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Original subtitles

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

Ă€ New York, les inspecteurs qui enquĂŞtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.

Voici leurs histoires.

Super collier.

- Ta mère te l'a donné ? - Oui.

- Je peux voir ? - C'est une amulette.

- Ça vient des Moso. - Elle l'a eue où ?

Elle l'a rapportée du Tibet.

C'est censé me protéger, je ne peux pas la retirer.

C'est trop cool.

Envoie un SMS si tu résous ces fractions.

- Bye, Nicholas. - Bye, Becca.

- Hé ! Regarde où tu vas. - Le feu était rouge.

Voilà ce qu'on vous apprend ? Répondre aux adultes ?

Ce n'était pas ta faute, petit. Il a manqué de m'écraser.

Dégagez tous ou j'écrase tout le monde.

- Ferme-la. - Vous deux, fermez-la.

Au secours ! Aidez-moi !

Appelez la police.

- Dites-moi ce qui s'est passé. - Le gamin a déboulé devant mon taxi.

Je n'y étais pour rien. Puis il a disparu.

Une camionnette était arrêtée.

- Vous avez la plaque ? - Non,

mais elle était rouge et jaune avec des fleurs.

Bleue et verte avec des lapins.

Décrivez-moi l'enfant.

Dix ans, je dirais, cheveux châtains,

- de cette taille. - Non, de cette taille,

- huit ans, brun. - Et le conducteur ?

- Personne ne l'a vu. - Si, je l'ai vu.

- C'était un homme blanc. - Il avait la peau mate.

- Un étranger. - Quels imbéciles.

On ne voyait que des mains gantées.

C'est elle, l'imbécile. Je sais ce que j'ai vu.

Trois témoins, dix versions.

Ce qui est sûr, c'est qu'un gosse a besoin d'aide.

Et que le temps presse.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

- Vous avez la vidéo des faits ? - Juste avant l'enlèvement.

La caméra du distributeur le filme qui descend la 89e.

Huit ans maximum.

Le magasin d'en face filme le taxi qui manque de l'écraser.

On a la camionnette ou pas ?

Grâce à la vidéosurveillance d'un immeuble.

Ça alors, des fleurs et des lapins.

- On voit le ravisseur ? Zoome. - C'est trop sombre.

On ne voit que ses mains gantées mais regarde.

"Les Loufoqueries de Garry. Faire la fête est ma spécialité."

Montrez-lui la nĂ´tre.

- Police. Plus un geste. - Mes ballons se font la malle.

Pas vous.

- OĂą est le mĂ´me ? - Quel mĂ´me ?

Celui que vous avez enlevé il y a une heure.

J'ai passé la journée ici à bosser.

- Qui se charge des livraisons ? - Il n'y a que moi.

- Garry. - OĂą est la camionnette ?

Là-bas. Elle n'a pas roulé depuis six mois.

Les feux sont HS. Je prends la voiture de ma femme.

Le coupable a reproduit sa camionnette.

Oui, pour qu'on inculpe ce clown.

C'était un bouquet d'anniversaire.

- Je vous envoie la facture. - Faites-vous plaisir.

- Fin a la camionnette. - Avec le gosse ?

J'espère que non.

Laissez-moi deviner. On n'a vu personne l'allumer.

Et personne s'en éloigner.

On a affaire Ă  un pro. Il nous induit en erreur avec la camionnette.

Et il se débarrasse des preuves.

Bizarrement, j'espère qu'il a toujours ce môme.

- J'ai trouvé quelque chose. - Pas des restes, j'espère.

Humains, non.

- De devoirs, peut-ĂŞtre. - Son sac Ă  dos.

Ou du moins, ce qu'il en reste.

Un livre d'école.

Il appartient à l'école Whitethorne.

ÉCOLE WHITETHORNE MARDI 18 MAI

Bien sûr que je le connais. C'est Nicholas Olsen.

Je lui dis de ne pas courir dans les couloirs 10 fois par jour.

Il est en CE2.

Il nous faut les coordonnées des parents.

Il vit chez son père : Paul.

Que se passe-t-il ?

Nicholas s'est fait enlever en rentrant chez lui

Ă  deux rues de son arrĂŞt de bus.

Oh, bon sang. Elle l'a vraiment fait.

