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Je m 'appelle Laure, j 'ai 18 ans et mon histoire a vraiment commencé alors que
je vivais encore avec ma sœur aînée, Claudia, dans le petit pavillon que nous
occupions après la mort de nos parents.
un couple faire l 'amour.
L 'émotion était d 'autant plus grande qu 'il s 'agissait de Claudia.
J 'avais presque du mal à la reconnaître tant son visage était déformé par la
jouissance.
comme possédée, en France.
L 'homme qui la mettait dans cet état s 'appelait Tony.
Il l 'avait draguée quelques jours plus tôt dans une boîte de la ville.
Il l 'avait pratiquement envoûtée.
En tout cas, suffisamment pour qu 'elle se donne à lui avec aussi peu de
retenue.
Thierry, pardonne -moi, mais je pars avec Tony. C 'était cette nuit ou
Tu sais combien je suis amoureuse de lui et comme je l 'ai dans la peau.
Je te donnerai mes nouvelles bientôt, ta soeur qui t 'aime, Claudia.
J 'avoue que je n 'étais qu 'à moitié surprise.
Désemparée, oui.
Mais connaissant Claudia, je comprenais parfaitement son départ si elle était
amoureuse.
Machinalement, je me préparais à faire la vaisselle.
C 'était sûrement monsieur Regnier, le propriétaire qui venait réclamer le
en retard.
J 'allais être obligée de lui dire que j 'étais seule et que je n 'avais pas un
sou pour le payer.
Bonjour. Bonjour, monsieur.
Vous me reconnaissez ? Je suis votre proprio.
Vous vous fichez de moi, là ? Ça fait deux mois que j 'attends le loyer.
Ça peut pas durer, ça.
Ça peut vraiment pas durer, ma jolie.
Vous ne sauvez pas.
Si vous avez un problème d 'argent, on peut toujours s 'arranger.
Je ne suis pas un méchant.
Vous verrez.
Vous ne devez pas avoir peur. Je veux juste vous prendre.
Non.
Oui.
Je vais jouer.
Vous m 'avez fait jouer. C 'est vite.
J 'étais trop excité.
N 'oubliez pas le loyer, quand même.
Et que ça reste entre nous.
Gare à vous si quelqu 'un la prend.
Je vous le jure.
Vous me reverrez. Je repasse demain.
Heureusement que l 'homme était trop excité pour avoir pu me violer.
Mais je savais que quand il reviendrait, je n 'aurais pas la même chance.
Je fouillais dans les affaires de Claudia, dans l 'espoir d 'y trouver un
'argent qu 'elle aurait oublié.
Je t 'envoie mon adresse. J 'espère que tu pourras vite me rejoindre quand tu
auras casé ta petite sœur.
Ici, dans la capitale, la vie est excitante et facile.
Les hommes sont généreux. Il y a un max de fric à se faire pour des filles comme
nous. Je t 'attends. Bisous, Jennifer.
Bonsoir, monsieur. Vous êtes libre ? Oui, montez.
Rue de Lorraine, s 'il vous plaît.
Oh, mais c 'est pas la porte à côté. Là où vous allez, mademoiselle ? Vous
pensez que j 'aurai assez avec ça ? Ah, on va voir ce qu 'on peut faire pour ce
plat.
Vous êtes sûr que vous allez à la bonne adresse ? Mais oui, même modèle.
J 'ai dit rue de Lorraine.
Dans le 19ème. Je sais, je sais.
Vous êtes bien sûr que c 'est ici, monsieur ? Je crois qu 'on est paumés,
tout va bien. Vous ne risquerez rien avec moi.
Ça va ? Vous l 'avez bien ? Non. Venez vivre avec moi. Mon sac ! Montez vite.
La jeune femme qui m 'avait sauvée d 'un sort atroce s 'appelait Sylvia.
J 'essayais de lui raconter comment les choses s 'étaient passées, mais j 'étais
encore sous le choc et j 'avais du mal à parler sans claquer des dents.
Oui, je suis romancière et... Je devais mon salut au fait que Sylvia était
romancière et qu 'elle cherchait souvent l 'inspiration, le soir, en se
promenant en voiture au hasard.
Elle me proposa de me raccompagner chez moi.
Je lui avouais que je n 'avais pas d 'adresse à Paris.
J 'avais l 'intention d 'aller chez une amie de ma soeur, mais j 'avais peur de
la déranger à cette heure tardive.
Ok.
Merci.
Occupons -nous de votre lit.
Finalement, dans mon malheur, j 'avais la chance d 'être tombée sur une femme
aussi charmante que Sylvia.
Voilà.
Merci encore.
Bonne nuit.
Allez, dormez bien.
