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L'An oĂą naquit le Christ
la Judée, depuis un siècle, subissait le joug de Rome.
L'Empereur venait d'ordonner le recensement des Juifs.
Chacun d'eux venait se faire inscrire
en son lieu de naissance.
Nombreux furent ceux dont la route
passait par Jérusalem.
La ville était dominée par la forteresse romaine, l'Antonia.
Et par le Grand Temple
symbole éclatant d'une foi profonde et impérissable.
Tout en se soumettant Ă Auguste,
les Hébreux gardaient l'espoir.
Ils croyaient en la promesse de leurs prophètes :
un jour naîtrait parmi eux un rédempteur
qui leur apporterait le salut et la délivrance.
Fais-toi inscrire à Hébron.
- Ton nom ? - Samuel.
- Ville ? - Joppa.
- Famille ? - Michael.
Avance.
- Ton nom ? - Joseph.
- Ville ? - Nazareth.
- Famille ? - De Bethléem.
- Et la femme ? - C'est mon épouse.
Fais-toi inscrire à Bethléem.
Allez.
Quel est ce village ?
Nazareth.
Nous serons à Jérusalem demain soir.
Tu ne regardes pas les soldats, Joseph ?
On en a déjà vu, des Romains.
Oui.
Et on en verra encore.
Ma table n'est pas finie.
OĂą est ton fils ?
Dans les collines.
Il néglige son travail.
Non.
Je le lui ai déjà reproché. I m'a répondu :
"Je dois m'occuper des affaires de mon Père."
Pourquoi n'est-il pas au travail avec toi ?
Il travaille.
Trompettes de la Légion !
Salut, Messala.
Je te passe le commandement.
Merci.
Merci d'ĂŞtre venu me relever.
Drusus…
Petit garçon, je rêvais de commander cette garnison.
La roue du destin a tourné. Aujourd'hui, je la commande.
Garde Ă vous !
♪ avais oublié la chaleur.
S'il n'y avait que la chaleur.
♪ ai vécu ici jusqu'à 14 ans. Jérusalem est un peu mon pays.
- Mon père était procureur. - Oui, je sais.
Ton père a laissé le souvenir d'un grand procureur.
Autant qu'on peut l'être dans ce pays abandonné.
Qui cherche la gloire doit la payer son prix, Sextus.
Je suis ici Ă ma demande.
Les gens d'ici ont bien changé depuis ton enfance.
Comment ça ?
Ils refusent de payer l'impĂ´t et ils nous haĂŻssent.
Ce n'est pas nouveau.
En plus, il y a leur religion. Ils sont ivres de religion.
Ils brisent les statues de nos dieux
mĂŞme celles de l'Empereur.
Punis-les.
Nous le faisons.
Quand nous pouvons les prendre.
ArrĂŞte les meneurs.
Nous n'avons jamais de preuves contre eux.
Ce pays est travaillé par des forces obscures.
D'abord, il y a cette histoire de Messie.
On en parlait déjà de mon temps.
Un roi des Juifs qui leur promet un paradis sans Romains !
On croit rĂŞver.
Il y a un illuminé nommé Jean
qui plonge les gens dans l'eau.
Et ce fils de charpentier et ses tours de magie des miracles.
Il y a toujours un fauteur de troubles.
Non, cet homme est différent.
Il enseigne que leur Dieu est présent en chacun de nous.
Ce qu'il dit ne manque pas de sens.
Je vois qu'il est grand temps
que tu rentres Ă Rome, Sextus.
Va Ă Capri, repose-toi au bord de la mer.
Oublie ce soi-disant Dieu présent en chacun de nous.
- Seul César est divin. - Je sais bien.
L'Empereur est mécontent.
Il veut mater la Judée.
Il compte sur le nouveau procureur et sur moi pour ça.
Comment ? Un homme, on peut le fouetter et le jeter au cachot.
Mais qu'est-ce qu'on peut faire contre une idée ?
Surtout une idée novatrice.
Un Juif dehors demande le tribun Messala.
Il a bien un nom.
Il dit ĂŞtre le prince Juda Ben-Hur.
Alors, traite-le comme tel !
Dis-lui que je vais le voir.
Oui, tribun.
Centurion !
La Judée a été à lui avant d'être à nous.
Ne l'oublie pas.
Oui, tribun.
C'est très sage.
Ce Ben-Hur est l'homme le plus riche de Jérusalem.
Et le chef de la plus grande famille de Judée.
Nous avons grandi ensemble.
Nous étions comme des frères.
Sextus…
Tu veux savoir ce qu'on peut faire contre une idée ?
Je vais te l'apprendre.
En lui opposant une autre idée.
♪ avais dit que je reviendrais.
Je ne l'avais pas cru.
Je suis si heureux.
- Quelle allure ! - Et toi !
Et te voici tribun.
Quand je l'ai su, j'ai bu Ă ta gloire.
Buvons ensemble cette fois.
- Ta mère et ta sœur vont bien ? - Bien. Elles ne parlent que de toi.
Tirzah est mariée ?
Beaucoup de soupirants, mais elle rĂŞve.
A cinq ans, elle était déjà amoureuse de toi.
♪ ai hâte de les voir.
Chasses-tu encore le chacal et le lion ?
Ou est-ce devenu indigne de toi ?
Eros est mort, vive Mars !
A la croisée des poutres ?
Bien.
Après tant d'années !
Toujours près l'un de l'autre.
En toute chose.
Je l'espère.
Je sais.
Tu es romain, je suis juif.
Un jour, tu m'as sauvé la vie.
La meilleure chose que j'aie faite.
Juda…
la Judée est une province difficile.
♪ aurai besoin d'aide.
De ton aide, de tes conseils.
- Tu veux un conseil ? - Oui.
Retire tes légions.
Rends-nous notre liberté.
César est très attaché à son empire.
Il aime particulièrement la Judée.
Mais la Judée n'aime pas César.
Aimer sans être aimé. C'est triste.
Mes quartiers.
- Un peu triste. - Pas du tout.
C'est austère.
Vertueux.
Romain.
Je vais ĂŞtre le bras droit du nouveau procureur.
C'est Valerius Gratus.
Il arrive avec des légions de renfort.
C'est donc vrai.
César se méfie de tes compatriotes.
La révolution couve, il faut l'écraser dans l'œuf.
Mais toi et les tiens ne risquez rien.
Je suis puissant et tu es mon ami.
Je suis un Juif.
Tu es plus près des Romains que de la racaille de Judée.
Cette racaille, c'est mon peuple.
Sois raisonnable.
Dans un monde romain, qui veut survivre doit devenir romain.
Tu as changé.
♪ ai mûri.
♪ ai voyagé, depuis Jérusalem.
♪ ai vu Rome.
Crois-tu que c'est le hasard qui a fait Rome maîtresse du monde ?
Non, tes légions.
Ce n'est pas seulement notre armée.
D'autres pays ont de bonnes armées. Je les ai combattues.
Non.
C'est le destin qui a choisi Rome pour civiliser le monde.
Nos routes et nos vaisseaux sillonnent la planète !
Nos arts et nos lois sont l'honneur du monde !
Je crois en l'avenir de mon peuple.
Bien sûr. Alors, aide-le.
Comment ?
Tu es de noble famille,
ton nom est respecté. Tu es un prince.
Tu es riche, puissant, ta réputation est sans tache.
Détourne ton peuple de la rébellion.
