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Basé sur des histoires vraies...
Achgabat, Turkménistan 2006
SAĂťARA
Istanbul, Turquie De Nos Jours
Fils de pute...
De quoi s'agit-il ?
"Un homme d'Istanbul a été accusé de coups et blessures
pour avoir agressé sa fiancée un mois avant leur mariage
au motif qu'elle portait un survĂŞtement moulant en public.
La série d'événements malheureux s'est poursuivie.
Quelques temps après, le jeune homme
s'est présenté au bureau
de son ex-fiancée et lui a proposé de se réconcilier.
Quand la jeune femme l'a rejeté,
il a ouvert le feu avec le pistolet de son père."
Fils de pute...
Un fils de pute classique, en effet.
Une phrase amusante Ă dire, n'est-ce pas ?
Une prononciation tellement éloquente.
- Quoi ? - "Fils de pute".
En gonflant les joues et en faisant la bouche en forme de "U".
C'est sympa Ă prononcer.
Oui, j'aime bien le dire aussi.
Bonjour, M. Baris !
- Bonjour M. Baris, bienvenue ! - Bonjour les gars.
- Comment allez-vous tous ? - Très bien.
- Allez-y doucement. - À plus tard. Prenez soin de vous.
Salut.
Comment allez-vous ?
Pas terrible.
Bienvenue.
Il fait tellement chaud.
Tes cheveux sont superbes.
Ă€ plus tard.
Sayara.
Salut, comment vas-tu ?
Je ne t'ai pas vue de la journée.
Merci.
Sayara, je voulais de te parler.
Tu vois... Nous avons beaucoup de clientèle féminine.
En fait, plus que notre clientèle masculine.
Et il y a une forte demande pour des cours d'autodéfense
de la part de notre clientèle féminine, ces derniers temps.
Mais nos enseignants sont généralement
plutĂ´t des profs de sport, tu sais.
J'ai pensé le faire moi-même pendant un moment.
Et puis j'ai eu une idée : pourquoi pas Sayara ?
Que veux-tu dire ?
Ta sœur m'a parlé un peu de toi.
Ma sœur ?
Qu'est-ce qu'elle a dit ?
Qu'à l'époque à l'école au Turkménistan personne ne pouvait s'en prendre à vous.
Elle dit que tu avais gagné beaucoup de tournois quand tu étais plus jeune.
Tu ne m'en as jamais parlé.
- Eh bien. - Je ne vais pas mentir...
Écoute...
J'ai vérifié la caméra de sécurité plusieurs fois.
Je veux dire, tes exercices matinaux sont si habilement faits.
Tes mouvements sont fluides, tu maîtrises les arts martiaux.
Viens, sois une enseignante ici.
N'importe qui peut passer la serpillière, non ?
Je veux dire...
Tu n'as pas besoin d'enlever ton foulard ou quoi que ce soit d'autre.
Si c'est le problème pour toi...
Non, il ne s'agit pas de cela.
Eh bien...
- J'ai promis à mon père. - Excuse-moi ?
J'ai donné ma parole à mon père. Je lui ai promis.
Promis quoi ?
Que je n'utiliserai jamais ce que j'ai appris de lui.
Ça alors.
Pourquoi cela ?
Mais je ne te demande pas d'utiliser tes compétences sur qui que ce soit.
Je te demande simplement si tu peux les enseigner.
Ă€ ceux qui en ont besoin, Ă ceux qui veulent apprendre, tu vois ?
- À plus, monsieur. - À plus.
D'accord. Eh bien...
Inutile de forcer les choses si tu ne veux pas...
J'avais juste pensé que tu pourrais en avoir assez de nettoyer les sols ici.
Mais peu importe.
Peut-ĂŞtre en reparlerons-nous une autre fois.
C'est bon ?
Bonne soirée.
M. Baris !
Oui ?
Bonne soirée.
Allez, viens.
Je suis venue te chercher.
Tu as la clé aussi ?
Oui, je l'ai.
Pourquoi ?
Que veux-tu dire par pourquoi ?
Eh bien. Tu ne travailles pas ici.
Meuf, je t'ai pas trouvé ce travail ?
- Alors ? - Alors ?
Nous sommes très proches avec Baris.
Il me fait confiance. Il m'a donné la clé.
Mais pourquoi ? Que fais-tu ici ?
Sayara. Qu'est-ce qu'il y a ?
T'es de mauvaise humeur, comme d'habitude ?
Pourquoi es-tu contrariée ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Pourquoi as-tu parlé à Baris de notre père ?
Sayara !
Tu lui as bien dit quelque chose.
Écoute.
