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LE CLAN DES SACKETT
Je suis Louis L 'Amour.
J'�cris sur la famille Sackett depuis 20 ans.
J'ai v�cu avec eux encore plus longtemps.
Voici leur histoire.
On dit que quand le Seigneur a chass� Adam et Eve du paradis
ils ont gravi les Alleghenies, et d�couvert un autre paradis.
Ils l'ont appel� Tennessee.
Ensuite le Chickasaw s'y installa
puis le Cherokee et l'homme blanc.
Davy Crockett, Andy Jackson et un Gallois nomm� Sackett.
- Merci pour... - Sackett y �leva ses fils,
- Tell, Orrin et Tyrel. - De rien, Orrin.
Le vieux Sackett aimait les chevaux rapides, les liqueurs fortes,
et les sermons enflamm�s.
Il �leva ses fils ainsi.
Elle est jolie.
Orrin Sackett.
Dieu ait piti�.
Tu as tu� mon frere Jeb.
Je suis ici pour r�parations.
Jeb �tait arm�, Long Higgins.
Il a d�gain� le premier.
Peu importe comment c'est arriv�.
Ce qui compte c'est que...
je suis un Higgins, tu es un Sackett.
Je ne suis pas arm�, Long.
Je sais.
Orrin.
Mary.
Debout!
Rentre a la maison.
Long.
Tu m'as pris par surprise.
Si on le faisait a la loyale?
Je n'y crois pas.
Je vais enterrer deux Sackett en un jour.
Maman?
Prends le brun.
C'est notre meilleur cheval.
Va a l'Ouest, trouve quelqu'un
pour �crire une lettre a maman.
Oui, maman.
Rappelle-toi des mots de M. Sackett: "Marche avec la loi, jamais contre."
Compris?
Oui, maman, je me souviens.
Va-t-en, maintenant.
Mon fils.
Dans la vall�e de l'ombre de la mort, je ne crains pas le Mal,
car Tu es avec moi.
Tu me guides et me r�confortes.
Tu dresses la table devant moi en pr�sence de mes ennemis.
Tu es arm�?
Viens maman, je te ramene a la maison.
Et ensuite? Tu tueras un autre Higgins?
Ceux qui restent.
Ils sont trop nombreux.
Il para�t qu'on te cherche, maintenant que ton frere est parti.
Je ne veux pas d'un pretre lisant ton hom�lie.
Rentrons.
Au nom de Ton fils, notre Sauveur,
amen.
Dieu te b�nisse frere Arthur...
sour Sarah, frere Jimmy, cheres sours... Que le Seigneur vous garde.
Que le Seigneur veille sur vous,
et vous donne la paix.
Que Dieu te b�nisse, ma sour.
- Suis ton frere a l'Ouest. - Maman, je ne peux pas oublier �a.
Fais ce que ta mere te dit.
Celui qui a tu� ta femme est mort et enterr�.
Ton frere s'est occup� de lui. Nous sommes quittes.
Tu dois partir,
des maintenant.
�coute ta mere.
Une fois ton frere et toi install�s, faites venir votre mere.
Baisse-toi.
Bien, madame.
- �a chauffe. - Comment...
- Tu as vu le chef aujourd'hui? - J'aimerais bien.
On a d�ja tout vu de toute fa�on.
Salut. Comment allez-vous?
Pas mal.
Une partie de poker?
D'accord.
On mise quatre.
Je suis et je relance.
Combien de cartes?
Trois.
Trois.
Le donneur prend deux cartes.
Monsieur, on est juste de pauvres mineurs.
Pas la peine d'utiliser des trucs de casinos avec nous.
Que dites-vous?
Que vous etes un requin.
Vous battez les cartes comme personne.
Vous me traitez de tricheur.
J'en ai l'impression.
Vous devriez retirer cette remarque.
Vous avez d�ja commis une erreur.
N'en faites pas deux.
Retirez ce que vous avez dit.
Impossible.
Wes Bigelow.
Je plains l'homme qui l'a tu�.
Le combat a �t� juste.
Bigelow a d�gain� le premier.
Sackett l'a attrap� en train de tricher aux cartes.
