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- Le capitaine Bonnefond fouine.
- Il faut l'éloigner, lui.
- Il a des soutiens.
- Baron, GisĂšle, on la trouve plus.
- On se laisse berner par les gamins ?
Y a pas de Louis Duval à l'adresse indiquée.
(- Mon bonhomme,
(tu me manques.)
- Je t'invite Ă danser.
- Non, je danse pas, désolée.
- Elle danse pas ! Rires
- Je vous remercie
d'ĂȘtre venu. J'ai une nouvelle.
J'ai dĂ» faire exhumer le corps de Mazauric.
C'est pas le bon cadavre. - Pardon ?
- Ce qui m'amĂšne Ă conclure
que Mazauric est vivant.
- Si Mazauric est avec eux,
leur programme
va avancer beaucoup plus vite.
Musique intrigante
...
Tonnerre
Fracas
...
Musique de tension
...
Tonnerre
...
Tonnerre
...
Tonnerre
...
Tonnerre ...
... ...
- Ferraud ?
Musique intense
...
Générique
...
Musique de tension
...
...
- Le cadavre était carbonisé.
L'identification a été trop rapide.
- Les informations recueillies par le 2e bureau
ne laissent aucun doute.
Un détenu de haut rang
au fort pénitencier de Wolxheim,
un homme dont l'identité est soigneusement dissimulée,
c'est Mazauric.
- Si Mazauric coopĂšre, ce qu'il allait faire
pour nous, il pourrait le faire pour eux.
- Pour fabriquer une telle armée, ça leur prendra combien de temps ?
Sonnerie de téléphone
Quelques mois ?
- Voire quelques semaines, monsieur le ministre.
- Donc, vous ĂȘtes en train de me dire qu'avant l'Ă©tĂ©,
ce soldat que nous avons vu Ă l'oeuvre...
Avant l'été, des centaines de soldats comme lui
marcheront sur Paris ?
- C'est une hypothĂšse sur laquelle il faut commencer Ă travailler.
...
...
...
Il raccroche.
- Nous devons les empĂȘcher de fabriquer une armĂ©e.
Quelles sont les options ?
- Le fort est Ă la frontiĂšre allemande.
- Et Mazauric va ĂȘtre
transféré plus au nord, jeudi matin.
- Qu'est-ce que vous comptez faire ? Reprendre l'Alsace et la Lorraine ?
- Les Sentinelles.
Les Sentinelles.
- Ils ont déjà échoué une fois.
Ils sont la seule option qui nous reste.
Musique de tension
...
- Si vous me racontez rien, je peux pas vous aider.
C'est pour ça que vous ĂȘtes venu, non ?
- Hmm.
- Alors, racontez-moi.
- Ca continue.
- C'est-Ă -dire ? - Les visions dans ma tĂȘte.
Musique intrigante
...
Je les ai massacrés.
...
- Vous avez massacré qui ?
...
- Des hommes dans la rue.
- Vous aviez pris du sérum ?
- Non.
...
Comment c'est possible ?
- Votre taux est de plus en plus élevé.
C'est comme si votre organisme sécrétait son propre Dyxénal.
Avec mon collĂšgue, on pense Ă une hormone,
mais on sait pas laquelle.
- Vous savez rien, en fait.
Vous jouez avec la vie des gens.
- Le colonel vous l'a dit, nous cherchons.
Nous sommes sur un terrain nouveau.
Musique sombre
...
- Mais je suis dangereux.
En fait, je suis comme mon pĂšre.
Tout ce que je veux, c'est revoir ma famille.
Mais pas comme ça.
Pas dans cet état.
- Je comprends.
- Alors, aidez-moi.
Aidez-moi.
- On va trouver.
Je vais vous aider, Gabriel.
Je vous promets.
Je vous laisserai pas tomber.
Je vous promets.
Musique sombre
...
- Tout va bien ?
- Oui.
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
...
- Je crois que j'ai vu Gabriel.
- De quoi tu parles ?
- J'étais dans ce café, hier, et...
Je sais pas.
Un homme est arrivé, je...
...
C'était juste une impression.
...
- C'est dur, ce que tu vis.
...
- Faut que j'aille me préparer.
- C'est Ă quoi ? 100 km derriĂšre les lignes allemandes ?
- 108 km, oui.
- Vous avez 2 jours Ă peine.
AprÚs ça, Mazauric sera transféré en Allemagne ailleurs.
- Le capitaine Martin t'attend à Bois-Léger.
Ses éclaireurs aideront à franchir la ligne.
- J'ai demandé au 11e d'artillerie
de vous aider. A votre signal,
l'ALGP pilonnera la position allemande, lĂ .