- "Elle" ? - La mère de Nicholas : Sophie Gerard.

Elle est française et légèrement instable.

C'était déjà le cas avant que Paul n'obtienne la garde exclusive.

Une mère privée de son enfant ? C'est rare.

Paul a obtenu une ordonnance restrictive suite Ă  son refus de s'y plier.

Sophie estime ĂŞtre le "vrai" parent de Nicholas.

Le père ne répond pas.

Il fait visiter une maison Ă  Montauk.

La mère a dû enlever l'enfant.

Au début, Sophie débarquait dans la cour

pendant la récré.

Le vigile a dû la faire évacuer une dizaine de fois.

Elle revenait sans cesse.

Je suis sortie la voir,

elle m'a dit que je n'avais aucun droit avant de me pousser.

- Vous avez appelé la police ? - Pas loin.

Elle est partie et n'est jamais revenue dans l'enceinte de l'établissement.

- Mais dès que la cloche sonne... - Était-elle là aujourd'hui ?

La voilĂ .

Et voici Nicholas.

Vouloir prendre son fils dans ses bras est compréhensible.

Il n'a pas l'air ravi de la voir.

Si seulement on pouvait l'entendre.

"J'ai quelque chose pour toi, Nicholas. Ça vient du Tibet."

"C'est quoi, maman ?"

"Un moyen de te protéger."

Et lĂ  ? Que dit-elle ?

"Souviens-toi. Quoi qu'il arrive, n'aie pas peur."

"N'aie pas peur."

"Je t'aime. Je t'aime, Nicholas."

Excellent travail.

Ma grand-mère malentendante sera ravie de l'apprendre.

Vous avez mon fils ? Cette folle est en cellule ?

Le père de Nicholas, j'imagine ?

D'après vous ?

Pardon. Oui, Paul Olsen.

Malheureusement, nous n'avons pas encore retrouvé votre fils.

Pourriez-vous nous aider Ă  retrouver votre ex-femme ?

Elle n'a jamais été ma femme. Sophie ne croyait pas au mariage.

- Du fait d'être française ? - Non, d'être cintrée.

Elle est anthropologue, chercheuse Ă  Columbia,

obsédée par les cultures matriarcales.

Serait-ce pourquoi

elle estime ĂŞtre le "vrai" parent de Nicholas ?

Je n'en peux plus d'entendre ça. Ça ne l'empêchait pas de partir.

Un été, c'est une fouille en Inde. L'hiver suivant, la jungle péruvienne.

D'où votre séparation ?

Il y a deux ans, elle découvre une tribu en Chine

et veut traîner Nicholas là-bas

juste avant la rentrée. J'ai dit non.

- Elle est devenue dingue. - Assez pour l'enlever

ou demander qu'on le fasse ?

Ça ne m'étonnerait pas.

Elle est très futée.

J'adorais ça à l'époque. Mais croyez-moi,

dès qu'elle a embarqué dans cet avion pour la Chine,

j'ai changé les serrures et j'ai demandé la garde exclusive.

DOMICILE DE SOPHIE GERARD MARDI 18 MAI

- Oui ? - Sophie Gerard ?

- Oui ? - Inspecteur Benson

et voici l'inspecteur Stabler.

- C'est à quel sujet ? - Parlons à l'intérieur.

Euh... d'accord.

Ce sont les voisins ? Je mets parfois la musique assez fort.

C'est au sujet de votre fils, Nicholas.

Comment ça ? Il va bien ?

À vous de nous le dire. Vous l'avez vu plus tôt malgré l'ordonnance restrictive.

Non, du tout.

À 15h01, devant l'école Whitethorne.

Il n'a pas l'air ravi.

Oui, car il a peur qu'on me pince.

Qui ? L'école ? La police ? Son père ?

Le père de Nicholas se fait un tas d'idées sur moi.

D'où cet enlèvement ?

- Pour le reprendre Ă  Paul ? - Quoi ?

OĂą est Nicholas ? OĂą est mon fils ?

Vous comptiez l'emmener à Paris ? Au Pérou ?

- Ne touchez pas Ă  ses affaires. - Continuons au poste.

Où est mon fils ? Dites-moi ce qui est arrivé à mon fils !

- Pourriez-vous m'expliquer ? - On se charge des questions.

