All language subtitles for the.last.wave. french

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic Download
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian Download
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian Download
de German Download
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese Download
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali Download
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese Download
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish Download
tg Tajik
tt Tatar
te Telugu
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

LA DERNIÈRE VAGUE

Après, c'est mon tour.

Il n'y a pas de nuages.

Il n'y a pas de nuages, maîtresse.

Vite, les enfants, à l'intérieur !

Melanie !

Vite, rentrez !

Asseyez-vous dans le calme.

Wayne, ne crie pas.

Nous voyons la Nature à l'oeuvre.

Il ne pleut jamais en novembre.

Carl, veux-tu bien t'asseoir ?

Allez, essuyez-vous.

Eloignez-vous des fenêtres !

Bonsoir, Guido.

M. Burton, excusez-moi...

Désolé, j'ai failli oublier.

J'ai une surprise pour Mme Burton.

Annie sera ravie.

Je fais pousser ça moi-même.

- Je n'en ai jamais vu de jaune. - Merci.

- Ne restez pas là. - Ça ne veut pas démarrer.

Ouvrez la porte ! La porte !

Suite au violent orage, il a grêlé en Australie centrale.

C'est la première fois qu'il grêle dans cette région.

Pour les météorologistes,

la situation serait due à une basse pression

qui vient du pôle Nord...

- Coucou, papa. - Bonjour, Sophie.

Quelle jolie surprise !

Il a tellement plu qu'on n'a pas eu récré.

Vraiment ?

C'est bon.

C'était bien, l'école, Sophie ?

La maîtresse nous a fait peindre les vitres.

Peindre les vitres ?

Très sombre.

Avec le soleil, y a plein de couleurs.

Ça doit être joli.

Chérie, Andrew nous invite à dîner mercredi.

Je sais. Betty m'a appelée ce matin.

- Ah bon ? - Oui.

- Elle n'a plus confiance. - Après la dernière fois...

Grace chérie, tu veux bien me laisser passer ?

Que se passe-t-il ?

Annie !

Il pleut.

Les enfants, montez. Ne restez pas sous l'eau.

Allez, vite !

Qui a fait ça ?

- C'est vous, les enfants ? - Non.

Les robinets ne se sont pas ouverts tout seuls.

Il faut aller vous changer, vous êtes mouillées.

Après, j'essuierai. Oh, les tapis !

Grace est encore sortie de son lit ?

David ?

Que se passe-t-il ? Que t'est-il arrivé ?

C'était un rêve. C'était juste un rêve, ça va.

Grace, ta côtelette est cuite.

Tiens, Sophie.

Ça dit : "Le rouget est moins cher que les fruits de mer."

- Le prix du poisson est effrayant. - C'est vrai ?

Même le rouget est cher.

On ne mange jamais de rouget.

Le comptable de la société a dit

qu'il n'y connaissait rien.

Écoutez, lundi, j'en parlerai à Ed.

C'est un problème fiscal.

Je comprends votre agacement. Ce n'est pas grave.

A lundi. Au revoir.

Vous, les avocats...

Tu as l'air fatigué.

Je dors mal en ce moment.

- Tu as des soucis au bureau ? - Non.

Je fais des cauchemars.

C'est vrai ?

Tu faisais beaucoup de cauchemars quand tu étais petit.

Ta pauvre mère en était malade.

Quoi comme cauchemars ?

Je ne sais plus. Des trucs habituels.

Des sorcières, des fantômes.

Le vent...

Peu de temps après mon mariage avec ta mère,

tu m'as dit que tu avais peur de t'endormir le soir.

Parce que, comme tu me le disais très sérieusement,

quand on dort, des gens viennent voler notre corps.

Quels gens ?

Tu m'as dit des chauffeurs de taxi.

Les chauffeurs de taxi volaient les corps,

les emmenaient dans un autre monde

et les ramenaient.

C'est pour ça que tu étais fatigué, le matin.

Ça mouille !

- J'ai la tête qui tourne. - Ah bon ?

Tu nous as volés.