Dis-leur qu'il est absurde de résister à Rome.
Pire que cela, c'est vain !
Cela ne peut mener qu'à l'anéantissement de ta race !
Je suis contre la violence. Tout le monde le sait.
Je serai toujours contre elle.
Nous sommes donc d'accord !
Quand puis-je rendre visite aux tiens ?
- Nous t'espérions dès demain. - Bien.
Et maintenant, buvons.
Ce vin est infect.
Nous le réservons aux légions romaines.
Vous ĂŞtes durs avec vos vainqueurs.
Ce monde est fou.
Heureusement, une chose a un sens…
la loyauté qui lie deux amis.
Juda, faisons-nous confiance.
Bois-tu Ă notre confiance ?
De tout mon cœur.
Tout est semblable Ă mon souvenir.
Ici, nous jouiions à la relève de la garde.
De ce toit, nous jetions des cailloux aux passants.
- De vrais chenapans. - Non, de bons garçons.
Je regrette cette époque.
Tout est là . Rien n'a changé.
Sauf la fontaine. L'ancien puits était toujours à sec.
Surtout en été.
Nouvelle fontaine, nouvelle Tirzah. Tu as grandi.
Il n'a pas changé, n'est-ce pas, mère ?
Bien sûr que si. Un enfant nous a quittés. Un homme nous revient.
Très haut placé.
Viens.
L'Empereur construit et change la brique en marbre.
♪ oubliais, je t'ai apporté ceci.
Je n'ai jamais rien vu d'aussi beau ! Ça vient de Rome ?
Non, de Libye. ♪ y étais il y a un an.
Quelle campagne !
Nous avons écrasé leur armée en deux jours
et marché sur leur capitale. Une ville barbare, mais fascinante
jusqu'à ce qu'on la détruise.
Il n'en reste que des cendres.
Je vous ennuie avec mes récits de guerre.
Viens, Messala. ♪ ai quelque chose à te montrer.
Merci.
♪ ai choisi ce qu'il te fallait. Un bijou de femme.
Qu'en dis-tu ?
Magnifique.
Un pur arabe.
Digne de sa race. Je l'ai élevé.
Je pourrai le monter ?
Quand tu voudras, il est Ă toi.
Tu me le donnes ?
Oh, Juda.
Tu es généreux. Tout sera comme autrefois entre nous, je le sais.
Dis-moi, as-tu pensé à notre conversation ?
♪ ai parlé à beaucoup de gens
en déconseillant la violence.
La plupart pensaient comme moi.
Pas tous ?
- Non, pas tous. - Qui sont les autres ?
Les aigris, les impatients.
Leurs noms ?
Oui, Juda. Leurs noms !
Je serais encore ton ami si je te les vendais ?
Dénoncer les criminels est un devoir.
Ce ne sont pas des criminels mais des patriotes.
Des patriotes ?
Je vais t'expliquer quelque chose. Tu l'ignores peut-ĂŞtre.
L'Empereur a les yeux sur nous en ce moment mĂŞme.
C'est peut-ĂŞtre ma chance et la tienne.
Si je rétablis l'ordre en Judée, je peux prétendre à tout.
Et je t'associerai Ă ma gloire.
Nous finirons à Rome, aux côtés de César !
Je t'assure, c'est possible. Et c'est le moment.
L'Empereur nous regarde et nous juge. Il suffit que je le serve bien
et que tu m'aides Ă le servir.
- Tu parles de lui comme de Dieu. - Il est Dieu. Le seul dieu.
Il est la puissance. La seule puissance, pas…
Pas ça.
Aide-moi, Juda.
Je ferais tout pour toi, Messala,
sauf trahir mon peuple.
Par les dieux ! Que signifie pour toi la vie de quelques Juifs ?
Même s'ils ne m'écoutent pas, je ne t'aiderai pas à les massacrer.
De plus, comprends ceci, Messala.
Je crois au passé de mon peuple et à son avenir.
Votre peuple est vaincu.
Vous pouvez occuper le pays, nous massacrer,
rien ne sera fini, les morts se relèveront.
Tu vis des rêves morts, un mythe passé !
Le règne de Salomon est à jamais fini !
Josué ne reviendra pas vous sauver, ni David.
Il n'y a qu'une seule réalité ! Cesse de rêver !
Tourne-toi vers Rome !
Mieux vaut rĂŞver que tuer et trahir.
- Je suis soldat. - Tu tues pour le compte de Rome.
- Je te préviens… - Non ! C'est moi qui te préviens.
Rome est une insulte Ă Dieu.
Rome écrase mon peuple, mon pays, la terre entière !
Mais pas pour toujours.
Le jour oĂą Rome s'effondrera,
il s'élèvera un cri de délivrance dans le monde.
Juda.
Tu m'aides ou tu me combats. Choisis.
Etre pour moi ou contre moi.
Si je dois choisir…
Alors je suis contre toi.
Les voilĂ .
OĂą est Messala ?
Il est parti.
Parti ?
- Mais pourquoi ? - [ n'a pas pu rester.
- Que s'est-il passé ? - Un tribun a des obligations.
Prenons notre dîner.
Sois béni, Seigneur, roi du monde, qui nous donnes le pain de la terre.
Nous ne le reverrons jamais, Tirzah.
Il voulait me faire trahir notre peuple.
Maître, la caravane d'Antioche.
Simonides.
- Bienvenue. - Juda.
- Bienvenue. - Maître.
Simonides nous rapporte encore des présents.
Des bijoux pour moi, de la soie pour Tirzah.
Et du vin pour vous, maître.
Et le plus beau cadeau, ton retour.
Tu m'honores, maître. ♪ apporte de bonnes nouvelles.
- Les caravanes de Pétra. - Elles sont arrivées.
Voici les comptes.
Et en Numidie ?
Notre droit de passage y est garanti par le roi.
Une fois l'an, tu reviens,
et une fois l'an, je suis plus riche.
Mais tu es ma vraie richesse.
Je ne vis que pour te servir.
C'est tout ce qui m'importe. Avec ma fille.
Ce doit être une femme, à présent.
Elle t'appartient. Elle est fille de ton esclave.
Quand tu m'as été donné, j'ai accueilli un ami, non un esclave.
Esther est venue te demander l'autorisation de se marier.
Je la lui accorde. Je te souhaite de nombreux petits-enfants.
Si telle est la volonté de Dieu, il en sera ainsi.
Avec ta permission, Esther désire parler à son maître.
As-tu hâte de prendre époux, Esther ?
C'est le vœu de mon père.
Ton mari sera un homme heureux.
Quel est son nom ?
David, fils de Mathias.
Chez qui loge-t-il ?
- Chez |lui, maître. - Il est libre.
Parle-moi de lui.
Je ne l'ai vu qu'une fois.
C'est un marchand renommé à Antioche.
Il rachètera la liberté d'Esther.
La liberté d'Esther sera mon cadeau de mariage.
Tu es généreux, maître.
Aimes-tu cet homme ?
♪ apprendrai à l'aimer.
♪ autorise ton mariage.
Nous boirons Ă ton bonheur.
Bon retour Ă Antioche.
Je te dérange ?
A quoi pensais-tu ?
Je disais adieu…
À cette ville…
Et Ă cette demeure.
Tu n'y es pas venue souvent. De quoi te souviens-tu ?
Mon père m'amenait ici, autrefois,
quand j'étais petite.
C'était une maison où j'étais toujours heureuse.
