques vacances.
Et après ? Je reprendrai mes programmes de concert.
C 'est vrai.
Dans le fond, tu es plus musicien qu 'acteur.
C 'est moins fatigant.
Oui.
Avant la lune dans la bière, tu avais déjà joué ? Non, jamais.
Si je t 'écrivais une pièce, la jouerais -tu ? Non, je ne pense pas.
Je croyais que tu trouvais ça pas mal.
Mozart non plus, c 'est pas mal.
Tu es prêt ? Oui.
Et puis la musique, ça peut se répéter à la maison.
En pantoufles.
Surtout la musique de chant.
Bon, si ça t 'arrange de rester dans les coulisses, alors je te placerai dans un
petit coin. Merci, Jérôme.
Tu ne vis quand même pas seul ? Bien sûr que non.
Tu as une femme, une maîtresse ? Une soeur et un beau -frère.
Dommage, je suis sûr que tu ferais un mari formidable.
Ah oui, mais nous devons malheureusement être les deux seuls à le savoir.
Il fallait cinq ans pour que j 'apprenne quelque chose de ta vie.
Quelque chose qui me surprenne.
Après trente -cinq ans de vie comme uni, il m 'arrive encore de me surprendre.
Alors, tu vois... Jacques ! Je suis là, je suis là.
Si tu veux, tu peux rester là.
Non, mais j 'aurais préféré une love.
C 'est dans une linge que le président Lincoln a été assassiné.
Ma chère Sonia, si longues années ont passé depuis ce soir funeste où il
partit.
Si longues années à attendre dans ma retraite le retour de mon prince tant
chéri. Et c 'est ce soir que pour tenir sa promesse, il doit revenir.
Ô comtesse, j 'entends une troïka.
C 'est lui,
j 'en suis sûre.
Oh, mon Dieu, merci.
Merci de m 'avoir amené mon héros.
Natacha, amour de ma vie.
Telle Ulysse, au retour d 'un long voyage, me voici devant toi.
Oh, prince, l 'émotion l 'a brisé.
Je suis une brute.
Que n 'ai -je prévu, mon amour ? L 'émotion qui allait te terrasser.
Et voici que tu es là, comme si le souffle de la vie t 'était ôté.
Tu es revenu, Itza, je te promets.
Je ne t 'abandonnerai plus. Oh, Igor ! Mon prince !
Bien sûr qu 'on peut s 'expliquer. Je ne sais pas pourquoi.
Salopard.
Oh, mon amour.
Natasha.
Oh, mon prince.
Vous me comblez.
Mon amour, mon amour, mon chéri.
Mon chéri, mon amour.
Mon chéri, mon amour.
Je vous ai attendu, prince.
Oubliez, mon amour, la cruauté du sort.
Songe à ce printemps qui nous attend.
Demain matin, les primes verts... Nous
tenons par la main... Pour moi...
C 'est pour toi que chante le rossignol. Il chante le chant de l 'amour vinte
heures. Tout est trop beau.
Tout est trop calme.
Cette belle nuit d 'été pourrait précéder la tempête. Non, ma bien
Maintenant que l 'amour nous a réunis, il ne peut y avoir quelque chose de sale
dans ce monde.
Tout est merveilleux. Oui, Gore, tout est merveilleux.
Embrassons -nous encore.
Où est la proie des flammes ? L 'enrichisseur français massacre tout sur
passage. Il torture, il fusille, il brûle, il viole.
Cela, comtesse, je ne le permettrai pas.
Il nous faut fuir ce péril.
Un prince, Igor, ne fuit pas, comtesse.
Je perdrai votre estime.
Oh, mon guerrier.
Vagne, tu pars.
Tu vois, moi, le sauté de veau, je ne digère pas.
Oui, alors il faut aimer. J 'aime, j 'aime, mais je ne digère pas.
Alors là, je ne comprends pas.
Remarque, tout est dans la cuisson. Le sauté de veau, il ne faut pas le traiter
comme un bourguignon.
Il a vendu la terre.
Il a vendu mon corps. Alors nous, ce n 'est pas fini, il n 'y a plus moyen.
On parle travail.
J 'aime, Igor.
Oh non, mais ce n 'est pas vrai.
Ils ne vont pas rester là, ceux -là.
Alors... Oh oui, mon aimé.
Joue -moi une dernière fois notre air favori.
Tous les soirs plus lourds, ce putain d 'engin à croire qu 'il profite.
Tu veux mon avis ? Ces mecs ont la folie des grandeurs.
La pièce serait exactement la même si le gars jouait du pipo. C 'est pas russe,
le pipo. Non, c 'est pas de l 'harmonica. Alors là, d 'accord.
Ce serait drôlement plus chouette, les gars, à trois, de se coltiner un
harmonica. C 'est pas du pipo.
C 'est du pipo.
Non, c 'est drôlement chouette.
Et voilà, encore une de morte.
Et ben alors, mon toto, tu viens ? Pour le dernier soir, j 'aurais
bien aimé qu 'elle salue avec nous.
Et allez, en enfer, la contrebasse.
Cinq ans qu 'elle bouffe mémé et réplique.
Et qu 'elle se prend pour Sarah Bernard.
Tu me dirais, c 'est bête ?
Je me permettrais de te rétorquer un peu court, madame, parce que bête, c 'est
vite dit.
La chose vaut mieux que ça.
Puissante, elle est, vachement.
La preuve, moi, ça me travaille encore.
Tu vois, moi, question de virilité, je préfère mon terre -lent.
Mais c 'est autre chose, la virilité. Tu sais vraiment de quoi tu causes ? Oui.
Et la vie n 'est pas faite que de ça.
Ou alors, on serait pareil à des bêtes.
T 'as pensé au costume ? Oui, monsieur, la malle est pleine. Qu 'elle déborde !
Bon, alors chez moi, tout de suite.
Dis donc, Jérôme, t 'amènes ta contrebasse, hein ? Oh, tu crois ? Ah,
m 'en occupe, monsieur Michon.
Mais Jérôme, tu ne peux pas ne pas l 'amener.
Mais c 'est le symbole du spectacle.
Voyons, Jérôme, sans sa contrebasse, c 'est Paul sans Virginie.
Tristan sans Isolde.
Alpha sans Roméo.
Voilà que c 'est drôle.
En tout cas, inattendu.
Puissant, il n 'y a pas d 'autre mot. Et je n 'ai pas peur de me mouiller.
J 'irais même jusqu 'à dire que vous êtes... Mais il le savait.
Empreinte de Zigan, il est fascinant.
Ah merde, c 'est le mot que je cherchais.
Fascinant.
Mais en fait, j 'y pense. Venez avec nous.
J 'organise chez moi un bal costumé pour la dernière représentation de la Lune.
Mais je ne suis pas déguisé.
Ah bon ? Ça ira très bien comme ça.
T 'es sûr que son crin -crin est dedans ?
Tu l 'as sous -pesé ? Bon.
Eh ben, ça y est, on est reparti.
J
'embrasse
comme tu aimes.
Quand j 'aime pas, je dis.
Si je dis rien, c 'est que j 'aime.
Et maintenant, Paris la nuit.
Paris la nuit. C 'est pas vrai.
C 'est pas vrai.
Deux septièmes.
Alors, poussez ! Genre moi qui porte tout là -dedans.
Je crois deviner que nous allons aussi au même endroit. Je vais au septième.
