All language subtitles for Enquete.en.famille.S01E04.FRENCH.WEBRip.x264

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂź)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American) Download
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Alors, ça c 'est bien.

Je

crois

qu 'elle a commencé, Charline, je crois qu 'elle a commencé sa démarche pour

retrouver ses parents biologiques.

T 'imagines, quand elle va rencontrer sa mĂšre, peut -ĂȘtre que...

Elle va la préférer à moi ? Ah, possible, chérie, voyons.

Personne ne peut préférer qui que ce soit à toi.

Ah, c 'est gentil, ça.

Maintenant, ce serait bien que tu l 'aies.

Oui, qui peut ? Oh,

c 'est plus gentil, ce silence.

VoilĂ . C 'est qui, silence, en tant que toi ? Et c 'est contre -productif.

Parce que plus tu parles, moins il y aura de poissons. Et moins il y aura de

poissons, plus on va rester lĂ .

Regarde, ça bouge.

Qu 'est -ce qu 'on fait lĂ  ? Prends la canne.

Qu 'est -ce que je fais lĂ  ? Maintenant, tu moulines.

Je mouline.

Vas -y doucement.

Ne m 'engueule pas. Je mouline.

Je n 'ai plus quelque chose. Vas -y doucement.

LĂšve maintenant.

LĂ  -dessus.

Oh, ben non.

Ben non, regarde, c 'est nul. Qu 'est -ce que c 'est que ce truc ? Elle est

mal, cette codasse. Qu 'est -ce que t 'en penses ? On devrait essayer de

repĂȘcher l 'autre, parce qu 'avec un peu de chance, c 'est Ă  pointure.

Bon, moi, de toute façon, je m 'en fous, je la récupÚre.

Pas de raison.

Tu vois, elle est presque neuve.

Regarde ça.

C 'est du cuir.

Ah ! Ah, Philippe ! Regarde, il y a un pied dans la...

VoilĂ .

Et je fais quoi, lĂ  ? Vous le remplissez ? Pour qu 'il puisse ĂȘtre transmis au

CNAOP. Au CNAOP ? CNAOP. C -N -A -O -P.

Conseil national pour l 'accÚs au régime personnel.

Et c 'est eux qui vont me communiquer l 'identité de mes vrais parents ? Alors,

deux solutions.

Ou vos parents biologiques ont levé le secret de leur identité.

Et on vous donnera leurs coordonnĂ©es pour que vous les contactiez vous -mĂȘme

ils ne se font pas manifester et dans ce cas -là, ils seront contactés par l

'administration et prévenus de votre demande.

Et dans ce cas -là ? Dans ce cas -là, libre à eux de répondre ou pas.

Sachant que bien souvent, il ne s 'agit que de la mĂšre et que la plupart du

temps, enfin je parle que de mon expérience, elles répondent par la

On ne remet pas aux branches les fruits qui sont tombés.

Pardon, c 'est demain. Merci, au revoir. Au revoir.

Oui, Lilo.

De toute façon, on t 'a tout dit. On pĂȘchait, et au lieu de pĂȘcher un gardon,

a pĂȘchĂ© un pied, voilĂ .

Mais on ne sait rien de plus.

Mais non, rien de plus. Rien, rien, rien.

Bien sûr.

Oui, promis, j 'aurai.

Un peu comme toi avec tes parents biologiques.

Tu vois, si on est comme toi, on ne sait rien de plus.

D 'ailleurs, tu en es oĂč dans tes dĂ©marches, ma chĂ©rie ? Tu ne vas pas me

la question à chaque fois qu 'on se voit ? Tu m 'as déjà demandé hier.

Non. Vas -y.

Par exemple, est -ce que c 'est aussi difficile pour vous que pour moi, vous

savez ? Oui.

Et non, je n 'ai toujours pas commencé les démarches.

C 'est drĂŽle.

Quoi ? Mais ça l 'a mĂȘme Ă  l 'aise.

Déjà, ça, c 'est le pied d 'un homme, comme la chaussure le laissait supposer.

TrÚs belle chaussure, d 'ailleurs. Vous avez remarqué que j 'ai réussi à retirer

le pied sans la découper, ce qui n 'a pas été facile, je tiens à vous le dire.

'imagine, super, merci beaucoup, Martinez.

Et donc, l 'ùge du pied, enfin, de son propriétaire ? Je dirais plus ou moins

ans, mais ça reste à confirmer.

OK. Et il pourrait ĂȘtre encore en vie, le propriĂ©taire du pied ? Non, l

'amputation a été réalisée post -mortem.

C 'est pourquoi j 'aurais besoin d 'un peu de temps pour déterminer la date de

la mort.

Parce qu 'ayant séjourné dans l 'eau, ça fausse la donne.

J 'imagine.

Mais bon, c 'est une question de jour.

La mort ? Non, ma réponse !

Les plongeurs n 'ont rien trouvé dans les temps ni aux alentours. Et vous,

aucune disparition signalée ? Aucun correspondant à la tranche d 'ùge.

La scientifique a bien reçu la chaussure ? Oui.

Compliqué de trouver un coupable quand on ne sait pas qui est la victime.

Capitaine Rochette ? Quoi ? Ok, touche Ă  rien, on arrive.

On se rejoint Ă  la voiture.

Il y a un truc, chérie, qui est collé sous mon ongle.

Et puis j 'ai gratté cette chaussure, je ne sais pas ce que c 'est, je n 'arrive

pas Ă  l 'enlever.

C 'est grave quand mĂȘme.

S 'il y a une bactérie, tu vas choper la gangrÚne.

Chérie, voilà Bastien.

Bonjour. Bonjour Bastien. Vous allez bien ? Oui. TrĂšs bien, et toi ? Oui.

Vous auriez du rotophile pour moi des broussailleuses ? Je vais te chercher

Merci. C 'est pour le jardin des Bénarroches ? Ah, mais si elle est

vous échappe.

Tout nous échappe, au contraire.

Surtout notre fille, depuis qu 'elle vit avec toi.

Ah non, pas avec moi.

Chez moi. C 'est pas pareil.

Je la dépends, moi, c 'est tout.

Vous ĂȘtes grand, ce que vous voulez. Et puis nous, on veut pas s 'immiscer.

Elle nous manque terriblement, notre fille, notre petite Sacha.

Et on aimerait tellement pouvoir l 'aider.

Ah oui, je comprends.

Parce que c 'est vous qui avez péché le pied.