- Comme "OĂą est Nicholas ?" - Je ne sais pas.

- Mauvaise réponse. - Je suis sa mère.

Tu ne l'es pas.

Une mère élève son enfant, prépare son petit-déjeuner,

s'occupe de lui quand il est malade,

- le borde le soir. - Je t'interdis.

- Tu l'as laissé. - Je suis revenue.

- Pour me le voler. - Il vous ment.

- Ne l'écoutez pas. - Où est-il ?

- Je ne l'ai pas. - Dis-moi oĂą il est !

- Du calme. - Ça suffit.

Faites sortir Mme Gerard, lui aussi.

Allez.

Fouille le domicile de Sophie.

Ce que tu voudras, du moment qu'on le retrouve.

- OĂą est Nicholas ? - Je l'ai dit. Je ne sais pas.

Pourquoi ne pas plutĂ´t sortir le chercher ?

J'attends que vous me disiez oĂą.

Je ne l'ai pas pris. Quelqu'un d'autre l'a fait.

Bon sang, Nicholas doit être terrorisé.

Voilà que ça vous inquiète ?

- Vous avez l'habitude de l'abandonner. - Paul a dit ça ?

C'est lui dont Nicholas a peur.

Il me l'a arraché.

Suite à votre départ.

Voyager fait partie de mon travail.

J'étudie les tribus en voie de disparition.

Oui, celles où la mère est aux commandes.

Les rares qui existent dans des régions reculées.

- Nicholas comprenait mes obligations. - Les enfants ont besoin de stabilité,

d'une routine. Sophie est tout l'inverse.

Sophie déteste ce qui est conventionnel.

Elle pense que Nicholas serait mieux avec des bergers de yacks

qu'à l'école Whitethorne.

Selon moi, il s'agit de maltraitance.

Sophie s'en est prise Ă  lui physiquement ?

Non, mais elle était de plus en plus violente avec moi vers la fin.

- Quand elle voulait l'emmener en Chine. - Oui.

J'ai fait barrage.

Elle a voulu me démolir à coups de hache.

Cette hache vient de la tribu des Karamojong en Ouganda.

C'est un objet cérémonial, pas une arme.

- Mais vous avez agressé Paul avec. - Je la protégeais.

Paul était furieux et commençait à détruire mes objets.

- Il a anéanti ce... - Ce n'est pas ce qu'il dit.

Il vous ment. Il déforme tout.

C'est une menteuse invétérée.

Je vous en prie.

Vous devez retrouver Nicholas.

Je sais que c'est elle.

Le père sait de quoi il parle.

J'ai touché le gros lot chez Sophie.

PREUVE

Merci.

Dieu soit loué. Une femme.

Jamais je ne ferais de mal Ă  Nicholas.

- Je suis sa mère. - Prête à tout pour le récupérer.

Un passeport français pour Nicholas.

Je voulais qu'il ait la nationalité.

Et lui faire quitter le pays.

Non.

Nous avons consulté votre PC.

Vous lui avez réservé un billet pour Pékin et un autre pour vous. Des allers simples.

Je voulais mon fils. Sa place est à mes côtés.

- Dans un village en Chine ? - Nicholas adorerait.

Ces gens profitent de leur enfance.

Vous anéantissez la sienne.

Vous pensez que c'est drĂ´le d'ĂŞtre le butin de guerre de ses parents ?

- OĂą est-il ? - Je l'ignore.

Vous le savez. Vous l'avez.

Vous avez fouillé mon domicile. Vous le savez.

Vous l'avez caché quelque part. Chez un ami ?

- Un complice ? - Non, j'ignore oĂą il se trouve.

Oh, bon sang.

Parlez en français si ça vous chante mais vous nous devez des explications.

Pourquoi avoir emprunté 50 000 $ à vos parents il y a deux semaines ?

Ce n'est pas illégal.

Le jour du transfert, vous commencez à appeler un téléphone à carte prépayée.

Une semaine plus tard,

vous retirez 25 000 dollars pour payer le ravisseur de votre fils.

Qui avez-vous sollicité ?

Qui était-ce ?

Il devait le faire plus tard.

"Il" ? Qui ça ?

J'ai rencontré cet homme.

