All language subtitles for Les 7 Boules de Cristal

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Original subtitles

Dans des milliers de lunes viendront sept étrangers.

Et ces profanateurs emporteront le corps de l 'Inca dans leur lointain pays.

Mais la malédiction divine s 'attachera à leurs pas et les poursuivra par -delà

les mers et les monts.

Allô, oui ? Ah, Saunders, la traduction du bas -relief est -elle terminée ? Je

viens juste de la finir. Je crois que nous devrions prévenir les autres. Il y

un problème.

Qui, Saunders ? Saunders, qu 'est -ce qui se passe ? AllĂ´ ? Saunders !

! Sanders, allo, allo !

Le professeur Sanders

Hartmut, chef de la fameuse expédition des Andes, a été trouvé plongé dans le

coma Ă  son domicile.

Ce n 'est que le début.

Croyez -moi, vous verrez.

Le début ? Oh oui, comme pour tout un camion.

Souvenez -vous de ces égyptologues qui sont morts mystérieusement après avoir

ouvert le tombeau du pharaon.

Ce sera le même sort pour cette expédition. Vous croyez ? Oh, j 'en suis

Et d 'ailleurs, pourquoi ne laissons pas ces gens tranquilles ? Que dirions

-nous si les Égyptiens ou les Péruviens venaient violer les tombeaux de nos rois

ou de nos ancĂŞtres ? Qu 'en pensez -vous ? Eh bien, oui.

Oui, oui, en effet.

Capitaine ? Bonjour, Capitaine. Bonjour, mon ami, bonjour. Un instant, vous

permettez ? Nestor, un autre, je vous prie.

VoilĂ , monsieur.

Votre monocle, monsieur.

Merci, Nestor.

Tintin, mon cher, quel bon vent vous amène. Simple visite, Capitaine. Et le

professeur Tournesol, comment va -t -il ? Bien, fort bien.

Justement, le voilà. Il est à la recherche d 'un tombeau mérovingien.

Bonjour, professeur Tournesol. Tintin, quelle bonne surprise.

Vous restez quelques jours, j 'espère ? Hélas, non. Il faut que je sois rentré

ce soir.

Ah, mais tant mieux. Vous ne pourriez croire combien ça me fait plaisir.

Mon cher Tintin, ce soir, je vous emmène au Music Hall Palace voir un spectacle

vraiment extraordinaire, en particulier un numéro divisionniste qui s 'enveloppe

en bas.

Il y a d 'autres numéros avant celui de l 'illusionniste.

Ramon Zarate, lanceur de poignard. Oui, vous allez voir, il est formidable.

J 'ai

déjà

vu cette tĂŞte quelque part, mais oĂą ? Je peux ?

Ça, par exemple, c 'est le général Alcazar.

Non, sans blague.

Je me demande bien comment il a pu échouer.

Et maintenant, radalable Fakir et sa voyante extra -lucide Yamila.

Madame Yamila, êtes -vous prête à me répondre ? Oui, Saïd.

Je commence par pronger Madame Yamila dans un état hypnotique.

Et maintenant, Madame Yamila, dites -moi quel est le prénom de ce monsieur.

Séraphin. Est -ce exact, monsieur ? Oui, c 'est exact. Oui, Séraphin, c 'est

bien mon prénom. C 'est incroyable.

C 'est exact.

Ensuite, le numéro de son passeport.

3, 8, 4, 2, 5.

Mais oui, c 'est bien cela. Bravo.

Madame Yamila, pouvez -vous me dire si cette dame est mariée ? Oui,

elle est mariée, hein, Sneha ? Oui, c 'est cela.

Il revient d 'un pays lointain, mais il souffre terriblement. Il est atteint d

'un mal mystérieux.

C 'est ridicule. Mon mari se porte Ă  merveille.

C 'est un mal horrible qui ne pardonne pas.

La... Haine du Dieu -Soleil est terrible.

Mesdames et messieurs, nous nous excusons d 'interrompre le spectacle,

'est pour faire une communication personnelle et urgente. Madame Clermont

priée de rejoindre son domicile. Son mari vient de tomber gravement malade.

