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Zulu
...
-Muller.
Garance Muller.
-Ou quelque chose de très français : "Garance Moreau" ?
-Ou étranger,
au contraire.
"Garance Cappelletino", comme ma grand-mère.
-Trop de syllabes.
-Et pourquoi pas :
"Garance" ?
Juste "Garance". -Ca fait chanteuse.
-Hm, hm.
-Je mets laquelle pour ce soir ?
-Reste en T-shirt.
-Ben non.
-Il paraît que Sophie Marceau
a choisi son nom en posant son doigt au hasard sur une carte de Paris.
-Ah ouais ? -Hm.
Elle a fermé les yeux
et...
Pof !
"Avenue Marceau".
Thème électro
...
...
-Ah, merde.
Putain.
Ah, la vache.
Rha...
-Qu'est-ce qui se passe, papa ?
-Mehdi,
tu veux bien venir avec moi ?
Je vais te présenter les Azizi.
-C'est qui ? -Notre couple de gardiens.
Stridulations des cigales
...
Le portillon grince.
...
-Tada !
-Merci, papa !
-Attends, attends, faut que ça te plaise.
-Je peux l'ouvrir ? -Bien sûr.
-Suspense.
-C'est quoi ?
-Bonsoir.
Je peux entrer ?
-Oui, allez-y.
-Navré de vous interrompre. Je voulais vous présenter Mehdi,
-Navré de vous interrompre. Je voulais vous présenter Mehdi,
le petit copain de Garance, il va rester
une dizaine de jours.
Voici Tony et Nadine.
Notre petit couple de gardiens.
Et Marylou.
Ah c'est ton anniversaire, Marylou ? 20 ans ? Waouh, félicitations.
-Merci. -Je tombe mal.
On verra ça demain.
-Merci.
Il y a un souci ?
-L'évacuation de l'évier.
Mais ça doit pas être grand-chose.
Le vent souffle avec vigueur.
...
-Philippe.
Ne touchez pas au robinet ni Ă la chasse d'eau.
-OK.
Tu as entendu, chérie ? -Je ne touche à rien, promis.
Tu as entendu, chérie ? -Je ne touche à rien, promis.
Mon premier prix.
-Laurence, je suis impressionné. "L'Ecole des biches", mon père
a dĂ» le voir 6 ou 7 fois.
-Oui, c'est un film
qui a beaucoup marqué l'imaginaire masculin.
Mais je te rassure, j'ai pas fait que des films oĂą je suis toute nue.
-Tenez.
Pour vous remercier de m'accueillir.
-Merci, Mehdi, mais fallait pas.
Tintement
-C'est la meilleure marque.
-Il est très bien.
Tous mes couteaux persos sont japonais.
Si tu as un doute, va dans le japonais, c'est les meilleurs.
-Merci. -Avec plaisir.
-C'est adorable.
Comme tu vois, la cuisine,
Comme tu vois, la cuisine,
c'est l'univers de Philippe.
Rhaaa !
Je vais pouvoir jouer dans "Scream".
Ca changera.
Faudra que je te donne un euro.
Quand on t'offre un couteau, il faut donner une pièce en échange.
-D'accord.
Sinon ?
-Sinon, ça porte malheur.
-Ah...
Thème enjoué au piano
...
Elle ouvre le robinet.
Elle ouvre le robinet.
...
Bouillonnement
...
Ah !
-La particularité de la maison, c'est le solarium autoporté.
Y a aucun pylĂ´ne.
-C'est bon.
J'ai réglé le problème.
-Tony, votre belle chemise...
-Quelqu'un a ouvert le robinet ?
J'avais été pourtant clair.
-Oui.
Mais personne n'a quitté la table, donc...
Mais personne n'a quitté la table, donc...
-Enlevez-la, on va vous la laver. -C'est gentil, madame.
Mais les lessives, c'est nous qui les faisons.
Stridulations des cigales
...
Une mouche bourdonne.
Le portillon grince.
Il le claque.
Ah... Ah...
Ah...
-Je n'ai jamais mangé d'écrevisses.
-Elles sont "Ă la nage".
Que pensez-vous de mon court-bouillon ?
-Ben, bon appétit.
-Et donc, tu as étudié
le droit des affaires ? -Oui.
J'ai fait mon M2 Ă Assas, puis j'ai eu mon barreau.
-Tu en serais là si tu n'avais pas changé de voie.
-Je suis plus épanouie comme ça, tu devrais être heureux pour moi.
-Je suis plus épanouie comme ça, tu devrais être heureux pour moi.
-Elle préfère faire comme sa mère. -Ah non.
Non, non, ça n'a rien à voir avec toi.
-Et à la rentrée ?
-Je commence un stage de collaboration.
-Premier boulot ? -En tant qu'avocat, oui.
Sinon, j'ai été serveur
pour payer mes études, livreur.
Même déménageur.
-Il est sorti major de sa promo.
-Bravo, belle performance.
-On sent une petite pointe de seum, lĂ , non ?
Sans doute lié au fait que tu es sorti combien ?
Vingt-quatrième ?
-Chez qui tu fais ton stage ?
-Brett & Sterling.
-T'as pas eu envie de postuler
chez Philippe ?
-C'est par rapport Ă ma fille ?
-Non, mais...
C'est pas contre vous, Philippe,
mais on sait que vous prenez en priorité
des fils d'avocats.
-C'est pas faux.
-Bon, alors, on y va ou pas ?
-Bon, alors, on y va ou pas ?
-Oui.
-VoilĂ ton cadeau. Bon anniversaire. -Merci.
-Joyeux anniversaire.
-Je sais ce que c'est.
Oh...
-Alors ? -Ben, merci.
-Ca te plaît ?
-De ouf. Je vais pouvoir balancer mon Wiko.
-Tu n'en as plus besoin.
Mais c'est un reconfiguré.
-"Reconditionné", papa.
-C'est ça, "reconditionné papa".
-Dis, pourquoi Tony était en chemise-cravate ce soir ?
-Sa fille fĂŞtait ses vingt ans. -Ah ?
(Et tu les as dérangés ?)
-Oui, je suis emmerdé.
Je pensais que ça lui prendrait
cinq minutes, aussi.
-Ils ont le droit de prendre une pause.
-Bien sûr.
En mĂŞme temps, on est lĂ trois mois par an.
En mĂŞme temps, on est lĂ trois mois par an.
Leur job, stricto sensu,
c'est d'ĂŞtre Ă notre disposition. -Il y a des limites.
Tu veux pas aller t'excuser ? -Moi ?
-Oui, toi.
Ecoute, on a noyé Tony sous un déluge de...
Je sais pas quoi, de notre caca.
Ca va pas te tuer de t'excuser.
-Ben...
Je sais ce que je vais faire.
Je vais offrir un truc Ă leur gamine.
-Bonne idée.
...
-Faut que je te dise un truc. -Quoi ?
-Ca se dit pas, "Bon appétit".
-Ca se dit pas, "Bon appétit".
-Comment ça, on dit quoi ?
-On dit rien.
Ou : "Hum, Philippe, vous mettez du céleri dans votre court-bouillon ?"
-Du céleri dans votre...
Gémissements
...
Elle crie. (Chut.)
...
Thème intrigant au piano
...
...
-Ah, ben oui !
...
