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...
- Qu'est-ce que je fous ici ?
- Nous pouvons sauver votre jambe.
Nous travaillons sur un sérum, le Dyxénal.
Vos capacités physiques iront au-delà de l'imagination.
- Et après ? - Vous rejoindrez les Sentinelles.
Notre unité d'élite.
- Et sa femme ? - On va s'en occuper.
- Votre mari n'a malheureusement pas survécu.
- Dites à votre talentueuse agent de se dépêcher.
Il me faut les plans du laboratoire comme convenu.
- Vous lui voulez quoi ?
- Un commando allemand est entré.
Il tue tout le monde.
Cris
(En allemand)
Il reprend son souffle.
Musique intrigante
...
Grincement de la porte
(En allemand)
Musique menaçante
...
Musique intrigante
...
Les cloches sonnent.
...
Vrombissement
- Mon général. - Désolé pour vos hommes.
Comment ce commando a pu frapper notre site ?
Ils étaient renseignés. Il y a une taupe.
Les hommes de la sûreté vont enquêter dans vos locaux.
- Ils ne trouveront rien. - Vos archives ?
- Sont celles d'un programme respectable.
On a fait le nécessaire. - C'est ce que je voulais.
La mort de Mazauric nous met dans une situation délicate.
- Nous maîtrisons la fabrication
et le protocole d'injection mis en place.
Même sans lui, on peut continuer.
Sa mort nous retarde...
mais nous allons tenir nos engagements.
- Le chef de celui qui vous a attaqué a été identifié.
Un maître-espion. Franz Gruber.
Nos services ont intercepté un message codé allemand.
On pourra peut-être le localiser.
Dites à vos Sentinelles d'être prêts.
Capturez ce Gruber vivant est une priorité.
- Entendu.
- Merci, Jean-Baptiste.
- Mon général.
Vrombissement
Les soldats s'interpellent.
- Lâche pas !
- Dépêchez-vous, y a encore des camions.
- La cicatrisation est exceptionnellement rapide.
Touchez pas. Ca peut encore s'infecter.
Des douleurs ?
- Non.
Je sais pas ce qui m'a pris.
Je me souviens de rien.
Juste des bribes.
Désolé si je vous ai fait mal.
- Ca peut arriver à la 1re injection.
Le sérum est puissant.
Votre corps va apprendre à le supporter.
- Y a quoi dedans ?
- De l'éphédrine, des corticoïdes et des composants de synthèse.
Je vous fais un dernier prélèvement.
Les Chiens de Ménilmontant ?
- C'est rare un médecin qui s'y connaît en tatouage.
- J'ai travaillé avec le milieu carcéral.
- Pour vos expériences ?
Bien sûr.
Ca vaut pas grand-chose, un taulard.
Encore moins qu'un soldat.
Vous avez qu'à vous servir.
- Tous nos patients sont volontaires.
Comme vous.
- Vous en avez tué combien ?
- Vous savez pas de quoi vous parlez.
Votre uniforme.
- Vous arrivez même pas à me regarder en face.
- J'ai fini avec le soldat Ferraud.
- Avant de partir, je veux voir ma femme. Mon fils.
- Faut voir avec le colonel Mirreau. - Allez-y.
Sonnerie et discussions mêlées
...
...
- L'hôpital d'Arras, s'il vous plaît.
Je voudrais parler au Dr Roux.
Très bien.
M. Girardin ? - Oui ?
Désolé pour ce qui vous est arrivé.
C'est horrible. Cette guerre est horrible.
Asseyez-vous.
- J'aurais quelque chose à vous demander.
Mon mari était soigné par un médecin à Arras.
Je voudrais lui parler.
- Arras est sur le front. - Oui.
Comme le journal a des laissez-passer, j'ai pensé que...
Vous pourriez m'en signer un ?
- Mais...
Que pensez-vous qu'il va vous dire ?
- Ce qui s'est passé.
- Vous êtes triste, mon petit.
Infiniment triste.
Ce qui vous arrive...
- J'ai besoin de savoir.
- Je crois pas que vous vous rendiez compte.
Sur le front, on envoie que les journalistes. Et encore.
Les plus chevronnés. - S'il vous plaît. Quelques heures.
Je vous en prie.
Soupir
- Désolé, je peux pas faire ça.
Le front, c'est...
C'est pas un endroit pour une correctrice.
Je suis désolé.
- Merci.
Musique intrigante
...
On frappe.
(- Personne t'a vu monter ?) (- Non, personne.)
