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Bon, on a un VE. Déployez deux lances, maintenant.
Le feu n'a pas encore atteint le VE, cap.
Pas besoin. La chaleur suffit Ă faire surchauffer la batterie.
Dans environ cinq minutes, on aura un emballement thermique.
On vérifie la batterie à la caméra thermique ?
Non, d'abord on sécurise, compris ?
Établissez un périmètre. Des cônes partout.
Bien reçu, cap. Diaz, y a quelqu'un d'autre ?
C'est bon, cap. Juste lui.
Je suis là . Mettez-le sous oxygène.
J'ai une victime coincée et une batterie en surchauffe.
Ravi, un rideau d'eau sur le VE. Refroidis-le.
Tout de suite !
Buck ! Je suis lĂ , cap.
Madame, protégez-vous les yeux.
Cap, on l'a. Brancard ! Beau travail, tout le monde.
Une fois sur le brancard, on se replie.
À toutes les équipes, en défensive. Je répète, position défensive.
En place.
Non...
Non !
Madd...
N'attends pas de réconfort. T'as tué mon fils !
T'es levé tôt.
Toi aussi.
J'ai promis des pancakes Ă Jee.
Déjà fait.
J'ai fait ton déjeuner et de la purée pour bébé Nash.
T'as pas dormi ?
Si. Et je le regrette.
Tu veux en parler ?
Pas besoin d'appeler Freud pour ça.
Je fais des cauchemars sur mon bleu.
C'était quoi ? Feu ou inondation ?
Délit de fuite. Avec une dose d'Athena. Mais il vaut mieux oublier ça.
Tu dormiras mieux quand Harry commencera.
C'est son premier jour, non ?
Pourquoi t'as peur ? Tu voulais Harry Ă la 118.
Oui, mais lĂ , j'ai des remords de capitaine.
Tu le protégeras mieux que personne.
Si c'est possible.
Quand vous avez dit vouloir passer, je m'attendais pas Ă un tel festin.
C'est le petit-déj de félicitations pour le premier jour d'Harry à la 118.
Il est oĂą ? Exactement.
Je me suis levé tôt pour cuisiner.
Et moi encore plus tĂ´t pour aider.
Sauf qu'il est parti avant notre réveil.
Histoire de faire bonne impression.
Je savais pas quoi faire de tout ça.
Le malheur d'Harry fait mon bonheur.
Passe-moi les pancakes.
Cap, vous voulez un moka ?
C'est pour les enfants. Tu dois pas équiper les camions ?
Le nouveau va nous prendre pour des tire-au-flanc.
Le bleu l'a déjà fait.
Il est déjà là ?
Depuis 5 h. Il fait honte aux anciens.
Ici, cap.
Non.
Allez. Quand je suis arrivé,
il avait fait les courses et deux lessives.
Ah bon ? Et c'est quoi, ça ?
Commandes de café. Vous voulez quoi ?
Ravi dit que vous aimez ce café.
Oui, je veux bien quelque chose. Merci.
Mais c'est Ravi qui va y aller.
Moi ? Mais c'est le bleu.
Tu veux qu'il se brûle le premier jour ?
Pas vraiment.
Il trébuche, le couvercle glisse... Brûlures au 3e degré.
Tout ça grâce au moka de Buckley.
Non, j'envoie quelqu'un de plus expérimenté.
Plus expérimenté pour le café ?
Cap, j'ai bossé dans un café.
Oui, c'est sa seule expérience pro.
T'en fais pas, Harry. Ravi gère.
C'est parti, le bleu. Premier appel.
VoilĂ ce que je voulais entendre. On y va.
Ou reste ici.
Cap...
Grosse matinée. Tu devrais rester ici, OK ?
Je fais quoi en attendant ?
Fais une pause ou une sieste. Regarde la télé.
La télé ?
La garde est longue. Ménage-toi.
Bien reçu.
Reed.
Reed.
Trésor, descends. Tu vas te faire mal. Maman.
Je suis Super Reed. Je crains rien.
Tu vas te blesser.
Je peux aider ? Attention.
Trésor, évite les couteaux.
