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Original subtitles

T 'as retrouvé l 'appétit, on dirait.

Sauf que ça fait beaucoup de sucre au réveil, tout ça, non ? Fouille, la paix,

elle a besoin de reprendre des forces.

Hein, lapin ? Dis -donc, toi, je vais quand mĂȘme pas te rappeler ton

hypercholestérolémie à chaque fois.

C 'est sûr qu 'avec toi, je risque pas de vous oublier.

Désolée.

Il a toujours pas rappelé, l 'autre du cul ? Non, non.

Je vais aller chez Riquidel.

J 'Ă©tais des crĂȘpes pour ce soir, elle a toujours adorĂ© les crĂȘpes de chez

Riquelme.

Alors ?

C 'est là -dedans qu 'on a retrouvé le corps. On pense que c 'est le proprio.

Fabrice Mottet.

C 'est lui qui gérait tout ça depuis deux ans, depuis la mort de son pÚre.

C 'est terrible ce qui s 'est passé.

C 'est terrible.

Capitaine Rochette, bonjour.

Gérard Fourniquet, le maire de la ville.

Je suis venu pour soutenir la famille et remercier les pompiers. Ils ont fait un

travail formidable, sans de tout flamber. J 'imagine, oui.

Ce village de vacances, c 'est important pour notre petite ville. Il faut

absolument que vous trouviez ce café sain.

On verra s 'il n 'y a que positif Ă  tout le monde avant de commencer la saison.

C 'est pour ça qu 'on est là. Je suis désolée, on va devoir vous laisser.

Oui, bien sûr.

Retirez -vous.

Waouh, super motivé, le maire. Tu m 'étonnes. Il joue sa réélection dans un

mois.

C 'est plus de mon ùge, ça.

Vous pensez pouvoir l 'identifier rapidement ? D 'aprĂšs la gourmette qu

porte au poignet, il s 'agit de Fabrice Mottet.

Mais est -ce qu 'on peut faire confiance aux gourmettes ? Je vous dis ça le plus

vite possible.

Je connais la chanson.

Et il est mort asphyxié ? Ah ben ça, je vous le dirai aprÚs l 'autopsie.

Dommage. Ouais, il a pas eu le temps de se servir de l 'extincteur.

Pourquoi il a pas pu s 'enfuir ? La porte était verrouillée.

Elle était ouverte quand les secours sont arrivés.

Mais pour lui, c 'Ă©tait dĂ©jĂ  trop tard. D 'accord, mais c 'est quand mĂȘme

bizarre que rien d 'autre n 'ait brûlé autour, non ? Les pompiers ont été

prévenus par un appel anonyme. C 'est pour ça qu 'ils ont déboulé aussi vite.

Capitaine Charline Rochette, laissez un message.

Répondeur, à tous les coups, elle est déjà sur place.

J 'espĂšre qu 'elle ne retourne pas, parce que ce pauvre Noulot... Noulot ? L

'électricien. C 'est lui qui a refait toute l 'électricité et les chalets cet

hiver. Son dernier chantier avant d 'arrĂȘter de travailler.

Ça souffle d 'apparemment d 'essayer de toucher sa retraite. Tu crois que c 'est

un incendie criminel ? T 'emballes pas chérie, t 'emballes pas.

Les fils ont été dénudés et sectionnés.

Ouais, comme on n 'a jamais vu de fils se dénuder tout seul.

Je mets ça dans l 'écran.

Capitaine, la famille.

Bonjour madame.

Bonjour. Capitaine Rochette, vous ĂȘtes la mĂšre de la victime ? Oui.

C 'est Cédric, son frÚre.

Et Elodie, avec qui il était fiancé.

Je ne comprends pas.

Pourquoi il n 'a pas réussi à sortir ? Pourquoi il est resté coincé là -dedans

Je vous promets de vous donner des réponses prévues.

C 'était l 'alarme pour rappeler mon dernier essayage cet aprÚs -midi.

Pour ma robe de mariée.

Pardon.

Excusez -moi.

Bonjour. Capitaine Rochette, vous ĂȘtes ? AngĂ©lique Piret.

Normalement, c 'est moi qui arrive la premiÚre, mais là, j 'avais un dégùt des

os chez moi.

J 'y étais encore quand j 'ai reçu le message tout à l 'heure.

Vous faites quoi ici exactement ?

J 'ai été engagée pour gérer les travaux et toute la compta.

Ça fait six mois.

Donc, vous étiez là hier soir ? Oui, oui, je suis partie vers 19h.

Et Fabrice Mottet était là ? Dans son bureau.

Il travaillait souvent trĂšs tard.

Et vous n 'avez aucune idée de ce qu 'il aurait pu aller faire dans le chalet ?

Non, mais il faisait souvent le tour du chantier le soir pour voir, pour

tout vérifier, quoi.

Il était trÚs pointilleux.

Bien, merci.

Vous vérifiez les emplois du temps de tout le monde, ok ? MÚre, frÚre, fiancé,

employé, vous laissez rien passer.

Le numéro que vous avez demandé n 'est pas attribué.

T 'en déconnes.

T 'as pas fait ça, Paul -Anne ?

Oui, maman.

Oui, j 'ai vu que t 'avais appelé.

Non, pas deux, trois fois, douze.

Si, si, c 'est marqué.

Oui, je suis au courant pour l 'incendie.

Il devait se marier, oui, je sais.

Je sais aussi que c 'est Pierrot, mon cousin, et qu 'il a été pompier au

volontaire, oui.

Bon, j 'ai onze pompiers autour de moi, maman, donc je pense qu 'ils vont

pouvoir me renseigner sur les départs de feu.

Non, je ne sais pas s 'ils sont célibataires.

Attends, vous ne bougez pas du magasin avec papa dans l 'heure qui vient ? Non,

non, comme ça, juste pour savoir.

Oui, bisous.

Et Ă  papa, oui.

Papa ? Maman ?

Papa ? Maman ?

Pourquoi ? J 'étais sûr que tu serais là.

Quand maman m 'a raconté, je me suis douté que tu te posais la question. C

'était pour vérifier qu 'on ne serait pas à la maison.