Sauf une fois.
Quand toi et ton ami, le Romain…
- Messala. - Oui.
Vous étiez allés à la chasse
et on t'a ramené ici, blessé.
♪ ai touché ton visage…
Et j'ai prié : "Mon Dieu, ne laissez pas mourir ce jeune homme."
Je sais comment tu as dit ça. Doucement, comme aujourd'hui.
Oui, maître.
Maître ? Je t'ai donné la liberté.
C'est étrange, je ne me sentais pas vraiment esclave.
Et maintenant…
Je ne me sens pas vraiment libre.
Tu sais…
Aux sages temps de Salomon,
si parmi ses esclaves,
une fille lui plaisait,
il pouvait la choisir…
Et la garder auprès de lui.
Les sages temps de Salomon.
C'étaient d'autres temps.
Des temps lointains.
Si tu n'étais pas fiancée,
je te donnerais un baiser d'adieu.
Si je n'étais pas fiancée,
nous ne nous dirions pas adieu.
Ton anneau d'esclave.
Un échange équitable.
A toi la liberté, à moi l'anneau.
Tu le porteras ?
Jusqu'Ă ce que tu trouves ta femme ?
Jusqu'Ă ce jour.
Que les dieux soient avec toi, Gratus.
Reçois le laurier d'or, symbole du pouvoir.
Merci, tribun.
Où sont les représentants de la ville ?
- Il n'en viendra aucun. - Non ”?
L'accueil de Jérusalem sera tiède,
mais calme, je m'en porte garant.
Allons-y.
Voici Messala.
| t'a vu, Juda.
Le nouveau procureur.
Toi, ici.
Ouvrez au nom de l'Empereur !
Que s'est-il passé ?
- Je regardais et… - Une tuile a blessé le procureur.
- Ce n'est pas ma faute. - Ils ne la croiront pas.
Ne dis rien, tu entends ? Tirzah, ne dis rien !
Ouvrez les portes !
Je vais leur parler.
- ArrĂŞtez-le ! - Je vais vous expliquer.
- Retenez ces femmes. - ArrĂŞtez-les !
C'est un accident.
Je vais vous expliquer. C'est un accident. Sur le toit…
- C'est lui, nous l'avons vu. - C'est un accident.
- Un accident ? - Je le jure.
Je me suis appuyé sur une tuile descellée.
Emmenez-le ! Emmenez-les tous !
C'était moi ! Laissez-les !
Messala.
Au nom de Dieu, dis-leur qu'ils se trompent.
Une tuile a cédé sous ma main.
C'est un accident.
Fais-les relâcher, elles n'y sont pour rien !
Relâchez les serviteurs.
Laissez-les partir. Retournez dans vos rangs.
Suis-nous.
Où ça ?
Tyr.
Je n'ai pas été jugé.
Irai-je mourir aux galères sans avoir été jugé ?
Ce dont on m'accuse est faux.
Et ma mère ? Ma sœur ? Qu'ont-ils fait d'elles ?
Ligotez-le.
- Sont-elles en vie ? - Je ne peux rien te dire.
Avance.
GeĂ´lier !
Garde, par ici !
Montez !
GeĂ´lier !
GeĂ´lier !
A droite.
- Attendez ! - Fais-les sortir.
Fais-le.
Sortez.
Allez !
La porte.
Où sont ma mère et ma sœur ?
OĂą sont-elles ?
Ici, dans ces murs.
Le procureur est indemne, elles ne mourront pas.
Naturellement, elles seront condamnées.
Est-ce possible, Messala ?
Est-ce possible que tu agisses ainsi ?
Envers ma famille que tu aimais ?
Tu les relâcheras. Tu le dois. Tu dois les relâcher !
Messala !
Je n'ai pas voulu tuer, je ne suis pas un meurtrier.
Je le sais.
Tu le sais ?
Tu es un monstre.
Non, Juda, je ne suis pas un monstre.
Je t'ai demandé ton aide.
Tu viens de m'aider.
Je vais faire un exemple qui découragera la trahison.
En te condamnant toi, mon ami, je me ferai craindre.
Mais ma mère, ma sœur.
Libère-les.
Je t'en prie.
- Messala, je t'en supplie. - Me supplier ?
Ne t'ai-je pas supplié, moi ?
Tu as choisi ton destin, il n'y a rien Ă ajouter.
Tue-moi, et ta mère et ta sœur mourront aujourd'hui,
crucifiées devant toi !
Vas-y, Juda.
Tue-moi !
Que Dieu me donne la vengeance.
Je prierai pour que tu vives jusqu'Ă mon retour.
Ton retour ?
Emmenez-le.
Sentinelles, saluez.
Le tribun va vous recevoir.
Je suis l'intendant de la famille Hur.
Je me souviens de toi.
Ma fille Esther. Nous avons appris la nouvelle.
Juda Ben-Hur n'est pas un meurtrier. Tu l'as connu, tribun.
Mieux que toi.
Alors, tu sais que ce dont on l'accuse est faux.
Les détenus ont été condamnés.
- Condamnés ? - C'est une erreur !
Jamais Juda n'a songé à nuire au procureur.
Il n'aurait jamais fait cela.
Au fond de ton cœur, tu le sais !
Drusus.
ArrĂŞte cet homme, nous l'interrogerons plus tard.
Halte !
L'eau est pour les soldats.
Les soldats d'abord !
Eloignez-vous du puits ! Ils ne boiront pas !
Eloigne-les du puits ! HĂ©, toi !
De l'eau pour les chevaux !
- De l'eau. - Les soldats d'abord.
Donne.
Attends.
Pas d'eau pour lui.
Seigneur…
Secourez-moi.
Toi ! ♪ ai dit pas d'eau pour lui !
Tout le monde debout !
Levez-les !
Retourne Ă ta place, sale chien !
Debout !
Fais les avancer !
Toi ! Retourne Ă ta place !
Avancez, chiens !
L'embarcation du consul approche.
Préparez-vous à lever les rames.
Levez les rames !
Baissez les rames !
C'est Arrius, le nouveau commandant.
- Combien as-tu de rameurs ? - Deux cents, consul.
- Et la relève ? - Trente par heure.
Cet homme est malade. Remplace-le.
- Remplace-le. - À tes ordres.
- Tu as des ennuis avec cet homme ? - C'est une forte tĂŞte.
Il ne le sera pas longtemps.
Depuis quand es-tu ici ?
41.
Un mois moins un jour sur ce navire.
Tu tiens un compte précis. Et avant ?
♪ ai passé trois ans à bord d'autres galères.
Trois ans ?
Tu as encore ta fierté d'homme
et le bon sens de la dominer.
Tes yeux luisent de haine, 41.
C'est bien. La haine aide l'homme Ă vivre.
Elle lui donne la force.
Ecoutez-moi tous.
Vous êtes tous des condamnés. Mais votre vie est utile à ce navire.
Donc, ramez bien…
Et vous vivrez.
- Le navire est prĂŞt. - Qu'on rame.
Ramez !
Les galères macédoniennes menacent le commerce romain.
L'Empereur nous a fait l'honneur de les rechercher et de les détruire.
Vitesse de combat.
Vitesse de combat !
Vitesse d'attaque.
Vitesse d'éperonnage.
Repos.
Halte !
Repos !
Que fais-tu ici ?
♪ ai reçu l'ordre de me présenter à toi lors de ma relève.
