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SPITFIRE
En plein milieu du vingti�me si�cle de l'�re chr�tienne.
la sombre menace de la tyrannie m�di�vale
a de nouveau relev� la t�te en Allemagne...
et s'est r�pandue � travers l'Europe.
L'Autriche a disparu.
La Tch�coslovaquie a �t� absorb�e.
La Pologne a �t� an�antie.
Le Danemark a �t� occup�.
La Norv�ge a �t� envahie.
La Hollande est tomb�e.
La Belgique est tomb�e.
La France a �t� occup�e.
La France est tomb�e.
La situation est d�sastreuse, l'Angleterre a le dos au mur.
Son arm�e qui n'a pu que difficilement �tre �vacu�e de Dunkerque,
n'a plus que le courage de se battre.
La Grande-Bretagne est seule et isol�e...
encercl�e par un ennemi impitoyable et cruel.
De ce c�t� de l'Atlantique nous observons avec inqu�tude.
La Grande-Bretagne r�sistera-t-elle � l'invasion?
Lorsqu'on pose la question beaucoup en doutent...
et pensent que ce grand empire sera vaincu.
Ce sera un �t� fatidique pour le monde entier.
Ici l'Allemagne. Ici l'Allemagne.
Ici l'Allemagne.
Le F�hrer a dit:
"Je vais an�antir les villes et les villages ...
La Grande-Bretagne n'est plus une �le.
Ce sera bient�t le camp de mes soldats.
J'entrerai dans le palais de Buckingham � la t�te de mon arm�e en ao�t. "
Le Dr Goebbels a d�clar�:
"Le moment est venu.
L'Angleterre sera effac�e de l'histoire.
Tout sera fini dans quelques semaines.
Ce grand empire s'ach�vera
dans un m�lodrame absurde, d�pourvu de toute grandeur. "
Le mar�chal Goering a d�clar�:
"La fin de la Grande-Bretagne est proche.
Dans quelques jours, Londres cessera d��tre une ville.
Elle sera ravag�e par la puissante Luftwaffe...
et les soldats allemands occuperont une grande place dans l'histoire.
Nous d�filerons � Whitehall en ao�t".
"Ce qui se passe en France n'affecte pas du tout...
la foi et la d�termination des Britanniques.
Nous sommes devenus les seuls champions arm�s
qui d�fendent la cause du monde libre.
Nous ferons de notre mieux
pour m�riter ce grand honneur.
Nous d�fendrons notre �le.
Et avec l'Empire britannique derri�re nous,
nous nous battrons,
nous serons invincibles, pour lib�rer l'humanit�
de la mal�diction d'Hitler. "
Le destin des Britanniques se joue sur une derni�re carte.
Les pauvres �les britanniques, �cul�es,
ne pourront pas faire face � nos bombardiers, sous-marins...
cuirass�s et batteries situ�s sur la c�te de la Manche.
La destruction de leurs illusions
est sur le point de se produire.
JOUR ZERO 15 SEPTEMBRE 1940
4eme groupe - 2500 m�tres 50 avions.
5eme groupe - 2100 m�tres 40 avions.
13eme groupe - 6000 m�tres 12 avions.
16eme groupe - 3000 m�tres 50 avions.
48eme groupe - 3400 m�tres plus de 100 avions.
Ils semblent venir droit sur nous.
Attention, attention...
Alerte a�rienne, alerte a�rienne.
Des avions ennemis approchent par le sud-est.
Tout le personnel � part celui de la maintenance...
mettez-vous � l'abri.
Je r�p�te, tout personnel non charg� de la maintenance des avions
mettez-vous � l'abri.
Allez, mets ton casque.
Alerte a�rienne, alerte a�rienne.
Avions ennemis en approche.
Monsieur, votre casque...
Nos avions ont �galement d�coll� monsieur.
Oui, sur commande.
Salut Bernie, comment �a s'est pass�?
J'ai abattu un JU 88.
Beau travail, mon gar�on.
T'as vu ? Je l'ai affront� de face j'ai d� lui faire une belle frayeur.
Tu l'as mouch� en pleine gueule.
Mark, et pour toi ?
Ouais, j'ai crbl� un Me 110, il a plong� en flammes et a explos�.
J'ai pu terminer ton boulot, Robbie.
Tu ne pensais quand m�me pas le faire tout seul, hein Willy?
D'accord, je t'en laisse la moiti�.
Qu'avez-vous fait tous les deux?
J'ai touch� la d�rive de mon Heinkel et l'ai abattu.
Ton Heinkel?
Ouais bien, notre Heinkel.
Et le commandant?
Je ne pense qu'il ait d�j� atterri.
Il manque quelqu'un d'autre?
J'en ai vu un tomber, je crois que c'�tait Titch.
Non, Titch va bien. T'as vu tomber ma cible.
J'ai touch� le r�servoir.
Voil� le patron.
Son moteur cafouille.
Il va essayer de remonter.
Ca va?
Est-ce que �a va?
D�p�chez-vous!
Ca va aller?
Je vais bien monsieur, ce n'est que la cheville.
Montez l�-dedans.
Il me faut un autre avion, pas une ambulance.
On en a descendu quelques-uns, mais il y en a encore beaucoup.
Un instant, monsieur.
Quand le 654 at-il atterri?
Voil� une demi-heure.
Le 654 est au sol depuis une demi-heure, monsieur.
Il va falloir qu'ils red�collent.
Escadron 654, d�collage imm�diat.
Escadron 654, d�collage imm�diat.
C'est reparti. Toujours aussi rapides.
Eh bien, bonne chance, ils en auront besoin.
On ne remarque pas la fatigue avant de s'asseoir.
Voil� le commandant.
On va savoir ce qui nous attend.
Restez assis. - Notre chef d'escadron est bless�?
C'est sans importance un truc � la cheville.
Ca a �t� une bonne chasse cet apr�s-midi.
Oui, six de moins. - Six?
Ca fait vingt au total.
Une balade.
Pour les boches aussi.
O� est Titch?
Jones l'a vu tomber � l'eau, mais il a pu sortir de l'appareil.
Il sait nager?
Vous auriez d� le voir � Brighton l'ann�e derni�re.
J'ai rat� �a.
Ce sont des Spitfire, au cas o� tu ne saurais pas.
Je ne peux pas en voir un en vol sans l'admirer.
Ils te plaisent tant?
C'est plus fort que moi. Et en plus c'est mon avion.
De quoi tu parles? Je pensais que t'�tais un artiste.
Justement.
T'as raison mon vieux Rembrandt, c'est une oeuvre d'art.
Ne soyez pas surpris, c'est un artiste qui les a cr��s.
Vous voulez dire Mitchell, monsieur?
Oui.
Reginald Joseph Mitchell
C'�tait un magicien.
Exactement, un magicien.
Le plus incroyable, c'est qu'il vit � Inverness.
Tu te trompes, il vit au Canada.
Foutaise, il travaille chez Vickers.
On dit qu'il est mort.
C'est quand m�me lui qui l'a cr��
Et il en a eu l'id�e en deux heures.
Quoi?
En deux heures, dans un club de golf.
N'est-ce pas monsieur?
Je ne pense pas, non.
Ca n'a pas �t� aussi simple.
Beaucoup de choses se sont produites avant que ce miracle devienne r�alit�.
Tout a commenc� il y a longtemps.
Ca devait �tre en 1922.
Oui, en 1922.
Tu veux un autre sandwich?
Non merci.
Pourquoi?
Tu y mets des fourmis.
Je te croyais parti. Qu'est-ce que tu fais?
Je pensais.
De grandes id�es?
Eblouissantes.
Parle-moi de �a.
Les oiseaux volent beaucoup mieux que nous.
Evidemment.
Et ils le font depuis des millions d'ann�es.
Nous devons apprendre d'eux si nous voulons bien voler.
Plus vite, toujours plus vite.
Le monde devient plus petit, les lieux se rapprochent
et les gens de l'autre c�t� de la plan�te ne sont plus des �trangers
mais des voisins.
Ce ne sont plus des �trangers mais des voisins.
J'aime �a.
Tiens. Regarde les.
Regarde comme ils glissent et tournent.
Rends-toi compte...
C'est un tout.
Ailes, corps et queue ne font qu'un.
Quand nous on s'y essaie
on obtient un truc rigide, rafistol� avec des cordes et du fil de fer.
Tu verras, un jour...
je construirai un avion qui sera comme un oiseau.
Mais si c'est lcomme un oiseau.
Quelle �trange machine.
Qu'est-ce que c'est?
Supermarine, usine a�ronautique
invite M. Mitchell � d�jeuner.
Ch�ri, tu ne m'as rien dit.
Tu ne vas pas y aller, n'est-ce pas?
Dis moi...
Apparemment, ils veulent que je fasse un beau discours.
Ce que tu es stupide.
Je d�teste les discours, pas toi?
Puisque vous le demandez vous en supporterez les cons�quences.
Ce bel hydravion que nous avons r�ussi � construire
s'il parvient � rester en l'air,
aura l'honneur de repr�senter la Grande-Bretagne...
lors du troph�e Schneider de 1922.
Ce concours est certainement l'�v�nement a�rien
le plus important au monde.
L'ann�e derni�re nos amis italiens ont remport� ce troph�e.
S'ils le gagnent une troisi�me fois, ils le garderont pour toujours.
Mais bien s�r, nous ne sommes pas dispos�s � autoriser cela.
Cette foi, Garibaldi n'empochera pas le prix.
Portons plut�t un toast aux gar�ons qui vont aujourd'hui...
repr�senter notre entreprise � Naples.
