All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S11E21.Torch.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

Ă€ New York, les inspecteurs qui enquĂŞtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.

Voici leurs histoires.

- Une dernière petite bière ? - Non, je bosse dans trois heures.

Je ne t'ai pas forcé à boire ces shots avec cette fille.

- Quoi ? - C'est elle.

- Mais non. - C'est la bombe du bar.

- La vache. - "Je m'ennuie. On se voit ?"

- Demande une photo d'elle nue. - Si tu veux...

Aidez-moi par pitié !

Mes filles sont à l'intérieur. Appelez les pompiers.

Frank, j'ai appelé dès que j'ai senti la fumée.

- N'y retournez pas. - Je dois...

Éloignez-vous.

Ça va ?

Mes filles sont dans la chambre du fond.

- En haut, Ă  droite. - On va les trouver.

Kedzie ! Faye !

Kedzie !

Deux filles ont péri. Huit et dix ans.

Le père est hospitalisé.

- La mère ? - Elle ne vit pas ici.

- Un père célibataire avec trois enfants. - Trois ? L'autre a survécu ?

Emily Sullivan, 18 ans. Elle faisait du baby-sitting et est arrivée plus tard.

- Mais pourquoi nous appeler, nous ? - Elle me l'a ordonné.

Elle dit ĂŞtre votre nouveau procureur adjoint.

Prenez votre téléphone et filmez tous ces curieux.

J'hallucine.

- Tu la connais ? - Elle était flic...

C'est mon ancienne coéquipière.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Je te parle de Jo Marlowe depuis des années.

En omettant le fait que c'est une femme.

Il t'a dit que je l'ai formé ?

- Je lui ai tout appris. - Ça oui.

Elliot Stabler. Ça fait quoi, dix ans ?

- PlutĂ´t 15. Voici Olivia Benson. - Quelle chance de bosser avec El.

- Il me le dit sans cesse. - Oui.

Pourquoi nous avoir appelés ?

Quand on a deux fillettes mortes,

on sait que ça va faire les gros titres.

Tu veux les réponses avant qu'on ne te les demande ?

Je n'aime les surprises que le jour de mon anniversaire.

Mais de là à confier un incendie à l'Unité spéciale...

Même s'il est criminel, ça reste un homicide.

Pas pour le procureur.

Pour lui, enfants morts va de pair avec Unité spéciale.

- Jack McCoy t'a confié l'affaire ? - Non, on m'a mutée chez vous.

Elliot ne s'est jamais remis de mon départ.

Même s'il était entre de bonnes mains.

On se voit plus tard.

- Procureur Marlowe ? - Oui.

Je suis le Capitaine Kurek.

- Alors ? - On démarre tout juste

mais il y a des traces de combustible dans la chambre.

- C'est bien criminel. - Allons voir ça.

Le père est à l'hôpital Mercy. Pourquoi ne pas aller lui parler ?

HÔPITAL MERCY MARDI 13 AVRIL

Les appels au secours de Kedzie et Faye m'ont réveillé.

J'ai d'abord cru rêver puis j'ai senti la fumée.

J'ai accouru jusqu'Ă  leur chambre.

La porte était brûlante au point de me brûler les mains.

- Je voulais les sauver. - J'aurais dĂ» ĂŞtre lĂ ,

à m'occuper de mes sœurs au lieu de Joey Bremmer.

C'était un accident.

Pour tout dire, M. Sullivan, nous pensons que c'était criminel.

- Qui ferait une chose pareille ? - C'est généralement une connaissance.

Auriez-vous des ennemis ?

Je ne suis en conflit avec personne.

Je ne suis qu'un simple ouvrier. Je suis foreur au point 242.

Et côté famille ? Vous êtes divorcé ?

- Encore heureux. Marcy était timbrée. - Emily.

Libre Ă  toi de ne pas l'admettre mais je me dois de leur dire.

C'était peut-être elle.

Em, peux-tu aller me chercher un jus d'orange ?

La mère d'Emily, ma première femme est morte quand elle avait 10 ans.

Emily n'a jamais accepté sa belle-mère.

Marcy est une rĂŞveuse. Elle ne pense pas Ă  mal.

Elle veut devenir chanteuse.

Je lui ai proposé d'intégrer la chorale mais elle voulait être signée.