Le portillon grince.
...
-Tony ?
-Bonjour, madame.
-Bonjour, Tony.
Vous faites quoi ?
-Je repeins la porte de l'appentis. -D'accord.
Vous vous souvenez de notre discussion ?
-Non.
-A propos du T-shirt.
-Ah.
Oui, oui.
Oui, oui.
Je finis et j'en mets un.
-Non posez ça et allez vous couvrir. C'est plein d'échardes en plus.
-Ah, OK.
Je vais...
Il souffle.
Je vais mettre un T-shirt.
Oui.
-Bonjour. -Bonjour.
-Ca va, ma chérie ? -Oui.
-Je peux prendre ta schiuma ? -Ca veut dire "mousse".
En italien.
Qu'est-ce que tu penses de "Garance Cappelletino" ?
-Comme ta grand-mère ?
Pourquoi tu gardes pas mon nom ?
-Garance Trousselard ?
T'es sérieux ? -Ben quoi ?
-"Trousselard" ! On va me proposer quoi comme rĂ´le ?
-Alors, prends celui
de ta mère. -Et être "fille de" ? Pas question.
Je vous laisse entre keums, je vais bronzer.
-Tout se passe comme tu veux ? -Oui.
Merci encore pour l'accueil.
-On est accueillants.
Tiens, tu rendras ça à ma fille.
Garance plonge.
Pourquoi elle t'a choisi toi
plutĂ´t qu'un autre ?
C'est intéressant.
Qu'est-ce qui lui plaît chez toi, précisément ?
-Mon idéalisme.
-Fais attention avec le gelcoat.
-Et vous ?
Laurence devait avoir des dizaines de prétendants.
Des acteurs, des réalisateurs, des beaux gosses.
Pourquoi elle vous a préféré vous ?
Pourquoi elle vous a préféré vous ?
-Le compte en banque.
Thème électro
Un portable sonne. -Pardon.
Excusez-moi, je dois répondre.
Oui ?
Oui, Justine ?
Oui, je me souviens très bien.
Vous avez reçu les documents ?
Hm, hm.
Je voulais vous demander :
la signature pour le stage, on peut faire ça en ligne ?
D'accord.
...
-Bonjour, Philippe.
-Bonjour, Philippe.
-Pardon de vous avoir dérangés pendant l'anniversaire de Marylou.
-C'est quoi ?
-Un petit cadeau pour votre fille. -C'est gentil, merci.
-Vous penserez Ă graisser le portillon ?
Il couine, c'est horripilant. -J'y penserai, Philippe.
-Merci.
Vous n'avez pas mis le réservoir.
-On est en plein air.
-C'est votre tĂŞte qui l'est.
Pardon, excusez-moi.
Regardez-moi ça, pff !
C'est pas possible.
Il va falloir la relaver in extenso.
-Je suis désolé.
-C'est pas grave.
-Je vais l'amener au rouleau. -Surtout pas.
Ca va la rayer.
Vous la laverez au jet. Vous avez de l'initiative,
mais il faut réfléchir un peu, hein ?
-Pardon, Philippe. -Non, ne vous excusez pas.
C'est que du matériel, puis on est en vacances.
C'est que du matériel, puis on est en vacances.
Merci.
Laurence se fait couler un café.
-Nadine ?
Nadine,
vous pourrez prendre ce couteau
pour le potager.
-Ah, OK.
-Nadine ?
Nadine ?
Venez.
-Oui ?
-Pourquoi vous n'utilisez pas l'appareil Ă vapeur ?
-Le Vaporetto ? -Oui.
Ca laisse pas de traces.
Puis ce serait moins fatigant.
-Vous l'avez essayé ?
-Non, mais on vous achète du bon matériel, autant en profiter.
-Non, mais on vous achète du bon matériel, autant en profiter.
-Hé, chacun ses méthodes...
-Bien sûr. Je disais ça pour vous.
-Hein ?
-Je disais ça pour vous.
-Ah.
Ah, Laurence ?
A la télé, ils ont repassé
"Vacances Ă l'usine".
C'était drôle de vous voir. -Décidément.
Tout le monde me parle de mes vieux films.
-C'était pas un peu bizarre cette coiffure que vous aviez ?
-Ca allait avec mon personnage. -Ah.
C'est pas parce qu'on est ouvrier qu'on est mal peigné.
Si ?
-Nadine.
-Oui ? -Vous m'en voulez
à cause de ce qui s'est passé hier ?
-Que s'est-il passé hier ?
-Que s'est-il passé hier ?
-Rien.
Rien, laissez tomber.
-Je viens de me faire sucrer mon stage.
-Mais non...
-Ils ont filé ma place à la fille
de leur plus gros client.
Tout marche toujours par piston.
Ca te fait rire ?
-Tu as déjà une solution.
Et une meilleure en plus.
-Les pistonnés me dégoûtent et je ferais l'hypocrite avec ton père ?
Jamais je fais ça.
-Tu trouveras quoi en août ?
-J'y arriverai tout seul.
-T'es avocat d'affaires, pas alpiniste.
Ca existe pas "tout seul".
Tu disais qu'il y avait trop de népotisme dans le métier.
Combats les "fils de" en prenant un raccourci.
Pour bien leur niquer leur race.
Si tu crois qu'eux, ils ont tes scrupules...
Mais tu as raison.
Laisse-les te passer devant, continue de râler.
C'est tellement sexy, en plus.
-Bonjour.
-On s'est déjà vus aujourd'hui, mon bonhomme.
-Oui, c'est vrai.
Vous cuisinez ? -Oui.
Je prépare mon plat signature, mes fameux petits farcis provençaux.
A la polpette de veau.
Avec les légumes de mon potager bio.
C'est le plat préféré de ma femme.
C'est le plat préféré de ma femme.
Elle retombe amoureuse de moi direct.
Et si ce soir, elle porte sa robe rouge,
ça veut dire que je vais passer une très bonne nuit.
-Oh...
C'est prometteur.
-Tu veux me demander quelque chose.
-Oui, c'est par rapport Ă mon stage.
Je l'ai perdu.
-Aïe, désolé.
Pourquoi ?
-Ils prennent la fille d'un de leurs gros clients.
-C'est place aux filles, maintenant.
-Non, c'est plutôt "gros client", le problème.
-C'est possible aussi.
Tu voulais me demander un conseil ?
-Pas vraiment un conseil.
-Car si tu as besoin d'un conseil, n'hésite pas.
-Merci, Philippe, c'est très généreux de votre part.
-Je t'en prie.
J'ai une blague pour toi.
Tu sais Ă quoi tu vois qu'un avocat est en train de te manipuler ?
Tu sais Ă quoi tu vois qu'un avocat est en train de te manipuler ?
-Non.
-C'est quand tu vois bouger ses lèvres.
En fait, dès qu'il te parle, c'est...
En fait... -Je la connaissais.
J'ai pas ri, mais elle est bien.
Elle est super.
-Laisse-moi me concentrer.
-C'est ma chemise ? -Ouais.
Foutue.
Tu nettoieras
tes pinceaux avec.
Ah...
-Il m'en a sorti une bonne encore, l'autre.
-Ah oui ?
-"Vous laverez mes voitures in extenso."
-Oh non...
Attends, le pire, c'est quand mĂŞme "modus vivendi".
