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Original subtitles

Orage

---

---

Musique mélancolique

---

--- Cris joyeux

--- ---

---

--- Orage

--- Conversation indistincte

--- ---

---

-Parfois,

il suffit d'une odeur, un goût, une couleur,

pour qu'un souvenir s'accroche.

---

Cette fois, c'était une phrase.

Cette fois, c'était une phrase.

-Les gars... j'y vais en premier.

---

-Ce jour-lĂ ,

j'ai su qu'Isma nous prévenait.

---

-Allahu akbar.

-ALLAHU AKBAR.

---

(-C'est quoi, cette tenue ?)

-Wax, Afrique...

Créole

-ArrĂȘte, arrĂȘte.

-C'est du créole, tocard.

-C'est pareil.

Oh lĂ  lĂ , il y a de la meuf !

-Tu racontes quoi, lĂ  ?

-Sabine, ton ex.

-Quelle ex ? Elle m'a rembarré toute ma jeunesse.

-C'est moi ou elle a pris cher, la Sabine ?

-C'est pas toi. -FrĂšre, les grossesses...

Quatre enfants de sept pÚres, ça pardonne pas.

-Je veux pas de gosses, moi.

-Pourquoi ? Les grossesses ?

-Quand elle prend du poids, toi aussi. Ca s'appelle une couvade.

-Avant de faire une couvade, faut baiser.

Rire

-C'est quoi, le truc ?

Je dois faire une annonce dĂšs que je vois une meuf ?

Je suis discret, c'est tout.

-La réussite se chargera du bruit.

-C'est bon.

-Tu concrétises que les plans à Isma.

-C'est bon, frĂšre.

-Et la FIV ? -C'est quoi, le délire ?

S'il y a pas Isma, je ken pas, c'est ça ?

-Ca va, maman ?

(Ma daronne !)

-DĂ©solĂ©. Je voulais pas ĂȘtre vulgaire.

Je l'ai pas reconnue. -Wesh, cousin !

-Tu as pas reconnu ses daronnes. Rire

-On blague sur la polygamie, lĂ  ?

-On blague sur la polygamie, lĂ  ?

-Elles faisaient un chifoumi pour savoir qui allait aux réunions ?

Rires

-Sérieux ? Vous vous marrez à l'enterrement ?

-Oh, ça va !

-Il aurait rigolé, je te jure.

(En arabe) -Ouais...

Gérard Darmon.

-QUOI ?

*Musique pop Brouhaha

*--- ---

-Disons que ce soir-lĂ ,

ça faisait trois ans que j'avais perdu mon pote.

J'avais un truc Ă  me prouver.

C'était pas la soirée de l'année. Un délire Erasmus.

Déjà qu'en français, je galÚre.

*--- ---

*--- Anglais hésitant

*--- ---

I'm Anis.

Nice.

*--- ---

*--- ---

*--- Espagnol

*--- ---

-Un, dos, tres.

*--- ---

Anglais hésitant Vas-y !

*--- ---

Comme je bois pas d'alcool, je me fais chier.

*--- ---

Musique douce

---

Madame.

--- *---

Quelqu'un travaille au vestiaire ?

Quelqu'un travaille au vestiaire ?

-Madame, carrément.

---

*Musique pop au loin Brouhaha

*--- ---

-Bonsoir. -Bonsoir.

*--- Raclement de gorge

-Vous lisez

L'affaire Grégory.

Bernard est innocent.

-Mon beau-frĂšre ?

-"J'ai jamais été avec lui."

*---

-VoilĂ .

-Vous avez oublié

mon chapeau de cow-boy.

-Pardon.

*---

Et voilĂ .

-Mmh, bah...

-Bonne soirée, monsieur.

*---

Musique intrigante Brouhaha

-Je me suis chié dessus.

--- ---

--- ---

Sois un bonhomme.

Une fois dans ta vie, sois un bonhomme.

Sois un bonhomme.

--- ---

---

Elle est lĂ , elle est lĂ ,

elle est lĂ  !

AllĂŽ ?

Ouais, je me parle Ă  moi-mĂȘme.

Je suis un trouillard.

Je sais pas quoi faire.

Je sais pas

ce qui se passe. Elle m'appelle.

Moi ?

*Musique au loin

On se rappelle.

*---

Bonsoir.

-Bonsoir. -BONSOIR.

-Vous avez oublié un truc ? -Ouais.

De redanser.

-Quoi comme danse, genre ?

-Celle des canards.

La macarena... -Tu as du feu ?

-Non, j'en ai pas, je crois pas.

Balbutiements

Balbutiements

-Vous avez du feu ?

Soupir

*---

Elle souffle.

Du coup, je vous retiens pas.

Bonne soirée.

Rire gĂȘnĂ©

*---

-En fait, j'ai oublié de... (demander votre numéro.)

-J'entends pas.

-Votre numéro. -Mais non !

Plus de tact.

Moins rapide. Fais bien.

-Je fais pas ça d'hab... Bonne soirée.

-06 47 38 22.

-Bonsoir.

-Trouve les deux derniers chiffres, tu m'appelles.

*---

-Ca fait 99 options, c'est beaucoup.

-Avec 00, ça fait cent.

Enchantée. Madeleine.

-Enchanté, Madeleine. Moi, c'est pancake.

-Mmh.

TrÚs marrant, ça. -C'est vrai ?

-Bonne soirée.

-Ouais.

*---

J'ai plus de blague. Rire gĂȘnĂ©

Bonsoir.

*---

Soupir "Salut...

"Salut, frÚre. Ca te dirait que... que je te féconde ?"

Plus simple.

Je n'essaie pas de draguer votre copine. Erreur de numéro !

T'habites oĂč ? T'habites oĂč ? Je viens direct, lĂ  !

Notification Avec un "K" ?

HĂ©, ta grand-mĂšre ! Je le bloque. ---

Musique rythmée

Inch'allah, c'est pas elle.

Et aprĂšs 17 messages d'insultes, la chance m'a souri.

---

Non, c'est pas vrai !

Non ! Merde, putain ! *Tonalité

Merde, merde !

*---

AllĂŽ ? *-Tu es direct, toi.

-J'ai pas fait exprÚs. Mon pouce a ripé, j'étais en train de...

faire des pancakes. *-Je raccroche ?

-Mmh... non.

Pas du tout. Tu fais quoi ce soir ?

Pas du tout. Tu fais quoi ce soir ?

*-Euh, je suis pas dispo.

-Je veux dire demain. J'ai des trucs, ce soir.

*-Compliqué. Semaine pro ?

-Semaine pro ? L'année prochaine, aussi ?

Je suis lĂ .

*-J'ai mardi, si tu veux. -Mardi lĂ  ?

Bah, faut que je voie. Que je regarde.

*-Bah, regarde.

-Euh... je te dis. Excuse-moi.

*-Je dois y aller. Bisous.

-On dit mardi. Musique rythmée

Ce soir-là, c'était sûr qu'elle dormirait à la baraque.

Je la maintenais Ă  feu doux par textos.

Si elle répondait pas, je parlais d'affaires criminelles.

Une vraie zinzin. J'adore.

---

-Ah, ouais !

-Ca va ? -Joli pantalon.

-Merci. -Ca a été,

la capoeira ?

-Tu attaques directement ?

J'arrive juste.

Je sors du taf, en fait.

-Mais tu fais quoi ?

-Dans la vie ? -Ouais.

-Comédien. Je suis comédien.

Pourquoi j'ai dit ça ?

-Comédien ? -Mmh.

-Pour la coke ou les putes ?

-Pas pour les putes. Les putes, j'en ai marre.

-Pas pour les putes. Les putes, j'en ai marre.

J'ai trop donné. Mais la coke, à 100 %.

La coke, j'adore ça. J'en mets partout, sur les frites.

J'en ai. -Assieds-toi. Tu m'as donné faim.

Musique entraĂźnante

---

Mmh.

Tu manges pas, ça ?

-J'avais jamais vu une meuf manger autant.

Elle me rapprochait de l'interdit bancaire.

Pour pas payer, j'ai abordé Simone de Beauvoir,

le droit de vote,

les célibattantes. -C'est bon !

-Elle a pas eu le choix, elle a payé sa part. Cheh !

Vibreur

---

C'est ton mec ?

-Non, mon ex.

-Ah. -On a été ensemble six mois.

Dans sa tĂȘte, on est toujours ensemble.

-Vous l'ĂȘtes plus ?

-Non, je l'ai quitté. -OK.

-Par lettre.

-Par lettre ?

-C'était une galÚre, le parloir.

-Au parloir ? -Ouais.

-De prison ? -Ouais.

-Ah ouais, bien. Enfin...

-Ca va ?

-Ouais, ça va. C'est juste que ça me...

rappelle mes trois années aux Baumettes.

rappelle mes trois années aux Baumettes.

-Tu as fait de la prison ? -C'est un prank.

Rires

J'en ai jamais fait. Je suis bon comédien.

-Ouais, tu as bien joué. -Merci.

-Et dans quel film ?

-Euh... moi, c'est plus en Russie que j'ai fait mon trou.

-Tu parles russe ?

-Oui, mais plus du cÎté de Saint-Pétersbourg.

-Ah. -L'accent tonique.

-Par exemple ? Vas-y.

-Salud.

Il invente du russe.

-Ouah. OK, c'est technique.

-Ca veut rien dire. J'ai entendu ça aux infos.

"LĂšvres soyeuses."

J'ai beau ĂȘtre pour la paix,

le conflit en Ukraine me fait conclure.

Musique douce

AprÚs le dessert, elle a pas parlé, elle a monologué.

Mais genre, vraiment beaucoup.

Plus elle parlait, plus j'en apprenais sur moi.

---

C'est vrai, c'est bien. -Comme bismillah.

-Ouais. Rires

Tu sais ce que ça veut dire ? -Non.

-"Au nom de Dieu". -Ah, d'accord. Enfin...

Rire niais Bon, je vais y aller.

Rire niais Bon, je vais y aller.

-Non, Madeleine. J'ai mis un pantalon en lin.

Rires

Viens, j'ai des chips, de l'eau.

-Tu as de l'eau ? Ca change tout, ça.

-TrĂšs bon argument. Rire

-Je viens, mais pas longtemps. J'ai la voiture de ma coloc.