Elle disait que ça n'arriverait jamais si elle faisait la navette

ou les aidait pour leurs devoirs.

- Elle vous a laissés, vous et les filles. - J'ai toujours pensé qu'elle reviendrait.

Pas tant pour moi...

mais pour Kedzie et Faye.

Frank a eu la garde exclusive de leurs filles.

PlutĂ´t rare. Qu'a fait Marcy ?

Son évaluation psychologique s'est mal passée.

"Grande narcissique, prend de mauvaises décisions."

Oui, genre droguer ses gosses au lieu de prendre une nounou, page 12.

Elle les emmène à une scène ouverte

et leur file du lait mélangé à du whisky et à du zolpidem.

Le gérant les a retrouvées inconscientes.

- Il a appelé les secours ? - Il tenait trop à sa licence.

Mais Frank l'a dit au psy.

Et Marcy a perdu la garde.

Elle a très mal réagi à l'audience

et hurlé que si on la privait de ses filles, personne ne les aurait.

DOMICILE DE MARCY SULLIVAN MARDI 13 AVRIL

Je n'arrive pas Ă  le croire. Kedzie et Faye, mes petits anges.

Quand les aviez-vous vues pour la dernière fois ?

- La semaine dernière ou le mois dernier ? - Peut-être le jour de l'audience ?

Je les avais emmenées au club pour qu'elles me voient à l'œuvre.

Elles connaissaient déjà l'alcoolique en privé.

Je suis artiste. Je chante. Je serai bientôt célèbre.

"Toucher un million. Acheter un yacht."

Aucun de ces rêves ne s'est encore réalisé.

Je ne vois pas "prendre soin de mes filles".

Ne pas être une mère modèle ne veut pas dire que je ne les aime pas.

Mais pas question de les laisser Ă  Frank.

Je ne le pensais pas.

J'avais bu un peu pour me calmer.

Hier soir aussi ? C'est le néant ? Vous avez tout oublié ?

J'avais une audition dans un club hier soir. Je...

Je suis rentrée avec l'un des gérants.

Quelqu'un serait susceptible de s'en prendre Ă  vos enfants ?

Non, il ne ferait pas ça.

Qui ça ?

Un gosse a tripoté Kedzie il y a un bail, mais c'était une amourette.

- Un camarade d'école ? - Non, il doit avoir 20, 21 ans.

Kedzie avait 10 ans.

C'est pas une amourette, c'est de la pédophilie.

Qu'avez-vous fait ?

Je lui ai crié dessus.

Enfin, j'allais le faire dès que possible.

"Dès que possible."

Je lui avais dit d'en parler Ă  Emily.

J'ignorais ce détail.

- Tu connais son nom ? - Pizza Man. Il a un problème d'acné.

- C'est arrivé où ? - L'épicerie sur Lexington. C'est son QG.

Kedzie passait devant en rentrant de l'école.

Je lui avais dit de faire le tour.

Votre père l'a su ?

J'ai pensé qu'elle en rajoutait comme d'habitude.

Elle exagérait toujours pour attirer l'attention.

Et je ne l'ai pas crue.

Surtout cette histoire de chat.

- Quel chat ? - Celui de l'épicerie.

Kedzie le caressait toujours.

Et la semaine dernière, elle l'a trouvé carbonisé dans l'allée.

Quoi ?

Pizza Man était là, à rire.

Il a dit : "VoilĂ  ce qui arrive aux vilains chatons."

MARDI 13 AVRIL

HĂ©, beau gosse.

- Je te connais ? - Non, mais moi, si.

Pizza Man, c'est ça ?

Redis-le et t'auras des problèmes.

Mon seul problème est que tu t'en prends à des gamines.

- Ça fait partie du jeu. - Pas quand elles ont 10 ans.

- Vous ĂŞtes flic ? - Appelle-moi "Inspecteur".

HĂ© !

Tu as le feu aux fesses ou quoi ?

Figure-toi...

que ce n'est pas passé loin.

Pizza Man s'appelle en fait Michael Parisi, 23 ans.

Trois arrestations pour attouchements dans le Bronx, toujours sur des mineures.

Et pas un seul procès. Les victimes craignaient de témoigner.

Il a mis le feu pour la dissuader de parler,

le feu lui a échappé, il se retrouve coupable d'un double homicide.