Allez -y, on montra la main après.
Après vous.
La parole du Seigneur a dit, va devant nous avec le cheval, nous te suivrons
avec l 'âme.
Lévitique. 29.
Alors vous venez ou vous venez pas ? Je vous en prie, montez.
Difficile de deviner que vous êtes musicien. En effet, monsieur l 'abbé.
Pasteur. Je suis pasteur. Excusez -moi. Vous savez, maintenant, avec tous ces
changements, il est difficile de reconnaître.
Dieu saura.
Quelle nourrissante idée de vous avoir invité.
Qu 'allez -vous nous jouer ? De toute façon, mon solo.
Votre solo ? Oh, mince, une panne.
Charge maximum trois personnes. Nous sommes pourtant quatre.
Et l 'instrument, alors ? Un peu de chose. D 'ici à ce concours stadial, il
a pas loin.
Nous sommes cinq.
Oui.
Il est là, toujours là, avec nous.
Il ne nous quitte pas.
Soutiens -nous.
Oh, merde.
Cet ascenseur fait ça à chaque fois.
L 'heure était venue
de savourer un léger encas.
composé d 'un petit vin blanc, très pierre à fusil, et d 'un pâté de lièvre
parfumé au kirsch sur du pain de ferme.
Alors là, dans la belle plaine de Lorraine, c 'est si jolie la Lorraine au
de juin, vous allez apercevoir sur la droite, tenez, vous voyez maintenant, c
'est un char AMX transformé. En fait, c 'est un VTT, véhicule transport de
troupes. Il y a une mitrailleuse 12 ,7 mm sur la tourelle.
Tenez, là, vous le voyez mieux.
J 'ai cru les avoir ratés, alors j 'ai profité du 14 juillet. Vous voyez les
en marche qui transportent 10 hommes.
C 'est amusant parce qu 'on ne s 'y attend pas, il y a 10 hommes là -dedans,
'est la voie de l 'échelle de Troyes.
Alors à eux 10, ils ont un lance -roquette, 9 pistolets mitrailleurs, 4
de rond, 2 lances -grenades, 2 FM et puis les mines.
Et bien voilà, c 'est fini.
Merci Frédéric.
Merci de nous avoir montré vos films de vacances.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Mathieu, 5 -9.
Jérôme ! Jérôme, quelle surprise !
On se voit ou on se dit -tu ? On se voit.
Tu ne me reconnais pas.
Il faut dire que c 'est si loin.
Jérôme, le conservatoire.
Dorothée, souvenirs, souvenirs, comme veux -tu.
Tu te souviens, tu savais 2000 verres par cœur.
Oui, je les ai remplacés par 2000 autres.
Je n 'arrivais pas à placer Océano Nox dans les têtes à tête.
Pierre Michon, vous connaissez ? Oui, c 'est au 7e, on y va. Oh, je reconnais la
maille, à quelle affiche. Oh, joli talent d 'observation.
Bon, alors, qui c 'est qui appuie, d 'abord ? C 'est vous deux, et plutôt
et j 'aimerais que ça cesse.
Bon,
alors, on y va ou on n 'y va pas, au septième ?
Jean,
il y a un monsieur qui ne fait rien que me tripoter.
Les paluches dans les fouilles, je ne le répéterai pas.
Mademoiselle est accompagnée.
Bon, ben, voilà autre chose.
Oui, forcément.
Charge maximum trois personnes, alors on est quatre.
On est cinq.
Il est là.
Toujours là.
Ne quitte pas d 'un poil.
Un bon mouvement, seigneur.
Christine prend la crémaillère, d 'accord, mais comment a -t -elle trouvé
appartement ? On ne sait pas qui habitait là avant, non ? Pas le
Pas le meilleur ? Sa cousine. Elle est morte ? Non, mais maintenant ça fait
attendre. Elle est dans un asile. Vieux ? De fou.
Christine a fait les démarches, ça a été très vite.
Christine est vraiment très dynamique.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ?
Où sortent -ils, ces deux -là ? Je ne les ai jamais vus.
Des amis du général, sans doute.
Il conservera toujours des relations de corps de garde.
C 'est à vous, ça, Frédéric ? Et ils ont moins le courage de répondre.
Je ne connais pas, mais à la première danse, j 'attaque.
Venez, ok, asseyez -vous.
Où qu 'on est tombés...
Ce soir, il va être long.
Attendez, c 'est le début. Ils vont se déchaîner. Il va rester comme ça.
Alors, si vous le voulez bien, maintenant, nous allons danser.
Alors, soyez gentils. Mesdames, au salon.
Mesdames, au salon.
C 'est marrant, il me rappelle ma mère.
Mademoiselle, je me présente, Général Tréville.
Et moi, Rocky Labraise.
Amusant. Me ferez -vous la grâce de m 'accorder cette danse ? La valse me
des ailes.
Non, moi, ça me donne le tournus.
Excusez -moi, je reviens.
Les façons militaires, moi, je n 'aime pas beaucoup.
Christine, c 'est merveilleux. Après cette danse, Jérôme nous jouera quelque
chose. Je ne voudrais pas que vous pensiez à un caprice de vos dettes. Je
jure que je suis resté très simple. Mais enfin, je ne peux pas jouer sans mes
accompagnateurs.
Mais quels accompagnateurs, Jérôme, chérie. C 'est la pièce, voyons.
Mais quelle pièce ? La lune dans la bière.
La lune dans la bière, vraiment.
Eh bien, avant d 'envahir le salon des gens, on se renseigne. M. Pierre Michon,
c 'est l 'appartement en face.
Oh, pardon, je l 'ai fait.
Je suis pas Laurence d 'Arabie, je traverse pas le désert sans boire.
Je regarde les filles.
Quelles filles ? Les filles de banquier.
Sans parenthèse, quand on est bâti comme ça, dans son manteau de fourrure, on n
'existe pas ses osselets. Oh, ce sont des mots.
De vicieux.
Là, je n 'ai rien à voir là -dedans. C 'est une question de mentalité.
Moi, j 'avais encore à l 'école que je ne me déshabillais pas à l 'œil.
T 'as l 'air tardataire et puis t 'as les enfants prodiges qu 'il ne faut pas
mélanger. Et puis je vais te dire, plus t 'as de pognon, moins t 'as de
principe. L 'oseille, c 'est la gangrène de l 'âme.
C 'est joli ce que tu viens de dire.
Tu m 'as déjà vu à court de mots.
Pour en revenir à ce que je te disais, J 'ai bien failli l 'attraper, moi, là
-dedans. C 'est la prison qui m 'a sauvé.
Oh, il faut dire que j 'avais débuté trop fort.
Un caissier à la Garenne -Colombe, un rentier à Beson, un poker à Malakoff, un
hold -up à Saint -Ouen, et tout ça en une semaine.
Alors là, je commençais à me croire.
Je ne disais plus bonjour au poche.
J 'avais commandé une charrette américaine. J 'intriguais pour rentrer
Guinness Club.
Et puis, crac ! Le ballon, la cellule, le parloir, le retour à la nature, à la
vraie vie.
Enfin, tu sais...
J 'ai l 'oreille, j 'ai le rythme, j 'ai le port de la tête, j 'ai la prestance,
mais je n 'ai pas encore acquis tout à fait l 'indépendance des pieds.
C 'est seulement vraiment important.
Excuse -moi, Rocky.
Je ne pouvais plus attendre.