Tu conduis au cas oĂč ?

-Au cas oĂč quoi ?

-Au cas oĂč il y a un contrĂŽle.

-Tu roules sans permis ?

-Ah, ça va !

Sans permis. Les grands mots, tout de suite.

-Hé, la priorité, là ! Gna-gna-gna. Insupportable !

Avance plus vite. Il y a personne. Tu vas doucement.

C'est relou. Il veut quoi, le bus ?

Roule ! Tu as un boulevard devant toi, tu es mou, c'est ouf !

-Madeleine, tu es incontrĂŽlable.

-Le clignotant !

---

Ils savent pas conduire, les Noirs.

Elle souffle.

Sois pas choqué, les Arabes aussi.

-Ca me rassure, ça.

-Non, j'ai rien contre les Noirs ou les Arabes.

Juste sur la route, excuse-moi, c'est quand mĂȘme danger.

Juste sur la route, excuse-moi, c'est quand mĂȘme danger.

Et j'en fais partie.

Tout va bien. -Partie de quoi ?

-Des mauvais conducteurs. Mes parents étaient vietnamiens.

-Une ViĂȘt-cong ?

-Non, je suis vietnamienne.

C'est raciste, ce que tu as dit.

-Tu as dit "étaient". J'ai pas compris.

-Ils sont morts dans un accident, quand j'étais jeune.

-C'est pour ça que tu as pas le permis.

D'accord !

Heureusement, tu étais attachée

dans ton siĂšge auto, sinon...

-Ouais, heureusement. On va dire ça.

Petit rire

J'ai été adoptée.

-Ah, désolé.

-T'excuse pas, tout va trĂšs bien.

Tu as dĂ©jĂ  perdu un ĂȘtre cher ?

Je veux dire, pas ta star préférée ou un chanteur.

Vraiment quelqu'un de qui tu te sentais proche.

Anis ?

-Non.

Environnement étouffé

---

Fracas

Je t'en prie, entre.

Bienvenue.

Bienvenue.

Pardon, hein.

-T'inquiĂšte, range pas, on va ken.

-Quoi ? -Quoi ?

-C'est-Ă -dire ? -Toi ?

-LĂ , lĂ  ? Rires gĂȘnĂ©s

Vrombissement

---

Tu te douches, sérieux ?

-Non, c'est...

l'eau pour la chaudiĂšre.

---

Tu grossis, gros porc.

---

-Tu parles tout seul ?

-C'est l'eau !

(Ta gueule.)

Le vrombissement faiblit.

Non ! Non !

Mais non !

Soupir paniqué

Mais c'est quoi, cette batterie de merde ?

*Télévision

Ca va ?

*-Aperçu prÚs de la belle demeure,

*le soir du drame.

*Un homme d'origine croate dénommé Mario.

*Peut-ĂȘtre le meurtrier.

-Tu veux pas mettre un film ?

-Mmh ? -Tu veux pas qu'on mette un film ?

-Mouais, si tu veux.

*-Son ADN ne correspond pas à celui retrouvé.

-Pas le choix.

*-Les gendarmes font...

-Entre deux infanticides,

elle a fait ça.

Musique douce

Déjà, juste quand elle respire, la tension sexuelle est à son max.

LĂ , avec un regard, je la foutais en cloque.

C'était le moment de l'embrasser.

Donc, j'ai respiré un grand coup.

Comme avant de tirer un penalty.

Et j'y suis allé.

-Et donc ?

-Poteau, madame.

Elle s'est endormie.

-Endormie ?

-Elle avait pas menti. Les tueurs en série, ça l'apaisait.

Ca me mettait mal de la laisser sur le canapé,

mais j'avais peur de la mettre dans mon lit.

Ca fait 30 ans que ma stratégie porte sur l'insistance.

En attendant que la personne cĂšde.

Je vous dis la vérité, je sais plus comment faire.

-Peut-ĂȘtre qu'une femme qui veut faire passer un message

sait comment faire.

-Vous voyez, par exemple,

je sais pas si vous me passez un message.

Rire Moi,

un simple bonjour, je peux mal l'interpréter.

Ca date pas d'hier.

En primaire, j'étais amoureux d'une fille, Sabine.

Je savais pas comment lui dire. Et elle m'a fait coucou.

-Ca va, Anis ?

-Je crois qu'elle me kiffe. -C'est reparti.

C'était obligé.

-Isma a eu une idée.

-Regarde. Juste, lis ça.

-"Est-ce que tu veux sortir avec moi ?

"Oui. Yes." Tu es fou, je fais pas ça.

-Fais-moi confiance. Oui ou yes, tu es gagnant.

Musique rap

-Tu es un malade.

Soupir -Hé, laisse la magie opérer.

Soupir -Hé, laisse la magie opérer.

-Elle a retiré son manteau.

---

-Paulo m'a dit que...

-Les filles qui ont de l'argent fouillent pas leurs poches.

-Gros,

ça sert à rien. RécupÚre-le.

---

-Doums !

-Ouais ? -Anis fouille les manteaux.

-ArrĂȘte !

Fous pas le bordel !

Rires Voleur, va.

-Il s'est fait choper.

-Fais pas n'importe quoi !

EspĂšce de pourriture, va.

-J'ai rien fait.

--- -J'en peux plus.

-Casse les couilles, lui.

Enculé de ta soeur.

-Le lendemain, Paulo m'a réveillé.

Alors, lui, c'est un peu particulier.

En fait, c'est pas qu'il est raciste.

Lui, il a breveté le racisme.

Il touche des droits d'auteur dessus.

Son truc, c'est de vanner les juifs.

Son truc, c'est de vanner les juifs.

Vous voyez ?

Déjà, parce que c'est interdit.

Parce que je suis rebeu, donc, dans sa tĂȘte, je suis antisĂ©mite.

Il a créé un truc exceptionnel.

Il a créé du racisme dans le racisme. C'est...

une inception du racisme.

AprĂšs, attention...

Je crois pas qu'il...

Il pense pas ce qu'il dit.

C'est sûr.

Vibreur

AllĂŽ ? *-Ca va, Zoubida ?

-Qu'est-ce que tu me veux ?

*-Je veux ton bien.

*Tu as posté un truc en anglais. Il y a deux options.

*Prof de fitness ou dépression. Vu ton bide...

-Toi, tu me parles de bide ?

Vas-y, je te rappelle.

Mais non !

Sonnette

Carrément, ça espionne.

-Tu vois, je t'avais dit quoi ? Il s'est inventé une nana.

-Une meuf a dormi ici cette nuit. Elle m'a laissé un mot.

Tu crois que je mytho ?

-"J'ai dĂ» filer, appelle-moi quand tu es debout. Madeleine."

-"J'ai dĂ» filer, appelle-moi quand tu es debout. Madeleine."

Mais elle doit avoir cent ans.

Tu baises des meufs en noir et blanc ?

-Une Asiate. -Madeleine ?

-Je te jure.

-Asiate ? -Ouais.

-Ca se tient, mais c'est plus Sophie.

-En deux mots.

Ca fait bien écriture de meuf.

-C'est un faussaire, lui.

Il a trafiqué ses fiches de paie.

-C'est pas une meuf ?

-Une meuf ?

-Une meuf bonne !

Une meuf soignée qui prend soin d'elle.

Qui se lave, s'épile et met des tangas.

Une meuf que tu auras jamais,

frĂšre. -Prouve-le-nous.

-Je l'appelle devant toi ?

-Appelle. -Oui.

C'est bon.

*Tonalité Ca sonne.

PremiĂšre preuve.

AllĂŽ ? *-Comment va mon tracteur ?

-Toi-mĂȘme, le tracteur.

Je ronfle pas, mytho, va !

*-Comme un phacochĂšre.

(-C'est une fille.)

-Ben, toi, la nuit,

tu parles. *-Ah ouais ?

*J'ai dit quoi ?

-"Anis, tu es trop beau, trop mignon.

"J'aime tes yeux.

"Je branle trop bien, j'ai envie de te branler."

"Je branle trop bien, j'ai envie de te branler."

*Tonalité AllÎ ?

AllĂŽ ?

Ca a coupé.

-Jure, tu viens de dire ça ?

-Bah, quoi ? Il m'a fait le geste de...

-Mais non, j'étais en mode yes, quoi.

-En mode yes.

-Bah, alors, dis-moi "yes".

-Mais... -Dis "yes", toi aussi.

*-Ca a coupé, excuse-moi.

-Non, je t'ai raccroché à la gueule.

Soigne un peu ton langage, connard, ma coloc t'entend.

*-Tu es en haut-parleur ?

-Non, je l'ai pas mis. Mais tu parles trĂšs mal et trĂšs fort.

*-Salut, Madeleine, ça va ?

-C'est qui ?

-Paulo, un pote, oublie. -D'enfance.

Je connais ses secrets.

*-Salut, Paulo.

*-Tu fais quoi ce soir ?

-Ce soir, je fais rien...

Enfin, on peut pas, ma coloc fait shabbat.

-Shabbat ?

(-Ta gueule.) *-Passe demain.

-Ouais, avec plaisir.

*Je serai lĂ . *-On sera lĂ .

-Tu es le bienvenu, Paulo.

Allez, bisou, bonne soirée.

-Tu l'as branlé ?

-Mais non.

Je branle pas comme ça.

Je branle pas comme ça.

Tout le temps. Rire

-Pas de vannes racistes.

-Tu me prends pour un animal ?

-T'en es un. -Ouais.

-Vous pensez vraiment ça ? -OUAIS.

-Prends la manette, je vais te corriger.

-Je te préviens, à la 1re imitation d'Enrico Macias, on se casse.

-Si tu veux pas que je vienne, je viens pas.

-Ne viens pas, on se voit aprĂšs.

-Non, non ! Tu es fou, j'abandonne pas un frérot.

Musique intrigante Il sonne.

-Si elle demande, je suis comédien.

---

Je vais pas lui dire que je suis au chĂŽmage.

-OK, mais je suis prof de self-défense.

-Tu es optimiste, franchement.

*-C'est qui ? -Brigade du chibre.

-C'est nous.

*-Ouais, 6e, porte de droite. -OK.

-C'est le grenier ?