Ce n 'est pas possible, c 'est un pas de montée.

Je ne crois pas.

Clermont est le nom du cinéaste qui accompagnait l 'expédition Sanders

Sanders quoi ? Et maintenant, mesdames et messieurs, nous allons continuer le

spectacle avec Bianca Castafior, le rossignol millénaire.

si nous en profitions pour aller saluer le général Alcazar. Excellente idée.

Entrez. Bonjour, général Alcazar.

Caramba, tantin, amigo mio.

Que je suis heureux de vous revoir.

Vous connaissez mon ami, le capitaine Haddock ? Je suis ravi, seigneur.

Mais dites -moi, Général, que faites -vous donc sur une scène de musical ?

Mais si nous ne voulons pas manquer l 'illusionniste. Je suis désolé, mon

général, mais nous devons vous quitter maintenant.

Vite,

le numéro va commencer.

Capitaine, attention ! Capitaine ? Eh

bien, non ! Ce n 'est plus de l 'eau, mesdames et messieurs, mais du... Si

quelqu 'un veut bien monter sur scène pour le constater... Un

mal

mystérieux frappe tour à tour les membres de l 'expédition Sanders

Hier au soir, la police a trouvé à son domicile le professeur Lobépin plongé

dans un profond coma.

Il est donc la troisième victime de cette mystérieuse maladie du sommeil.

Et voici maintenant le dernier bulletin de la météo.

Dupont et Dupont.

Bonjour, tante.

Je viens d 'apprendre par la radio pour le professeur Lobépin. Oui, oui, c 'est

terrible. Que pensez -vous de cette histoire ? Je ne sais pas.

Trois membres de la même expédition plongés dans le coma. C 'est très

Bizarre, c 'est justement le mot.

Je dirais mĂŞme plus, c 'est bizarre.

Regardez ceci.

On dirait des morceaux de verre. Du cristal, pour ĂŞtre exact.

On les a trouvés à côté des victimes. En effet, ce sont les fragments d 'une

boule de cristal et d 'après les premières constatations, les médecins

confirmé qu 'elle contenait un liquide soporifique.

Soporifique, il s 'agit donc d 'attentat.

Mais pourquoi a -t -on prévenu les autres membres de l 'expédition ? Parce

vous croyez que... Oui, oui. Il ne faut pas perdre une seconde. Vous avez leurs

coordonnées ? Bien sûr. J 'ai leur numéro juste là.

Marc Charlet est le premier sur la liste.

AllĂ´ ? Oui, c 'est moi.

Oui, je suis au courant. Je viens d 'écouter la radio.

Des éclats de cristal ont été retrouvés près des victimes, vous dites ?

Tonnerre. Le vieil indien avait donc raison.

Non, il vaut mieux que je vous voie. OĂą ĂŞtes -vous ? Alors, on vous attend ici.

Bien. Comment ? Des fenĂŞtres ? Entendu. Au revoir.

Des fenĂŞtres ? Oui.

Il veut que nous prévenions les autres explorateurs de se méfier des fenêtres.

Mieux vaut suivre ses conseils en attendant qu 'il nous en dise plus.

Je vais avertir M.

Cantonneau.

M. Cantonneau ? Oui, lui -mĂŞme.

Monsieur, mon nom est Tintin. J 'ai eu une conversation avec votre collègue

Charlet à propos de ces mystérieux communs. Il m 'a demandé de vous avertir

'être prudent et de vous éloigner des fenêtres. Des fenêtres ? C 'est très

important, monsieur. Mais pourquoi ? Non !

Monsieur Cantonneau ? Monsieur Cantonneau ? Monsieur Cantonneau ? AllĂ´

passe -t -il ? AllĂ´ ? AllĂ´ ?

Ce

doit ĂŞtre Marc Charlet.

Oui, monsieur, 26 rue du Labrador.

Eh, monsieur, nous sommes arrivés.

Monsieur Charley ? Trop tard.

Des éclats de cristal.