Et moi, tout le monde m 'oublie.
Rocky,
je sais que tu m 'en fous.
Mais je suis...
Ce qui me rend comme ça, c 'est sûrement d 'avoir trop pensé à tout l 'entour.
Je rêvais de ta pomme toutes les nuits.
Tu me voyais comme un robe de mousseline sur un lac.
Toute nue dans une carré.
Je ne te dis pas tout, je reste dans le vague.
Vous ne me verrez pas.
T 'as rien entendu ? Non.
C 'était une vraie sensitive.
J 'ai l 'habitude d 'émotionner, mais à ce point -là, surtout en début de
parcours.
Bon, allez, calme -toi, mon petit cœur.
Reste dans la roue.
Ah ! Ah, merde !
Mme Chips, on l 'a dérobée.
On ne la brouillait pour rien, avoir sa conscience et tout, mais t 'as vu qu 'il
faut se tirer, hein ? Et un peu vite.
Rocky,
eh ben alors, mon petit roseau, ma petite fleur. Oh, pardon, pardon, je m
'excuse.
Comment est -ce arrivé ? Ben, je...
Je ne comprends pas.
D 'habitude, elle est en excellente santé. Alors là, on parlait de l 'ail,
mousseline, et elle n 'a pas supporté la déception.
Rocky. Eh ben, Rocky.
Rocky, c 'est charmant. J 'avais une cousine qui s 'appelait Solange, voyez
-vous. Solange et Rocky, c 'est pas à l 'oreille, voyez -vous, ça n 'a aucun
rapport. C 'est une nature sensible, vous ne pouvez pas savoir.
Elle a l 'air, là.
Permettez, j 'ai l 'habitude de ce genre de choses.
Tout libre ? Non, voyez -vous, milliardaire, je sais.
Parce que là, ce qu 'il faut, c 'est de l 'oxygène. Beaucoup d 'oxygène,
énormément d 'oxygène. Il faut de l 'air pour respirer. Il faut de l 'air. Il
faut de l 'air.
Je m 'excuse.
Parce que si il n 'y a pas d 'air...
Ah, ça c 'est... Voyez ?
C 'est infaillible.
Merci beaucoup.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Il est complètement saoul.
Il est complètement saoul. Qu 'est -ce qu 'il tient ? Il a les yeux farcis, le
vache. Il va le laisser dormir.
Vous êtes vraiment milliardaire ?
6 et 6, 12.
12 et 6, 18. Et 4, 22.
22 et 2.
25.
25. 25 milliards.
C 'est un petit peu de bonheur.
Vous avez fait comment pour être milliardaire ? Vous m 'êtes sympathique,
vais vous le dire.
Je vous le promets.
J 'ai travaillé dur.
Très dur.
Très dur. Mais pas du tout.
Allez.
Excusez -moi de vous éranger, je veux que je leur joue mon solo.
À la contrebasse.
Eh oui.
Tu sais ce qu 'il y a dans ta caisse de contrebasse ? Ben, voyons.
Nefertiti ? Un gars même, non ? Non.
Pomme chip.
C 'est malin, ça. Où est ma contrebasse, maintenant
? Il est mort.
Mais il a un couteau dans le dos.
Comme c 'est curieux.
Il ne faut pas venir à la police.
Je suis en liberté conditionnelle.
Qu 'est -ce qu 'on va faire ? Je peux avoir besoin de ma caisse.
Je veux qu 'on me sorte de là.
Eh bien, mais il n 'est pas mort.
Il parle.
Eh bien, il parle.
Oh,
j 'ai le bébume.
J 'ai le bébume.
J 'ai le bébume.
J 'ai le bébume. J 'ai le bébume. J 'ai le bébume. J 'ai le bébume.
J 'ai le bébume.
J 'ai le bébume.
Ça ne se fait pas. Nous ne sommes pas chez nous.
Bonsoir. Je m 'appelle Pamir.
Si vous jouez à cache -cache.
Comme lui.
Je vais chercher Pierre après tout.
C 'est lui que ça regarde.
Il n 'a plus envie de jouer.
Plus personne ne veut jouer avec moi.
Si on s 'allongeait comme eux.
Ce n 'est pas le moment.
Et puis moi, d 'être allongée, j 'en ai marre. Bon, tant pis.
Il y a un cadavre dans la contrebasse. Il y a un cadavre dans la contrebasse.
Il y a un cadavre dans la contrebasse.
Il faut se barrer ou ça va exploser.
Eh bien, tout le monde est debout.
On m 'avait signalé des hécatombes. Ça me fait plaisir de vous voir en bonne
santé. Faut pas vous biler, c 'était rien.
Justement, on se tirait, alors.
Il se fait tard et on craint que la nuit soit fraîche.
Pas question, vous venez d 'arriver.
Bien sûr, il s 'est parti au ponche.
Petite recette à moi.
Il y a un cadavre dans la contrebasse.
Il y a un cadavre dans la contrebasse.
Il y a un cadavre dans la contrebasse.
Il y a un cadavre dans la contrebasse.
Sans être un hôte abusif, j 'aimerais savoir à qui est ce cadavre.
À moi, monsieur.
C 'est un accident.
Soyons honnêtes, il a tout de même un poignard dans le dos.
Justement, c 'est un accident.
Moi, je ne sais rien, je n 'ai rien vu, je me tire.
Une seconde.
Qui est -ce ? Monsieur, c 'est mon petit cousin, Jacques.
Mais qui est -ce ? Son ami.
Quel type dans la caisse ? Son ancien ami.
Et vous alors ? C 'est mon nouvel ami.
Dans les histoires de famille, la discussion est de rigueur.
D 'accord.
La vie privée, c 'est un truc personnel.
Un truc que j 'aimerais justement que tu transportes ailleurs.
Pourquoi ? Parce que vous encombrez. Qui ça, vous ? Toi.
Ta caisse.
Ton cousin.
Et le cadavre qui appartient à ton cousin.
Vous allez disparaître au plus vite, vous dissoudre, vous évaporer.
Mais tiens, par la même occasion, embarque donc aussi ta famille par
Entre nous, je trouve cette attitude assez inamicale.
Donne -moi un coup de main, aide -moi, aide -moi. Ne t 'inquiète pas, ne t
'inquiète pas. Mais Zigue et Vosigue, on n 'a rien à voir ensemble.
On n 'est pas du même monde.
Vous allez tout de même me faire le plaisir de donner un coup de main.
Vous pouvez peut -être bien travailler une fois dans votre vie, non ? Ouais,
doucement, petit bonhomme.
Jouer à rangeot, c 'est se tenir dans les salons. Mais quand on est mal poli,
frappe, même devant des dames.
Vous voulez aider ? Ou j 'appelle la police, hein ? Eh ben, voilà.
Le tout est de demander.
Moi, j 'ai jamais dit que ça pouvait pas se faire. Avec un peu de bonne volonté,
tout peut se faire.
C 'est vrai ? Toi, l 'enflure, tu
disparais avec la caisse et le maestro.
J 'entendrai plus jamais parler de vous.
C 'est juré ? Je le jure sur la tête de Pomschip.
Cause pas de Pomschips !
Ô vieux ! Si
jamais il reparaît, je fais pogrom, je bikinise.
Et t 'es inscrit pour la première fournée.
Et toi, t 'as ton ticket pour le deuxième service.
J 'élève une protestation solennelle.