Tu es sûr que c'est pas Anne Frank ?

-Non, Paulo.

-Rabat-joie.

*Musique douce Il marmonne.

(-Merde, elle aussi, elle est fraĂźche !)

*---

*--- Soupir

-Enchantée, Maëva. -Anis, enchanté.

-Enchantée, Maëva. -Anis, enchanté.

-Enchanté, ladygirl.

-C'est pas le roi du Maroc.

-On t'a déjà dit que ton pÚre était un voleur ?

Il participe Ă  la col... -Hop ! Ravis de te rencontrer.

TrĂšs contents. -Moi aussi, ravie.

Faites comme chez vous. -Merci.

*---

(-Putain, l'appart.)

(Téma l'oseille.) (-Doucement, frÚre.)

(Comme si de rien n'était.)

(Tu es habitué à ça.)

*---

Tu dis pas bonjour ? -On te dérange pas,

la dame du CDI ? -Ah, pardon.

-SALUT. -Ca va ?

-Ca va. -Enchanté. Paulo.

-Enchantée. Madeleine. -Tiens.

-Merci. Je les pose lĂ .

-J'ai pris des financiers, tu vois ?

*---

-Vous habitez Paris centre.

Et les gens qui habitent ici, en général, ça se passe.

Au niveau du luxe, de l'argent. Rire

-Ah, OK. -On mange quoi ?

-J'ai commandé japonais. -Mmh.

-J'ai commandé japonais. -Mmh.

-Parfait. -Sushis.

Mais t'inquiÚte pas, on les mixera, pour que ça passe entre tes dents,

Paulo. ---

-Bonne vanne.

*--- ---

-Dans l'ensemble, ça s'est bien passé.

Au début, j'ai regretté de l'avoir emmené.

Mais, en comparaison, je passais pour un génie.

Et Maëva aime les mecs toxiques.

-Sauce salée ou sucrée ?

---

-J'aime bien mélanger.

Gros mélangeur.

---

-Paulo, tu fais peur.

-On regarde une téléréalité ?

-Des gens bizarres qui se font piétiner à la télé.

-Ca se voit, c'est des comédiens.

-Tu savais qu'Anis était comédien ?

-Ah bon ? -Hm.

-Ouais. Oui...

Je vais te débarrasser. -Trop bien.

*Télévision

-On a bien mangé.

Qui n'est pas vraiment acteur de sa propre vie ?

Regarde Paulo, il est bien raciste.

-Ouais, mais moi, je joue pas.

*---

*---

-Sympa, ma coloc, hein ?

-Ouais, trĂšs.

-Elle t'excite ? -Non.

-Non, je rigole.

-Ils s'entendent bien.

-Je pense pas que Paulo soit le style de Maëva, mais bon.

-Le style de personne.

-Je suis prof de self-défense dans l'Illinois.

-Prof de quoi ?

-De self-défense.

Passe au dojo. Je te filerai une licence.

Sous le manteau.

-Tu me montres tes films ?

-Je peux t'envoyer des liens. -Des liens ?

-Sur Internet. -Mmh.

-Plus en haut. -Mmh.

*Musique pop

*---

-Ca vous dit, un Time's Up ?

*---

-Je voulais plus baiser que mimer un iguane, mais s'il le faut.

Allez. -Non, c'est pas du jeu.

Anis est comédien. On va faire action ou vérité.

-Ca va, on va se coucher. Demain, je me lĂšve tĂŽt, je vais ĂȘtre KO.

-Ca va, on va se coucher. Demain, je me lĂšve tĂŽt, je vais ĂȘtre KO.

-Tu es la plus jeune et tu fais la grand-mĂšre.

-Pourquoi ? Tu as quel Ăąge ?

-23.

-Ans ?

-23 années, ouais.

*---

-Kids United.

-Dans sa tĂȘte, elle a le double.

-Chut, laissons le juge

d'application des peines en décider.

-N'importe quoi. Rires timides

-Sept ans d'écart, c'est problématique ?

-Je me raconte

des histoires ?

-Tout le monde s'en raconte.

Il en pense quoi, Paulo ?

*Musique orientale

-FrÚre, sept ans, en ùge canin, ça fait qu'un an, ça va.

*---

-Vous voyez ? -C'est pas tout.

-Maëva a maté mes biceps toute la soirée.

Bra, bra, bra.

Avec Maëva, ça va faire du sale.

J'en connais un qui va envahir un nouveau pays.

Mon zob.

*---

*---

-Je vois le genre. Rire amusé

Comment vous avez renoué contact ?

-On s'est pas calculés pendant quelques jours.

Puis j'ai été voir mes parents.

Musique rythmée

---

-On tourne.

---

---

-Elle me suit.

-LĂ , lĂ , lĂ .

---

Mais non ! Anis !

-Sabine.

-C'est choquant. Cette nuit, j'ai rĂȘvĂ© de toi.

-Ah ouais ? -Et lĂ , tu apparais.

Ca fait longtemps. Tu as pas changé.

-Quoi de neuf ?

-Toi ? Tu deviens quoi ?

Tu fais quoi ? -Je suis comédien.

-Comédien ? Sérieux ? -Ouais.

-Genre, tu connais Clooney ?

-Ouais, vite fait.

-Allez !

Parce que vous savez, le monsieur,

quand on était à l'école, il était trÚs amoureux

de maman. Rire gĂȘnĂ©

de maman. Rire gĂȘnĂ©

-Ils s'appellent comment ?

-Bah, on a Brian, on a Sean. VoilĂ .

Douglas, et mon petit dernier, ma vie.

Leroy. -Sur les doigts.

-Ouais.

Et dis-moi, tu te souviens,

au lycée, tu m'avais offert des roses.

-C'était en 5e, mais ouais. Sabine, c'était un plaisir.

Je dois y aller. -Juste, tu as pas changé de numéro ?

-Euh, si. Si, si. -Si ?

Du coup ? -Tape Anis sur Google.

Tu auras les infos. -Ce serait sympa

d'aller boire un petit verre.

-Globalement, j'ai plus trop soif. A l'occase.

-OK. -Allez, salut.

-A bientĂŽt. -A bientĂŽt, ouais.

---

-Tu te dĂ©pĂȘches, s'il te plaĂźt, Douglas !

-Tu sais, pour le fils de Malika ? -Non, quoi ?

-Un diplÎme d'ingénieur financier.

-Il vend pas de la drogue ?

-Mais il a un diplĂŽme.

-Il ira en enfer avec. -On est invités à son mariage.

-Ben, allez-y.

-Ca en est oĂč ? Tes frĂšres sont casĂ©s.

-J'ai pas de frĂšres. -Justement.

-J'ai pas de frĂšres. -Justement.

Ils rient. -Tu blagues ?

--- Ah, c'est marrant.

-Non, mais ton pÚre, à 30 ans, il était déjà papa.

-C'est une autre époque.

-C'est Ă  cause d'Internet.

Vous vous rencontrez sur Facebook.

-Snapchat. -Tu connais ?

-Tinder.

-Tu as dit quoi ?

-Bah, Tinder.

-Je connais pas.

-Mais si, arrĂȘte, tu connais !

-Bah non, je connais pas.

-Mais explique Ă  ton fils.

-Bah, je vais vous expliquer, moi.

C'est les sites de rencontres Ă  zebi.

-Sites de rencontres ? Connais pas. -Quoi ?

Tu sais pas installer Netflix.

Et tu connais ces sites ?

-Les Arabes ont le Sahara,

mais ils gesticulent dans les sables mouvants.

-Les jeunes sont des incapables.

Ta mÚre, à 18 ans, elle accouchait de toi, sans péridurale.

-Sans péridurale.

-Une guerriĂšre. -Tu m'as eu Ă  18 ans ?

-Oui.

-A quel Ăąge, la rencontre ?

-Euh... Raclement de gorge

-Il y a pas d'Ăąge, Anis. -Si, maman.

-Pas d'Ăąge pour l'amour. -Si, si.

-Pas d'Ăąge pour l'amour. -Si, si.

-C'est ça, ton problÚme. -Faites pas semblant de vous aimer.

-Je t'arrĂȘte tout de suite.

Ta mÚre et moi, on s'est aimés au 1er regard. Chouchou ?

Rires -Chouchou ?

--- -Mais non.

Il y a pas eu de 1er regard.

-Attends, info par info.

Vous avez 12 ans d'écart ? -Oui.

-DĂ©jĂ , euh... Rire gĂȘnĂ©

C'est pas 12, mais 11. Elle est de fin d'année.

-C'est une phrase de pĂ©dophile. -Non, arrĂȘtez, vous deux.

Téléphone

*-AllĂŽ ? -Wesh, Mohamed Couscous.

Quand tu pÚtes, ça mousse ?

-Il y a ma mÚre. -Sékou, comment ça va ?

*-A merveille, tata.

*-Tu veux quoi ?

-Je fais une soirée, ce soir. Tu viens ? Paulo ramÚne Maëva.

-Pourquoi il ramÚne Maëva ?

*-Si elle voit que tu es un mec bien, elle le dira Ă  Mandoline.

-C'est Madeleine !

Je veux pas ĂȘtre avec elle, je veux juste ken.

-T'inquiĂšte pas, tu vas ken.

Il est en marquage sur Maëva.

Tu as la ViĂȘt-cong pour toi.

4-4-2 losange, poto. Le grand Milan AC.

-Je viens pas, c'est mort. -Anis ?

-Oui ?

-Elle s'appelle comment ?

-C'est pas du sérieux, oublie.

-Ca fait trois ans que c'est ça.

Soupir

Vrombissement

---

-La blonde du McDo a pas répondu.

-Isma, je l'appelle ou pas ?

-Elle va te prendre pour un prédateur.

Tu dois pas paraĂźtre en chien.

-Je le suis ! Elle doit absolument savoir !

-Attends. Ca fait deux minutes. Elle va répondre.

-Et sinon ? -Si elle était pas intéressée,

elle aurait pas répondu.

Tu as envoyé "Un vert ?".

Tu te rends compte ? Isma rit.

Tu te rends compte ? Isma rit.

-Je sais pas pourquoi je t'en parle.

Tu as connu que Clara, qui t'a jeté comme une merde.

Excuse-moi, j'ai exagéré.