Le mystère des boules de cristal continue alors qu 'un autre membre de l

'expédition Sanders -Hartmut a été retrouvé plongé dans un profond sommeil.

sept explorateurs qui ont pris part à l 'expédition, seuls messieurs Ornay et

Bergamot n 'ont pas subi le sort de leurs compagnons.

Ils font l 'objet d 'une protection constante par la police.

Où je fais feu ? Eh, attendez, j 'ai un colis en recommandé pour M.

Hornet. C 'est bien. Vous pouvez entrer.

Un paquet pour vous, M. le conservateur.

Ah, ça vient de mon correspondant à Java. C 'est sûrement un spécimen rare

'épidoptère. Un lépidoptère. Tiens, tiens.

Un papillon, si vous préférez.

Mais attendez un instant, monsieur. Je vais l 'ouvrir moi -mĂŞme. C 'est plus

prudent. Ça pourrait bien être un piège.

Un papillon piégé ? On ne sait jamais.

Viens me rejoindre, Dupont. J 'ai un colis suspect examiné. J 'arrive.

Plus sang -froid, c 'est le moment de perdre preuve de sang -froid. C 'est

Du calme.

Attention.

Magnifique. Superbe. Que se passe -t -il ? Je n 'ai rien.

Juste un colis piégé avec un papillon.

Qu 'il est beau.

Bon, je vois que la porte de M.

Ornay est bien gardée. Et qui garde sa fenêtre ? C 'est moi qui la garde.

Mais alors, qu 'est -ce que vous faites ici ? Ça prestille.

Trop tard.

LĂ  -bas, il y a quelqu 'un.

Allez, Milou, attrape -le.

Viens bon, Milou, j 'arrive.

Oh, Milou ! Tout ça pour un vulgaire chat. À cause de toi, le coupable s 'est

enfui.

Incroyable ! C 'est incroyable ! Une sixième victime, c 'est vraiment inouï.

Ah non, je crois que c 'est un tout petit peu plus Ă  gauche.

Non, je disais, les boules de cristal ont fait une sixième victime. Non, non,

pas vraiment, mais j 'y suis presque.

Bah, lisez vous -mĂŞme.

Oh, mais c 'est incroyable.

Vous avez lu cet article ? Je vais vous le lire. Le professeur Ornay est donc la

sixième victime du mystérieux lanceur de boules de cristal. Non.

Bonjour, Nestor. Bonjour, monsieur.

Ah, tiens, tiens. Bonjour, capitaine.

Merci, monsieur.

Merci.

C 'est nous.

Laissons -le et rejoignons plutĂ´t Tournesol.

Ce cher professeur, comment va -t -il ? Très bien. Il est occupé à me faire la

lecture. La police a donc pris des mesures pour assurer la protection du

membre de l 'expédition, le professeur Bergamot.

Bergamot ? Bergamot ? Vous le connaissez ? Certainement pas. C 'est un ami. Nous

avons fait nos études ensemble.

Ce n 'est pas chez le professeur Bergamot que se trouve la momie de

Capac, découverte par l 'expédition. Mais non, mais non, au contraire, il est

très gentil, je vous dis. Et si vous voulez, je vous le présenterai.

Oui, cela me ferait grand plaisir, je vous remercie. Mais non, puisque vous ne

comprenez pas, nous pourrions y aller immédiatement.

Allons -y.

Nous venons voir le professeur Bergamot.

Vos papiers, je vous prie. VoilĂ .

Ça va. Vous pouvez entrer. Venez, je vous accompagne.

Entrez.

Bonsoir.

Tournesol. Oui, Hippolyte.

Ce serpent vieux tournesol.

Hippolyte, je me suis permis de t 'amener deux de mes amis.

Capitaine Haddock.

Enchanté.

Et voici mon cher ami Tintin. Ah, très heureux.

Eh bien, Milou, que se passe -t -il ? Je crois savoir qui a effrayé votre

vie.

VoilĂ  le coupable, Rascar Capac.

Celui qui déchaîne le feu du ciel.