Je veux dire une protestation de principe, bien entendu.
Tu veux le rejoindre dans la caisse ?
C 'est bon, je m 'incline devant la violence.
Je cède au barbare.
C 'est ça, remballe.
T 'as bien saisi mon goût intime ? Ma pensée profonde ? Tout ce qu 'il y a là
-dedans ? Oui.
Je prête la poille, mes pommes chips disparaissent en fumée.
Mais comment est -ce que je pourrais... Mais Nagaspajo, tu te mets dans les
détails, ça fait médiocre.
On ne trouve plus un oeuf.
Rien. Je commence à m 'avoir assez, moi. On ordonne, on décide, on menace.
On attend, moi. Votre ami signore, il peut être rentré.
Alors vous, vous qui êtes grand et fort,
Vous y arriverez peut -être, mais moi... Il ne s 'agit pas de force. Il s 'agit
de logique. Il doit tenir.
Rembatté. Oui, ben, ça cointe.
Tu t 'en vas ? Tu m 'avais promis.
Un contre -temps absurde.
Je suis désolé, absolument confus.
Tu fuis ? Non, je m 'absente.
Lazare nous a réunis, nous sépare à nouveau à Dorothée.
C 'est cruel.
Tu ne veux pas un petit peu lui forcer la main, Lazare ? Si, mais je préfère
téléphone.
Je t 'appellerai demain.
C 'est promis.
Bonsoir tout le monde. Police.
Demain ? J 'espère.
Bonsoir, monsieur, dame.
Quoi ? La police, chez moi ? À deux heures du matin ? La police est chez
partout et à n 'importe quelle heure. D 'ailleurs, c 'est pas pour vous que je
suis là, monsieur Michon.
Ah, mais c 'est mon petit Joe à moi.
Mon petit préféré.
Tu transportes de la drogue ? Tu vas quand même pas me dire que tu joues de
contrebasse, non ? Vous jouez bien du violon, vous.
Quoi ? Qu 'est -ce que tu dis ? Monsieur est en liberté conditionnelle et
monsieur joue les astucieux, les esprits forts ? Vous pourrez bien retourner au
trou, monsieur.
Ben voyons, monsieur l 'inspecteur, je plaisantais. Ah, bon ! Si c 'est une
plaisanterie, ça c 'est autre chose. Mais il faut prévenir, hein ? On
les plaisanteries, nous autres.
Ça nous arrive même d 'en faire avec les collègues. On n 'est pas cons, hein ?
On sait rire.
Mais on aime bien que ça soit clair.
Pas de quiproquos.
Compris ?
La vérité, c 'est moi qui joue à de la contrebasse.
Je dirais même que j 'y excelle.
Vous avez vu la lune dans la bière ? Oui, monsieur Michon m 'a donné deux
pour madame et moi.
Ah, on n 'a pas détesté.
Eh bien, la contrebasse, c 'était moi.
Mais compliment.
Merci. Merci qui ? Merci monsieur l 'inspecteur.
Je ne peux plus m 'empêcher.
Vous me rappelez quelqu 'un ? Une histoire dépassée.
On ne s 'ennuie pas, M. Michon, chez vous.
Faites pas attention.
Quand mademoiselle voit un uniforme, elle se contrôle plus.
Un uniforme ? Mission civile ? La tête, qu 'est -ce que vous en faites ? C 'est
celle de l 'emploi.
Avec vous, l 'uniforme, c 'est un pléonasme.
Ah oui ? Oui.
Oui, monsieur l 'inspecteur, oui.
Il faut nous excuser pour le dérangement.
Mais on était venu au rapport à la dingue d 'en face des pétanquiers de l
'asile. On va la remettre dans le capitonnet.
Bon, ben, bonne continuation et encore pardon.
Pardon qui ? Pardon M. Michon.
Ah, oui.
Une nuit, rien qu 'une nuit. Non.
Une demi -nuit, alors.
J 'ai dit non, c 'est non.
N 'insiste pas, assassin.
Mais puisque je te dis que c 'est un accident, un accident stupide. Mais les
accidents qui mènent en cours d 'assises sont toujours stupides.
Rien qu 'une nuit, le temps que je m 'organise. J 'ai dit non.
D 'accord.
D 'accord.
Si elle t 'a bien entendu, j 'ai dit d 'accord.
Et je comprends qu 'elle fasse pas pour moi, parce que je ne suis pas
intéressant.
Mais fais -le pour maman, en souvenir de maman.
Maman, tu te rappelles quand elle est morte, maman ? Oui, j 'avais 18 mois,
Non, parce que t 'aimais bien maman.
Et elle m 'avait dit, Jérôme est pour toi plus qu 'un frère.
Et puis c 'est vrai d 'ailleurs, parce que nous petits, on a grandi ensemble.
Oui, mais nous ne serons pas guillotinés ensemble, même en souvenir de ta chère
maman.
Pourquoi tu t 'arrêtes ? Tu préfères que je t 'emmène au commissariat ? Ben non.
Bon, ben alors je vous laisse.
On va avec ça ?
Qu 'est -ce que tu veux que j 'en fasse ? Moi ? Dans la Seine ? Némi va flotter.
Il faut une enquête, ils vont remonter et tu s 'accomplisses.
Ton adresse actuelle
? Je n 'en ai pas. Je ne peux même pas descendre sur Rocky avec ça. En contre
qui ? Maintenant, descends.
Non.
Maintenant, descend.
Mais enfin, pas tout seul.
Non, bien sûr, pas tout seul, avec lui.
Mais je ne suis pas assez fort, enfin.
Et puis, tu sais que j 'ai un souffle au cœur.
Tu peux demander à mon docteur, il montrera les ordonnances, les clichés,
montrera tout.
Mais enfin, je ne peux pas me porter tout seul. Et puis où ? Jérôme.
Quoi encore ? Tu me vois aux assises avec les gendarmes, avec les menottes,
déjeuner. Sans vouloir te vexer, je ne t 'ai jamais considéré comme le
dépositaire de l 'honneur familial. Ah non, mais je veux parler de votre
déshonneur à vous, à toi, à tante Olfie, ton oncle Absalon, ton ami Michon.
Mon avocat dira que je suis un faible et j 'ai été victime dans mon entourage.
La presse vous traînera dans la boule et si ça se trouve, tu ne pourras même
plus jouer au concert.
Alors si tu ne veux pas le faire pour moi, c 'est d 'accord, mais fais -le
la musique.
Fais -le pour Bach, fais -le pour Mozart, fais -le pour maman.
Ecoute, laisse -moi passer la nuit chez tante Olfie, je te promets que demain
matin on s 'en va.
L 'oncle...
Si je recueillais tous les chats du quartier, il ne sera pas dit que j
laissé mon neveu à la rue.
Jérôme, tu es un être d 'élite.
Je suis indulgent avec les autres parce que dure envers moi.
C 'est bien vrai.
Et chez Pierre Michon, tu as joué ton solo ? Personne n 'est jamais
arrivé à m 'empêcher de jouer.
Tu n 'as pourtant pas l 'air satisfait. L 'ambiance était -elle mauvaise ? L
'artiste le plus doué ne résiste pas à un mauvais public.
Je résiste à tout, sauf à Jacques.
J 'aurais bien aimé voir ces gens t 'applaudir. Le tout Paris.
Le tout Paris, tu exagères, Olphie.
