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VINGT ANS AUPARAVANT
Les gars, descendez. On est arrivés.
ATWAL & FILS ÉLEVAGE DE VOLAILLES
Vous savez quoi ?
Salut.
Mettez vos affaires là.
D'accord ?
Reposez-vous.
Demain, le patron vous expliquera.
D'accord ?
Et ce type ?
M. Atwal a demandé que j'emmène un homme chez lui.
Comme domestique.
Ton nouveau patron est gentil.
Si tu travailles dur,
tu seras bien traité.
Quel est ton nom ?
Tu m'entends ?
Ton nom ?
T'as bien un nom ?
Rakesh Kumar.
Du village Banauria.
District de Hazaribagh, Jharkhand.
LE SEIGNEUR NOUS PROTÈGE
KOHRRA : BRUMES HIVERNALES LES BOULETS DU PASSÉ
Enfoiré !
Sale enfoiré !
Frère, arrête !
Frère !
Arrête, tu vas compliquer les choses.
Sortez-le d'ici ! Emmenez-le !
À chaque fois que t'étais avec nous,
Pamma a été prévenu.
À cause de toi, l'inspectrice est à l'hôpital.
C'est une fausse accusation.
- Toi… - Je vous en prie…
Je vais vérifier tes appels.
Tu rendras ton badge.
Va-t'en, putain !
Oui, Aujla ?
L'équipe de surveillance électronique a localisé Pamma.
Il est à Multani Colony.
Bien joué, Aujla.
Grâce à ton excellent travail,
Pamma ne s'échappera pas.
Je fais juste mon travail.
Ramasse ça.
D'accord.
Ça va ?
Bonjour, madame.
Bonjour, madame.
Bonjour, madame.
Bonjour, madame.
Bonjour, madame.
Bonjour, madame.
Bonjour, madame.
Bonjour, madame.
Faites une file. Marchez prudemment.
Jagga !
Toi !
Que fais-tu ?
Lâche l'enfant.
Lâche-le, j'ai dit ! Lâche-le, sale…
Jagga, tiens-le.
Lâche-le. Jagga, tiens-le.
- Lâche. - Frappe-le.
Tu vas le lâcher ?
- Je vais te tabasser. - Frappe-le.
Attends…
Tabasse-le.
T'allais kidnapper un enfant ?
Tu oserais faire ça ?
C'est si grave que ça ?
Vous vous êtes fait tabasser aussi.
J'en ai l'habitude.
Je vous raccompagne.
D'accord.
Venez.
Les affaires.
Malli est dans cet hôpital ?
Madame…
Pourquoi t'as pas prévenu la police ?
J'avais peur.
Je pensais que j'aurais des ennuis.
Regardez, j'ai même essayé de les sauver.
La ferme était fermée.
Que faisaient-ils là ?
Les ouvriers y vivaient depuis des années.
La ferme a fermé il y a quelques mois.
J'ai demandé à Baljinder de les laisser partir,
mais qui prête attention à un simple domestique ?
Qui les a enchaînés ?
Je ne faisais que mon travail.
J'obéissais aux ordres de mon patron.
En quoi c'est ma faute ?
Regarde-le.
Regarde son état.
Et trois cadavres sont en train de pourrir.
Tout ça est arrivé à cause de toi,
et de domestiques comme toi,
qui se rangent du côté du patron.
Un homme seul ne peut asservir un ouvrier.
Il faut un village entier pour commettre ce crime.
Il fait partie des morts ?
Non.
Madame, j'ai vérifié auprès des hôpitaux au sujet de Jagdish.
Vous allez bien ?
Je lui ai dit où se trouve Pamma.
Je vais lui raconter toute l'histoire.
- Le rapport médico-légal ? - Il est arrivé.
Le sang de la scène du crime correspond à celui de Pamma.
Très bien.
Mais pas les empreintes autour du cou de Preet.
C'est à quelqu'un d'autre.
C'est impossible. Demande au labo de revérifier.
- C'est une erreur. - J'ai vérifié deux fois.
Ce n'est pas une erreur.
Pamma devra nous dire qui était avec lui ce soir-là.
Ton patron Karamjot t'a ordonné de tuer Preet Bajwa, n'est-ce pas ?
Qui était avec toi ?
Qui a étranglé Preet ?