D�p�che-toi ou nous arriverons apr�s la course.
Je me demande s'ils me laisseront construire mon avion.
Pourquoi ne pas leur poser la question aujourd'hui?
Je vais le faire.
Si nous gagnons, je le ferai.
Je dois le faire.
Nous avons des nouvelles.
Mesdames et Messieurs, notre avion a remport� la course Schneider...
il a battu le record.
Ch�ri, �a veut dire qu'on a gagn�?
Il semble bien que oui.
Viens.
Va parler au commandant Bride.
Maintenant? - Profites en, il est de bonne humeur.
Nous avons gagn� la course.
Oui.
C'est merveilleux, tout peut arriver.
C'est ta chance.
Pourquoi pas?
Pourquoi pas...
Oui, pourquoi pas?
Bonne chance.
Bravo, M. Mitchell. - Merci.
Vous avez rat� le meilleur, monsieur.
F�licitations, M. Mitchell. - Merci.
Bravo, Mitch.
Toutes nos f�licitations.
O� �tiez-vous? Nous vous avons cherch�.
J'�tais un peu occup�, monsieur Higgins.
Eh bien, nous avons gagn�.
Oui, quelle a �t� la vitesse?
230 kilom�tres/heure. Cela ouvrira de nombreuses portes � tous.
Oui, voyez-vous, j'esp�rais... - F�licitations, messieurs.
Merci.
Nous aimerions vous parler. - Eh bien, je...
Nous avons aim�\~ votre travail sur le Sea Lion.
J'en suis flatt�
Vous savez concevoir les avions.
Merci. J'aimerais vous montrer...
La seule chose qui vous manque c'est l'exp�rience pratique.
Mais on a une solution.
Oui. - Bonne chance pour l'ann�e prochaine.
Nous allons vous transf�rer � l'atelier de montage pendant deux ans.
A l'atelier de montage? - Si...
L�, vous acqu�rirez l'exp�rience. - Cependant je...
Pourquoi les gars ne boivent-ils pas? Allez-y, il y en a pour tout le monde.
Attendez, M. Higgins, je... - Allez, Mitchell, prenez un verre.
Alors?
Ils m'envoient deux ans � l'atelier de montage.
Pourquoi on ne prendrait pas un verre avec les gars?
Oui viens.
Ainsi que, pour l'instant
les �v�nements avaient mis fin aux �tranges id�es de Mitchell.
COURSE INTERNATIONALE SCHNEIDER D'HYDRAVIONS
VENDREDI 28 SEPTEMBRE 1923
Un an plus tard Mitchell est retourn� � la planche � dessin.
Il a continu� � concevoir les m�mes hydravions.
Et continu� � r�ver � l'avenir.
C'est � cette �poque qu'une influence quelque peu perturbatrice
est entr�e dans la vie de Mitchell.
M. Mitchell? - Qu'avez-vous dit?
M. Mitchell? - Vous avez rendez-vous?
Non.
Alors, vous ne pouvez pas le voir.
C'est merveilleux ce que vous faites.
Vous ne ratez aucune touche.
J'en ai une aussi, mais j'y joue d'un doigt.
Oui!
Vous ne pouvez pas rester l� � jacasser.
Je suis tr�s occup�e.
Si vous souhaitez voir M. Mitchell, il vous faudra lui �crire. Au revoir.
Que faites-vous ?
Voudriez-vous faire quelque chose pour moi?
Entrez dans son bureau, et chuchotez lui un mot.
Crisp. - Crisp?
Oui, c'est �a, seulement Crisp.
Et regardez son visage, vous allez �tre surprise.
Excusez-moi, M. Mitchell...
le mot Crisp vous dit-il quelque chose?
Crisp.
Alors?
Aucune r�action.
Aucune? - Aucune.
Dans ce cas, je m'en vais.
Au revoir.
Enfin, �a y est, faites-moi deux copies aussi vite que possible.
Qui �tes-vous?
Eh bien, en v�rit�...
Je peux faire quelque chose pour vous?
Je cherche du travail. - Quel genre de travail?
Je ne sais pas, ...n'importe quoi.
On ne s'est pas d�j� vus ?
Je suis Crisp.
Crisp?
Bon sang oui, Crisp.
Mais que fais-tu ici? Tu m'attendais?
Vous auriez d� me dire que Crisp �tait l�?
Viens, entre, Crisp, viens.
Crisp.
Crisp, voici Geoffrey.
M. Jordan, et M. Reynolds.
Nous �tions ensemble a l'�cole.
Tu as chang�. - Eh bien, pas toi.
C'est pas plus mal.
Alors, tu dessines des avions?
J'essaie. Et toi, tu fais quoi?
Oh, beaucoup de choses, des bizarreries. J'ai vol� un peu.
Tu veux une cigarette? - Non, merci.
Tu as vol� pendant la guerre, je suppose.
Oui, mais seulement vers la fin. - Vraiment?
Tu as eu la chance de ne pas �tre tu�.
Ils ont bien essay�. C'�tait plut�t amusant.
J'en suis heureux.
Mais apr�s ils n'avaient rien � offrir � un pilote.
alors je suis parti. - Tu as abandonn�?
En r�alit�, ils m'ont vir�.
Ca c'est mal.
J'ai travaill� comme pilote d'essai. - Vraiment?
Jusqu'� ne plus avoir d'avions � tester, puis j'ai boss� pour un magasin de v�los.
Apr�s j'ai vendu du savon.
Tu serais surpris de voir combien de personnes s'en passent.
Alors je suis entr� dans une usine d'automobiles, mais on �tait des milliers.
Des milliers de coll�gues qui se disputaient le m�me poste.
Je sais, ce n'est pas plaisant.
Non.
Alors, je continue de chercher.
Mais je ne veux pas t'importuner - M'importuner? Non.
Pilote d'essai, hein?
Je suis vraiment venu arm� de tout mon courage, et je t'assure...
que jusqu'� ce que ton dragon essaie de me mordre.
De te mordre?
Oui, elle a essay� puis elle a sonn� une cloche.
Non... - Vraiment.
Vraiment, mademoiselle Harper, je suis surpris.
Merci.
Mme Mitchell a appel� pour savoir si vous allez travailler tard.,
ou si vous d�nez chez vous.
A la maison et j'am�nerai un invit�.
Toi. - Moi?
Si, je t'invite � d�ner.
C'est super.
Mais il y a un petit d�tail.
Je suis avec une amie.
Eh bien, qu'elle vienne aussi.
Elle aussi?
Oui, nous serons ravis de la rencontrer, vraiment.
J'ai toujours dit qu'un sourire par jour vous garde en bonne forme.
Alors, quand Geoffrey m'a souri, que devais-je faire?
Par principe, je ne rends pas les sourires.
mais Geoffrey est diff�rent, n'est-ce pas, mon chou?
Je dirais que...
J'ai aussit�t vu qu'il avait un visage noble.
Bon je...
Mais si, c'est vrai.
N'en dis pas trop.
Aimeriez-vous prendre un verre?
Oui, c'est une excellente id�e.
Comment s'appellent vos chiens?
Lui, c'est Napol�on et elle c'est Jos�phine.
C'est charmant.
Excusez-moi.
Allez Mitch, j'ai h�te d'en savoir plus sur l'hydravion que tu construis.
Et moi j'ai h�te de t'en parler.
Vois-tu, Jeff, je crois avoir d�couvert le vrai secret du vol.
Le secret des oiseaux.
Je sais que je ne suis pas le le premier � le croire...
mais je pense que je l'ai compris. - Continue.
Tu vois, ce que j'ai con�u, c'est quelque chose de tout � fait diff�rent.
Quelque chose sans entretoises ni cables.
Parce que les ailes forment la structure de base.
Tout est uni dans un seul bloc.
Tu me suis?
Regarde.
Ca...
c'est ce que nous avons aujourd'hui, le dernier mod�le de 1924.
Je vais te montrer ce que je veux.
Les ailes.
Le fuselage.
Et voil�.
Il manque seulement
les roues ou les flotteurs, selon le cas.
Le tout en un seul bloc.
Je croyais en savoir sur les avions, mais...
Mais quoi?
Ca c'est r�volutionnaire.
Le probl�me avec l'avion de course c'est l'espace.
Il faut le construire autour de celui qui va le piloter.
J'ai r�ussi � y mettre un homme, mais pas le carburant.
O� penses-tu le mettre ?
Dans les flotteurs. - Dans les flotteurs?
On alimentera le moteur sous pression.
Tu ne peux pas faire �a. - Pourquoi pas?
Personne n'y a jamais mis de carburant.
Pas encore, mais on va le faire.
Je vais supprimer le radiateur
et un nouveau syst�me de refroidissement
va faire passer le liquide devant les ailes...
o� le passage de l'air le refroidira.
Si c'est si simple, pourquoi personne n'y a pens�?
Quelqu'un y a pens�, moi.
Enfin...
peut-�tre qu'on ne le construira jamais.
Et si on le faisait, personne ne voudra le piloter.
Moi oui.
Vraiment? - Au moins une fois.
Tu es s�rieux? Accord conclu.
Si je peux le construire, tu seras le pilote.
D'accord. - Voil�, c'est toi.
Ca donne � penser, pas vrai ?
Pas tellement je crois.
Comme le dit mon mari,
qui vole un oeuf vole un boeuf.
Qui dit �a?
Mon mari.
Tu ne savais pas que j'�tais mari�e, mon chou?
Non, f�licitations.
Merci.
Ah, l'ap�ritif...
Le commandant Bride a appel�.
il veut que tu assistes a une r�union du conseil d'administration.
Il veut que j'y assiste?