Cl 23 à 129. Liverpool Street, il y a des gens sur les lieux.

Signal un, pour les voitures qui se trouvent à Wynyard Station.

Voiture 49. Cinq suspects sont emmenés au commissariat.

C'était un homme en bonne santé.

Il était bourré.

Marques normales pour un samedi soir...

Contusions,

écorchures sur le visage, de l'eau dans les poumons...

Pas beaucoup.

En tout cas, pas de quoi le noyer.

Alors, de quoi est-il mort ?

Son cœur s'est arrêté de battre.

Me regardez pas comme ça. C'est vous, le toubib.

Quel sera le chef d'accusation ? Homicide ?

Certainement.

Il y a quelque chose de bizarre.

C'est vrai qu'un mouton peut se noyer dans un verre d'eau ?

Et un aborigène, dans un demi-verre.

Téléphone.

Un certain Don, de l'aide juridique.

Don Fishburn.

Don, comment ça va ?

Ça va, merci.

Vous allez me gâcher mon dimanche ?

Je ne fais pas dans le pénal.

Je sais que vous soutenez l'aide juridique.

Bien sûr, je soutiens l'aide juridique.

C'est Sammy Damo qui m'a parlé de vous,

car vous avez travaillé avec les aborigènes.

Jamais sur un procès les impliquant.

Je les ai juste conseillés sur les droits de la propriété.

Pouvons-nous nous voir demain à 14 heures,

pour parler de tout ça ?

Allez-y.

A droite.

Gerry, où est votre frère ?

Où est Chris ?

Écoutez-moi bien, tous autant que vous êtes.

Vous avez entendu le magistrat.

Vous êtes dans le pétrin.

Alors, où est-il ? Je veux la vérité.

J'espère qu'il ne s'est pas enfui.

Chris ne ferait jamais ça.

Dites-lui que si l'un d'entre vous

fait faux bond à David, il lâchera le procès.

D'accord ?

Prenez le relais.

- Merci. - De rien.

Et vous, les gars, venez aux convocations.

Je m'occupe des impôts sur les sociétés.

Alors, soyez indulgents.

J'ai ici...

Asseyez-vous.

Nous avons la déclaration que vous avez faite à la police.

Je ne la retrouve pas.

Bref. Vous vous seriez battus

avec Billy Corman.

Vous l'auriez jeté dans une piscine et il se serait noyé.

C'est ce qui s'est passé ?

Gerry ?

C'est pas nous.

Que s'est-il passé ?

Billy est mort.

Comment ? Comment est-il mort ?

Il a trop bu.

Il s'est battu.

Billy est mort.

Ils me cachent quelque chose.

- Dans quel but ? - Je ne sais pas.

C'est une intuition.

Des petites choses.

L'un dit qu'ils connaissaient peu Billy, et un autre dit

qu'ils étaient de vieux amis. Des choses dans ce genre.

"On a la preuve que les aborigènes

"sont là depuis plus de 50 000 ans."

Quelques Noirs...

se saoulent, se bagarrent et tuent un homme. Ça a l'air simple.

Ils vont prendre 5 ans de prison.

Ce sont peut-être des aborigènes tribaux.

Don dit qu'il n'y en a pas en ville.

Il a peut-être tort.

Il travaille avec ces gens-là.

Bon... Je vais me coucher.

Viens te coucher aussi.

J'ai encore du travail.

Ce n'est pas la vraie raison, si ?

Tu as peur de ne pas pouvoir t'endormir.

Fais de beaux rêves.

Ne bois pas trop de café.

Bonne nuit.

Il a plu, n'est-ce pas ? Très fort.

Papa a dit qu'on pouvait mettre de la crème sur notre tartine.

Moi, je mets du riz soufflé sur la mienne.

De quoi a-t-il parlé ? Qu'a-t-il dit ?

Il a dit qu'il savait certaines choses,

qu'il avait certaines choses.

Il a dit qu'il pourrait devenir riche.

Qu'est-ce qu'il avait comme choses ?

Une vieille peau de kangourou.

Ces types se vantent quand ils sont saouls.