Donc vous aimeriez... Trouver celui qui l 'a découpé ? Non, quand on dit qu 'on

veut l 'aider, c 'est en tant que parent, c 'est tout.

Surtout, s 'il y avait quoi que ce soit que tu sens, tu nous le dis, tu nous

préviens. Tu peux nous appeler 24h sur 24.

MĂȘme la nuit, on est ensemble.

Au taquet.

Formidable. Tiens, ça c 'est pour nous.

Tu ne dois rien, bien sûr.

C 'est gentil, merci.

Tu es un peu comme notre fils maintenant.

Si tu pouvais lui dire qu 'on prĂ©fĂ©rait pas ĂȘtre obligĂ© de pĂȘcher un pied pour

pouvoir la croiser.

Je lui dirais, promis.

Bonne journée, fiston. Merci, vous aussi.

Et voilĂ .

Si elle était tombée sur un crétin comme son ex, le Paul -Henri, bon... Mais

lui, il est quand mĂȘme proche de la perfection.

Non ? On va jamais la récupérer.

Hé ! Mais... J 'ai trouvé le truc, regarde, c 'est ça ! C 'est ça qui avait

collé sous mon ombre, tu vois ? C 'est un signe, chérie, il faut jamais

désespérer. On va retrouver notre fille. C 'est une idée.

Comment vous l 'avez découvert ?

J 'étais sorti jeter les poubelles et il y avait plein de chats qui tournaient

autour. Je les ai fait dégager, c 'est là que j 'ai vu ça.

Mais vous n 'avez touché à rien ? Jamais de la vie, quelle horreur.

Et qui a accÚs à cette ruelle ? A peu prÚs tout le monde là -bas, ça donne sur

le bout de la rue.

TrĂšs bien, merci beaucoup.

De rien.

Si le pied matche avec la jambe, on risque de trouver des bouts de corps

éparpillés dans toute la ville, façon puzzle.

J 'adore les puzzles.

Tant mieux, parce que ça serait bien qu 'on les retrouve avant que des gamins ne

tombent dessus.

Oh, mais quel merdier. Il y a des policiers partout. Ça ratisse en toute

ville. Mais à qui ça peut bien appartenir, ces morceaux -là ? Je ne

Dis donc, ils ont trouvé un bras avec une main au bout ? Non.

Ce n 'est pas eux qui l 'ont trouvé.

C 'est Olivia Cardozo.

Cardozo. Ah, vraiment ? La couturiÚre. C 'est son chien qui l 'a ramené comme si

il était tombé sur un os.

Pour une fois que quelqu 'un propose sa main Ă  Olivia Cardozo.

Bon, au cas.

oĂč vous vous en doutiez, tous les membres appartiennent bien au mĂȘme

Et pour la date de la mort ? Ah, c 'est là que ça se complique, parce qu 'ils

ont un autre point commun, ces petits bouts.

Ils ont tous été congelés.

Congelés ? Oui, congelés.

Enfin, le corps a été congelé en entier, qui sortit du congélateur et découpé en

morceaux. Post -mortem, post -congélation, donc.

Et tant que j 'ai pas le tronc...

Je ne peux pas vous donner la cause de la mort.

Et pour le mode opératoire ? Ah, ça n 'a pas été fait par un pro, ça c 'est sûr.

En tout cas, pas quelqu 'un qui s 'y connaĂźt en anatomie.

Vous pouvez éliminer tous les bouchers, les chirurgiens de votre liste de

suspects.

Déjà, pour avoir des suspects, il faudrait déjà que je sache qui a été tué

pourquoi.

Bon, là, la question que je me pose, c 'est si le corps était congelé depuis

longtemps. Pourquoi le tueur a soudainement décidé de le décongeler et

disperser partout dans les alentours ? Il avait peut -ĂȘtre besoin de place pour

ranger ses surgelés.

TrĂšs drĂŽle, Martinelle.

Tu ne veux pas

faire le point sur les commandes avec moi pour une fois qu 'il n 'y a personne

dans la boutique ?

Je te parle, chéri.

Qu 'est -ce que tu lis ? Les avis d 'obsĂšques.

Ah, Georges Trinovitch est mort.

C 'est qui, ça, Georges Trinovitch ? Aucune idée.

Pourquoi tu me dis ça, alors ? Parce qu 'on va quand mĂȘme aller Ă  sa veillĂ©e

funéraire pour lui rendre un dernier hommage.

Quoi ? C 'est une affaire de 5 minutes.

On vérifie que le corps a bien toutes ses mains, ses jambes et ses pieds, et

puis on repart.

Pas la peine d 'appeler la police pour ça.

Surtout que s 'il en manque un bout...

Personne ne va nous reprocher d 'avoir découvert à qui appartient ce pied qu

a trouvĂ© nous -mĂȘmes avec nos petites mains.

C 'est génial.

Fais -toi belle.

Vous

avez

le retour de la scientifique ? Franchement, décevant.

Tout ce qu 'ils ont trouvé, c 'est des restes de cire sur la semelle de la

chaussure. La cire de bougie bas de gamme.

Ouais, donc lĂ , ça peut ĂȘtre tout et n 'importe quoi. Une fĂȘte d 'anniversaire,

un dßner aux gandelles, une panne d 'électricité.

Une lettre noire.

Ah oui, la semelle n 'est pas la semelle d 'origine.

Elle a été changée récemment.

Ah ben voilĂ , il ne nous reste plus qu 'Ă  faire le tour de tous les

Bon, allez.

Ouais, des bottines comme ça, on ne voit pas tous les jours, ça c 'est sûr.

En plus, c 'est moi qui ai changé la semelle.

Je reconnais mon boulot, je mets toujours un petit renfort lĂ .

Vous voyez ? Ah ouais.

Et puis, elles ont été élargies en plus.

Vous savez pourquoi ? Non.

C 'est du cuir de cordovan.

Un cuir rare, magnifique.

Mais un peu moins souple que les cuirs habituels.

Oui, donc c 'est pas tout le monde qui porte ce genre de chaussures.

Ah non.

Non, non, seulement les amateurs, les vrais.

Parce que le cuir de cordovan, c 'est un cuir de cheval.

Mais attention, pas n 'importe quelle partie du cheval, la partie arriĂšre de

croupe.

Ce qui fait sa rareté, donc son prix.

Et des amateurs de chaussures Ă  base de croupes de cheval, il y en a beaucoup

dans le coin ? Bah, attendez, j 'ai regardé dans mon registre.

L 'ombre est discrÚte, d 'accord ? Il faut qu 'on passe inaperçu.