Pourquoi mettre le feu

au lieu de menacer de tuer ses parents comme tous les autres ?

Mikey est pyromane.

Il avait un chalumeau et du combustible dans sa poche.

- Pour fumer ? - Pas de cigarettes.

On a donc un pervers qui aime le feu et les gamines,

autrement dit : double banco.

Je t'avais dit qu'elle dirait ça.

Filmer les gens sur place était bien vu.

Les pyromanes adorent admirer leur œuvre.

Mais Michael ne regarde pas. Il a les yeux fermés.

- Il savoure l'instant en privé. - Ça l'excite.

J'allume des bougies pour l'ambiance,

- je ne brûle pas ma maison. - Un pyromane, si.

On parie notre paie ?

- Tu n'as pas intérêt à perdre. - Ça n'arrivera pas.

Comment vas-tu le prouver ?

Mikey, prĂŞt Ă  discuter ?

- Je n'entends rien. - Je n'ai rien fait.

- Plus fort. - Je n'ai rien fait.

- Vous êtes sourd ? - C'est ça prendre de l'âge,

sans oublier la calvitie et le mal de dos.

L'avantage, c'est qu'on n'a plus d'acné.

C'est ça, moquez-vous.

- Pas du tout. - Il crée un lien,

fait preuve d'empathie.

Quand j'étais en seconde, on m'appelait la Calculette.

J'enchaînais les râteaux. Je suis allé au bal avec ma sœur.

Au moins, vous aviez une sœur.

Aucune fille n'irait avec moi.

- Les filles sont parfois cruelles. - Ta famille.

J'ai trois sœurs qui se montrent hyper désagréables

alors que je leur file de l'argent.

Ça craint.

Plus jeunes, elles étaient adorables.

- Ferre-le. - Elles n'étaient pas si méchantes.

Tu n'es pas détraqué. Tu voulais juste qu'on soit gentil avec toi.

Une jolie fille comme Kedzie.

Je ne faisais que lui parler.

- Avec les doigts. - C'est faux.

Mikey, tu l'as fait.

Et tu craignais qu'elle le répète.

Tu as mis le feu chez elle en guise d'avertissement.

Vous ĂŞtes dingue.

Tu aimes le feu, pas vrai ?

L'aspect.

La manière dont les flammes dansent sous tes yeux.

C'est excitant...

magnifique.

Cette chaleur, cette force.

La voilĂ , ta copine.

Elle répond toujours présente. Tu es accro mais ça ne suffit pas.

- Tu as touché cette fille ? - Non, je vous jure.

Ne me mens pas.

Tu as touché cette fille ?

D'accord.

Je l'ai peut-être effleurée.

- Continue. Décris l'incendie. - Ce n'est pas moi.

Ça te donne l'impression d'être un homme.

Ça t'excite, hein ?

Tu l'as touchée ?

Réponds.

D'accord.

D'accord, je l'ai fait. J'ai provoqué l'incendie.

- Dommage pour ta paie. - Ça va me coûter bien plus.

- Comment ça ? - J'entends déjà la défense.

"L'Inspecteur Stabler a excité mon client pour obtenir des aveux.

L'Unité spéciale l'a violé."

Ses aveux seront rejetés.

- On l'a sur la vidéo. - Comme la moitié du quartier.

- Il a agressé Kedzie. - Mais cette petite est morte.

Je vais revoir le père. Il l'a peut-être vu sur place.

Frank a dit n'avoir vu personne hier soir.

J'ai confiance en toi.

Tu t'impliques plus que la plupart des procureurs.

Épargne-moi tes euphémismes.

Le fait d'avoir été flic ne veut pas dire que tu le restes.

J'étais bien plus qu'un flic. J'étais la coéquipière d'Elliot.

Il peut aussi compter sur moi.

Tu as demandé ta mutation pour retravailler avec lui.

Jack McCoy devait remplacer Cabot, d'oĂą mon transfert.

Le hasard fait bien les choses.

En parlant d'Elliot...

vous deux n'avez jamais...

Non, il est marié.

Oui.

- OĂą vas-tu ? - Sauver l'affaire Pizza Man.

Tu viens ?

DOMICILE DES SULLIVAN MARDI 13 AVRIL

L'impression du rapport a pris du temps.