Le frere de Bigelow ne sera pas d'accord.
Je veillerai a ce qu'il ait un enterrement d�cent.
Vous ne devriez pas rester, Sackett.
Les freres Bigelow sont attendus au tournoi de poker de Marfa.
Partez maintenant
ou soyez pret a vous servir encore de votre arme.
La paye arrive.
Au fait,
le cheval de cet homme est maintenant propri�t� de la compagnie.
�a vaut bien,
la selle et le reste, 5 $ .
Je ne cherche ni n'attends les ennuis.
Juste une partie amicale.
Je comprends.
Allons-y. A la paye.
Vous, prenez des pelles et enterrez ce type.
Voila le joker qu'il nous manque.
Que puis-je pour vous?
Du travail, s'il y en a.
Je ne sais pas pour le travail,
mais je ne laisse jamais un homme partir le ventre vide.
Bienvenue.
Je pr�f�rerais le gagner.
Tu le gagneras, je t'embauche.
On prend des fermiers maintenant?
On verra �a, Carney.
Il est notre invit�.
Moi c'est Belden. Voici Cap Rountree.
Bonjour.
Je m'appelle Tyrel Sackett. Je viens du Tennessee.
Tu vas ou?
Les Rocheuses.
- J'ai besoin d'un emploi. - On n'a pas eu assez de ces fermiers
- M. Belden? - On a eu des ennuis avec des fermiers
il y a quelques semaines. Les fermiers et le b�tail ne s'entendent pas.
- On a perdu un homme. - Tu� par un cul-terreux.
Voici peut-etre notre revanche.
Si tu crois que tu peux tuer ce cul-terreux, tu fais erreur.
Carney, retourne au travail.
Vous aussi, les gars.
Si tu restes ici, tu auras affaire a moi.
Carney.
Tu vas devoir tuer cet homme, mon gars.
Tu as vraiment l'air d'un fermier.
On peut le dire.
Et en partie couguar.
On peut le dire.
Voici Tom Sunday, mon assistant.
Il s'occupe de l'embauche et de la d�bauche.
Je veux travailler.
- Tu as d�ja marqu� du b�tail? - Non, mais je peux apprendre.
D�ja travaill� de l'aube au cr�puscule, couru apres du b�tail la nuit?
D�ja travaill� toute la journ�e de la poussiere dans la bouche?
Non, monsieur.
Tu es embauch�.
C'est lui qui d�cide.
Moi, je suis juste le propri�taire.
Mange vite.
Tu viens de te trouver un boulot.
Foutue poussiere.
Emplissez la coupe. Les jours venteux des hommes
ne sont que poussiere qui s'�leve. Et retombe doucement.
C'est de Tennyson.
Ce n'est pas joli?
Je ne comprends pas tout, mais �a sonne bien.
Il r�cite des mots.
Il r�cite toujours des choses
sur le pass�, des histoires.
Grecques, surtout.
Mais il est aussi bon avec un pistolet qu'avec les mots.
S'il est �duqu�, que fait-il au milieu des vaches?
II a un secret, comme tous les hommes allant vers l'Ouest.
Tu devrais filer a l'avant.
On manque d'eau et le b�tail a soif.
File voir la-bas si tu peux en trouver.
Et Cap? II conna�t le coin.
Je sais bien. Je pense que tu devrais apprendre.
Vas-y.
Mon gars, tu es avec ce troupeau la-bas?
- Oui. - En passant,
vous avez embarqu� de notre b�tail.
L'avez nourri sur nos p�tures.
Alors on vous prend des betes.
Nous sommes sur vos terres?
C'est ce que je dis.
50 tetes pourraient arranger les choses.
C'est dr�le,
- on m'a parl� d'une p�ture ouverte. - Cinquante tetes.
Je ne crois pas.
C'est sept contre un.
Tes amis sont au moins a un kilometre.
Tu vas mourir, mon gars.
Vous aussi.
Avant de partir
je t'aurai trou� la peau.
Un gros trou.
Heureusement que tu passais.
J'ai promis a maman d'etre prudent.
C'est pas mon impression, Tyrel.
Sept contre un c'est beaucoup.