Superman a un champ de force.
T'as ta carte de fidélité aux urgences.
Tu me laisses jamais m'amuser.
Pas de catch. Combat réglementé.
Pas de football.
Du catch avec un ballon.
Pas de roller.
Qui a parlé de roller ?
L'anniversaire de Lance.
Il a dit que tu me laisserais pas venir.
Mon chéri.
T'as rien dit pour la fĂŞte de Lance.
Alors, je peux y aller ?
Reed, quel est mon rĂ´le principal ?
Me protéger.
Mais Superman se protège tout seul.
Un jour, tu pourras le faire aussi.
En attendant, c'est toi et moi, OK ?
Comme Batman et Robin.
Je savais que tu dirais non.
Je suis le seul Ă pas y aller.
T'es pas comme les autres.
Ils me trouvent bizarre.
C'est trop dangereux.
Je te déteste !
Déteste-moi si tu veux, mais je suis ta mère,
et je te protégerai quoi qu'il arrive.
Maman...
Maman, je vais bien.
Maman ?
Maman !
911, quelle est votre urgence ?
Sauvez ma mère !
Je suis là . Qu'a ta mère ?
Elle bouge plus. La maison brûle. 1812 Queen Street.
Les pompiers arrivent. Moi c'est Maddie. Ton nom ?
Reed. Aidez-nous.
Il y a du feu partout ! Ça sort du mur.
Ça doit être le gaz. Ta mère bouge plus ?
Elle s'est cognée la tête. Elle bouge pas.
Maman. S'il te plaît.
Maman, lève-toi. La maison brûle.
Maman, s'il te plaît. T'as promis. Toi et moi, comme Batman et Robin ?
Reed, tu peux accéder à la porte ?
Oui. Je veux que tu sortes.
Sors, fais signe aux pompiers avec tes bras.
Je laisse pas ma mère.
Reed, elle voudrait que tu sois sauf. Sors de la maison.
Non !
T'as un extincteur ?
Dans le placard.
Tu l'as trouvé ?
Reed.
Maddie, y a un robinet là où était le four.
C'est l'arrivée de gaz.
C'est en feu.
Alors recule. Touche Ă rien.
Mais ça arrêtera le gros feu, non ?
Reed, ne touche pas ce robinet.
Il est brûlant. Reed.
J'y vais. Non, ne fais pas ça.
Reed, écoute-moi. Les pompiers sont presque là .
Reed, t'es lĂ ?
Reed, tu vas bien ?
Ça a marché. Je vais bien.
Pourquoi mettre ta main dans le feu ?
Tu sais que c'est dangereux ?
J'imagine, mais la maison brûlait.
T'es un dur. Ça doit faire mal.
Pas vraiment.
Rien ne me fait mal.
Reed n'est pas un enfant ordinaire.
Il souffre d'insensibilité congénitale...
Ă€ la douleur. Oui. C'est assez rare.
Oui, c'est ce que j'ai appris.
Le protéger de lui-même, c'est un plein temps.
Il sent pas la douleur.
Et c'est une vraie plaie.
Aujourd'hui, c'était un super-pouvoir.
Cap, cuisine déblayée.
Beau boulot sur la conduite de gaz. Merci.
Bien joué.
T'as sauvé ta maison. Et ta mère.
Bon, on embarque et on y va.
Allez, doucement, mon grand.
Essaie de pas bouger, OK ?
Attention, bonhomme. Marche pas sur ta cape.
Maman, c'est bon.
On peut pas le protéger de tout.
911, quelle est votre urgence ?
Je suis à l'église du Temple de la Prière de la Pentecôte !
Le diable est entré en Sœur Abigail.
On l'exorcisait, et le diable a planté ses dents dans Frère Isaac.
À notre arrivée, la jeune femme était sur une table...
attachée.
Tension et rythme cardiaque élevés,
et son corps était pris de spasmes violents.
L'appel ne mentionnait rien de tout ça ?
On a parlé de morsure, mais sur place, on a compris...
qu'il se passait autre chose.
Pourquoi une fille de 17 ans mordrait un adulte ?