Ah, oui.
♪ avais oublié.
Tu aurais pu me tuer.
Pourquoi ne l'as-tu pas fait ?
Je ne suis pas prĂŞt Ă mourir.
Qui peut te sauver ?
Le Dieu de mes pères.
Ton Dieu t'a abandonné.
Il ne peut pas plus que les nĂ´tres.
Ce ne sont pas nos dieux qui nous aideront.
Mais moi, je peux t'aider.
Cela t'intéresse, 41 ?
Je vois que oui.
Le combat, c'est mon métier. A Rome, au repos, je m'amuse
Ă former des hommes de combat,
des gladiateurs, des conducteurs de chars.
Veux-tu devenir l'un d'eux ?
Et mourir ton esclave ?
C'est mieux que vivre enchaîné ici.
Je ne serai pas toujours ici.
Que ferais-tu si tu en réchappais ?
Ma mère et ma sœur ont été condamnées en même temps que moi.
Elles étaient innocentes. Je ne…
Ne me dis pas que tu es innocent.
Ça servirait à quelque chose de le redire ?
Réfléchis. Si nous sommes vainqueurs, tu resteras galérien.
Si nous sommes vaincus, tu mourras enchaîné à la rame.
Dieu ne m'a pas laissé vivre ces trois ans
pour que je meure ainsi.
Tu as une foi étrange et obstinée.
Tu crois encore que la vie a un but.
Un homme sain d'esprit aurait déjà perdu sa foi.
Comme toi.
Qu'est-ce qui te l'a fait perdre ?
Retourne Ă ton banc, 41.
L'ennemi est en vue.
Branle-bas de combat.
Enchaînez les rameurs !
Garde.
Ote les fers du 41.
Non ! Je ne veux pas mourir !
Pourquoi a-t-il fait ça, 41 ?
Je ne sais pas.
Une fois déjà , un homme m'a secouru.
Je ne sais pas non plus pourquoi.
Vitesse normale !
Numéro 1, flamme.
- Feu. - Feu!
Soyez prĂŞts Ă retirer les rames.
Levez les rames !
Retirez !
A droite.
Sortez les rames !
Feu !
- Attention ! - Feu!
Steersman, vitesse maximum ! Donnez l'ordre en bas!
Vitesse d'éperonnage !
Consul, on nous fonce droit dessus.
Nous allons être éperonnés !
Pourquoi m'as-tu sauvé ?
Pourquoi as-tu fait enlever mes fers ?
Comment t'appelles-tu, 41 ?
Juda Ben-Hur.
Laisse-moi mourir.
Votre vie est utile Ă ce navire.
Ramez bien et vous vivrez.
La voile est-elle carrée ?
Je ne peux pas voir.
Souhaite avec moi que ce soit l'ennemi.
Je mourrai
et tu seras libre.
C'est une voile romaine.
Bienvenue, consul. Nous désespérions de ton sort.
De l'eau.
La flotte est perdue ?
Cinq galères par le fond.
Et la bataille ?
La bataille est gagnée. Tu es vainqueur !
- Nous sommes vainqueurs ? - Totalement.
Dans Son ardeur Ă te sauver,
ton Dieu a aussi sauvé la flotte romaine.
On te salue, Arrius !
Tu as écarté la menace qui pesait sur nos mers, Quintus Arrius.
Ce bâton de victoire a été bien gagné.
Qui est l'homme qui t'accompagne ?
Celui qui m'a sauvé, divin César, pour te servir encore.
Tu ne sais rien d'autre ?
On l'a accusé d'avoir attenté à la vie du procureur de la Judée.
Mais il est innocent.
S'il ne l'est pas, cet homme n'est qu'incohérence.
Il tente de tuer mon procureur et sauve mon consul.
Reviens demain, nous parlerons de lui.
Nous savons qui est cet homme.
Un personnage influent dans son pays.
Son geste contre Gratus visait le sénat et le peuple de Rome.
Divin César, ce n'était pas son dessein.
Consul, laissez-nous continuer.
Nous serons magnanimes.
Comme prix de ta victoire,
nous ne le renverrons pas aux galères.
Nous te le donnons comme esclave.
Telle est la volonté du sénat
et du peuple de Rome.
Il y a peu, je regagnai Rome
avec celui qui m'avait sauvé la vie.
Pour vous, ce n'est que le meilleur conducteur de Rome.
Cinq fois, Il a mené mes chevaux à la victoire.
Pour moi, il a pris la place du fils que j'ai perdu.
Il m'a redonné la fierté d'avoir un fils.
Je la croyais perdue Ă jamais.
Je voulais que vous soyez tous témoins de ma joie.
La procédure d'adoption est terminée.
Ce jeune homme porte désormais mon nom
et il est mon héritier.
L'anneau de mes ancĂŞtres
était destiné à mon fils.
A présent, il est à toi.
Par un étrange détour, le destin m'a donné une nouvelle vie,
Un nouveau foyer,
un nouveau père.
Il m'a conduit ici.
Peut-être m'en éloignera-t-il ?
Quoi qu'il m'arrive,
je porterai toujours cet anneau comme un fils d'Arrius.
Avec reconnaissance, affection
et avec honneur.
Je te présente mon fils.
Mon vieil ami, Ponce Pilate.
Avant ta venue Ă Rome, mes chevaux gagnaient toujours.
Vos chevaux sont extrĂŞmement vifs.
Pas assez pour battre les tiens.
Dis-moi, tu viens de Judée ?
Il paraît que le climat y est très dur.
Pas pour les Juifs.
Quel ennui, je viens d'être nommé procureur.
- De Judée ? - Oui.
♪ ai demandé Alexandrie.
Il paraît que le désert convient à mes talents.
Les scorpions et les prophètes ne peuvent se passer de moi.
N'y pense plus au moins ce soir.
Les boucs et Jéhovah m'attendent.
Tu vas partir.
Il le faut.
Je ne peux empêcher ton départ.
Depuis des mois, tu y songes. ♪ ai deviné ta peine.
Mais je te conseille d'attendre.
Gratus va être remplacé
par Ponce Pilate.
Quand ?
Très bientôt.
Ce changement peut nous servir.
Tout sera inutile, si je rentre en Judée trop tard.
Cette idée me punit pour chaque moment passé ici.
Rome te reverra-t-il un jour ?
Ici demeure la part de ma vie qui me vient de toi.
Je m'en souviendrai.
Les dieux ne sont pas insensibles aux espoirs d'un vieil homme.
Ils ont leurs raisons.
Pardonne-moi.
Tu n'es pas d'ici.
Serais-tu de Nazareth ?
Pourquoi demandes-tu cela ?
Je pensais…
Que tu étais peut-être celui…
Que je cherche et pour qui je suis revenu.
Il aurait à peu près ton âge.
Qui ?
Quand je le retrouverai…
Je le reconnaîtrai.
Pardonne-moi. Je suis Balthazar d'Alexandrie,
l'invité du cheik Ilderim.
Sac de chair sans cervelle !
Non ! Pas le fouet !
Voici mon hĂ´te.
Doucement !
Tu n'entends rien aux chevaux !
Fouette encore mes enfants et je t'égorge !
Après le premier tour, laisse-les courir ! Allez !
N'oublie pas mes paroles. Qu'on voit un peu de sagesse !
Quels superbes chevaux.
Vas-y, ils sont prêts ! Lâche-les !
Ils ne tiendront pas le tournant.