On m'a dit qu'il récupérerait Nicholas mais je devais être là

- pour qu'il n'ait pas peur. - Son nom ?

Je...

J'ai promis de ne pas le dire. Il est très dangereux.

S'il a Nicholas, je m'inquiéterais du danger que court votre fils.

Qui a votre fils, Sophie ? Qui a votre fils ?

Jason Culross.

Elle a de quoi avoir peur.

Culross est béret vert, un agent spécial de l'armée.

- Il est toujours en service ? - Plus depuis 2005.

Il a intégré Blackwater et a passé quatre ans en Afghanistan

à se charger d'enlèvements et de rançons.

Il sait comment enlever un gosse.

Peut-ĂŞtre en a-t-il eu assez de remettre des millions

et a décidé de se lancer en indépendant.

- On a son adresse ? - Une boîte postale à Brooklyn.

Parfait quand on passe son temps à l'étranger.

Regarde s'il est propriétaire.

C'est déjà fait.

Culross a un entrepĂ´t Ă  Red Hook.

- Je préviens la brigade d'intervention. - On devrait s'en charger.

Si Nicholas s'y trouve,

évitons les flingues et les grenades.

Culross est un mercenaire formé par l'armée.

Oui, et les marines m'ont formé.

278, BAY STREET MERCREDI 19 MAI

Il y a quelqu'un.

Liv, c'est un piège.

- Liv. - Ne bouge plus.

Tu n'aurais pas dû venir ici, crétin.

Police. Lâchez votre arme.

Allez.

Reculez.

Pardon, j'ignorais que vous étiez flic.

Elle aussi.

Allez, c'est l'heure. On se réveille.

Tous vos visiteurs ont droit Ă  une prise du sommeil ?

Jamais je n'aurais fait ça si j'avais su qui vous étiez.

- Vous pouvez me libérer ? - Non, on vous arrête.

Je ne serai jamais condamné.

- J'ai le droit de me défendre. - Et Nicholas ?

Quels sont ses droits ?

Vous avez traqué ses moindres faits et gestes.

- Sa mère voulait que je le retrouve. - Le "retrouver" ? L'enlever.

Non, je retrouve des enfants enlevés par des parents n'ayant pas leur garde.

Tout l'inverse de Nicholas.

Il vit avec son père biologique qui en a la garde exclusive.

Et quand je l'ai su, j'ai dit Ă  Sophie que je ne pouvais pas l'aider.

Elle pense que vous l'avez.

- Car son fils l'obsède. - Vous avez rendu les 25 000 $ ?

C'est non-remboursable.

J'ai énormément travaillé avant de découvrir

que Sophie me mentait sur la garde.

Elle aurait dĂ» tout lire.

Ce que je fais n'est pas courant mais ce n'est pas illégal.

Et c'est nécessaire.

Qui d'autre le fera ?

- La police s'en charge. - Ah oui ?

Si ce gosse se retrouve à l'étranger, vous allez le récupérer en Jordanie ?

Bien. Ces parents me sollicitent pour faire valoir leurs droits

et récupérer leurs mômes. Je prends votre relais.

Où étiez-vous hier soir ?

Au Brésil.

- Je suis rentré ce matin. - Stabler.

Demandez à la TSA. Mon voisin était un air marshal.

- Il confirmera. - Il vaut mieux.

Au passage...

Quand je me suis rétracté,

Sophie m'a demandé si je connaissais quelqu'un d'autre.

- Je ne fréquente pas de criminels. - Elle l'a trouvé d'elle-même.

La carte de Sophie vient d'être utilisée pour une chambre à Long Island.

C'était un homme avec un gosse.

GOODNIGHT MOTEL MERCREDI 19 MAI

Il occupe la chambre 116.

Son véhicule est là, il doit s'y trouver.

C'est désert. Facile de s'enregistrer, récupérer le gosse et rentrer.

J'ai un homme derrière.

- D'autres clients ? - Oui, trois chambres sont occupées.

On a évacué les clients, ainsi que la femme de chambre.

- On est prĂŞts. - C'est parti.

Police ! Plus un geste !

- Comment il a pu sortir ? - El, une porte communicante.

Nicholas.

OK.

Que s'est-il passé ?

L'homme de la chambre voisine m'a agressée.

Il a pris ma tenue et mes clés de voiture.