Tu voulais ĂȘtre un peu seul, c 'est ça ? Tu dĂ©primes un petit peu.

Je te comprends. Maman peut ĂȘtre tellement envahissante par moments.

C 'est vrai, c 'est horrible ce que Paul -Henri t 'a fait.

Mais tu es encore jeune. Il y en a Ă  tous les coins de rue.

Sans compter qu 'on peut t 'en présenter plein.

Pour ton enquĂȘte, on a appris pour le coup de fil au pompier.

C 'est bizarre cet appel, non ? Si c 'est quelqu 'un qui voulait aider,

il est resté anonyme ? Et si c 'est le criminel, pourquoi il a prévenu ? C 'est

quoi que tu caches dans ta main depuis le début ? Bon, et papa, je ne suis plus

une gamine, j 'ai le droit d 'avoir mon intimité ? Bien sûr, je disais ça comme

ça. Je suis pas comme ta mÚre a toujours fouiné. Tu as droit à ton intimité,

évidemment, bien sûr.

Mais moi, c 'est rien de grave.

Bon, papa, va vraiment falloir vous arrĂȘter d 'ĂȘtre tout le temps sur mon

parce que je te jure, lĂ , j 'en peux plus.

J 'ai tout.

Il n 'est pas qu 'Ă  cause de maman.

À cause de qui d 'autre ?

Bonjour.

Bonjour. Envoyez -toi au service scientifique pour comparaison immédiate.

Pour mon enquĂȘte, le village vacances n 'en s 'en dit pas. Ok, d 'accord, pas de

soucis.

Tu me crois jamais. L 'instinct maternel, ça ne trompe pas.

J 'ai bien fait d 'y aller, moi, parce qu 'elle trouve que t 'es un peu

Ă©touffante, quand mĂȘme.

Moi, étouffante ? Si moi, je suis étouffante, alors toi, je pense que t

Elle avait surtout l 'air bizarre.

Ah bon, bizarre ? Bizarre comment ? Je ne sais pas, elle était dans la salle de

bain, puis elle cachait un truc derriÚre son dos, comme quand elle était gamine.

Un truc, mais quel truc ? Je ne sais pas, je dis un truc, parce que je n 'ai

vu ce que c 'était justement, puisqu 'elle le cachait, tu sais, quand tu as

questions. Un truc intime, elle a dit.

Mais qu 'on est cons ! Je te remercie, parle pour toi.

Mais tout ce chocolat qu 'elle bouffait ! Mais c 'est nausé ! Mais oui, son

caractĂšre de cochon ! Mais c 'est un test de grossesse ! Elle est enceinte !

C 'est gĂ©nial, on va ĂȘtre grands -parents, c 'est merveilleux ! Ah ben

'est pas merveilleux, c 'est mĂȘme la merde.

Pourquoi ? Parce que maintenant, elle n 'a plus Polonry.

Tu sais que c 'est abruti si je me retrouve en face de lui.

Qu 'est -ce qu 'on fait ?

Rien. On attend tranquillement qu 'elle nous en parle. D 'accord ? Attention,

surtout toi.

On ne la brusque surtout pas.

Parce que les hormones, ça détraque l 'humeur. Et elle est suffisamment

détraquée comme ça en ce moment.

La gourmette n 'a pas menti. Il s 'agit bien de Fabrice Mottet.

Et il est bien mort d 'affixie.

Mais, juste avant...

Il a reçu un coup trĂšs violent sur la tĂȘte.

Je comprends mieux pourquoi il n 'a pas pu s 'enfuir. Pour autant, je suis

incapable de vous dire s 'il s 'est pris une poutre de la charpente durant l

'incendie. Ou s 'il a été assommé avant.

Exactement. Donc soit c 'est un incendie criminel et pas de bol pour lui, il s

'est retrouvé piégé par les flammes et assommé par une poutre avant d 'avoir eu

le temps de s 'enfuir.

Soit quelqu 'un l 'a assommé, a déclenché l 'incendie pour masquer l

Absolument.

Il a masqué sa voix, non ? Pas que.

Il appelait d 'un téléphone prépayé, donc impassable. Tu peux me le repasser,

'il te plaĂźt, Betty ? LĂ , lĂ .

On entend clairement le bruit des flammes, non ? Le type était là, devant

chalet.

Ça a donnĂ© quoi, les interrogatoires ? Rien de probant.

La mÚre de la victime était chez elle seule.

Le frÚre invitait une soirée poker.

Il a donné les noms et cette légende pour vérifier.

Et la future mariée, pareil, seule à la maison, elle aussi.

Elle préparait les cartons pour les invités du mariage.

Bon, et dans les autres chalets, il n 'y avait pas de clients ? La saison a Ă 

peine commencé.

Il y avait bien un couple, mais ils étaient partis dßner en ville. Et le

restaurant a confirmé. Donc personne de la famille n 'a vraiment d 'adhibi.

Le seul témoin de tout ça, c 'est le type qui a appelé pour prévenir.

Et qui a peut -ĂȘtre mis le feu lui -mĂȘme.

Il faut vraiment qu 'on le retrouve.

Il y a le feu ! Il y a le feu ! Il faut venir vite ! TrĂšs vite ! Il ne trouve

pas de témoin, personne n 'a rien pu voir. Il a trois kilomÚtres de tout ce

village. J 'ai le choix, en cette saison, il n 'y a pas un chat.

Pas un chat, pas un chat, je te le dis, hein.

Pourquoi tu dis chat, Pascaline ? Celui -lĂ . Combien je dois ?

Dis -le retour.

Pour rien.

J 'ai juste entendu dire qu 'il se passait des choses lĂ  -bas le soir.

Des choses ? Quelles choses ? Je n 'en sais rien. Je ne veux pas colporter des

rumeurs. Ce n 'est pas mon genre.

Bonne fin de journée.

Elle ne veut pas colporter des rumeurs. Elle fait que ça, colporter. EspÚce de

colporteuse. Bien sûr que non.

Je n 'ai aucune idée de qui aurait pu faire ça.