ArrĂŞte-le !
Pas le fouet !
Je vais le tuer !
Imbécile ! Donne-moi les rênes !
Tu crois pouvoir traiter mes chevaux comme des bĂŞtes ?
Tu ne peux t'occuper que de vaches et de chèvres !
Descends !
Va t'occuper de chèvres !
Malheur ! Tu as vu ce qui s'est passé ?
Ce voyageur l'avait prédit.
Tes chevaux sont beaux mais ne forment pas un attelage.
Pas un attelage ?
Celui de l'extérieur est calme, solide.
- C'est Antares. - Le plus lent ?
Il devrait courir Ă la corde et servir de pivot au quadrige.
Où as-tu appris à connaître si bien les chevaux ?
Au Cirque, Ă Rome.
Tu as conduit au Cirque ?
Pourrais-tu entraîner mes chevaux ?
Je vais à Jérusalem.
Repose-toi jusqu'Ă demain.
Partage notre repas.
Viens Ă l'ombre de ma tente.
Tu me parleras de tes courses Ă Rome.
Si je savais chanter, je chanterais la gloire des chevaux.
C'est le seul animal qui ait gardé sa noblesse
depuis les premiers jours du monde.
Demain, Antares courra Ă la corde.
Alors, raccourcis son joug pour l'aider aux tournants.
Juda Ben-Hur.
Tu es juif, mais tu as conduit dans le Cirque.
Oui.
Par un choix étrange et un destin plus étrange.
Ta venue ici comblait mes vœux.
Nous aurions fait des merveilles.
Mais tu dois partir.
Mon voyage ne souffre pas de retard.
Alors, peut-ĂŞtre reviendras-tu avec tes amis et tes femmes ?
Je n'ai pas de femme.
Pas de femme ?
Moi, j'en ai six. Non, sept.
♪ en compte huit.
Parce qu'il est en voyage. Chez lui, il en a plus.
C'est un grand atout d'avoir plusieurs femmes.
- Un jour, j'en aurai une. - Une seule !
Un seul dieu, d'accord. Mais une seule femme, c'est barbare.
Ce n'est pas généreux.
- Le repas n'était pas à ton goût ? - Si.
Merci.
Crois-moi, ami, achète-toi quelques femmes.
Maintenant, je dois dire bonsoir à mes beautés.
Elles sont impatientes de savoir laquelle j'embrasserai en premier.
- Je te laisse. - Non, reste.
Reste et admire-les.
Venez, mes enfants.
Les inconnus les intimident.
Venez.
Venez, n'ayez pas peur.
Allez, mes enfants.
Ils descendent des premiers pharaons.
Ils portent des noms d'étoiles.
Approche, Antares.
Mon nonchalant, mon infatigable.
Quoi ? Oui.
Oui, moi aussi, je t'aime, mon bon Antares.
Rigel,
nous avons bien soupé et le monde est beau.
Mon bon Rigel.
Qui, tu vas aller dormir.
Encore une bonne journée, n'est-ce pas ?
Tu dormiras bientĂ´t.
Bonne nuit, mon trésor.
Doucement, Aldebaran. Je ne t'ai pas oublié.
Tu es le plus vif, mais il faut être régulier.
Tes chevaux surpassent ceux de Rome.
Si tu voyais leur mère, Mira.
Je n'ai pas osé l'emmener, elle aurait trop manqué aux miens.
Oui, je sais.
Tu es leur ami. Ils donnent difficilement leur amitié.
Allons, Antares, Rigel, il est tard.
Altair, Aldebaran, allez dormir.
Vous devez ĂŞtre vigoureux et vifs.
Allez dormir, mes enfants.
A Jérusalem, ils se mesureront aux plus beaux chevaux
et je ne parle pas des noirs démons du tribun Messala,
prĂŞt Ă tout pour gagner.
- Messala ? Dans l'arène ? - Oui.
Tu le connais ?
Je le connais.
Percevrais-je de la rancœur ?
Juda Ben-Hur, nous appelons de nos prières
l'homme qui vaincra Messala.
Tu peux ĂŞtre cet homme.
Tu peux briser l'arrogance de ce Romain.
Mes chevaux ont besoin d'un homme qui les mène
avec amour, pas au fouet. Ils surpasseraient le vent.
Je ne puis accepter.
C'est bien dommage.
Brise l'orgueil du tribun devant ceux qu'il a humiliés !
Imagine sa honte, un Romain vaincu par un Juif !
Je sais que tu ne peux accepter.
Mais l'idée te sourit, n'est-ce pas ?
Ne répond-elle pas à tes intentions ?
Je traiterai Messala à ma façon.
Et ta façon est de le tuer.
Je l'ai vu dans tes yeux.
Quoi qu'il t'ait fait, tu n'as pas le droit de lui Ă´ter la vie.
Il sera puni, inévitablement.
Je ne crois pas aux miracles.
La vie n'est que miracle.
Aie foi en la justice de Dieu.
Tu ne crois pas aux miracles ?
Dieu m'a parlé une nuit,
et une étoile m'a mené à Bethléem.
Là , j'ai trouvé un enfant dans une crèche
et Dieu vivait en cet enfant.
Aujourd'hui, l'enfant est un homme prêt à accomplir sa tâche.
Aussi suis-je revenu pour être à ses côtés quand il paraîtra.
Il est tout près.
Il a vu le mĂŞme soleil se coucher.
Il est peut-ĂŞtre au sommet d'une colline.
Il est peut-ĂŞtre berger,
marchand ou pĂŞcheur ?
Mais il existe.
Et toutes nos vies, désormais, portent sa marque.
Bien des chemins conduisent Ă Dieu, mon fils.
♪ espère que le tien ne sera pas ardu.
Je vais me coucher.
Balthazar est un homme bon,
mais jusqu'à ce que tout le monde soit bon, gardons nos épées prêtes.
Et notre volonté intacte.
Je te laisse.
Un mot encore.
Il n'y a pas de loi dans l'arène.
Beaucoup s'y font tuer.
♪ espère te revoir.
Fine soie de Damas.
Esther ?
C'est Juda.
Tu es vivant.
Que fais-tu ici ? Qu'est-il arrivé ?
Je suis lĂ .
Je suis avec toi.
Esther.
Où est ton père ?
Le jour où ils t'ont emmené, ils l'ont jeté en prison.
Ils l'ont torturé…
Puis, convaincus qu'il ne savait rien, ils l'ont relâché.
Depuis, nous nous cachons ici.
Vous n'êtes jamais retournés à Antioche ?
Non.
Les Romains nous ont tout pris. A quoi bon retourner lĂ -bas ?
Esther.
Où sont ma mère et ma sœur ?
Laisse-moi le lui dire d'abord.
Père.
Une chose merveilleuse est arrivée.
Juda Ben-Hur est vivant.
Il est revenu.
Mon cher ami.
Laisse-moi te regarder.
Laisse-moi te regarder.
Qui, c'est vrai.
Dieu soit |loué de Sa miséricorde.
OĂą sont-elles ?
Depuis ce jour terrible…
Nous sommes sans nouvelles.
Tu as été trop loyal.
Ne me plains pas, maître.
Je vaux deux fois ce que je valais.
♪ ai Malluch avec moi, maintenant. Je l'ai rencontré en prison.
On nous a libérés le même jour.
Malluch sans langue, et moi les jambes mortes.
Depuis, je suis sa langue
et il est mes jambes.