Gois ta fleur d 'oranger pendant qu 'elle est chaude.
Tu devras en boire aussi.
Je n 'aime pas beaucoup sa tantine.
Ça n 'a jamais tué personne que je sache.
Jérôme, j 'aimerais que tu répètes demain avec l 'oncle. Nous avons
toute la soirée.
Mais il a encore une petite difficulté dans l 'allégretto.
Toi seul. Ben oui, je m 'en doute un. Je pense que c 'est un passage qui
demande... Ah oui, ça m 'inquiète. Ben oui.
Serons -nous prêts ? Dans dix jours, nous donnons un concert.
C 'est un peu juste, dix jours.
De quoi te mêles -tu ? Ne le gronde pas, pour une fois qu 'il s 'intéresse à la
musique. Il n 'a pas assez intéressé, ça ne le regarde pas.
De toute façon, demain matin, il part de très bonne heure.
Oui, j 'ai des affaires un peu personnelles.
S 'il n 'y a pas de nocturne à Vincennes, tu pourras peut -être venir.
Mais seul.
Tu as bien compris ? Seul.
Jérôme, dis Jérôme.
Quoi ? L 'enfer, tu y crois ? Jérôme, l 'enfer, tu y crois ? Aïe, ça
brûle. Ça brûle, ça brûle l 'enfer, ça brûle. Non, pas l 'enfer, l 'eau
bouillante, imbécile.
Dis -donc, Jérôme, il fait chaud.
Qu 'est -ce qu 'il fait chaud ? Il fait une chaleur.
Tu ne crois pas que Pomme Chip... Tu ne veux pas le mettre au frigidaire ? Je ne
plaisante pas.
Je ne plaisante pas.
Je ne plaisante pas. Je ne plaisante plus. Je n 'ai plus la peine.
Dis -donc, Jérôme, tu ne crois pas que le fille risque de le trouver ? Qui ça ?
Pomme Chip. J 'ai mis le réveil à 6 heures. Il faut absolument que vous
partis tous les deux avant que vous fassiez le ménage.
Tu m 'as dit que ce n 'était pas bien fait.
Dis -donc, Jérôme, dans le fond, comme Chip, je l 'aimais bien.
Alors, regarde, maintenant, il est parti.
Rocky, elle est partie. Et puis moi, je suis tout seul.
Vraiment. Et tout le monde.
Et tout le monde.
Écoute -moi bien, Jacques. Tu couches avec une jolie fille d 'accord.
Tu fais surnoisement coquillant de tes amis. Tu l 'assassines dans mon théâtre.
Tu mets son cadavre dans ma contrebasse, tu le ramènes chez moi avec ma voiture.
Ensuite, tu m 'empêches de dormir et maintenant, tu te sens seul.
Dis -donc, dis -donc, si on l 'enterrait dans le jardin... Dans mon jardin,
parmi les fleurs, c 'est le bouquet.
Tiens, voilà un somnifère. Mais demain matin, je te réveille.
Tu risques d 'avoir une matinée chargée, tu le sais.
Je suis pas réveillé, moi !
Oh, nom de Dieu ! Oh
!
Deux caisses.
Non, non, non.
Il y en avait qu 'une.
Maintenant, il y a deux caisses.
Il y a deux caisses.
Ce serait trop beau qu 'on nous les voie.
T 'en es sûr ? Mais des vestes comme ça, il y en a point deux.
Regarde. Salut Jacques.
Pas chaud, hein ? Mais dis -donc, t 'es
maigri, toi.
Le travail.
Attendez.
J 'en apporte du chaud.
Tiens, Absalom.
Voilà la veste.
Prends pas.
Tu ferais mieux d 'arranger les miennes.
Une pièce, c 'est plus facile à mettre dans le dos.
Vraiment, ils nous les livrent avec des trous dans le dos, maintenant ? Darwin
? Veux -tu ?
Darwin ! Veux -tu ? Ici, tout de suite ! Darwin, ici, là -bas ! Oh, sale bête !
Darwin ! Oh, viens ici, Darwin ! Viens ici, tout de suite !
Laissons -le tranquille. Je vais appeler le docteur.
Il semble avoir une commotion.
Ben oui.
Il a dû ouvrir la caisse. Ça lui a fait un choc, forcément.
Il ne pouvait pas savoir.
Mais si, il savait.
Comment il savait ? Pour le cadavre ? Mais non, Jérôme.
Ton oncle vient de le recevoir pour son travail.
Oui, oui.
Excuse -moi d 'utiliser ce genre d 'emballage, mais pour le transport, c
quand même plus discret, parce qu 'un cercueil, ça risquerait de déplaire aux
voisins.
C 'est que j 'en reçois jusqu 'à trois par semaine, des fois plus.
C 'est une nouvelle activité, un violon d 'ingres ? Oui. Depuis combien de
temps, alors ? Bien d 'autres mois.
Mais ne le remarquez pas par désœuvrement, ça représente du travail.
Je taille, je signule, je nettoie, je gratte, je fais bouillir. Et puis après,
je passe au papier de verre. Mais c 'est un gras, le papier de verre, il ne faut
pas croire.
Et puis alors après, toujours par le même moyen, je renvoie le squelette aux
facultés. Aux facultés ? Oui, aux facultés.
Aux facultés, oui.
Il n 'y a pas de faculté sans squelette, tu le sais bien.
Ben oui, tantôt, aux facultés.
Ils consomment du squelette là -bas, c 'est fou.
D 'ailleurs, tu sais, moi...
Les ossements, ça a toujours été ma partie.
Puis alors, comme je ne gagne pas tellement au muséum, il faut bien
Oui, bien sûr, il faut arrondir.
Non ? Oui.
Il faut arrondir.
Oui, mais tu ne m 'arrêtes pas. Tu me dis qu 'il faut arrondir. Oui, je te dis
qu 'il faut arrondir aussi. Je suis d 'accord.
Et Reine de Cachemire, maintenant, va sûrement être battue par Montbenier et
Pasipha et Capre.
qui viennent là en pleine piste. La distance parle, le terrain collant pèse
jambes. Eh bien non, vous voyez, la jument repart. Et elle en prend même,
en reprend. Ah, ne me parlez plus, c 'est tout ça de la fragilité des
C 'est une victoire indiscutable, acquise de bout en bout. J 'ai même
vu ça sur cette piste et sur cette distance.
Le 7, donc, gagne facilement. Et photo pour la deuxième place.
Entre le 9 et le 18, c 'est -à -dire Pasiphae 4 et Montbonnière... Mais quoi,
photo ? Quelle photo ? C 'est Pasiphae, non ? Il n 'y a pas de photo. Qui t
'aime ? Rocky ? Ah, c 'est Pasiphae ! Pour sûr que si t 'as vu que c 'est
Pasiphae, c 'est que c 'est Pasiphae ? Bah, évidemment que c 'est Pasiphae !
bah, c 'est pas sûr. Il y a photo.
Eh bien, voilà donc à l 'affichage le résultat de la photo. Voyez, le 7 a
nous l 'avions vu très facilement.
Deuxième, le 9, comme nous l 'avions remarqué.
Troisième, le 18, Reine de Cachemire, Basiphée 4, Bombonnière, un tiercé qui
chiffrer... Tu te crois que ça va chiffrer ? Tu te rends compte ? 20 fois
'ordre et 20 fois en vrac. Ça va faire du mal.