-On l'a pas eu depuis longtemps.
-C'est vrai.
Ah... C'est quoi, ça ?
-Une pièce pour la tondeuse.
-Une pièce pour la tondeuse.
-Je suis crevée, moi.
Tu finis pas la bouteille, hein ?
Tony, tu m'entends ? -Non, t'inquiète.
-Tu tardes pas trop ?
...
Quelqu'un vient.
-Alors, qu'as-tu choisi pour aller avec mes petits farcis ?
Bravo. Très bon choix.
C'est le vin parfait. -C'est vrai ?
C'est le vin parfait. -C'est vrai ?
-Non, je déconne.
Non, c'est beaucoup trop tanique.
Mais on le boira
avec le fromage, ouvre-la.
Bips du four
Chérie, regarde-moi ça.
-Hum... ça déboîte.
-Admire le travail.
Avec du veau tigré de chez Abbatucci,
le Corse.
Que cherches-tu, ma beauté ?
-Des bougies antimoustiques.
-Je sais oĂą elles sont.
...
-Que faites-vous lĂ , Tony ? C'est quoi cette tenue ?
Il est ivre. -Quelle tenue ?
Il est ivre. -Quelle tenue ?
Ben oui...
Toi, t'as mis ton joli tablier
avec ton chapeau de cuistot.
T'as mis ta petite panoplie, lĂ !
Ta petite panoplie de chef. T'aimes bien ĂŞtre le chef, toi.
-A quoi vous jouez ?
-A ça.
VoilĂ , les farcis,
ça se remue.
C'est mieux comme ça.
Faut bien casser comme ça.
Ensuite,
tu reprends...
Oh !
Nota bene :
ma super chemise, là , que t'as bien niqué avec ta merde,
car c'est sûrement cette conne de Sarah Bernhardt
qui a ouvert le robinet,
eh ben, tant...
que j'ai pas une chemise neuve, de facto...
je me baladerai donc Ă poil.
Thème intrigant au piano
...
Salut,
les trous du cul !
...
-C'est la catastrophe.
Mais c'est clair, on arrive au bout de notre relation avec les Azizi.
-Cette fois, tu t'occupes du recrutement.
Les entretiens d'embauche, les négociations, je ne supporte pas.
-C'est quoi son délire avec les locutions latines ?
Quoi ?
-Non, rien.
-A propos de latin,
je serais pas contre un petit coït, chère madame.
-Oui, on verra.
Philippe se brosse les dents.
-Tu lis quoi ?
-Je t'ai dit.
-Je t'ai dit.
Wajdi Mouawad veut monter "Médée" en janvier au théâtre de la Colline.
-Du théâtre ? Oh, là , là ! Tu jouerais quoi ?
-Ben, Médée.
-Ca te fait pas flipper, le théâtre ?
-Je suis morte de trouille.
-Ben, le fais pas. On n'a pas besoin de ça pour vivre.
-Je le fais pas pour l'argent, mais pour pouvoir rejouer.
Faire mon come-back. C'est inespéré pour moi,
un rôle comme ça.
-Tant mieux pour toi.
-Tu voudrais pas me soutenir de temps en temps ?
Montrer de l'enthousiasme.
-J'ai dit : "Tant mieux pour toi."
Je croyais que tu avais tiré un trait sur ta carrière d'actrice.
Dis donc,
je me suis pas trompé sur Mehdi.
Ses dents rayent le parquet. -N'importe quoi.
Il a l'air de tout sauf d'un arriviste, ce garçon.
-Son stage dans le cabinet américain
est soi-disant tombé à l'eau. -Pourquoi "soi-disant" ?
-Cet après-midi, il me mangeait dans la main
-Cet après-midi, il me mangeait dans la main
pour obtenir un stage, c'était gênant.
Il me forçait à lui en proposer un, c'était machiavélique.
-Et après ?
Il a raison de jouer cette carte.
Ca n'a pas dû être facile, il est méritant.
-Méritant, tout le monde l'est. Moi aussi, je suis méritant.
Tu crois que j'en ai pas bavé ? T'es mignonne.
-Toi aussi, tu as été déménageur pour payer tes études ?
-Mais j'ai travaillé quand j'étais étudiant.
-T'as vendu des chichis l'été au Cap-Ferret pendant quinze jours.
A 200 mètres de chez tes parents. -Et ça compte pas ?
-Ton père te déposait à l'école dans quelle voiture ?
Rappelle-moi.
-Je vois pas le rapport.
-Ben, dis-le.
Dis-le.
-En Mercedes.
-(En Mer-ce-des.)
Thème techno
...
...
*...
-Salut, pardon, je te dérange.
Tu danses super bien.
-Merci. -Comment tu t'appelles, déjà ?
-Marylou.
Garance t'a pas parlé de moi ?
Garance t'a pas parlé de moi ?
-Garance ? Non, je crois pas.
-T'es avec elle depuis quand ? -Ca va faire quatre mois.
-C'est pour ça. T'es tout nouveau, tout beau.
-Peut-ĂŞtre.
-C'est ma meilleure amie, on s'adore.
-Si tu le dis.
Salut.
-HĂ©.
Lui fais pas de mal. -Pourquoi je ferais ça ?
-Parce que t'es pas le premier.
Les mecs lui courent après par intérêt.
-OK. Je suis pas comme ça, moi.
-Je serai toujours lĂ pour elle.
-D'accord.
Bonjour.
-Tony !
Tony !
Putain, Tony !
Allez, oh ! -Hm... ArrĂŞte !
-Debout ! -J'arrive.
Ah, putain, oh !
T'es malade, arrĂŞte !
ArrĂŞte, t'es malade !
ArrĂŞte !
ArrĂŞte !
Qu'est-ce qui te prend ?
-Qu'est-ce que t'as fait hier ?
-Oh, merde.
-C'est ça, "merde". C'est trop tard pour dire "merde".
Ils viennent de me parler, figure-toi.
Alors, fous un T-shirt
et on y va tous les trois ! -Non.
On n'y va pas Ă trois... ArrĂŞte !
-Tous les trois, je te dis !
C'est compris !?
On montre qu'on est soudés quand il y a un problème !
-J'ai fait plein de courts-métrages, vous avez pas vu ma bande démo ?
Ah ben, le scénario, j'ai adoré.
Le sujet du film me parle de ouf.
Un frère et une soeur qui s'adorent et se détestent en même temps,
c'est comme dans ma vie.
Mon frère, ça faisait trois ans qu'il voulait plus me parler,
et là , on s'est réconciliés.
La semaine dernière.
C'est comme un signe, non ?
OK, je vous fais ça.
Ouais, bisous.
Enfin, non, pas bisous. A bientĂ´t, quoi.
La réalisatrice !
Elle m'a trop kiffée !
-Tu m'as pas dit que tu avais un frère.
-Tu l'as cru, bébé ? -T'as pas de frère ?
-D'où j'aurais un frère ?
-Si t'es engagée, tu vas te faire griller.
-Mais on s'en fout, je serai déjà sur le tournage.
T'as aucune idée de comment on obtient les choses.
-T'as le rĂ´le ? -Ni je l'ai ni je l'ai pas.
On n'est plus que deux.
Faut que je fasse une tape. -C'est quoi ?
-Une petite scène filmée.
Mais il y a une galère, je suis censée chialer.