C 'est inaperçu, c 'est compliqué.

Je dirais mĂȘme plus, ça ne va pas ĂȘtre simple.

Bonjour, c 'est tellement gentil d 'ĂȘtre venu.

Je suis sûre que Georges aurait été trÚs touché.

Vous le connaissiez bien ? Oui ! Est -ce qu 'on connaĂźt vraiment

les gens ? On le connaissait, mais sans le connaĂźtre vraiment.

Mais c 'est déjà beaucoup, pour tout vous dire.

M. Tranovitch n 'a pas de famille.

Et apparemment pas d 'amis non plus.

Enfin, à part vous, bien sûr.

Et ces personnes -lĂ  qui sont lĂ , non ? Ah non, non, non.

Eux, ce sont des bénévoles de l 'association de paroissiens dont je m

Ah, trĂšs bien.

Et d 'aprĂšs ce que j 'ai cru comprendre, M.

Tranovitch, il n 'était pas trÚs apprécié.

Mais bon, vous, vous avez réussi à l 'aimer malgré tous ses défauts. Et ça,

ça, c 'est merveilleux. Est -ce qu 'il serait possible de se recueillir à

quelques instants, seul, mon Ă©pouse et moi -mĂȘme ? Mais bien sĂ»r ! Mais bien

! Allez ! Merci.

Ben oui, bon.

On ne va pas ĂȘtre seul, on n 'aura pas mieux, c 'est toi.

Merci. Merci beaucoup.

Vous avez la chambre bleue comme d 'habitude.

Vous vous souvenez, premier étage passe.

Installez -vous, je vous rejoins tout de suite avec les bagages.

Bonjour. Bonjour.

Si vous voulez des chambres, je suis désolé, c 'est complet. Et pour la table

'hĂŽte, je ne prends plus personne non plus.

Une prochaine fois peut -ĂȘtre. Oui, attendez, on a des questions Ă  vous

monsieur Beauval.

Ah ?

Est -ce que vous reconnaissez cette chaussure ? En tous les cas, c 'est pas

moi.

À votre mari, peut -ĂȘtre ? Peut -ĂȘtre, il en a toute une collection.

Mais oĂč est le problĂšme ? On peut lui parler ? Il est pas lĂ .

Ah, on peut repasser plus tard, alors.

Il sera pas là non plus, il s 'est absenté.

Absenté.

AbsentĂ©, d 'accord. Et il y a un moyen de le joindre ? Il est oĂč en ce moment ?

En randonnée dans le sud de la France, hors réseau et...

Je ne sais pas quand il revient.

Vous ne savez pas grand -chose.

Écoutez, j 'ai des Hollandais qui arrivent, les chambres à finir, les

préparer, et je suis tout seul à tous les rires.

Ah oui, dis donc, il n 'a pas choisi son moment pour partir en randonnée, votre

mari ? Non, non, mais qui sait jamais le moment de partir ? Elle a preuve.

Excusez -moi, mais lĂ , vraiment, je ne peux plus.

Il faut que tu ailles Ă  la diversion.

Diversion.

Je fais diversion.

Écoute, tu t 'Ă©merdes. C 'est ton idĂ©e, aprĂšs tout. Allez.

Mais

chérie,

qu 'est -ce qui se passe ? Il faut faire quelque

chose, lĂ .

Mais chérie, qu 'est -ce que tu fais ?

Enfin, faites quelque chose. Mon mari prend feu.

Oui. J 'arrive.

Ce n 'est pas de l 'eau bĂ©nite, mais ça marche quand mĂȘme.

Oui, heureusement. Ça va, chĂ©ri ? Oui, ça va.

Je maĂźtrise le jeu.

Oui. Bon.

Chéri.

Ah, merde.

Bon, on va peut -ĂȘtre y aller, nous.

Oui. Non, pas si vite. Enfin, vous allez rater la levée du corps.

Enfin, bon.

Écoutez ce qui serait formidable, hein ? Tous les deux, comme vous ĂȘtes les plus

proches. C 'est que vous lui rendiez un petit hommage en lui faisant un discours

pendant la cérémonie à l 'église.

S 'il vous plaĂźt.

Le Christ, notre Seigneur, vous serait tellement reconnaissant.

Alors ? Quand mĂȘme.

D 'accord.

Merci, merci.

Bon, ça donne quoi le téléphone du mari ? Comment il s 'appelle déjà ?

Amir Madani.

Coupé. Enfin, pas lui, son téléphone.

On remarque peut -ĂȘtre que lui aussi.

C 'est possible.

Ça fait un mois qu 'il n 'a pas passĂ© un seul coup de fil.

D 'accord, je veux bien qu 'il n 'ait pas de réseau quand il randonne, mais il

a bien un moment oĂč il va s 'arrĂȘter pour dormir, manger.

C 'est quand mĂȘme bizarre qu 'il n 'ait pas appelĂ© son mari.

Surtout que Betty a eu sa mĂšre. Et elle non plus. Pas de nouvelles depuis un

mois.

Bon, l 'enquĂȘte de voisinage, ça donne quoi ? Le couple est assez apprĂ©ciĂ©.

Poli, saleureux.

Il y a un truc qui revient par contre. C 'est qu 'il s 'engueule souvent.

Les endives.

Oui, il y a un fournisseur qui s 'est souvenu d 'une grosse engueulade entre

eux. C 'était quand ça ? Juste avant qu 'AmiÚre ne parte soi -disant en

randonnée. D 'accord, mais quel est le rapport avec les endives ? Parce qu 'en

fait, le mec, il est maraĂźcher. Il livrait les derniĂšres endives de la

'était il y a un mois. Il parle d 'un énorme clash.

Menace de mort, crise de jalousie.

Menace de qui ? Tony Beauval.

TrÚs énervé contre son mari. D 'ailleurs, il aurait dit... Il aurait

jour tu disparaĂźtras vraiment et on n 'entendra plus jamais parler de toi.

Non, c 'est bon ça.

Mon trĂšs, trĂšs cher Georges.

Jojo, puisque c 'est comme ça qu 'on t 'appelait, mon Jojo.

Oui, c 'est exact.

Mon cher Jojo, donc, c 'est avec beaucoup de chagrin que

je voulais te dire... Que tu étais mort.

Mort.

Avec dignité.

Et courage.

VoilĂ , alors repose en paix. Amen.

Tant de souvenirs nous reviennent.

Mais qu 'il serait beaucoup trop long de tous les citer, chéri. Je retiens

surtout la fois oĂč tu as grimpĂ© l 'Everest.