- A votre avis, ils l'ont attaqué ? - Je n'ai pas d'avis.

J'ai du travail.

Qu'est-ce que les aborigènes ont à dire pour leur défense ?

Ils ne diront rien, rien d'important en tout cas.

Vous ne pouvez rien en tirer ?

Je ne sais pas.

J'ai lu des trucs sur un procès

d'Australie-Méridionale. Il s'agissait d'un meurtre tribal.

Des hommes parlaient de secrets tribaux. Une femme les a entendus.

Avec un tesson de bouteille, un des hommes l'a égorgée.

- Et ? - Il a été relâché.

Le juge

l'a remis entre les mains des aînés de la tribu.

Ils lui ont fouetté les jambes. Ça a été sa punition.

La loi tribale peut s'appliquer quand il s'agit d'aborigènes

d'une région tribale. Ce n'est pas notre cas.

Là, ils vivent en ville.

Vous avez peut-être tort...

Je me dois de dissiper vos idées romantiques.

Primo :

la culture aborigène traditionnelle survit uniquement

dans le Nord et dans certaines parties du désert.

Les aborigènes tribaux vivent à 1500 km de Sydney.

Deuzio : les aborigènes des villes

sont culturellement proches des Blancs déprimés.

On massacre leur langue,

leurs cérémonies, leurs chants, leurs danses

et leurs lois tribales.

La seule chose à faire...

est de plaider coupable, d'écoper d'une peine légère,

et de les renvoyer à leurs familles.

C'est tout.

Voici Gerry, Jacko...

Lindsey et Larry.

Michael Zeadler, c'est lui qui vous défendra.

Bonjour, je suis Chris Lee.

J'ai l'intention de vous aider, mais vous devez m'aider aussi.

Je dois savoir ce qui s'est passé ce soir-là,

et vous devez tout me décrire dans le détail.

Mais je dois savoir où exactement...

Voilà papa !

Mon oiseau s'appelle Honty.

- Bonjour, David. - Chérie...

J'ai invité un des aborigènes à dîner.

Ce soir ?

Oui. Je me suis dit que s'il était séparé des autres,

il pourrait me parler. Désolé de ne pas t'avoir appelée.

- Comment s'appelle-t-il ? - Chris.

Charlie est là ?

Tu as dit à ce Chris que tu l'avais vu en rêve ?

Oui.

Et ?

Il a acquiescé de la tête.

Comme si c'était tout à fait normal.

Je suis une Australienne de 4e génération.

Mais je connais mal les aborigènes.

Voici Charlie.

Entrez, je vous prie.

Annie, voici Chris.

Et Charlie. Bonsoir, Charlie.

Retournez tout de suite au lit.

Excusez-moi.

Allons boire un verre.

Une bière ? Du vin ?

Que voulez-vous ?

Il ne parle pas anglais.

De l'eau, ce sera très bien.

De l'eau ? Je vais en chercher.

Tu n'as pas dit qu'il venait accompagné.

Je l'ignorais.

- Qui est-ce ? - Je ne sais pas.

Charlie fait partie de votre famille, Chris ?

Il peint.

Moi aussi, je peins.

Ça, c'est moi qui l'ai fait.

Très joli.

Merci.

Vous faites partie d'une tribu ?

Il n'y en a pas dans les villes.

Oh non, chéri.

Ils nous l'ont demandé.

Voici mon beau-père.

Il est pasteur.

Et ma mère.

Elle est morte quand j'étais petit. Je suis orphelin.

Voyons voir...

Mes ancêtres.

Voici mon grand-père.

Voici deux photos

du grand-père de ma mère.

Où est le...

territoire de votre clan ?

Le territoire de mon clan ?

Que veut-il dire ?

Là où le soleil se lève ou là où il se couche ?

Là où il se lève. Je suis né en Amérique du Sud.

Pourquoi s'intéresse-t-il tant au grand-père de ma mère ?

Vous l'intéressez.

Nous ne sommes que la loi...

qui vient de nos ancêtres.

Les hommes sont plus importants que la loi.

La loi est plus importante que les simples hommes.