Ensemble, nous sommes redoutables.
Mon ami.
Elle a toujours dit que tu reviendrais.
Elle n'a jamais désespéré.
♪ espérais, mais je n'y croyais pas.
Je vois que tu ne penses qu'à sauver ta mère et ta sœur.
Cela ne doit pas ĂŞtre possible.
Il faut trouver une raison de vivre.
Ta fortune est intacte, Juda.
Les Romains n'ont pas réussi à me faire parler.
Ton or est toujours lĂ .
Ton or t'aidera Ă combattre Rome.
Je ne suis pas revenu pour cela.
Juda, elles sont mortes.
Quatre ans. Personne ne résiste si longtemps au cachot.
Et qui résiste à plus d'un an de galères ?
Qui, c'est vrai.
Juda Ben-Hur.
Tu nous reviens et la foi me revient.
♪ aimerais tant rire de nouveau.
- Rions. - Nous rirons.
La joie va revenir ici.
Nous fêterons ton retour dans la poussière et les ruines.
Je m'en occupe.
Nous nous sommes tenus lĂ .
Il y a longtemps.
Quatre ans.
Mais il me semble
que c'était hier.
♪ ai dit…
"Si tu n'étais pas fiancée, je te donnerais un baiser d'adieu.”
"Si je n'étais pas fiancée,
nous ne nous dirions pas adieu.”
Je ne suis pas fiancée.
Pourquoi ne t'es-tu pas mariée ?
Mon père avait besoin de moi.
Et aussi…
Je l'ai toujours au doigt.
Je devais le porter jusqu'Ă ce que je rencontre ma femme.
C'est un morceau de ma main, maintenant.
Si Messala savait que tu es revenu…
Il le saura.
Il me dira oĂą elles sont.
Si tu apprenais…
- Si elles étaient mortes… - Messala regretterait leur mort.
Je sais trop le mal que fait la haine.
Elle dévore mon père.
Mais un jeune rabbin enseigne que le pardon est plus grand
et l'amour plus fort que la haine.
Je crois cela.
- Esther. - Juda.
Consens Ă vivre.
N'approche pas Messala.
Il faudrait que j'arrive Ă ne plus penser.
Ce temps-lĂ n'est pas encore venu.
La pierre tombée jadis de ce toit n'a pas fini de tomber.
Ce n'est pas aux galères qu'ils t'enverront.
Cette fois, ils t'anéantiront.
Tu mourras.
De la part de Quintus Arrius, qui attend ton bon plaisir.
- Il est lĂ ? - C'est Quintus Arrius le jeune.
Qu'il vienne me voir.
♪ ignorais qu'il avait un fils. C'est le tromphateur des derniers Jeux.
Mais pourquoi ce cadeau ?
- Un hommage Ă un futur adversaire ? - Regarde.
C'est magnifique.
Et d'un homme que je ne connais pas.
Tu te trompes, Messala.
Juda.
Par quelle magie portes-tu le nom d'un consul romain ?
Par la tienne, Messala.
C'est toi qui m'as envoyé aux galères.
Ma galère a coulé, j'ai sauvé la vie d'Arrius.
Tu connais son sceau ?
Je suis revenu,
comme je l'avais juré.
Ton présent est fort bien choisi, Arrius le jeune.
Devrais-je l'essayer sur moi ?
Que sont devenues ma mère et ma sœur ?
Ce qu'il advient des détenus ne me concerne pas.
Retrouve-les, Messala.
Rends-les-moi,
j'oublierai le serment fait, enchaîné à mon banc de galérien.
Je ne suis rien sans l'accord du procureur.
Obtiens-le !
Je reviendrai demain.
Ne me déçois pas, Messala.
Que sont-elles devenues ?
Presque cing ans. Crois-tu qu'elles soient encore en vie ?
Va Ă la forteresse, renseigne-toi.
- Et si elles sont mortes ? - Tant pis !
"Miriam, épouse. Tirzah, fille."
C'est bien elles. Elles sont vivantes ?
Section est.
Au plus profond.
Le geĂ´lier d'en bas te renseignera.
De l'eau !
Laissez-moi sortir !
Ecoutez-nous !
- Depuis quand les as-tu vues ? - Jamais.
Jamais vues en trois ans. Mais elles sont vivantes.
La nourriture disparaît.
Des lépreuses.
I! faut les relâcher et les chasser hors de la ville.
La cellule sera passée par le feu.
Y a-t-il quelqu'un ?
Il y a quelqu'un !
Qui est lĂ ?
N'approche pas.
Qui es-tu ?
Esther.
C'est moi, Miriam.
N'approche pas.
Vous ĂŞtes revenues !
N'approche pas, Esther.
Nous sommes lépreuses.
Mon fils est-il vivant ?
Oui, il vit.
Il est ici.
OĂą ?
Il vous cherche.
Je vais le trouver. Je vais prévenir mon père.
Ne dis rien Ă personne.
Nous partons pour la Vallée des Lépreux.
Nous ne reviendrons pas.
Mais… Juda doit savoir.
Je t'en prie.
Je n'ai pu voir son visage.
A-t-il changé ?
Non, il est resté le même.
Il n'a pas changé.
Tu l'aimes, Esther ?
Promets-moi…
Sur ton amour pour lui…
De ne jamais lui dire que tu nous as vues.
Il ne doit jamais savoir ?
Qu'il garde l'image qu'il a de nous.
Promets-le-moi.
Je n'espère rien d'autre.
Que ceci.
Je le promets.
Mon esprit est en paix.
Attendez.
Messala les trouvera, j'en suis sûr.
Je prie Dieu qu'elles soient vivantes et que Messala les libère.
Il les libérera.
Il tient Ă la vie.
Il ne peut les libérer, Juda.
Comment ?
Je les ai vues.
OĂą ?
Quand les as-tu vues ?
Elles étaient mortes.
Elles étaient mortes.
Quand ?
A la prison.
Quand j'essayais de voir mon père.
Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
Je n'ai pas pu.
Pas même à toi, père.
♪ avais peur qu'en voyant Messala…
Juda, c'est la fin de ta recherche.
Le passé est mort.
Mort ?
- Juda… - Mort ?
Juda, oublie Messala.
Rentre Ă Rome.
INTERMETO
Messieurs, officiers.
Défenseurs de la grande Rome impériale.
Puis-je entrer ?
Certainement, cheikh.
Ta visite est un honneur inattendu.
Le noble tribun est fort aimable.
Vous vous demandez tous ce que je fais ici.
Je suis un joueur, vous le savez, et les Jeux sont proches.
Mes chevaux se mesureront aux invincibles chevaux du tribun.
Mais je parierai sur mes humbles bĂŞtes.
Sans limite ?
- J'accepte ! - Moi aussi ! La cote ?
Un instant, je vous prie, messieurs les protecteurs des marais lointains.
Puis-je d'abord m'asseoir ?
Assieds-toi, allonge-toi. Combien mises-tu ?
- Relevons le défi. - Qu'on lui donne un siège.
Une chaise, vite.
Merci.
Alors…
- Mille deniers ! - Deux mille !
Ne vous hâtez point. Il y a assez d'argent pour tous.
D'abord la cote.
Le tribun ne compte plus ses victoires, ne l'oublions pas.
Je vous écoute, messieurs.
Deux contre un.
Nobles Romains, hommes du Tibre, maîtres du monde,
l'audace romaine, la témérité romaine, où sont-elles ?