- Ca devrait vous permettre de passer.
- Pour une fois que l'artillerie
veut bien aider la piétaille...
- J'aurais préféré vous épargner ce genre de mission.
- Suicidaire, vous voulez dire ?
- Non, difficile.
- Difficile ?
- Récupérer Mazauric est d'une importance capitale.
C'est pour ça qu'on vous fournit un Dyxénal.
C'est pour gagner la guerre.
- Journal du jour,
mesdames et messieurs !
Le Miroir !
25 centimes !
- M. Monnetier ? - Hmm-hmm.
- Merci d'avoir accepté de me rencontrer.
- Légionnaire de plus de 30 ans, tatoué, engagé avant 1912.
Ca laisse une centaine de profils qui peuvent correspondre.
- Je vais regarder, merci beaucoup.
- Je retourne au ministĂšre. - Attendez,
je vous avais demandé au sujet du colonel Mirreau.
Vous n'avez rien trouvĂ© ? - J'ai vite arrĂȘtĂ© de chercher.
Prononcer son nom, c'est déjà s'exposer.
Musique sombre
...
- Attendez !
...
S'il vous plaĂźt.
C'est important.
- TrĂšs bien.
...
- Ferraud.
On n'a pas eu l'occasion de se parler, depuis votre arrivée.
Je sais que vous traversez des épreuves... difficiles.
Vous allez servir la France au mieux.
- Rien Ă foutre de votre baratin.
- Le Dr Fontanay tente de comprendre.
- C'est votre sérum.
Votre truc me rend fou.
Faut que j'arrĂȘte.
- A votre retour, nous étudierons la question.
Je m'y engage.
Je fabrique des tueurs pour le champ de bataille.
Pas pour les rues de Paris.
Oui, j'ai eu vent de votre petite expédition nocturne.
Vous me ramenez Mazauric.
Pendant ce temps, moi, je vous évite le bagne.
Musique de tension
...
*Musique entraĂźnante
...
- Baron,
je crois qu'on a de la visite.
*...
- Vous ĂȘtes ?
- Appelez-moi Diane.
C'est moi qui prends la suite de Gruber.
On cherche des informations
en rapport avec le programme Sentinelles.
- C'est non.
Je travaille plus pour les Allemands.
C'est devenu trop dangereux.
Je me passerai de votre argent.
- Une récompense d'une autre nature
pourrait peut-ĂȘtre vous conduire Ă reconsidĂ©rer notre proposition.
- Je crois pas.
C'est toujours non.
- Et si nous vous aidions à retrouver votre protégée ?
Musique intrigante
GisĂšle.
...
- Vous savez quelque chose ?
...
- Nous voulons savoir si cet homme
a une famille, son nom, ses aptitudes.
...
Faites ça pour moi, Baron. Et je vous aiderai.
Musique de tension
...
- Louis !
Louis !
Louis !
Elle crie et pleure.
...
Louis !
...
Cris et détonations
...
- Le Capitaine Martin ?
- Il est lĂ . - Allez, les gars !
...
Attendez ! Attendez !
- Capitaine Martin. Vos Ă©claireurs, ils sont oĂč ?
Ceux qui doivent nous guider. - Ils sont tous morts.
J'ai demandé à annuler votre venue.
Si vous voulez franchir les lignes, ça sera pas ici.
- Vous abandonnez la position ? - Ca craque de partout.
On doit reculer de 4 km.
- On peut encore passer ?
- Si vous partez maintenant, peut-ĂȘtre.
Ce tunnel file sur 500 m, jusqu'Ă la ligne de front.
Ensuite, il y a une zone à découvert de plus de 3 km de large,
entre la ligne ici et la forĂȘt qui est lĂ .
La ligne allemande était là il y a 2 heures.
- On perd du terrain ! - Va voir Boguil.
Dis-lui que c'est lui qui commande.
- Le 11e d'artillerie doit taper. Vous aviez une liaison radio ?
- Il en reste une avec un de mes gars, s'il est en vie.
- On tarde pas. - Bonne chance.
- Allez, les gars, on continue !
Allez, dĂ©pĂȘchez-vous !
Musique de tension
Détonations à la surface
... ...
...
... ...
...
- C'est la tranchée 17 ? - Oui.
Brouhaha Ă la surface
...
- Soldats,
par ici !
C'est vous qui voulez passer de l'autre cÎté ?
- C'est nous.
- Les Boches viennent d'installer une mitrailleuse Ă droite, Ă 200 m.
- Dis Ă ton capitaine qu'on est prĂȘts.