Pourquoi Billy est-il mort ?

Je vais faire du café.

Il a vu des choses.

Il a pris des choses qu'il n'aurait pas dû toucher.

Quoi comme choses ?

Des choses, c'est tout.

Pourrais-je les voir ?

Non.

Pourquoi ?

Sinon, vous mourrez aussi.

Il veut que vous lui racontiez le rêve que vous avez fait de moi.

J'étais dans mon bureau, je m'étais endormi.

Je me suis réveillé, vous étiez dans la pièce d'à côté.

Vous étiez debout et vous teniez une pierre.

Qu'y avait-il sur la pierre ?

Elle était sculptée.

C'était une sorte de visage.

Il y avait du sang sur un coin de la pierre.

Qu'ai-je vu ?

Un rêve.

C'est quoi, un rêve ?

Un rêve...

Voir.

Entendre.

Parler.

Connaître des choses.

Lesquelles ?

Si ma famille a des ennuis, par exemple,

en rêve, elle m'envoie un message.

En rêve ?

Et dans mon corps. Une partie de mon corps

se mettra à bouger...

si mon frère m'appelle.

Je vais vous montrer un rêve.

Le rêve est l'ombre...

de la réalité.

Qu'y a-t-il ?

Bonjour, Chris.

En prison, on est dans une petite pièce.

De jour comme de nuit.

Je peux vous aider, mais dites-moi ce que Billy a vu.

C'est trop difficile pour moi. Vous voudriez que je parle,

mais quelque chose m'en empêche.

Vous irez tous en prison. Vous êtes dans le pétrin.

Vous, vous êtes dans le pétrin !

Pourquoi ?

Les rêves vous échappent.

De quoi me protégez-vous ?

Charlie ?

Où est-il ? Je veux lui parler.

Il n'est plus là, il est parti.

J'ai fait un autre rêve.

Vous rêvez de secrets. La mort vous attend.

Quels secrets ?

Si vous me le dites, je peux vous faire acquitter.

Vous avez tué un homme !

Écoutez-moi bien ! Allez-vous-en ou vous mourrez.

Laissez-nous tranquilles. Allez-vous-en.

Je ne peux pas.

Charlie est un hibou.

Il vole dans les airs.

Il peut faire beaucoup de choses, beaucoup de magie.

Il a le pouvoir.

Mais vous...

Je pense que vous êtes un Mulkurul.

C'est quoi ?

Vous êtes d'une autre tribu...

d'un autre monde.

De l'autre côté de l'océan...

là où le soleil se lève.

Mulkurul ?

M. Zeadler.

Il est en réunion. On ne doit pas le déranger.

- David, mais que... - C'est tribal.

De quoi parlez-vous ?

On vient de me menacer.

Ils font partie d'un groupe tribal...

En ville, c'est impossible.

Je veux plaider non coupable. On peut les faire acquitter.

Vous faites une erreur.

Alors, retirez-vous.

Parfait.

Car je ne veux ridiculiser personne, ni moi ni eux.

Vous savez quoi ?

Votre attitude condescendante envers les Noirs me révolte.

Ça fait 10 ans que je travaille avec eux

alors que vous, vous êtes dans les combines fiscales.

Et vous vous pointez avec vos préjugés romantiques

sur les tribus.

Envoyez les papiers à mon bureau.

Les affaires de Billy Corman.

Faites photographier ces pierres.

On est fermés.

J'ai rendez-vous avec le Dr Whitburn.

Celui-là, je l'ai déjà vu.

Un esprit de l'Age d'Or.

Pour les aborigènes, il existe deux formes de temps,

deux courants parallèles d'activité.

Le premier est l'activité diurne dans laquelle vous et moi évoluons.

Le second est un cycle spirituel infini, appelé Age d'Or,

plus réel que la réalité elle-même.

L'Age d'Or est à l'origine des valeurs et des lois

de la société aborigène.

Certaines personnes dotées de pouvoirs spirituels

- rejoignent l'Age d'Or. - Comment ?

A travers leurs rêves

et des cérémonies qui réunissent des objets sacrés,

comme ces pierres.