J'ai pensé que je te serais utile.
J'ai juste pensé que tu pouvais faire ce que tu aimes le plus et être heureuse.
C'est tout ce qu'il y a Ă savoir.
Au lieu de balayer le sol toute la journée...
Je sais que je ne suis pas la grande sœur parfaite.
Allez, ne commence pas maintenant. Je t'en prie.
Enfin, pas ça, mais...
Vraiment...
D'accord, d'accord, Je me tais.
Laisse tomber.
Qu'est-ce que c'est ?
Quoi ?
Sayara, j'ai oublié quelque chose à la salle de sport.
- Je reviens tout de suite. - Ma sœur !
Attends.
Ma sœur, je t'ai dit !
Sayara, je dois juste récupérer un truc que j'ai oublié.
J'ai dit. Attends.
T'es une psychopathe ?
Attention à la façon dont tu parles à ta sœur aînée !
Es-tu une psychopathe, ma sœur ?
Tout le monde dans la salle de sport parle de toi.
En es-tu consciente ?
Tu vois dans quelle situation tu nous as mis ?
Je t'ai dit de lâcher mon bras, Sayara !
Lâche-le !
C'est quoi ce bordel ?
Yonca ?
Sale pute !
- Yonca, arrĂŞte ! - Regarde-moi !
- Regarde-moi, j'ai dit ! - Qu'est-ce que tu fais !
- Qu'est-ce que tu fais ! - Laisse-moi voir ton visage !
- Qu'est-ce que tu fais ! - Allez ! Laisse-moi voir ton visage.
- Laisse-moi partir ! - Bon sang, laisse-la partir !
GĂĽl !
Est-ce que ça va ? Laisse-moi voir ton visage !
Fais-moi voir ton visage, j'ai dit !
Tu lui as cassé le nez, espèce de salope psychopathe !
T'as pas honte de coucher avec un homme marié qui a des enfants ?
- Espèce de pute ! - Hé, Yonca !
Assez ! Bon sang, je vais te tuer !
Calme-toi !
Assez ! Putain de merde !
GĂĽl...
GĂĽl...
T'es complètement barje ?
Tu es devenue une vraie psychopathe.
Juste parce qu'on a couché ensemble quelques fois ?
Combien de fois c'est arrivé ?
Combien de fois cela est-il arrivé ?
Les gens parlent de nous, espèce de conne !
Tu n'as pas de fierté ?
Pas de respect pour toi-mĂŞme ?
Je te l'ai pas dit dès le début ?
J'ai dit que j'avais une famille.
J'ai dit qu'il ne pouvait rien y avoir entre nous,
que nous ne pouvions pas devenir des amants.
Ma femme n'est pas jalouse,
qui es-tu putain pour m'espionner, salope ?
Parce que ta femme ne sait pas quel genre d'homme tu es.
Écoute...
Ne m'appelle plus et ne m'envoie plus de messages.
Ne viens pas dans cette salle de sport.
Tu me comprends ?
Fous le camp d'ici !
Ok.
J'y vais.
Et après, qu'est-ce que tu vas faire ?
Tu peux ĂŞtre aussi dur avec les autres filles que tu baises qu'avec moi ?
Ferme-la ! Ferme-la !
Les autres filles te laissent les battre comme je le fais ?
Efface mon numéro de ton téléphone.
Laisse les clés à la salle de sport.
Et sors de ma vie, putain.
Ne me demande plus jamais un centime. C'est compris ?
Je te le déconseille...
Hein ?
Quoi ? Qu'est-ce que tu vas faire ?
Qu'est-ce que tu vas faire, salope ?
Qu'est-ce que tu vas faire ?
J'enverrai nos vidéos à ta femme.
Je le jure devant Dieu,
si tu fais ça je te tuerai, Yonca.
Je te le jure, je te tuerai.
Et je le dirai aussi à mon père.
On dira que c'était un suicide.
Personne ne pourra rien faire...
Je renverrai ta mère et ta sœur. Je les expulserai.
Elles peuvent manger de la merde, je m'en fous.
Tu comprends ?
Pourquoi tu pleures, espèce de psychopathe ?
Mon Dieu, dans quoi je me suis fourré !
Putain de salope.
Oui, c'est ma faute. C'est ma faute.
Je t'ai protégé pendant tout ce temps.
C'est ma faute.
Que fais-tu ?
OK, je m'excuse.
Réconcilions-nous.
Allez, va te faire foutre, Yonca.
Je suis vraiment désolée, Baris... S'il te plaît.
S'il te plaît, quoi ?
On se réconcilie.
T'es vraiment tarée, toi ?