(- Attends.)
Cliquetis du verrou
(Pas ici.)
- Alors, on part.
J'en peux plus de te voir 5 minutes. Comme un voleur.
Je veux être avec toi, Gisèle.
On devrait partir tous les deux. Loin de tout ça.
- Et on ferait comment ?
Pour partir loin sans argent, sans rien ?
- L'argent, ça se trouve toujours.
- C'est pas possible.
Et tu le sais.
- Parce que t'as peur.
- Non.
Mais je peux pas lui faire ça.
- Le Baron t'exploite. Il t'enferme.
Il dit qu'il t'aime, mais c'est pas ça, l'amour.
Avec moi, tu seras libre. - Tu comprends pas.
On pousse la porte.
- Gisèle, tu m'ouvres ?
Tout va bien ? - Ca va, oui.
J'arrive, je m'habille.
(- Demain, je reviens.) (- Oui.)
- Gisèle, ouvre !
On frappe. Gisèle !
Avec qui tu parlais ?
On frappe.
- Entrez.
- Ferraud, ça y est, vous êtes prêt.
On vous transfère au camp des Sentinelles.
- D'abord, je veux voir ma famille.
- Malheureusement, c'est impossible.
- Pourquoi ?
- Officiellement, le Dyxénal n'existe pas.
Les Sentinelles non plus.
Vous faites partie d'un programme secret.
Aucun civil n'en connaît l'existence.
- Ma femme dira rien. - Elle vous croit mort, Gabriel.
- Quoi ?
- Quand la guerre sera finie, vous la retrouverez. Et votre fils.
Je vous en fais le serment.
- Vous pouvez pas me faire ça. - Cette attaque prouve
que les Allemands sont prêts à tout.
Des espions pourraient s'en prendre à votre famille.
La laisser dans l'ignorance, c'est la protéger.
- Et si je refuse ?
- Vous serez considéré comme un déserteur.
Et les déserteurs, on les tue.
- Vous êtes une ordure, Mirreau.
- Et vous, vous allez être un héros.
Musique mélancolique
...
- C'est pas possible.
- Pourquoi ? - Les Allemands sont presque à Arras
et vous n'allez pas débarquer avec une pelle.
- Je veux voir son corps. Dites-moi où je peux le voir.
- Il faut rester digne.
Pendant que les hommes combattent,
il faut être courageux. Ca aide, vous savez.
A accepter.
Musique mélancolique
...
Cliquetis de la montre
...
- C'est incroyable.
...
Les cellules de Ferraud, elles absorbent le Dyxénal.
- Le Miroir, mesdames, messieurs.
- Je suis désolé, monsieur. Je pensais pas à mal.
- Tu pensais pas à mal ?
T'entends ? Il pensait pas à mal.
Il se bécote avec Gisèle, mais il pensait pas à mal.
- On n'a rien fait de mal.
- Je sais pas pourquoi je t'ai embauché.
Je te sens pas. J'aime pas ce que je vois dans tes yeux.
Depuis quand tu travailles ici ?
- 3 mois.
- Tiens.
Regarde.
Profites-en, je le montre pas souvent.
Ca me fait atrocement mal la nuit.
Tu sais ce que c'est ?
La marque d'un collier de fer.
Avec mon frère, Salomon,
on a grandi dans un cirque.
Encagés comme des chiens.
Et un jour...
J'ai construit ce refuge pour des gens comme nous.
Cet endroit, on y tient beaucoup.
Je laisserai pas une vermine tout détruire.
- Je veux rien détruire, monsieur.
- Tu vas partir loin d'ici.
Si tu parles à Gisèle de cette conversation,
t'es un homme mort.
T'as compris ? Ou je l'écris sur ta jolie gueule ?
Mmm ?
- Oui.
- Fous-moi ça dehors.
- Allez, viens !
Musique intrigante
...
Corne de brume de bateau
- Capitaine Bonnefond, de la Sûreté. - Mon capitaine.
- Désolé pour ce qui s'est passé.
Je ferai mon possible pour trouver qui a renseigné les Allemands.
- Merci, j'apprécie.
- Belles installations. Matériel de pointe.
C'est ici que vous fabriquez le Dyxénal ?
- Oui. - Tout cela a dû coûter cher.
- La victoire n'a pas de prix.
- Evidemment.
J'aimerais les noms de tous ceux qui travaillent ici.
- Oui, Etienne va vous préparer ça. - Je voudrais
les interroger dès aujourd'hui.