Abruti…
Écoute, Pamma.
Je sais que Karamjot t'a beaucoup aidé.
Mais il se sert de toi pour faire son sale boulot, c'est tout.
S'il se souciait de toi, il serait ici,
pour t'aider.
Tu comprends ?
Madame, on vous demande.
Qui ?
La femme de Baljinder Atwal, Twinkle.
Peu importe combien vous torturez Pamma,
il ne parlera pas.
Vous savez rien de la police.
Et vous savez rien de Pamma.
Ça remonte à 1994.
Pamma, Karamjot et moi
étions enfants…
Un jour,
la police du Pendjab a emmené les parents de Pamma.
Personne ne les a plus revus.
On a même pas récupéré leurs corps.
Plus tard, on a appris
que son père avait été tué ce jour-là.
Mais sa mère…
Ils l'ont gardée avec eux pendant une semaine entière.
Il y avait huit officiers.
Pamma n'a même pas versé une larme.
C'est moi qui pleurais pour lui.
Il essayait de me consoler.
Pamma préférerait mourir que de parler à la police.
Vous êtes venue nous dire ça ?
Je suis venue vous dire que Pamma est innocent.
Il n'a pas tué Preet.
Pourquoi était-il dans sa chambre ?
On y a trouvé son sang.
Évidemment.
Il s'est blessé quand il a escaladé le mur.
Mais il ne l'a pas tuée.
Comment êtes-vous si sûre ?
Car…
C'est moi qui ai demandé à Pamma de tuer Preet.
Mais quand Pamma est arrivé,
Preet était déjà morte.
Qui l'a tuée, alors ?
Je ne sais pas.
Je sais juste que Pamma est innocent.
Mais il ne parlera pas,
pour me protéger.
Il m'a toujours protégée, comme un frère.
Plus que Karamjot.
Pourquoi vouliez-vous tuer Preet ?
Elle avait tout.
Une maison en Amérique, un mari, des enfants.
Mais elle a tout gâché à cause de son entêtement.
C'était sa vie à gâcher.
Mais elle avait pas le droit de venir
et exiger ce qui était destiné à mes filles.
Une femme doit connaitre sa place.
Si je demandais à Karamjot une part égale des biens de notre père,
pensez-vous qu'il accepterait ?
L'entreprise de mon mari s'est effondrée.
Si Preet prenait le reste, mes filles n'auraient rien.
Rien.
Elles doivent finir leurs études, se marier.
Et Baljinder ?
Mon mari est trop pris par sa débauche pour se soucier d'autre chose.
Il n'a rien à voir là-dedans.
Que faites-vous ?
Ne me touchez pas.
Viens ici, abruti.
- Utilisez des mots. - Bouge !
Je vous ai déjà dit.
Je n'ai rien à voir avec ces quatre types.
Un peu de honte.
Malli a tout avoué.
On verra ça au tribunal.
Il y a une autre confession.
De ta femme, Twinkle.
Twinkle est derrière l'agression de Mahi.
Et c'est elle qui a ordonné à Pamma de tuer ta sœur.
Qu'est-ce qu'il y a ?
T'as l'air choqué.
Pourquoi ?
Quand un chef de famille
maintient pendant vingt ans des gens enchaînés comme des animaux,
quelle valeur a la vie humaine chez lui ?
Tu pourras mentir au tribunal,
mais, un jour, la malédiction de ces hommes s'abattra sur tes filles.
Mon père a acheté ses hommes.
Ça se faisait à l'époque.
C'est pas ma faute.
Je les ai eus avec la propriété.
Je les ai nourris pendant six mois.
J'ai payé leurs médicaments.
Et ils travaillaient pas.
Qui fait autant pour ses domestiques ?
Monsieur, Baljinder Atwal a avoué
avoir réduit ces hommes en esclaves pendant plusieurs années.
On a aussi la confession du gardien.
Incroyable.
C'est ce qui se passe dans notre pays au XXIe siècle.
Le meurtre de Raju Sirda
semble être dû à un malentendu.
L'agresseur, Arun Kumar,
croyait que son père, Rakesh Kumar, était victime de l'incendie.
Mais c'était faux.
On a arrêté Paramveer Pamma,
celui qui a agressé Mahi Verma.
Twinkle Atwal lui avait ordonné de tuer Preet Bajwa aussi,
mais Preet était déjà morte quand il est arrivé.