Comment s'appelle cet esprit ?

Son nom vient d'une des tribus actives à Sydney

- et maintenant disparue. - Mulkurul ?

Mulkurul.

C'est une race d'esprits qui venaient du soleil levant

en apportant des objets sacrés.

Comme ces pierres.

Cette tribu croyait que le Mulkurul communiquait avec eux

au travers de gens spirituels.

Ils sont parfois humains ?

Oui, c'était la croyance locale.

Des Blancs ?

Aucun de nous ne possède les pouvoirs spirituels

que les aborigènes attendent de Mulkurul.

Voyez-vous, un Mulkurul fait beaucoup de rêves prémonitoires.

Ils viennent à la fin d'un cycle, quand la Nature doit se renouveler.

Pour les cultures primitives, la vie fonctionne par cycles.

Chaque cycle s'achève

par une apocalypse, et un autre cycle commence.

Une apocalypse ?

En général, c'est un cataclysme naturel.

Gelées, inondation, averse...

- Je n'aime pas cet homme, maman. - Quel homme ?

- L'homme noir. - Quel homme noir ?

C'est une sorcière.

Va rejoindre Sophie dans ta chambre et attends que papa rentre.

Allez-vous-en.

Allez-vous-en.

Mme Burton ?

Vous êtes là ?

Bonsoir, Mme Burton. Vous vous sentez bien ?

Oui. Oui, entre.

Tu as vu quelqu'un dehors ?

Non, pourquoi ? Vous attendez quelqu'un ?

Non, uniquement David.

On peut redescendre maintenant, maman ?

Bien sûr, ma chérie.

Venez, on va préparer à souper.

On va chez les Potter. J'ai laissé leur numéro.

La croisière de ma mère a été annulée.

C'est à cause de la météo.

Des cyclones dans le Pacifique Sud à la mauvaise saison.

Vraiment ?

Vous croyez que les horoscopes en parlent ?

Je ne sais pas ce que c'est.

Je voulais juste savoir si tout se passait bien.

Tant mieux. On rentrera tôt de toute manière.

Je ne vois plus David ces temps-ci.

Moi non plus.

Il passe son temps dans le ghetto aborigène.

Nous ne sommes plus Potter, Davies et Burton,

mais Potter, Davies et les aborigènes.

Le vent du sud se lève.

Maman !

Je les ai vus.

Qu'est-ce que tu as vu ?

Les anges, en robes de satin rose.

Ils devaient être beaux, mon trésor.

Et il y avait une belle lumière.

Installe-toi confortablement, chérie. Il est très tard.

Je suis contente que vous soyez rentrés.

Rendors-toi.

Dans leurs robes de satin,

les anges flottaient dans les airs. Et Jésus était là, maman.

J'aime Jésus.

Lui aussi, il t'aime.

Je t'aime, maman.

Et j'aime papa aussi.

Bien sûr. Allez, rendors-toi.

Papa viendra te faire un bisou.

Annie !

Que se passe-t-il ?

- Il était là, le vieil homme. - Quoi ?

Il était dehors, en train de nous observer.

Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

Pourquoi les aides-tu ? Pourquoi sont-ils si importants ?

Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

Parce que je n'arrive plus à te parler...

Je ne sais plus qui tu es.

Il y a de la place pour se garer. Venez, avec votre Volvo

et vous, dans votre Volkswagen. On a de la place pour vous.

Venez et on prendra bien soin de votre voiture.

On tient absolument à ce que vous soyez clients. Venez.

Vous, le jeune homme à bord de la Torana,

on vous aime aussi. On aime votre bouille.

Voilà des jeunes filles de la campagne,

avec leurs joues toutes rouges.

Elles ont apporté des pommes et elles ont un sourire d'ange...

Est-ce que Charlie habite ici ?

Puis-je le voir ?

Vous parlez anglais ? Vous pouvez rester un peu ?

Je parle anglais.

Parfois, je parle anglais.

Et parfois, non.

Vous êtes venu devant chez moi, hier.

Vous avez fait peur à ma femme.

Que voulez-vous ?