Ah oui, ah oui. Ah bon ? C 'est ainsi qu 'on avait surnommé Sylvie Vanetti, la

premiÚre de la classe qui mesurait déjà prÚs d 'un mÚtre quatre -vingt à quinze

ans.

Une des rares conquĂȘtes Ă  mettre Ă  ton actif, cher Jojo.

Tout du moins Ă  ce jour.

Mais quelque chose me dit que ça devrait rester là. Voilà, c 'est ça. Donc

alors, adieu Jojo une derniĂšre fois. Et on te souhaite une belle vie qui t

'attend. Enfin, voilĂ . Amen.

Au revoir Jojo.

C 'est trop dur. Je ne comprends

pas

ce que vous cherchez.

C 'est hallucinant.

Vous me reprochez quoi ?

Vous vous entendez comment avec votre mari ? Comme tous les couples, j

On a des hauts et des bas.

Oui, dites donc, vous ĂȘtes bien Ă©quipĂ©s.

Au cas oĂč ça vous aurait Ă©chappĂ©, c 'est mon outil de travail.

Je suis désolée, mais on va devoir vous prendre tout ça pour les faire analyser.

Comment je fais la cuisine, moi ? Dites -moi, vous avez un congélateur ? A votre

avis.

On va devoir faire des analyses dessus aussi.

Vous pensez que j 'ai mis mon mari dans mon congélo, mais c 'est quoi ce délire

? On a trouvé ça ?

CachĂ© sous des vĂȘtements dans une chambre.

C 'est le portable de votre mari ? On comprend mieux maintenant pourquoi il

était injoignable ? Merci, Ludo.

Martin ? Ton idée, elle était nulle, tu comprends ? Ah bah la tienne aussi, avec

ton histoire de diversion, il y a de ça.

J 'ai de la serre -plein mauvaise, ça. Faut que j 'enlÚve tout de suite, sinon

ça partira jamais.

On n 'avait pas rentré un produit pour ça il y a un ou deux ans. Ah, mais si !

Mais oui, mais oui, la cire, les cierges ! Mais oui, c 'est Ă  cause de la cire,

des cierges, de l 'église qu 'on avait acheté ce produit, mais bien sûr ! Mais

souviens -toi, parce que l 'ancien curé, en fait... Il avait parkinson, tu te

souviens ? Oui.

Je me souviens qu 'il en mettait partout de la cire en se promenant dans les

allées. Du coup, tout le monde en avait pris les chaussures. Je me souviens

maintenant, oui. Les semelles qui collent. Tu te souviens oĂč tu as mis le

produit ? On s 'en fout, Philippe, de ça.

Ce qu 'il faut que tu comprennes, c 'est que la cire, c 'est ça que j 'avais qui

était incrusté dans mon ongle aprÚs avoir gratté la chaussure.

Ah oui, je ne comprends rien. Tu penses que c 'est l 'ancien curé qui était le

propriétaire du pied ? Mais non, pas du tout.

Par contre, ce qui est fort probable, c 'est que la semelle du mort ait marché

dans la serre du curé de l 'église. Tu comprends ? Donc il faut qu 'on y

retourne. Ah non, pas deux fois, ça va.

Mais écoute, maintenant on a des relations, on la connaßt, la bonne du

elle nous aidera Ă  retrouver le pied du mort.

Trouve -moi le produit d 'abord. C 'est gĂ©nial quand mĂȘme ce que j 'ai trouvĂ©.

Bonjour. Bonjour.

On vous a apporté, chérie, un petit peu d 'habits.

Vous ĂȘtes formidable.

Vous savez, ceux qui sont dans le besoin sont malheureusement plus nombreux que

ceux qui donnent. On manque toujours de bras.

À propos de bras, Odile, c 'est bien Odile, n 'est -ce pas ? Oui.

Vous avez combien de bénévoles ici ? C 'est variable.

Vous voyez, par exemple, normalement, le mardi, on est deux de plus.

Et puis lĂ ... Oh,

pardon, ça vibre.

J 'ai un coup de fil.

Pardonnez -moi.

Oui. Mais non, non, non, non, non. Je n 'ai pas oublié de passer à la pharmacie.

Ah oui, j 'ai l 'ordonnance, oui.

Allez, Ă  toutes. Oui, promis.

Promis.

Un mari oppressant, je connais.

Ah non, c 'est pire, c 'est mon pĂšre.

Ah, pardon.

Je ne sais plus oĂč j 'en Ă©tais, du coup. Ah oui, puisque vous avez l 'air de

vouloir aider, peut -ĂȘtre que vous pourriez rester avec nous pour faire le

de vĂȘtements. Ce serait formidable, ça vous permettrait de faire un galop d

'essai. Et moi, je ne vous dis pas comme ça m 'aiderait. Oui, oui, je vous dis

oui. Absolument, un petit galop d 'essai, chérie. On est bien en service.

C 'est formidable.

Je vous embrasse.

Alors, voyez, Philippe, il faut s 'organiser.

J 'ai du mal Ă  croire Ă  l 'explication de Tony Beauval sur la disparition de

mari, madame la juge.

Il dit qu 'il a confisqué le portable et la carte de son mari pour lui faire l

'assaut parce qu 'il l 'aurait trompé. Bon, c 'est un peu ridicule, je vous l

'accorde. Mais ça se tient, non ? Des histoires de couple... Oui, enfin, bon,

lĂ , je sais pas si on peut encore parler de couple parce que son mari, on sait

toujours pas oĂč il est.

Peut -ĂȘtre homophobe ? Pardon ? Ça va pas ou quoi ? Mais ça n 'a aucun

pardon, mais... Qu 'il soit gay, hĂ©tĂ©ro ou bisexuel ou mĂȘme moine, enfin... Si

le type a découpé son mec en morceaux, il est coupable, c 'est tout.

Présumé coupable.

Pardon, mais je comprends pas.

À chaque fois, vous me dites que j 'attends trop longtemps, que je vĂ©rifie

Là, il y a tout pour le mettre en examen, non ? Mais disons que je préfÚre

attendre les analyses du congélateur plutÎt que de me mettre toute la

LGBT à dos parce que je suis allée trop vite.

Au revoir, madame la juge.

Je ne sais mĂȘme pas si chez moi, je me retrouve en cherchĂ© les autres.

Mais c 'est à moi, ça !

Philippe, c 'est le principe.

On débarrasse nos placards de nos vieilles fringues.

Qui, vieilles fringues ? Ce n 'est pas les vieilles fringues. Ça, c 'est mon

polo préféré.