Non, ne bouge pas, ma chérie.
Rendors -toi.
J 'ai un rendez -vous important.
Je vais voir mon éditeur, mais je n 'en ai pas pour longtemps.
Rendors -toi vite.
Votre style est remarquable, un régal.
Vraiment, c 'est sérieux.
Nous avons vendu plus de 100 000 exemplaires.
C 'est vraiment formidable.
Et je ne vous parle pas du tabac qu 'on va faire en édition de poche.
Ce sera le succès de l 'année, j 'en suis certain.
Et c 'est le meilleur livre que j 'ai lu.
Il faut porter un toast.
Hubert, l 'alcool et moi... C 'est du champagne.
Cela mérite du champagne.
Vous êtes adorable, mon cher Hubert. Merci.
Et je suis heureuse que le livre vous plaise.
Il faut vous remettre au travail et en écrire un autre. Un talent tel que le
vôtre doit être productif.
Mais d 'abord, buvons.
Je ne suis pas très portée sur l 'alcool et il est encore très court.
Une petite flûte ?
J 'ai déjà une idée pour mon prochain roman.
Parfait, nous en reparlerons plus tard.
Écoutez, je n 'en ai vraiment pas envie.
Allons, juste une flûte pour trinquer.
Je n 'aime pas boire le matin. Vous n 'allez pas me faire boire tout seul.
J 'insiste.
À notre succès et à notre association.
Oui, une bonne association.
La meilleure, ma chère, la meilleure.
Excellent, non ? Oui, enfin... Un peu de champagne ne fait de mal à personne,
voyons.
Allons, buvez votre flûte.
Non. Mais si, buvez.
Je sens déjà que ma tête courne.
Mais non, il en faut plus pour troubler une femme comme vous.
Vous êtes si... si... C 'est ce que vous croyez, ça ? Oh non, je pense vous
connaître assez bien.
C 'est possible, en effet.
Tenez, prenez.
Hubert... Il faut boire au succès. Non, non, vraiment.
Allons, buvez, ce n 'est que du champagne.
Je... Je vous l 'ai dit, ce ne serait vraiment pas... Allez, prenez. Non, je
vous assure, n 'insistez pas. Prenez cette flûte. Allez, le champagne ne fait
jamais beaucoup de tort.
Et vous le savez, buvez. Bien, mais c 'est la dernière.
Je suis déjà un peu grise.
Qui êtes -vous ? Comment êtes -vous entré ? Voilà comment je suis entré.
Je suis un ami de Sylvia. Elle ne vous a pas parlé de moi ? Elle n 'a peut -être
pas eu le temps. Je ne la connais que depuis hier soir.
En fait, Alexandre était l 'assistant d 'un célèbre photographe de mode.
Il était revenu plus tôt que prévu d 'un reportage à l 'étranger.
Sylvia ne m 'attendait pas si tôt et c 'était sans doute pour ça qu 'elle ne m
'avait pas parlé de son fiancé.
Je le trouvais plutôt beau garçon.
Bonjour, je m 'appelle Alexandre. Enchantée, Laure.
Je pense que je lui plaisais aussi.
Mais lui ne s 'embarrassait pas avec les préliminaires.
Venez, venez.
Venez, venez. Pourquoi ? Non !
C 'est pas question de te lâcher, ma belle. Tu m 'excites trop depuis trop
longtemps. Vous abusez de la situation, Hubert. J 'ai la tête qui tourne.
Laisse -toi faire, salope. Regarde dans quel état tu m 'as mis. Hubert, vous
êtes fou.
Rangez -vous.
Remettez ce... Regarde cette queue. Je suis sûr que t 'en meurs d 'envie. Tu m
'as bien excité tout à l 'heure. Alors maintenant, suce -moi bien. Allez,
-moi, oui.
Suce -moi, allez, ma belle. Prends -la bien.
Oh, c 'est bon.
Suce bien, oui.
Oh, suce bien.
C 'est trop bon. Vas -y.
C 'est bien.
C 'est bien.
Tu vois que c 'est bon. Une grosse queue dans ta bouche. Je savais que tu
aimerais.
Ce doit être le champagne.
Bien sûr, le champagne.
Hubert, écoutez.
Je veux oublier.
Même si j 'avoue y avoir pris un certain plaisir... Je n 'en parlerai jamais, ma
chère. J 'espère que vous me garderez votre amitié.
Voyons, nous sommes en affaires, tous les deux. Je tiens à ce que nous le
restions. Mais n 'y faites jamais allusion. Je vous promets d 'être très
discret.
Je n 'avais jamais rencontré un garçon aussi séduisant et attirant, et j 'ai
tout de suite compris que je serais incapable de lui résister.