Non, t 'es sûre ? Ça va faire du mal. Ça va saigner.
Tu vas voir.
20 fois dans l 'ordre, 20 fois dans le désordre, on suppose dans le tiercé.
1 ,28.
Mes fiches de tiercé, ça vient de faire un malheur. Allez, donne.
Quelles fiches ? Mes fiches de tiercé, j 'ai gagné le gros.
Il y a des photos.
Oui, bon, il n 'y a plus. Ne sois pas plus con que d 'habitude.
En tout cas, ton tiercé, je ne l 'ai pas.
Quoi ? Je t 'ai bien donné des sous. Pas à moi.
Même que j 'ai désapprouvé ton jeu. De ton cœur. Ta gueule. 7, 9 et 18
à peu près rapporter dans l 'ordre 18 000 francs pour un franc à vue de nez.
Une vraie cuisson pour 100 balles ? Et alors ? Monsieur Duglandot les approuve
toujours ? Oh, il y avait quand même photo, non ? En tout cas, c 'est pas moi
qui ai ton jeu. Pour la bonne raison, c 'est que le fric, tu l 'avais donné à
Pomme Chips.
Même que t 'as rajouté que ça valait 5%. Oh, nom de Dieu ! Dis, la feuille
mangeuse, la feuille mangeuse, la feuille canée Pomme Chips ! La
feuille mangeuse, la feuille...
Tu travailles trop en force ce jour. Tu t 'essouffles.
Il a cané, Pomme Chips. Il a cané.
Dis comment qu 'il a cané.
Dis comment.
Envergis de ça à la douane.
Tu vas voir, ça va rouler.
Pomme Chips.
Un vrai copain.
Réglo et tout.
Bien qu 'il y en ait encore ensemble.
Il a fait, mon Dieu.
Comment qu 'il n 'a qu 'à m 'épouser ? Il a joué, lui ! Oui, il a joué, Joe, il
a joué.
C 'est bien ? Parle d 'homme.
Alors, c 'est qui qui l 'a mis, la fiche ? C 'est là ! Là, là, là, où on met la
pochette. Je l 'ai vu, je le dure.
Il a même pris une enveloppe, une enveloppe en deuil, il l 'a collée, puis
'a mis là.
Banco.
Plus de 100 millions, ça fait. Rien qu 'avec les dans l 'ordre.
C 'est un bon copain, quoi, le chips.
Je voudrais bien le revoir encore une dernière fois. Moi aussi, figure -toi.
Où est le camp ? Ça, qu 'on l 'a retrouvé. Il m 'a dit qu 'il disparaît.
que tu ne voulais plus le voir ? Tu as dit ça de pomme -chips ? Tu sais ce que
'est. Dans un moment de chagrin, c 'est vrai, on ne sait plus très bien ce qu
'on dit.
Maintenant, Jacques, il faut le retrouver où il crèche.
Ici. Il y créchait avant les changements, mais tu y es, alors il n 'y
Tu ne te souviens pas ? Il peut y aller d 'autres.
Mais je ne peux pas tout faire. Me souvenir, vérifier les additions.
C 'est ça.
110 briques, 110 briques. J 'arrondis à peine.
Tu n 'es pas en train de les palper si on ne trouve pas Jacques.
Ce serait trop inhumain. On s 'attend peut -être qu 'on le retrouve.
Alors, Jo, je sonne ou je ne sonne pas ? Non, tu attends que les blés soient
mûrs. Ça n 'arrive pas, Jo.
Si Jacques ne nous dit pas où il l 'a mis, le pomme -chips, t 'auras 10 % de
rien du tout, hein ? Qu 'est -ce que j 'ai... Ah ! Les représentants, j 'en
étais sûr.
C 'est effrayant, à présent.
Appareils ménagers en tout genre, assurances sur la vie, encyclopédies
intempéraments, savons des aveugles. C 'est pire que le péril jaune, ces gens
-là. Ça vous submerge, ça vous encocole, ça vous emperlificote.
Permettez, monsieur, on va passer votre tapis à l 'aspirateur. Croyez -nous,
monsieur, le mistral, le siroco, la mousson, les chutes du Niagara, ça
côté du rasoir machin arrière.
les montres religieuses, les suceurs de sang, les Jules César de l 'huile
tartampion, les Napoléons de la montre -truc. Non, mais, monsieur... A moins
que... A moins que vous ne soyez les marcheurs de la paix, les
témoins de Gandhi ou les pétitionnaires pour les petits Polynésiens menacés par
la débauche. Dans ce cas, messieurs, donnez, je signe. Je signe. Je signe
moi. Des deux mains, des deux pieds. En cursive, en gothique, en caractère d
'imprimerie. Je signe la Somalie sabalienne. Je signe Vurtan bourgeois de
Vladivostok à Gibraltar. Mais nous venons juste voir Jacques.
Jacques. Ah, Jacques.
Il n 'est plus là.
Plus là ? Non.
Non. Ils l 'ont emmené. Ils l 'ont emmené en ambulance.
Une connexion cérébrale plus une jaunisse.
On ne va pas mourir, Jacques, ce ne serait pas juste.
Oh,
oh, admirable, admirable.
Mais c 'est le dolicocephale parfait, très rare chez un Européen.
Chapeau, chapeau.
Regardez, regardez, le frontal daunéen.
Le pariétal berbère et l 'orbite égyptienne. L 'orbite égyptienne, très
Quel dommage, quel dommage si on veut chercher.
Quel dommage que les apophyses ne soient pas plus agressives. Mais quelle tête,
quelle tête admirable, quelle faciès.
Enfin, j 'espère avoir la chance de travailler un jour sur vous.
Jacques, il n 'avait pas un paquet avec lui ? Non, non.
Et il n 'a rien dit avant de partir ? Non, non. Ah si, si, il réclamait sans
cesse un certain Pumchip. Ah ben nous aussi.
Avant de perdre connaissance, il me semble qu 'il a dit quelque chose dans
genre de « Relance Jérôme, moi je passe ». Jérôme le racleux ? Oui, Jérôme,
Jérôme. Quel dévouement, il ne pourra s 'y dire pas quitter. D 'ailleurs, il
vous renseignera mieux que moi. Il l 'a accompagné à l 'hôpital.
On peut téléphoner à l 'hôpital ? Oui, bien sûr, c 'est à 50 francs.
Je vais m 'en occuper.
Quelle construction ! Quelle morphologie !
Ah, voilà, j 'ai votre numéro.
De l 'icocéphale, merveilleuse.
À nous ! Désolé, monsieur.
Non, ce monsieur n 'est pas à l 'hôpital.
Désolé.
Oh, attendez une seconde ! On peut dire que vous avez de la chance.
Il est retrouvé.
Pavillon Péricard.
Chambre 12.
Chambre particulière.
Quand il y a chambre particulière, c 'est très grave.
Oh, maman.
Oui. Oh, papa.
On est venu te voir.
Rocky et moi, on s 'inquiétait. On voulait savoir si tu n 'avais plus trop
fièvre. Tu t 'y pouvais quoi ? Oui.
Comment?
Il est
très bas.
Tu as vu Pomme 6?
Oui.
Où il est?
Il est dans le mur.
Il est vachement bas.
On va le remonter.
Oui, mais l 'infirmière me l 'a déjà donné tout à l 'heure.