-Pas de souci.

-C'est un break, vous allez v...

-Anis !

Notification

Rire

Tu vois ?

La patience du léopard. -Je réponds ?

-Demain matin.

-Demain matin ?

-Oui, réponds.

-LĂ , maintenant ? Je dis quoi ? Que je l'aime ?

---

"Bonjour, madame. Wallah...

---

"Je suis amoureux." Rires

Je te jure, je me sens bizarre de ouf.

-Profites-en.

Musique rythmée

---

--- Notification

--- Notification

---

--- ---

--- Rire

--- Notification

---

--- Brouhaha

--- ---

-Tu viens d'oĂč comme ça ?

-J'étais avec des meufs.

-Ah, ouais...

Elles étaient belles ?

-Folles de moi.

*Musique langoureuse

*---

-L'autre fois,

j'ai dit 23 ans.

-Ouais. -Tu as un peu bégayé.

Ca va poser un souci pour notre relation ?

-Notre relation ? Genre couple ?

-Ouais, genre couple.

*---

-Tu veux pas qu'on prenne un peu notre temps ?

-Ah ouais... -J'aime les femmes indépendantes.

Je fais pas de fausses promesses.

-Tu veux juste me ken ?

-Non, rien Ă  voir.

-Tu es trĂšs couple ? -A fond.

Les week-ends Ă  Walibi.

Les week-ends Ă  Walibi.

-Bon couple, ça. -Tout ça, tout ça.

J'adore les meufs. -Ah oui ?

-J'adore les meufs ! Rire

*--- Vibreur

-Ah, pardon, excuse-moi. Attends. (-Je t'en prie.)

-Ah, merde. Désolée.

AllĂŽ ? Oui.

Demain ?

Eh ouais, demain.

Non, je serai là, évidemment.

Les grÚves, j'ai anticipé, t'inquiÚte.

Bisous, Ă  demain.

Merde !

*---

Je suis trop conne.

C'est l'anniversaire de ma mĂšre demain.

Avec la grĂšve, pas de trains.

*--- Soupir

-Elle est pas morte ?

-Ma mĂšre adoptive. -Ah oui, adoptive. Pardon.

*---

-Faites chier, les Français, avec vos grÚves.

-Tu es pas française ?

-Non, suisse. GenĂšve.

*---

Il y aura plus de vol, j'en aurai pas.

Putain !

*---

*--- Elle rĂąle.

*---

-Je te dépose ?

*---

Musique entraĂźnante

---

---

Je me suis retrouvé à faire le taxi

pour une nana que j'avais pas embrassée.

On roulait depuis deux heures, j'avais épuisé tous les sujets.

Elle a commencé à parler d'art, de politique, d'écologie...

Je pensais draguer de la coiffeuse, je me retrouvais avec Marie Curie.

-Tu as kiffé 1984 de George Orwell ?

-J'ai adoré, mais surtout le 2e, 1985.

--- Rire

Pour pas faire teubé, j'ai appliqué la formule

pour pas que ça se sache :

fermer sa gueule, plus hocher la tĂȘte, multiplier par yeux plissĂ©s.

Astuce : si vous vous mordez la lĂšvre,

elle peut croire que vous réfléchissez.

Ah, ouais. C'est fou, ça.

-Qu'est-ce qui te fait vraiment peur ?

-Bah, rien. Franchement... rien.

-Rien ?

Impossible, tout le monde a peur d'un truc.

Ca peut ĂȘtre...

les rats, les fantĂŽmes, la mort.

Ca peut ĂȘtre plein de trucs. Mais on a peur d'un truc.

-Tout le monde

a peur de quelque chose.

Toi, tu as peur de rien ?

-Moi, les gars, c'est... les nains.

-Ah, bah, voilĂ  ! Moi aussi. Tout le monde en a peur.

C'est vrai ou pas ?

Paulo, et toi ?

-L'immigration.

Rires

---

-Et toi, Isma ?

Commence pas avec tes dictons, les gnous...

Je sais pas quoi, les crocos.

-Quand l'éléphant dort...

Ils rĂąlent. -Je vous en supplie,

éteignez Mufasa.

Allez, hop !

C'est prĂȘt. Bon app', les morfals.

-C'est quoi, ces guezmer ?

On dirait les doigts Ă  Isma.

Rires

-Anis, dans tes peurs, il y a les meufs.

---

-Ca y est,

-Ca y est,

arrĂȘtez de le vanner.

-Non, ça va.

-ArrĂȘte de le protĂ©ger.

-Protéger quoi ? Ferme-la !

J'ai dit, arrĂȘte de le vanner.

Compris ?

-Isma.

-Je t'ai dit, tranquille.

-Comment ça, tranquille ?

Depuis que sa meuf est partie, il est tendu.

On peut rien dire. ArrĂȘte de faire le fragile.

HĂ©, poto... -Ta gueule !

Il gĂ©mit. -Mais arrĂȘte !

GĂ©missements de rage -Isma, c'est bon, arrĂȘte.

-Vas-y ! -LĂąche-moi !

LĂąche-moi. Nique ta mĂšre !

Fils de pute, va !

Vas-y, lĂąche-moi, lĂąche-moi. C'est bon.

Soupir gĂȘnĂ© -Les maisons hantĂ©es, ça fait peur.

-L'humour est un pansement.

Ca soigne pas une hémorragie interne.

Musique rythmée -Dans l'ensemble, ça allait.

On a jouĂ© Ă  arrĂȘter de respirer en passant sous un pont.

Ni oui, ni non. -Tu es un homme ?

-Qui vous le dit ?

-Ta pointure ?

-Oui. Rires

Les Post-its. Des trucs de gosses, quoi.

-Je suis une meuf ? -Toi ?

-Ouais. -Bah, ouais, ouais. Ah, non !

---

-J'ai une derniĂšre confession.

-Oh, arrĂȘte avec ça, lĂ  !

Si c'est une anecdote de CM2 oĂč tu sonnes et que tu pars en courant...

Ca m'intéresse pas. -Rien à voir.

C'est sur nous.

J'ai dit Ă  mon pĂšre que je venais avec mon mec.

Elle rit.

-Jure sur la vie de ta mÚre que tu as dit ça.

-ArrĂȘte, je suis adoptĂ©e.

-J'oublie toujours.

Excuse-moi.

Du coup,

on est ensemble depuis quand ?

-Je sais pas. J'ai dit six mois.

-Six mois ! Putain, tu es folle, en fait.

En six mois, tu fais des enfants.

-C'est neuf mois, une grossesse.

-Ca dépend des mammifÚres, débile !

-Ca dépend des mammifÚres, débile !

Je suis ton ex de taule ?

-Mais non ! Ils le connaissent pas. Ca va.

Au point oĂč on en est, ça va.

Non ?

Bah ?

Donc lĂ , tu me calcules pas ?

Mais c'est incroyable, ça !

HĂ© !

-Putain, tu m'as fait peur. Tiens, occupe-toi du GPS.

-Mais pourquoi tu me calcules pas, lĂ  ?

-Je te calcule. Qu'est-ce qu'il y a ?

-Anis, je suis qui, pour toi ?

-Tu es qui pour moi ? Balbutiement

--- C'est toi qui décides.

-Fais des phrases, Anis.

Tu es au courant qu'on est pas qu'amis ?

-Je sais. J'ai jamais voulu baiser Paulo.

-Quoi ?

-C'est une blague. Rigole.

C'est juste que je... Balbutiement

J'ai pas envie de te brusquer.

-Mais personne brusque personne, lĂ .

Non ?

-Tes chips, c'est mĂȘme pas halal.

-C'est que des arÎmes. -Va dire ça à Dieu.

-C'est que des arÎmes. -Va dire ça à Dieu.

Musique douce

---

-Sérieux, Guy Georges ? -Quoi ?

-De garder les yeux ouverts.

-En mĂȘme temps.

-Non, toi avant.

-Non, en mĂȘme temps.

On peut vérifier.

-T'es dégueu ! On fait un poutou et tu bandes ?

--- Rire

-Les cheveux lisses, ça m'excite. Rires

Notification

-C'est qui ?

-Une vieille meuf du quartier. -Non.

Elle t'envoie des messages au milieu de la nuit ?

-Tu veux que je te montre ?

-ArrĂȘte ! Tu m'as dit que tu Ă©tais avec des meufs.

-C'était pour rigoler. Pour te manipuler. Pour que tu m'aimes.

Elle est tarĂ©e, d'oĂč elle a mon numĂ©ro.

Je te montre des photos. Tu vas rire. Elle doit avoir Facebook.

Regarde.

Rire -Ca va.

-Non, mais ça va pas !

-Non, mais ça va pas !

Elle... célibataire, quatre gosses. Quatre, c'est beaucoup.

Un petit marcassin.

-Tu es horrible, j'aime pas. -C'est elle qui est horrible.

Gilet jaune, désolé.

-Et alors ? -Alors !

Je baise pas avec un camion.

-Qui me dit que tu aimes pas les rondeurs ?

-Moi peut-ĂȘtre ?

-Tu es grossophobe ?

-Non, c'est juste que...

Je veux pas d'une meuf qui me bat.

-Tu crois que tu me bats ?

-Madeleine. Je te nique Ă  la bagarre.

Rire

Rires

Rire -Corps-Ă -corps, vas-y, viens.

-Qu'est-ce que tu fais ? -Viens !

On va vraiment faire ça là ? -Oui, vraiment.

EnlÚve ton pull, la capuche, ça va pas t'aider.

-Oui, Van Damme. Elle souffle.

Appelle pas les flics aprĂšs, genre, je porte plainte !

-J'ai fait huit ans de jujitsu brésilien.

-C'est beaucoup.

-C'est beaucoup.

-Je vais mĂȘme pas utiliser mon bras gauche.

-On va faire mieux que ça. Le 1er qui tape trois fois...

il paie l'essence.

-Je comptais pas payer. J'ai pas d'oseille.

-Je comptais pas payer. J'ai pas d'oseille.

Rire -Tu as peur. Couille molle.

-Je vais te mordre.

Musique rythmée

---

Oh !

---

--- Il gémit.

--- ---

ArrĂȘte, s'il te plaĂźt.