En plus, avec tout ce que j 'avais vécu ces derniers jours, il était temps que
je saute le pas.
Le bel Alexandre semblait être le candidat idéal pour mon dépuclage.
Je suis encore là.
et je te trouvais avec cette fille que tu ne connais même pas.
Comment oses -tu te conduire de cette manière, Alexandre ? Je sais que tu
les pucelles, mais là, je trouve que tu exagères.
Tu aurais pu faire ça ailleurs que chez moi et dans mon propre lit, mon chéri.
Tu me déçois beaucoup.
Tu as oublié nos conventions.
Quant à toi, fiche le camp d 'ici et ne reviens plus jamais.
Je suis désolée, je ne savais pas que... Fiche le camp ! Je ne veux plus te voir
!
Ah,
c 'est par là, juste là -haut.
On verra bien.
J 'étais partie sans avoir eu l 'occasion de revoir Alexandre.
Mais je me promettais de le recontacter prochainement.
Son souvenir était encore trop brûlant en moi pour que je l 'oublie aussi.
Après avoir été chassée de chez Sylvia, il ne me restait plus que Jennifer comme
point de chute.
Bonjour, je suis Jennifer,
la plus vorace des putes parisiennes. Un seul homme ne peut me satisfaire et j
'adore les Anglais.
C 'est un bon corps, n 'est -ce pas ? Oh oui, c 'est vrai. Eh bien, elle a l
'air d 'aimer faire des choses.
Oh mon Dieu.
Vous aimez bien comment je vous cite, les salauds. What?
What did you say?
French?
In English.
Say it again.
What is she talking to?
To you or to me? I don't know.
Voyons.
Do you like the way I suck your cock, gentlemen?
Oh, yes.
Oh, yes.
Sure, sure, sure.
Very good. And, dear?
What do you think about fucking doggie style?
You know, doggie fuck, to fuck like dogs. She doesn't understand me.
Ah oui, fuck doggie, le vrai quoi? Le vrai en français.
Préservatif.
So now come here, let's do it.
I thought she understood.
Yes. Vous voyez, j 'ai entendu vous. Elle parle anglais maintenant.
Allez, allez.
Allez, petit.
Je connais, petit.
Donne -le -moi.
Donne -le -moi.
Oh, oui.
Dépêche -toi, chérie.
Oui. Allez, chérie.
Oui.
Elle a un grand cœur.
C 'est bon, n 'est -ce pas ? Oui, très bien.
Allez,
bébé.
Laisse -moi la casser maintenant.
Un autre petit garçon.
Allez,
mon bébé.
Merci.
Je suis Laure, la soeur de Claudia. On rentre.
Oh.
Jennifer était une fille adorable, très sexy, plutôt dévinibée, qui vivait de
ses charmes grâce à une clientèle priée sur le volet.
Elle se disait ravie de me connaître, mais elle était navrée de n 'avoir
nouvelle de Claudia, ma grande soeur fugueuse.
Et voilà toute l 'histoire, Jennifer. Ah, je vois. C 'est tout raconté.
Excuse -moi une seconde.
Allô ? Oh, yes, darling.
Bien sûr.
Je me prépare et j 'arrive.
C 'est un client américain.
Oui, je me dépêche. Je serai là d 'ici un petit quart d 'heure. Oui, bien sûr,
je fais vite, c 'est promis. À tout de suite.
C 'est fou. Je n 'ignore ce qu 'ils ont tous en ce moment.
Ils sont tous en rute.
Il faut que je me dépêche.
C 'est un client adorable.
Et heureusement qu 'il parle français.
Il faut vraiment que je me mette à l 'anglais, moi.
Bon, ça ira.
Là ? Je file.
Tu peux rester là.
D 'accord, c 'est très sympa.
Tu fais comme chez toi, surtout. Merci.
Bye bye.
Je ne serai pas très longue.
Quelle chance.
C 'est super. Elle est vraiment adorable.
C 'est sympa ici.
Quel bel appartement.
Bonjour. Oh, mais... Vous n 'êtes pas Jennifer, vous, là ? Je suis Laure. C
Laure ou Jennifer, ça dépend, oui, je vois. Bon, vous savez ce qu 'il y a à
faire ? Oui, bien sûr, oui. Ah, parce que j 'ai payé, et en plus, je suis
pressée, alors j 'ai peu de temps.
Alors, voyons, vous êtes aussi mignonne que votre copine. Oui, bon, c 'est bon.
Tournez dans l 'autre sens.
Moi, je suis pressée, en plus, là.
Alors, il ne faut pas traîner. Bon, on va s 'y mettre tout de suite.
Vous allez monter, mademoiselle, et mettre le costume, d 'accord ? Et vous
redescendez, mais je veux que ce soit parfait.