♪ ai une meilleure cote dans la rue.
Trois contre un.
Ne marchandons pas, soyons équitables.
Le tribun a triomphé quatre fois dans l'arène. En vérité…
Attends.
Tu as de bons chevaux mais qui les mène ?
Ne vous l'ai-je pas dit ? Quelle négligence.
Le prince de Hur.
Juda Ben-Hur.
Le prince de Hur ?
Il a été envoyé aux galères il y a des années.
- Il est revenu. - C'est impossible.
Le divin Tibère a été généreux comme de coutume.
Eh bien ?
Nul n'ose soutenir le noble tribun contre un Juif ? Un galérien ?
♪ ai sans doute eu tort de venir.
Toi, tribun,
tu miseras bien quatre contre un ?
Quatre contre un, soit.
Bien.
Quatre contre un. La différence entre un Romain et un Juif.
Ou un Arabe.
Noblement parlé.
Maintenant, fixons le montant du pari. Je vais risquer…
Mille talents ?
- Mille talents ? - Oui, mille talents.
Evidemment, si c'est trop…
Mille talents, soit.
Entendu.
Traite-les bien, ils le méritent.
Bonnes bĂŞtes.
Si les hommes vous valaient. HĂ© !
Rappelle-toi, Altair, neuf tours d'arène.
Aldebaran.
Rigel, tu entends ?
Neuf vies Ă vivre.
Mon rapide cheval.
La course ne se gagne pas au premier tour.
C'est au dernier tour.
Tu ne peux pas vaincre tout seul. Pense Ă tes compagnons.
Antares.
Solide comme un roc.
Notre ancre de salut.
Je pensais qu'ils n'aimeraient jamais que moi.
Ils m'ont adopté.
Reposez-vous bien, mes étoiles.
Demain, nous allons Ă la ville.
Et si tu vaincs Messala, sous les yeux du nouveau procureur,
la nouvelle embrasera tout le monde romain.
Ponce Pilate est ici ?
Tu lui montreras ce que valent les hommes nés de cette terre.
Je sais seulement que je cours contre Messala.
Cherchez le joug.
Desserrez cette sangle.
Seigneur, pardonne-moi de chercher ainsi vengeance.
Je remets ma vie entre Tes mains. Que Ta volonté soit faite.
l'Etoile de David.
Elle brillera Ă la fois pour mon peuple et le tien
et elle aveuglera les yeux de Rome.
Ils sont prĂŞts.
Numéro cinq.
Où est le numéro cing ?
Le jour est venu, Juda. Ce sera toi ou moi.
Oui, le jour est venu.
Regarde. I[ conduit un char grec.
Juda, fais attention, ne le laisse pas approcher de toi.
Je te salue, Jupiter. Accorde-moi la victoire.
Attention, gardez votre place !
Arrête, imbécile !
Ave César!
Citoyens…
Je vous accueille ici au nom de l'Empereur, le divin Tibère.
Ces jeux sont dédiés à sa gloire
et Ă la gloire de Rome
dont chacun de vous détient un rayon.
Honneur Ă ceux qui courent pour nous aujourd'hui.
Ils nous viennent d'Alexandrie,
de Messine,
de Carthage,
de Chypre,
de Rome,
de Corinthe,
d'Athènes,
de Phrygie,
et de Judée.
Au meilleur les lauriers de la victoire.
La course commence.
Ave, César !
Allez, mes enfants !
Sale Romain !
Attention ! Maintenant !
Le salut.
Une grande victoire.
Tu es le seul dieu de la foule…
Pour le moment.
Permets-nous de te vénérer.
Je te couronne leur dieu.
Je te reverrai. ♪ ai un message pour toi de Rome.
Longue vie, jeune Arrius. Aie le bon sens de la vivre.
Nous ne pouvons attendre, tribun.
Il viendra. Il…
Nous ne pouvons plus attendre.
Il viendra !
Je l'ai envoyé chercher et il viendra.
Si tu tiens à vivre, il faut commencer dès maintenant.
Comprends-tu ?
A couper mes jambes ?
Pas encore. Pas avant qu'il soit lĂ .
Il ne verra pas une moitié d'homme.
Je te l'avais dit, Drusus.
Le voilĂ .
Ton triomphe est complet, Juda.
La course est gagnée, l'ennemi détruit.
Je ne vois pas d'ennemi.
Que vois-tu alors ?
Le corps brisé de la bête forcée ?
Un homme tout de mĂŞme, digne de ta haine.
Je vais l'aider, ta haine.
Tu les crois mortes, ta mère et ta sœur,
mortes et la course finie.
Rien n'est jamais fini, Juda.
Elles ne sont pas mortes.
OĂą sont-elles ?
OĂą sont-elles ?
Cherche-les…
Dans la Vallée des Lépreux.
Si tu parviens à les reconnaître.
Tout continue.
Tout continue, Juda.
La course…
La course n'est pas finie.
Y a-t-il un chemin pour descendre ?
Es-tu fou ? Va-t'en d'ici.
Toi.
Je cherche deux femmes, une mère et sa fille.
Il y a beaucoup de femmes ici.
De la famille Hur.
On n'a plus de nom ici.
Pour elles ?
- Pourquoi m'as-tu menti ? - Elles m'y ont contrainte.
Respecte leur volonté. N'ajoute pas à leur supplice.
Ne pas les voir ?
Elles approchent.
Juda, aime-les comme elles ont besoin d'être aimées. Sans les regarder.
Juda, tu n'aurais jamais dĂ» venir !
Juda se porte bien ?
Est-il heureux ?
Qui, il va bien.
Sois rassurée sur son sort.
Il se porte bien, Miriam.
Que le Seigneur soit avec toi.
Elles sont parties.
Nous pouvons rentrer.
Rentrer ? OĂą ?
Juda, elles n'ont qu'un seul espoir.
Que ton souvenir d'elles soit intact…
Et que tu vives ta propre vie.
Oublie ce que tu as vu ici.
Oublier ?
Ce sont des mortes-vivantes.
- Que veux-tu y faire ? - Ce que toi, tu as fait.
Comment as-tu pu les laisser venir ? Je dois leur parler.
Réfléchis, Juda !
Ta vue leur briserait le cœur !
Il est ici, je l'ai trouvé. L'enfant est devenu un homme.
Et l'homme, je le sais maintenant, est le fils de Dieu.
La promesse s'est réalisée.
Heureux Balthazar. La vie a désormais un sens pour toi.
La vie a désormais un sens.
Celui que Dieu lui a donné.
Viens avec moi.
Quand les Romains m'emmenaient aux galères
et que je mourais de soif,
un homme me donna Ă boire
et je survécus.
♪ aurais mieux fait de répandre cette eau sur le sable.
Non.
Ma soif n'est pas étanchée.
Viens l'entendre.
♪ ai à faire avec Rome.
Tu te tournes vers la mort.
Adieu, Juda.
Tu veux me voir ?
Voici le fruit de ta victoire.
Un message du consul, ton père.
- Je l'honore. - Et on t'honore.
Tu as été fait citoyen de Rome.
Tu ne dis rien ?
Je reviens de la Vallée de la Mort.
Ma mère et ma sœur y vivent ce qui leur reste de vie.
Par la volonté de Rome, des lépreuses couvertes d'opprobre.
Une grande injustice a été faite. Nous le déplorons.