Il n 'y avait aucun ami de mon fils.

Depuis la mort de son pĂšre, il n 'avait qu 'un objectif.

Tout moderniser pour en faire un village au diable.

Et son frĂšre ? CĂ©dric ? Il ne travaillait pas lĂ , c 'est ça ? Ça a dĂ»

compliqué pour lui de voir son frÚre hériter seul du village.

Ils sont tous les deux trÚs différents, vous savez.

Fabrice était plus comme mon mari.

C 'était un entrepreneur, un bosseur.

Cédric, lui, il a toujours préféré sa liberté, faire du sport.

Travailler sur des chantiers quand ça lui chante.

Mais pas ce chantier -lĂ .

Non, il ne s 'est jamais impliqué ici. C 'est son choix.

J 'ai fait deux garçons à l 'opposé, mais qui s 'aimaient beaucoup.

Merci.

Je vais demander Ă  ce qu 'on vous raccompagne.

Elle nous a peut -ĂȘtre racontĂ© n 'importe quoi. Parce qu 'Aline n 'a

pas s 'excité sur des whitties.

Enfin, il n 'y a pas de fumée sans feu.

Je suis d 'accord.

Alors, ça serait quoi, alors ? Je ne sais pas.

Le trafic de drogue.

Pourquoi pas ? Des combats de chiens, peut -ĂȘtre ? Si, comme dans ce film

chinois, là, avec ce type débile dont j 'ai oublié le nom, d 'ailleurs.

Oh non, je sais, mais je sais ! Un tripot ! Un tripot secret ! Comme dans

série qu 'on avait vue, là, les spécialistes à Orlando.

Mais à Orlando, chérie ! Orlando, pas dans le trou du cul de la Bretagne,

! Dis donc, trou du cul toi -mĂȘme, hein ? C 'est bien que c 'est toi qui es

originaire d 'ici, pas moi.

Oh, allez, je vais m 'en aller en Angleterre, tenez, mĂȘme pas 50 bornes.

Oui, alors, c 'est plus prĂšs de la mer, voilĂ , et puis il y a moins de vaches,

il y a plus de cormorants.

Non, c 'est fermé, pardon, pardon, j 'ai pas mis la banquette.

À deux heures.

On pourrait peut -ĂȘtre quand mĂȘme en parler Ă  Charline, non ? Faudrait

chérie. Il y a deux secondes, tu me disais que c 'était des conneries.

C 'est pour lui dire quoi ? Que quelqu 'un aurait dit qu 'il se passait peut

-ĂȘtre on ne sait quoi dans le village vacances des motets ? Non.

Non, ben je disais ça parce que t 'avais l 'air de m 'ĂȘtre bien.

Ce qu 'il faut faire, si on devait l 'aider, je dis bien si on devait l

ce serait de lui donner du concret, Charline.

Des infos creusées, vérifiées, intéressantes.

Des sources sûres.

Exactement, mais tu as absolument raison. Mais c 'est ça qu 'il faut

Tu me donnes raison.

Qu 'est -ce qui te prend, t 'es malade ? Non, non, non.

Elle nous a bien dit qu 'elle est toussée.

Qu 'elle ait besoin d 'air. Oui. Viens, viens, viens. Qu 'est -ce qu 'on va

faire ? On va lui en donner de l 'air.

Ah, non, c 'est fermé. Je n 'avais pas trouvé la pancarte. Mais qu 'est -ce que

tu fais ? Changement d 'herbage.

Ravilez -vous.

Quoi ? Ça lui arrivait souvent, votre pùre Fabrice Mottet, de

travailler tard le soir ? Oui.

Il s 'était mis une pression de dingue avec ses travaux.

Il avait peur que rien ne soit prĂȘt pour lui.

Le passage des inspecteurs pour obtenir ces 5 étoiles, il les voulait

absolument. J 'imagine qu 'il a dĂ» investir beaucoup d 'argent.

Oui.

C 'est pour ça qu 'il pouvait pas se louper.

5 étoiles, ça lui aurait permis d 'augmenter les tarifs et de rentrer dans

frais. Et parmi les artisans qu 'il a engagés pour la rénovation, il y en a

qui ça s 'est mal passé ? Non.

Enfin, je crois pas.

Enfin, si, ça gueulait réguliÚrement, mais rien d 'anormal, quoi.

Enfin, c 'était que des gens avec qui son pÚre avait bossé avant et ils se

connaissaient depuis toujours.

Pourquoi vous me posez cette question ? Vous pensez que quelqu 'un s 'en serait

pris à lui ? Que ce n 'était pas un accident ? Je ne sais pas.

Tenez, bon courage.

Bonjour mademoiselle. Bonjour.

On sait, nous n 'avons pas téléphoné pour réserver, mais nous n 'étions pas

que ce soit déjà ouvert.

Alors on s 'est dit avec mon épouse, essayons, on verra bien.

Est -ce que vous auriez un chalet de libre une fois ? J 'en ai mĂȘme

vous allez avoir le choix.

Ah, trĂšs bien. Alors dans ce cas, nous voudrions quelque chose de tranquille, d

'un peu éloigné si c 'est possible.

On faisait un petit périple en France et tout d 'un coup je me suis dit,

Patrick...

Et si tu t 'offrais une seconde lune de miel avec ton épouse, une fois ? Bien

sûr. On ne va pas raconter notre vie, madame.

Donc, Patrick, comment ? Romina, Patrick.

Et Romina, Solange, son épouse. Une fois.

Je vais vous accompagner.

Avec plaisir.

Cette canne que vous recherchez, vous ne serez pas déçus.

Vous laissez -moi suivre ? Bonsoir.

Coucou, chopinette d 'amour, ne nous attends pas pour dĂźner. On a un truc ce

soir, mais on t 'a achetĂ© des crĂȘpes. Celles que tu as toujours adorĂ©es de

chérie Kydel.

Qu 'est

-ce que

tu fous, chĂ©rie ? Je sors mes affaires, sinon elles vont ĂȘtre toutes froissĂ©es.

Tu peux prendre un bain aussi pendant que tu y es ? On a du boulot.