Le tétanos.
Le trismus. Une infection bactérienne causée par une plaie.
Comment Abigail s'est-elle blessée ?
Dans sa chambre.
Il y avait un vieux lit en métal. Le pied était cassé.
Que risquait-elle sans traitement ?
Détresse respiratoire, pneumonie, os brisés par les spasmes...
et peut-ĂŞtre la mort.
Merci, pompier Wilson.
Vous avez 15 ans d'expérience médicale, c'est ça ?
Oui.
C'est plus ou moins que votre expérience de parent ?
J'élève à l'instinct.
Je réussis plus que j'échoue.
Je couve trop mon fils parfois ? Bien sûr.
Mais je l'attache pas Ă une table.
Je l'enferme pas dans une cellule.
Sûrement pas.
Vous êtes très colérique, pompier Diaz ?
Je l'étais.
Vous n'avez pas agressé un homme pour...
une place de parking ?
C'était... Emblématique de la violence
dont vous avez fait preuve envers mes clients.
J'étais pas violent.
Agressif. Auteur de détresse émotionnelle injustifiée.
Intimidation pure. C'est faux.
C'est ce qui a entaché leurs déclarations à la police.
Plus jamais ça, s'il te plaît.
Que Dieu t'entende.
Salut.
Abigail, content de te voir.
J'ai jamais pu dire merci.
T'avais beaucoup à gérer, et on est ravis que tu sois rétablie.
Oui. Pompier Wilson.
Un instant ?
Prends soin de toi.
Merci.
T'as assuré aujourd'hui, Abigail.
Oui, leur tenir tête est très courageux.
Comment t'as fait ?
Fait quoi ?
Apprendre à être moins en colère.
Le temps.
La thérapie.
Encore plus de thérapie.
Les amis et la famille, ça aide.
Me garder dans le droit chemin. Ça a beaucoup aidé.
Au moins, j'ai le temps.
Le reste...
Je peux pas me payer de psy, j'ai Ă peine de quoi payer l'essence.
Tu étais pas en foyer ?
Ils ont pas des ressources ? J'ai eu 18 ans.
Le foyer m'a filé une carte et un billet pour chez ma grand-mère.
Elle m'a donné sa voiture pour se débarrasser de moi.
Je dors dedans.
C'est le bémol quand on est sauvé.
Y a plus personne pour te blesser, certes, mais...
c'est parce qu'il n'y a plus personne du tout.
Il y a des gens qui tiennent Ă toi.
Où ça ?
C'était comment ?
Très complexe. Incertain.
Deux gamins avec leurs appareils dentaires coincés.
Eddie est revenu ?
Oui. Et il a amené une amie.
Les gars. Vous vous souvenez d'Abigail.
Bien sûr.
J'aimerais pouvoir en dire autant. Je me souviens que du visage d'Eddie.
Voici le capitaine Han. Buck. Et Ravi.
Je vous remercie infiniment.
Vous m'avez déjà sauvé la vie. Vous recommencez.
C'est notre boulot.
Eddie, un mot ? À propos de ce truc.
Excusez-nous. Bien sûr, cap.
Il a des ennuis ?
Des ennuis ? Non, non.
Je m'en voudrais. Il a été si gentil.
Il a vu que j'étais à la rue, alors il m'a amenée ici.
D'habitude, c'est Buck qui ramène les âmes perdues.
Je dis pas ça pour toi.
Non, c'est exactement ce que je suis.
Toute ma vie, c'était juste moi, ma mère et mon père.
Et lĂ , y a plus personne.
Y a toujours quelqu'un, Abigail.
La famille, c'est pas juste le sang.
C'est aussi ceux qu'on cHeysit.
Elle n'a personne.
Elle a besoin d'aide.
L'aide qu'il lui faut, on peut pas la lui donner ici.
C'est pourquoi j'ai appelé du renfort.
Alex.
Pompier Diaz. C'est qui ?
C'est Alex.
Abigail, voici Alex Doyle.
Elle fait partie du programme SMART. C'est le...
Service de Mesure et d'Action pour la Réponse Thérapeutique.