C'est quoi, ces tirs?
J'ai vu des types partir a l'Est, comme poss�d�s.
Ils me sont tomb�s dessus.
Ils voulaient 50 tetes, ou disperser le troupeau.
- Voleurs de b�tail? - Oui, monsieur.
On allait y passer si Orrin n'�tait pas apparu.
C'est sa carabine qui a tir�.
- Orrin? - Orrin Sackett, mon frere.
- Tu cherches un emploi? - Oui, monsieur.
Tu en as un.
D'autres freres encore qui passent par ici?
Peut-etre Tell.
C'est l'a�n�.
Orrin?
- Tu as vu Tell? - Non, monsieur
Je ne sais pas ou il est.
Ni s'il est encore vivant.
Allez, la mule.
Excuse-moi de regarder ainsi.
�a fait longtemps que j'ai pas vu un homme blanc.
Le caf� est bon.
C'est un peu solitaire par ici.
Tu ne chasses pas.
Tu cherches de l'or?
De l'or?
Selon la l�gende,
les Espagnols ont enterr� de l'or la-haut.
Il y a plus de 300 ans.
Mon pere disait que l'or et les ennuis faisaient la paire.
Malgr� tout,
l'or est plus dur a trouver.
- Beaucoup de chercheurs? - Peu.
Encore moins en sont revenus.
Comment �a?
On dit que les fant�mes gardent l'or.
- Je n'y crois pas. - Ah non?
Les fous qui vont en montagne meurent de froid ou de faim.
Ou a cause des Peaux-Rouges.
Cruel.
�a fait beaucoup.
Tu as le mal du pays?
Le jour ou on a enterr� Mary Beth...
je savais qu'il ne me restait rien au Tennessee.
Elle morte, aucune raison de rester.
Quelle vie tu allais avoir, Orrin.
La ville te voulait comme sh�rif.
Il n'aurait pas fallu longtemps avant que tu deviennes maire.
Les gens te connaissent la-bas, ils te respectent.
Ton avenir est la, Orrin.
Pas ici a marquer des vaches.
Oui,
mais cet avenir, c'�tait une femme,
des enfants, une maison.
L'un ne veut pas dire grand-chose sans les autres.
Et maman a toujours peur que je retrouve ces Higgins t�t ou tard.
Je n'aime pas qu'elle soit la-bas seule.
On la ramenera des que possible.
On a deux culs-terreux qui fertilisent l'air.
Quel soulagement quand vous serez de retour au champ.
- Vous jouez de la harpe? - Non.
- Pers�v�rez, vous apprendrez. - On verra �a.
D�pechez-vous maintenant.
Une d�claration de guerre mon jour d'embauche.
C'est peut-etre un Higgins.
Allez.
- Vous savez ce que mon pere disait? - Qu'est-ce qu'il disait?
II disait "C'est le plus triste de l'�quipe
- qui arrive a l'eau le premier." - Ton pere avait raison.
Orrin est un homme bon.
- D'ou tient-il ce charme? - Mon pere.
Il pouvait faire croire a une pompe qu'elle �tait un moulin.
Orrin est pareil.
Les hommes l'aiment, c'est sur.
Sauf Carney.
Il nous cherche sans cesse.
Laissez donc courir jusqu'a Abilene, quand vous allez vous battre
l'un de vous y restera. Et j'ai besoin de tous mes hommes.
Meme Carney.
Oui, monsieur.
Allez, la mule.
Allons-y.
Nom d'un chien.
Dieu tout-puissant.
Allez, leve-toi.
Bouge. Par ici.
Un homme peut se faire de l'argent de l'autre c�t�.
Au Kansas et au Colorado.
Il y a beaucoup de b�tail sauvage, n'appartenant a personne.
En totale libert�.
D'ou vient-il?
Egar�, perdu en route.
Il vit en libert�, ils se reproduisent comme des lapins.
Que se passe-t-il une fois attrap�?
On le vend aux ranchs, a ceux qui veulent du b�tail frais.
M�les et femelles.
Il doit en falloir une centaine pour rentabiliser.
- Il faut une �quipe. - Oui.
Tom veut en etre.