Oui, je le suis ! Tu ne le savais pas ?
Tu as cassé le nez de la fille, Yonca.
Ok, je suis aussi désolée pour ça.
Tu es désolée ? Elle va parler maintenant.
Elle va le dire Ă tout le monde !
D'accord...
Alors, punis-moi.
Quoi ?
Punis-moi.
Comme toujours.
Bats-moi plus fort.
Fouette-moi. Fais-moi pleurer.
Casse-moi le bras, casse-moi ma jambe.
Bats-moi.
Ma sœur...
Allez ma sœur, on y va.
Ă€ demain, Baris.
Je suis vraiment désolée pour ce soir.
Je me suis perdue un instant.
Je t'aime.
Déjà , pourquoi tu t'es fourré dans ce bordel avec
une salope psychopathe, fiston ?
En lui donnant les clés du bureau et tout le reste...
Que fais-tu avec ce genre de fille ?
Il est accro à elle, mon frère. Il ne peut pas la laisser partir.
Elle est comme son héroïne.
Mais pourquoi tu la dégages pas ?
Elle te tient par les couilles ?
Je pense qu'on devrait inviter cette Yonca chez moi.
Ce soir.
Le bâtiment est vide lui aussi.
À l'étage, la porte d'à côté, pas de voisins.
Ensuite, on la déposera à l'hôpital dans la matinée, mec.
Frère Emin ?
T'es partant ?
Frérot. Ne sois pas ridicule.
Ferme-la, imbécile.
Qui es-tu pour me dire ce que je dois faire ?
Si cela peut aider notre frère...
Pourquoi pas ?
Comment pouvons-nous la faire venir ?
Je te le dis, frérot.
Laissons Baris lui envoyer un message, puis voyons...
Laissons-le l'appeler et l'inviter.
Elle prendrait mĂŞme un taxi pendant tout le chemin jusqu'Ă Bursa, mec.
C'est Nur.
Oui ?
Je suis occupé.
Elle prendra une photo avec toi.
- Frérot. - Allez mec, lève-toi.
Viens, ma sœur, viens.
- Salut, M. Deniz. - Salut.
- J'aime votre nouvelle série sur Netflix. - Merci.
Pouvons-nous prendre une photo, s'il vous plaît ?
Oui, bien sûr.
D'accord. Merci.
Merci. Merci beaucoup.
Mec, t'es fou de laisser une femme prendre des photos
pendant qu'on fait cette merde ?
Ferme ta gueule, fiston. C'est chez moi je fais ce que Je veux.
- Que du baratin. - Pas cool.
Allez, c'est ton tour.
Tu n'es pas dans ta caravane de Netflix ici, salaud.
Surveille ton ton avec moi, ou je baise ta mère aussi.
Rien de plus facile !
- Ouais, ouais. - Facile.
Vas-y !
Ma sœur, qu'est-ce que tu fais ?
- Je sors. - Tu sors ?
- Il est 2 heures du matin. - Baris a envoyé un taxi.
Baris ?
Il dit qu'il veut présenter ses excuses.
Il veut s'excuser ?
T'es quoi, un perroquet ?
Que se passe-t-il Ă cette heure-ci ?
- Rien, maman. - Et ces chaussures ?
Mon petit ami a appelé.
Il a un sujet important dont il veut parler.
Je vais m'occuper de lui et je reviendrai. D'accord ?
Pourquoi Ă cette heure-ci ?
Maman, tu veux bien aller au lit ?
Allez, maintenant. Allez, mon amour.
Je reviendrai bientĂ´t. Allez.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Comme si je partais à l'étranger, ou quelque chose du genre ?
Le taxi attend dehors. J'y vais.
Au revoir.
Ce n'est pas son petit ami.
C'est un homme marié. Et il a un bébé.
Pardon, chez qui venez-vous ?
Baran.
Nom de famille ?
Je ne sais pas.
Numéro de porte ?
Je ne sais pas.
Mademoiselle, il est interdit de fumer dans le bâtiment.
Et puis merde.
Numéro de porte ?
C'est le 17ème étage. Le numéro de porte est le 389.
Ma pauvre petite. Elle a les mains vides.
Sauterais-tu du haut d'une falaise si je te le demandais ?
Tu l'as dit toi-même, souviens-toi, je suis une tarée...
Salut.
Salut.
Est-ce qu'une personne peut coller Ă ce point Ă une chanson ?
Qu'est-ce que tu fais ici, Ă cette heure, dans cette robe ?
Mon amant m'a appelée et je suis venue.
Ton amant t'a appelé et tu es venue.