-Et ?
-J'y suis jamais arrivée. C'est mon complexe de comédienne.
En cours, je bloquais, pas une larmichette.
Tu m'aideras ?
-Mais évidemment.
J'ai croisé la petite voisine.
Elle t'aime beaucoup.
Elle t'aime beaucoup.
-Ah bon ? -Ca t'étonne ?
-C'est la voisine, une gamine.
-Elle dit que vous ĂŞtes amies.
-Je lui ai filé mes Stan Smith quand elle s'est installée.
Elle a dû croire que j'achetais son amitié.
-Ah, donc, l'amitié, ça s'achète ?
-Bonjour.
-Bonjour.
Je voudrais revenir sur les événements d'hier.
-Allez-y, Tony, on vous écoute.
-Je tenais sincèrement à ...
A m'excuser.
Mes paroles ont largement dépassé ma pensée.
-Et c'est quoi votre pensée ?
-Euh... Ă propos de quoi ?
-Je vous demande :
c'est quoi votre pensée à notre propos ?
Hier vous aviez l'air de nous haïr. -C'était pas le cas.
Hier vous aviez l'air de nous haïr. -C'était pas le cas.
Je vous demande encore pardon, j'avais bu un petit coup de trop.
-Il y a eu un casus belli.
Vous avez gâché mes farcis.
-Pardon pour cela, je m'en excuse.
-Que vous me traitiez de trou du cul, je suis prĂŞt Ă l'oublier,
vous aviez bu, mais je déteste qu'on gâche la nourriture !
-Alors, justement.
On vous a préparé quelque chose pour s'excuser.
Si vous acceptez.
-Vous attendez quoi de nous ?
-Que vous nous laissiez travailler pour vous.
Et, si possible,
que ma fille récupère son téléphone.
-Quel téléphone ?
-Philippe t'avait gentiment offert un iPhone 15.
-Un iPhone 15 ? Pourquoi je l'apprends maintenant ?
-Ca t'allait très bien, reconfiguré.
-"Reconditionné", putain, papa.
-"Reconditionné", putain, papa.
-ArrĂŞtez. -Il va falloir songer
à l'après, Tony.
-L'après quoi ? -Vous devez partir.
-Ils viennent de s'excuser. Tu veux quoi de plus ?
-Un peu de respect, chérie.
-Bon, allez...
-Non, mais...
Tony, Tony.
Tony, attends, attends.
Propos inaudibles
...
-Nadine...
-Vous croyez que vous pouvez nous congédier comme des bonniches ?
-Ah, d'accord.
Très bien.
Je vous verserai une indemnité.
Au prorata temporis de votre ancienneté, soit sept ans.
-Et du préjudice. -Quel préjudice ?
Votre mari a flingué mes petits farcis
avec un téléphone à 1 300 boules !
-Celui de nous avoir traités comme des chiens.
-On vous a simplement demandé de faire votre travail.
-On vous a simplement demandé de faire votre travail.
Si vous vouliez pas ĂŞtre gardiens, fallait y penser plus tĂ´t.
-Laurence, ça fait des années qu'on s'occupe de votre maison.
C'est assez facile Ă prouver.
-A prouver Ă qui ? -A la justice.
-A la justice ?
Très bien, c'est parfait parce que c'est mon métier.
-Donc, vous savez qu'avec la trĂŞve hivernale, Ă partir d'octobre,
on pourra rester six mois et personne ne ramassera votre merde.
Ce serait mieux de fixer nous-mĂŞmes
le montant de notre petite indemnité.
Ou alors,
vous acceptez les excuses de Tony
et vous nous gardez.
C'est le premier incident qu'on a
en sept ans de bons et loyaux services.
Non ? Vous en pensez quoi de mon petit deal ?
Vous prenez nos farcis ?
-A la farce de chez Lidl ?
PlutĂ´t crever.
-Donc, rendez-vous au tribunal.
-Donc, rendez-vous au tribunal.
-On en est lĂ ? -Oui.
On en est lĂ .
Alea jacta est.
-"Alea jacta est."
Si Astérix te l'avait pas soufflé au cul,
tu l'aurais pas su !
Stridulations des cigales
...
-Il est vraiment bon, le vin, Philippe.
-Il peut.
Cheval Blanc 1989.
...
Oh, mon amour.
Tu m'as pas laissé ma schiuma.
-Hm... Ah oui.
-Vous pouvez prendre la mienne, Philippe.
-Non, ça va...
...
-Je vous remplace, Laurence ?
-Ca va, Mehdi.
Tu es gentil.
-Garance aussi dit ça et dans vos bouches, ça sonne pas
comme un compliment.
-Mehdi, question.
Tu sais pourquoi Philippe ne prend que des gosses d'avocat ?
-Pour absorber le réseau de leurs parents.
-Non, car ces jeunes ont grandi dans l'argent.
Les gros clients,
ils leur parlent d'égal à égal.
Si tu leur dis : "Désolé",
"Je peux aider ?"... -"Bon appétit."
-"Bon appétit." Voilà .
Ils vont te chier sur la tĂŞte.
Tu dois t'affirmer plus.
-Je voulais juste ĂŞtre poli.
-"Prenez ma schiuma..." C'est pas comme ça que tu obtiendras
un stage chez Philippe.
Moi, pour avoir des rĂ´les,
j'ai dĂ» prouver que je les voulais plus que les autres.
J'ai dû écraser mes camarades, même celles que j'aimais.
C'est une putain de compétition, la vie, Mehdi.
Tu comprends ?
Ca s'arrĂŞte jamais.
Propos inintelligibles de Laurence
...
-D'accord, pour quoi faire ?
-Je dirais : sortir de ma zone de confort.
-"Ma zone...
"de confort."
-Euh... Vous n'enregistrez pas ?
Parce que les gens enregistrent, normalement.
-Moi, je trouve pas ça très poli d'enregistrer.
-Ah oui ? -Hm.
Le portillon grince.
Il claque.
-Puisque vous me le demandez, j'aimerais beaucoup jouer
au théâtre. -D'accord.
-Bonjour, bonjour. -Bonjour.
-C'est le moment de repos
bien mérité ?
-Oui. -Nous, on sort
de chez l'avocat,
et... il attend votre appel.
et... il attend votre appel.
Donc je me permets de vous envoyer
son numéro.
Il reçoit un SMS.
Elle reçoit un SMS.
Et voilĂ .
Bonne fin de journée.
-Philippe !
Philippe !
C'est pas une bonne idée d'aller chez eux.
-Alors, déjà , c'est chez moi. -Oui.
Mais n'allez pas négocier là où ils ont leurs habitudes.
-Oublie tes cours.
Prendre le pouvoir chez eux, c'est stratégique.
Pour négocier avec les Russes,
tu vas Ă ?
-Moscou ? -VoilĂ .
Avec les Indiens, tu vas Ă New Dehli.
Avec les Allemands, Ă ? -Berlin.
-Et avec les Américains, à New York. -Washington.
-C'est bien.
-Ah, Philippe.
Installez-vous, faites comme chez vous.
Installez-vous, faites comme chez vous.
-C'est marrant car cette maison est Ă moi
et vous ne payez rien.
-Je vous sers une petite coupe ? -C'est pas la peine.
-Mais si. -Si, si.