Attends, une seconde.

C 'est rangé.

J 'aime l 'ordre.

Viens, chérie, débuche -toi.

Oui, chérie.

On a fait un tour complet, lĂ , non ? Je le confirme.

A qui on va poser des questions s 'il n 'y a personne ? Elle nous a raconté n

'importe quoi, Pascaline.

Je te l 'avais dit qu 'il fallait se méfier des rumeurs. Il fallait se

Individu Ă  15h12.

C 'est pas Isabelle Marant, la pharmacienne ? Oui, c 'est elle.

Elle est pas lĂ  pour un livraison.

C 'est pas du tout son mari, lui ? Du tout, du tout, du tout.

C 'est qui, lui ? On ne le connaĂźt pas.

Alors ?

Pas

mal.

Pourquoi pas mal ? Non, je veux dire, les gens sont heureux, et ça, c 'est

formidable. En fait, c 'est un bézodrome géant, ici.

Nature à découverte. On va voir que c 'est idéal.

Bucolique, isolé, parfait pour tromper sa femme.

Parce que tu viendrais ici, toi.

T 'imagines, s 'ils arrivent Ă  louer une dizaine de chambres par jour, 7 jours

sur 7, mĂȘme pour une heure ou deux, ça doit Ă©gayer les comptes du hors -saison.

Surtout net d 'impĂŽts, parce que les clients qui viennent ici, ils payent

et puis ils ne demandent pas de facture, si tu vois ce que je veux dire.

Et si c 'est bien ça, ça veut dire qu 'il y avait sans doute des coûts plus

légitimes le soir de l 'incendie.

Oui, qui se sont bien gardés d 'aller se signaler à la police. Et tu vois, c

'est con, parce que si on veut aider Charline, c 'est ce genre de personnes

'il faut retrouver.

Vas -y,

chérie. Vas -y.

Bonsoir, Sylvain et Sybille.

Bonsoir. Ben oui, bonsoir.

Bonsoir. Tu vois qu 'on a bien fait de venir ? Ben oui, avec le drame de la

d 'hier, ma femme.

A eu peur que tout soit annulé.

C 'est -Ă  -dire ? Comment ça, c 'est -Ă  -dire ? Mais oui, non, non, arrĂȘte, t

'es bĂȘtise, chĂ©rie.

Mon mari est trĂšs blagueur.

Rien n 'est annulé, rien du tout, au contraire. Asseyons -nous.

On a apporté à boire.

On peut ouvrir la boutique tout de suite, non ? On n 'est pas obligé d

les autres.

Non, on n 'est pas obligé, non.

Super.

Puis pour le reste aussi, on n 'est pas obligé de les attendre.

Au pire, ils prendront le train en marche.

Le train ? J 'ai tellement chaud tout d 'un

coup. C 'est vrai qu 'il fait chaud.

J 'aime beaucoup ici.

La derniÚre fois, le rendez -vous était dans un hÎtel de luxe.

C 'est sympa, je ne dis pas, mais ici, c 'est plus sauvage, c 'est exotique.

C 'est vrai, chérie ? Oui, c 'est vrai.

À propos, je dĂ©clare...

La soirée.

Ouverte.

Ah,

Charline,

viens.

Bienvenue chez moi, mademoiselle Charline. Merci, sympa chez toi.

Encore tout chaud du cul de la poule.

Cigarette, Ă  peine sortie de chez Riquidel. Nous deux, on devrait pouvoir

quelque chose, non ?

Je pense, ouais.

Je te fais visiter.

AprĂšs toi.

Et si on joue Ă  un petit jeu ? Ça s 'appelle une gorgĂ©e, un baiser.

Je ne connais pas du tout ce jeu. Tu le connais, Claire.

Tu vas voir, c 'est hyper simple. Je vais t 'expliquer.

EnlĂšve ton pull, lĂ . T 'es trop chaud, mon chat.

Moi aussi, j 'ai plein de petits jouets. Tu veux voir ? On commence par quoi ?

Alors, celui -là, il va vous éclater.

Stop ! Tu vois ça ? J 'en étais sûr.

Alors là, ça ne va pas le faire du tout.

Pourquoi ? Au contraire. Parce qu 'on ne partage pas les mĂȘmes valeurs.

Il est hors de question d 'utiliser des objets fabriqués en Chine.

Il y a déjà eu un incendie la nuit derniÚre. Vous voulez que ça recommence

Mais ça marche à pile.

Ah ! Ah ! Des piles chinoises en plus ! Pas question ! Non, non, mais n

'insistez pas. Mon mari est trĂšs Ă  cheval sur les principes. Ne le prenez

personnellement. Mais tout ce qui vient de Chine, il fait un blocage.

Allez ! Dehors ! Je vous laisse le champagne, alors.

Allez, viens.

Ça me fait peur.

Ça me fait peur.

C 'est génial.

Et ton mec, il devait pas arriver l 'autre soir ?

Hein ? Euh, si, si, si, mais il a eu un empĂȘchement.

Ah.

Ok.

Il fait quoi, sinon ? Attends, laisse -moi deviner.

Euh, médecin ? Avocat ? Non plus.

Euh, banquier ? Non,

il fait surtout chier. Il fait vraiment chier parce qu 'il viendra pas. Il m 'a

planté comme une merde, voilà.

Quoi ? Mais non.

Et c 'est pas parce qu 'il a flippĂ© d 'ĂȘtre pĂšre qu 'il est mĂȘme pas au

Attends, t 'es en train ? Ouais.

Il s 'est barrĂ© avant que je le sache moi -mĂȘme.

Donc je dois vraiment ĂȘtre une trĂšs mauvaise flic parce que j 'ai rien vu

Mais alors lĂ , rien du tout.

Je suis désolé.

Ça va.

T 'as crĂȘpĂ© en train de cramer ? Oh merde, oui.

Eh ben, on va aller manger et cramer, hein ? Elle va ĂȘtre trĂšs bonne.

Ils s 'en posent des choses quand on quitte la Belgique.

Attention, c 'est lisse.

Oui, c 'est vrai.

Merci.

Ça va aller.