Oh. Formidable. D'accord.
Et vous ?
Eh bien, aujourd'hui c'était le jour des lunatiques.
Donc on était en train de danser.
J'ai entendu dire que tu avais été une mauvaise fille, hein ?
Nous avons également entendu dire que tu le regrettes vraiment.
Mais est-ce que nous avons bien entendu ?
Nous avons pensé que tu pourrais regretter un peu. Hein ?
On a entendu dire que tu aimes t'amuser pendant que ton amant te regarde.
C'est vrai ?
J'aime m'amuser, mon amour.
- Mon amour ? - Oui.
Son amour ?
Alors...
Je ferais mieux de t'attacher ici. Hein ?
Tu t'amuserais bien alors, mon amour ?
Tu peux faire tout ce que Baris te permet de faire, mon amour.
- Baris ? - Pas vrai, Baris ?
Pas vrai, Baris ? Son amour.
Hein ?
Baris !
Bon, alors.
Allons-y.
On commence tout de suite ?
- Oui, commençons. - Oui, commençons.
Ouah. Exactement.
Qui est le premier ?
Oui.
Allez, tout cela et je parie que tu n'arriveras mĂŞme pas Ă tenir 2 heures.
Puis-je dire quelque chose ?
Pourriez-vous me rendre un petit service ?
Dans l'autre sens.
Oh, merde !
Oh merde ! En effet.
Merde !
Qu'est-ce que tu vas lui faire d'autre, frérot ?
Tu vas sérieusement lui casser les bras et les jambes ?
Je pose une question, Baran.
Tu vois ? Baris le regrette maintenant.
Tout comme lorsqu'il était enfant.
Qu'est-ce qui te fait rire, salaud ?
Tu me traites de salaud maintenant ?
Espèce de sale enculé.
Avec quoi ?
Connard !
Tu chantais un autre air, pendant que je te baisais ton cul.
T'es qu'une salope.
Si ce n'était pas pour l'amour de Baris
tu pourrais mĂŞme pas t'approcher de mon cul, hein ?
Espèce de salaud !
- Attention maintenant ! - Quoi ?
Attention Ă ta langue !
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a, mec ?
Toi...
Fais gaffe Ă ce que tu dis ou je te baise !
Je vais vraiment te baiser.
Et ta mère et ta sœur aussi...
Qu'est-ce que tu as dit ?
Qu'as-tu dit, qu'as-tu dit ?
Pourquoi ris-tu ?
Qu'est-ce que tu peux faire de plus, ordure !
J'ai dit que je baiserai ta mère et ta sœur et tous tes proches
et ceux qui sont morts aussi.
Qu'est-ce que tu racontes, hein ?
Je vais te baiser !
Comment oses-tu parler comme ça de ma mère et ma sœur ?
Putain d'immigrée !
Sais-tu qui je suis ? Putain de salope !
Sais-tu qui je suis ?
Mes proches et ceux qui sont morts aussi, hein ?
Va te faire foutre lĂ d'oĂą tu viens.
Putain de salope.
Maudite sois-tu, espèce de psychopathe !
Qui diable es-tu !
Qui diable es-tu ?
Qu'est-ce qui ne va pas avec cette salope ?
Hein ? C'est quoi son problème ?
Mon doigt est cassé.
Va te faire foutre, putain de salope !
Salope !
Je vais foutre ta vie en l'air, salope !
Ma sœur... Quand tu te réveilleras, appelle mère, s'il te plaît.
Elle s'inquiète lorsque tu n'es pas là le matin
et que ton téléphone est éteint.
Allez, appelle maman tout de suite.
Au revoir.
Bonjour.
Oh, et bien.
C'est la première fois que je t'entends dire bonjour.
Sais-tu si M. Baris vient aujourd'hui ?
Et bien, je ne sais pas. Il devrait déjà être ici.
Son cours va bientĂ´t commencer.
Gül n'est pas là . Son téléphone est éteint.
Tout repose sur moi maintenant.
Il sera probablement lĂ d'une minute Ă l'autre.
Je ne savais pas que tu parlais le Turc.
Oh ! M. Emin est en train d'appeler.
Le partenaire de M. Baris.
Bonjour ? Oui, M. Emin ?
Oui. Je suis Ă l'accueil.
Quoi ?
Comment ?
Que s'est-il passé ?
Bon...
Sayara. Ta sœur...
Yonca...
Elle s'est suicidée.
Père ?
Ce n'est pas facile de faire ce que je dois faire parfois, ma fille.
Tu comprends ?
Je sais, père.
Comment le sais-tu ?
Grâce à ce que tu m'apprends.