- Vous pouvez vous installer ici, je vous assisterai.
- Inutile, je travaille seul.
Restez, je vous prie.
Je souhaite justement commencer par vous.
Musique intrigante
...
Tonnerre
Musique douce
...
- Merci, mon colonel, pour votre temps.
Votre collaboration me sera utile.
Soupir
- Alors ? - Il fouille.
- M. Chapelle ? C'est à votre tour.
Installez-vous, je vous prie.
Je vous demanderais de bien parler dans le combiné.
Prénom ?
- Etienne.
- Approchez-vous.
- Etienne.
Musique intrigante
...
- Alors, vous nous quittez, herr Gruber ?
- Très temporairement.
- Pour le laboratoire, vous m'aviez parlé d'une opération discrète.
- Elle a été préparée en toute discrétion.
Pour ce qui est du résultat, je reconnais qu'il a été...
comment dire... - Voyant ?
- J'allais dire "éclatant".
- Vous incendiez une base de l'armée à Paris.
Vous tuez 10 personnes.
Ce n'était pas dans nos accords.
- Vous nous livrez des informations,
nous les utilisons à notre guise.
- En mettant ma vie et celle des miens en danger.
Après ça, les Français vont réagir.
- Ne faites pas le naïf, Baron.
Vous connaissiez les risques.
C'est pour ça qu'on vous paie bien.
- Une ambulance française.
Le plein est fait.
Avec les blouses à l'intérieur.
- Et les faux documents pour les barrages.
- Je vous conseille de prendre la porte de Vincennes.
Les contrôles sont moins stricts.
(En allemand)
Musique intrigante
...
Cris des soldats Vrombissement aérien
- L'entrée principale est là. Allez-y.
Cris de soldats
- Capitaine Landrieux.
Je supervise les opérations Sentinelles.
- Il nous envoie au casse-pipe.
Ferraud, c'est ça ?
Armand Cazal.
Enchanté. - Salut.
- Tu t'attendais à mieux ?
J'ai fait la même tête en débarquant.
On est les meilleurs, mais on nous loge avec des troufions.
- Ecrivez au Ministère pour vous plaindre, Cazal.
- Je vais te montrer.
Tu vas voir, c'est dans le même goût.
Musique intrigante
...
- C'est M. de Clermont. Tu peux l'appeler Son Excellence.
- Très honoré.
- On attend un ordre de mission. Lié à l'attaque du laboratoire.
Tu vas vite être plongé dans le grand bain.
T'as qu'à poser tes affaires là.
- Soldats !
Par ici.
Ferraud, voici le sergent Bazac. On l'appelle Djibouti.
Le chef de votre unité.
- Sergent.
- On va pas se mentir.
Mirreau veut que tu partes le plus tôt possible avec nous.
C'est une connerie.
- Commence pas.
- J'ai pas d'avis.
- Je l'ai lu, son dossier militaire.
Des faits d'armes, mais pas doué pour écouter les ordres.
- Ca dépend qui les donne.
- T'es un bleu.
Le Dyx, tu le connais pas comme nous.
C'est un sérum dangereux.
Alors tu feras tout ce que je te dis.
- Allez !
Allons à l'armurerie.
Grognements de douleur
...
Léopold ?
Notre nouvelle recrue, Ferraud. Ferraud, Léopold.
- Bonjour.
Votre équipement.
Fabriqué avec un matériau très léger.
Un composé de fer, d'aluminium et de tungstène.
Aussi solide qu'une plaque d'acier de 3 cm.
- Pas mal, hein ? C'est la partie
sympa du boulot. Niveau équipement, ils se foutent pas de toi.
- La portée a été rallongée.
Mais ma vraie fierté, c'est ça.
Musique intrigante
...
Votre heaume de combat.
Dernière génération.
Nouvel alliage, je vous passe les détails,
mais ça résiste à la plupart des calibres.
- Ca, c'est quoi ?
- C'est pour respirer le Dyxénal.
Claquement
- Mon capitaine.
Les services de sécurité ont décodé le message allemand.
- Le message parle d'exfiltration du chef du commando.
Avec un point de rendez-vous derrière la Marne.
A 18 h, à l'aérodrome de Savergny.
Il s'agirait de cet homme.
Franz Gruber. Un maître espion
vu dans le laboratoire.
Nous devons savoir qui l'a renseigné. Ramenez-le vivant.
Pas dans un sarcophage.
- Entendu.
- Ferraud aussi.
- C'est trop tôt.