-Ta gueule, clochard ! ---

-C'est bon, c'est bon. ArrĂȘte, s'il te plaĂźt.

-Dis donc,

c'était du rapide.

Cri Oh !

Pardon, pardon !

Soupir horrifié

-Désolée !

-Tu es une malade ! -Je te jure,

j'ai pas fait exprĂšs. -Du vrai sang !

-Je suis désolée. -Putain !

"Cruisin to the Park" (Durand Hones & The Indications)

---

---

Vibreur Merde.

--- ---

AllĂŽ ?

-C'est Maëva. Ca va ? *-Ca va, et toi ?

*Tu veux Madeleine ? -Non, c'est autre chose.

-Quoi ? Paulo t'a demandé en mariage ?

*-Ouais, un peu. -Quoi ? Tu es sérieuse ?

*Je rigolais. -Ouais.

*-C'est un ouf.

-Il est Ă  fond sur la 2e Guerre mondiale ? Hier, on s'est vus.

Avant de me déposer, il a mis son GPS sur Munich.

Il doit "laver mon honneur"

*avant de demander ma main.

-Ah ouais ?

*-Il a fait de la prison ?

-Paulo ? *-Ouais.

-Euh, ouais, il a fait, il a fait. Ouais, c'est vrai.

-Ah, trop cool !

*-Mais pourquoi ?

-Non, mais comme ça.

*Musique pop

*---

-La musique, la musique. *On baisse le volume.

Bah, alors ?

Ca planifie un attentat en Suisse ?

Ca planifie un attentat en Suisse ?

*-Ouais. En rentrant au placard, mets ton portable dans ton cul.

-Elle t'a appelé ?

*-Evidemment. Pourquoi tu as dit ça ?

-J'en sais rien. Les meufs kiffent les voyous, selon Closer.

-Voyou ? En 3e, tu t'es fait niquer par une sixiĂšme.

-Elle était noire ! *-La seule solution,

*c'est dire que tu étais bourré. -C'était ce matin.

-Comment ça, ce matin ?

Attends, vous avez baisé ?

*-Bah, ouais.

-Vous avez baisé, baisé ?

-Avec la bite. Comme sur Internet. Pourquoi ?

*-Je te l'ai présentée.

Attends que je ken sa copine, poto !

-J'aurais dĂ» demander ton autorisation ?

*Vraiment ?

-Je vais t'appuyer auprĂšs de Madeleine.

*-Question. Tu t'y connais en prison ?

-Non, pourquoi ?

-Les Arabes font des allers-retours, c'est votre Center Parcs.

Je pensais que tu en avais fait.

Qui en a fait ? *-Je sais pas, Paulo.

-DOUMS !

-C'est pas la peine. On l'a pas vu depuis trois ans.

-C'est pas la peine. On l'a pas vu depuis trois ans.

Il est pas venu Ă  l'enterrement d'Isma.

-Justement, c'est le moment. *-Je sais pas.

-Mmh. *-Bon, vas-y, Paulo.

-Tu peux remettre ta Soca Dance.

-Alors, Doums,

c'est un grand du quartier.

Il a fait de la taule pour faux et usage de faux.

Comme il a son BAFA, ils lui ont filé la MJC.

Il nous sortait, ça évitait l'ennui et les conneries.

Mais depuis qu'Isma est parti...

on l'a plus revu.

Vibreur

AllĂŽ ? *-AllĂŽ, Anis ?

-Pardon, c'est qui ?

*-C'est Doums.

-Doums ?

-Tu te souviens quand tu t'es chié dessus ?

-Ouais, je me rappelle.

*-Dis-moi, Paulo m'a dit que tu étais en Suisse.

-Ouais, mais cÎté belge, là.

-J'ai besoin d'un service.

Il me faut 10 kg de tabac Ă  chicha.

*Tu peux m'avancer ? -Je peux pas.

-Merci, tu es au top.

*Je t'envoie l'adresse.

Merci, tu es une bombe, change pas.

Merci, tu es une bombe, change pas.

Soupir

---

-C'est quoi, cette vie nulle ?

-Tu donneras ça à ma mÚre.

-Donne-lui, toi.

-Elle sera contente que ça vienne de toi.

-Oh ! Wow, wow, wow, wow ! Putain !

Evasion fiscale, traite négriÚre. Rire

Ils se font pas chier. Ils paient combien le loyer ?

-Ah oui, pardon, j'ai oublié. Tu es pauvre.

Ils paient pas de loyer, ils sont propriétaires.

C'est un concept que je t'expliquerai plus tard.

Musique douce Brouhaha

--- ---

-Ils sont tous en blanc.

Quel délire ?

-Mon pÚre, au début, il est trÚs froid.

Mais quand il ouvre sa carapace, ça va, OK ?

Pense Ă  le vouvoyer.

-Et je le suce, aussi ?

-Non, non. -Je vais le sucer de ouf.

-Non, non. -Je vais le sucer de ouf.

Bonjour, monsieur. -La plus belle !

Rire Ca va, ma puce ?

-Bonjour, papa. -Tu sens bon, lĂ .

Ma princesse. -Merci.

-Bonjour, enchanté.

-Salut.

(-ArrĂȘte.) -Je suis...

-Tu connais pas ton prénom ? C'est marqué sur ta carte d'identité.

-C'est le garçon dont j'ai parlé. C'est Anis.

-Sa présence est requise ?

-C'est offensant, mais je peux y aller, je comprends.

-Non, mais c'est pas un camp de migrants.

-Pardon ?

-Pas un camp de migrants.

On est chez les classes. La haute bourgeoisie.

Tu viens en bagnole ?

Ca me plaßt qu'à moitié. C'est dangereux, non ?

On est pas chez les kamikazes.

Rire

---

-Pourquoi tu ris ?

-Oh, pardon. Oui, des barres !

Oh, MDR !

---

Pardon. C'est un jeu entre nous. -C'est une blague ?

-Pour gĂȘner les gens.

Si tu avais vu ta tĂȘte. -Je suis parti en live.

Si tu avais vu ta tĂȘte. -Je suis parti en live.

Freestyle total. -Oui.

Il aurait mis ses doigts dans ta bouche, t'aurais rien dit.

-Je le fais. -Vas-y.

-Et bim ! -C'est bon.

-Allez, viens. -Je viens.

*Musique douce Charabia

--- ---

-C'est vrai.

-Elle est enchantée de te rencontrer.

Le copain mystérieux. -OK.

-C'est ça ?

-Moi aussi, enchanté.

Joyeux anniversaire.

-Oh. ---

--- ---

--- Rire

-Tu es mignon et elle regrette

de m'avoir épousé.

-Ah.

-Elle a pas dit ça.

-C'est sous-jacent, mais c'est ça.

-C'est sous-jacent.

-Pff. On va Ă  table.

(-Pars pas.)

-Tu joues un double jeu, Dorothée.

Elle a fait des AVC

et elle a cumulé avec une paralysie faciale.

Mauvaise chirurgie esthétique par-dessus. Champ de mines.

-Ouais, affreux.

-Mmh.

Profites-en pour frotter ton pansement, il est dégueulasse.

Profites-en pour frotter ton pansement, il est dégueulasse.

-Je viens de le faire.

-Il pue. Tout le monde le dit.

-J'y vais.

*---

-Mmh.

Il résiste.

*---

-Les dßners de famille, ça me fout le cafard.

Je déçois déjà la mienne.

Si, en plus, faut décevoir les autres.

J'ai presque rien prononcé.

C'est gĂȘnant, les anecdotes oĂč tu Ă©tais pas lĂ .

Il faut faire semblant.

Charabia

-Je comprends rien. Rire

-Ouah !

Salut Ă  tous.

-Coucou ! -Ca va ?

-La plus belle.

-Coucou !

Ma soeur. -Ta soeur ?

-Ouais. -Tu en as une ? T'as une soeur, OK.

-Coucou ! Ca va, ma chérie ?

-Tu m'as manqué. Madeleine rit.

J'ai trop la dalle.

-Quelle créature ! Rire

-Bonsoir.

Hop là ! Oh, ça a l'air trop bon !

-Elle est incroyable. -Mmh.

-J'ai misé sur le mauvais cheval. -Horrible !

-Regarde comme elle est belle. -Pas faux.

Elle est transgenre.

Elle est transgenre.

-Transgenre ? -Mmh.

(-Elle a une plus grosse bite que moi.)

Rire

-Pourquoi vous riez ?

---

-Pardon. -Non, rien.

-C'est parce que

Anis a jamais vu de transgenre,

donc, il est surpris.

Il est choqué.

-Un problĂšme ?

-Ca te pose un problÚme ? Elle répÚte.

-Hein ?

Le regard d'un homme qui s'est fait flasher.

Et moi, plus je panique, plus je creuse ma tombe.

Bah, j'en ai jamais vu, quoi.

C'est pas mon monde.

Mon meilleur ami est trans.

Je me suis arrĂȘtĂ© lĂ  ? Admirez le travail.

-Tu en connais ou pas ?

-Oui, pas de ce format.

-Ah.

-Mon ami a fait ça dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

-C'est-Ă -dire ?

-Tu t'es enlevé la bite.

-Ouah ! -Pardon.

Enfin, ton pénis.

Je veux dire.

Mon ami, il a fait l'inverse. Une pompe Ă  bite, comme les ballons.

-Merci, Anis, on a l'image.

-Cru, mais je vois.

-Merci. VoilĂ .

-On est au 21e siĂšcle, on est ouverts d'esprit.

-On est au 21e siĂšcle, on est ouverts d'esprit.

Tout va bien. Bon appétit. Il balbutie.

-Bon appétit.

-Il est pas woke.

Tu n'es pas woke.

-Mais je le connais, ton pote ? -Non, tu connais pas.

-Non ? -Tu l'as jamais vu.

-Il s'appelle comment ? -Euh, Sékou.

Sékou. Mais avant, il s'appelait Fanta.

-OK.

-En mode tirailleur sénégalais, quoi.

-Mais ça vous dérange pas que sa soeur soit...

-Soit trans ?

Non. En fait, j'en ai jamais rencontré.

Forcément, je suis un peu intrigué.

Je veux dire que...

c'est pas de la transphobie, c'est juste de l'ignorance.

De toute maniÚre, on vit dans une époque...