Nous l 'avons ramené d 'une expédition. Oh là, il y a un bel orage qui se

prépare.

On dira un coup de feu.

C 'est vous qui avez tiré ? Non, mais c 'était très proche.

Ça vient de ce côté.

Soyez prudents ! Vos salaires ! Ce sont deux pneus qui ont

éclaté à cause de la chaleur.

Patelère de presse, je n 'ai qu 'une seule roue de secours.

Ne vous inquiétez pas, vous allez passer la nuit ici et nous appellerons un

garagiste demain matin.

Mais la malédiction divine s 'attachera à leurs pas et les poursuivra par -delà

les mers et les monts.

C 'est extraordinaire ! Sanders venait tout juste de terminer la traduction de

ce document quand il a été attaqué.

La

momie,

elle s 'est volatilisée.

La prophétie se réalise, je suis le prochain sur la liste, ce n 'est qu 'une

question de temps.

Voyons, monsieur Bergamot, ce n 'est pas si grave que ça. Mais tu m 'as pris mon

chapeau, rends -le -moi.

Lisez donc la suite de la prophétie.

Et le jour où, dans un éclair éblouissant, Raskar Kapak aura déchaîné

-mĂŞme le feu purificateur, ce jour -lĂ  sonnera pour les impies l 'heure du

châtiment et de la revanche du peuple entier des Andes. La prophétie arrive à

fin.

Raskar Kappaq a disparu et sa vengeance est sur moi. C 'est de la sorcellerie.

De la sorcellerie ? Oui, peut -ĂŞtre.

Et pourtant...

Allons, mes amis, la

maison est bien gardée.

Vous ne courez aucun danger.

Vous avez raison, capitaine. Mais il se fait tard. Un peu de sommeil nous fera

du bien.

Mon Dieu, j 'ai rêvé.

C 'est le vent qui a ouvert la fenĂŞtre.

Capitaine ! Mille millions de sabords.

J 'ai fait un cauchemar. Un affreux cauchemar.

C 'est tournesol.

Attention, il est lĂ . Il est parti.

C 'était Rascard Capac, la momie. Il brandissait une grosse, très grosse

de cristal.

Extraordinaire. J 'ai fait exactement le mĂŞme cauchemar. Vous aussi ? Mais c

'est incroyable.

Regardez Milou.

Il a certainement flairé quelque chose.

Voyons, messieurs, que se passe -t -il ?

J 'ai bien la chambre de M. Bergamot ? Avez -vous remarqué quelque chose d

'étrange ? Mais non, rien du tout. Vous pensez que... M. Bergamot ? M.

Bergamot ? M.

Bergamot ? Il ne répond pas.

Enfonçons la porte.

Pourvu que... Il est endormi, péniblement.

Des éclats de cristal.

Monsieur Bergamot ! Monsieur Bergamot ! Trop tard.

La boule de cristal a fait son œuvre. Voilà sa dernière victime. La prophétie

Raskar Kapak est devenue réalité.

C 'est impossible.

Toutes les issues sont gardées. Personne n 'a pu entrer ni sortir.

À moins que... Non, les volets sont bel et bien fermés.

Hey ! Quelqu 'un est -il passé par ici ? Non, je ne sais personne. Pourquoi ?

Tout ceci est incompréhensible.

Regardez, les bijoux de Rascar Capac ont disparu.

Il a cheminé.

Voilà par où il est passé.

Vite, dites Ă  vos hommes de surveiller les toits.

Attention, surveillez les toits, ils ne doivent pas ĂŞtre loin.

LĂ , il s 'enfuit.

Il est touché.

Dépêchons.

Cherche, Milou, cherche.

Mon pauvre Milou, c 'est vrai. OĂą avais -je la tĂŞte ? Tu ne peux rien sentir

avec le museau plein de suie. Attends.

Le professeur Bergamot ! Allons -y, vite ! On assassine

Bergamot ! À moi ! Les voilà ! Ils

reviennent ! Ils vont me dévorer ! À l 'arrière ! Des mots ! Monsieur Bergamot,

voyons, calmez -vous !