Puis t 'es solide. Je te connais.

Tu vois, lĂ , je suis sur une enquĂȘte oĂč...

Ou la fille vient de perdre son futur mari une semaine avant leur mariage,

je pense qu 'il y a pire que moi.

Tu parles d 'Élodie ? Tu la connais ? Ouais, enfin surtout CĂ©dric, le frĂšre de

celui qui est mort.

Élodie est sortie longtemps avec lui.

Sans déconner, elle était avec le frÚre la victime.

Ouais, genre amoureux d 'adolescence tu vois.

Remarque c 'est celui qui compte le plus.

Ça devait ĂȘtre tendu l 'ambiance entre les deux frĂšres.

Ouais, c 'était pas ouf.

Surtout que Cédric a toujours pensé que leur pÚre préférait Fabrice.

Est -ce que c 'était vrai ? En tout cas, c 'est à Fabrice que le pÚre a filé la

direction du village.

Bref.

Merci pour la soirée. C 'était cool.

C 'était un plaisir.

À bientît.

On se revoit.

VoilĂ . Au revoir.

Madame Rochette. Bonjour M. Marange, vous allez bien ? Alors, qu 'est -ce que

peux faire pour vous ? Je préférerais voir ça avec votre femme, parce que c

un problĂšme d 'ordre intime.

Enfin, je veux dire féminin. TrÚs féminin. Je comprends.

Chérie ? Oui ? Madame Rochette a un problÚme intime et féminin.

Ah ! Bonjour Madame Rochette. Bonjour Madame Marange.

Je peux faire pour vous ? Oui, venez, venez.

C 'est un peu délicat.

Je suis dĂ©solĂ©e de vous embĂȘter avec ça.

Je viens d 'entamer une relation secrĂšte, trĂšs secrĂšte,

avec un homme qui n 'est pas mon mari.

Nous sommes Ă  la recherche d 'un endroit discret pour... Vous voyez ce que je

veux dire ? Oui, mais je ne vois pas en quoi je peux vous aider.

en me donnant le nom et le numéro de la personne qui loue le chalet pour ce

genre de choses au village vacances, par exemple. Je ne comprends pas de quoi

vous voulez parler.

Et puis surtout, je ne vois pas pourquoi moi, je serais en mesure de vous donner

ce genre d 'informations.

Je vais demander de l 'aide Ă  votre mari, ce n 'est pas grave.

Monsieur Marange, ce ne sera pas nécessaire.

TrĂšs bien.

Elles sont trÚs jolies, vos tétines.

On a checké la libide de Cédric Mottet le soir de l 'incendie. Il a bien

des potes à une soirée poker.

Par contre, niveau horaire, il y a un flou.

Personne n 'est raccord sur son heure d 'arrivée.

Donc il aurait tout Ă  fait pu ĂȘtre prĂ©sent au village vacances quand ça a

En mĂȘme temps, je vois pas pourquoi ce truc moteur a mis le feu.

Je veux bien que tu sois jaloux de ton frĂšre.

Mais ça reste ton frÚre.

Tu butes pas ton frĂšre, quand mĂȘme ? Comme je suis fils unique, elle pense

je peux pas comprendre.

C 'est sĂ»r qu 'avec sept sƓurs... Sept ? C 'est pour ça qu 'elle parle jamais.

Quand t 'en as sept, il ouvre constamment. T 'as qu 'une envie, la

Capitaine ? Oui ? Il y a quelqu 'un pour vous à l 'accueil. Ça marche, merci.

Bon, j 'arrive.

Quand mĂȘme, parce que monsieur refuse de nous laisser rentrer, figure -toi.

Calme. C 'est normal, c 'est moi qui lui ai donné la consigne. Merci.

Ah bon, pourquoi ? Parce que vous ĂȘtes sur mon lieu de travail, papa.

Je vais vous reprouver le problĂšme. On t 'a jamais empĂȘchĂ© de venir Ă  la

cacaillerie, non ? Bon,

vous me dites ce que vous voulez ou... Vas -y, Philippe, vas -y, vas -y.

On sait ce qui se passe au village Vacances.

Surtout, grĂące Ă  notre enquĂȘte de terrain, on sait qui est derriĂšre ce

trafic. Et donc...

Qui était sur place le soir du meurtre ? Attends, qu 'est -ce que tu racontes ?

Quelle enquĂȘte de terrain ? Quel trafic ? Une enquĂȘte de terrain, n 'importe

quoi. Il se trouve qu 'on a un ami, disons trĂšs cher, qui nous a tout

Un ami qui trompe réguliÚrement sa femme.

Alors ? Vous nous avez pas dit que vous aviez une longue histoire avec Elodie ?

C 'était il y a 20 ans.

La prescription.

Vous ĂȘtes sĂ»r ? Vous Ă©tiez amoureux d 'elle ?

Elle vous avait quitté pour votre frÚre avec qui elle allait se marier.

Votre frÚre d 'ailleurs qui a hérité seul du village vacances. Alors j 'en ai

rien Ă  foutre du village vacances moi.

C 'est pas mon truc ça.

Non, non, non, c 'est sûr.

Vous votre truc c 'est plutĂŽt la location du chalet Ă  des couples

Net d 'impĂŽts, pas de problĂšme d 'entretien, pas de mauvaise note sur

tout bénef.

Une façon de vous refaire sur le doigt de votre frÚre qui vous avait tout

Et alors ? Et alors l 'autre soir votre frÚre a tout découvert.

Vous vous ĂȘtes engueulĂ©, battu, ça a mal tournĂ© et vous l 'avez frappĂ© trĂšs

fort. Et il est mort.

Vous vous délirez. Non, non, je délire pas. Vous avez voulu faire passer ça

un incendie.

Mais comme il fallait pas que tout brûle, aprÚs tout, c 'est vrai, c 'est

votre héritage, vous avez appelé les pompiers.

Et vous racontez n 'importe quoi, lĂ .

OK.

Je dois ĂȘtre de Cambro -Black, mais ça, mon frĂšre l 'a jamais su.

Et qu 'en camping de merde, j 'en aurais voulu pour rien au monde.