On cherche plus Ă  savoir si tu es cool.

On veut prouver que tu es un connard.

-Vous vous ĂȘtes rencontrĂ©s Ă  la fac ?

-Non, on s'est rencontrés en...

-Anis est comédien.

Du coup, moi, j'ai...

J'ai été figurante

dans un film dans lequel il a joué.

-Ah oui ? -Mmh.

-Tu es comédien ? -Ouais.

-Moi, je voulais ĂȘtre artiste.

J'aurais été un bon artiste.

-J'ai une copine qui fait de la prod.

Elle veut te voir jeudi en casting.

-AprĂšs mercredi ?

-Bah, vas-y. -En plus, c'est un gros truc.

Attention. Gros budget, gros scénar, vraiment.

On se fout pas de toi.

-La thune des Américains. Un blockbuster ?

Faut y aller. Avec Tom "Cruse".

-Tom Cruise, papa. Il est pas flamand.

-J'aimerais qu'on cesse de parler de moi.

J'aimerais porter un toast à Dorothée.

Cris attendris

A Dorothée !

-Bravo, maman.

-On danse un petit peu ?

Musique rythmée

---

---

Brouhaha étouffé

---

HĂ©, Madeleine.

Tu m'as pas dit que tu étais étudiante.

Ca m'excite de ouf.

Succion

-Je voulais pas que tu saches que j'étais en psycho.

-Oh là là, une cérébrale !

Elle souffle.

-Tu aurais pas été naturel.

-Je le suis, lĂ  ?

-Bah, j'espĂšre que tu l'es.

Et en mĂȘme temps, non. Je t'ai enculĂ© sur le parking.

Rire -J'ai fait exprĂšs.

---

Mais pourquoi tu travailles au vestiaire ?

-Le vestiaire est le meilleur moyen de protéger les gens alcoolisés.

-Le vestiaire est le meilleur moyen de protéger les gens alcoolisés.

Je fais semblant de perdre des clefs. Ils rentrent pas chez eux.

J'échange leurs vestes.

J'appelle des taxis, aussi.

Ca me flingue quelques week-ends, mais...

Tu sais, mon pÚre était ivre au volant.

J'aurais aimé qu'on lui dise de pas conduire.

Alors, j'essaie d'ĂȘtre ce quelqu'un pour quelqu'un.

-Tu te souviens d'eux ?

-Non.

Mais j'essaie de leur donner vie en pensant Ă  eux.

-Je suis amoureux ?

-Disons, vous avez l'air attaché.

-Disons, vous avez l'air attaché.

-Et vous ?

-C'est un autre dossier.

Elle rit.

C'est pas une insulte d'ĂȘtre amoureux.

-Si. C'est interdit de faire hin-hin sans amour.

-Et les pornos ? Ils s'aiment ou c'est des acteurs ?

-Des acteurs. Mais ils s'aiment un peu.

-Comme si tu avais une amoureuse.

-Moi ? J'en ai eu plein. Linda, Céline...

-Il recommence, ce mytho. Rires

--- Claquements de langue

Rires -Chut !

Raclement de gorge

-Tu es amoureux de Clara ?

-Bah oui, elle est belle.

-Et vous avez déjà...

-Non, on a que dix ans.

Mais grands et mariés, on va le faire.

-Ah ouais !

(-Je me suis trompé, le couscous, c'est vendredi, on part.)

(-Je me suis trompé, le couscous, c'est vendredi, on part.)

(-Tu abuses !)

(-C'est pas grave.)

-C'est pas ma faute.

-Je suis content.

Il est sympa, ton pĂšre.

Rire -Oui, il est sympa, mon pĂšre.

C'est ça.

-Attends, et ton daron ?

(-Ca va, on fait pas de bruit.)

-Toi, pas, mais moi, j'en fais. Rire

Qu'est-ce que tu fais ?

D'accord, d'accord.

Il souffle.

Mais c'est qui ? Il me regarde !

-Mon porte-sac.

-Wesh, il a une tĂȘte de dealer !

Il a des lunettes. Il prend des notes ?

Soupir

--- Fracas

-VoilĂ . C'est bon ?

-Ouais.

-Allez. -Pourquoi

cette photo, lĂ  ?

-ArrĂȘte ! Ta gueule, putain !

Baise-moi.

-Oh lĂ  lĂ  ! Elle a dit : "Baise-moi."

J'ai pas de préservatif, laisse tomber.

J'ai rien.

-Des Jordan ? J'ai dit préservatifs.

-VoilĂ , choisis.

A ta convenance. -Tu as tout ça ?

-Allez !

-Tu es une prostituée ? -Mais... ta gueule. Choisis.

On s'en fout, ça a pas d'importance.

-Cock ring. -C'est trĂšs bien.

-C'est quoi ? On frappe.

Merde !

Porte

-Coucou. -Ca va ?

-Ouais, super.

Je vous souhaite bonne nuit.

-Bonne nuit.

-Bonne nuit, papa.

-Je suis juste à cÎté.

-Ouais, juste à cÎté.

-Ouais, mortel. Merci.

-Je repasserai. -T'embĂȘte pas.

Surtout pas. Bisous, bonne nuit. (-Barre-toi.)

Porte

J'avais dit quoi ?

-Les murs sont épais, on entend rien.

Il a rien entendu, c'est sûr.

C'est un mur porteur. Elle frappe.

C'est le... -Putain, on entend tout !

C'est le mur le plus...

On arrĂȘte, vous ĂȘtes des fous furieux ! J'arrĂȘte, bonne nuit !

C'est mort, c'est mort.

Vraiment !

Soupir exaspéré

"Baise-moi, baise-moi."

-Ta gueule !

---

Fracas

-20 minutes aprĂšs, on a repris la route.

Elle a refusé de me parler pendant quoi ? 200 km.

On se plaint des meufs qui parlent trop.

C'est pire quand elles parlent pas.

Pas de calme avant la tempĂȘte.

Le calme, c'est la tempĂȘte.

En tout ça, François...

Il a la carriĂšre de Brad Pitt

pour l'adoption.

"Salut, les enfants..."

-Oh, va te faire enculer !

-Je rigolais, ça va, oh !

Imite ma mĂšre, on sera quittes.

-Je peux pas, je sais pas comment elle parle.

Je l'ai jamais rencontrée. Si je la rencontre.

-On vient juste de se rencontrer.

Mes parents me connaissent pas,

alors, imagine, toi.

Je présente pas n'importe qui.

Je présente pas n'importe qui.

-Je suis n'importe qui ? -J'ai pas dit ça.

Tu sais bien.

-Non. Tu montres jamais rien.

-Montrer quoi ? -Tes sentiments. Ca m'intéresse.

Ca y est, j'ai compris.

Tu es un romantique.

-N'importe quoi, toi ! Romantique...

-Tu dois ĂȘtre amoureux pour faire l'amour.

Trop mignon, ma puce !

-Oh lĂ  lĂ ... -J'aime trop

les fleurs bleues.

Ca doit compter, ça doit ĂȘtre important.

-Tu saoules.

-Tu es mignonne, tendre.

Vulnérable. -C'est bon, là.

-Quand tu sors de ta masculinité...

-Je couche pas si j'aime pas.

Toi, tu as besoin d'un mec qui sort de taule.

Un bricoleur, qui fait du kung-fu.

Je suis pas comme ça, pas à la hauteur.

Musique douce

Si tu cherches ça, ce sera pas moi.

Je vais te dire. Je suis un bouffon, je le resterai. Ca te va ?

---

---

-Finalement, c'est peut-ĂȘtre les bouffons que je prĂ©fĂšre.

-Quand je dis "bouffon", c'est l'expression.

Rire

Vibreur

--- C'est qui ?

-Calcule pas.

-Tu es sûre ? -Ouais.

-A cette heure-ci.

-Non, je te dis !

--- -OK.

*-AllĂŽ, Madeleine ?

*AllĂŽ ? (-C'est qui ?)

*-AllÎ ? Pourquoi tu réponds pas ?

-Tu veux quoi, Tarek ?

*-Je te veux, toi.

(-Ferme-la.) *-Le reste, je m'en tape.

-Je t'ai déjà dit.

*-Une lettre. Je suis Rousseau ?

-Complique pas les choses.

*-Je sors. On repart Ă  zĂ©ro. Je vends la crĂȘperie.

*On part sur une Ăźle, Phuket, Pattaya,

*oĂč tu veux. (-Commence pas.)

(-C'est Jeff Bezos ?)

*-Wallah, je t'aime. Rire

*Qui a rigolé ?

*Y a quelqu'un ? (-Pardon.)

-Calcule pas, c'est bon.

Je suis sur la route. Un dos d'Ăąne. *-Non, non, non.

-Un dos d'ùne. *-Un mec a rigolé.

*Ecoulement -Que... c'est quoi, le bruit ?

*-Quel bruit ? -Tu pisses

au téléphone ? *-Mais non, c'est la...

au téléphone ? *-Mais non, c'est la...

la télé. (-Il regarde.)

(-Tais-toi.) *-Change pas de sujet.

*Tu es avec un mec. -Oui, d'accord !

Je suis avec un mec.

Il t'entend. *-Tu es qui, fils de pute ?

-Dis-lui, Anis.

*-Anis, Anis ! Je vais te massacrer.

-Allez, réponds. *-Je vais te retrouver.

-Bonjour, Tarek.

Calmez-vous, ça va. -"Bonjour" ?

Tu l'as vouvoyé ?

-Bah, ouais.

*-T'es mort, Stéphane Bern !

*Ecoute-moi bien, toi ! La tĂȘte de ma mĂšre,

*je vais t'attraper.

-HĂ©, ferme ta gueule, lĂ  !

*-Carrément, "ferme ta gueule" ?

-Tu fais le malin, tu es en prison, personne peut t'atteindre.

Tu es protégé par le systÚme judiciaire.

Le jour oĂč tu sors, je serai lĂ .

Tu es fou ou quoi, toi ?

Ca sert Ă  rien de crier pour avoir la plus grosse.

*-Comment ça, plus grosse ?

-Ben, une plus grosse. *-Plus grosse quoi ?

-UNE PLUS GROSSE BITE ! -Tarek !