On dirait qu 'il fait grand jour.

Alors, est -ce que vous l 'avez trouvé ? Hélas non, capitaine.

Mes hommes ont fouillé les buissons toute la nuit. Ils n 'ont rien trouvé,

hormis des gouttes de sang. À croire qu 'il s 'est volatilisé. Et le professeur

Bergamot ? Toujours inconscient. Le médecin est auprès de lui.

Oui, monsieur, nous avons là un fort beau cas de léthargie.

Le cœur bat normalement. Tenez, regardez.

Les muscles sont relâchés et les membres complètement inertes.

Qu 'il revienne ! Dites -moi, mon brave, est -ce que Polite est lĂ  ? Euh, oui.

Mais il n 'a pas l 'air d 'aller très bien.

Oh, au jardin ! Pardon, mais je suis allé le rejoindre.

Mais euh... Au secours ! Laissez -moi ! Tour au monstre !

Polite ! Polite ! OĂą est

-ce qu 'il est passé ? Je ne le vois pas.

Oh, j 'y sens, c 'est bien simple. Je vais le trouver grâce à mon pendule.

Hippolyte!

Hippolyte!

C 'est par exemple... Voilà qui est étrange.

Hein?

Qu 'est -ce que c 'est que ça?

Un bracelet?

C 'est un pristin, mais c 'est celui qui se trouvait au bras de cette momie.

Très curieux. Comment cet objet est -il arrivé ici?

Il est magnifique, de l 'or massif sans aucun doute. Je vais aller me montrer

ainsi, mine de rien.

Il est vraiment splendide.

Et puis, il me va ravir.

Tournesol ! Inutile de vous égozier.

Cela ne nous mènera à rien. Vous savez bien que le professeur est sourd. Mais

est -il passé, ce zéro -là ? Tournesol ! Capitaine, venez voir.

Regarde -moi.

LĂ , regardez, sur l 'arbre.

Mais il s 'abort.

Tournesol. Tournesol ? Non, c 'est le fuyard de cette nuit. Il s 'était caché

dans l 'arbre. Voilà pourquoi il nous a échappés. Mais alors, il est peut -être

encore lĂ .

On va savoir ça tout de suite.

Soyez prudents.

Eh bien ? Je ne vois rien.

Je redescends.

Ce n 'est rien, capitaine. Une branche morte qui s 'est brisée.

Ce n 'est rien, vous trouvez, vous ? Capitaine, lĂ , Ă  votre droite, regardez.

Plus Ă  droite encore.

LĂ , vous y ĂŞtes.

Le parapluie de tournesol.

Qu 'y a -t -il, Milou ? On s 'est battu ici, capitaine.

Battu ? Tournesol, ce serait battu ? Débattu, en tout cas. L 'homme était

dans l 'arbre. Il a vu venir le professeur et il lui a sauté dessus.

Mais pourquoi Milsabor ? Pour quelle raison aurait -on attaqué tournesol ? Je

'en sais rien, capitaine, mais on ferait bien de le retrouver.

Milou, cherche le professeur. Allons, cherche, vite !

Capitaine ! Donner de

vrai qu 'ils nous échappent.

Pas encore.

J 'ai relevé le numéro de la plaque. Allons prévenir la police.

Ils ont enlevé un dénommé Trifon Tournesol, un ami du professeur

sont à bord d 'une Opel Olympia noire immatriculée 317 -413, partie de

Ă  9h45 environ, en direction de Chavannes. Dressez des barrages sur

routes de la région.

Tiens, voilĂ  une berline noire.

Attention ! AllĂ´, inspecteur ? Ils

viennent de forcer le passage sur la 26 en direction de Chavannes. Il y a un

autre barrage un peu plus loin ? Ah bon, ça va.

Monsieur, auriez -vous croisé une conduite intérieure noire ? Eh, n

pas, monsieur l 'agent. Il y en a une, mais elle appelle plus.

C 'est bon, vous pouvez passer.