Qu'il prévienne l'artillerie. - Radio,
appelle le commandement.
- Couturier !
2 jours ! 2 jours !
- Bien reçu ! C'est bon,
vous pouvez passer. Ca va arroser.
- C'est qui, lui ?
- Léonard, il veut pas reculer.
On a essayé de le raisonner.
Il a envoyé 2 de nos gars à l'hÎpital.
Je sais pas dans quoi vous vous embarquez, mais...
bon courage, messieurs.
Allez, les gars, on y va, on se replie !
Du nerf ! - Couturier !
Et vous lui tirez dessus ?
Couturier...
2 jours !
Il lui restait
2 jours, Ă Couturier !
Léonard crie.
Il lui restait 2 jours !
Musique sombre
...
(- Droit devant.)
Allez.
...
Détonations lointaines
...
Propos en allemand au loin
...
(Putain, pourquoi l'artillerie tire plus ?)
On n'a pas le choix, faut y aller.
...
- 2 jours et il rentrait
chez lui, Couturier !
Et vous, vous lui tirez dessus !
(- Il va nous faire repérer !)
- Couturier !
2 jours ! (- Merde !)
Musique de tension
- Il avait sa perm'
dans 2 jours ! Et vous lui tirez dessus !
Coups de feu
...
Je vais vous tuer !
...
Propos en allemand au loin
...
- Ca va ? - C'est passé prÚs.
...
Tu peux les compter ?
...
- Je dirais 2 ou 3 Ă la mitrailleuse.
...
Et 2 sur le flanc.
...
- Je m'en charge.
...
- T'arrĂȘte pas, mon vieux.
...
Un homme s'exclame. Merde.
...
Cri
...
...
Cri
- A droite !
...
Musique intrigante
...
Il siffle.
...
Bienvenue en Allemagne.
...
- Dis donc, ma jolie,
tu t'es perdue ?
Brouhaha
*Musique entraĂźnante
- Non.
Non.
Non.
Aucun de ceux-lĂ .
- Vous ĂȘtes sĂ»re ? - Oui.
...
Attendez.
*...
Musique mystérieuse
Lui.
- C'est lui ?
- Ouais,
c'est lui, je le reconnais.
- Caporal Charpentier.
...
- Quoi ?
- Vous avez vu ce soldat se battre Ă Paris en 1906 ?
- Oui, madame.
Vous me croyez plus ? - Si, je vous crois, mais...
sa fiche dit qu'il est mort au Maroc en 1904.
- S'il est mort, j'en sais rien, moi.
C'est un fantĂŽme.
...
- Tu reviens parmi nous, ma belle ?
- Louis...
- Oui ?
- Pourquoi tu fais ça ?
- C'est pas contre toi, d'accord ?
J'y prends aucun plaisir, moi.
- Aucun plaisir ?
- Tu vas rester tranquille, et ce soir, ce sera fini.
Je vais t'amener à ceux qui m'ont demandé ça.
- Qui ?
- Des gens.
Ouvre la bouche. - ArrĂȘte.
Musique sombre
...
Détache-moi.
Détache-moi.
Détache-moi.
Détache-moi.
Détache-moi.
...
...
Détache-moi.
Détache-moi.
...
- Tu vas aller nulle part. Elle crie.
- Si le Baron t'attrape... - Ca va pas arriver, ma belle.
Tu vas partir trĂšs loin, et moi aussi.
Et on se reverra jamais.
Elle crie.
Musique de tension
...
Propos en allemand
Musique haletante
- Sors de lĂ , toi.
- DĂ©pĂȘche-toi.
...
- Mlle Fontanay ?
- Mon capitaine ?
- Comme vous n'ĂȘtes pas encore venue,
je me suis dit que c'était à moi de venir à vous.
- Je travaille, mon capitaine. - Oui.
Moi aussi, je travaille, Mlle Fontanay.
Vous avez soutenu votre thĂšse Ă quel Ăąge ?
25 ans, Ă peine.
C'est trĂšs impressionnant.
Pour une fille d'ouvrier agricole, je veux dire.
- Merci.
- Vous auriez pu prétendre
aux services hospitaliers les plus prestigieux.
Pourquoi avoir choisi ce programme ?
- Ce programme m'a ouvert les portes d'un secteur de pointe,
qui va révolutionner la science.
- "Un secteur de pointe"...
Avec un taux d'échec trÚs élevé.
Perdre des hommes,
alors qu'on voudrait les sauver...
Ce n'est pas
exactement pour ça que vous vouliez devenir médecin, j'imagine.
- Je travaille
pour l'armée française, pas pour la Croix-Rouge.