Une petite coupe.
-Tenez.
-A notre prochain départ.
-VoilĂ .
On parle de votre petite enveloppe ?
-Ah oui. Il me faut mes notes.
Merci. Alors...
Vu que vous nous employez
depuis sept ans au black,
que vous nous avez versé 800 euros par mois,
soit bien moins qu'un SMIC, qui, comme chacun sait, est de... ?
Philippe ?
Jeune homme, peut-ĂŞtre ?
-1 398 euros net par mois.
-Bravo. Très bien, jeune homme.
Du coup, on n'a pas pu cotiser
pour la retraite.
Devant un juge,
ça pourrait vous coûter un redressement
et une amende pour travail dissimulé, environ 500 000 euros.
Sans compter,
Sans compter,
si vous perdez,
la tache sur votre réputation de grand avocat parisien.
Et votre femme, la pauvre, déjà qu'on la voit plus beaucoup,
si on apprend dans Télé Poche qu'elle escroque les gens,
elle est pas prête de faire Les Enfoirés.
Tony et Nadine rient. -C'est bon, vous voulez combien ?
-Que 150 000.
-150 000 euros. Bien sûr...
Vous avez demandé à être payés au black
pour pouvoir toucher le RSA.
-Si vous aviez proposé le SMIC, on n'aurait pas fait du black.
-C'est un arrangement. Après l'Etat, vous voulez m'arnaquer, moi ?
-Cet arrangement était en votre faveur.
Vous arnaquez l'Etat en ne payant pas de charges
et vous nous arnaquez, nous.
Vous mutualisez les coûts
et vous engrangez les profits, comme tous les patrons.
C'est ça, la vérité. Et c'est ça qu'on va retenir
car on est quoi ? Des victimes.
-Je ne vous ai pas fait de chèques.
Je ne vous ai pas fait de virements.
Vous n'avez pas de factures, pas de preuves.
Vous n'avez pas de factures, pas de preuves.
Vous n'avez rien, nada, que tchi.
Walou.
-C'est vrai. -Il a raison lĂ -dessus.
-On n'a pas pensé à ça, on est cons.
-On n'a rien ? -On n'a rien.
A part les mandats cash.
-Les ?
-Je peux ?
-Euh... oui.
-Merci.
Vous avez gardé
tous les reçus ?
-Oui.
Tous.
Tous, tous, tous.
Il manquait juste le dernier.
VoilĂ , merci.
-(Ca a une valeur juridique.) -Je sais, merci.
-(Ca a une valeur juridique.) -Je sais, merci.
Vous n'avez pas honte ?
Vous faites bouillir la marmite grâce à moi depuis sept ans.
-Oui, mais sans la farce de chez Lidl,
pas sûr qu'elle bouille tous les jours.
Il pose son verre.
Thème intrigant
...
-Au revoir.
-Au revoir.
...
-Rappelle-moi vite, j'aimerais régler cette histoire.
Merci, Martin.
-Votre avocat est en vacances ?
-Quand on bosse pour moi, il n'y a pas de vacances.
Tu veux quoi ? -Vous aider.
-A quoi ?
-Je vous fais une proposition.
Je règle le problème avec les Azizi
et vous me prenez en stage.
-Ah ben voilĂ , on y est.
Pourquoi je te garderais dans mes pattes, Rastignac ?
Pourquoi je te garderais dans mes pattes, Rastignac ?
-Aucune de vos fréquentations
pourra vous sortir de la merde avec les Azizi.
-Alors que toi, tu saurais.
-Ils sont comme mes parents, ils m'écouteront.
-Oh...
Faites entrer Me Mehdi... Comment déjà ?
-El Glaoui. -Mehdi El Glaoui !
Sorti major de sa promo avec un doctorat "ès prolo".
Son portable vibre.
Je choisis qui ?
Mon ami Martin, 30 ans d'expérience comme pénaliste,
ou le bleubite qui baise ma fille ?
-Votre avocat sait régler les litiges entre entreprises du CAC 40,
mais lĂ , on parle de Tony et Nadine avec leur mousseux.
On tue pas une mouche avec un canon.
Je vous règle ça à l'amiable et je les calme.
...
-Je veux qu'ils soient partis avant la fin de l'été.
-D'accord. -Et je lâche pas 150K.
-D'accord. -Et je lâche pas 150K.
-C'est quoi l'objectif ?
-Les ramener Ă la raison.
-En chiffres.
-Ca, c'est 150 000.
Et ça, c'est la raison.
*"Adagio d'Albinoni" de Remo Giazotto
*...
-Vas-y.
-Voilà , très bien.
Essaye de ne pas fermer les yeux
le plus longtemps possible.
Concentre-toi sur ta respiration.
*...
Essaye d'hyperventiler, maintenant.
*...
Tu sens quelque chose ?
Tu sens quelque chose ?
-Non. -Bon, c'est pas grave.
Moi, ce que je faisais...
-Non, je veux pas faire comme toi, j'ai ma personnalité.
-OK, chérie, pas de souci.
Ecoute la musique comme c'est beau.
*...
Elle sanglote.
*...
-Je fais quoi maintenant ?
-Pense à quelque chose de très triste.
-A quoi, Ă la guerre ?
*...
-Pense que tu vas dans un chenil
pour acheter un petit chien.
Tu marches dans l'allée.
Il y a plein de petits chiens partout et...
soudain,
dans une cage, tu vois une portée
de quatre petits chiots tout blancs.
Tous...
Tous plus craquants les uns que les autres.
*...
-C'est triste, ça ?
-Ben, ils te regardent...
avec leurs yeux implorants, remplis d'espoir, car ils savent
que tu vas les sauver.
*...
Mais toi...
tu peux en prendre qu'un seul et ils le savent.
Tu vas abandonner les trois autres
Ă leur triste sort parce qu'en plus, tu vas...
emmener leur frère.
*...
Pense Ă ce qu'il y a dans le coeur de ces chiots.
*...
-Bon, allez, stop.
Pff ! J'y arriverai jamais !
On me proposera que des séries pour les vieux
et les chĂ´meurs ! -Pardon...
et les chĂ´meurs ! -Pardon...
Pense plutĂ´t Ă quelque chose de personnel.
-De quoi ?
-Un traumatisme dans ton enfance.
-C'est dégueulasse ce que tu insinues.
-Quoi ?
-Tu m'accuses
d'avoir jamais souffert ? -J'ai pas dit ça.
Laurence, je...
-J'ai souffert, OK !?
Thème techno
...
-Non, t'as pas compris.
Les bulles sortent de lĂ . De tout le long.
-Ah. -Ca, c'est le moteur.
-Génial.
-Les bulles sortent pas de lĂ , mais de lĂ .
...
...
...
Y a ? -Hm.
-Fais pas trop fin.
-Bouge pas. -Ca fait des guilis.
-Oui, c'est pour quoi ?
-Je vais négocier votre enveloppe, si ça vous convient.
-Pourquoi toi ?
-Je suis avocat et vous haĂŻssez vos patrons.
On peut rien construire sur cette base.
Quel pourcentage prendra
votre avocat ? -T'as pas Ă le savoir.
-Qu'est-ce que ça fait ?
-Nadine. -Non.
-Nadine. -Tony, non.
Non, non. -20%.
Non, non. -20%.