Vous ĂŞtes prĂŞtes ? J'ai toute la panoplie.

On tient déjà le coupable. Pizza Man a avoué.

Qui ça ? Je parle de Frank Sullivan.

Tu penses que c'est lui ?

Je le sais. Ça ne fait aucun un doute.

Je t'écoute.

Ces flammes partent de la chambre des filles

Il y a du combustible près de leurs lits,

dans le couloir, jusqu'à la porte d'entrée.

Le coupable a donc versé ce combustible

en partant à reculons de leur chambre jusqu'à la porte d'entrée.

Il se tient là, craque une allumette et fait brûler ses filles.

- C'est la seule explication. - N'importe qui peut l'avoir fait.

La version de Frank ne tient pas debout.

Les traces de brûlures prouvent que l'entrée était en feu.

S'il l'avait vraiment franchie, ses pieds seraient carbonisés.

Mais il a l'air de très bien marcher.

- Tu es sûr de ton coup ? - Je suis capitaine depuis 19 ans.

J'ai enquêté sur plus de 300 incendies criminels.

Toutes mes arrestations ont abouti Ă  une condamnation.

Très bien. Relâchons Pizza Man.

ArrĂŞte-le.

Il me faut ma voiture. Du nouveau ?

- Vous avez tué ces gosses. - Du calme.

- Va au diable ! - Quoi ?

- Qu'est-ce qu'ils disent ? - Lâchez-moi.

- Mains derrière le dos. - Vous vous trompez.

Frank Sullivan, je vous arrĂŞte pour les meurtres de Kedzie et Faye.

- Hé ! Ça suffit. - Papa.

Ça va ?

- Tant qu'il est menotté, tout roule. - On y va.

Frank Sullivan a tué ses filles. Je veux savoir pourquoi.

- Du nouveau ? - Déjà, Frank vous a menti.

Il a dit être foreur. Il ne bosse plus depuis cet été.

- Et regardez ses comptes. - Quel bazar.

Il retire 41 000 dollars pour vivre et ne paie plus sa maison.

Tiens donc. Elle était assurée à hauteur d'un million de dollars.

- Frank a déjà fraudé ? - Il n'a pas de casier.

- Il n'a jamais sollicité son assurance. - Mais Emily Sullivan, si.

Ă€ 18 ans, elle prend un emprunt pour une voiture.

Six mois plus tard, elle est déclarée volée et on la retrouve carbonisée.

Une épave. Mais son assurance la rembourse juste à temps.

- Une sorte de tour de chauffe ? - Sauf que ça a mal tourné.

Pile ce qu'il me fallait pour convaincre le jury.

Si brûler cette Mazda est bien l'idée du père.

- Comment va mon père ? - Ça va.

Vous faites erreur.

- Où est-il ? Je veux le voir. - Impossible. On l'a arrêté.

Il lui faut un avocat. Mon père n'a pas brûlé notre maison.

Si tu veux vraiment l'aider, tu ferais mieux de me parler.

Tu le connais mieux que moi.

Pourquoi ne pas m'en dire plus Ă  son sujet ?

Assieds-toi.

C'est un père exemplaire.

Il veillait à ne jamais paraître inquiet devant mes sœurs.

Inquiet Ă  quel sujet ?

L'argent, surtout.

Les huissiers appelaient tout le temps. Ça devenait très tendu.

- Tu devais drĂ´lement t'en faire. - Papa disait que tout irait bien.

Mais je suis censée démarrer mes études cet automne.

Je ne sais pas comment on va pouvoir couvrir les frais.

Un peu comme le crédit de ta voiture.

Jusqu'à ce que l'on ne retrouve ta Mazda "volée" en cendres

- Je risque des ennuis ? - Ça dépend.

C'était l'idée de qui ?

De Papa.

Il ne voulait pas que je sois signalée et qu'on me sucre ma bourse.

- Il l'a fait pour te protéger. - Ce n'était pas du vol.

On était fauchés. L'assurance a remboursé l'emprunt.

Et lĂ , votre maison allait ĂŞtre saisie.

Ton père avait des ennuis et ne savait plus quoi faire.

Vu que ça avait déjà marché...

pourquoi ne pas le refaire ?

Bon sang.

Il a vraiment mis le feu.

Vous faites fausse route.

- Assis. - Ce n'est pas...