Je savais qu'il y aurait des aspects difficiles Ă cette mission.
Mais je l'ai acceptée.
En pensant qu'on sauverait des vies.
- Vous y croyez encore ?
- Bien sûr.
- Vous ĂȘtes arrivĂ©e quand, dĂ©jĂ ? En 1909 ? 10 ?
- En septembre 1911.
- Vous n'avez pas travaillé sur le projet Atlas.
Musique intrigante
...
Le projet Atlas.
Qui a précédé le projet Sentinelles.
Mazauric ou Mirreau ne vous en ont jamais parlé ?
- Non.
- C'est curieux comme un projet entier
peut subitement disparaĂźtre de toutes les tablettes.
Je vous laisse Ă votre travail.
Si vous avez des informations Ă me transmettre...
- Capitaine. - Mon colonel.
Mlle Fontanay. - Capitaine.
...
- Il s'est montré curieux ?
- Est-ce qu'il y a quelque chose que je dois savoir ?
- Non.
Croyez-moi.
Parfois, ne rien savoir,
c'est se protéger.
C'est la derniÚre fois que Bonnefond vous dérange.
...
On approche.
...
On déverrouille la porte.
...
- Danke.
Je suis Maximilian Neuer.
J'étais sous les ordres de Jurgen Streller jusqu'à sa mort.
- L'ambitieux M. Neuer.
- Streller admirait votre travail. Moi aussi, beaucoup.
En particulier vos recherches sur le sérum.
Je m'en suis inspiré, mais...
avec un succÚs encore trÚs limité.
Sans gĂ©nie, certaines frontiĂšres ne peuvent pas ĂȘtre repoussĂ©es.
- Je ne vous aiderai pas.
Je suis prĂȘt Ă mourir.
- Naturlich.
Naturlich...
Bien sûr.
Mais...
votre femme
et votre fils de 10 ans,
les pensez-vous prĂȘts Ă subir les consĂ©quences de votre choix ?
Réfléchissez bien, professeur.
- Vous ĂȘtes... - Oui ?
- Répugnant.
- Pas encore.
Mais si vous ne coopérez pas, je vous promets
que nous le deviendrons.
Je vous laisse réfléchir.
Ensuite, nous nous mettrons au travail.
J'ai hĂąte,
professeur.
Le mot vous semblera peut-ĂȘtre exagĂ©rĂ©,
mais je vous regarde comme un mentor.
Propos en allemand
...
Musique inquiétante
La porte se ferme.
- Mon général.
- Bonnefond.
Vos services et moi-mĂȘme avons peu eu l'occasion
de nous entretenir, ces derniers temps.
Vous m'en voyez désolé.
- Vous avez une guerre à conduire, mon général.
- Je lis
vos différents rapports, toujours trÚs précis, trÚs informés.
Tout ce que vous avez accompli depuis des mois, quelle ténacité.
C'est remarquable.
- Je vous remercie.
- J'ai besoin de vous Ă Lyon, Bonnefond.
- A Lyon ?
- Hmm. Loin du front, les relĂąchements se multiplient.
- J'imagine, mais... - Grangeray manque de poigne.
Vous apporterez lĂ -bas rigueur et discipline.
- Je...
Je dois...
Je voudrais rester à Paris, mon général.
- C'est une promotion, Bonnefond.
- Oui, mais...
mon enquĂȘte sur le laboratoire est loin d'ĂȘtre bouclĂ©e.
J'ai des suspects à interroger. J'entrevois des complicités
dans la pĂšgre parisienne.
Et quant au colonel Mirreau,
je doute franchement... - J'ai aussi des doutes.
Sans doute pas de mĂȘme nature, mais...
vous serez plus utile Ă Lyon.
- Mais mon enquĂȘte ?
- Magnin s'en occupera.
- Magnin ? - Hmm.
- Magnin est déjà débordé.
Il croule...
- Vous ĂȘtes attendu lĂ -bas depuis hier.
Je compte sur vous.
Musique de tension
Continuez de m'envoyer vos rapports.
Leur lecture m'est toujours profitable.
- Mon général.
...
On ouvre la porte.
...
- Vous m'avez fait demander.
Vous avez réfléchi, professeur ?
...
- Je vais vous aider.
Bonne réponse, professeur Mazauric.
...
- Oui ?
- Ferraud.
Sa femme.
Elle fouine.
Elle se serait mise en tĂȘte d'Ă©crire un papier sur nos activitĂ©s.
Je m'en charge.
Musique intense
...
- Qui t'es, toi ?
Hein ?
...
Qui t'es, toi ?
...
Musique de suspense
...
Sous-titrage TITRAFILM
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