*-Ah, OK ! En fait, tu es dĂšp.

-C'est une expression.

*-Une expression de dĂšp.

-Tu arrĂȘtes maintenant, je suis pas dĂšp.

*-Désolé de t'avoir insulté. Je vous croyais en couple.

*-Désolé de t'avoir insulté. Je vous croyais en couple.

(-C'est une galĂšre.)

-Non.

*-C'est rien, tu peux ĂȘtre homosexuel.

*Mon codétenu, il est dÚp. Hein, Fabrice ?

*-Ouais, ouais, ouais. (-Dis-le, ce sera fini.)

(-Tu fais chier.) *-Te cache pas.

-Ouais, je suis homosexuel. *-Bah, voilĂ  !

*Tu avais une voix de dĂšp.

-VoilĂ , OK, merci.

Je me mets dans des histoires incroyables.

Rire

-La veille de votre casting ?

-Vous avez pas la fin de l'histoire.

Musique douce

---

AprÚs, on est rentrés chacun de notre cÎté.

Le lendemain, elle dormait chez moi.

Sonnette

Le bon soir pour jouer au papa et Ă  la maman.

Dans les faits...

---

-Vous faites quoi ?

-Il y a Paris qui joue.

-Avec tous tes thons, tu devrais avoir bonne mémoire.

-Ouh !

No offense, Madeleine.

-J'ai pris Ă  boire. -Super.

-Je commande des pizzas.

-Sékou, Sékou.

Elle t'a dit un truc ?

-Rien. Pourquoi ?

-Allusion sexuelle ?

-Pourquoi ?

-Elle a regardé ta bite ?

J'ai dit que tu étais transgenre.

-Pourquoi ?

-C'est temporaire, Sékou.

Juste histoire de... Je vais t'expliquer.

-Oui, temporaire, je vais lui dire. -Non, Sékou !

-Je fais pas le trans. -Ecoute-moi !

Si tu le fais pas pour moi, fais-le pour l'Islam.

-Il est oĂč le rapport avec l'islam ? -Tu veux aller au paradis ou pas ?

-En me faisant couper le zgeg ?

-Non, tu y iras parce que tu aides un frĂšre.

Tu y iras pour ça. On te l'enlÚve pas, on t'en met un.

30 % de salaire en plus.

-C'est quoi, votre problĂšme, les Arabes, Ă  tout vous approprier ?

Tacos, kébab,

pizzérias... ma bite !

-M'abandonne pas.

-M'abandonne pas.

-Vas-y, vas-y, OK.

HĂ©, Anis, je le fais ce soir.

Demain, tu lui dis. -Deux jours.

-Demain !

-Demain. Baisse le ton.

-Je m'appelais comment avant ?

Ice Tea PĂȘche ?

-Non, qui s'appelle Ice Tea ?

Tu es con ou quoi ?

L'autre.

-Fanta ?

Sale bùtard, sérieux ? Comme ma daronne ?

-Une de tes daronnes.

Je connais pas vos prénoms.

Je connais personne. -Je sais pas mentir.

-Toi, tu sais pas mentir ? Quand tu voles

des portables ? -Cousin...

-Tu mens pas ?

-Ferme-la. -SĂ©kou, arrĂȘte.

S'il te plaĂźt.

Il y a autre chose.

Je suis comédien.

Rire

---

-Tu es un grand malade.

Paulo sait ?

-Putain, Paulo !

-Oh lĂ  lĂ ... Musique intrigante

-Maëva, je vais la marier.

-Tu te convertis ?

-Je rĂȘve de contrĂŽler les mĂ©dias.

Rire -Il est incroyable, ton pote.

Tu traßnes avec lui de façon quotidienne ou ?

-Et la circoncision ? -Pour le mariage ?

C'est obligatoire.

-Tu es pas au courant.

-On peut ne pas en parler ?

-Ton prépuce fera office d'alliance.

-Tu vas le garder.

-Vous me faites marcher ? -Pas du tout.

-Tu tombes dans le panneau.

Madeleine rit.

-Tu es stressé ?

-Fanta... la boisson ?

-ArrĂȘte, lĂ  !

-La boisson ?

-Avant, il avait un vagin. Il se sentait homme, il a été opéré.

-Je suis ému, là.

PremiÚre fois que c'est toi, le demeuré.

Sonnette -C'est qui ?

-Les pizzas.

J'ai commandé, je paie pas.

Musique cocasse

--- Soupir

-Je vais m'en sortir.

--- Sonnette

Oui ? *-C'est moi.

*C'est quel étage ? Sale chien, va !

-CinquiĂšme.

---

---

-Il les fait en roulant.

-Je pense pas. Il m'a dit "sale chien".

-Il y a Doums qui doit passer. On doit parler d'un truc.

(En arabe)

-Tu lui as dit mon adresse ?

-Mmh.

-C'est qui, Doums ?

-Comment dire ? Tu vois ou pas, Line Renaud ?

Doums, c'est le contraire.

-Il respecte pas les valeurs.

-En gros, c'est un énorme cassos.

On frappe.

Il y a une sonnette.

Il a fait le choix de pas sonner.

Ca va ? -Ca va ou quoi ?

-Ouais, ça va.

-Laisse-moi rentrer, il t'arrive quoi ?

-Vas-y, viens. -Bah ouais...

Bien, l'immeuble haussmannien !

-Euh... Oussmane Dembelé.

-Ouais. Tu as mon tabac ?

-Putain, j'ai oublié.

-Pas grave. Anis, dis-moi.

Je peux charger mon portable ? J'ai plus de batterie.

-Vas-y, mais vite fait.

-Tu es pas content de me voir,

ou quoi ? -Si. Si, si.

-Qui t'a fait ça ?

-C'est rien. -C'est qui ? J'envoie une équipe.

C'est qui ? -Personne, je suis tombé tout seul.

-Ah ouais ? -Je me suis fait mal.

C'est bon.

Soupir Il tape.

-C'est un mur porteur. -Ouais.

-C'est du costaud. -Solide.

-Ferme la tepor. -Tu en as pas pour longtemps.

-Ferme. J'en ai pas pour longtemps, je charge le portable.

Tu fais quoi ? -C'est bon ?

-Ouais, ouais.

Soupir

Paulo !

-Doums.

Rire -Ca va, frĂšre ?

Mon Pablo Escobar.

Je vais t'expliquer. -On verra aprĂšs.

-Reste assis.

-Enchantée. Madeleine.

-Enchanté. Doums.

-Je te présente ma copine, Madeleine.

-Tu l'as serrée avec ta gueule ?

Tu es sérieux ? -Doucement, frÚre.

-Oh, sur la vie de ma mĂšre, Paris joue.

Oh !

Paulo !

Paulo !

Rire gĂȘnĂ©

Ca va, Madeleine ? -Et toi ?

-Tranquille, la miss.

-Passe ton téléphone.

-Casse pas les pieds, assieds-toi.

*Match

*---

-Vas-y, Paulo.

Fais comme chez toi.

-Pas de fromage avec la viande.

-Tu es devenu juif ?

-En quelque sorte. Je me forme.

-Putain, vous avez tous percé.

Tu es dans quoi, Sékou ? -La merde.

Et toi ?

-Je suis agent de joueur. Officiellement, sosie de Gims.

-MaĂźtre Gims ?

-On dit pas "MaĂźtre Gims", vieille folle !

De quoi tu parles ?

Tu sais c'est quoi ? Cinq disques de platine !

-Pardon.

-Doucement.

-Elle me fait dire "maĂźtre".

-Doums.

-Elle s'est trompée.

-Gims, pardon. -Pourquoi elle dit "maĂźtre" ?

-Pardon. -Je me trompe sur son blaze ?

Mais ouais.

(-Il est instable.) -Anis aussi a percé.

Il est comédien.

-C'est vrai. -Ah ouais ?

-C'est vrai. -Ah ouais ?

Des scĂšnes Ă  poil ?

-Il fait tout.

Il fait pire, maintenant. -Jamais.

-Tu as toujours aimé

les trucs de dĂšp. -Quoi ?

Rires

-Votre relation était cheloue, à l'époque.

-Pourquoi ?

-Tu les vois,

mais Ă  10 ou 11 ans,

ils se tenaient la main. Les enfants dĂšp, chelous.

-C'est pas vrai.

-Non, tranquille, Madeleine. Il y a rien, c'était une guebla.

Tu vois Anis comme ça, c'est un vrai hétéro.

Il a baisé des meufs, il tourne au sans-plomb 98.

Un queutard !

-Il voulait pas dire ça. Juste que j'aimais bien les femmes.

-Un mec bien.

-Anis m'a dit pour toi. On en parle ?

-Euh...

-Pas le bon moment.

-Je vais pas en parler

maintenant.

A chaque fois, je veux pleurer.

-Tu t'es fait opérer de la thyroïde ?

Quoi ? -D'autres glandes plus basses.

-Sa transition.

-C'est quoi, ça ? -Sa transition de genre.

-Transition de genre ?

-Transition de genre ?

-Si, Sékou s'appelait Fanta.

-Fanta ? -Oui.

Comme sa mĂšre. -Ouais.

-Ah, ouais ! Ouais, ouais, ouais ! -Ah ouais...

-Dis-moi,

avant de dormir, tu fous tes couilles dans l'eau ?

Hein ? Ils ricanent.

--- -Pourquoi tu rigoles ?

-C'est marrant.

-Je lui dis tout ? -Quoi ?

-Il t'a pas dit ? -Attends.

-Anis... -Je te présente à mes parents.

-Mais non ! -Mais non !

Musique douce

-C'est sorti tout seul.

Aucune idée de pourquoi. Enfin, si.

Je montrais qu'elle comptait. C'était pas n'importe qui.

Mais ils ont fait les demeurés.

-Jure sur la Torah.

-C'est sérieux, ça ?

-La miss, lui, c'est comme mon frĂšre.

-Ouais. -Essaie mĂȘme pas de le tromper !

Sékou !

Va chercher l'extinct, il est dans le coffre.

-Doums, Doums, Doums.

-Pourquoi les menaces ? -Tranquille.

Juste, je la préviens, la resoeu.

-Les Arabes se marient vite et roulent sur les voies bus.

-Les Arabes se marient vite et roulent sur les voies bus.