Oui. Vous me croyez folle ?
Je pense que t'as vécu beaucoup de choses.
Mon travail, c'est de relier les gens aux ressources nécessaires
pour qu'ils se remettent sur pied.
J'ai cru comprendre que t'étais à la rue ?
Je vis dans la voiture de ma grand-mère.
Alex va t'aider Ă trouver un logement.
En fait, c'est déjà fait.
Ah bon ? Où ça ?
Un foyer confessionnel de transition Ă Pasadena.
Avec soutien psy et prépa fac.
Tu peux rester ce soir, ou plus si tu veux.
Qu'en dis-tu, Abigail ?
Je sais pas.
On peut t'acheter des affaires de toilette.
Des chaussettes propres ?
J'ai pas besoin de chaussettes.
Laisse la gentille dame t'en payer.
D'accord ?
911, quelle est votre urgence ?
Mon père a disparu !
Monsieur, je suis Maddie. Il me faut des infos.
Je suis Andrew. Mon père est Bill...
William Schneider.
87 ans, 1 m 93, cheveux blancs, yeux verts.
Il a dû s'éloigner.
Il doit pas savoir oĂą il va.
Vous pensez qu'il s'est perdu ?
Il a dû être désorienté.
J'aurais dĂ» mieux le surveiller.
Sa dernière position connue ?
Chez lui. 104 Chester Street. J'y suis.
À toutes les unités, alerte disparition William Schneider. Possiblement confus.
Restez chez votre père, monsieur.
Nos meilleurs agents le recherchent.
Andrew Schneider ? Vous ĂŞtes rapides. Entrez.
Toujours aucune nouvelle ?
Non, j'ai établi une chronologie.
Je lui ai parlé hier à 18 h comme toujours.
Et ce matin, je l'ai sur les caméras jusqu'à 11 h 56.
Vous le surveillez de près, dites donc.
Je suis obligé. Il refuse la maison de retraite
et pense jamais à charger son téléphone.
Il faisait quoi sur les caméras jusqu'à 11 h 56 ?
Du matin. Oui, il s'occupait.
Il jouait au solitaire sur l'ordi.
Comme d'hab.
Et là , les caméras ont coupé.
J'ai eu une notif, alors j'ai appelé,
il a pas répondu, et j'ai pris la voiture.
Il a un portable ?
Un vieux clapet.
Les applis, c'est chercher les ennuis.
En arrivant, j'ai trouvé son téléphone.
Déchargé, bien sûr.
Et ça.
Son bip d'urgence.
Vous soupçonnez un acte criminel ?
Non, mon père est prof de maths retraité.
Il conduit pas. Il sort Ă peine.
Je peux jeter un œil ?
Allez-y.
Il imprime tout. Mails, articles.
Le papier l'aide Ă s'en souvenir.
C'est qui, Cheryl Sullivan ?
Aucune idée.
C'est un billet d'avion ?
C'est un reçu. 600 $. Surclassement en première.
Ça n'a aucun sens. Il la connaît pas.
Son vol atterrit dans une heure.
Il a perdu la tĂŞte.
Voilà pourquoi les caméras ont coupé.
Il a débranché.
Il savait même pas ce qu'était un routeur.
Il conduit pas, mais il a une voiture ?
J'ai pris ses clés il y a des mois.
OĂą est la voiture ?
Dieu merci. Elle est lĂ .
Qu'est-ce qui est garé là d'habitude ?
Monsieur, garez votre véhicule.
Bill, police !
On vous cherche partout.
Je suis pas sourd. Je vous ignore.
C'est mon fils qui vous envoie.
Oui, monsieur.
Je suis le sergent Grant. Bill, vous savez oĂą vous ĂŞtes ?
Ă€ 8 km de LAX Ă vol d'oiseau.
Vous savez ce que vous conduisez ?
Oui.
Et je sais que j'avais 5 litres d'essence,
donc sauf si vous continuez Ă me retenir,
j'en aurai assez pour passer chez le fleuriste sur Lincoln
avant de retrouver mon amie.