On se pr�pare pour le Schneider? - C'est possible.
Il veut probablement voir mes plans.
C'est s�rement �a.
Je parie que oui. - Je le parie aussi.
Si on le construit, tu seras le pilote. - J'accepte.
Enfin un travail.
Viens par ici.
Regarde �a.
Il est magnifique.
Mitch... c'est le futur.
Ce n'est pas bon.
Ce n'est pas ce que nous voulons.
Ce que nous recherchons, c'est un avion.
Comme celui-ci.
Avec une conception �prouv�e et garantie.
M�me s'il a perdu l'ann�e derni�re.
Mais �a...
�a ressemble � un fichu oiseau avec des bottes.
Les oiseaux volent tr�s bien, M. Higgins.
Oui, mais cela d�passe vos comp�tences.
Je vous assure que si vous essayez, vous vous casserez la bobine.
Et en cela, vous ne serez pas le seul.
Enfin, c'est super d'avoir un travail dans la poche.
Je vous assure que l'avion les fascinera.
En fait, Mitchell, c'est trop r�volutionnaire.
Mais hormis le co�t de l'appareil,
Nous aurions besoin de machines et d'une nouvelle usine.
Il faudrait investir notre dernier sou...
Tout se r�sume � �a,
aller contre le destin pour une chim�re qui ne pourra voler.
Tout � fait d'accord.
Cher ami, n'allez pas croire que nous m�sestimons vos capacit�s.
Des capacit�s extraordinaires.
Si j'osais, j'utiliserais le mot... g�nie
si cela ne nous mettait pas tous un peu mal � l'aise.
Aucun Anglais n'aime �tre qualifi� de g�nie.
Un mot terrible.
Cependant, vous admettrez que nous connaissons l'industrie.
Nous voulons un avion comme le Sea Lion, mais am�lior�.
Et nous pensons que vous pouvez le faire.
Je peux vous donner l'avion gagnant. - Bien, c'est comme qu'on parle.
Mais �a doit �tre le mien.
Vous insinuez que si ce n'est pas votre projet, vous vous retirez ?
Je peux vous fournir un gagnant.
Si vous ne me faites pas confiance pour faire ce que je pense �tre possible,
je ne peux faire ce que je sais ne pas �tre possible.
Vous n'allez pas un peu vite ?
D�cider comme �a en deux minutes... - Deux minutes?
Deux ans de dur labeur.
Je comprends qu'apr�s deux ans, vous soyez d��u
de ne pouvoir atteindre votre objectif. - Il ne s'agit pas de mon objectif.
Je pense comme �a depuis deux ans
et maintenant qu'il faut se d�cider,
la question est : allez-vous m'�pauler.
Votre comportement est intol�rable.
De plus, vous n'�tes pas l'unique concepteur d'avions
J'en suis parfaitement conscient.
Et il existe un bon rem�de � cela.
C'est � dire... d�missionner ?
C'est ce que je veux dire.
Eh bien, dans ce cas ... - Dans ce cas, il n'y a plus rien � dire.
Excusez-moi.
Merci.
Puis-je, monsieur Sinclair?
Ce travail n'aura pas dur� longtemps.
Eh bien, messieurs, en tant que g�rant je dois vous f�liciter
pour avoir perdu le meilleur concepteur du pays.
Bonsoir Mitch.
Bonsoir Jeff.
Quelle surprise.
Bonsoir ch�ri.
D�sol� d'�tre en retard, je me suis retard� en ville.
Ah... du th�...
Il fait chaud � Londres?
Horrible.
Merci.
Ca c'est bien pass� ?
Non, j'ai peur que non.
Pas m�me chez Brown?
Non, ni chez Wilcox. Ni aucun des grands.
Quelle bande d'idiots.
Oublions �a maintenant.
Au moins pour ce soir.
Vous aimez le rago�t?
Beaucoup.
C'est tout ce que j'ai.
Tu as des nouvelles de Wimbledon?
Je n'ai pas lu le journal...
mais je pense que Tilden va gagner comme toujours.
Assur�ment tu as une belle maison.
Oui, sans doute...
Allez, tu as fait ce que tu devais faire.
Alors, si �a te convient, j'ai d�cid� de rester avec toi.
Si on s'unit, on vaincra le monde entier.
Tu es le cerveau et moi les mains, que dirais-tu de nous associer?
Je pense que tu prends des risques, Jeff.
J'ai voulu te trouver un travail et je n'ai m�me pas gard� le mien.
Ne t'inqui�te pas, j'y suis habitu�.
C'est plus difficile pour toi et Diana.
Oui, je devrais lui parler.
Oui.
Attends ici.
Salut petit gars.
Jeff, Jeff.
Je pense qu'il dit quelque chose d'extraordinaire.
Vraiment? - Oui.
Tu comprends cette langue?
Oui, c'est tr�s simple. - Ecoute...
Ca te d�rangerait de lr�p�ter?
Qu'est-ce qu'il a?
Tu as faim?
Non, il dit qu'il veut qu'on lui change ses couches.
Oui, viens l�, fiston.
Viens.
Jeff, tu peux le prendre un instant?
Je dois parler � Diana. - Oui.
Je peux aider?
Oui bien s�r.
Hache le persil.
Bien.
Tu leur as montr� les plans?
Et... ils les ont regard�s?
A peine.
Ils ont fait la grimace.
Ils ont paru agac�s et se sont d�barrass�s de moi tout de suite.
Ne sois pas impatient, mon c�ur
Quelqu'un voudra ton prototype.
Malheureusement, il n�y a plus personne � qui le montrer.
Qu'est ce qui br�le ?
C'est le rago�t.
Vois-tu Diana, j'ais �t� brillant au conseil d'administration.
Tu aurais �t� fi�re.
Eh bien messieurs, la question est: Allez-vous m'�pauler ?
Je peux vous fournir un gagnant.
Mais ce doit �tre mon avion.
�a sonnait mieux il y a une semaine.
Quoi qu'il en soit, je suis contente que tu l'ais fait.
Vraiment?
Je pense qu'on se retrouve dans la m�me situation que Jeff Crisp.
Autrement dit, ch�meurs.
Tu as du travail, o� en est le persil? Qu'est ce que tu attends?
Oui, mais c'est pas tr�s rentable.
Pense au loyer, � toi, � notre fils.
Il va bien.
Oh oui, c'est un enfant intelligent. Il grandit de deux cms par semaine.
Ne t'inqui�te pas ch�ri, tu trouveras un autre travail...
m�me si �a n'a rien � voir avec les avions.
Oui...
Je crois que je vais appeler Bride...
et lui demander de me reprendre.
Ne fais pas �a pour moi ou pour notre fils.
Nous pouvons r�sister des ann�es.
Cela n'a rien � voir avec toi.
Quand je pense � un m�tier qui n'a rien � voir avec les avions...
j'ai le sentiment de tourner le dos � ma vocation.
Ca n'a peut-�tre pas de sens, mais c'est ce que je crois
C'est comme si j'agissais mal.
Quelle b�tise.
Tu es la seule � savoir �a.
Un commandant dont je n'ai pas compris le nom veut vous parler au t�l�phone.
Le commandant Bride?
Je ne sais pas.
A cause du rhume, je n'entends plus aussi bien qu'avant.
All�?
Commandant Bride?
Oui, ici Mitchell.
Oui.
Eh bien, �ventuellement, oui.
Ne lui dis rien. - Je n'ai rien dit.
Je n'ai pas entendu.
Oui.
Quand?
Oui, je pense que je peux faire �a.
Oui.
Tr�s bien.
Bonne nuit. Au revoir,
Il viendra demain.
Je reste persuad� qu'il ne volera pas.
Et que c'est une folie.
Je suis d'accord.
Un peu de folie ne fait pas de mal...
parce que nous allons construire cet avion.
Ce que vous proposez est une entreprise absurde.
Cette id�e ne s'appuie sur rien.
Je r�p�te qu'il ne volera pas.
D'accord, l'Am�rique, c'est parti.
COURSE INTERNATIONALE SCHNEIDER D'HYDRAVIOINS
26 OCTOBRE 1925
Mesdames et messieurs, voyons � pr�sent
l'�quipe nord-am�ricaine en comp�tition
contre l'Italie, la Grande-Bretagne et les �tats-Unis.
Le lieutenant Doolittle
vient de d�coller et entame le premier tour.
On aper�oit un point minuscule au fond de la baie.
Son appareil vole � grande vitesse.
Et se dirige en ce moment vers nous.
Je vous rappelle que le troph�e est d�tenu par les �tats-Unis.
La Grande-Bretagne l'ayant remport� il y a deux ans.
L'Am�rique du Nord d�fie le monde entier
avec une technologie de pointe.
Quel spectacle, mes amis, quel spectacle.
Jimmy Doolitle vole � une vitesse incroyable.
Une vitesse inou�e.
Et voil�... Jimmy Doolittle et son biplan Curtiss...
ont termin� le premier tour � une vitesse de 400 km/h.
Ca va �tre difficile � battre. - Ca, c'est s�r.
Ce pilote est revenu � la course cette ann�e.
Le prochain d�collage est le monoplan anglais Supermarine
de 700 chevaux, pilot� par Geoffrey Crisp.
Cet avion a d�clench� la plus grande controverse
de toute l'histoire de l'aviation.
Le voil�.
Il s'avance vers la ligne de d�part.
Mesdames et messieurs, J'aimerais que vous puissiez le voir.
C'est r�volutionnaire.
Il ressemble � une mouette avec ses ailes d�ploy�es.
Il est construit d'un seul bloc.
Apr�sent, il se lance.