Assis, j'ai dit. Bien...

Vous allez me dire pourquoi vous avez brûlé vos filles.

- Je les aimais de tout mon cœur. - Vous étiez un raté

sur le point de tout perdre.

Vous alliez finir Ă  la rue ou dans un refuge.

- J'aurais trouvé une solution. - C'est bien ce que vous avez fait, non ?

Brûler la maison, empocher l'argent de l'assurance

- pour le bien de la famille ? - Jamais de la vie. Vous ĂŞtes dingue.

La voiture d'Emily.

Ça avait marché.

Je comprends. Vous l'avez fait pour la protéger.

- Cette fois, vous les protégiez toutes. - Non.

C'était bien vu mais ça a déraillé.

Vous pensiez les sortir à temps mais le feu s'est propagé.

J'ai essayé de les sauver.

Qu'ont-elles dit ?

- "Au secours, Papa. À l'aide" ? - Bon sang.

Vous avez tenté d'y retourner, sans succès.

Pitié, arrêtez.

- Vous avez fait de votre mieux. - ArrĂŞtez !

Dites-moi que c'était un accident, que ce n'était pas prémédité.

Jamais vous n'avez voulu que ces fillettes périssent dans les flammes. Dites-le-moi.

Ça va aller.

Je comprends.

Dites-le-moi.

Il n'y a rien Ă  dire.

Que Dieu m'en soit témoin.

Je n'ai pas tué mes filles.

J'exige un avocat.

Je ne peux même plus rester dans cette pièce.

Il t'a vraiment chamboulé.

Je t'ai bernée ?

- Je vois tes larmes, El. - Ce sont de vraies larmes.

De l'oignon cru.

- Munch en met sur son pâté de foie. - Tu m'as eue.

Mais pas lui.

- On a de quoi l'inculper. - Ça, oui.

Ă€ mon tour de faire des prouesses.

Et sans pleurer.

AUDIENCE PRÉLIMINAIRE MERCREDI 14 AVRIL

"Chefs d'accusation 1241, affaire Frank Sullivan,

incendie criminel prémédité

et double homicide volontaire."

Veuillez vous présenter.

Jo Marlowe, procureur, Mme le Juge.

Mitchell Shankman, avocat commis d'office de M. Sullivan.

Que plaide l'accusé ?

- Non coupable. - Menteur.

- Mademoiselle... - Menteur.

- Faites évacuer cette femme. - Chérie, crois-moi.

Je te hais.

Je te souhaite de pourrir en prison.

Je ne l'ai pas fait.

Je te hais.

Votre requĂŞte, Mme le Procureur ?

La détention.

Quoi ? Mon client doit planifier les obsèques de ses filles.

Ses victimes.

- Et la présomption d'innocence ? - J'ai la preuve en main.

Le rapport définitif du capitaine des sapeurs-pompiers de New York

confirmant que l'accusé a bien déclenché l'incendie et tué ses filles.

Elles étaient innocentes.

Il est coupable.

Tout cela s'apparente de plus en plus à un procès.

Nous sommes en audience préliminaire.

L'accusé reste en détention.

Autre chose ?

Cinq minutes de pause.

- Je compte sur toi. - Pardon ?

Shankman, je dois te faire un dessin ?

Ton client a tué ces fillettes.

il est coupable. On le sait tous les deux.

Le moment est venu de concocter une théorie tirée par les cheveux.

"Il est somnambule"

ou "il était pris de délires à force de ne plus dormir la nuit."

À vrai dire, j'allais te proposer de négocier.

Je lui ai dit : "Si Frank plaide coupable,

je ne demande pas l'accumulation des peines pour les deux meurtres.

- Il purgera 25 ans." - Et qu'a répondu Shankman ?

Qu'il va dire Ă  son client d'accepter.

- J'espère qu'il refusera. - Jo-Jo.

Une fois lancée, plus rien ne t'arrête.

Tu me cernes toujours aussi bien.

Cette dernière galette est à moi.

Procureur Marlowe.

Donnez-moi une demi-heure.

- DrĂ´lement rapide. - Sullivan ?

Oui, en personne. Il veut qu'on parle.

PRISON DE RIKERS ISLAND MERCREDI 14 AVRIL

OĂą est Shankman ?

Je voulais vous parler seul.