Mon polo préféré, j 'entends que tu ne l 'as pas mis. Franchement, tu as vu la

gueule qu 'il a ? Franchement, il ne te manquera pas. Si, il va me manquer

beaucoup parce que j 'y tiens énormément.

En plus, ça va revenir à la mode. Bye bye le polo.

Odile, j 'ai mon petit polo.

C 'est oĂč les hommes ? C 'est lĂ .

Il est magnifique ce polo.

C 'est Ă  mon mari.

Bon, dites -moi, comment ça marche ici ? C 'est toujours les mĂȘmes bĂ©nĂ©voles.

Oui, chacun à peu prÚs son jour, ça tourne.

Mais vous me direz quel est le jour le plus pratique pour vous et puis on s

'arrangera. Oui, chérie.

Et alors, ceux d 'aujourd 'hui ne sont pas venus, c 'est ça qui s 'est passé ?

Ben non.

Un couple de gens mais charmants, les Esposito.

Alors eux, ils sont là depuis des années, monsieur et madame Esposito.

Et puis depuis quelques semaines, il nous faut faux bon.

Enfin, chacun est libre.

C 'est le principe du bénévolat. Mais je ne sais pas, ils ne m 'ont pas prévenu.

Et ça, ce n 'est pas leur genre.

Peut -ĂȘtre qu 'ils sont partis en vacances, tout simplement.

Non, non, ça, ce n 'est pas possible.

Ils ont beau ĂȘtre bĂ©nĂ©voles, ils sont quand mĂȘme dans le besoin.

C 'est ce que je vous disais, c 'est toujours pareil.

Entre pauvres, on soutient.

Mais les plus riches.

Ils ne sont pas si charitables.

Mais bon, je ne juge pas.

Dieu reconnaĂźtra les siens.

Philippe, ça fait un mois qu 'ils ont disparu sans prévenir.

Ils n 'ont pas les moyens de se payer les vacances.

Ils vont à l 'église toutes les semaines. Ils ont forcément mis les

la cire du curé.

Oui, mais le pied qu 'on a trouvé, c 'est celui d 'un homme, pas d 'un

Alors ça veut dire qu 'elle a tué son mari et qu 'elle s 'est barrée aprÚs.

Ou alors les deux sont morts.

Et on va bientĂŽt trouver un petit bout de la femme un peu partout aussi.

En mĂȘme temps, pourquoi assassiner des gens qui n 'en prennent rien Ă  dire ? L

'argent n 'est pas le seul mobile pour tuer des gens.

Regarde, moi j 'ai trĂšs souvent eu envie de te trucider.

Alors que tu n 'es pas milliardaire.

C 'est vrai que moi aussi ça m 'a souvent traversé l 'esprit.

Si mademoiselle veut bien donner la peine.

Waouh ! Trop jolie.

Merci.

Pour moi ? Non, c 'est pour Priscilla.

Priscilla ? Ou Kévina, donnez -leur ce que tu préfÚres.

Il faudrait bien lui donner un prénom à cette petite.

C 'est trop mignon.

Merci.

Tu l 'as dit à tes parents, que c 'était une fille ? Pas encore.

J 'ai pas réussi à leur parler du courrier que j 'ai renvoyé.

Je sais pas ce qui me fait le plus peur, avoir une réponse ou pas en avoir.

Je vais leur dire quoi, moi, à ces gens qui m 'ont abandonnée ? J 'ai l

'impression que je pourrai jamais plus avoir confiance en personne.

MĂȘme pas en moi.

Fais -moi une place.

T 'attends que tu les amours.

Et puis j 'ai du mérite, parce que tu t 'es barré sans me dire au revoir.

C 'est sérieux ? J 'espÚre que tu déconnes, parce que je suis revenue en

Sauf que t 'étais déjà trÚs occupée avec la fille des Rinaldi et de l 'Antin.

Comme quoi t 'aimais déjà beaucoup les fleurs.

Avec l 'Antin, la vache, je l 'avais oubliée.

Donc t 'es revenue ? T 'espĂ©rais quoi ? Que je t 'empĂȘche de partir ? Non mais t

'aurais pas réussi.

Je peux peut -ĂȘtre vous arrĂȘter.

Je suis désolée, je voulais pas te faire peur.

Je suis rentrée de voyage un peu plus tÎt que prévu, je voulais juste faire la

surprise Ă  Bastien. Il dort encore lĂ  oĂč il est parti bosser ? Je sais pas.

Ok, pardon, on fait les choses Ă  l 'envers.

Salut, moi c 'est SolĂšne.

Toi t 'es qui ? On se connaßt pas, non ? Bastien m 'a pas parlé de toi, je

crois.

Parce que je suis personne, je suis une vieille amie d 'enfant. Qui est déjà

trĂšs Ă  la bourre, donc elle doit partir. Salut.

Ok. Salut, tu veux pas de café du coup ? Non merci.

Je suis vraiment trop conne, c 'est pas possible.

Regarde, je suis sûre que c 'est là.

Oui, est -ce que vous me fermez ? Viens, viens, viens.

Tu vois, Esposito, M. et Mme Esposito. Regarde, la boßte, elle déborde comme si

elle n 'avait pas ouvert depuis des semaines.

Vous cherchez quelque chose ? Oui, bonjour, monsieur.

Nous sommes de l 'aide sociale.

M. Dutronc, Mme Vartan.

Nous venons voir M.

et Mme Esposito.

Ils ne sont pas là ? Oui, bien sûr, c 'est ce que nous avons vu.

Quand est -ce qu 'ils vont revenir, monsieur ? Aucune idée.

Ils ont dĂ» avoir un problĂšme.

Ils sont partis sans prévenir personne.

Ils ne vont jamais nulle part.

C 'est contrariant. Oui, trĂšs.

Monsieur, s 'il vous plaĂźt, est -ce que c 'est un couple qui s 'entend bien ?

Pourquoi ? Quand un couple s 'engueule, il n 'a plus le droit Ă  l 'aide sociale

? Merci.

Merci beaucoup, monsieur.

Bonne journée à vous.

Betty ne nous l 'avait pas dit.

Quand elle avait appelé la mÚre d 'Amir Madani ? Le mari de Tony de la maison d

'hĂŽte, lĂ .

Elle l 'avait trouvé un peu bizarre.

Genre, pas inquiĂšte par la disparition de son fils.

Et donc, tu la connais. Elle a voulu vérifier.

Et elle est allée la voir.