Ma chérie... Je suis un pécheur.
J'ai commis beaucoup de grands péchés.
Peu importe.
L'obscurité qui est en moi, est aussi en toi, Sayara.
Mais si quelqu'un franchit cette ligne.
Envers toi ou envers ta mère,
ou envers ta sœur,
tu iras jusqu'au bout sans cligner des yeux.
Tu iras jusqu'au fond de cette obscurité.
- Tu comprends ? - Oui, père.
Alors, merci mon Dieu !
Je ne sais pas quoi dire d'autre.
Une diffamation !
C'est de la diffamation, de la malhonnêteté.
Oui.
Oui, c'est vrai.
Qui est-ce ?
Hé hé, trop c'est trop !
Belle-maman, puis-je vous appeler plus tard ?
Le bébé recommence à faire des siennes.
Ok, belle-maman. Merci.
Salutations Ă toute la famille.
Merci pour votre soutien. Merci beaucoup.
Ma chérie, nous passons déjà une journée épouvantable.
Ne la rends pas plus difficile s'il te plaît !
Oui ?
Oui ? Que voulez-vous ?
OĂą est Baris ?
Pardon, qui ĂŞtes-vous ?
J'ai apporté à M.Baris quelque chose de la salle de sport.
Baris n'est pas Ă la maison. Donnez-le-moi.
Qu'est-ce que c'est ?
Quand viendra-t-il ?
Vous...
Tu es cette fille.
J'appelle la police tout de suite.
Donne-moi ton téléphone !
Donne-le moi !
Quel est ton mot de passe ?
Dis-moi ton mot de passe !
Un, un, zéro, sept, sept, quatre.
Nous sommes chez Baran. Mon père va venir, on l'attend.
Tu peux m'envoyer la localisation ?
Je t'ai dit que c'est la maison du père de Baran.
Envoie-moi simplement la localisation, s'il te plaît.
Mon grand-père s'est donc vu offrir
ce terrain à Beyoglu à l'époque. Mais il a refusé, n'est-ce pas ?
Il s'est vu offrir des terrains Ă Kadikoy.
Mais il a refusé. Pourquoi ?
C'est surpeuplé, il y a beaucoup d'embouteillages.
Tu pourrais vivre lĂ ? Tu me le dis. Tu ne peux pas.
Maintenant, on a une belle maison à Çekmeköy.
On y est bien, c'est calme et paisible.
Alors, que ferais-tu lĂ -bas ? Pas vrai ?
T'es pas très bavard ce soir ?
HĂ© Furkan, occupe-toi de tes affaires, mec.
- Tu penses qu'ils l'ont fait ? - Quoi ?
La fille... Tu penses qu'ils ont...
Je pense que la vraie question est de savoir :
S'ils ont tué la jeune fille avant de la jeter par la fenêtre, ou non ?
Putain de mec !
Qu'y a-t-il de si drĂ´le ? Dois-je pleurer ?
- Oh, M. Halil arrive. - Attends. Toi, tu attends.
Bienvenue Monsieur le Député.
Espèce de lèche-cul acharné.
Halil Baba, bienvenue...
Espèce de saleté de gitan !
Je te confie mon fils. Bâtard !
Et c'est ce que tu fais ?
- S'il te plaît ! Arrête ! - Baisse ta main !
Halil Baba, s'il te plaît ! Laisse-moi être ton chien.
Tu es déjà un chien !
Tu te considères comme un membre de la famille ?
Tu te considères comme un patron ?
Tu te considères comme un nationaliste ?
À cause de vauriens comme toi, la réputation de notre peuple est ternie.
Espèce de fils de pute.
S'il te plaît, ne...
Qu'il aille se faire foutre, ton Halil Baba.
Vous ĂŞtes tous des meurtriers !
Bande de fils de pute !
Mais c'est quoi ce bordel ?
C'est quoi le problème avec vous ?
Allez, dites-le moi !
Tu as fait ça à ta mère, hein ?
Tu as fait ça aussi ?
Je t'ai appelé Baris.
Ta mère et moi t'avons appelé Baris, ça veut dire "paix".
Au milieu du chaos qui règne dans le pays...
Nous t'avons donné tout ce que tu as demandé !
Tout ce que tu as demandé !
Tu as demandé à aller au Brésil. Nous t'y avons envoyé.
Tu as demandé à aller en Thaïlande, apprendre le kick-boxing
nous t'y avons envoyé.
Tu as demandé à lancer la salle de sport.
Nous l'avons fait.
Et c'est ce que je mérite, fils ?
Hein ?
Bâtard infame !