-Papa ! -Ca va, toi.
T'es pas avocate, sors !
Sors !
-Le tarif normal, c'est 10%. Il vous arnaque.
-Ca, c'est toi qui le dis.
-On va faire une petite expérience.
Je vais l'appeler et juste mettre le haut-parleur.
-Essayons.
Voilà le numéro. -Merci beaucoup.
Surtout, vous dites rien.
*Tonalité
*...
*...
*-Me Thibaud, j'écoute.
-Bonjour. Me El Glaoui. Je dois négocier l'indemnité
que demandent M. et Mme Azizi Ă Me Trousselard.
*-Bonjour. -Ils ont annoncé à mon client
la somme de 150 000 euros.
la somme de 150 000 euros.
Ca me paraît quand même très fantaisiste.
*-Oui, mais ils ont travaillé pour lui pendant sept ans.
-Certes. Mais mon client a prévu une enveloppe de 40 000 euros.
Je sais que vous n'espérez pas récupérer 150 000,
sauf en allant devant une cour, mais ça prendrait des années.
Je vais ĂŞtre direct avec vous.
Si vous leur faites avaler 40 000, vous prenez...
entre 4 et 8
sans lever le petit doigt.
*-Dans ce cas, vous me garantissez une signature rapide ?
-Avec virement dans la semaine.
*-Ca me va, j'attends votre proposition par écrit.
-Mais quel enfoiré ! -Voilà .
Vous avez économisé 8 000 euros et un avocat pourri.
-Tu crois qu'on va prendre 40 000 et te dire merci ?
Moi, je peux attendre des années.
-Non, vous prendriez une plainte pour votre escroquerie au RSA
et ça vous coûtera une fortune.
et ça vous coûtera une fortune.
Le mieux, c'est de trouver un arrangement.
-Mais on te voit venir, on sait dans quelle maison tu dors.
-Mais vous savez pas dans quelle maison j'ai grandi.
-Tu veux la médaille du mérite ?
-Je suis pas votre ennemi, je suis lĂ pour avancer avec vous.
Je peux vous demander un café ?
Tony, elle est d'oĂą votre famille ?
-Mon père est de Kabylie
et ma mère, elle est d'Oran.
-C'est pas vrai ? -Si.
-Mon grand-père paternel est d'Oran. -N'importe quoi.
C'est vraiment un avocat.
-Je mens, comme tout le monde,
mais c'est vrai, vous connaissez pas les El Glaoui Ă Oran ?
-El Glaoui Ă Oran ? Ca me dit rien.
Le portillon grince.
-Je comprends pas, j'ai vidé la bombe de lubrifiant.
-Oh !
-Ca va, mon amour ?
-C'est de la merde ce Vaporetto.
-Dire qu'on a payé ça 300 balles.
-J'ai fini la vaisselle. Tu peux lancer une machine de blanc ?
-Je sais pas faire. A combien ?
-Tu essayes 65, peut-ĂŞtre.
-Oh ! Ca brûle ton truc, putain.
Bouillonnement
...
-Bonjour, Nadine.
Je suis venue vous parler.
-J'entends pas !
-J'entends pas !
-Ca va trop loin.
Il faut qu'on trouve une solution Ă l'amiable.
Vous pouvez arrĂŞter les bulles ?
-J'ai pas entendu le mot magique !
-Vous pouvez arrêter les bulles, Nadine, s'il vous plaît ?
Le bouillonnement s'arrĂŞte.
-Ben, venez avec moi.
-Là , comme ça ?
-Oui, ne restez pas plantée comme un piquet.
-Je disais : il faut qu'on s'entende entre femmes.
J'ai un marché à vous proposer.
De vous Ă moi, on dit rien aux hommes.
La sororité, ça fonctionne en ce moment.
-OK. -VoilĂ , alors :
Marylou ne trouve pas de travail.
C'est pas de sa faute, il n'y en a pas.
J'ai remarqué que ça vous chagrinait.
Moi, je peux la faire rentrer comme ouvreuse à la Comédie-Française.
Elle emmènera les spectateurs à leur place, c'est pas compliqué.
-Ca paye bien, ça, ouvreuse ? -Ah oui.
Oui, oui, oui, oui. Et il y a les pourboires en plus.
Puis les gens à la Comédie-Française,
vous voyez le genre ?
Ils sont très généreux.
-Oui, mais...
J'ai pas les moyens de la loger Ă Paris.
-Justement.
Philippe et moi avons des chambres de bonnes dans le VIIe.
J'en mets une
Ă sa disposition, gracieusement.
Puis elle fera son petit bonhomme de chemin.
-En échange de ?
-Vous baissez le montant de l'enveloppe Ă 50 000.
Mais surtout,
vous continuez Ă travailler pour nous
le temps qu'on trouve d'autres gardiens ou ça va me pourrir
mes vacances.
Alors ?
Vous en pensez quoi de mon deal ?
...
Vous faites quoi, lĂ , Nadine ?
-Ca vous gĂŞne ?
C'est pas bien ?
-Ah ! Bris de verre
-Ah ! Bris de verre
Elle hurle.
Mais Nadine !
Stop !
Elle tousse.
-Vous me demandez de renoncer Ă 100 000 euros,
de revenir faire la bonniche chez vous
et, en échange, ma fille va vivre avec des pourboires
dans 6 m2 ?
C'est ça votre proposition ?
Mais vous êtes vraiment la dernière des putes !
Et ça reste entre nous, hein !
On n'en parle pas aux hommes !
Sororité, mes couilles.
-Tu sais ce qui m'est arrivé ?
-Je sais pas.
T'as niqué la bagnole ?
-Qu'est-ce qui t'arrive ?
-Ah...
J'avais soif.
Alors ?
-Ils veulent plus me servir.
Le boucher, le boulanger. Ils disent qu'ils ont rien.
-C'est qu'ils ont rien.
-Pas du tout, le boulanger avait plein de baguettes.
Il a mĂŞme servi d'autres clients.
Il m'a dit de passer le bonjour Ă Tony.
-Ils sont tous contre nous. -Voilà . Tu le crois, ça ?
On est persona non grata.
-On ira au Géant Casino.
-Je travaille pas comme un chien pour bouffer comme au camping.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Ah, Mehdi.
Viens par ici.
On aurait dû faire ça avant,
dès que tu m'as offert le couteau.
-Va demander aux Azizi d'expliquer à leurs petits copains commerçants
qu'on les a pas virés.
Ils refusent de nous servir, c'est de la cancel culture.
Ils refusent de nous servir, c'est de la cancel culture.
-Les Azizi risquent de demander plus d'argent.
-Ils n'auront rien tant qu'on pourra pas se faire servir au village.
-On mange quoi du coup ? J'ai faim, moi.
-On n'a qu'Ă faire veggie.
-Ben oui, on a le potager.
Mehdi, viens avec moi.
Thème intrigant
...
Les enfoirés.
...
Rendez-nous nos légumes.
-Vos légumes ? Les légumes que "nous" cultivons.
-Ce que vous avez fait, c'est du vol.
Je vais appeler les gendarmes. Rendez-les manu militari !
-Allez-y, appelez-les. -Très bien.
-Allez-y, appelez-les. -Très bien.
*Tonalité
-Demandez le maréchal des logis-chef Pignatta.