Non, on ne dit pas que son fils était allé chez elle.

Depuis le premier jour.

Et on a le mari disparu.

Bien joué, Vessi.

AprĂšs vous.

Bonjour, monsieur Madani.

Capitaine Rochette, et voici mes adjointes. Bonjour.

Je comprends pas ce qu 'il se passe.

Tony a appelé la police.

Il pensait que j 'étais mort.

Alors lui, je sais pas, mais nous, oui.

Vous aviez disparu depuis un mois, monsieur Madani.

Disparu ? Il vous a dit pourquoi, j 'espÚre ? Il m 'a viré comme un mal

C 'est un jaloux maladif.

DĂšs que je suis trop aimable avec un client, il devient fou.

Me piquer ma carte bleue, mon téléphone, comme si j 'avais 14 ans.

Il espérait que j 'allais revenir en m 'excusant ? Ben non.

J 'ai ma fierté, moi aussi.

Alors oui, j 'ai fait le mort.

Et tant mieux s 'il a vraiment eu peur.

Bien, bien, bien.

Dites -moi, est -ce que vous reconnaissez ces chaussures ?

Oui.

Je crois, j 'avais les mĂȘmes.

Elles m 'ont toujours fait un peu mal, alors je les ai données à l 'association

de l 'église.

Et c 'est il y a combien de temps ?

Je ne sais pas.

Il y a plus d 'un an en tout cas.

Ok.

Une fois pour ça.

Ouais.

One more.

Non.

Ne me dis pas qu 'on a encore retrouvé un bout de corps.

Oh yes.

Et quoi ? En plus, c 'est les millingues.

Si on continue de m 'apporter des cadavres en piÚces détachées, je ne suis

prĂȘt de prendre ma retraite Ă  l 'Ăąge lĂ©gal, moi.

Donc vous avez le buste, vous avez largement de quoi faire, non ? Puisqu

avait deux orteils ou trois phalanges. Ah ben ça, c 'est sûr.

Et mĂȘme si ce buste traĂźne ici depuis quelques jours, je peux dĂ©jĂ  vous dire

'il a Ă©tĂ© dĂ©congelĂ© en mĂȘme temps.

que les autres bouts.

Je comprends toujours pas pourquoi le meurtrier aurait congelé puis décongelé

corps. Enfin, pardon, mais là, il y a une logique qui m 'échappe.

Ah, vous savez qu 'il faut jamais recongeler un truc qui a été décongelé ?

oui. Ça m 'est arrivĂ© une fois quand mon congĂ© allait tomber en panne. Bref, j

'étais malade comme un chien.

Mais merde ! Mais si ça se trouve, c 'est aussi con que ça.

Quoi ? Mais... Mais si le meurtrier avait été obligé de se débarrasser du

cadavre, tout simplement parce que son congélo était tombé en panne ? Mais il l

'aurait remplacé.

Ça prend du temps et de l 'argent sur toute cette taille.

Essayez de voir qui dans le coin a changé de congélo récemment. Et puis

continue de suivre les pas de cette chaussure.

Merci, monsieur Martineau.

Tu veux que je te rappelle ? Attends,

je vais te rappeler.

Merde. Bonjour, madame. Bonjour.

Capitaine Charline Rochette. Je pourrais parler Ă  la responsable, s 'il vous

plaĂźt ? Oui.

Monsieur Madani ? Ah oui, je le connais, monsieur Madani. Et son mari.

Enfin, que le seigneur, dans sa grande mensuitude, accepte son portée de

jugement.

Puis, monsieur Madani, il a toujours été... trÚs généreux avec l

Ils donnent réguliÚrement et des choses de qualité.

Comme ces chaussures, par exemple ? Alors lĂ , vous m 'en demandez

beaucoup. C 'était quand, ces chaussures ? Il y a un peu plus d 'un an, je

dirais. AprÚs, nous, ce qui nous intéresserait surtout, c 'est de savoir

elles ont été données.

Mais j 'en vois défiler tellement, moi.

Mais si vous m 'envoyez la photo, je peux la montrer aux bénévoles. Peut

que quelqu 'un saura quelque chose.

Parfait.

Avec plaisir.

Merci beaucoup. Au revoir.

Je ne vois pas ce qu 'on fait d 'illégal.

On s 'inquiĂšte pour un couple qui a disparu depuis longtemps.

C 'est tout. C 'est une démarche charitable, chrétienne. On n 'a rien de

Qu 'est -ce que tu fais ? Je cherche leur plan pour les clés.

Comme ça, ça nous permet de rentrer dans la maison sans commettre la moindre

réfraction. Parce que si on trouve les clés d 'une maison, on a le droit d 'y

entrer. Oui, c 'est mieux que de péter une vitre.

De toute façon, personne ne planque ses clés sous les pots de fleurs. Les gens

ne sont pas débiles. Pourquoi pas sous le paillasse ?

T 'as vu ça dans quel film ? Mais merde.

Rapproche, t 'es lĂ .

Il y a quelqu 'un ? Ouais,

ouais.

Oh lĂ  lĂ .

C 'était ça ? Oh là là.

C 'est qui ces gens ? Tout est neuf, t 'as vu ça ?

Ils vont monter un magasin ou quoi ?

Ah, trop de bénévoles qui n 'ont pas un rond.

Excuse -moi, mais t 'as vu ce fauteuil ? C 'est au moins trois SMIC, un truc

pareil. Et ce sac, toutes ces fringues.

Ils se font pas chier, les expositos.

Mais si c 'était les braqueurs. Non, parce que quand ça tombe du camion, en

général, c 'est un plus cher que l 'exemplaire.

AĂŻe.

Pas un cri, pas un cri. Je te fais tomber le capuchon. T 'as compris ? On a

identifié trois personnes qui ont changé de congélo les deux derniÚres semaines.

La premiÚre dans la seule boutique locale qui vend l 'électroménager, les

autres dans la grande distribution.

On ira les interroger demain.

Et pour les sites de vente entre particuliers ? On a lancé la recherche.

Oui, ça va.

Bon,

vous nous dites tout de suite oĂč c 'est que vous avez mis fric et bijoux ou vous

cramez les pieds au chalumeau.

Non, mais messieurs, lĂ , je crois que vous faites une petite erreur. Moi, je

fais erreur, moi ? Ça fait 15 jours que je vous surveille en attendant que vous

rentrez. Moi, je fais erreur. Pourquoi mon compagnon fait des erreurs, déjà,

? Non, mais d 'accord, non, c 'est pas d 'erreur.