Un certain Miranda a mis son véto à ce sujet.

Votre avocat doit être présent.

Je l'ai viré.

Pourquoi ?

Il me croit coupable.

Tous les clients d'avocats commis d'office le sont.

Mais il y a parfois de bonnes surprises.

S'il vous plaît, écoutez-moi.

- Je vous en prie. - Non. Vous, écoutez.

Tout ce que vous me direz me servira Ă  vous crucifier.

Je sais, mais je tiens Ă  ce que vous compreniez...

Je ne suis pas un prêtre venu écouter votre confession.

- Mon rĂ´le est de vous faire coffrer. - Non.

Votre rĂ´le vise Ă  ce que justice soit rendue pour mes filles, non ?

Si.

C'est aussi ce que je veux.

Alors...

écoutez-moi.

J'ai viré mon avocat...

pour que vous me preniez au sérieux.

Que demander de plus ?

Laissez-nous un instant.

Je suis mĂŞme prĂŞt...

à passer au détecteur de mensonges.

Tout ce que vous voudrez.

- J'avouerai tous mes faux pas. - Inutile.

J'ai déjà fraudé.

J'ai trompé ma femme

avoir une prostituée à 10 dollars derrière la gare routière.

Quoi d'autre ? Je...

J'ai des films porno dans mon placard.

- J'ai eu des liaisons. - Assez.

Non, ce n'est pas assez.

Pas avant que vous compreniez que j'ai fait un million d'erreurs

et que je ne mérite pas d'avoir cette famille,

mais je vous jure sur leurs tombes que je n'ai pas tué mes filles.

Joli discours.

Et que suis-je censée faire ?

Vous faire sortir d'ici

et passer le restant de mes jours à courir après un tueur imaginaire ?

Mes filles sont mortes

car je n'ai pas réussi à les sauver.

Comment vivre avec ça ?

Eh bien...

il fallait me dire d'apporter une lame de rasoir.

C'est donc une vaste plaisanterie, Ă  vos yeux ?

- Gardien ! - Que dois-je faire pour vous convaincre ?

Ça vous va ? Vous me croyez, là ?

Frank, ne faites pas une autre erreur.

Vous me croyez ?

Gardien !

Frank.

Vous me croyez maintenant ?

Ça vous suffit ?

- Comment va Frank ? - Il va s'en tirer.

Il est en surveillance préventive à l'hôpital pénitentiaire.

J'aurais préféré la morgue. Tu parles d'un numéro.

Ça a marché.

- Jo, pas ça. - J'ai été flic 10 ans.

Je sais quand on me ment.

Frank Sullivan n'a pas déclenché l'incendie.

Ton radar a besoin d'une révision.

- Je le crois. - Jo, c'est un escroc.

On a tous cru à son numéro de père endeuillé.

- Tu crois Ă  son suicide bidon ? - Une fois, passe encore...

Deux fois, il faudrait être demeurée.

Mais je vous dis qu'il n'a pas mis le feu.

OK.

Alors qui ?

Je ne sais pas, lui non plus mais on doit revoir cette affaire.

On n'a omis aucun détail.

Personne n'est entré par effraction pour y mettre du combustible.

Il reste un témoin qu'on n'a pas interrogé.

Qui ?

La maison.

LABORATOIRE DU DR DREXEL JEUDI 15 AVRIL

On dit qu'en matière d'incendie,

vous êtes le meilleur expert privé.

Je confirme.

J'ai passé 20 ans à défendre des sociétés lors de procès

pour toutes sortes d'explosions, de voitures aux réacteurs nucléaires.

Un beau jour, je me réveille,

je change mon fusil d'épaule et...

Vous êtes l'homme idéal. Un homme risque la perpétuité.

Incendie criminel et double homicide.

Je pense qu'il est innocent.

- Vous ne disiez pas ĂŞtre procureur ? - Si.

Je ne suis pas le seul Ă  changer d'avis.

J'ai besoin d'un expert car le nôtre est catégorique.

Pour lui, ça ne fait aucun doute : le père l'a fait.

Ces pompiers... Je préfère ne pas développer.

Saviez-vous qu'une formation de 40 h suffit pour avoir ce grade ?

Obtenir mon doctorat m'a demandé sept ans.

Mon mémoire portait sur la physique de la combustion.