Alors, la berline noire, vous l 'avez arrêtée ? Comment ? Mais pas du tout.

ne l 'avez pas vue ? Enfin, voyons, nous la suivions il y a encore cinq minutes.

Eh bien, apparemment, ils se sont échappés.

Oui, inspecteur, il semble que la voiture noire ait disparu quelque part

route. Attendez, et les bois que nous avons traversés ? Allons y jeter un coup

'œil.

La voilĂ  ! Personne.

Rien.

Ouvre -tourne -sol. Lui qui n 'a jamais fait de mal Ă  une mouche. OĂą peut -il

bien être ? Vous avez trouvé quelque chose ? Non, inspecteur, mais toute la

région est bouclée.

Bien. Appelez du renfort.

Nous allons faire une battue.

C 'est inutile.

Nous ne les retrouverons pas. Ils sont loin à présent. Pourquoi dites -vous

? Regardez. Ces traces de pneus sont celles de l 'auto des ravisseurs. Mais

celles -lĂ  proviennent de la berline beige qui les attendait.

Et dans laquelle ils sont repartis.

Teneur de Brest, mais comment avez -vous deviné la couleur de la voiture ? Il y

a des traces de peinture beige sur cet arbre, lĂ  oĂą le chemin est le plus

étroit. Et souvenez -vous, peu de temps avant d 'arriver au barrage, nous avons

croisé une grosse voiture beige.

Il y avait même trois hommes à l 'intérieur.

Oui. Le conducteur portait des lunettes. Il avait l 'air d 'un étranger,

espagnol ou brésilien. Et à côté de lui, il y avait un homme maigre avec une

tĂŞte d 'Indien. Et voilĂ .

Mille milliards de mille sabords, c 'était eux, nous les tenions.

Allons, tout espoir n 'est pas perdu.

Brigadier, communiquez le signalement du véhicule et de ses occupants à toutes

les gendarmeries. Tout de suite.

Je n 'arrive pas Ă  comprendre.

Pourquoi, pourquoi ces bandits ont -ils enlevé tournesol ? Une crème d 'homme,

un cœur d 'or comme lui.

C 'est injuste.

Écoutez, ne vous en faites pas. Nous les coindrons.

Je l 'espère, inspecteur.

L 'auto utilisée par les radisseurs est une conduite intérieure beige.

Signalement de ses occupants d 'origine étrangère. Toute personne qui pourrait

fournir des renseignements est priée de contacter le poste de gendarmerie le

plus proche.

L 'enlèvement du professeur Tournesol semble lié à la mystérieuse affaire des

boules de cristal. Si toutefois de nouvelles informations nous parvenaient,

ne manquerions pas d 'intervenir avec un flash spécial.

AllĂ´, Tintin ? Ici Dupont. Ah, Dupont, bonjour.

Dites donc, cher ami, il se passe des choses étranges à la clinique où les

explorateurs sont hospitalisés. Je crois que vous feriez bien de faire un son

jusque -lĂ .

Vraiment ?

Oui, c 'est un phénomène extraordinaire. Tous les jours à la même heure, ils

entrent tous les sept dans une sorte de trance inexplicable. Vous voulez dire

que cela touche chacune des victimes sans exception ? En effet, et pour mieux

comprendre le pourquoi du comment, d 'importantes sommités du monde médical

Ă  leur chevet.

Encore quelques petites minutes.

Bonjour,

madame Clermont. Oh, docteur, c 'est horrible.

Ne pouvez -vous donc rien faire ? Croyez -moi, madame Clermont, nous faisons

tout ce qui est en notre pouvoir. Les mesures spécialistes sont là. Pourrais

rester un peu plus longtemps auprès de mon mari, docteur ? Je ne pense pas que

ce soit bien raisonnable, madame. Cela ne ferait qu 'augmenter votre peine. Il

vaut mieux rentrer chez vous et prendre un peu de repos.

Ils ont tous l 'air absolument calmes.

Pour le moment, sans doute.

Mais attendez, cela ne va pas tarder. Plus que quelques secondes.

VoilĂ , c 'est maintenant.