- Il y avait un garçon ? - Oui, il l'a mis dans mon chariot.

- Cette "femme de chambre"... - Était notre ravisseur.

C'est lui.

Il n'a même pas changé de chaussures.

Il était à une vingtaine de mètres.

On aurait dit une femme, je lui ai fait signe, "elle" a détalé.

- Avec ce gosse dans le chariot. - Le parking est filmé ?

Oui.

Il a volé les clés d'une Buick de 96.

Nos patrouilles la recherchent.

Ne vous en faites pas. S'ils sont toujours dans le coin, on les trouvera.

- Ce gosse est terrorisé. - Au moins, il est en vie.

Unité 202.

Je suis Ă  la poursuite de la voiture du ravisseur.

Cette Buick roule vers le nord sur l'Avenue A.

Je rappelle qu'il a cet enfant Ă  bord.

Soyez extrĂŞmement vigilants.

Il continue. Il vient de passer le Pont Lincoln.

Il passe maintenant Elder.

Il fonce.

Appel Ă  toutes les patrouilles,

- barrez-lui la route. - Minute,

il vient de prendre l'échangeur direction ouest.

Il va beaucoup trop vite. Bon sang.

Oh, non.

Poursuite terminée. Envoyez des plongeurs,

une grue et une ambulance tout de suite.

Que sait-on du ravisseur ?

Keith Bradman, 35 ans, fraîchement sorti de Toledo.

Cambriolage, recel, trafic de faux papiers, la totale.

- Je l'enterrerais volontiers. - Pareil.

Je demande l'historique de ses appels

pour établir le lien avec Sophie.

Liv, il est temps de la faire avouer.

Maintenant ?

Elle en bave déjà assez.

Nicholas a perdu la vie durant son enlèvement.

Homicide involontaire.

Sophie Gerard est tout aussi coupable de sa mort.

Sophie ?

Mme Gerard, nous avons besoin de votre coopération.

Vous devez nous dire ce que vous avez fait.

Je dois rentrer. Nicholas a bientôt fini l'école.

Je lui apporte toujours son goûter.

Nicholas n'est pas à l'école.

Je dois rentrer. Nicholas a bientôt fini l'école.

Il adore ces barres chocolatées.

Un épisode psychotique.

De tels drames peuvent avoir raison d'une psyché déjà fragilisée

et faire perdre le sens des réalités.

Elle a de quoi culpabiliser.

- C'est ce qui l'a fait disjoncter ? - Possible.

Mais quelle que soit la raison,

cette psychose passagère peut causer des illusions,

des hallucinations et mĂŞme une catatonie.

- Passagère ? Combien de temps ? - Dur à dire.

Lance-toi.

Des jours, voire des mois.

On est censés faire quoi ?

Attendre qu'elle se rabiboche avec ce qui lui sert

- de ciboulot ? - Ce qu'elle entend par lĂ ,

c'est que Sophie doit avouer sa part de responsabilité.

Elle a vécu ce que toute mère redoute le plus

mais peut-ĂŞtre est-ce le cadre inhabituel. ĂŠtre assise ici Ă  parler Ă  la police

l'encourage peut-être à fuir la réalité.

Il lui faut du concret.

Sophie.

Sophie ?

Venez. Sortons.

Voir Nicholas.

- Je ne veux pas. - Il le faut, Sophie.

Pour le comprendre.

- Allez. - Vous devez voir votre fils.

Ce n'est pas réel.

Elle devait te protéger.

Je peux la prendre ?

Merci.

Sophie.

Dites-nous ce qui s'est passé.

Je n'ai rien Ă  dire.

Comment avez-vous connu Keith Bradman ?

Qui ?

Qui est Keith Bradman ?

L'homme que vous avez payé pour qu'il enlève votre fils.

Mon fils est mort ?

Non. Pitié, non.

Sophie.

Sophie, vous ne pouvez pas rester lĂ .

Quoi ?

Sophie ?

- Dégage. - Que fait-il ici ?

Je devais le déposer. Il a voulu venir.

Je vous dis de l'éloigner de mon fils.

Ce n'est pas ton fils ! Il est Ă  moi !

C'est moi qui ai sa garde !

Ne l'approche pas !

C'est mon fils, enfoiré !