Bill, vous ĂŞtes loin de chez vous.
C'est l'idée.
Pourquoi me parler comme Ă un disparu ?
Votre fils a sous-entendu...
Que j'ai perdu la boule.
C'est faux. Alors, laissez-moi passer.
Bill, cet engin n'est pas homologué.
Mais il tond comme un chef.
Bill, vous avez toute votre tête, mais votre fils devient fou d'inquiétude.
Il me traite comme un enfant.
Il veut juste que son père soit en sécurité.
Je peux pas vous forcer Ă rentrer, mais je saisis votre tondeuse.
Menottez-moi.
Vous n'êtes pas en état d'arrestation.
Mais vous m'emmenez quand mĂŞme en prison.
Ă€ quoi tu pensais ?
Aller à l'aéroport en tondeuse ?
T'as pris mes clés. T'as bousillé la voiture.
Un idiot m'a percuté avec un caddie.
Sergent, que dit la loi sur la responsabilité ?
Je commente pas les caddies.
Merci de l'avoir ramené.
On va reparler de la maison de retraite.
J'ai pas besoin d'aide. Je suis adulte.
M'y mettre ne m'empĂŞchera pas de mourir.
Les gens y vont pour mourir.
Bon sang, tu t'es fait avoir par un faux profil.
De quoi il parle ? C'est une arnaque sentimentale.
Des gens qui mentent sur leur identité.
Cheryl n'est pas une arnaqueuse. Ah bon ?
Tu lui as envoyé 600 $.
Elle mérite la première classe.
Tu crois qu'elle a traversé le pays pour toi ?
J'ose l'espérer.
Bill ?
Bill. Cheryl.
Vous l'avez trouvée. Aux arrivées.
Je pensais pas partir en voiture de police.
Crois-moi, ça aurait pu être pire.
Vous êtes réelle. Et encore plus jolie en vrai.
Quel charmeur.
Vous vous ĂŞtes connus comment ?
Internet. Tu devrais essayer.
Agents, merci d'avoir tout arrangé.
Et pardon pour mon fils.
Pas de souci. Votre fils tient Ă vous.
C'est juste ça, papa, tu sais ?
Si tu m'aimes, sors ma tondeuse de la fourrière demain.
Et si tu veux pas être traumatisé, rallume pas ces caméras ce soir.
Faut bien qu'ils grandissent.
Salut. À plus.
Ă€ bientĂ´t. T'as besoin de rien avant que je parte ?
Rentre, repose-toi.
Je suis assez reposé, mais merci.
Pauvre gosse.
Pauvre gosse ? Il est sur le canapé pendant qu'on astique.
Il a pas l'air d'apprécier.
Il a l'air malheureux. Je le serais aussi.
De star de l'académie à remplaçant.
Pourquoi Chim le surprotège ?
Il veut l'intégrer en douceur et le ménager pour l'instant.
S'il l'était plus, il s'envolerait.
Faut parler Ă Chim.
Bonne idée.
Non, je recommence pas. Je suis pas le gardien de mon beau-frère.
Quelqu'un doit l'ĂŞtre.
Je crois savoir qui.
La voilĂ .
Faut qu'on parle.
Je craignais ça.
Belle bouteille. Oui.
C'est bon pour les crises, il paraît.
Qui s'est plaint ? Qui s'est pas plaint ?
Tout le monde s'inquiète.
Que je sois trop dur avec le gosse ?
Que tu marches sur les traces de l'ancien capitaine.
Difficile de passer après Bobby. Pas Bobby.
Le capitaine Gerrard. Quoi ?
Je lui envie que sa moustache et son doctorat en récurage de chiottes.
Il nous a mis sur la touche, toi et moi.
Privés d'action au point de douter de notre vocation. Au tout début.
On épluchait des patates et on cirait les sols.
Harry n'a même pas touché une serpillière. C'est pire.
En quoi c'est pire ?
Harry a signé à la 118, mais tu l'empêches d'intégrer l'équipe.
Tu sais ce qui est arrivé à mon premier incendie avec Gerrard ?
Mais Chim... J'ai perdu un frère.