Et il acc�l�re au signal de d�part.
Il glisse sur l'eau avec le moteur � pleine puissance.
Il commence � s'�lever en toute s�curit�.
Il est magnifique, mais va-t-il tenir le coup?
Il a parfaitement d�coll�.
Le Supermarine britannique est en l'air et se dirige vers nous.
Il ne ressemble en rien � ce que nous connaissons.
Le pilote a entre ses mains quelque chose de tr�s sp�cial.
mais il le domine totalement.
Il vole en donnant l'impression d'�tre dans son �l�ment,
et de le faire depuis toujours.
Le Supermarine vole � merveille.
Voyez-vous �a?
Il nous offre un spectacle extraordinaire.
Quelque chose ne va pas, il est en difficult�.
Il part en piqu�. Redresse, mon pote, allez.
Jeff!
L'avion n'est pas en faute, Mitch.
C'est ma faute.
Tout est soudain devenu noir.
Ne t'inqui�te pas, Jeff.
Ils le reconstruiront, non?
Bien s�r.
Mais maintenant n'y pense pas.
D�sol�e, M. Mitchell, la visite est termin�e.
Bien.
Au revoir, Jeff.
Je reviendrai.
Au revoir, Mitch.
Qui �tes-vous?
Je remplace s�ur Ginsberg.
Quel est votre nom, ma s�ur?
Infirmi�re Kennedy.
Et votre num�ro de t�l�phone?
Sous la langue, s'il vous pla�t.
Je suis d�sol�e, mais il faut partir.
Oui.
Au revoir, mon ami.
Je te laisse en bonnes mains.
Je dois le garder calme.
Ca peut �tre un probl�me, vous ne pensez pas?
Avec moi non.
Eh bien, prenez soin de lui, c'est un homme tr�s pr�cieux.
Ne t'inqui�te pas, Mitch, quelque chose me dit que je vais bient�t r�cup�rer.
On pourait penser que la carri�re de Mitchell
s'�tait effondr�e avec sa curieuse machine. Mais il n'en a rien �t�.
Ses id�es �tranges ont commenc� � s'imposer.
Elles ont eu une autre chance.
En 1927, une �quipe britannique a �t� envoy�e � Venise.
Les forces a�riennes ont particip�.
Les vols � grande vitesse passionaient tout le monde.
Et c'est comme �a que j'ai repris du service.
Au nom de notre Grand Duce...
nous vous souhaitons la bienvenue � Venise, l'incitatrice.
Faites silence.
Voici un t�l�gramme du Duce.
Il l'a r�dig� en anglais, en votre honneur.
Merci.
Je salue nos amis anglais.
Le ciel de Venise assistera � un duel �pique.
La victoire des pilotes italiens
sera l'aube du nouvel empire fasciste.
Mussolini.
Cher ami, nous avons un dicton en Italie.
"Il Duce a sempre ragione".
Le Duce a toujours raison.
Quand il est si s�r...
cela signifie que nous ne pouvons pas perdre.
Bienvenue.
Nous devons faire quelque chose. - Comment?
Je dois vous montrer mon t�l�gramme.
Pas de pr�cipitation, plus tard.
Maintenant, allons savourer un excellent d�jeuner.
Suivez moi.
O� est pass� Jeff? - Il �tait ici il y a un instant.
Excusez-moi, �tes-vous une parente de la Joconde?
Je ne parle pas anglais.
Merci beaucoup. J'accepte vos fleurs.
Merci Monsieur.
D�nons ensemble ce soir?
D�ner?
Pardon ?
Oui, nous avons une gondole et la lune.
Jeff.
Il y aura une lune splendide.
Jeff.
Je suis occup�. Que veux-tu?
Je voulais te dire que la course aura lieu le 14.
H�, j'ai arr�t� de fumer et de boire.
La course aura lieu le 14 et nous devons gagner.
D'accord, tu as peut-�tre raison.
On se voit apr�s la course?
S'il vous pla�t? - Oui, s'il vous pla�t.
Jeff.
Va-t'en, tu ne vois pas, je l'ai presque dans la poche?
J'esp�re que le temps ne changera pas demain.
Je ne crois pas.
Ne t'inqui�te pas ch�ri.
Je ne suis pas inquiet.
Je te sens nerveux.
Pas du tout.
Viens ici.
Quand allons-nous visiter le Palais des Doges?
Je suis profond�ment d�sol�...
nous irons apr�s la course, apr�s-demain.
Tout d�pend de �a, non?
Tout.
J'esp�re que �a ira bien.
Dors maintenant.
Viens dormir toi aussi.
All�?
Oui.
Oui, Mac.
Comment?
Du m�tal blanc?
O�? Dans le filtre?
Bon sang.
D'accord, j'arrive.
Si, maintenant.
Mais ch�ri, c'est minuit pass�.
On a un probl�me.
Je dois le r�gler.
Bonne nuit.
S'il avait �t� en marche il serait compl�tement foutu.
Oui.
Que faisons nous?
On n'a pas le temps de changer de moteur.
On ne peut faire qu'une chose...
Mettre un nouveau bloc-cylindre.
Un nouveau bloc? - Oui.
C'est impossible.
Et ainsi rester dans la course.
Combien de temps reste-t-il?
Sept heures.
Sept heures. On y arrivera, Bob?
On peut au moins essayer.
D'accord, allors au travail. - Allez.
Mitch...
une tasse de th� vous fera du bien.
Ah... quel bonheur. - Oui.
Je pense que �a ira maintenant.
Oui je l'esp�re.
A votre sant�, Mac. - Sant�, Mitch.
Bonjour.
Bonjour.
Le pilote est arriv�?
Il est en route.
Comment vont les choses? - Bien.
Nous avons eu un probl�me, mais il est r�solu.
Et le temps est avec nous.
Super, la brise est parfaite.
Comment s'organise la course? - Voyons voir...
Popelandini partira le premier...
puis, Williamson...
Capelli, Morrison dans le Supermarine, Molinari...
Del Sati et enfin Crisp avec le S5.
Del Sati m'inqui�te.
Je suis content que Crisp parte apr�s pour ajuster notre strat�gie.
Monsieur. - Bonjour.
Bonjour, Mitch? - Salut, Jeff.
Bien repos�?
Oui, je suis en forme. - Bien.
J'aimerais te donner quelques conseils.
Garde la vitesse de d�collage aussi faible que possible.
Bien...
Essaie de maintenir la temp�rature sous les 95�.
Et surtout, ne d�passe pas le nombre tours autoris�,
pour �viter les probl�mes.
Je pense que c'est tout.
Je suis pr�t.
Allons battre ces Italiens. Allez, les gars.
Mitch, entre nous...
quelle vitesse esp�res-tu vraiment ?
Eh bien, entre nous, 460.
460? Nous sommes en 1927, pas en 1977.
Alors disons 455.
Bien, je vais me contenter de �a.
COUPE SCHNEIDER VENISE, 27 SEPTEMBRE 1927
ABANDON DE COURSE
C'est une course �trange, il semble que personne ne puisse la terminer.
Regardez Molinari, il gagnera.
Il arrive.
ABANDON DE COURSE
Stop. Voil�, �a ira.
Tranquille, Bob. - Ne vous inqui�tez pas.
Tout est pr�t? - Pr�t, Bob.
C'est le moment... � l'eau.
C'est Del Sati, il gagnera s�rement, il est magnifique.
Maintenant Del Sati d�colle.
Tu es le suivant.
Jeff, sois prudent dans les virages.
Il reste une minute et demie et c'est � vous.
Enlevez l'�chelle.
Bonne chance, Jeff. - Bonne chance, Jeff.
Contact.
C'est parti.
On va gagner, ch�ri?
Il le faut.
Il le faut absolument.
Voil� Del Sati.
Il passe � 418.
2eme TOUR
3eme TOUR
4eme TOUR
5eme TOUR
Ch�ri, on a gagn�!
Je ne comprends pas, le Duce a dit que nous gagnerions.
Et nous avons perdu.
Ce doit �tre le d�but de la fin.
Il arrive.
Bien jou�, Crisp.
Alors? - Tu as gagn�.
� quelle vitesse? - 452 kilom�tres par heure.
J'avais promis 455. D�sol�, Mitch.
Silence.
Silence tout le monde.
Voici un t�l�gramme du Duce.
Je tiens � vous saluer chaleureusement.
La victoire du pilote britannique...
a �t� possible gr�ce � notre glorieux ciel italien. Mussolini.
Merci.
Je vous ai d�j� dit que le Duce a toujours raison.
Il Duce a sempre ragione
Silence silence.
Maintenant, prenons la photo officielle.
Monsieur le photographe, s'il vous pla�t.
Attention, bien droits.
Encore une.
Nous sommes rentr�s chez nous en nous sentant tr�s bien.
En sachant qu'on pouvais d�passer 452 km/h.
Mais Mitchell n'�tait pas satisfait.
Il voulait battre son propre record.
L'avion avait subi plusieurs modifications.
Tout semblait parfait sauf la m�t�o.
Pourtant, Kinkead s'en fichait.
Pauvre Kinkead, je suppose que vous avez entendu parler de Kinkead.
LE LIEUTENANT KINKEAD EST MORT
SON HYDRAVION TOMBE A SOLENT
Pauvre Kinkead.
Je ne sais pas si je continuerai ce projet.
C'est le travail de ma vie et tout ce qu'il fait, c'est d�truire la vie.
Allez, ne parle pas comme �a.
Je ne suis pas un proph�te...
mais je sais que tu as un brillant avenir entre tes mains.
Qui profitera � l'Angleterre et peut-�tre au monde.