Dieu merci, j'ai pu joindre le procureur tout de suite.
J'ai dû supporter ses conneries toute la journée.
Il est toujours derrière la porte.
La route qui nous attend n'est pas facile...
Mais je vais foutre vos vies en l'air.
Je vais foutre vos vies en l'air.
Une par une. Toutes les vĂ´tres.
Surtout celle de ce bâtard !
Putain de Gitan ! Bâtard !
Dois-je brûler votre parking avec ton père dedans maintenant ?
Dois-je brûler ton père ?
Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Regarde-la, mec...
Regarde.
Qu'est-ce que tu dis, mec ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
Regarde les cils.
La chose la plus importante chez une femme, ce sont les cils.
Regarde.
As-tu déjà vu une cheville pareille ?
Merveilleux.
Elle doit penser que je suis un flic.
- Vraiment ? - Bien sûr.
Je lui ferai passer une bonne nuit ce soir.
C'est bien pour toi.
HolĂ ! Excusez-moi ! HolĂ !
Oui ?
Monsieur le Procureur.
Pensez-vous que la nuit sera longue, Monsieur ?
Je ne sais plus quoi dire.
C'est vraiment foutu.
- Mais il ne m'écoute pas. - Pas vrai ?
Il se comporte comme un enfant pourri gâté.
Je vous entends Monsieur le Procureur.
Je suis un Procureur de la République, bon sang !
- Que fais-je ici Ă cette heure ? - Je vous entends, M. le Procureur.
ArrĂŞte avec les "Monsieurs" et les "Procureurs", putain !
Monsieur le Procureur...
Allahu akbar.
Allahu akbar.
Allahu akbar.
Allahu akbar.
As-tu déjà tué quelqu'un, père ?
- Une fois. - Une seule fois ?
Ceux qui sont des guerriers comme toi et moi
ne se souviennent que de leur premier meurtre.
Le reste... Le reste n'est que l'obscurité.
Juste l'obscurité.
Et une fois que tu y es entré, tu ne peux jamais sortir de cette obscurité.
C'est pour cela que tu pleures parfois, père ?
Ma fille adorée.
Nous t'avons appelé Baris pour une raison.
Nous t'avons appelé Baris.
Vous vous tirez d'ici et vous montez à l'étage.
Dégagez !
Qu'est-il arrivé avec cette fille, fils ? Dis-le-moi !
Que dois-je dire ?
Raconte-moi !
Eh bien, comme je l'ai dit au procureur.
Putain de procureur...
Cette merde ressemble beaucoup Ă ce que tu as fait il y a 2 ans avec Baran, Ă Cesme.
Si c'est le cas, dis-le moi. Il me faudra donc réfléchir à un plan en conséquence.
Qu'est-ce que tu planifies, papa ?
Cela n'a rien Ă voir avec cet incident.
De quoi s'agit-il alors ?
Que s'est-il passé, fils ?
Tu sais ce qui s'est passé papa ?
Quoi ?
Emin et Baran ont commencé à la battre...
Ils la frappaient Ă la tĂŞte.
Sa tête était presque cassée.
Mon cœur s'est effondré.
Je suis resté figé.
En fait...
...J'allais faire quelque chose.
J'allais retenir le bras de Baran.
J'allais battre Emin si nécessaire et j'allais les démolir. Mais...
J'ai commencé à penser au premier jour de mon entrée à l'école.
C'était un matin sombre.
Pluvieux.
Il y avait une foule immense devant l'école.
Ils étaient en train de lire des listes, etc.
Les mères, les pères...
Tous formaient des files d'attente.
Tout le monde était enthousiaste.
Je tenais la main de ma mère.
Ma mère parlait à quelqu'un.
J'ai levé les yeux vers son visage...
Un bel homme...
Comme une star de cinéma.
Je me souviens de ses cheveux noirs...
Je me disais "Quel bel homme".
À cet âge...
Et puis...
...l'homme a dit quelque chose.
Il a fait une blague.
Ma mère a ri.
Mais c'était un rire qui venait du fond du cœur.
Je n'ai pas le souvenir que ma mère ait dĂ©jĂ
ri comme ça à quelque chose que tu aies dit.
J'étais surpris.
Puis j'étais sur le point de rire,
et le visage de ma mère est devenu pâle.
Tu
es arrivé de nulle part, et tu as fait tomber le gars.
Pendant que tu nous sortais de lĂ ,
j'ai vu le gars allongé sur le sol.
Il était toujours allongé.
C'était comme si un seau de sang était sorti de sa tête.
Tu sais, papa ?
J'ai été
surpris de voir autant de sang couler
de la tĂŞte d'une personne en si peu de temps.