On espere que toi et Orrin aussi.
Tous les quatre on ferait une bonne �quipe.
�a me para�t bien.
A Orrin de d�cider pour lui.
Parlez-en avec Orrin et faites-moi savoir.
- Allez, allez. - Par ici.
Cette vache a besoin d'un veau.
Emmenez-les.
- Par ici. - Allez.
Ferme l'enclos, Carney.
M. Sunday, rel�chez les loups.
Les gars, vous etes libres.
- Ils l'ont gagn�. - Sur. Le fait est
que je n'ai rien bu de d�cent ni vu de jolie fille depuis longtemps.
Toi et Orrin devriez aller en ville. La chance vous attend.
- Oui, monsieur - Chance est mon second pr�nom.
je n'aurais pas du envoyer les gars devant.
Pourquoi?
- Il ne restera rien pour nous. - A Abilene?
Orrin, je te conseille de ne pas t'approcher de ce porche.
Des cheveux blonds.
�a fait longtemps que je n'ai pas vu de cheveux blonds.
Pas blonds, dor�s.
Rends-moi un service, Tyrel, occupe-toi de mon cheval.
Orrin, on doit rentrer avant la nuit.
Bonjour, mademoiselle.
Je sens bien que suis culott� de vous parler ainsi,
mais j'ai fait une longue route jusqu'a cette ville poussi�reuse.
Vous voir ici, c'est agr�able.
C'est tres agr�able.
J'ai d'abord cru avoir �t� touch� par le soleil.
Mais apparemment c'est vous que le soleil a touch�e, mademoiselle.
Ou plut�t b�nie. Ces cheveux d'or,
ces yeux bleus. Ayez piti�.
Je savais bien qu'il y avait un sourire quelque part.
Je m'appelle Orrin Sackett.
- Et vous? - Laura.
Laura Pritts.
Jeune homme, ma fille ne discute pas avec des saisonniers.
Bien sur que non, monsieur.
Je n'en suis pas un. Du moins plus pour longtemps.
Sans vouloir vous offenser.
Mais une telle beaut� m�rite hommage.
Madame.
Un autre jour peut-etre, Laura Pritts?
Viens, Laura.
Au revoir, monsieur.
Dieu tout-puissant.
Abilene.
Quand allons-nous a Purgatorie, M. Sunday?
Appelez-moi Tom. Je ne suis plus votre employeur.
Des que M. Belden vend son b�tail pour un bon prix
et nous paie, on s'en va.
Cette chasse au b�tail sauvage sera un dur travail.
Le vieux Cap pourra le faire?
Le vieux Cap?
Ne vous laissez pas abuser.
On transpirera tous les trois en essayant de le suivre.
Cap conna�t Purgatorie.
A une �poque, il �tait le seul homme blanc
a s'y aventurer.
Il traitait avec l'Arapaho, le Kiowa, vivait avec le Cheyenne.
Il parle peu, mais quand il le fait, tendez l'oreille.
Il en a a dire.
Un bain?
Je me suis �puis�.
Apparemment M. Belden a trouv� un bon acheteur pour le b�tail.
Mais il veut voir le responsable.
- Allons lui parler. - Oui.
Les gars, amusez-vous un peu.
Abilene.
Tu es tout excit�.
Ouais. Abilene.
C'est cette fille aux cheveux blonds.
Oui.
- Ce soir? - Oui.
Comme �a, hein?
Comme �a.
Reste ici.
Ou �tais-tu?
Avec la fille aux cheveux blonds?
Dor�s.
De l'or pur.
Tu pourrais convaincre un �cureuil de sortir de son arbre.
Tu restes loin de Reed Carney?
Jusqu'a pr�sent.
Souviens-toi que maman dit d'�viter les ennuis.
Souviens-toi que papa disait d'�viter les filles.
Un jour on va regretter de ne pas avoir �cout�.
Les gars, vous voulez la paye?
Et comment!
M. Belden a vendu le b�tail un bon prix.
�a se passe a Dover's Cottage en ville.
Venez donc.
- Orrin. Cap. - Merci.
- Pas de quoi. - Donne �a.
Jolie, non?