- C'est un ordre, sergent.
- A vos ordres, mon capitaine.
- Je ferai ma part.
- T'as intérêt.
Un pas de côté et je te flingue.
Musique inquiétante
...
Musique intrigante
...
- Henri.
Venez voir.
- C'est quoi ? - Les cellules de Ferraud.
- On dirait qu'elles mutent.
Musique intrigante
...
- Depuis quand vous êtes ici ?
Dans cette unité ? - Moi, c'était comme toi.
Ils m'ont trouvé à l'hôpital y a 6 mois.
La main broyée.
Quand j'ai pris du Dyx, ça m'a sauvé.
- T'as choisi d'être là ?
- Hum. Les autres aussi.
Djibouti, ça fait 2 ans. C'était le premier.
De Clermont, ça fait quoi ? 1 an ? - Oui.
Dans la famille de Clermont, on se fait...
une haute idée de ce que c'est, servir la France.
Feu mon père était... - Feu mon père.
J'adore comment il parle.
- Feu mon père était aussi un militaire de carrière.
Il aurait approuvé.
- T'as une femme ?
Je suis sûr qu'elle est belle.
- Lâchez-le, Armand.
On évite de parler d'avant.
C'est une règle.
C'est plus simple.
- On peut se parler de la vie d'après, par contre.
Toutes les belles choses qu'on fera plus tard.
- Oui, Marthe ? - Les analyses de Ferraud.
Le taux était encore à 1,05.
48 heures après l'injection.
- Et alors ?
- Le sang de Ferraud fixe le Dyxénal au lieu de l'éliminer.
- Donc le sérum reste actif plus longtemps ?
C'est une bonne nouvelle. - C'est une anomalie.
Il est prématuré d'envoyer Ferraud en mission.
- Se passer des facultés exceptionnelles de ce soldat ?
Qu'est-ce qui vous arrive ?
- On sait pas comment ça peut évoluer.
- Vous avez de la compassion.
Je comprends.
Mais nous travaillons pour que la guerre se termine.
Comprendre d'où viennent les facultés de Ferraud est la priorité.
Si on réussit, on sauvera des milliers de vies.
- Je sais.
- Alors on continue.
Musique inquiétante
...
- Je vous remercie.
Musique palpitante
...
- L'aérodrome est derrière ce bois.
On se déploie et on chope Gruber avant qu'il décolle.
De Clermont, Armand, avec moi.
Ferraud, tu nous couvres.
Rappelez-vous qu'on le veut vivant.
Sifflement de la capsule
Sifflement aigu
- Ferraud.
Respiration haletante
- Ca va aller ? - Oui.
- Allez !
Musique palpitante
...
(En allemand)
Musique intrigante
...
Musique intrigante
...
Cri étouffé
Hurlement
Craquement
Cliquetis de l'arme
Détonations
Musique palpitante
...
Cri
- Ferraud ! Gruber s'échappe.
...
Cri
Cri
Craquements
Hurlement
Craquement et cri
Cri
Hurlement de douleur
Gémissements
- Arrête, Ferraud !
Gémissements
Arrête !
Arrête. Putain !
Cris
Respiration haletante
- Oh, Ferraud ! Calme-toi. Calme-toi.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Tu te calmes ! - C'est bon.
C'est bon.
- Qu'est-ce qui t'a pris ?
- Je sais pas.
- Je savais que c'était trop tôt.
- Il est vivant.
- T'as de la chance.
Musique intrigante
...
- Vous déposerez les corrigés.
- Oui. - Bonsoir, tout le monde.
- Bonsoir, monsieur.
...
*- J'aimerais comprendre.
Comment l'ennemi a pu pénétrer dans votre laboratoire
et surtout, dans quel but ?
*- Ca me semble assez clair.
Ils ont voulu détruire notre programme.
Malgré la perte de Mazauric, on continue.
*- Des témoignages laissent penser qu'ils cherchaient des documents.
*- La formule du Dyxénal, peut-être.
*- Vraiment ?
Pourriez-vous me parler du programme qui a précédé les Sentinelles ?
Le projet Atlas, je crois ?
*- C'est classé "secret défense". Je peux rien dire.
Il a été arrêté avant la guerre.
- Gabriel.
Gabriel.
Musique inquiétante
...
Gabriel.
- Ca va ?
Ferraud.
Ca va ?
Musique inquiétante
Cri Ferraud.
Ferraud ?
...
Pas lourds
(En allemand)
Générique
...
Sous-titrage TITRAFILM
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