Tu ne peux pas abandonner quel qu'en soit le prix.
D'ailleurs, personne ne m'emp�chera de voler.
Nous allons continuer � obtenir de plus en plus de vitesse.
Et aussi, nous avons besoin de toi.
On n'a pas encore atteint la limite Mitch, tu le sais.
Oui je le sais.
Le ciel est la limite.
Tu peux am�liorer le S5?
Non, c'est fini pour lui.
On l'a d�j� pouss� au-del� de ses limites.
Il nous faut un nouveau design et un nouveau moteur.
Bien dit.
Oui, mais �a demande de l'argent.
Argent, argent, argent, comment l'obtenir?
Messieurs, j'ai une id�e qui nous co�tera un demi-million de livres.
Quand on regarde vers l�avenir,
on voit que l�aviation sera l'industrie la plus florissante.
O� en serons nous dans dix ou vingt ans?
Qui peut le dire?
Il y a un homme, un homme.
En Angleterre? - Oui.
Son nom est Mitchell.
Mitchell? On ne peut pas, il travaille pour Supermarine.
Oui, mais nous pourrions acheter cette entreprise.
L'acheter? Mais �a nous co�terait...
Un demi-million de livres exactement.
Et cela en vaudrait la peine parce que nous aurions cet homme.
Il est plut�t timide.
Ah, Mitchell.
Voici Sir Lan Maclaren de Vickers.
Enchant�. - Egalement.
En fait, je vous ai appel�, Mitchell
pour vous dire que Vickers rach�te notre entreprise.
Rach�te l'entreprise?
Pourquoi?
Pourquoi?
Cher ami, les difficult�s augmentent
nos hydravions ne sont...
Pas les meilleurs.
D'ailleurs, M. Mitchell, ce n'est pas la seule raison.
L'int�r�t de l'aviation r�side dans son avenir.
Et nous pensons que le v�tre aussi.
Oui.
De plus, notre situation nous permet de pouvoir offrir
des moyens pratiquement illimit�s.
Et, � mon avis, vous �tes celui qui en tirera le meilleur parti.
Je pense que nous devrions avoir une conversation.
J'�tudie un nouveau prototype...
qui aura besoin d'un moteur avec des caract�ristiques tr�s particuli�res.
Une seconde, Mitch, on ne peut pas dire �a.
Vous ne pouvez pas dire � Vickers...
"c'est ma conception et c'est le moteur que je veux".
Pourquoi pas? Ne nous ach�tent-ils pas pour �a?
Ce serait plut�t l'inverse.
D�couvrez d'abord quel type de moteurs Sir Lan est pr�t � vous donner
pour en cons�quence, adapter ou modifier vos plans.
Je ne peux pas faire �a.
C'est comme �a qu'il faut faire.
Pourquoi?
Pourquoi?... Parce que...
Parce que c'est comme �a qu'on a toujours fait.
Mais cela changera � l'avenir.
Vous n'�tes pas d'accord?
En fait je le suis.
Mais je dois vous demander de croire que nous ne sommes pas de simples d�butants.
Je vous l'accorde.
C'est agr�able de voir que nous nous comprenons.
De m�me.
Eh bien, excusez-moi.
J'ai du travail. - Au revoir.
Au revoir.
J'avais cru comprendre que Mitchell �tait timide.
Non, certains disent qu'il est t�tu d'autres le confirment.
Il me pla�t. Il sait ce qu'il veut et je vais m'assurer qu'il l'obtienne.
Et ainsi Mitchell a eu une nouvelle chance.
Le Supermarine S6...
avait tellement d'avance qu'il a tout remport�
Avec une vitesse de 500 kilom�tres par heure...
enlev� le troph�e Schneider.
Pourra-t-on jamais vous le prendre? - Si bien s�r.
F�licitations, M. Mitchell. - Merci beaucoup.
Pourquoi l'appellent-on la coupe Schneider?
Je n'en ai aucune id�e.
500 km/h, c'est pas si mal.
Je dis que c'est merveilleux.
Un beau troph�e.
Une belle course. - Encore une victoire, et il sera � nous.
Qu'est ce que c'est?
Qu'est ce qu'il y a?
Je ne sais pas, allons voir.
Ah, bien... l'as-tu trouv�e?
Je ne sais toujours pas qui ce sera.
Bonne chance.
A bas le gouvernement.
R�veille-toi, en Angleterre.
Qu'est-ce que �a veut dire?
Ce que �a dit.
Mais si �a vient d'un yacht...
Un yacht tr�s particulier.
Lady Houston.
La voil�.
Qui �a? - Lady Houston elle-m�me.
Bonsoir.
Bonsoir, Lady Houston.
Bonsoir, Commandant, f�licitations.
Merci.
Quelle foule, mais que regarderont-ils tant?
Je crois que c'est le message sur votre yacht, Lady Houston.
Ca ne semble pas tr�s populaire, n'est-ce pas?
Non, c'est vrai, je m'en fiche...
mais certains trouvent cela offensant.
Que ce soit offensant, c'�tait bien mon intention, c'est pourquoi je l'ai fait.
Allez-y, riez.
Je n'aime pas le gouvernement, mais j'aime mon pays.
Tout le monde ne peut pas en dire autant.
Jeff, mon cher! - Comment allez-vous?
C'�tait qui ?
Reste l�, je reviens tout de suite.
Votre boisson, Miss Harper. - Trop aimable.
Faites attention � ce que vous buvez, M. Crisp
on perd vite le cap.
Mon cher amiral, ce n'est pas un endroit pour moi...
je retourne � mon yacht.
Infiniment merci, je n'ai pas besoin d'escorte.
Bonsoir.
On s'est d�j� vus quelque part.
Vraiment? O� �tait-ce?
Regarde, �a recommence.
C'est extr�mement patriotique.
On dit qu'elle dort envelopp�e dans l'Union Jack.
Rire c'est tout ce qui les int�resse.
Personne ne semble pr�occup� par la situation dans notre pays.
J'essaye de les inqui�ter.
Oui, je vois �a.
Peut-�tre que vous ne me croyez pas, mais j'ai le sentiment.
Que notre pays est en danger.
Nous devons �tre forts par terre et par mer.
Et dans les airs. - Comment?
Et dans les airs.
Que pouvons-nous faire dans les airs sauf voler � des vitesses ridicules?
Voler n'est pas naturel, nous ne sommes pas des oiseaux.
Vous n'�tes pas un poisson, mais vous avez un yacht.
Ne soyez pas grossier.
Mon intention n'�tait pas de vous offenser.
Allons, ne vous excusez pas, s'il vous pla�t.
Aujourd'hui, tout le monde est impoli.
Cette f�te m'ennuie, Je m'en vais. Au revoir.
Au revoir.
Je me souviendrai de vous, jeune homme, Je crois que oui.
REVEILLE TOI ANGLETERRE
C'est plus important que gagner une course.
Nous solicitons le gouvernement depuis des mois.
Nous leur donnons nos arguments.
L'importance de l'aviation exp�rimentale, le prestige.
Une autre victoire et le troph�e est � nous.
Ce serait b�te de ne pas participer cette ann�e.
Oui, mais �a co�tera cent mille livres.
Que dira le contribuable?
Dans l'�tat actuel des choses, je doute qu'ils l'acceptent.
Maintenant, tout d�pend du gouvernement.
On le saura bient�t.
Ils ne voient pas l'importance de garder le troph�e.
Non.
Ca se d�cide maintenant.
Le gouvernement se rend-il compte de l'effet grave qu'aurait...
le retrait des budgets pour le domaine a�rien ?
Et les terribles r�percussions pour ce pays...
et l'industrie nationale?
Le gouvernement se rend-il compte qu'il y a trois millions de ch�meurs dans ce pays?
Le gouvernement se rend-il compte qu'il y a trois millions de ch�meurs dans le pays?
C'�tait la question suivante.
Imaginez la r�ponse.
Rien � faire.
Finie la course.
Il n'y a pas d'argent.
Nous devons donc renoncer alors qu'on y �tait presque.
C'est comme �a.
C'est ici le club a�ronautique? - Oui.
Que voulez-vous ?
J'aimerais parler au commandant Jefferson.
De quoi s'agit-il?
C'est priv�.
Quel est votre nom ?
Il ne me conna�t pas.
Alors, si vous ne me dites pas votre nom, ni de quoi il s'agit...
Je ne pense pas que vous puissiez le voir.
Je ne pourrai pas? Vous ne pouvez pas dire �a.
Je n'accepte jamais un refus.
J'essaierai encore.
Excusez-moi, vous �tes le commandant Jefferson, non?
C'est possible, pourquoi?
Le patron de l'�quipe du troph�e Schneider?
Je l'�tais.
C'es �a le troph�e Schneider, non? - Oui.
Il est beau, hein?
Je ne savais pas quon le gardait ici.
Ce ne sera plus pour longtemps.
Puis-je faire autre chose pour vous?
Non, c'est moi qui ai quelque chose pour vous.
Un ch�que de cent mille livres?
Voil�, cent mille livres.
Ce ch�que doit �tre un faux.
Attendez, il y a une note.
Pour la course d'avions.
La Grande-Bretagne doit �tre forte sur terre, sur mer et dans les airs.
Lucy Houston.
Houston? Ce n'est certainement pas un faux.
He...
Bravo au jeune homme impoli, � qui j'ai dit que je me souviendrai.
C'est pour vous.
Alors? Vous l'acceptez ?
Heu... si nous...
Nous pouvons faire quelque chose pour vous?
Il y a s�rement quelque chose...
Vous ne voulez pas l'emmener? - Non, non merci.