Qui êtes-vous ?

Qui êtes-vous ?

Quoi ?

Qui êtes-vous ?

Vous êtes un poisson ?

Vous êtes un serpent ?

Vous êtes un homme ?

Qui êtes-vous ?

Vous êtes un Mulkurul ?

Ne dites rien, au tribunal.

LA PLUIE NOIRE

La pluie noire s'abat sur la région de Sydney.

Les avis privilégient la théorie de la pollution.

Et je suis plutôt d'accord avec ça.

Je me suis tourné vers les scientifiques,

et ils m'ont affirmé que ce qui est tombé

était du pétrole.

Ça serait la réponse à notre crise de l'énergie.

Peut-être voulez-vous donner votre avis...

"...les peintures rupestres les plus belles d'Australie,

"et les plus mystérieuses, qui font allusion

"au dieu égyptien du soleil. Les hallucinations sont réelles."

Je ne t'ai pas entendu.

Où sont les enfants ?

Chez ma mère.

Jusqu'à la fin du procès.

Tu veux que je parte ?

Oui, pars.

Écoute...

Je veux que tu prennes les enfants...

et que tu t'en ailles.

Quitte la ville.

Est-ce bien clair ?

Que se passe-t-il ?

Je ne le sais pas encore.

Mais j'ai peur, Annie.

Les événements du 29 novembre sont parfaitement clairs.

Les accusés, sous l'emprise de l'alcool,

ont agressé et tué Billy Corman.

Les conflits entre les cultures aborigène et européenne

ne doivent pas vous influencer. Votre verdict

ne doit pas refléter la sympathie

que nous avons tous pour les habitants originels

de cette terre qui, avant l'arrivée de l'homme blanc,

était soumis aux lois tribales.

Votre verdict doit se baser sur les lois actuelles,

dont le but est de protéger tous les Australiens.

En tuant Billy Corman, les accusés

ont violé la loi la plus sacrée.

Une faible quantité d'eau douce dans les poumons

peut tuer quelqu'un en quelques secondes.

La même quantité d'eau de mer n'est généralement pas mortelle.

Pourriez-vous

nous décrire le cou et la gorge de la victime ?

De nombreuses ecchymoses suite à une strangulation.

Mais l'os hyoïde étant intact,

la mort n'est pas due à la strangulation.

- A quoi ? - La noyade.

Selon moi, la victime est tombée

ou a été poussée dans une piscine, et a inhalé de l'eau.

Plus de questions.

Docteur, vous arrive-t-il d'avoir du mal

à déterminer la cause de la mort ?

Surtout quand il y a plusieurs possibilités ?

Dans ce cas-là ?

Ça n'a pas été simple.

Mais vous êtes sûr qu'il est mort noyé ?

Certain.

Savez-vous ce que c'est ?

Un os.

C'est un os de la mort, aborigène.

Objection, c'est hors de propos.

Votre Honneur, on comprendra l'importance de cet os,

je pense, si je peux continuer.

Vous pouvez continuer, Maître Burton.

Savez-vous ce qu'un sorcier tribal fait avec cet os ?

Je croyais que tout le monde le savait.

Il pointe l'os en direction de la victime, et celle-ci meurt.

Exactement.

Si on examine le corps d'une telle victime,

est-il possible de ne pas trouver la cause de la mort ?

Oui.

J'affirme que Billy Corman a été victime de sorcellerie tribale.

La victime ne faisait pas partie d'une tribu.

Votre secret a un rapport avec l'eau. La pluie noire,

le temps...

C'est bien ça ?

Dites-le-moi !

Ça nous concerne tous, pas vrai ?

Pas vrai ?

Je ne sais pas tout.

Je rêve d'eau. Mes rêves font peur à Charlie.

Je rêve de votre secret ?

Quelqu'un veut que je sache. Mulkurul veut que je sache.

Chris, quand j'ai rêvé de vous...

vous me tendiez une pierre sacrée.

- Vous m'offriez le secret. - Je vais mourir !

Je vous poserai des questions au tribunal.

Vous devrez répondre franchement.