Alors? Pourquoi pas nous ? Il y a marqué qu 'il ne faut pas dépasser la dose
prescrite. Quoi ? Tu refuserais un doping à un ami malade ? Ben non.
Tiens, avale.
Une pour maman.
Une pour papa.
Quatre pour Rocky.
Tu as dû lui en donner une de trop. Il en a pris six. Il y a marqué trois par
jour. Il aurait pu le remonter, pourtant.
Alors, qu 'est -ce que c 'est ? Ce n 'est pas pétané. C 'est une
veste. C 'est une veste. C 'est une veste. C 'est une veste. C 'est une
C 'est une veste. C 'est une veste.
C 'est une veste.
Ça va déplaire.
On a perdu une bataille. On n 'a pas perdu la guerre.
Alors Jacques, on l 'oublie, on n 'a pas le temps d 'attendre qu 'il récupère.
Alors toi qui as de l 'oreille, il faut apprendre la musique.
La musique, il y a dix ans que je la connais. Ah dis donc, mollo, mollo,
Bon, Pomme Chips, Jacques Leminave et Jérôme Leracleux, ils sont partis
ensemble. C 'est pas Pomme Chips qui va nous dire où.
Sous -titrage
Société Radio -Canada
Ah, c 'est vous, Renaud ? Oui.
Envoûté par la contrebasse, dites -vous ? Tout à fait passionnant.
Mais non, pensez -vous, l 'heure ne fait rien à la fête.
Les conversations sont si rares.
Tonton, s 'il te plaît. S 'il te plaît, Tonton ! Non, c 'est Tonton qui fait du
bruit, oui.
Les conversations sont si rares, oui.
C 'est ça, Renaud, qui je neuf la presse tout de suite.
Oui, je neuf.
C 'est ça.
Merci, Tonton.
Comme c 'est gentil, j 'avais peur que vous ne veniez pas.
Les musiciens ne résistent jamais à l 'appel des sirènes.
Excusez -moi.
Vous donnez souvent des leçons de contrebasse, la nuit ? Non, jamais.
Et pourtant, ce soir, vous avez dit oui.
Et on ne doit pas goûter sa chance.
C 'est joli ce que vous venez de dire.
J 'ai fait classique, latin et grec jusqu 'en seconde.
Oh, toi, alors tu es drôle.
On se tape un drink, avant ? Je ne voudrais pas abuser de la situation.
T 'abuses pas, puisque j 'offre.
Depuis quand aimez -vous la contrebasse ? Depuis que je te connais.
La musique, c 'est dans la famille. Mon paternel tirait sur les bignots dans les
balmes.
Et c 'est votre première leçon ? La première, je te jure.
Flattez. Comme ça, nous n 'aurons pas de mauvaises habitudes.
Les habitudes, je veux que ce soit toi qui me les donnes.
Allez.
Elle est à vous, la contrebasse ? Non, je l 'ai louée.
Il faut sans doute que je l 'accorde.
C 'est drôle.
On dirait que tu déshabilles une femme que tu aimes.
Il y a de ça.
On ne vit pas toute une vie avec et pour un instrument sans que des liens
étranges ne se traitent.
Il y a une symbiose harmonique.
Tu aimes comme je m 'habille ? Beaucoup.
Une aisance des gestes qui ont demandé dans la plupart des manuels.
Oui, c 'est bien ce que j 'ai pensé.
Bon, on y va ? Tu es sûre que c 'est ta première leçon ?
Oui.
Il y a quatre cordes à la contrebasse.
Accordé en quarte.
Mi, la, ré, sol.
Mais sa musique s 'écrit un octave plus haut qu 'elle n 'est entendue.
Soit mi, la, ré, sol.
Mi, la, ré, sol.
La main gauche ici.
Le pouce et l 'index entourant le manche.
Et la main droite là.
Pour le pincement ou pour le travail de l 'archer.
Mais il ne faudrait pas. croire que la contrebasse appartient à l 'alphabet des
violons. Ah non ? Non.
Le violon lui a donné la spirale, le nombre réduit de ses cordes, le chevalet
moins plat, tandis que la viol de gambe, elle, lui a donné... Elle lui a
donné... Mais qu 'est -ce qu 'elle lui a donné, la viol de gambe ? Elle lui a
donné les épaules étroites et tombantes, la table inférieure.
plate, et les larges écluses.
La technique du coup de l 'archet est assez particulière.
Le saut, les doubles notes, elles sont possibles dans certaines limites, mais
enfin, on obtient très bien aussi.
Le trémolot, le pas de la lettre,
Le staccato.
Et le pull.
Dix.
Quatre.
Cinq.
Ah oui.
Et le staccato.
Ah oui.
Voir du travail comme ça, tu te lances pas, c 'est de la démonstration.
Tu permets que je m 'insolise ? Admire, tu verras pas ça tous les jours.
Mon chéri.
Mon amour. Mon amour. Mon amour.
Mon amour. Mon amour. Mon amour. Mon amour. Mon
amour. Mon amour.
Dis -donc, je comprends le labeur, mais je trouve que ça traîne un peu.
On joue les prolongations.
T
'entends
? Il rigole, le con.
Ma parole, il se croit parachuté au paradis, mais il pourrait bien lui
des bricoles à l 'atterrissage à ses aigles.
Mais rigole !
Tu
ne t 'es pas trop inquiétée, Tantine ? Pas trop, mais je n 'aime pas que tu te
surmènes. Tu sais ce que c 'est ? Une leçon difficile.
Je dirais plutôt délicate.
Oui, d 'une délicatesse insoupçonnable.
Comment te dire ? Si c 'était un violon, ce serait un Stradivarius.
Si c 'était une plante, ce serait un rosier grimpant. Et si c 'était une
Elle devrait s 'appeler Juliette.
J 'aimerais la connaître. Mais je te préviens, tu vas avoir un choc. Elle
surprend.
Moi, les surprises, je n 'ai rien contre.
C 'est ce qui m 'a toujours manqué.
Il ne m 'est jamais rien arrivé de mal et rien de bon non plus d 'ailleurs.
Mais depuis deux jours, il se passe des choses.
Ça bouge énormément.
Je ne peux pas tout te dire, tant te le fais.
Mais je sais que si je rate cette occasion...
Je ne suis pas prêt d 'en trouver une aussi parfaite.
Une occasion de quoi ? De faire des bêtises.
Il y a 20 ans que j 'attends ça pour toi.
Une bêtise qui soit jolie et amusante.
Eh bien, j 'espère qu 'elle t 'amusera aussi.
Alors, il t 'a dit ou il t 'a pas dit ? Je te l 'ai déjà expliqué.
Pomme -chips, ils l 'ont ramené chez Jérôme. Ils ne l 'ont pas ressorti.
Et comme il ne risquait pas de s 'envoler tout seul... Eh bien, c 'est
C 'est tout.
Et il t 'a fallu un tour de calan pour apprendre ça ? À ce temps -là, on va se
faire repasser notre carbure.
Je la subodore, la vache.
Je la vois venir, la malédiction. La douane, c 'est pas le moment de dormir.
Une visite des lieux s 'impose, mais pour ça, il faudra un motif.
T 'as qu 'à venir avec moi.
Et où ça ? Il m 'a invité à sa répétition.
Ah, tu sais que t 'es un grec.
Un vrai cador, une intelligence faire.
Moi, je dois pas y aller.
Les maisons où il y a des morts, ça porte malheur.