Heureusement que vous ne vouliez pas développer.

Bon sang.

Le mĂŞme genre d'affaire a eu lieu au Texas

et un innocent a été exécuté pour incendie volontaire et homicide.

Ce n'était qu'un accident.

COMBUSTIBLE DANS LA CHAMBRE

Le rapport de Kurek ne tient pas debout.

- Donnez-moi un exemple. - Bien.

Il cite la présence de verre craquelé comme preuve de recours à un combustible.

Il dit que seul un feu déclenché à l'aide de combustible peut faire suffisamment

chauffer ce verre pour qu'il se craquelle en forme de toiles d'araignée.

La science, non.

Ce n'est qu'une légende.

Comment se craquelle-t-il ?

Il refroidit trop vite.

Lorsque les lances à incendie arrosent le verre brûlant avec de l'eau froide.

Toute son enquête est faussée ?

Je n'ai pas dit ça.

Il me faudrait les échantillons pris sur place,

les déclarations des témoins et de l'accusé

sur la nature exacte de cet incendie et le comportement du feu.

J'ai mieux Ă  vous proposer.

Décrivez-nous en détail ce qu'il s'est passé ce soir-là.

Si je m'étais levé une seconde plus tôt, mes filles seraient en vie.

Frank, j'ai besoin de votre aide, allez.

Je dormais...

puis j'ai entendu mes filles crier : "Papa ! Papa !"

Je me suis levé d'un bond et me suis précipité dans le couloir.

Il était enfumé ?

La fumée sortait par-dessous la porte.

Je l'avais offert Ă  Faye pour ses deux ans.

Elle avait un si joli rire...

Si la journée avait été mauvaise, son rire balayait tous les problèmes.

OK.

Regardez.

Vous voyez ces taches ?

Ce capitaine affirme qu'il s'agit de celles d'un combustible.

Ce n'est pas le cas ?

Montrons-leur, Frank.

Si l'incendie avait démarré ici, ce serait devenu un vrai brasier

en quête de plus d'oxygène.

Racontez la suite.

Je suis arrivé à la porte.

J'ai saisi la poignée mais me suis brûlé la main.

Alors, je...

J'ai essayé de défoncer la porte mais elle ne bougeait pas.

La chaleur avait dilaté le bois.

Il vous aurait fallu une hache

et si vous l'aviez ouverte, vous auriez été englouti par les flammes.

Et ensuite ?

Je cours jusqu'à la porte d'entrée pour appeler à l'aide

et lĂ , j'ouvre la porte.

Entendu.

Ce feu dans le fond cherche de l'oxygène et aspire l'air venu de dehors.

Quand celui-ci atteint les flammes, la porte de la chambre vole en éclats,

ce feu dévale le couloir, l'escalier et franchit la porte d'entrée.

D'où ces fameuses traces laissées sur son passage.

Cette théorie est plausible,

tout comme celle de Kurek.

- Vous ne pouvez pas la prouver ? - Non.

Désolé.

Bon sang, j'étais convaincue que Drexel allait démonter cette théorie.

Tu es sûre que Frank est innocent.

Kurek s'est planté, on s'est plantés...

C'est à nous d'arranger ça.

Qu'est-il advenu de mon coéquipier qui m'appuyait constamment ?

Ça fait un sacré bail, Jo.

Oui, j'ai été remplacée.

La fĂŞte est finie.

Non, elle commence tout juste.

McCoy vous attend au poste.

Il m'envoie vous récupérer.

Tu peux raccrocher, Jack.

Ton téléphone n'est donc pas HS.

- J'étais occupée. - Il paraît.

Quand j'appelle, tu me réponds.

Quand je te donne un ordre, tu obéis.

Quitte Ă  envoyer un innocent finir ses jours en prison ?

Un innocent ?

Il a menti au sujet de son emploi.

Il a oublié de préciser qu'il avait brûlé une voiture.

Il a mĂŞme fait une tentative de suicide devant toi pour que tu appelles Ă  l'aide.

Enfin, Jo... Il te mène en bateau.

À mon arrivée, tu m'as dit de ne plus penser comme un flic,

que de simples convictions ne suffisaient pas,

qu'il fallait des preuves intangibles.

Mes doutes ne sont pas justifiés ?

- Le capitaine pense que non. - La théorie de Drexel se tient aussi.