L'an dernier, on a perdu un ami.
Hen.
Quand Harry me fait ses yeux de chien battu, je peux pas.
Je vois toutes les façons dont le beau-fils de Bobby,
le fils d'Athena, pourrait mourir sous mon commandement.
C'est pas juste le fils de quelqu'un.
Plus maintenant. C'est ton bleu.
C'est ta responsabilité, Chim. Je sais.
Je veux le protéger. Pas en le couvant.
Il lui faut de l'expérience, car ce métier tue.
Il a besoin d'un capitaine qui lui montre comment survivre.
Et si je peux pas ? Alors vire-le.
Une autre caserne sera ravie de l'avoir.
Sa place est Ă la 118.
Alors lance-le dans le bain, coach.
Tu t'assois à côté de qui ?
Ceux qui sont dans le bus.
Les places sont pas attribuées ? T'as déjà pris le bus ?
Du calme. Range ton téléphone et mange.
C'est le moment de parler ?
Je dérange, c'est ça ?
En fait, on passait Ă table.
Vous mangez quoi ?
C'est comment la bouffe au foyer ?
Alex dit qu'ils ont des poules.
Pas pour manger.
T'as quel âge ?
Quinze ans.
Au tribunal, quand tu as dit avoir un enfant,
je pensais qu'il avait 5 ou 6 ans. T'es si jeune.
Il n'est pas si jeune.
Je m'y suis mis tĂ´t.
T'as dit Ă Alex que tu venais ?
C'est comme ça que ça marche ?
Je dois tout lui dire ?
C'est qui, Alex ?
Alex aide Abigail. Une collègue du LAPD.
C'est tout ?
Comment ça ?
Elle est très jolie.
Ah bon ?
Je vais débarrasser.
Non, laisse. Ma maison, mon bazar.
Dîner et vaisselle.
Christopher a de la chance.
T'es un père parfait.
Loin de lĂ .
Je l'emmène même plus à l'école.
Chris prend le bus. Il veut ĂŞtre libre,
mais je suis trop occupé avec mes gardes pour aller le chercher.
Mes parents ont été acquittés.
Quoi ?
De tout. Le procureur a appelé.
Comment c'est possible ?
Une camionnette de l'église est venue les chercher à la prison.
Ils retrouvent leur vie d'avant.
Et moi, rien.
Je suis désolé, Abigail.
Il se fait tard. Pasadena, c'est loin.
Je me disais...
Si je dérange pas.
Pardon ?
Je croyais que tu m'invitais Ă dormir.
Non. Sur le canapé, évidemment.
Je demandais si tu pouvais conduire.
Bien sûr, oui.
Je vous laisse. Pardon.
Je suis bĂŞte... C'est rien. Tu n'es pas bĂŞte.
Et t'es pas seule, OK ?
Souviens-toi de ça.
Harry.
Buck a dit OK si je touche pas aux couteaux.
Oui. Un mot.
Vas-y. Je finis.
Assieds-toi.
J'étais un bleu ici, tu sais ? Il y a 20 ans.
Ma première année... La pire de ma carrière.
De ma vie, peut-ĂŞtre. Cap.
Dites-moi ce que j'ai fait, je corrigerai le tir.
T'as rien fait de mal, Harry.
En fait, t'as pas fait grand-chose. C'est ma faute.
Quand j'étais bleu, pendant un moment, le cap me laissait juste débarrasser.
J'étais un simple commis.
Dur de pas le prendre personnellement.
C'est pas toi le problème. C'est moi.
J'ai eu la chance que quelqu'un ici me donne ma chance.
Il te faut quelqu'un...
Bon sang.
Ça va. Vous me direz au retour.
Il te faut quelqu'un qui parie sur toi.
Viens, Harry.
Sûr ? Monte avant que je change d'avis.
On y va, le bleu.
Grouille, le bleu.
Oui !
C'est votre camion qui brûle ?
J'ai voulu vider, l'hydraulique a lâché.
Ça brûle. Ça fume depuis quand ?
J'ai remarqué il y a 20 minutes.