Que diriez-vous d'un verre? - Oui, mais un tout petit.
LA GRANDE-BRETAGNE GARDE LE TROPH�E SCHNEIDER
Velocidad alcanzada: 547 km/h A�o 1931
C'�tait un autre triomphe offert � un gouvernement myope
de la part de quelqu'un avec une vision futuriste.
Le cadeau de Lady Houston n'a pas �t� vain.
Le Troph�e Schneider a �t� conc�d� � perp�tuit� � la Grande-Bretagne.
Apr�s presque deux ans...
Des ann�es presque sans piment...
cette influence quelque peu perturbatrice est r�apparue.
Mitch!
Jeff!
Ouuh, �a fait longtemps...
Je suis rentr� hier, j'ai un cong� et je voulais te voir.
T'as bien fait. - Et toi, tu ne bosses pas?
C'est quoi ce mot l� ? Qu'est-ce que je fais l� ?
Ca parait tr�s professionnel, mais ce n'est pas ton m�tier �a.
Et Supermarine, ils ne fabriquent plus d�avions?
Je croyais que tu m'accueillerais les mains pleines de nouveaux designs.
Non, la v�rit� c'est que j'essaie d'y aller mollo.
Il me semble ne plus avoir grand chose � faire.
Je ne te bl�me pas, tu as tout r�ussi. Que souhaiter de plus?
Je ne sais pas, mais j'y pense toujours.
Il doit me rester quelque chose � faire.
En dehors du jardinage.
Oui, mais �a ne te ressemble pas.
Je vais voir �a de plus pr�s. - Par ici mon vieux.
Comment vas-tu ?
Maintenant je vois, tu as besoin de vacances.
Vraiment?
Oui, je n'y avais pas pens�.
Diana!
Je vais faire un voyage, tu ne viendrais pas avec moi?
Pourquoi tu ne pas me l'avoir dit avant?
Diana!
Regarde qui est l�.
Bonjour Jeff!
Bonjour Diana!
Nous partons en vacances.
O�?
O�?
En Espagne.
A Paris, et son charme.
En Allemagne. - Pourquoi en Allemagne?
Il n'y a pas de femmes.
Quoi? Il y a 25 millions de femmes en Allemagne.
Pas de mon go�t.
O� allons nous?
Eh bien, crois-le ou non, nous allons en Allemagne.
F�licitations.
Efficacit�.
Je dirais po�sie.
Vous anglais �tes toujours sentimental.
Vous parlez de po�sie mais vous gagnez beaucoup d�argent.
Ca... c'est � v�rifier.
Vos gars sont en forme.
Oui, nous les entrainons beaucoup.
Force et joie.
Adolf Hitler, notre nouveau chancelier, le veut ainsi.
N'est-ce pas sensationnel ?
C'est certainement inspirant.
�tes-vous un pilote?
Non, pas encore, mais je le serai un jour.
Bonne chance.
Excusez-moi, M. Mitchell, il y a aussi des clubs a�riens en Angleterre?
Oui, il y en a, mais ils ne sont pas aussi organis�s que les v�tres.
Ils le seront bient�t, les Anglais ont toujours �t� un peu lents.
Oui, comme les escargots, on va � 550 km/h.
Regarde, Jeff.
Regarde, Diana, J'appelle �a le vol pur.
Le lieutenant aimerait-il monter dans l'un de ces planeurs?
Moi, dans une de ces choses sans moteur?
Non, merci, je serais mort de peur. - On ne peut pas faire mieux.
Le trait� de Versailles n'autorise pas l'Allemagne � fabriquer des moteurs.
Cela complique les choses, non?
Ah la bi�re. Venez, venez.
Tenez. - Merci.
De rien. Prenez.
Excusez-moi.
Force et joie.
Mesdames et Messieurs,
M. Mitchell, ainsi que ses �uvres
sont bien connus dans notre pays.
Et M. Crisp...
que nous avons rencontr� pendant la Grande Guerre...
est un pilote de grande classe.
Nous, les membres du club Ritzthoven...
nous sommes fiers de vous avoir ici aujourd'hui.
Je veux porter un toast � la sant� de nos honorables invit�s.
Bravo.
Oui!
Merci, Lieutenant. - De rien.
Je vous remercie infiniment.
Mon �pouse et M. Crisp, �galement.
Bien dit...
Nous sommes heureux d'�tre dans ce c�l�bre club...
et aussi d'�tre en Allemagne.
Nous avons vu des choses qui nous ont �norm�ment impressionn�s.
Une jeunesse saine et organis�e...
des gens pacifiques,
de bonne compagnie. - Merci.
Nous vous portons un toast. - A vous.
Ajoutez votre nom ici � c�t� d'autres c�l�brit�s
Milch, Ured, Goering, et maintenant vous, M. Mitchell.
Monsieur Crisp, je vous en prie.
Mesdames et Messieurs...
si vous voulez danser, l'orchestre est l� pour �a.
Amusez-vous bien.
Docteur!
Bonsoir.
Bonsoir...
M. Mitchell, je veux vous pr�senter un de vos rivaux.
Un rival? - Oui.
Dr Messerschmitt, M. R.J. Mitchell.
Wow, c'est un grand honneur. - Pour moi aussi.
Appr�ciez-vous votre s�jour chez nous ?
Oui, beaucoup.
Bien que personne ne soit proph�te dans son pays...
j'esp�re qu'au contaire ce sera vrai pour vous.
Je ne me plains pas et de plus je ne suis pas proph�te,
mais tout comme vous, un simple concepteur d'avions.
Mais tr�s occup�, non?
Beaucoup, oui, mais pour l'instant je suis en vacances.
Alors, si vous appr�ciez notre pays, vous voudrez peut-�tre y rester.
Nous pourrions trouver des choses qui vous int�resseraient.
C'est tr�s aimable, mais je suis vraiment en vacances.
Si je peux vous aider � faire quelque chose en particulier...
Je vous remercie.
J'ai vu certains de vos clubs de planeurs.
Des planeurs?
Oui, ils sont tr�s utiles.
Je pense qu'ils nous surveillent.
Cela semble important, que voulez-vous?
Mon nom, ma carte, ma femme.
Oh mon Dieu.
Que suis-je cens� faire maintenant?
Rien.
Ramenez-moi aupr�s de lui.
C'est bien dommage.
Vraiment ?
Allez, pilote anglais, on retourne en Allemagne.
La confiture n'est pas faite pour les cochons.
Votre femme, votre carte, mon erreur.
Le merveilleux dans un planeur c'est qu'il s'identifie au vol de l'oiseau.
Je ne pense pas qu'ils aient beaucoup d'utilit�
mais on y apprend beaucoup sur le vol.
Oui, nous l'avons constat�.
Croyez vous que nous ne contruisons que des planeurs.
Vous fabriquez des avions commerciaux
quis sont excellents, mais...
En fait, pas seulement des avions commerciaux.
Hmm?
Ah...? Je croyais que...
Que le...
Un peu plus de cognac ? - Oui, merci.
Vous alliez dire: Qu'en est-il du trait� de Versailles?
En fait oui, mais oubliez-�a.
Bonne chance. - Bonne chance.
Nous avons d�pass� ce stade.
Le trait� de Versailles est d�pass�.
Je comprends.
Bien que je n'en suis pas si s�r.
C'est tr�s simple, Mitch.
Tr�s simple.
Le trait� de Versailles est mort.
Dites quelque chose.
C'est l'histoire.
Et comme l'histoire, il est d�j� d�pass�.
L'histoire n'a d'importance que tant qu'elle se joue.
C'est un point de vue tr�s personnel.
Vous �tes entr� dans l�histoire, vous avez gagn� une course � 650 km / h.
Le reste n'a pas d'importance.
Ce qui compte, c'est ce qu'on fait ou qu'on va faire.
C'est vrai, Mitch, c'est �a l'important.
Votre victoire a �t� un exploit.
Oui, tout comme la d�couverte de l'Am�rique...
ou la r�forme de la vieille Europe.
Vous �tes tr�s aimable.
Mais rien de tout cela n'a d'importance
face � la mont�e au pouvoir d'Adolf Hitler.
Adolf quoi?
Hitler
Ah, Hitler
C'est tr�s int�ressant, mais ce n'est que votre opinion.
Mais vous y viendrez aussi, M. Crisp.
Parce qu'ici et maintenant nous faisons l'histoire.
L'histoire n'a d'importance que pendant qu'on la fait.
Moi j'aime que l'histoire reste telle qu'elle est.
Pas nous, nous en avons assez d'�tre des subordonn�s.
Avec notre F�hrer, nous serons les dirigeants du monde.
J'en conviens, oublions les subordonn�s, quant � �tre dirigeants...
c'est aller un peu vite, pas vrai?
Sans doute, mais nous le ferons.
Bien s�r, ce ne serait que sous une pression extr�me.
�tre les dirigeants du monde signifie que les autres doivent plier.
Supposons que ces autres n'appr�cient pas...
que se passerait-il alors? Expliquez nous.
La r�ponse tient en trois points.
D'abord le F�hrer...
puis, le peuple allemand uni au F�hrer...
et enfin, les armes aux mains du peuple allemand dirig� par le F�hrer.
Les armes ont toujours le dernier mot.
Une nation qui oublie cela ne va pas loin.
Si le F�hrer a le premier mot et nos armes le dernier...
nous nous soucions peu de ce que pensent les autres.
Et si les autres ont aussi des armes?
Nous en aurons plus.
Plus d'armes, plus de chars, plus d'avions.
Des avions?
Avec des moteurs, je supppose. - Oui, avec des moteurs.