Mais ces choses ne t'int�ressent pas, Tyrel.
N'oublie pas ce que papa disait.
Pire que d'etre sans cheval, c'est une jolie fille.
Tu faisais juste connaissance ou tu voulais des informations?
lls vont a Santa Fe.
Le vieil homme y a un ranch. Il a beaucoup d'influence.
Il vient voir son docteur.
Elle n'est pas facile, la route de Santa Fe.
Comme on va dans cette direction,
on devrait peut-etre se joindre a eux.
Tu lis dans mes pens�es.
Tye, va leur parler de notre proposition.
On peut attendre ce soir.
Leur laisser le temps de s'installer.
Tiens mon cheval.
- Oui. - Tiens, Tyrel.
Tu sais ou nous trouver.
Carlos, Enrique... L'Am�ricain.
J'ai une proposition.
C'est a lui que je devrais parler.
Allez-y.
Il para�t que vous vous rendez a Santa Fe.
Mes partenaires et moi, nous quatre allons a l'Ouest.
C'est une route difficile. Il y a les Indiens.
On pourrait se joindre a votre �quipe.
On serait des renforts en cas de problemes.
Et en meme temps, �a nous rendrait la route plus sure.
D�sol�e.
Don Luis dit que c'est impossible.
Il n'a rien dit.
Bonne nuit.
Jeune homme.
Il y a un homme ici nomm� Jonathan Pritts
qui a jur� de nous faire quitter Santa Fe, moi et les miens.
Il dit que les Anglos sont tous les memes
et qu'on...
Pardon...
on...
On ne fait confiance a personne.
Je vous ferai changer d'avis. Je m'appelle Tyrel Sackett.
Mes amis et moi venons d'arriver avec le troupeau de Sam Belden.
Vous pouvez vous informer aupres de lui, si �a vous int�resse.
Si �a vous int�resse.
Gar�on,
pouvez-vous amener ma fille a ma table?
Je voudrais discuter, Don Luis.
Vous etes malade, senor.
La meilleure chose a faire pour votre sant�
n'est pas de retourner a Santa Fe, mais de rester ici.
Vous retournez a Santa Fe, n'est-ce pas?
Bien sur.
Nous y serons aussi.
Je comprends ce que vous ressentez
Santa Fe est a vous depuis longtemps. C'est difficile de la quitter.
Santa Fe ne m'appartient pas.
Elle appartient a mon peuple.
Buenas noches, senor.
Senorita Alvarado.
Apparemment, Carney est devenu courageux.
Il a l'air s�rieux.
Le convoi est termin�. Tu peux le tuer maintenant.
- Tyrel. - Orrin. �a fait un moment que �a dure.
Il vaut mieux en finir.
Tout ira bien.
Dieu ait piti�.
Cap, Carney est trop lent.
On verra.
C'est l'heure, gar�on de ferme.
Un geste et tu meurs.
Devant tous ces gens.
Tu peux en etre sur.
Retourne au saloon.
Je ne peux pas.
C'est all� trop loin.
Pas quand il s'agit de mourir.
Retourne-toi et marche.
Sackett.
Retourne-toi, Sackett.
Imb�cile de fermier, d�gaine.
�te ta ceinture.
Dirige-toi vers l'abreuvoir.
Lentement.
L'eau.
Laisse-le tomber.
Va-t-en.
Ou qu'on aille, petit frere
les ennuis nous suivent a la trace.
Tu viens avec nous?
Je dois y r�fl�chir.
La voici, Tom.
Tu sembles bien seul, cow-boy.
Vraiment?
Tye, tu apprends lentement.
Vous devriez lui parler un peu plus, il...
Je suis Nevada, je suis seule aussi.
C'est pas dr�le d'etre seule.
Mais j'ai un remede.
La prochaine fois, ch�rie. Il n'est pas encore pret pour vous.
Encore une preuve que la jeunesse se trompe.
Tom, je pensais que tu cherchais une veuve riche
en mal de compagnie.
Allez.
Senor Sackett, quelqu'un veut vous parler.
Don Luis?
Sa petite-fille.
Par ici, senor.
Mon grand-pere voudrait que vous et vos amis nous accompagniez a l'Ouest.