Et comment va le capitaine ? Ah, monsieur Tintin, il a vieilli de dix ans

que le malheur est arrivé.

Et de votre côté, des nouvelles du professeur ? Aucune n 'est tort. À

ce pauvre monsieur Tournesol s 'est volatilisé.

AllĂ´ ? Oui, c 'est moi. Qui est Ă  l 'appareil ? Oh, mon Dieu, comme monsieur

être déçu.

Comment ? Comment ? Comment ?

Mille milliards de mille savoirs ! Capitaine !

Capitaine

! Capitaine ! Monsieur ! Monsieur ! C 'est moi, Nestor !

Vous voyez quelque chose ? Tout le monde, nous partons.

Tenez bon, professeur.

Nous vous retrouverons.

Capitaine, que se passe -t -il ? Pas le temps de bavarder, moussaillon. Nous

perdons de précieuses minutes.

Enfin, capitaine, dites -moi au moins oĂą nous allons.

Milou !

Milou,

reviens ici, tout de suite.

Tout va bien ? Oh, Milou, tu m 'as fait une de ces peurs. Bon, ça suffit

maintenant. Assez de sentiments. Cette fois, nous partons.

Et maintenant, capitaine, allez -vous me dire enfin oĂą nous allons ? Je viens d

'avoir la police au téléphone.

Ils ont finalement retrouvé la trace de la voiture des ravisseurs de tournesol

près de Saint -Nazaire. Mais c 'est un port. On ne peut rien vous cacher. Ils

vont probablement embarquer avec Trifon.

Mais qu 'il soit sur terre ou sur mer, nous l 'arracherons des mains de ces

vampires.

On vient juste de la repĂŞcher.

Avez -vous trouvé quelque chose ? Non, rien du tout. Pas de plaque d

'immatriculation. Le numéro du moteur est illusible. Oui, c 'était un prévoir.

Bon, une chose est certaine, c 'est ici qu 'ils se sont embarqués. Nous allons

contrĂ´ler tous les bateaux et avions en partant. Je vous remercie, commissaire.

Tenez -nous au courant, voulez -vous.

Nous ne sommes pas beaucoup plus avancés. Il ne faut pas perdre espoir,

capitaine. Ne pas perdre espoir ? Vous en avez de bonnes. Et tourne ça, louez

-il. Regardez ce bateau. Il parle pour l 'Amérique du Sud. Ses ravisseurs sont

peut -ĂŞtre Ă  bord.

S 'apprécie.

Quoi ? Attendez.

Stop. Bonjour, Général. Il me semblait bien que c 'était vous.

Amigo mio.

Eh bien, Général, vous partez en tournée ? En tournée, caramba. Il est retourné

chez moi.

Terminato. Il n 'est plus de partenaire. Plus de partenaire ? Mais Chiquito,

alors ? Evapore.

Il y a de cela dix jours environ.

Il a reçu un coup de téléphone et depuis il a disparu. Dix jours ? Tiens, tiens,

tiens. Dites -moi, général, c 'est un véritable Indien, ce Chiquito ? Santa

madre de Dios.

C 'est un des derniers des soldats de los Incas. Des Incas ? Vous en êtes sûr

Si, tout Ă  fait, amigo.

Sabes que, en fait, son vrai nom est Rupakinkawako.

Vous aurait -il dit oĂą il allait par hasard ? Il ne parlait pas beaucoup,

il me semblait qu 'il allait Ă  une ville... Attendez une minute.

Quelque chose comme les Rochettes.

La Rochelle ? Si, c 'est bien ça.

Il est temps de vous quitter.

Adios, amigo mio.

A bientĂ´t, peut -ĂŞtre.

Bon voyage, général.

Si le général Alcazar a dit vrai, nous sommes sur une piste.

Première chose à faire, capitaine, aller au port de la Rochelle pour en savoir

plus.

Je suis désolé, messieurs, pas de trifaut tournesol sur nos listes de

Et je ne vois pas non plus de Chiquito ni de Rupa Kinkawako.