C 'est un gouffre, ce truc.

Fabrice, il était endetté jusqu 'au cou.

Il serait jamais rentré dans ses frais. Il aurait explosé en plein vol.

Et Elodie, vous vous en foutiez aussi ?

Elle avait qu 'Ă  ouvrir les yeux.

Elle l 'a pas fait tant pis pour elle.

Ouvrir les yeux sur quoi ? Sur rien.

Mon frĂšre est mort, c 'est pas la peine de rajouter.

Qu 'est -ce que tu fais ? Je jette un oeil sur le dossier d 'enquĂȘte de

Charline.

J 'ai jumelé mon ordinateur avec le sien.

Alors, apparemment, elle suit notre piste.

Elle a mis Cédric Mottet en garde à vue, mais elle a des doutes. Oui, parce qu

'elle a mis une note avec un point d 'interrogation. T 'as vu ? Oui, je vois

bien, mais Charlie ne peut pas se rendre compte que t 'es en train de regarder

tout ça ? Non, bien sûr que non.

C 'est super bien foutu, ces petits logiciels d 'espions.

Désolée, c 'est chinois.

J 'ai trouvé ça sur Internet.

On a beau dire, mais les chinois, c 'est les meilleurs pour ce qui est d

'espionner.

Mais quand mĂȘme, ce n 'est pas bien de faire ça.

Bon, enfin, comme ça, ça nous éviterait de lui poser des questions qui l

'embĂȘtent et puis elle ne pourra pas nous reprocher d 'Ă©touffer.

ArrĂȘte, arrĂȘte, arrĂȘte.

Reviens un peu en arriĂšre.

Regarde, attends.

Ah, lĂ , regarde.

Les boutons, c 'est les mĂȘmes boutons.

Ah oui, dis donc.

Et c 'était quand cette inauguration -là ? Eh ben, le jour de l 'incendie.

Philippe, ça veut dire que Sarnine s 'est trompée de coupable à cause de nous

Pas de panique. C 'est peut -ĂȘtre juste un hasard.

On va rien lui dire.

On va d 'abord essayer de savoir si le maire était sur place ce soir -là. Ah

? Tu es gentil. Tu comptes faire comment ? Parce que si tu lui posais la

question, je ne suis pas sûre qu 'il te réponde.

C 'est la merde ! On va voir.

Vas -y, appelle le maire.

Gérard Fourniquet ? Mon nom ne vous dira rien.

Écoutez bien ce que j 'ai à vous dire.

J 'ai la preuve formelle que vous étiez au village vacances quand l 'incendie s

'est déclenché.

Alors, si vous ne voulez pas retrouver cette information dans la presse, je

donne rendez -vous à l 'étang du boulet, aujourd 'hui, à 18h.

Et n 'oubliez pas d 'apporter de l 'argent.

Beaucoup d 'argent.

Pourquoi t 'as dit beaucoup d 'argent ? T 'es débile ou quoi ? Enfin, ça va pas

? Ah, mais non, monsieur.

Non, j 'ai pensé à Blue Detective.

Tu sais, quand il dit « Don't forget the money, man ». Oui, bonjour. Capitaine

Rochette Ă  l 'appareil.

Oui, je voulais savoir si vous aviez enfin eu les résultats des tests ADN.

Oui, le meurtre du village vacant, c 'est ça.

Ah, ok. Non, non, je patiente, je patiente. C 'est pas comme si j 'avais

choix non plus.

TrĂšs bien, merci. Au revoir.

On fait au plus vite mon cul.

J 'arrive.

On a reçu ça.

Cédric Mottet n 'est pas coupable, vous vous trompez, et Fabrice n 'était pas

celui qui prĂ©tendait ĂȘtre.

Sûrement un gamin qui s 'amuse. Ou un geek qui s 'emmerde. Ou quelqu 'un qui

sait de quoi il parle.

Vous m 'envoyez ça à la tech pour qu 'il retrouve l 'origine du mail.

Et continuez de creuser aussi sur Fabrice et les finances de son village.

Je veux savoir si ce que son frĂšre a dit est vrai.

Ok.

Tu le suis, tu fais le game, moi je récupÚre le GPS de sa bagnole. D

Il va y arriver.

Pour qui ? J 'ai vu tous mes tutos qui existent.

Rien ne va nous encler. Allons.

D 'accord, c 'est parti.

Attends, moi tout de suite.

Merde,

merde, merde, merde, merde, merde.

Il attend, mais ça caille. Il va pas patienter.

Il a perdu son... Oui ? Quoi ?

Non, non, je suis tout prĂȘt.

J 'arrive tout de suite.

AllĂŽ ? AllĂŽ, Philippe ? OĂč t 'en es, lĂ  ? Il va revenir.

Non, non, il faut que tu le retiennes. C 'est pas lui encore.

Mais le retenir, c 'était marrant.

Retiens -le.

Bon,

vous ĂȘtes lĂ , vous ĂȘtes oĂč ? À quoi vous jouez Ă  la fin, lĂ  ? Ça suffit.

Eh mais, qu 'est -ce que vous foutez ? Rien.

Et toc ! Mais c 'est complĂštement dingue ! Mais quoi ? Tu m 'as dit de le

retenir, je l 'ai retenu.

Regarde.

Ça va, il respire. Il aura juste une grosse bosse et c 'est tout.

Mais qu 'est -ce que tu fais ? Je vais chercher dans la géolocalisation de son

téléphone parce que si j 'attends que tout se portiÚre, on va y passer l

Oui, il faut déjà le débloquer.

Tu vois, je l 'ai pas trop amochĂ© parce que mĂȘme son tĂ©lĂ©phone l 'a reconnu.

Alors,

oĂč est -ce qu 'il Ă©tait le soir du crime ? Oh, ça y est. Non. Oh, non.

Quoi ? Mais t 'avais raison, Philippe. Il était là -bas, au village vacances.

Oh, alors que boiré.

T 'en es vite tapé, plus fort !

C 'est quoi que vous ne comprenez pas ? Vous n 'avez rien Ă  faire sur mon lieu

de travail.