Il dit que vous etes courageux,
et un homme bon.
Vous auriez pu tuer cet homme.
Ne pas le faire �tait courageux.
Nous partons a l'aube.
Je connais ce regard.
Elle a l'air d'une vraie dame.
Mais vous voir vous regarder tous les deux ainsi,
et te voir ne rien faire.
Je ne sais pas.
Tu restes muet,
elle est tenue par les conventions.
Je suis un d�racin� du Tennessee.
Nous sommes de petites gens.
Comme tu dis, c'est une dame.
La fille d'un homme important.
Je ne crois pas qu'elle pense ainsi.
J'ai vu comme elle te regarde quand tu t'en vas,
et comme elle est nerveuse jusqu'a ton retour.
Le sentiment est la.
Ne le fuis pas, Tye.
Ne le fuis pas.
Non.
Ce n'est pas a cause de vous qu'ils me surveillent ainsi.
Alors pourquoi?
Votre grand-pere.
Nous traversons un territoire dangereux.
Il s'inquiete pour vous.
Vous etes tout pour lui.
J'aime mon grand-pere,
mais parfois il me traite comme une enfant.
Je suis une femme.
Exactement, madame.
J'ai entendu les vaqueros parler des Indiens.
Ils ne veulent pas me dire la v�rit�,
mais peut-etre le ferez-vous.
Il semble que vous le sachiez d�ja, madame.
Merci.
Allez-vous a Santa Fe?
Non, madame, on va attraper la vache sauvage a Purgatorie.
Mais peut-etre qu'apres on ira a Santa Fe.
Je l'espere.
Oui, monsieur.
M. Tuthill.
M. Tuthill, regardez-�a.
Ou avez-vous trouv� �a?
Proposez votre prix, monsieur, ou je vais ailleurs.
Eh bien... Je dirais...
Je vous en donne 300 $ .
Cinq cents.
Donnez-lui 500 $ .
Bien. Maintenant:
signez ici.
Merci.
- Allez, vas-y. - Deux dollars. Pose ton argent.
- Lance les d�s. - Prends tes d�s.
Je m'�chauffe.
- D'accord. - Tu as assez.
Tu as assez, vas-y.
- Ils l'ont aid�. - �a alors.
Il y a de l'or.
Le voila.
- Allez. - Allons-y.
Garde ton argent. J'ai l'or.
Je l'ai.
D'abord tes dollars,
et tes vetements.
Regardez la dame en rose.
Regardez la dame en rose.
Un cure-dent de l'Arkansas.
Effil� comme un rasoir.
Je n'aime pas cette moustache.
Je ne veux pas risquer l'infection.
Il s'en tire facilement.
Ce cheval a fait de la route.
Pour une bonne raison, j'imagine.
J'arrive de Fort Dodge.
Don Luis, il y a du grabuge a Santa Fe.
Les occupants ill�gaux veulent rester.
Une bagarre se pr�pare.
- Nous devons y aller. - Les chariots sont trop lents.
Ils peuvent venir plus tard.
Nous partons maintenant, trouvez-moi un cheval.
Je pars avec vous. Je monte comme un homme.
Venez-vous avec nous?
D�sol�, senor, nous allons a Purgatorie.
Bonne chance.
Tom, on va chez le tailleur?
Chaque chose en son temps, Orrin.
D'abord quelques verres, ensuite le tailleur.
Les gars ont encore un peu de tabac, Tom.
On va s'en occuper.
Il para�t que Boyd a tu� deux hommes l'ayant accus� de tricher.
Tu as bien entendu.
Il est rapide avec un revolver, habile avec son cure-dent de l'Arkansas.
Je l'ai vu moi-meme.
Il a ras� la moustache de Will Boyd devant tout le monde.
Quatre whiskies.
Il n'a utilis� ni eau, ni mousse a raser.
Juste son couteau.
Je crains que ce Sackett
n'entende encore parler de Will Boyd.
Quel nom as-tu dit?
Will Boyd.
Non, l'autre nom.
Tell Sackett?
Oui, tu le connais?
Un peu.
Il est en ville?