Qui l'a tuée, alors ?
Monsieur, on l'ignore toujours.
Les détails sont dans le rapport.
Je demanderai à Garundi d'en informer Gill.
Mme Dhanwant,
vous devriez mener l'affaire.
Vous m'aviez donné deux jours.
Mon temps est écoulé.
Je ne veux ni de ce travail ni de cette affaire par pitié.
Comment allez-vous ?
Des nouvelles de votre mari ?
Je demanderai au QG
de traiter ça en priorité et de le retrouver.
Peut-être qu'il ne veut par être retrouvé.
Laissez tomber.
Informez Gill demain matin.
Gill est stupide.
Attention, c'est votre nouveau patron.
Vous me laissez seul dans ce bazar.
Pourquoi ?
C'est mieux que devoir répondre à une femme.
Je préfère une femme folle à un homme stupide.
C'est qui ?
Gurkirat, c'est qui, lui ?
On l'a arrêté pour tentative d'enlèvement.
Mais ce n'est pas le cas.
Le pauvre, il est mentalement instable.
Laisse-le partir, alors.
- On a pas de place. - Oui, madame.
N'aie pas peur.
Je vais te détacher.
Avez-vous parlé à Silky ?
Donnez-lui du temps, elle changera d'avis.
Vous êtes un homme bon.
Quitter un homme bon, c'est pas facile.
La décision du tribunal se base sur votre garantie.
Si mon fils est responsable de la mort de Preet,
je vais personnellement le ramener des États-Unis.
Bien.
Au revoir.
POSTE DE POLICE, DALERPURA, PENDJAB
Dois-je parler au père de Loveleen ?
Tes enfants ont besoin d'une mère.
Avec Loveleen, je ne pense qu'à une chose…
Comment j'ai trahi Preet.
Allô ?
C'est moi, Kakkar.
Jagdish vient de m'appeler.
Il va bien.
Il m'a demandé de vous le dire.
Où est-il ?
Il ne veut voir personne en ce moment.
Où est-il, Kakkar ?
Je vous en prie,
je lui ai promis.
Kakkar, ne m'oblige pas à te traîner au poste.
SMOOTH AND SILKY BAR À ONGLES
Je ne veux pas de tes explications.
Je suis pas venue pour t'expliquer.
C'est arrivé avant qu'il ne te rencontre.
Et ça justifie tout ?
Que ce soit arrivé avant qu'il ne me rencontre ?
Je sais que c'est mal.
Je suis plus âgée que lui.
J'aurais pas dû le faire.
C'est ma faute.
Ne fais pas payer Amarpal.
Je suis mariée à Amarpal, toi non.
C'était à Amarpal de me dire la vérité.
Il m'a jamais rien dit.
Même pas quand je m'occupais de toi.
Il n'a pas osé te le dire.
Il avait peur de te perdre.
Il t'aime beaucoup, Silky.
Depuis qu'il t'a rencontrée,
il n'a jamais regardé en arrière, ni vers moi, ni vers son ancienne vie.
Il est parti de chez lui pour toi.
Il a donné ses terrains.
Il a quitté son village.
Tu es tout ce qu'il lui reste.
Ne le quitte pas, je t'en prie.
Excusez-moi… Jagdish Sood ?
Il est en séance de groupe.
Venez pendant les heures de visite, de 15 h à 17 h.
Je peux le voir un instant ?
De loin ?
Vous êtes ?
Sa femme.
Quel était son nom ?
Nihal.
J'ai choisi ce nom.
Dhanwant en avait un autre en tête.
Quand Nihal avait deux ans,
vous savez quel était son premier mot ?
"Papa".
Le petit coquin savait
que sa maman était très occupée au poste de police,
et que c'était son papa qui nettoyait son bazar.
Quand il avait quatre ans,
il avait appris quelques gros mots.
Il est passé de "papa",
à "connard".
Si je lui interdisais la télé, "papa, le connard".
Si on allait pas faire un tour à moto, "papa, le connard".
Si je lui achetais pas de glace, "papa, le connard".
Et quel connard son père s'est avéré être.
Au lieu d'être celui qui le protégerait à vie…
Je buvais avant aussi.
Mais à l'époque,
Dhanwant s'inquiétait pour moi.