Alors, non, ce que mon mari tente de vous dire, messieurs, c 'est que nous,

rentrer ici, mais nous, pas habiter ici. Nous, pas propriétaire d 'ici.

Allez, nous, on est français, nous, pourquoi tu nous parles comme des roues

velours, mon copain, lĂ  ? Eh, j 'ai une tĂȘte Ă  manger des cailloux, moi, tiens,

pourquoi stocker avec des clés, la grenouche ? Comprends -tu ce qu 'il dit

Hein ? Pourquoi tu fais les clés ? Ah oui, comme ça, c 'est un... Non, mais

parce

Vas -y, conduis les pieds Ă  la vie.

Vous gagnez 3 000 au loto, mais pas vous partager.

Je peux partager mon copain. 3 000 au loto, mais c 'est ça. Ils ont gagné au

loto les Espiritos.

Mais, messieurs, il y a un malentendu. Un malentendu quoi ?

Va gagner le tout ! Moi jure Ă  toi mon copain ! Je vous jure ! VoilĂ  ! Mais tu

craches pas sur moi seulement comme ça là ! Tu fais quoi là ? Tu fais de moi

pÚre ça ! Bon écoutez, c 'est pas compliqué.

Parce qu 'on a le bol.

Alors, l 'argent et les bijoux, eh bien, si vous, sûr que c 'est dans la maison,

eh bien, servez -vous. D 'accord ? Vous avez compris, ça ? Servez -vous, voilà.

Et puis, nous, on reste tranquilles ici. Oui, oui, c 'est tout pour vous, c 'est

bon. Servez -vous et nous, on reste... Hein, on bouge pas d 'ici.

Non, non, vous pouvez tout emporter, messieurs. Tout emporter. Allez, c 'est

bon. ArrĂȘtez de piser dans mon crĂąne, toi. D 'accord ? Pique -les le museau,

copain. Tu veux jouer au con avec moi ? Pique -les le museau avec moi. On va

voir si tu vas te foutre de ma gueule longtemps, toi. Regarde.

OĂč tu parles, oĂč j 'attends que tu m 'approches. On t 'a trois minutes.

Une

Vous vous rendez compte du risque que vous avez pris ou pas ? Si les expositos

'avaient pas décidé de s 'offrir un nouveau congélo et si moi je n 'avais

décidé de faire des heures supes.

Il faut vraiment que vous arrĂȘtez de jouer des justiciers lĂ .

Oui mais enfin.

Non il n 'y a pas de oui mais enfin maman. Si vous avez un truc Ă  me dire

me le dites mais vous arrĂȘtez de faire des trucs dans votre coin.

On ne peut pas te le dire parce que quand on veut te parler tu nous

nous disant qu 'on se mĂȘle de ce qui ne nous regarde pas. Oui mais pardon mais

je préfÚre vous engueuler que de vous perdre.

C 'est vrai ça t 'aurait fait de la peine.

Ça dĂ©pend.

Elle est évaluée à combien, la quincaillerie ? Tu nous aimes encore un

alors.

Tu nous considĂšres toujours comme tes parents, quand mĂȘme.

Bon, allez, arrĂȘtez avec vos questions.

Merci beaucoup.

Bon, allez -vous coucher, il est tard.

D 'ailleurs, ça ne vous dérange pas si, exceptionnellement, je dors chez vous ce

soir ? Parce que je n 'ai pas trop envie de déranger Bastien.

Ah, chérie, mais ça va.

Pas la peine de vous faire des films, c 'est juste pour cette nuit.

Oui,

Ludo.

Sans déconner.

Ah non, non, t 'as bien fait.

Ok.

Bon, je prends vite un petit thé et puis je te rejoins.

Ça marche.

Ouais, Ă  toute.

Le portable d 'Annabelle Esposito vient de Borner -Martinique il y a trois

jours. Un coup de fil Ă  ses parents Ă  qui elle s 'est bien abstenue de dire qu

'elle était là -bas.

Je le savais, t 'as vu ? Elle a dégommé son mari et elle s 'est tirée avec le

pactole toute seule comme sa peinarde.

Pas si peinarde, hein. Parce qu 'avec ce coup de fil, les flics de lĂ  -bas m

'ont l 'air trop vite fait.

Eh ben, tant mieux.

Comme ça, tu dis, filer dom -tom -boss. Eh ben, toi, tu peux prendre ton petit

déjeuner tranquillement. Assieds -toi, mon chéri. Voilà.

Bon.

Puisque vous insistez, je veux bien nourrir un peu mon bébé.

Il n 'y

a pas de Chocoloupes ?

Ah ouais, carrément, on croise vers les Antilles tous les deux.

Pendant un mois, elles n 'ont rien dit Ă  personne. Ni Ă  leurs amis, ni Ă  leur

famille.

Archiparano, M. et Mme Esposito.

Au moins, ce n 'est pas eux qu 'on a cramé les pieds. Oui, ni qu 'on a

en morceaux.

On repart à zéro.

Ah, Martinez.

Alors, Martinez, ses résultats, il est mort de quoi ? Mort naturelle.

Pardon ? Oui, je sais que c 'est contrariant, mais il n 'a pas été

est mort d 'une crise cardiaque.

La bĂȘte Ă©tait bien usĂ©e.

Et la mort remonte Ă  plus de six mois.

Six mois ? Ça veut dire que la piste criminelle est Ă  Ă©carter.

Oui, j 'en ai bien peur.

Merci, Martinez.

Bah, s 'il n 'y a pas de victime, il n 'y a pas de coupable.

Donc la liste des acheteurs de congélo sur le site de vente entre particuliers.

On laisse tomber, j 'imagine ? Attends, fais con, on avait des pieds. Parce que

tu crois que c 'est autorisé par la loi de découper un cadavre en tranches, d

'aprÚs toi ? Puis pardon, enfin, pourquoi découper quelqu 'un si on ne l

tué ? C 'est quoi vos pieds ?

Le pÚre qui vous a pas entendu, c 'est ça ? Il est sourd comme un pot.

Attendez, doudou.

Entrez. Tenez.

Ah bah merci, c 'est gentil ça.

Papa ! Papa ! Papa, c 'est moi ! Je reviens dans une minute.

Bougez pas.

Papa, tu es oĂč ? Il s

'était endormi.

Il est tellement sourd qu 'il rĂ©ussit Ă  ronfler mĂȘme avec la tĂ©lĂ©vision allumĂ©e.

Ça doit pas ĂȘtre marrant tous les jours, ça.