Quand il fait quelque chose, on en entend parler.
Ce sera pareil quand il quittera la ville.
Mais on n'a pas encore entendu �a.
Vous voulez quoi?
On cherche notre frere.
On le croyait mort.
Toujours aussi osseux et laid.
Pure m�chancet�.
Que je sois damn�.
Orrin.
C'est toi.
Tu parles.
Il n'a pas chang� d'un poil. Plus lent que de la poudre mouill�e.
Il commence a comprendre.
�a doit etre Tyrel.
Salut, Tell.
�a fait un bail.
Pres de dix ans.
Tu n'�tais pas plus haut que �a.
Et regarde-toi.
Grand,
droit sur ses jambes.
Un homme.
Et un brave.
Comment va maman?
�a va. Elle attend qu'on s'installe et qu'on la ramene.
Bois un coup.
J'espere que tu as une bonne raison pour etre vivant et ne jamais �crire.
Je voyage depuis la guerre.
Et �crire, j'ai jamais appris.
Nom d'un chien.
Comment avez-vous d�barqu� ici?
A Purgatorie.
Quand j'ai entendu qu'il y avait un autre Sackett,
je me suis dit que deux, �a suffisait.
Tu peux rester. On a besoin d'autres bons bras.
Et Cap se fait vieux.
T'avise pas de critiquer Cap.
Il peut toujours se mesurer aux meilleurs.
Non merci.
Je retourne dans les montagnes.
Tu es sur une affaire.
Eh bien,
c'est trop t�t pour savoir,
mais �a pourrait etre un gros coup.
Vous etes les bienvenus.
Nous tous?
Je ne suis pas cupide.
�a te rend diff�rent
d'un tas de gens.
Qu'en pensez-vous?
Tu te souviens des paroles de papa?
L'or, c'est au mieux, risqu�.
�a prend du temps a extraire. Tu te retrouveras sous la neige, Tell.
Fort possible.
Je m'en tiens aux vaches.
J'ai h�te de terminer et d'arriver a Santa Fe.
Quelqu'un t'attend?
Tyrel?
Quelqu'un m'attend aussi a Santa Fe.
Vous parlez d'un transport de troupeau...
J'ai �t� chercheur d'or.
Moi aussi,
mais j'ai jamais attrap� la fievre.
Tu sais, Tom, tu as peut-etre raison.
Je suis trop vieux pour courir apres les vaches.
Tu ne sais jamais quand une vache va t'encorner, ou quand
ton cheval va tomber dans un trou
et te laisser �tendu la, la jambe cass�e.
Je connais ces montagnes, Tell.
Tu veux de la compagnie?
Je pars a l'aube.
Je serai pret.
Bien. Bien.
�cris a maman et dis-lui que je suis vivant, que �a va.
Tu n'as pas appris non plus.
Non.
Eh bien,
ce serait bien de savoir.
Les mots apportent du r�confort aux parents.
Je vais lui �crire.
Fais-le, Tyrel.
Salut, le vieux.
Ne m'appelle pas comme �a.
Je ne reviendrai pas.
Je vais me trouver une squaw, trouver un peu de confort.
Ce ne sera pas la premiere fois.
- Bonne chance. - Merci.
Ne garde pas tout ton savoir-faire pour toi, Tom.
Partage un peu.
J'essaierai.
- Bonne chance. - Bonne chance.
Garde ta poudre au sec.
Fais attention.
Va tout droit jusqu'au bout de la rue.
C'est �a.
Tavernier.
Oui.
J'ai partag� le camp d'un homme a Coyote Canyon la nuit derniere.
Il m'a dit qu'un homme avait trouv� un gros filon d'or par ici,
du nom de Tell Sackett.
C'est vrai. Qui etes-vous.
Ira Bigelow.
Et Sackett?
II n'aimait pas parler de �a.
Il n'aimait pas parler tout court.
L'or ne m'int�resse pas.
Sackett est encore ici?
Non, il est parti.
Si ce n'est de l'or, que voulez-vous?
II a tu� mon frere il y a quelques semaines, au Texas.
Je viens le tuer.
"Nous allons bien tous les trois, et esp�rons te faire venir bient�t.