Goering s'en chargera.
Peu importe s'il faut cinq mille avions, dix mille, vingt mille...
Il les obtiendra.
Je crois que vous parlez trop.
Pourquoi vous arr�ter � vingt mille avions?
Nous ne nous arr�terons pas l�. Et personne ne nous arr�tera.
Ca ne prendra pas longtemps.
Une ville peut �tre an�antie en quelques heures.
An�antie en un tour de main.
Cependant, ne craignez rien, monsieur Mitchell.
Vous me rassurez.
Ce n'est pas dirig� contre l'Angleterre, vous �tes des amis.
L'Angleterre nous aide.
C'est vraiment dr�le, tr�s dr�le.
Le bon et respectable peuple d'Angleterre...
qui a si peur des communistes, n'emp�che pas notre r�armement,
Non, il nous aide.
Et nous pr�te de l'argent.
C'est vraiment dr�le, tr�s dr�le.
Ce n'est pas dr�le du tout.
Vous devez l'excuser, il ne parle pas s�rieusement.
il a bu un peu trop.
Ch�ri, je passe un bon moment.
Ce sont des gens adorables.
Ces foutus imb�ciles vont recommencer.
Allez, oublie �a, nous sommes ici pour passer un bon moment.
J'ai bien peur que non, nous devons rentrer imm�diatement.
D�s demain.
Je suis d�sol� d'avoir sugg�r� ce voyage.
Moi, je m'en r�jouis.
Maintenant, j'ai du travail. Et pas n'importe quoi.
Plus important que ce que j'ai pu imaginer et plus urgent.
Les armes auront le dernier mot.
Il faut qu'on rentre pour leur dire �a.
Cinq mille avions, dix mille, vingt mille.
Goering nous les aura.
C'est ce qu'ils ont dit.
Et nous serons sans d�fense contre leurs avions.
C'est certain, je le sais bien.
Voil� des mois, qu'on essaie de convaincre le gouvernement...
que le danger augmente...
mais nous sommes dans un pays d�mocratique.
La politique gouvernementale c'est la volont� du peuple. Ou presque.
Et toute personne sens�e d�sire la paix.
On ne peut rien faire.
Nous sommes une entreprise d'armement.
Si nous d�non�ons le danger, ils nous attaqueront de partout.
Alors, Mitchell, que proposez-vous?
Il faut nous pr�parer � donner aux nazis une bonne dose de leur m�decine.
Mort et destruction.
Je vais construire un chasseur
qui sera le plus rapide et le plus destructeur au monde.
Allez y, je vous soutiens.
La seule chose que nous pouvons faire c'est conspirer contre le gouvernement.
Conspirer? - Oui.
Nous les forcerons � collecter des fonds pour d�fendre le pays.
Malheureusement, je ne peux rien faire sans d�clencher des protestations.
Vous croyez que moi je pourrais?
Sans aucun doute.
C'est une question de vie ou de mort pour le pays.
Vous ne pouvez pas bl�mer le Tr�sor, de faire son travail.
Ils prennent soin de l'�conomie nationale.
Tout le monde cherche des fonds,
l'�ducation, la s�curit� sociale et je ne sais pas combien d'autres.
Si cela vous console nous sommes plusieurs � vous soutenir au Minist�re de l'Air
et nous allons imm�diatement contribuer.
De combien?
7500 livres
7500 livres?
C'est tr�s lon d'�tre sufisant.
C'est tout ce que j'ai.
Mais commencez � concevoir votre avion peut �tre pourrons nous faire mieux.
Ne vous d�moralisez pas..
Parler au gouvernement, �a rend n'importe qui malade.
Je crois qu'il n'y a qu'un seul moyen, Henry.
Construir un avion, un chasseur.
Qui soit pr�t quand ce sera n�cessaire.
Je veux le concevoir en suivant le concept de mes avions Schneider.
Naturellement, ce ne sera pas un hydravion.
Et pour �a, j'aurai besoin d'un nouveau moteur.
Un nouveau moteur?
Pourquoi vient-on toujours me voir quand on veut un moteur sp�cial?
Ca doit �tre l'inconv�nient de s'appeler Royce.
Un nouveau moteur �a signifie de nouveaux outils, des mois de tests
�a peut co�ter 200.000 �.
Qui paiera pour �a?
Oui... le ministre de l'Air a promis 7500 �
et j'ai pens�...
Hmm...
M. Farrington est ici.
Oui, je vais le recevoir.
Quand, Sir Henry?
Dans quelques minutes.
Je suis d�sol�, mais j'ai un autre rendez-vous.
D�sol� d'abuser ainsi de votre temps.
Non, ce n'est rien.
Voyons voir, � propos de ce moteur... - Oui?
J'ai peur d'�tre coinc� au pied du mur.
J'essaierai de le faire.
Qui paiera pour cela?
Ne vous inqui�tez pas, l'argent sort toujours de quelque part.
Je vais construire un moteur auquel je pense depuis longtemps.
Et ensemble, on y parviendra.
Je lui ai d�j� donn� un nom, Merlin.
Merlin?
Oui, celui du magicien du roi Arthur qui faisait des miracles.
Mon moteur et votre avion vont faire exactement cela.
Merci beaucoup.
A votre sant�.
Qui ce sera ce soir?
Vous croyez que j'en ai toute une liste ?
Oh non, bien s�r.
Mais peut �tre un rendez-vous.
Allez, qui est-ce?
Elsie Trabshaw?
Elsie Trabshaw?
L�, vous avez six mois de retard.
Non, c'est bien mieux.
Mais encore ?
Elle est femme � cent pour cent.
Quel pilote d'essai vous �tes.
Eh, oui.
Wow...
Excusez moi mademoiselle.
C'est elle ?
Dites moi...
Vous n'auriez pas un peu m�lang� les rendez-vous ?
Ch�re Miss Harper...
Que faites.vous ici?
Je suis venue vous voir. - Moi?
D�sol�, j'ai un rendez-vous.
Je sais, mais il reste encore un quart d'heure.
un quart d'heure? J'avais dit � Mlle Cram de venir � dix heures.
A dix heures et quart. - J'avais dit dix heures.
Oui, je sais, je suis d�sol�e. Mais je devais vous voir, c'est important.
Mlle Harper, je suis un homme simple, - Il s'agit de M. Mitchell.
Mitch?
Quelque chose ne va pas?
Oui, j'en ai bien peur.
Asseyons nous.
Qu'est-ce qu'il y a?
Il commence � travailler tr�s t�t et se repose � peine.
personne ne peut travailler sous un tel stress sans s'effondrer.
Ne vous inqui�tez pas pour Mitch, �a ira.
Ca peut para�tre bizarre, mais c'est un artiste.
Son travail est original et par dessus tout cr�atif.
Il donne naissance � quelque chose.
C'est difficile � pr�sent, mais bient�t il sera plus calme
en s'occupant de son jardin, jouant au billard.
Vous verrez il se remettra rapidement.
Non, je dirais que c'est quelque chose de beaucoup plus s�rieux.
Il travaille trop dur.
Vous ne le voyez pas aussi souvent que moi.
C'est vrai.
O� est-il maintenant?
Dans son bureau, au travail.
Et il fait �a tous les soirs.
M. Crisp, s'il est votre ami...
vous devriez lui parler et le forcer � se reposer.
Cela dure depuis longtemps ?
Des mois, maintenant.
Et, � mon avis, c'est trop.
Vous auriez d� me le dire avant.
Bien, allons le voir.
Tout de suite ? - Oui.
Et Miss Cram? - Elle peut attendre, venez.
Mitch.
Salut Jeff.
Allez, tu rentres chez toi.
Merci.
Pr�t?
Oui.
Bonsoir, Miss Harper, vous �tes toujours l�?
En route.
Mitch, maintenant au lit.
Tu le promets? - Promis.
Merci.
Merci.
Tu m'as fait peur.
Qu'y a-t-il ?
Tout va bien Diana, nous avons reconduit Mitch.
Il a travaill� trop dur aujourd'hui. - Je vois.
Merci pour tout. Entrez, s'il-vous-pla�t.
Non merci, il est tard. - Juste un instant.
Bien s�r qu'ils restent.
Tu es �puis�. Je vais te chauffer un bol de soupe.
�a me parait bien.
Anne, venez pendant que je pr�pare la soupe.
Allez, Jeff, prends un verre.
Non merci, Mitch.
Tu ne vas pas bien?
Non je vais bien.
Je ne sais pas ce que je ferais sans elle, je serais perdu.
Oui, c'est surprenant, elle a quelques bons aspects.
Qui?
Le dragon.
Moi... je parlais de Diana.
Diana? Elle est super.
Suis mon conseil, Jeff...
trouve-toi une �pouse.
Avant qu'il ne soit trop tard.
Oui, c'est possible.
J'essaierai encore une fois.
Voil�, ch�ri.
Prends ta soupe, ch�ri.
Merci.
O� est ta cravate?
Je ne sais pas, au bureau sans doute.
Ch�ri, tu travailles trop dur.
Dur, mais pas trop dur.
Tu n'en fais pas trop?
Non?
Non.
Tu ne peux pas r�duire un peu, Mitch?
Pas encore, Jeff, pas encore.
Ce ne sont pas vraiment les heures qui me fatiguent...
mais ce que je recherche est hors de ma port�e.
C'est fatigant de toujours chercher � r�ussir l'impossible.
Mais j'y arriverai.
Apr�s tout, ce que je veux n'est pas facile.
Il faut atteindre 600 kilom�tres � l'heure
virer au plus court, grimper 3000 m�tres en quelques minutes
piquer sans perdre les ailes
porter huit mitrailleuses.