HĂ©las, c 'est le prĂȘt Ă  payer quand on veut pas que ses parents finissent en

EHPAD. Comme beaucoup.

Bon, vous ĂȘtes lĂ  pour quoi ? Vous avez changĂ© de congĂ©lateur rĂ©cemment ? Le

précédent était tombé en panne. Vous savez comme on dit, ça marche jusqu 'à

que ça marche plus.

Vous en avez fait quoi de l 'ancien ? J 'ai appelé les encombrants.

AprĂšs ce qu 'ils en font, eux... Allez, venez.

Et dites -moi, j 'imagine que vous n 'avez pas eu de retour, vous savez, pour

chaussure. Ah, mais non.

Non, non, ça n 'a rien dit à personne.

Mais vous savez, parfois, il y a des vĂȘtements qui mettent du temps Ă  trouver

acquéreur. Alors que cette paire, elle a tout de suite fait un heureux.

Enfin, un heureux... Quelle horrible histoire.

Ouais.

On a beau croire en Dieu et en l 'humanité, vous voyez, il y a des

'est plus difficile qu 'Ă  d 'autres.

Mais quel rapport avec mon congélateur ? Aucun, aucun, aucun.

TrĂšs joli foulard, en tout cas. Merci.

TrĂšs bien.

Bonne journée à vous.

Oui, OK.

Ça va, ça va bien aussi.

Dis donc, tu ne peux plus te passer de nous, on dirait.

Vous avez toujours mon foulard, lĂ  ? Vous savez, celui que vous m 'aviez

à mes 16 ans, le jaune et vert, que j 'ai jamais porté tellement il était

atroce. Ah, ben voilĂ , je le savais, je le savais. Faut toujours demander avant.

Comme pour mon polo.

Ta mÚre vient juste de le filer à l 'association de l 'église.

Mais si tu veux, on peut tenter de le récupérer. Avec mon polo.

Bon, et dans cette association -là, les bénévoles, ils ont le droit à prendre

ces vĂȘtements pureux ou... Ben non.

Ben non, parce qu 'on est lĂ  pour aider, pas pour s 'habiller gratos.

Pourquoi tu demandes ça ?

La femme qui s 'en occupe, un peu éliminée... Odile ? Oui, celle qui vit

son pĂšre.

Vous l 'avez déjà vue, son pÚre ? Non, quand on était là -bas, il l 'appelait

souvent pour un oui, pour un non.

Comme quoi, il y a pire que nous.

Attends, tu veux dire qu 'il l 'appelle quand elle est dans les locaux de l

'association ? Oui, pourquoi ? Qu 'est -ce qu

'on a ? Je ne sais pas.

Pourquoi je serais suspect que son pĂšre l 'appelle ? Parce qu 'il l 'appelle Ă 

un endroit oĂč elle ne capte pas, il n 'y a pas un pet de rĂ©seau.

Dis -moi, on a eu les encombrants ou pas ? Oui, ils ont bien confirmé avoir

changé le congélo.

La scientifique est passée à la décharge pour essayer de le retrouver.

Ok, ça marche. Bon, à tout de suite.

À tout.

Ah bah rebonjour ! Alors vous avez oublié quelque chose ? Oui, de parler à

pĂšre. Oh, moi je suis dĂ©solĂ©e, ça va pas ĂȘtre possible, je viens juste de le

coucher. Oh bah je suis dĂ©solĂ©e aussi, va falloir aller le rĂ©veiller. À moins

que ce ne soit compliqué, parce que ça fait des mois et des mois qu 'il ne s

'est pas réveillé de sa sieste.

N 'est -ce pas, Mme Mora ? Mais non ! Non mais

je

vous jure que j 'ai rien fait, rien du tout.

Je suis rentrée un soir, aprÚs avoir passé ma journée à l 'association, et je

'ai trouvé là, dans son fauteuil, devant la télévision.

Mort.

Le cƓur.

J 'ai pris mon téléphone pour contacter les pompes funÚbres, et puis j 'ai

réalisé ce qu 'allait se passer.

J 'avais sacrifié toutes les années, moi, pour mes parents.

Pour qu 'ils restent dans leur maison, pour qu 'ils aillent pas Ă  l 'EHPAD.

Et puis, avec tout ça, moi, j 'étais... J 'ai lùché mon boulot, j 'étais sans

ressources, quoi.

Oui, enfin, juste des petits bonus piqués à l 'association. Comme ces

chaussures, par exemple. Mais moi aussi, je fais partie des plus démunis.

VoilĂ .

Et sans la retraite de votre pĂšre, vous auriez en plus fini Ă  la rue.

C 'est pour ça que vous l 'avez mis dans le congélateur pour continuer à toucher

sa pension.

Trouver dans ma vie ta présence,

tenir une lampe allumée,

choisir avec toi la confiance.

Mais qui ça dérangeait aprÚs tout ? Qu 'est -ce que je faisais de mal ? Il

déjà au ciel.

C 'est -Ă  -dire que vous l 'avez quand mĂȘme dĂ©coupĂ© en morceaux ? Oui, mais ça

'est parce que mon congélateur est tombé en panne. Ah d 'accord, il a fallu

trouver une solution.

Bah oui, surtout que je ne m 'en suis pas rendu compte tout de suite, ça

commençait à sentir.

Et vous n 'avez pas pu vous débarrasser du corps en entier ? Je suis menue quand

mĂȘme.

Bah oui.

Mais Dieu m 'a pardonné, vous savez.

Il sait que je suis innocente.

Bon, bah, c 'est déjà ça de pris, alors.

Quelle hypocrite, quand mĂȘme.

Tu parles qu 'elle était là pour faire le bien.

Elle a découpé son propre pÚre.

C 'est monstrueux.

Moi, tu vois, j 'ai souvent eu envie de te gégouiller.

Je le dis.

Alors, tu découpes en morceaux, ça, je pourrais pas.

Ah, tant mieux. Je vais pouvoir dormir tranquille.

D 'ailleurs, c 'est l 'heure de l 'extinction de l 'IFO.

Ma chérie, tu es revenue ? Oui.

Mais inutile de vous faire des illusions, c 'est purement provisoire.

mieux pour vous, d 'ailleurs.

Pourquoi tant mieux pour nous ? Si je restais, je risquerais de faire comme

Odile Morin.

Aucune chance.

On a un trop petit congélo.

Tu sais, Bastien, la seule chose qui compte aujourd 'hui, c 'est de retrouver

mes vrais parents.

Capitaine Charline Rochette, laissez un message.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.