Jurez-vous de dire la vérité,

toute la vérité, rien que la vérité ?

Dites "Je le jure".

Je le jure.

Chris...

Etes-vous un aborigène tribal ?

Vous devez répondre à la question, M. Lee.

Où se trouve votre territoire ?

Ici.

Ici, dans la ville ?

Objection !

Objection rejetée. Continuez.

A l'époque de la colonisation,

combien votre tribu comptait de membres ?

Des milliers.

Combien en reste-t-il ?

Juste une poignée.

Avez-vous des sites sacrés près de la ville ?

Des grottes ?

Que signifie "être tribal" ?

Connaître...

des secrets.

S'agit-il de la loi tribale ?

Et si vous violez la loi ?

Vous êtes puni.

Billy Corman était-il de votre tribu ?

Objection !

Objection rejetée. Continuez.

Billy Corman était-il de votre tribu ?

Alors ?

Il le souhaitait. Mais il lui restait une épreuve.

- Quelle épreuve ? - La loi.

Billy Corman a violé la loi tribale ?

En faisant quoi ?

A-t-il vu des choses ? A-t-il touché ou volé des choses ?

Des pierres ?

Celles-ci ?

Ce sont des pierres sacrées ?

Quel secret a causé la mort de Billy ?

On vous empêche de parler ?

Celui qui a pointé l'os ?

Je proteste ! Objection, votre Honneur !

M. Burton !

Et pour la pluie ?

Objection, votre Honneur !

- Parlez-nous de la pluie. - Arrêtez !

Fini, les pierres, les secrets, ce que nos ancêtres faisaient.

Vous croyez que ça a toujours cours ? Non.

Vous vous méprenez. Ça, c'était il y a longtemps.

On était saouls, on s'est battus. Point final.

Je passe l'éponge pour cette fois,

mais je vous préviens, je ne saurais tolérer cette attitude

dans aucun de mes tribunaux.

Tu as perdu.

Annie m'a appelé, ce matin.

Tu l'as chassée.

Que t'arrive-t-il ?

As-tu des ennuis ?

Oui.

Mais je ne sais pas quoi.

Essaie de relativiser.

Tu as perdu le procès, mais ce n'est pas la fin du monde.

Ah bon ?

C'est la fin de mon monde.

Le monde où ce que tu viens de dire avait un sens.

Pourquoi m'as-tu caché ces mystères ?

Ma vie entière n'a été que mystère.

Pendant les messes, tu les justifiais.

Papa, je suis plongé dans une sorte d'étrangeté.

Et je ne sais pas quoi faire.

Nous avons perdu nos rêves.

Quand ils reviennent, on ne connaît pas leur sens.

L'autre jour...

quand tu m'as posé des questions

sur les cauchemars que tu faisais, petit...

Tu te souviens de ces rêves ?

Quand ta mère est morte...

Un mois avant,

tu en avais rêvé.

Et ce que tu avais rêvé

est arrivé.

Charlie !

- Coucou, papa. - Bonjour, Sophie.

Quelle jolie surprise !

- Où est maman ? - En haut.

Charlie !

Je vous conduis.

Maintenant.

Allez, vite.

Venez, descendez. Vite.

Mulkurul a bâti ça ?

C'est un endroit sacré,

depuis l'Age d'Or. Puis l'homme blanc est arrivé.

A plusieurs reprises, il a failli tomber dessus

en construisant les égouts.

Mais on a toujours rusé.

Aujourd'hui, à cause de votre rêve

et à cause du mien, je vous ai conduit ici.

Mais j'ai violé la loi de mon peuple.

Là-bas.

Après le serpent...

vous trouverez ce que vous cherchez.

Allez !

Vite.

Vous allez m'attendre ?

Je vais rejoindre mon peuple. Je retourne à l'Age d'Or.

Le Mulkurul.

La pluie noire.

La grêle.

Une vague.

Une vague !

Les prêtres savaient qu'une vague arriverait.

Une seconde vague.

Un calendrier.

Un calendrier.

Un calendrier.

Charlie !

Sous-titrage : SONODI

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.