-Pas de mariage.

-Anis, j'ai une question.

Si je suis le 1er témoin, qui est le 2e ?

-Stop ! HĂ©, ho !

Ca fait pas longtemps, doucement.

-Je te préviens, on bloquera pas le périph avec tes cousins algériens.

Rire -Paulo, c'est un ouf.

Il a jamais changé.

-Tournoi FIFA pour pas ĂȘtre tĂ©moin.

-Allez, bonne soirée !

-Je prends Tev Aviv. -Tu vas oĂč ?

-Je suis désolé.

-T'inquiĂšte. Vous avez des trucs Ă  dire.

-Doums, ça fait longtemps.

-On se voit demain, aprĂšs le casting.

-Casting... oui.

-Casting. Tu avais oublié.

-Je me mets sur le texte.

-Bah, regarde.

J'ai ton texte. -Ah.

C'est gentil.

-Sympa, hein ? -Dans la poche porte-bonheur.

Rires

---

-A demain. -A demain.

-Tu me manques déjà.

-Tu vois, t'es romantique.

Porte

-Merci, les gars...

-Merci, les gars...

Je nique déjà ma vie sexuelle tout seul.

-On t'a sauvé. Nous remercie pas, ingrat !

Bien joué, Doums.

-Je sais bien reconnaĂźtre un mytho.

Ca m'étonne pas que tu sois comédien.

Rire -Tu crois qu'il est comédien ?

Un mytho. -C'est bon.

-Par contre, ta meuf, elle me regardait grave.

Je dis ça, j'Ă©tais gĂȘnĂ©.

-C'est normal. Tu as vu comme tu es chelou ?

Tu manges des céréales sans bol, la nuit. Qui fait ça ?

-Arf. -Mais c'est vraiment ta meuf ?

-Je crois.

-HĂ©, les gars.

Pas de plans sur la comĂšte.

A la fin, c'est elles qui choisissent.

-ArrĂȘte. En CE1, tu m'as Ă©tranglĂ© pour un numĂ©ro.

Rires -C'est vrai.

-Dis pas ça.

-Non, il a juste pris son pouls fermement.

Rires

Nuance.

---

-Continue et je te réveille avec une patate.

-Pourquoi cette violence ?

-Tu continues Ă  parler, en plus.

Ca me fait plaisir de vous voir, les jeunes.

Ca me fait plaisir de vous voir, les jeunes.

Vous ĂȘtes mes petits reuftons.

Musique mélancolique

---

-C'était cool de voir Doums.

---

C'était le bon moment pour déterrer les sujets qui fùchent.

Il avait trouvé le corps d'Isma. Je voulais en parler.

Parce qu'on l'avait pas pris au sérieux.

On aurait dĂ» l'aider,

on l'a pas calculé, pensant que ça se tasserait,

je sais pas.

Il avait été là pour Isma.

Son absence à l'enterrement nous a marqués.

Il savait un truc qu'on ignorait. Aucune idée.

---

Et puis j'ai vu son portable.

La mort d'Isma, c'était aussi son échec.

Il avait pas su donner goût à la vie à un petit.

---

---

Je me suis senti tellement con...

de penser que j'étais le seul à souffrir.

Con de parler des cicatrices noyées dans l'oubli.

C'est facile de rester dans le déni.

De parler de foot, des choses

qui empĂȘchent de grandir.

Chacun avait ses raisons d'avoir eu tort.

Au moins, lĂ , on avait tous raison.

---

-Pas de sauce ?

-Tu te plains de quoi, lĂ  ?

Je te fais rentrer un Grec, tu te plains.

Tu es inouï ! -Chut, tu vas le réveiller.

Tu vas le réveiller.

-Il est lĂ  pour quoi ?

-Tentative de suicide aux mĂ©docs. -ArrĂȘte !

Avant la Coupe du monde ?

Rire Vous avez pas de priorités.

Ah, ouais !

Isma ? -Ouais.

Isma ? -Ouais.

-Tu connais le problĂšme des suicidaires ?

Je peux pas te proposer de jouer. Je te mets 4-0, tu passes Ă  l'acte.

Je suis obligé de perdre. Frustrant.

-Merci.

-Le Grec, c'est 9 euros, pas gratuit.

-Non, non.

D'avoir été là.

-Appeler le SAMU, tout le monde l'aurait fait.

-Tu as jamais eu de pensées... cheloues, toi ?

-Non, jamais.

-Vas-y, tu veux des frites ?

-Non, elles sont dégueu. -Tu sais ?

Tu sais qu'elles le sont. Mets des sauces, au moins, putain !

-Tu iras te les chercher toi-mĂȘme.

Son caverneux

---

-Bonjour. Anis ?

C'est Ă  vous.

-OK, merci.

Il déplie un papier.

Il chuchote.

-Enchantée.

-Enchanté.

-Véronique Sansuez. -Anis.

-C'est votre premiĂšre fois ?

-Non, ça fait un moment, le métier. -Quel métier ?

-Comédien, madame. -Mais non, ce n'est pas un casting.

-Je me suis trompé d'étage. -Pas du tout.

Il y a pas de casting. Car vous ne seriez pas venu.

Balbutiement

-Comment ça ? Je suis oĂč ?

-Je suis psychologue.

-Psychologue ?

-Psychologue ?

Le film, le casting. C'était des conneries ?

-Il y a mieux, il y a vous.

-Vous ĂȘtes psy, oui.

Vous faites une étude comportementale ou quoi ?

-Vous savez que vous ĂȘtes pas une star du cinĂ©ma russe ?

-Pardon ?

-Et votre...

meilleur ami transgenre ?

-Bah...

Je compose selon les circonstances.

-C'est ce que voudrait Madeleine ?

-Pardon, je vais y aller.

La psychologie, Freud qui baise avec sa mĂšre,

c'est pas pour les mecs comme moi.

-Comment ça, "c'est pas pour les mecs comme moi" ?

-C'est pas pour les mecs comme moi.

Nous, on encaisse et on la ferme.

Je dois parler de mon enfance ?

-De ce que vous voulez.

Le principe

est de vous libérer de vos interrogations.

On peut évoquer Madeleine.

-Les psys ont le secret médical ?

-Mmh.

Je vous écoute.

-Je peux tout dire, lĂ  ?

-Mmh.

-Début, milieu, fin ?

-Mmh.

-Disons que ce soir-lĂ ,

ça faisait trois ans que j'avais perdu mon pote.

J'avais un truc Ă  me prouver.

Musique douce

---

Enchanté.

-Tu as perdu quelqu'un ?

-Tu as perdu quelqu'un ?

---

--- Fracas

---

--- Rire

-Profites-en.

---

Musique triste

---

-Et je suis arrivé là.

Rire

-Si ça ne tenait qu'à moi,

j'offrirais la consultation.

-Il faut payer ?

-Ah, bah, oui. ---

-Resto, essence, psychologue. Elle commence à coûter cher, Madeleine.

Velcro

Musique lente

---

-Alors, tu as eu le rĂŽle, James Bond ?

-Ouais, je crois que c'est bon. -Mmh.

-Je cherche ma James Bond girl.

---

Je pense Ă  toi.

---

-On pense beaucoup l'un Ă  l'autre, derniĂšrement.

---

-Merci.

---

-Pour quoi ?

-Pour tout ça. Te soucier de moi, et tout.

-J'étais obligée. Tu es trÚs nul avec les meufs.

-C'est vrai. J'ai pas eu de bon exemple.

---

-Mais il y a pas que ça.

Il y a Isma, aussi.

Il y a Isma, aussi.

Sanglots

---

-Bah...

Franchement, il me manque.

Il renifle.

Sanglots

---

Tu veux pas manger un morceau ?

-Tu as faim ? -Ouais.

---

J'ai des gens à te présenter.

Musique douce

---

---

Tu regardes quoi, papa ?

Soupir -Oh, je regarde comme ça.

-C'est quoi ?

-Je sais mĂȘme pas, il avait dĂ©jĂ  commencĂ©.

*Télévision

*---

C'est sympa d'ĂȘtre passĂ©s.

*---

-Faut prendre soin des personnes ùgées.

Vous souffrez de la solitude.

*---

*---

-Elle est bien, cette fille.

*---

-Ah, tu crois ?

-J'ai pas une grande expérience.

J'ai connu qu'une seule femme. C'était la femme parfaite.

-Ah ouais ?

*---

Tu crois que c'est la bonne ? -Bah, tu pensais pas

que j'allais, en 1 h, te dire si c'est la bonne.

-Je sais pas, peut-ĂȘtre.

-Par définition,

les gens sont bons, c'est la vie qui les rend mauvais.

-Comment tu attires les bons ?

-Tu attires que ce que tu es.

Si c'est pas la bonne, c'est que tu as pas été le bon.

L'important, c'est de surtout pas avoir peur de tomber amoureux.

*---

-Va dire ça à Isma, papa.

-Mais Isma, ça n'a rien à voir.

Il était fragile.

Maintenant, laissez-le partir.

C'est Ă  vous de comprendre

que l'amour ne vient pas que du couple,

que l'amour ne vient pas que du couple,

mais de tous les gens que tu aimes.

-De lĂ  Ă  parler d'amour, quand mĂȘme. -Quoi ?

Tu aimes pas cette fille ?

-Si, je crois.

-Bah, profite, hein.

Ca sera plus jamais aussi fort qu'au début.

Avec le temps, tu l'aimeras pas moins, tu l'aimeras mieux.

Crois pas qu'en restant avec une, tu abandonnes les autres.

Quand tu la perdras,

tu la chercheras dans toutes les autres.

Des belles filles, il y en a plein.

Ce qui importe, c'est ce qu'elle a dans la tĂȘte.

Le reste, ça s'effrite.

-Sauf si elle a Alzheimer ?

Rire -Oui. Sauf si elle a Alzheimer.

Tu sais, j'ai pas eu la chance de recevoir beaucoup

de conseils de ton grand-pĂšre, mais...

il y a un refrain qu'il chantait que je n'oublierai jamais.

Le pĂšre chante en arabe.

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"Vivo" (Andrea Laszlo De Simone)

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Musique orientale

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Sous-titres : Sandrine Niggeler

Sous-titrage : TransPerfect Media France

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