Sophie ? Sophie, baissez votre arme.

Non, baissez la vĂ´tre ou je la tue. Je tue tout le monde.

Faites-le !

D'accord. Sophie ?

OK.

Calmons-nous.

Donnez-le-moi.

Faites sortir Paul. Sortez tous !

- Allez ! - Je n'irai nulle part.

Dehors !

C'est quoi ton problème ?

Tu as complètement disjoncté.

Melinda.

- Sophie, il faut une ambulance. - Non !

- Sophie, je vous en prie. - Non.

- Elle va mourir. - Oui, comme mon fils.

J'ai l'historique du ravisseur.

Je retrouve le numéro de Sophie et direction la prison.

Elliot, on vient d'entendre tirer dans la morgue.

Sophie s'est barricadée.

Je m'occupe de ça.

- Qu'est-ce que tu as fait ? - Ce n'était pas voulu. Ça, oui.

Sophie.

Ça ne réglera rien. Donnez cette arme.

- Non. - Qu'allez-vous faire ?

Me descendre ? Descendre l'inspecteur Benson ?

Si je le dois.

- Désolée. - Non, ne t'en fais pas.

Tu te débrouilles très bien. Continue à appuyer.

- D'accord. - Jo, apporte-lui des compresses.

LĂ -bas.

Oh, la vache.

- Tiens. - Merci.

Désolé. Elle a pris mon arme.

- La brigade ? - Elle se charge d'un suicidaire.

Le négociateur ne sera pas là avant une demi-heure.

OK. Pas question d'attendre.

- Sophie, c'est l'inspecteur Stabler. - Allez-vous-en.

- N'entrez pas. - Je n'entre pas.

On se détend un peu.

Trouve-moi les plans de l'immeuble, vite.

Sophie.

Comment arranger la situation ?

- Dites-moi ce que vous voulez. - Non.

Plus un mot ou je le descends. Je les descends tous.

Sophie, ce n'est pas ce que vous souhaitez.

Fermez-la.

Melinda ? Melinda, il te faut quoi ?

La balle m'a perforé le poumon.

Je fais un hémothorax.

Il me faut un drain.

Sophie, cette femme est en train de mourir.

- On doit la faire sortir. - Non, vous essayez de me berner.

Du tout.

Ils se remplissent de sang.

Je ne pourrai plus respirer.

J'ai besoin de votre aide.

Jo, dans l'armoire derrière moi,

prends un scalpel et un tuyau.

Et de la Bétadine.

Pas sûre d'en être capable.

Alors, apprĂŞte-toi Ă  me voir mourir.

OK.

Mets de la Bétadine sur cette zone.

Fais une incision de deux centimètres ici.

Fais-le.

Ça va aller. Fais-le, Liv.

Plus fort. Plus fort, Liv.

Bien. Enfonce le tube.

Enfonce-le.

C'est bien.

- Sophie, qu'est-ce que vous voulez ? - Ce que je veux ?

D'après vous ?

Je veux que mon fils revienne à mes côtés, à sa place.

Qu'il revienne ?

Tu ne comprends pas ? Il est mort. Par ta faute.

Tu es complètement folle.

Ne t'avise pas de me parler sur ce ton devant mon fils.

Elle a raison.

Nicholas ne devrait pas entendre de telles choses.

Présentez des excuses à votre fils.

Quoi ?

- Tout de suite. - D'accord.

Nicholas...

je suis désolé.

Ta mère t'aime énormément.

Le Dr Warner perd beaucoup de sang.

Vous ne tenez pas à ce que votre fils voie ça, hein ?

Vous ne voulez pas le contrarier.

Bien sûr que non.

Inspecteur Benson, vous pouvez l'évacuer.

- Paul ? Aidez-nous. - Oui.

Allez.

- OK. - C'est bon, ma belle.

OK. Bon, accroche-toi.

- Jo ? - Oui. Allez-y.

Le Dr Warner arrive. Envoyez les secours.

Du vent, les charognards. Je ne suis pas encore morte.

Il doit y avoir un autre point d'accès.

Ton coéquipier l'a déjà trouvé.

Sophie.

Décrochez.

Réponds, réponds, réponds.

Sophie, c'est sûrement Benson.

Je ne veux pas lui parler.

Je veux la paix. Et Nicholas dort.