On était à l'école ensemble.
Ca ira plus vite.
*-Gendarmerie, j'écoute.
-On est dans une phase de négociations.
Philippe signera aucun chèque après une connerie pareille.
C'est de la provocation. -Ca nous fait du bien.
-C'est pas l'argent qui vous fait du bien ?
Thème électro
...
-Papa, y a plus d'eau dans la douche.
...
-Pareil, ici !
-Faut aller voir le général. -Quel général ?
Tony, qu'est-ce qui se passe ?
...
...
-Il bloque l'accès au général, ce connard.
HĂ© !
Remets-nous l'eau, enfoiré !
Remets-nous l'eau ! -Oh !
Pas tant que tu squattes.
-Donne les clés de ta chiotte !
...
Une voiture arrive.
-Ca fait un mal de chien.
-Ca va, mon amour ?
-Papa, y a quoi ?
-Y a que Tony m'a poussé du tracteur.
-Tu as mal où ? -Au bras. C'est cassé.
-Je t'emmène à l'hosto.
-Non, d'abord chez les flics. Je lui fous une plainte au cul.
-Techniquement, vous êtes tombé seul.
-T'es avec moi ou contre moi, toi ?
-Pourquoi le tracteur est là , déjà ?
-C'est vrai... -Ah !
-Pardon, viens. -J'ai senti l'os bouger !
-Viens.
-Tu viens pas avec nous ?
-Non, je veux régler
cette histoire. -Elle est réglée.
La limite de la violence a déjà été franchie deux fois.
-Pourquoi deux fois ?
-Nadine a voulu noyer maman dans le jacuzzi.
-Vous affabulez beaucoup dans votre famille.
-J'affabule !? Alors que mon père risque de finir handicapé ?
C'est pas compliqué, si t'es pas avec nous, tu dégages !
J'ai une question.
T'avais vraiment un stage en arrivant ?
-Je sais pas, Ă ton avis ?
-Mehdi !
C'est toi que je voulais voir.
Je peux te parler ?
Qu'est-ce qui va se passer ?
-Philippe peut porter plainte contre Tony
pour coups et blessures volontaires.
-Qu'est-ce qu'on peut faire ?
-Je sais plus.
-Oui.
Bon.
Il soupire.
-Alors ?
-C'est foutu.
-Merde. -Oui, c'est mort.
-Attendez !
Pourquoi vous leur faites pas une proposition ?
Un chiffre acceptable. -Ce serait quoi pour toi ?
-80 000 euros.
-Mehdi, quand mĂŞme...
-Nadine, vous payez pas de loyer et vous bossez
trois mois dans l'année. -Et l'entretien de la baraque ?
-Vous bossez ici tous les jours ? -Ben oui !
-Vous piquez jamais une tĂŞte
dans la piscine, vous tapez jamais dans le bar ?
80 000 euros, vous réalisez
la somme que c'est ?
-Toi, tu pourrais les convaincre ?
-Non, j'arrĂŞte les frais. Je partais.
-Mais tu es notre négociateur !
-Le vĂ´tre ? Non.
-Et tout ton violon avec ta grand-mère d'Oran...
-Grand-père.
-Je m'en fous ! Tu nous baratinais, donc.
-Vous avez pas de plâtre ?
-Ils disent que c'est pas cassé. -C'est au moins fêlé.
-Cet après-midi, on ira dans un centre de radiologie privé.
-Cet après-midi, on ira dans un centre de radiologie privé.
-Vous avez porté plainte ?
-Non, on officialise la fracture et après, on va voir les flics.
-Attendez, Philippe.
C'est peut-être superficiel. Et Tony ne vous a pas poussé.
-Ah si. -Je viens de les voir.
Ils veulent aller au procès.
Mais si vous mettez sur la table 80 000 euros,
je peux les convaincre de partir et de donner le cahier.
-Les négociations, c'est terminé.
Désolé, on se passera de tes services.
-T'es encore lĂ , toi ?
-Garance.
J'ai trouvé un nouveau nom de scène.
-Ah bon ?
-("Garance El Glaoui.")
...
...
-Ca dit quoi ?
-Ca va, tranquille.
Je m'en fous du bigo.
-Je sais.
(Cadeau de la petite souris.)
Désolée si j'ai pas répondu à tes messages cette année.
-Tu m'as carrément ghostée.
-J'ai pas d'excuse.
-J'ai pas d'excuse.
Choc -Ca prend trois secondes
d'envoyer un message. -(T'as entendu ?)
-(Quoi ?) -(C'est ton père.)
-(Tiens.)
Elle souffle. (Allez.)
(Sors, sors, sors.) -(Non, non.)
-Non, non, non, non, non !
(Non, mais arrĂŞte.)
Elles rient.
Garance rit.
-J'aime trop ta petite tête de bébé.
Tes petites quenottes.
...
...
Tu as toujours ton pote dealer ?
-Ludo ? -Hm.
-Oui.
-Tu m'avais pas dit qu'il avait de la MD ?
(On essaie ? Il paraît que ça rend folle amoureuse.)
-(Quoi, maintenant ?)
-(Y a pas d'heure pour les dealers.)
Thème électro
...
...
-Viens avec moi, toi.
...
-Tony ?
Pourquoi ce fusil ?
Vous avez vu un voleur ?
Tony tire.
-Tony, posez ce fusil.
-Et la princesse ?
-Qui ?
-Celle qui est venue chez nous cette nuit
pour prendre le cahier !
-On n'a pas votre cahier.
-Arrêtez de mentir, vous avez envoyé votre fille le chercher
et la mienne s'est fait avoir !
-Rendez-le ou ça va partir en couilles !
-Dis donc, ta fille, elle est passée où ?
Coup de fusil
Coup de fusil
-Le cahier.
Le cahier !
-Ce sont des biens matériels, ça n'a aucune importance.
-Tu t'en fous de ton piano ?
Et la rotule de ton pépère, tu t'en fous aussi ?
Dis-moi oĂą est ta fille ou je t'explose le genou.
-Je dirai rien.
Je suis parisien, mais j'ai des couilles !
-Eh ben non.
J'ai une autre idée.
Alors, quelle bouteille on prend ? Oh, j'aime bien, ça !
Grands-Echezeaux
Romanée-Conti.
Romanée-Conti. -Oh...
-76.
Une bonne année ?
-Oui, c'est bien. -Ca m'étonnerait.
76, c'était la canicule, tu te rappelles ?
Il sent. Non, ça, c'est pas bon.
Ne bois pas ça, Philou, ça va te rendre malade.
Ca se voit Ă l'oeil
qu'il est pas bon. "Caniculé" !
qu'il est pas bon. "Caniculé" !
C'est pas très cher, cette bouteille.
VoilĂ .
Deuxième bouteille !
J'en prends une au hasard.
Puisque Monsieur fait la tĂŞte... Qu'est-ce que je prends ?
-Oh... -Hop lĂ !
Oh, lĂ , lĂ ! 2 000 balles par terre.
Alors, ça...
Propos inintelligibles
...
Il est madérisé.
-Madérisé, mon Corton Renardes ? N'importe quoi.
Vous n'y connaissez rien, vous avez été élevé à La Villageoise.
-VoilĂ .
Bouge pas !
La boubouche ! Il en reste !
Ah ! Ah ! Ah !