Ok, trĂšs bien, on repart. TrĂšs bien, partez.

Ce serait quand mĂȘme bien que tu fasses un saut Ă  la cacaillerie.

Comme ça, on pourrait te dire que le téléphone de monsieur le maire Gérard

Fourniquet a été localisé au village Vacances ce soir de l 'incendie.

Tu dirais quoi si on me disait ça ? Ce que je dirais ? Oui.

Vous voulez vraiment savoir ce que je dirais ?

Alors que le maire vient de porter plainte aprÚs avoir été violemment

par deux personnes qui voulaient braquer sa voiture ? Ou alors peut -ĂȘtre que

vous voulez que j 'appelle deux agents, que je vous foute en cellule et que je

vous dĂ©terre dans la Juchabo ? Ça te fait rire, maman ? Si t 'es trop Ă©nervĂ©,

n 'est pas obligé de faire ça maintenant.

Mais papa ! Est -ce que vous vous rendez compte que le maire aurait pu y rester

ou pas ? Ah non, mais ça, c 'est trÚs exagéré ! Quoi ? Je ne veux pas me

toucher, me pousser, me pousser, me pousser.

En plus, on a la preuve qu 'il a menti. Oui, et s 'il a menti, c 'est qu 'il

cache quelque chose.

C 'est peut -ĂȘtre lui qui a tuĂ© Fabrice Mottet et pas CĂ©dric.

Ah oui ? Comment je le prouve ? Vous l 'avez récupéré légalement ce téléphone ?

Non, donc je ne peux pas m 'en servir. Tout ce que vous avez fait ne sert Ă 

rien.

Attendez un petit peu.

Ce n 'est quand mĂȘme pas vous qui avez envoyĂ© ce mail anonyme.

Quel mail ? Que t 'es le con ? Que t 'es le con ? Je vous le jure que... Allez !

On y va, on y va, on y va. Monsieur, il ne rentre pas trop tard ce soir parce

que tu as une petite... Allez, c 'est moi.

Je t 'aime, je t 'aime, je t 'aime.

Allez, hop, tiens.

Quoi ? Ça va ? Hein ? Ça va ? Oui, ça va.

Comment ça s 'appelle quand on veut tuer ses parents ? Un parent de suicide ? C

'est pas un truc qui pourrait m 'arriver.

Les miens sont morts quand j 'avais 15 ans.

Accident de parapente.

Bim, les deux d 'un coup.

Terminé.

Ah merde, je suis désolée, le dos. Non, ça va.

Moi, y a personne qui vient m 'emmerder.

J 'arrive.

Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire pour moi ? Pour ma commune ?

Mon image ? Un meurtre dans un village -vacances ? Un maire agressé par des

voyous ? Tout le monde va dire qu 'il y a de plus en plus d 'insécurité dans la

ville et que c 'est ma faute.

Alors écoutez -moi bien, je veux qu 'on les retrouve, ces deux ordures.

Mais bien sûr.

Mes équipes sont déjà allées sur place pour collecter indices et empreintes. Et

d 'ailleurs, on a déjà retrouvé votre téléphone.

Ah, c 'est formidable.

Et un autre petit truc aussi...

On voudrait savoir si c 'est Ă  vous ou Ă  l 'un de vos agresseurs.

Non, non, non, c 'est Ă  moi.

C 'est bizarre que vous l 'ayez trouvé là, puisque je l 'ai perdu il y a

quelques jours. Il a dĂ» tomber de ma voiture.

Il n 'est pas tombé de votre voiture, monsieur le maire. Il a été retrouvé il

a trois jours dans le bungalow qui a brûlé.

Pardon ? Vous étiez là le soir de l 'incendie.

Et je suis sûre que si je demandais le bornage de votre téléphone, j 'en aurais

immédiatement confirmation.

Je me trompe ? Non.

Non, trÚs bien, c 'est vrai. J 'étais sur place et...

MĂȘme vu le bagalo brĂ»lĂ©.

Mais je ne savais pas que Fabrice Motté était dedans, sinon j 'aurais essayé de

l 'en sortir.

C 'est mĂȘme moi qui ai appelĂ© les pompiers.

Qu 'est -ce que vous disiez là -bas ? Bon, écoutez, je suis au courant de ce

se passe tous les soirs. Donc si c 'était pour un de vos rendez -vous

au moins la femme en question pourra confirmer vos dires.

C 'est un peu plus compliqué que ça. Vous préférez un interrogatoire en

du forme dans mon bureau ? Mais ça ne va pas vous arranger avec la presse, ça.

n 'était pas une femme.

Pardon ? C 'était un jeune maçon qui travaille pour la municipalité.

Écoutez, j 'aimerais tant que faire se peut que ça ne sorte pas d 'ici.

Merci.

Ben non.

Pour un maire super gùteau, on dit mariage pour tous, ça risquerait de

petit peu de tĂąche.

Surtout à quelques semaines des élections.

Bon, écoutez, je n 'ai rien à voir avec l 'amour de Fabrice.

Moi, je me demande dans quel but j 'aurais fait ça.

C 'était là -haut, au mauvais endroit, au mauvais moment, c 'est tout.

Et à part le feu, vous n 'avez rien remarqué d 'inhabituel au suspect ? Non.

Enfin, ça n 'a peut -ĂȘtre rien Ă  voir, mais... En repartant,

j 'ai... J 'ai doublé une personne à vélo.

Je m 'en souviens trÚs bien, puisque comme... Je l 'ai dépassée, elle s 'est

détournée.

Comme si elle ne voulait pas ĂȘtre vue ou reconnue.

Un homme ou une femme ? LĂ , je ne pourrais pas le jurer, mais je crois

c 'était une femme.

Oh, chérie.

C 'est dommage, je viens arrĂȘter papa.

Pourquoi t 'as fait ça ? C 'est dégueulasse.

Dégueulasse. Oh, écoute. Il est à peine frappé. Avec une petite bûcheuse de rien

du tout. Il est fragile du crĂąne et puis c 'est tout. Comment t 'as pu nous

mentir ? À papa et Ă  moi ? Pendant toutes ces annĂ©es ? Quoi ?