Eh bien, que faisons -nous maintenant ? Il ne nous reste plus qu 'Ă  demander

autour de nous si quelqu 'un a aperçu tournesol.

Rien, pas la moindre piste, pas le moindre indice.

Rien.

Ça fait mal.

Désolé de vous dire ça, capitaine, mais c 'était gros comme une maison.

Enfin, voyons, c 'est la farce la plus vieille au monde. La pierre sous le

chapeau.

Garnements, bandits, icĂ´nes, castes.

De toute façon, ils sont trop loin.

On a eu chaud.

C 'est très gentil à toi, Milou, mais que veux -tu que je fasse de ce vieux

chapeau ? Allez, ça suffit, donne -moi ça.

VoilĂ .

LĂ , au moins, tu n 'iras pas le reprendre.

Mais... Milou !

TĂŞte de mule, te moquerais -tu de moi par hasard ? Mais que veux -tu donc que

'en fasse ? M 'encoiffer ? Hein, c 'est ça ? Pour que je ressemble à...

Tournesol ! Capitaine !

Tonnerre de Brest.

Ce sont ses initiales. C 'est bel et bien le chapeau de tournesol.

Mon brave Milou, grâce à toi, nous avons fait une découverte magnifique.

Capitaine, nous devons...

Capitaine ! ArrĂŞtez ! Tenueur devrait descendre et moi tout de suite !

Un alphabète, crétin des alpes, moule à courbe et coplasme marathon

douce ! Allons, venez, capitaine.

Nous devons retrouver les deux galopins qui vous ont fait le coup du chapeau. C

'est ça.

Et je leur ferai voir de quel bois je me chauffe.

Et qu 'est -ce que tu penses de ça ? Ouais, pas mal. Et c 'est encore le mois

jouet.

Eh bien, mais qu 'est -ce qui te prend ? Nous ne te voulons aucun mal. Dis -nous

simplement où as -tu découvert ce chapeau. Alors ? Ce chapeau, nous l

trouvé près du Hongar 17.

Mais croyez -moi, ce n 'est pas moi qui ai eu l 'idée de la farce. C 'est mon

camarade. Eh bien, tu pourras dire Ă  ton petit camarade qu 'il a eu lĂ  une

excellente idée.

Ah ! N 'est -ce pas, capitaine ?

Voyons, le bateau qui se trouvait en face du hangar 17 Ă  cette date se trouve

être le Pachacamac. Un cargo péruvien arrivé le 10 de Calao avec un chargement

de guano repartit le 14 pour Calao avec une cargaison de bois. Je vous remercie.

Le Pérou, le pays des Incas, tout colle parfaitement. Primo.

Les sept archéologues victimes des sept boules de cristal ont violé un tombeau

Inca. Secondo, Chiquito, qui a disparu huit jours avant l 'enlèvement de

Tournesol, est un descendant des Incas.

Tertio, nous avons trouvé le chapeau de Tournesol près d 'un cargo péruvien qui

a levé l 'encre deux jours après l 'enlèvement.

Conclusion ? Tournesol est Ă  bord du Pachacamac.

Exactement. En route pour le Pérou !

Oh non, dis -toi. Ce n 'est pas l 'avion pour l 'Amérique du Sud qui s 'en va là

-bas, n 'est -ce pas ? Si, c 'est lui.

Bien, normalement, nous devrions ĂŞtre Ă  Calao avant le Pachacamac. Oh mon Dieu,

mon Dieu, quel malheur. Là, nous avertirons immédiatement la police. Et à

'arrivée du cargo...

Nous retrouverons le professeur Tournesol. Qu 'y a -t -il, monsieur ?

chose de grave, je vous crois. Mon maître s 'est embarqué sans un seul

de rechange.

Qu 'y a -t -il, capitaine ? Vous n 'avez pas l 'air dans votre assiette. Si, si,

mais je me demande si tout ira aussi bien que vous le supposez. Oh, quel

malheur, mon pauvre, pauvre monsieur.

De toute façon, rien ne pourra nous empêcher de retrouver notre ami.

Teneur de Brest, vous avez raison, Tintin.

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