20 minutes. Bien reçu. Cap !
Il respire.
Quand ce feu aura de l'air, il va... Backdraft.
On coupe les goupilles, on ouvre et on vide les ordures dans la rue.
Non, ça brûle depuis trop longtemps.
Si on amène de l'oxygène, ça devient une bombe.
Et si on l'étouffait ?
Pour perdre le camion et le quartier, oui.
J'ai vu ça à l'académie.
Si ça chauffe assez, ça atteindra le diesel,
ou les conduites hydrauliques. Oui, le premier touché fera boum.
Évacuez tout le monde. Périmètre de 30 mètres.
Bien reçu. Je pose les cônes.
Une ligne de 45, lance perforante.
Attaque indirecte pour refroidir l'intérieur.
On bouge. Bien reçu, cap.
On s'en occupe. Harry.
Harry ? La sécurité d'abord, cap ?
C'est ça, la sécurité.
On est parés. Bien reçu.
Cap, on y est.
Parés ici.
Alimentez la ligne rouge.
Buck, ça donne quoi ? On y est presque.
Cap. On a la conversion.
Coupez la goupille, ouvrez. Une lance de 65 sur les ordures.
Harry, passe-moi les gaffes.
Harry. Harry !
Panikkar, les gaffes.
Tu gères ?
Allez ! C'est bon, cap ! Harry !
Attends. Conduisez pas !
Harry.
ArrĂŞtez de conduire.
Harry !
Harry !
Harry !
Harry ! Bon sang.
Stop !
Tout le monde, arrĂŞtez-vous !
Cap, ça va ?
Oui. Buck, Eddie, vérifiez le chauffeur.
Allez.
T'étais où ?
Au périmètre. Je retenais les gens.
Sûr que ça va, cap ?
Oui.
Possible AVC mineur, pas de blessure apparente.
Ça nous fait un point commun.
Beau travail, le bleu.
Merci, cap.
Reculez tout de suite !
Beau boulot, tout le monde.
Bon.
Grant, tu vas oĂą ?
Je voulais grignoter un truc.
Tu crois que grignoter est utile, le bleu ?
Va récurer les chiottes.
Oui, cap.
Et bienvenue Ă la 118.
Merci.
Récure les chiottes !
Oui !
Comment ça se passe ?
La dernière, et je vous laisse tranquilles.
D'accord.
Amusez-vous bien.
Compte sur nous.
Papa-osaure Rex !
Non !
Ta journée ?
Bien, mais sûrement moins que la tienne.
Coucou. Bonne garde,
et j'ai fait un fort avec eux. Que demander de plus ?
On range avant le dîner.
Alors, Harry s'est débrouillé ?
Plus que ça.
Il est jeune, mais il a ce qu'il faut.
Plus de cauchemars ?
En plus, il m'a sauvé la vie.
Attends, ta vie était en danger ?
Regarde-toi ! T'y arrives !
T'assures !
Maman, lâche-moi. Je gère.
C'est Super Reed !
Ça brillait tellement quand j'ai fini.
Je m'attendais pas à ce que ta première semaine
implique autant de produits ménagers.
C'est la vie de bleu, May.
C'est pas glamour, mais c'est important.
Perso, j'ai appris trois usages
du vinaigre blanc ce matin. Non !
Tu sais quoi ? C'est cool.
Riez, mais attendez de voir l'intérieur de ce lave-vaisselle briller.
Pas si vite. On a un truc pour toi.
On voulait te l'offrir avant le premier jour,
mais tu nous as pas laissé le temps.
Le couteau de Bobby.
On voulait que tu aies un morceau de lui.
Merci Ă vous.
J'adore.
Il aurait été si fier de toi, Harry.
Y a quoi dans l'autre boîte ?
Dur de passer après le premier.
C'est ce que Bobby t'aurait offert.
Il voudrait que tu aies ton couteau.
Et que tu traces ta propre voie.
J'aimerais qu'il soit lĂ .
Il est lĂ .
Christopher.
Abigail. Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
Ton père bosse. Il m'a demandé de venir.
Ma voiture est juste lĂ . OK ?
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