Leur chair est mienne et elle porte le sceau infamant de Rome.
Messala est mort, vaincu par lui-mĂŞme.
La faute n'est pas Ă Messala.
Je l'ai bien connu avant que Rome n'empoisonne son sang.
Rome a détruit Messala, comme elle a détruit ma famille.
Là où règne la grandeur, où tout est grand,
mĂŞme les sentiments,
l'erreur, aussi, est grande.
C'est par elle que nous avançons.
Rome t'appelle Ă elle pour partager sa gloire.
D'autres voix m'appellent.
Celle d'Arrius, par exemple, qui t'attend Ă Rome.
Il te dirait, j'en suis sûr,
qu'il ne faut pas souffrir pour de vaines idées.
La liberté parfaite n'existe pas.
Le sage accepte le monde tel qu'il est.
Et aujourd'hui, le monde, c'est Rome.
C'est Rome que le jeune Arrius choisira.
Je me nomme Juda Ben-Hur.
Je suis venu Ă toi en ami comme je serais venu Ă Arrius.
Mais en haut de ces marches, je redeviens la main de César.
♪ écrase quiconque défie sa loi.
Des mécontents, des ambitieux, tentent de démembrer l'Empire.
Tu es devenu leur symbole, leur héros.
Tu es leur seul dieu, je te l'ai dit.
Si tu restes ici, malgré toi, tu seras mêlé à cette tragédie.
♪ y suis déjà mêlé.
Renvoie cet anneau Ă Arrius.
Je le vénère trop pour le porter plus longtemps.
Même pour Arrius, je ne pourrai te protéger si tu restes.
Tu représentes un trop grand danger.
Quitte la Judée.
Je t'aurais averti.
Juda !
♪ avais peur que tu ne reviennes pas.
Peur qu'il te soit arrivé malheur.
Mais tu es lĂ .
Ton père m'attend.
OĂą est-il ?
Que vas-tu faire ?
Repose-toi, dors.
Pendant quelques heures, laisse ton esprit en paix.
En paix ?
L'amour et la paix.
Ne crois-tu pas que je les cherche, comme toi ?
OĂą les vois-tu ?
Si tu avais entendu le Nazaréen…
Les mots de Balthazar.
Il est plus que les mots de Balthazar.
Sa voix nous baignait comme une eau profonde.
C'était plus qu'une voix
et c'était plus qu'un homme.
Il a dit : "Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les pacifiques,
car ils seront appelés les enfants de Dieu."
Les enfants de Dieu ?
Dans la Vallée des Lépreux ?
Je te dis que tout homme en Judée est impur et le restera
jusqu'à ce que nous nous délivrons du joug de la tyrannie.
Il faut laver le pays de ce fléau.
- Dans le sang ? - Oui !
Il y a une loi dans la vie.
Le sang engendre le sang, le chien engendre le chien.
La mort engendre la mort,
le vautour engendre le vautour.
Pourtant, sur la montagne, la voix a dit :
"Aimez vos ennemis.
Soyez bons pour ceux qui vous persécutent."
Afin que nos enfants souffrent ce que nous avons souffert.
Comme tu nous fais souffrir.
Nous n'avons rien Ă partager ?
MĂŞme pas l'amour ?
La vie m'essouffle…
Sans toi dans mon cœur.
Pourtant…
Ce que je ferai désormais
ne t'apportera que de la peine.
Il vaut mieux que tu cesses de m'aimer.
Le Juda Ben-Hur que j'aimais, qu'est-il devenu ?
Tu es désormais l'image de ce que tu voulais anéantir.
Tu rends le mal pour le mal. La haine te change en pierre.
Tu es devenu Messala.
Je t'ai perdu, Juda.
ArrĂŞte-toi.
Que fais-tu ici ?
Je t'ai attendue en vain, hier soir.
La nuit entière. Qu'est-il arrivé ?
OĂą est Tirzah ?
Laisse la nourriture.
♪ approche. N'aie pas peur.
- Que fais-tu ? - N'aie pas peur.
♪ ai encore entendu le Nazaréen.
Si jamais mots vinrent de Dieu, ce sont les siens.
Je ne puis supporter que tu ne connaisses pas
cette main de paix tendue vers nous.
Il va à Jérusalem, nous le retrouverons là -bas.
Va chercher Tirzah, allons vers lui.
Tirzah est mourante.
Laisse la nourriture et pars.
Juda !
Pourquoi le lui as-tu dit ?
Oui, Juda !
N'approche pas, au nom de Dieu !
Mère.
Attends, mère.
- Laisse-moi te parler. - Je t'en prie !
Non, ne ne t'approche pas, je t'en prie !
Non, Juda. Mon fils, non.
Mère, laisse-moi voir Tirzah.
Elle est mourante.
Si elles voyaient Jésus de Nazareth,
elles sauraient que la vie est éternelle
et que la mort n'est pas Ă craindre pour qui a la foi.
Je vais les conduire jusqu'Ă lui.
Non… fils bien-aimé.
Mère…
OĂą est Tirzah ?
Juda, non.
Juda, regarde.
Ne l'approche pas, fils bien-aimé.
Je t'en prie.
Mon fils bien-aimé.
♪ ai peur.
Ne crains rien.
Le monde est plus que l'apparence.
Tirzah, c'est Juda.
Non, Juda.
Pitié pour un pauvre aveugle.
- Pourquoi les rues sont désertes ? - Ils sont tous au procès.
- Pitié pour un pauvre aveugle. - Quel procès ?
Celui du rabbin de Nazareth. Ils veulent sa mort.
C'est impossible.
Quel est son crime ?
Je ne sais pas.
Pour un aveugle.
Des lépreuses !
- Allez-vous-en ! - Ne vous approchez pas !
Allez-vous-en !
Des lépreuses !
Comment cela peut-il ĂŞtre ?
Je connais cet homme.
Personne ne l'aide ?
Aie pitié de lui.
Ayez pitié.
Du fond de sa souffrance,
ce regard de paix.
Veille sur elles, Esther.
Il faut retourner lĂ -bas.
Je vous ai amenées pour voir ça.
Alors que j'espérais…
Tu ne t'es pas trompée, Esther.
Salut, roi des Juifs !
C'est ici que t'a mené ta quête, Balthazar.
Il m'a donné de l'eau,
et le courage de vivre.
Qu'a-t-il fait pour mériter ça ?
Il a pris sur lui les péchés du monde.
Il a dit qu'il est né pour ça.
Dans cette étable…
Où je l'ai vu la première fois.
C'est pour cela qu'il est venu parmi |les hommes.
Pour cette mort ?
Pour ce commencement.
♪ ai vécu trop longtemps.
Comme s'il portait avec cette croix
toute la souffrance des hommes.
C'était horrible.
Et pourtant, je n'ai plus peur.
Les ténèbres de l'orage.
Quelle étrange obscurité,
et c'est le jour.
Sa vie a pris fin.
Que se passe-t-il ?
Une déchirure.
Je souffre.
Je souffre aussi.
Miriam !
Je croyais..
Miriam.
Vois-tu ta main ?
Tirzah.
Miriam.
Tirzah.
A l'instant de sa mort…
Il a dit : "Père, pardonne-leur
car ils ne savent pas ce qu'ils font."
- MĂŞme Ă ce moment-lĂ . - MĂŞme Ă ce moment-lĂ .
Et à sa voix, l'épée de la haine est tombée de ma main.
FIN
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