-Tony ! -Ah, putain !
Aaah !
Je vais mourir. -Tu peux bouger la jambe ?
-Non. -Bien joué, chérie.
-Non, vous allez le tuer !
-C'est du caoutchouc, dinde !
Philippe tire. -Ah !
Philippe tire. -Ah !
-Nadine !
-Ca a jamais tué personne.
-AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe !
-Baisse ça, toi !
Baisse ça !
-ArrĂŞtez !
ArrĂŞtez ! Le coup part.
Oh !
Cours !
-Fais le tour ! Chope-la !
Chope-la !
...
-Qu'est-ce qui te prend ?
Bébé, c'est moi.
Regarde.
Mes petites quenottes.
Tu les aimes bien, en plus.
-Ah !
-C'est ça que tu veux, hein !?
Cris étouffés
-Garance !
-Aaah...
-Qu'est-ce qu'elle t'a fait ?
-Qu'est-ce que t'as, lĂ ?
-Mehdi, le carnet.
-Je le donne Ă personne.
-En échange, tu as un stage et, dès septembre,
je te mets Ă 3 000 euros par mois.
-Non, l'écoute pas, lui. Il essaye de t'acheter.
-ArrĂŞtez tous ! -Non, Mehdi.
Oran, ça te dit quelque chose ? On a ça dans le sang !
Oran, ça te dit quelque chose ? On a ça dans le sang !
Tu pourrais ĂŞtre mon fils, Mehdi.
El Glaoui,
on connaissait pas El Glaoui ?
El Glaoui, c'est... -Ta gueule ! Ta gueule.
Je le donne Ă personne.
Tant qu'on n'aura pas trouvé un accord.
On va trouver un accord ici et maintenant.
-OK.
-OK.
On veut les 150 000 !
-Non, c'est ce que vous vouliez Ă la base.
Vous pouvez pas rester figés là -dessus, faut avancer.
Philippe ?
-On propose 50 000, voilĂ .
-Non, c'est pas équitable.
Faites un effort. Cliquetis
-T'es vraiment
une ordure.
-Ferme ta gueule !
Vous vous calmez !
Nadine, une proposition.
Alors, 130 000.
-VoilĂ . Philippe, vous en pensez quoi de 130 000 ?
-MĂŞme pas en rĂŞve. 60 000. -Philippe !
-Bon, 70 000.
-Nadine ?
-Faut que je baisse encore ?
-Oui !
-Ben...
-Ben...
120 000, mais on n'ira pas en-dessous.
-80 000. On n'ira pas plus haut.
-VoilĂ .
C'est bien, on avance.
Hein ?
Encore un petit effort et on y est.
Philippe.
Nadine.
Vous commencez tous Ă me faire chier.
Je vais donner le carnet aux flics et vous serez tous baisés.
Je m'en bats les couilles, d'accord ?
On se met d'accord sur 90 000.
Hm ?
Nadine et Tony,
vous acceptez 90 000 euros ?
-OK.
Philippe, Laurence, 90 000 euros et vous ne portez pas plainte.
-On est d'accord. -Laurence !
-Tu la fermes !
-Maintenant, vous allez baisser vos armes en mĂŞme temps.
Allez.
Un.
Deux.
Et trois.
Tony, vous avez l'arme la plus dangereuse,
vous commencez.
Tony... -Non.
-Baisse ton arme !
Philippe, Ă vous.
-ArrĂŞte.
-Allez !
Le coup part. Ah !
Aaah...
-Putain.
Mehdi s'étouffe. -Il l'a avalée !
Tony, Tony !
-La bouche, c'est pas bon en plus.
-Aaah...
-Mais...
-Faites le truc, lĂ , pour les...
Les fausses routes.
Les fausses routes.
Comment ça s'appelle ? Le plexus.
-Pourquoi vous avez fait ça ?
-Il a pas fait exprès. -Je parle pas de Philippe.
Je parle de vous, Laurence.
Pourquoi ?
-Quoi ? Mais j'ai pas...
Mais c'est pas moi qui...
C'est pas moi.
-Tony, vous appelez la police ?
-Ben non.
C'est chez vous, Ă vous l'honneur.
-OK.
La police ou les gendarmes ?
-Les gendarmes. -La po... Les gendarmes.
-On se boit un whisky avant ? On vient de vivre un drame.
Ca nous permettra de...
-De... Oui, ouh... -Oui.
...
...
-Tiens, ma chérie. -Merci, Philippe.
-En fait, vous n'avez rien au bras.
-Bon, allez.
A Mehdi !
-Ben...
-Tu bois pas, chérie ?
-Nadine, Tony.
Si les gendarmes m'arrĂŞtent,
vous n'aurez jamais votre argent.
J'irai en prison,
mais vous, vous avez tiré au fusil dans la maison.
Vous devrez donner des explications.
Tony.
Tony.
Vous pouvez être inculpé pour tentative de meurtre.
Nadine et Marylou se retrouveront Ă la rue.
Tout le monde sera perdant.
-Et donc ?
-Et donc...
Est-ce que c'est bien nécessaire d'appeler les gendarmes ?
-On veut 400 000 euros.
Et que mes parents continuent Ă bosser ici.
Déclarés, cette fois, et au SMIC.
Au double du SMIC.
Et vous m'embauchez
moi aussi.
En CDI.
-En liquide, les 400 000 ? Perso, ça m'arrange.
-Oui.
Oui, oui, c'est mĂŞme mieux.
-Bébé ?
...
Thème funèbre
...
...
...
Propos inintelligibles
Quelqu'un entre.
-Bonjour.
Alors...
Garance Trousselard, c'est ça ? -Oui.
Enfin, non, je suis actrice.
J'ai un nom de scène.
-Ah, pseudonyme, du coup.
Pardon.
Allez-y, c'est quoi votre nom de scène ?
-Garance de Préville.
C'est le nom de ma mère. -Très bien.
"De Préville".
Je vous écoute.
Allez-y, vous pouvez me raconter, avec vos mots.
-Eh bien...
mon petit ami, Mehdi,
est parti faire son jogging,
comme tous les matins.
Il devait ĂŞtre 8h30, je dirais.
Et... aux alentours de 10h, j'ai commencé à m'inquiéter.
Donc, avec mon père,
on est partis en voiture pour voir si...
si on le trouvait.
Je me disais que, peut-ĂŞtre,
il s'était fait percuter par une voiture
ou quelque chose.
On a roulé pendant une heure,
mais rien.
Et...
Je regardais partout.
Je regardais dans les fossés, même.
Son téléphone ne répondait pas.
Son téléphone ne répondait pas.
Et à 15h, je vous ai appelés.
Elle fond en larmes.
...
-Je vais vous chercher des mouchoirs. Je reviens.
...
"Dad", Thylacine (avec Camille Després)
... ...
-You there...
Elle pouffe de rire.
Dad home
Dad home
...
You go...
...
Through the heart, stop
-Ha !
...
I cried
Oh, I cried every night
...
You there...
...
Dad home
Dad home
...
You go...
...
Through the heart, stop
...
And then...
...
And then, you saw God
...
I cried
Oh, I cried every night
...
That time...
Is louder than you
...
...
But I will...
I will see you after
...
But I will...
Oh, I will see you after
...
But I will...
Oh, I will see you after
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