Il dort. Il a besoin de sommeil.

Olivia ?

Sophie veut que tu cesses d'appeler.

Elle ne veut pas que le téléphone sonne.

Nicholas dort et elle ne veut pas qu'on le réveille.

VoilĂ . C'est mieux ?

Sophie.

Pour le bien de Nicholas, tu dois nous libérer.

Ferme-la.

- Il ne voudrait pas voir ça. - Tu ne sais rien de lui.

Tu n'as jamais su.

Sophie ?

Vous faites peur Ă  Nicholas.

Oh, arrĂŞtez un peu.

Il n'a pas peur et ne dort pas. Il est mort.

Très bien.

Mon adorable petit garçon...

Il est adorable.

Un adorable garçon.

Parlez-moi de lui.

C'était le plus beau des bébés. Tout le monde me le disait.

Je sais qu'on le dit à toutes les mères.

Mais Nicholas était vraiment magnifique.

Dites-moi ce qu'il aimait.

Oh... D'abord, les jouets de garçon.

Les voitures, les camions, les trains.

On prenait le métro ensemble.

Il me posait un tas de questions.

Maman, pourquoi le ciel est bleu ?

D'oĂą vient le vent ?

Nicholas avait l'esprit d'un chercheur.

Il aurait dĂ» parcourir le monde avec moi.

Il aurait dĂ» vivre.

Mais tu me l'as enlevé.

Et sans lui, je n'ai plus rien.

Vous trouverez le moyen d'avancer.

Non. Sans Nicholas, ma vie est fichue.

C'est ce que vous ressentez pour le moment

mais les choses changent.

Qu'en savez-vous ? Ça vous est arrivé ?

- Non. - Donc, vous n'avez rien perdu.

L'an dernier, on m'a diagnostiqué un cancer.

Un cancer très agressif.

On a dĂ» me faire...

une double mastectomie totale.

Puis, de la chirurgie réparatrice.

Mais ça ne suffisait pas aux yeux de mon partenaire.

Il ne me parlait plus,

ne me regardait plus,

ne me touchait plus.

J'étais morte intérieurement.

Incapable de travailler.

J'ai passé six mois sur le canapé à dormir habillée.

Je me suis perdue.

Sophie.

Je comprends.

Ce n'est pas facile.

Ça implique de changer.

J'ai repris le travail, je suis revenue ici, parmi ces gens.

Et depuis un mois, je...

Sophie, je me suis retrouvée.

Vous le pouvez. Vous pourrez vous retrouver.

Vous le devez.

Pour Nicholas.

Il le faut.

Sophie, non.

Sophie ?

Ne faites pas ça.

Sophie, non. Non.

Baissez cette arme, Sophie.

Sophie, calmez-vous.

PAUL A SOLLICITÉ BRADMAN. LA CARTE ÉTAIT AU NOM DE SOPHIE.

Vous finirez par vous en sortir.

Ça prendra du temps

mais vous y arriverez.

Vous finirez par vous en sortir.

Vous guérirez.

Ce sera long mais ça viendra.

Vous verrez le bout de ce tunnel.

- Écoutez-moi. - Comment êtes-vous entré ?

- Je suis un allié. - Je vais vous tuer.

Je sais que vous n'avez pas enlevé Nicholas.

- C'est vrai ? - Vous ĂŞtes innocente.

Le paiement fait Ă  Bradman,

la carte de crédit à votre nom,

tout ça visait à vous incriminer.

Alors, vous pensez vraiment que je ne l'ai pas fait ?

Je le sais.

Je le sais.

Sophie.

C'est fini.

Baissez votre arme.

Rentrez chez vous.

- C'était toi. - Non.

- Sophie ? - Tu l'as fait.

- Non. Il ment. - Regardez-moi.

Tu as tué mon fils.

Non.

Tu as tué mon Nicholas ?

Tu allais partir avec.

Tu allais l'emmener en Chine. C'était hors de question.

Mais ce n'était pas censé arriver.

C'était un accident.

Rien qu'un accident.

Tu l'expliqueras Ă  Dieu.

Non, Sophie, non.

Non, Sophie.

Votre fils a besoin de vous.

Nicholas a besoin de vous.

Tenez.

Non.

CECI EST UNE FICTION

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