Puis nous nous sommes éloignés. Nous sommes partis.
Tu m'as inscrit dans une autre école.
Et personne n'a jamais rien dit Ă ce sujet.
Tu te souviens ?
Et alors ?
Je ne pense qu'à ça depuis hier soir.
Je ne pense pas Ă la fille. Tu comprends ?
Ma famille...
Je ne pense qu'Ă ma famille.
Cela n'a pas de sens, hein ?
Qu'est-ce qu'une famille ?
Qu'est-ce que signifie la famille ?
Je pense Ă cela depuis hier !
Sais-tu ce qu'est la famille, Baris ?
Dis-moi ?
La famille est un sacrifice.
Que Dieu soit mon témoin.
La famille est synonyme de sacrifice.
Mets-moi à nouveau dans une autre école, papa.
Pour l'amour de Dieu !
Pourquoi ne réponds-tu pas ?
Combien de personnes à l'intérieur ?
Si tu fais un bruit, je te plante ce couteau dans ton cou.
Combien de personnes à l'intérieur ?
Cinq. Six.
Cinq ? Ou six ?
- Six. - Bien.
Mon agent a appelé ma mère.
Et ?
Je suis viré de la série.
Et des publicités aussi.
Tu t'attendais Ă quoi ?
Ma carrière est terminée. Ma carrière est terminée !
Tu es sérieusement en train de pleurer parce que tu as été viré de la série ?
Je pleure...
parce que vous...
avez tué cette pauvre fille.
Pas vous, mais nous.
Tu allais dire que nous avons tué la fille, n'est-ce pas ?
Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que j'ai fait mec ?
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Je vous ai dit d'arrĂŞter, bon sang !
Pourquoi ne vous êtes-vous pas arrêté, mon frère ?
Pourquoi ne vous êtes-vous pas arrêté ?
Et pourquoi ? Pauvre fille !
Tu es un peu trop en retard pour faire ce drame maintenant.
Frère Emin...
Frère Emin, dis-moi s'il te plaît.
Qu'est-ce que j'ai fait ? Je n'ai rien fait.
Les lumières d'Emin sont allumées, mais il n'y a personne à la maison.
Arrêtez vos conneries. Je vais baiser vos lumières.
Vous jouez encore les gars durs, hein ?
- Oui. - Et alors ?
Qu'est-il donc advenu de votre interminable discours sur vos relations ?
Laisse-moi ĂŞtre ton chien Halil Baba.
Laisse-moi ĂŞtre ce que tu veux Halil Baba.
Et maintenant, tu es Ă nouveau l'homme ? Salaud !
- HĂ© ! Baran ? OĂą est-ce que tu vas ? - Je sors.
Frère Emin ? Toi aussi ?
OĂą vas-tu ?
Je vais aller chier putain. Tu viens ?
Allez, viens.
Oui. Les coudes pointent vers le bas.
Expire.
Ne laisse pas d'espace.
Ton oreille sur mon dos.
C'est ça.
Ça, c'est ma fille.
Ne dis pas un mot.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Les mains dans le dos.
Les mains dans le dos.
Fais-le !
D'accord.
Facile ! Facile !
Samil Bazarov.
C'est le vrai père de la fille ?
Ça ne m'inquiète pas.
Tu vas chez elle ce soir.
Amenez la sœur et la mère ici, tout de suite.
M. Halil, Monsieur.
Pourquoi faites-vous venir la sœur et la mère de Yonca ici maintenant ?
Je n'arrive pas Ă joindre Nur. Vous savez oĂą est ma femme ?
- Bordel de merde ! - Frère Emin !
HĂ©, qu'est-ce qui se passe ici ?
Monsieur, il y a quelque chose qui ne va pas.
Pas de réponse de l'extérieur.
Que veux-tu dire par lĂ ?
Dois-je contrĂ´ler, Monsieur ?
Baran !
C'est toi qui as tué Yonca ?
Sayara...
As-tu tué ma sœur ?
Passe-toi les menottes.
Fais-le !
Tue-nous, salope !
Tue-moi d'abord, puis ces gars-lĂ .
Sinon, je te mettrai toi et ta mère en pièces.
Je vous ferai disparaître de la surface de la terre.
Que Dieu m'en soit témoin, je le ferai !
Sayara...
Je ne sais pas quel est ton plan
mais notre famille compte plus de 12 000 membres.
Quel que soit le trou dans lequel vous irez
nous vous retrouverons, toi et ta mère.
Écoute, je te jure
que nous n'avons pas fait de mal à ta sœur.