Je t'embrasse,
Orrin."
Oui.
C'est pas mal.
�a peut s'am�liorer, mais c'est pas mal.
Vous verrez quand vous devrez �crire a...
vos dames.
Je vais te montrer quelque chose que je voudrais te donner.
Un gros livre.
- �a parle de quoi? - �a s'appelle Blackstone.
C'est sur le droit.
Et la d�mocratie.
Le tout devrait prot�ger toutes ses diff�rentes parties
et chaque partie devrait respecter la volont� du tout.
- C'est-a-dire? - C'est-a-dire que la majorit�
devrait gouverner, mais prot�ger aussi les droits individuels.
La maniere la plus rapide pour vous d'apprendre a lire
est de commencer par �a.
Essayez. Faites de votre mieux.
Lisez �a et chaque soir on en parlera.
Nous tous.
Que fais-tu avec un livre de droit?
J'�tais avocat.
Oui.
Il y a tres longtemps.
- Tom. - Quoi?
La d�mocratie.
Elle vient jusqu'ici?
Si tu es en petit nombre,
la majorit� gagne toujours.
Elizabethtown.
- Ouais. - �a ferait un bel enfer.
Tout le monde est recherch� ici.
Meme Rosie est en cavale.
Qui est Rosie?
Je vais te montrer.
Tu sais
- il y a eu 10 meurtres ici. - Oui.
Du moins au dernier d�compte. Mais tu manges pas meilleur pitance.
Allons voir. Rosie.
- Cap Rountree c'est toi? - Salut, Rosie.
Je n'y crois pas.
- Tu m'as �t� fidele? - Bien sur.
Je ne sais meme pas quand tu es pass� par ici
pour la derniere fois.
Content de te voir.
Viens ici et laisse-moi te regarder.
Tu es en cavale? Tu recherches de l'or?
De l'or, Rosie. J'aimerais bien m'en trouver un peu.
Mon partenaire, Tell Sackett.
Un plaisir.
Moi c'est Rosie McGee, Tell Sackett.
Enchant�, madame.
Vous occupez pas de lui.
Il se fait appeler Kid Newton.
Il est arriv� il y a trois jours.
Il se vante d'etre un as du tir au revolver.
Et il a h�te de le prouver.
Il cherche juste une excuse.
Que puis-je faire pour toi?
On peut trouver un semblant de nourriture d�cente?
Les deux plus gros steaks que tu n'aies jamais vus.
Tais-toi et mets-toi aux fourneaux.
Toujours le meme vieux Cap.
Il n'y en a pas deux pareils.
Et s�duisant avec �a.
N'est-ce pas?
Alors c'est elle, Rosie.
C'est Rosie.
Elle est en cavale? Une femme?
- Elle a tu� un homme. - En empoisonnant sa nourriture?
H�, papi.
Tu n'es pas un peu vieux pour tra�ner a cette altitude?
II fait froid par ici.
L'air est rare.
Un homme de ton �ge
devrait se chercher un coin chaud pour reposer en paix.
Tu es sourd aussi.
H�, vieille buse toute us�e.
Tu m'entends maintenant?
Respecte cet homme, mon gar�on.
Ses rides sont ses galons de guerre.
Il a combattu les Indiens, un grizzly.
Il a vu des centaines de paons comme toi perdre leurs plumes.
Je ne sais pas pour qui tu te prends mon gars,
mais tu commences a nous ennuyer.
Pourquoi ce pistolet?
Pour les vermines.
De quoi me traites-tu?
De nuisance.
Leve-toi.
Leve-toi.
Continue,
et tu vas me forcer a empoigner ce pistolet.
Et je devrai te tuer.
Et �a ne se fait pas pendant le d�ner.
Ne le cherche pas, mon gar�on.
Tu ne serais pas le premier qu'il enterre.
Tu ne tiendras bient�t plus sur tes jambes.
Va prendre l'air.
J'ai dit: va prendre l'air.
Jouez.
Tu as mis un coup a sa fiert�, Tell.
Oui.
Il ne t'oubliera pas.
Mieux vaut la fiert� que la mort.
Oui.
[FRENCH]
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