Alors laissons le jury décider. C'est justement le but.

Va au bout de ce procès.

Souviens-toi de ce que tu disais des procès,

que les convictions, c'est bien

mais que la justice, c'est mieux.

Je le dis Ă  tous les nouveaux.

Eh bien, moi, je t'ai cru.

Et lĂ , je te demande de me croire.

Vous la croyez, Inspecteur ?

Si Jo pense qu'il n'est pas coupable, ça vaut la peine de l'écouter.

Inspecteur Benson, pensez-vous que Frank Sullivan est innocent ?

Je ne sais pas.

Pas un seul indice n'indique que quelqu'un d'autre peut l'avoir fait.

Charge-toi du procès.

On est tous dans la même galère.

Pizza Man a fait ses aveux.

- C'est peut-être lui. - Ou Frank a tué ses filles.

Une théorie fumeuse ne mènera nulle part.

Mais une maison qui fume ?

On ne peut pas brûler une maison.

Moi, si.

C'est complètement dingue, vous le savez ?

Mais ça pourrait fonctionner.

Et vous disposerez bien de toutes les données ?

Il y a des capteurs sur les murs et au sol

pour enregistrer les températures lors de l'incendie.

Absolument tous les angles de cette maison

sont pourvus de caméras résistantes aux flammes.

Très bien.

Alors, on allume.

La structure de cette maison condamnée est identique à celle des Sullivan,

- La décoration est exactement la même. - Oui.

Tout est identique afin que le feu se propage comme la première fois.

Lire mon rapport vous aurait épargné bien des dépenses.

Combien de temps a-t-il fallu à ce feu pour embraser la maison entière ?

Environ deux minutes.

En deux minutes, Faye et Kedzie, profondément endormies,

se retrouvent piégées dans la fournaise.

On n'appelle pas ça du combustible pour rien et quelqu'un s'en est sorti.

Il est assis juste-lĂ .

Ce feu nous indiquera s'il est coupable.

Tout Ă  fait.

Que voyons-nous ici, sur le sol et sur les murs ?

Les mĂŞmes traces, les mĂŞmes taches

et le même verre craquelé que dans mon rapport.

Ă€ droite, s'agit-il des mĂŞmes marques que chez les Sullivan ?

Oui, elles sont identiques.

Et seul un combustible peut en ĂŞtre Ă  l'origine ?

- Tout à fait. - Vous en êtes absolument sûr ?

Je vous la garantis Ă  cent pour cent.

Sauf qu'aucun combustible n'a été utilisé ici.

- Qu'est-ce que vous racontez ? - Regardez.

Ça pourrait vous servir.

Cet incendie va être déclenché en dénudant

les deux câbles de ce radiateur d'appoint près du lit.

Nous n'avons pas mis le moindre combustible dans cette maison.

C'est impossible.

Impossible que cela se produise,

ou impossible que vous ayez eu tort ?

Je sais ce que j'ai vu.

Et nous savons ce que nous venons de voir.

Exactement le même incendie causé par un court-circuit.

Rien de criminel.

Et voici une animation de la propagation des flammes

et des actions exactes que Frank a décrites au Dr Drexel.

Un court-circuit déclenche l'incendie, les filles crient et réveillent Frank

qui accourt jusqu'Ă  leur chambre.

Ne parvenant pas Ă  ouvrir la porte, il descend les escaliers et sort.

L'ouverture de cette porte fait entrer de l'air qui attise les flammes.

Vous avez affirmé que ces taches étaient dues au recours à un combustible.

Ces mêmes taches lors de la vérification ont été causées par un incendie

qui a démarré dans la chambre des filles.

Ce n'était pas criminel.

VoilĂ  ce qui arrive, quand on joue les savants.

Mme le Juge, suite à cette découverte

nous demandons que les poursuites soient abandonnées.

Je...

Je ne sais pas quoi dire...

Vous n'avez rien Ă  dire.

Pardonne-moi, Papa.

Elle tenait Ă  vous voir.

Je n'arrive pas Ă  croire que je t'en ai cru capable.

Ce n'est rien, chérie.

Tout va bien.

Il me reste encore à donner la facture pour cette maison brûlée à McCoy.

Besoin de renforts ?

D'accord.

CECI EST UNE FICTION

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