Elle est venue à nous de son plein gré.
Nous disposons de relevés de messages, d'appels téléphoniques.
Tu peux le voir par toi-mĂŞme.
Fermez-la, putain !
C'est nous qui l'avons fait !
Nous avons tué ta sœur !
Maintenant, tu vas nous tuer ! Hein ?
Vas-y !
Tue-nous !
Mais c'est quoi ce bordel ?
Connasse.
Salope !
Toi.
Je vais commencer par toi.
Commencer quoi ?
Pas d'armes. Pas de règles.
Vous allez tous vous battre contre moi, en tĂŞte-Ă -tĂŞte.
Si l'un de vous cinq gagne, je perds.
Naturellement...
Si tu gagnes ?
Et puis merde ! Je pense que c'est une bonne idée.
Commençons.
Pour qui nous prends-tu ? Petite merde !
Tu sais Ă qui tu t'adresses ?
Connasse de Turkmène !
C'est Halil Ataberk qui se tient devant toi !
Halil Ataberk !
ArrĂŞte !
Baris...
Baris a appelé ta sœur.
Ta sœur est venue de son plein gré.
Je te le jure... Je te le jure.
Que le Coran soit mon témoin.
Ta sœur est venue de son plein gré, je le jure.
Vérifie les messages.
Vérifie le téléphone.
Assez.
C'est quoi, ça ?
C'est quoi, ça ?
C'est quoi, ça ? Non, je ne veux pas me battre.
Je ne veux pas me battre.
Sayara...
Je n'en fais pas partie.
Frère Emin, Frère Emin, dis-lui que je ne suis pas coupable.
Dis-lui, frérot.
Hé, laisse-le partir, ma sœur.
Laisse le partir, femme !
J'ai dit que cela suffisait !
Tu l'as tué, ce n'est pas assez !
Assez !
Je suis innocent.
Je jure que je suis innocent.
Je n'ai rien fait. Je n'ai pas fait de mal à ta sœur.
Ces salauds l'ont fait !
J'étais là à cause de ces salauds.
Écoute, je le jure.
Je t'aiderai au tribunal.
Je serai ton témoin.
Je n'ai tué personne.
Je le jure, je ne l'ai même pas touchée.
Crois-moi. Je ne veux pas te faire de mal.
Fils de pute !
Viens Ă moi.
Viens Ă moi, viens Ă moi.
C'est mon tour ! Allez.
Du calme ! Doucement, maintenant...
Pourquoi avez-vous tué ma sœur ?
Pourquoi avez-vous tué ma sœur ?
Écoute. Je t'ai dit que ta sœur est venue selon ses conditions.
Nous n'avons rien fait.
Nous n'avons pas tué ta sœur.
Ta sœur est venue à nous d'elle-même.
Je t'ai dit de vérifier les messages.
Je jure sur le livre saint, elle est venue à nous, de son plein gré.
Elle était nue sous son manteau.
Il y a beaucoup de choses que tu ne sais pas.
Calme toi.
Calme toi.
Elle ne demandait que ça.
Tu comprends ?
Avec tes canines, fais un mouvement latéral.
Tu le fais aussi.
Exactement. Comme ça. D'accord ?
Mon intelligente fille.
Pourquoi avez-vous tué Yonca ?
Vas-y, détache-moi.
Si tu me détaches,
je jure
que je te mettrai en pièces.
Mais que je ne te tuerai pas.
Sayara...
J'ai une surprise pour toi.
Ferme-la !
Qu'est-ce qui ne va pas, salope ? Tu ne peux pas m'atteindre ?
Allez, viens !
Oui, mec ! J'ai réussi ! Baris, mec ! Je l'ai eu, mec !
Viens vers moi. Viens.
Que vas-tu faire ?
Tu es finie, non ?
C'est mon tour.
Viens.
Viens !
Viens !
OĂą vas-tu ?
Viens ici !
Viens ici !
OĂą vas-tu ?
Papa ?
Papa ?
Sayara arrĂŞte ! Qu'est-ce que tu fais ?
ArrĂŞte ! Qu'est-ce que tu fais, Sayara ?
Je t'ai dit d'arrĂŞter !
Tu étais censé te battre contre tout le monde.
Sayara ! Qu'est-ce que tu fais !
Tu avais dit que tu te battrais contre nous tous !
J'ai changé d'avis.
Qu'est-ce que tu fais ?
Sayara ! Qu'est-ce que tu fais ?
Sayara, ArrĂŞte ! Qu'est-ce que tu fais ? ArrĂŞte !
Sayara, non !
ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte !
Sayara ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte !
ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte !
SAĂťARA
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