N 'oubliez pas que j 'ai payé, voilà.
Le type me prenait pour une collègue de Jennifer.
Difficile de mettre ma nouvelle amie dans l 'embarras en renvoyant son
Bon, alors tu as bien compris. Tu t 'appelles Alice au pays des merveilles.
moi, c 'est Lewis Carroll.
Oui, monsieur.
Non, pas monsieur. Appelle -moi oncle Lewis.
Bon, on y va.
Eh bien, ma petite Alice, comme c 'est gentil de venir voir ton oncle.
Eh bien, vas -y, c 'est à toi.
Oncle, oncle Lewis, commencez de l 'autre côté du mur.
Mais non.
Mais non, pas du mur, du miroir. Allez, recommence.
Oh, oncle Lewis, commencez de l 'autre côté du miroir.
C 'est le paradis pour les petites cochonnes comme toi, Alice.
Allez, enchaîne.
Mon oncle, vous m 'emmènerez au pays des merveilles ? Je te le promets, petite
Alice. Et toi, montre -moi tes merveilles.
Oh, oncle Lewis, comme vous avez une grosse...
Mais vas -y, enchaîne, là.
Grosse... Grosse queue.
Viens la lécher.
Oui.
Ah, tiens.
Oh, vas -y, c 'est comme un sucre d 'orge.
C 'est bien.
Ah oui, ma petite Alice.
C 'est la petite Alice.
Regarde ça, là.
Tiens ça, ma chérie. Ah non, ça d 'abord. Voilà, comme ça. C 'est bien,
Voilà. Voilà, comme ça.
Et n 'oublie pas ta récompense.
Coucou.
Tu la veux, hein ? Ah non, ça d 'abord.
Voilà, comme ça suce, là, oui.
Oui, voilà.
Voilà, c 'est ça.
Oh,
vas -y.
Attends, ma petite Alice. Là, maintenant, on va te faire autre chose
pays des merveilles. Attention, toi.
C 'est pas... Oh là là ! Eh, t 'as vu l 'heure ? Ça, ça veut dire que je suis en
retard, ma poulette.
Donc, il faut que j 'y aille.
Tiens, c 'est pour toi.
Je réalisais, après coup, ce que j 'avais été obligée de faire pour
Jennifer.
Et je dois avouer que l 'expérience avait été moins traumatisante que ce que
'imaginais.
J 'avais donc emménagé chez Zénithère et commencé à partager sa vie.
Sans pour autant partager ses activités de call girl, je n 'avais pas encore
fini de digérer l 'expérience Alice au pays des merveilles.
Je m 'étais arrangée pour revoir Alexandre, dont j 'étais éperdument
Nous nous retrouvions régulièrement pour faire l 'amour dans un petit hôtel de
Saint -Germain -des -Prés.
Jusqu 'au jour où Alex décida de venir chez Zénithère pour prendre de mes
nouvelles. Je ne l 'avais pas appelé depuis deux jours et il espérait que je
'étais pas malade.
Mais ce n 'est rien.
Ah oui ? Rien de grave.
Vous pouvez rester ici.
Ah oui ? Oui, et l 'attendre.
Ah bon ? Oui.
Vous voulez un café ? Peut -être attendre, on boira le café après.
Oui.
Je n 'arrivais pas à croire ce que je voyais.
Ma meilleure, ma seule amie avec le garçon que j 'aimais.
C 'était une double trahison et le monde s 'exclurait autour de moi.
Je décidais de me ressaisir.
J 'avais perdu une amie et l 'homme que j 'aimais, mais pas question de me
laisser aller.
Si Jennifer pouvait se défendre grâce à ses talents de courtisane, pourquoi pas
moi ? Avec elle, j 'avais connu quelques portiers de palaces.
Et lorsque l 'un d 'eux me contacta pour me demander si un riche client m
'intéresserait, je décidai de sauter le pas.
Viens ici.
Viens ici.
Allez vite, viens ici, viens.
Viens là, viens là.
Viens là.
Mets -toi à jouer.
Tu l 'as peur.
Putain !
C 'est quoi ?
En tout cas, je me jurais de ne plus jamais tomber amoureuse.
Puisque les hommes étaient ainsi faits, je n 'allais pas les fuir. Bien au
contraire. J 'allais me servir d 'eux, les séduire, les abuser, les exploiter
besoin. Mais jamais, plus jamais, je ne pourrais leur faire confiance.
Le souvenir de la trahison d 'Alex était encore trop douloureux.
Où allez -vous, belle inconnue ? Je ne sais pas encore.
Ça dépend où vous voulez m 'emmener.
Eh bien, où vous voulez, montez !
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