Elle me disait d'arrêter,
on se disputait, elle me l'interdisait.
Elle me faisait promettre d'arrêter.
Maintenant, elle vient pour ramener l'ivrogne à la maison.
Mais elle ne dit plus rien.
Et je bois plus à cause de ça,
en espérant qu'un jour elle dira :
"Jagdish, jure sur ma vie
"que tu ne vas plus jamais boire."
MAISON DE GUÉRISON QUAND ON VEUT, ON PEUT
Bonjour, monsieur.
- Il est encore là ? - Oui.
Il est venu hier soir.
On lui a dit de partir, mais il écoute pas.
Gill est ici ?
Non, pas encore.
Apporte deux tasses, frère.
Il a pas beaucoup dormi.
Chante-moi une berceuse, abruti.
Vous en voulez une autre ?
Dégage.
PERSONNE DISPARUE RAKESH KUMAR
N'aie pas peur.
On te fera pas de mal.
Tu les reconnais ?
Il est revenu ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Madame, venez avec moi.
Viens.
Viens, on ne te fera pas de mal.
Viens avec moi, tout va bien.
Viens avec moi.
Allez, viens.
C'est lui Rakesh Kumar ?
On espérait que tu le confirmes.
Garundi…
Amenez-le.
Viens avec moi.
D'où tu le connais ?
- Hé ! - Sikandar !
Hé, arrête !
Non, lâche-le !
Lâche-le, allez !
Dis-nous la vérité,
ou je vais le mettre dans ta cellule.
C'est Rakesh Kumar.
Il travaillait pour nous.
Un ouvrier asservi ?
Je l'ai laissé partir.
Je vous jure.
Quand ?
Il y a deux semaines.
Comme vous voyez, il a perdu la tête.
Il travaillait pas…
Qu'attends-tu, bordel,
quand tu enchaînes les gens comme des animaux ?
- Garundi… - Il a perdu la tête, dit-il.
Rakesh Kumar est resté au poste juste pour une journée,
mais il y est revenu.
L'endroit où il vivait toutes ces années…
- J'apporte la voiture ? - Oui.
C'est l'affaire de Gill. Demandez-lui.
Je ne lui ai pas encore remis le dossier.
LE SEIGNEUR NOUS PROTÈGE
Arrêtez.
Qu'est-ce que tu fais ?
- Arrête ! - Laisse-le.
Et ne dis rien à personne.
Rakesh ?
Rakesh ?
Que fais-tu ici ?
Pourquoi t'es revenu ?
Rakesh ?
Hé…
C'est quoi, ça ?
T'es libre.
Rentre chez toi.
Rakesh !
Rakesh, allez, rentre chez toi.
Rakesh, tu m'entends ?
Allez, lève-toi.
Viens, lève-toi.
Rakesh, rentre chez toi.
Allez, rentre chez toi.
Rentre chez toi, Rakesh.
Rentre chez toi.
Rakesh… Qu'est-ce que tu fais ?
Chez moi.
C'est lui qui est revenu ce soir-là ?
On l'a nourri pendant des années,
et il a tué ma fille.
Sale chien…
Preet suppliait, implorait
son père et son frère…
"Libérez-le, laissez-le partir."
Et c'est ainsi que tu l'as remerciée ?
Madame,
il n'a pas tué Preet.
Vous l'avez tuée
avec votre mari, votre fils.
C'est vous tous qui l'avez tuée.
La malédiction de la famille de Rakesh Kumar l'a tuée.
SMOOTH AND SILKY BAR À ONGLES
Oui, Amarpal ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ils disent que c'est compliqué.
Quoi ?
L'hôpital…
Rajji y a été admise.
Ils disent qu'il y a des complications. Je ne savais pas…
Je ne savais pas qui appeler.
Je suis tout seul ici, donc, je t'ai appelé.
T'avais raison, Amarpal.
T'avais raison.
Regarde-moi…
Je n'arrive pas à trouver la paix.
Frère.
Ils ont dit quoi, les docteurs ?
Elle a accouché.
Ils ont dit que Rajji va bien.
Le bébé a été placé sous respirateur.
Seul Dieu sait s'il survivra. C'est un bébé.
Le père du bébé peut-il m'accompagner ?
Bien sûr.
Sous-titres : Alexia Chartier-Athanasoulas
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