Des malheurs, il peut nous en arriver qu 'un. Nous faire engourdir notre taquet
d 'oseille.
À moi pour 200 brocs, un cheval du Campignan à la morgue. À parole.
Pour commencer, un petit morceau à ma façon.
C 'est Jérôme qui compose tout ce que nous jouons.
La musique, moi, ça me remue.
Eh bien, ça tombe bien.
Allez au turf et rapido.
Voici Invention à trois voix.
Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? Je ne te plains pas.
Pas bonne suite.
Il n 'y aurait quand même pas changé comme ça en si peu de temps.
Bon allez viens, je vais me passer à vous.
Attends, attends, attends.
En admettant que ça soit ses os, la pomme -chips. Je dis bien en admettant.
Alors, ses fringues, qu 'est -ce qu 'elles sont devenues ? On aurait dû les
trouver. Surtout sa veste. La preuve de gale framboise. Mais oui, la veste.
La miroirotante, la terrible.
Eh bien, c 'est le tonton qui l 'avait sur le dos.
Sous sa blouse. Tu te souviens, les manches ? Mais il les a passées sous le
sans arrêt, les manches. Enfin, tu te souviens ? Ah, c 'est pour ça ? C 'est
pour ça quoi ? À l 'hôpital, j 'ai accueilli la veste, la veste.
Francky, tu te rappelles ? Mais pas du tout, il parlait de n 'importe quoi.
si, mais si, mais bon, ça suffit, hein. On va aller lui causer au tonton. Ah
non, non, Jean. Non, non, non, moi je préfère la baignoire, les électrodes,
tueurs siciliens, mais jamais, je ne peux plus le revoir. À chaque fois qu
me touche la tête, il me fait... Qu 'est -ce que la paléontologie ? Eh bien, de
même que la cuisine est l 'art d 'accommoder les restes, la science dite
paléontologique est l 'art de raccommoder les eaux.
La voisier disait, dans la nature, rien ne se perd, rien ne se crée. Mais Darwin
ajoutait, l 'homme y veille jalousement, l 'homme, ce sous -officier d 'avenir,
puisqu 'il descend du singe.
De l 'écocephale, hein, extraordinaire.
Quel dommage, j 'ai pas bête. Enfin, passons maintenant, après les monstres,
passons aux oiseaux. Les oiseaux, la grâce, la légèreté, la poésie, le sel de
terre. Comme disait Saint -François d 'Assise, les oiseaux dont la membrane
allait... Je vais te faire une petite conférence, moi, il n 'y aura pas besoin
de ça l 'hiver, je te le dis.
Allez ! La membrane allait... Oui, le Dixan ! Tu sais très bien ce que je veux
dire. Je suis ruiné, je suis malade et je sors de l 'acquis. Il n 'y a pas de
quoi défiler. Tu paries que tu y retournes ? Les cheveux ! On dirait qu
a ici que les visites n 'intéressent pas.
gourmand des jambes, je lui expliquais que même chez les primaires, il n 'y a
pas d 'âge pour s 'instruire. T 'es guéri, toi ? Il peut faire une
visite continue.
Il va sans dire qu 'à l 'encontre de certaines espèces... Tu pourrais pas me
prêter un petit peu d 'argent en souvenir de Pomme Chip ? Je suis pas un
moi. Je suis un gagneur. J 'aime pas me faire bottiner par les caves.
Tu aimerais bien être écouté quand je... Qu 'est -ce que je disais ?
Vous disiez, M. Absalon, que chez les roforachidées du trias jurassique
supérieur, la queue est longue, n 'est -ce pas ? Alors qu 'elle est
chez les ptérodactylidées.
Mais c 'est pas ça du tout ! Vous copierez cinquante fois ! Je disais, le
dimorphisme sexuel chez les... Ah tiens ! Cinq heures ! On
ferme ! Tu vas te tirer, toi, t 'as compris ? Je te dis que j 'en ai rien à
foutre !
Où est -ce qu 'il est parti, l 'oncle Absalon ? C 'est changé ! On
ne voulait pas partir sans
vous remercier de votre gentillesse.
Dis -donc, tonton, tu ne pourrais pas me prêter un tout petit peu d 'argent ? Tu
as fini de fatiguer monsieur Absalon ? Merci,
mon jeune ami.
Pardon.
Mais qu 'est -ce qu 'il a ? Il est encore très fragile.
C 'est une idée de ma femme, qu 'est -ce que vous voulez ? Enfin, à la longue,
on s 'y fait.
Eh bien voilà.
Je vous remercie de votre courtoisie, monsieur Aranjot.
Mais appelez -moi Jo, je serai honoré.
Le 7, le 9.
Le 7, le 9 et le 18.
Le 7, le 9. Le 7, le 9 et le 18.
Le 7, le 9 et le 18.
Le 7, le 9 et le 18. Le 7, le 9 et le 18.
Le 7, le 9 et le 18.
Bloch Royal 421, 9 à la ponte, bolote, rebolote.
Et Fanny.
Ça veut dire ? Ça veut dire envoyer l 'oseille à Fissa. L 'érif s 'attend pas,
ça fait des colères.
Quoi ? Qu 'est -ce que vous voulez ? C 'est écrit dessus.
Le 11, le 5, le 2.
La dernière fois qu 'on les a vus, ils barbotaient dans la rivière des
Le 11, le 5 et le 2.
Fumier de pommes chips. J 'espère que t 'es en enfer avec Julia et tous les gros
dégueulasses.
Faire tourner 200 millions.
Pas attendre de la mer.
1
780
000.
par le siècle IX -XVIII.
C 'était drôlement difficile à trouver.
Dans le domaine du cheval, mon ami, depuis Réjauffren, la fortune ne sourit
aux audaces que c 'est connu. Le tiercé exige une certaine compétence, soit,
mais d 'abord et surtout, de profondes qualités humaines.
Honnêteté foncière, mœurs spartiates, esprit d 'entreprise, mais de la musique
avant toute chose.
Et peut -être aussi un peu de chance, mais si peu.
Et n 'oubliez jamais... qu 'il n 'est pas nécessaire de vaincre pour
Mes amitiés autour de vous, mon cher, et à lundi prochain.
Il y a les vents contraires, la dégolinante infernale, le pot d 'eau
chkoumoune. Mais il y a ceux qui s 'effondrent et ceux qui réagissent. Et c
pas seulement une question de choux, mais c 'est une affaire de tour de main.
Eljo, il l 'a gardé, sa paluche miracle, sa pogne en zéphyr, le rubens de la
taille douce de Léonard du Composteur. Et quand je vais les palper, mes 200
briques, qui c 'est qui là -haut va l 'avoir dans le baba ? C 'est ce milieu
pommes chips !
C 'est le monde moderne, ça.
Il n 'y a plus de bon dieu, il n 'y a que des fatalités.
Et voilà.
Il a fallu que tu refasses le coup du faux ticket de PMU.
Ils ne pouvaient pas supporter d 'être dehors.
Ce que je ne supporte pas, c 'est l 'injustice.
Je crois que tu vas la repartir pour la fabrication d 'espadrilles.
Au fond, tu apprends un métier.
Ce n 'est pas plus mal à notre époque de spécialiste.
C 'est toi que je plains, mon homme.
Ça va être dur de penser à moi toutes les nuits.
Vous vous rendez compte que chaque fois que vous me harponnez, vous brisez les
petits cœurs.
Non ! Non
!
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.