Papa n 'est pas mon pĂšre.

Comment ? Papa n 'est pas mon pĂšre.

J 'apprends ça au pire moment de ma vie.

Je suis enceinte, j 'ai plus de mec et maintenant j 'ai plus de pĂšre non plus.

Alors c 'est vrai ! Alors c 'était vrai ! Je suis enceinte ma chérie ! Je suis

enceinte ! Bonjour.

On a le retour de la tech.

On a retrouvé l 'expéditeur.

Pour les mails Ă  l 'anonyme.

Maintenant, c 'est qu 'il était sur le vélo que le maire a doublé.

Qu 'est -ce qui se passe ? Ça va pas ? Charline est passĂ©e.

Elle a -t -elle encore gueulé ? Elle a découvert quelque chose.

Quelque chose qui remonte Ă  trĂšs trĂšs longtemps.

Si.

Mais il n 'y a pas que ça.

C 'est quoi ? La vraie théorie.

Mademoiselle Pierret, si je reprends votre dĂ©position, vous avez dĂ©clarĂ© ĂȘtre

rentrée chez vous le soir du meurtre vers 19h.

Et le lendemain, vous ĂȘtes arrivĂ©e plus tard que tout le monde parce que vous

aviez été retenue par un dégùt des eaux.

C 'est vrai, je n 'ai pas menti.

Sauf qu 'on est passé voir le voisin du dessous, celui chez qui s 'appuyait.

Il nous a dit que la fuite avait commencé la veille au soir et qu 'il est

vous prévenir.

Et que vous n 'étiez pas là.

Ni Ă  19h, ni 20h, ni 21h.

Vous Ă©tiez oĂč ? Au village vacances ? En fait, vous n 'ĂȘtes jamais partie.

Enfin, en tout cas, pas avant que ça brûle, je me trompe.

Je suis restée plus tard.

J 'avais un truc important Ă  dire Ă  Fabrice.

Un truc ? Il fallait déposer le bilan.

Il n 'avait plus le choix, les banques ne le suivaient plus.

J 'avais essayé de le conseiller toute la journée pour lui dire, mais il n

'était jamais dispo.

Alors, le soir, quand je l 'ai vu revenir et aller vers le bungalow 7, je

suivi et je lui ai tout dit.

Et il l 'a pris comment ? Il a dit qu 'il s 'en doutait et qu 'il s 'en

Il avait trouvé la solution.

En faisant tout brĂ»ler pour toucher la prime d 'assurance ? Ça, il me l 'a pas

dit.

Mais... Il était en train de dénuder des fils électriques et il m 'a demandé de

partir et de faire comme si j 'avais rien vu.

C 'est pas ce que vous avez fait ? Si.

Non, mais il ne l 'a pas tué.

Ce n 'est pas l 'envie qui m 'en manquait.

Pas l 'envie qui vous en manquait ? Depuis quand il vous forçait à coucher

lui ? Betty a raison, je rectifie.

Depuis quand il vous violait ? ArrĂȘte ! ArrĂȘte

! Allez, laisse -le faire.

ArrĂȘte !

On sait qui était Fabrice Moutet.

On ne dit pas la seule, hélas.

On a retrouvé une de ses employées qui a déposé une main courante contre lui il

y a trois ans.

On a interrogé deux autres femmes qui vous ont précédées.

Elles racontent toutes les mĂȘmes choses. Le harcĂšlement, les attouchements, les

viols.

Et vous, vous étiez au courant de tout ça ? Contrairement au reste de la

famille, je savais de quoi il était capable.

J 'en ai parlé plusieurs fois à Elodie.

Elle n 'a jamais voulu me croire.

Sauf qu 'Ă  force de voir votre futur mari rentrer tard tous les soirs, vous

commencé à avoir des doutes.

Vous vous ĂȘtes dit que CĂ©dric avait peut -ĂȘtre raison.

Et d 'ailleurs, c 'est pour ça que vous nous avez envoyé ce mail anonyme, pour

tenter l 'innocenté.

T 'as fait ça ? Il y a juste une petite question que je me pose.

Comment vous pouviez savoir que c 'était pas lui le coupable ? Parce que vous

aussi, vous étiez là le soir du drame, c 'est ça ? C 'est ce soir -là, parce que

la date du mariage approchait, que vous avez voulu vérifier si ce que Cédric

disait était vrai.

Vous avez pris votre vĂ©lo, vous ĂȘtes allĂ© au village pour espionner votre

mari.

Et c 'est lĂ  que vous l 'avez vu.

Avec Mlle Pierret.

ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte !

ArrĂȘte !

ArrĂȘte !

Phil, t 'étais pas là, et moi non plus, ok ?

Madame

AngĂ©lique Pierret, Madame MĂ©lodie Perron, vous ĂȘtes en Ă©tat d

Ma chérie, viens t 'asseoir, s 'il te plaßt.

Il faut qu 'on parle.

C 'est toi qui me dis ça ? Toi qui t 'as bien gardé de me dire les choses depuis

toujours ? Justement, il est temps que ça change.

VoilĂ .

Je suis vraiment dĂ©solĂ©e que tu aies appris ça alors que tu vas ĂȘtre maman.

Je comprends que ça te bouleverse.

Mais on ne choisit pas toujours son moment.

Je t 'ai menti.

Ton pĂšre n 'est pas ton pĂšre.

Ton pĂšre biologique, en tout cas.

Mais contrairement à ce que tu penses, je ne l 'ai jamais trompé.

Parce qu 'on a beau se disputer de temps en temps, sans arrĂȘt mĂȘme, je l 'aime.

Je l 'ai toujours aimé. Il sera toujours l 'homme de ma vie.

VoilĂ .

Je ne comprends pas, lĂ .

C 'est pour ça qu 'on est là.

Pour te dire ce qu 'on n 'a jamais eu le courage de te dire.

Et qui est encore plus difficile Ă  dire aujourd 'hui.

Bon, je ne suis pas ton pĂšre, c 'est vrai.

Mais... Je ne suis pas ta mĂšre non plus.

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