Huit mitrailleuses?
Oui.
Tout �a � cause d'un songe sur la falaise, tu te souviens?
En regardant ces oiseaux.
Bien que ce ne soit pas un oiseau ce que je cr�e.
Au moins ce sera un oiseau tr�s curieux.
Un avion qui crache le feu et crache la mort et la destruction.
Un oiseau Spitfire.
Au revoir.
Dites � M. Mitchell que je veux le voir.
Il n'est pas venu ce matin. - Non?
Non, il ne s'est pas pr�sent� au bureau.
Trouvez-le et dites-lui que le commandant Buchan sera ici � trois heures.
Il veut lui dire quelque chose de tr�s important.
Oui monsieur.
Monsieur MacPherson, je vous en prie.
Oui?
Non, il n'est pas venu par ici ce matin.
Avec Mme Mitchell, s'il vous pla�t.
Il est parti t�t ce matin.
Oui.
O� aurait-il pu aller?
Vous avez probablement des doutes, sinon, vous ne seriez pas venu me voir.
J'ai une petite id�e.
Vous �tes assez malade, M. Mitchell.
J'en ai d�j� imagin� une partie.
C'est pourquoi je veux que vous m'aidiez.
C'est entre vos mains plus que les miennes.
Expliquez-vous.
Vous en avez trop fait.
Un peu.
Plus qu'un peu et cela doit finir.
Voulez-vous travailler moins?
Vous devez arr�ter de travailler.
Prenez des vacances pendant un an au moins.
Partez au loin, au bord de la mer.
Avec du soleil, de l'air frais et un repos total.
Si vous faites cela il n'y a pas de raison pour que vous ne puissiez vivre longtemps.
Et si je ne le fais pas?
Ensuite...
Allez dis moi.
Peut �tre un an.
Peut-�tre moins.
Peut-�tre six ou huit mois.
Huit mois.
C'est entre vos mains, monsieur Mitchell.
Vous savez ce qu'il faut faire.
Je suis d�sol�, mais je ne sais pas ce qui lui est arriv�.
Il a compl�tement disparu.
O� �tiez-vous ?
Nous vous avons cherch� partout.
D�sol�, j'ai pris ma matin�e.
Bonjpur.
Mitchell, j'ai de bonnes nouvelles pour vous.
Vous avez r�ussi, tout le monde est inform�.
Quant au design, c'est quelque chose que tout le monde aime.
Aussi, je ne vais pas tourner autour du pot.
Votre avion doit �tre termin� dans douze mois.
C'est tout ce qu'on peut vous donner.
Il sera pr�t dans huit mois,
parce que...
c'est tout ce que je peux vous donner.
Ce syst�me d'alimentation...
Des probl�mes ?
�a me rend dingue.
D'accord, je vais vous donner des plans d�taill�s.
C'est un gros boulot. On peut l'avoir dans trois ou quatre jours ?
Vous l'aurez demain matin.
Pourquoi tu ne dors pas?
Comment je pourrais ?
D�sol� ch�rie, je devais faire un travail pour les gars...
j'ai pr�f�r� le terminer.
Mon c�ur...
arr�tons de simuler...
tu n'es pas simplement fatigu�, ni m�me surcharg�
...tu as d�j� d�pass� tout �a.
Et tu n'es pas si vieux non plus...
Ch�ri, il y a autre chose, quelque chose qui m'inqui�te.
Tu ne vas pas bien.
Je suis s�re que tu ne vas pas bien.
A vrai dire, je ne suis pas en forme.
Tu peux me rendre un service?
Bien s�r. - Va voir un m�decin.
Je l'ai d�j� fait.
Quand?
L'autre jour.
Le jour o� je t'ai dit que j'allais en ville acheter des outils.
Qui as-tu vu?
Un m�decin de Harley Street.
Qu'est-ce qu'il t'a dit?
Je me souviens que je l'ai remerci� pour ses conseils.
Qu'est-ce qu'il t'a vraiment dit?
Tu dois me le dire.
Nous ne sommes plus des enfants.
Ma ch�rie...
tu penses que mon travail est important, non?
Naturellement.
Je veux dire tr�s important.
Plus important que nous m�mes.
Qu'est-ce que ce m�decin a dit ?
Il m'a dit de me reposer.
Quoi d'autre?
Que si je le faisait pas, il ne serait pas responsable.
Si tu n'arr�tes pas de travailler, tu mourras.
J'aurais d� t'en parler.
Alors tu te tues sciemment.
Je dois continuer mon projet...
comme tu le sais, c'est important.
Nous pensons que c'est important et devons vivre pour cela.
Vivre?
Ch�rie, nous disparaissons tous � un moment donn�.
Peu importe quand, sinon ce qu'on fait pendant que nous sommes l�.
Combien de temps t'a-t-il laiss� ?
Ne t'en fais pas.
J'ai le temps.
J'ai re�u une lettre de Gordon hier.
Vraiment?
Lis-la moi.
Chers maman et papa,
...Bonnes nouvelles. J'ai �t� accept� dans l'�quipe
mais je n'ai plus de temps pour les maths.
J'esp�re que vous en tiendrez compte lorsque vous recevrez mes notes.
Pouvez-vous m'envoyer de l'argent? Je n'en ai plus.
Ton fils.
Tu sacrifies ta vie pour quelque chose qui ne sera peut-�tre jamais r�el.
Tu ne peux pas continuer comme �a, tu ne peux pas
Jour et nuit.
Suppose que tu ne le finisses pas?
Diana...
veux tu venir dans les Cornouailles avec moi ?
A mon retour, je terminerai le travail que j'ai laiss� avec un dernier effort...
et puis je prendrai des vacances jusqu'� me r�tablir.
On fait �a ?
B�b� ne me quitte pas
Ne me laisse pas.
Non ne pleurs pas, on y va.
On va y aller.
LES BOMBARDIERS ALLEMANDS ANNIHILENT UNE VILLE ESPAGNOLE
Je ne peux pas y aller... vraiment... je pourrais ?
Dis-moi, tu comprends?
Oui ch�ri...
...je comprends.
Vous dormez ?
Non.
Repos� ?
Non.
Je vois ce que c'est.
Vous craignez pour le test de votre avion.
Ne vous inqui�tez pas,
votre femme est l�-bas et vous apportera toutes les nouvelles.
Alors lisez un peu et oubliez les probl�mes.
Merci.
Ne vous inqui�tez pas, apr�s �a ils lanceront leurs chapeaux en l'air.
J'aurais aim� qu'il soit l�. - Et moi donc.
Je vais leur montrer ce que l'avion peut faire.
Il sera fier.
Il peut l'�tre.
Et toi aussi.
Moi, je ne suis que pilote, je n'ai rien fait.
Tu risques ton cou.
Si peu... Allez, Mac, donne moi �a.
C'est maintenant.
Bonne chance, Jeff.
Fait attention.
M. Mitchell, que faites-vous?
Que croyez-vous que je fasse, je me rase ?
Vous devez vous reposer.
Oui, mais le repos m'ennuie tellement...
que je ne peux pas vous en emp�cher.
Moi si.
Cela me transforme en un infirme total.
Vous savez tr�s bien ce que le m�decin a dit.
Je sais juste que les m�decins sont de grands...
bouffons.
Monsieur Mitchell, je vous en prie.
Si vous me prometez de vous reposer
je vous ferai une bonne tasse de th�.
Du th�...
Bon sang, quelle peur cet avion m'a donn�.
Ils n'ont pas le droit de voler si bas. On devrait les arr�ter
Vous allez bien?
Oui parfaitement.
Juste un peu fatigu�.
Le th� arrive sous peu.
Crisp, approchez.
Bon travail. - J'esp�re que vous �tes satisfait.
Satisfait?
En tant que repr�sentant du minist�re je ne peux pas m'engager...
mais en tant que pilote, c'est l'une des meilleures d�mos que j'ai jamais vues.
Mitch aurait aim� entendre �a.
Je suis d�sol� qu'il ne soit pas l�.
Voulez-vous le dire � sa femme?
O� est-elle ? - Juste l�.
Diana, voici le mar�chal Bradford.
F�licitations, Mme Mitchell.
Remerciez votre �poux...
et dites-lui qu'il a offert � l'Angleterre une partie de ce dont elle avait besoin.
Merci.
Et maintenant quoi?
Eh bien, maintenant nous devons attendre que le gouvernement d�cide.
Et vraiment je ne voudrais pas �tre responsable de cela.
Quelque nouvelle?
Pas encore, je pense qu'il faut encore attendre.
Tout ce que je veux, c'est que tu ailles mieux.
Ensuite, nous irons dans un endroit o� il y a beaucoup de soleil...
pendant tr�s longtemps.
Mme Mitchell, on vous dmande au t�l�phone.
Merci, je viens.
Je reviens tout de suite.
Salut Mitch.
Salut Jeff.
Tu as l'air mieux.
On a des nouvelles?
Pas encore.
Pourquoi c'est si long ? Qu'est-ce qu'ils attendent ?
Je l'ai pilot�, c'est un avion magnifique, il est incroyable.
Ici, nous pi�tinons semaine apr�s semaine.
Ca me rend malade apr�s tout le travail que tu as fait.
Ne t'inqui�te pas, ces choses prennent du temps.
Ils doivent �tre s�rs.
Apr�s tout, de nombreux jeunes vont risquer leur vie avec ce truc.
Je ne vois aucun risque.
Pas toi, tu risquerais ton cou sur n'importe quoi.
Pourquoi �tre press�s ?
Ils prennent trop de temps et il en reste si peu.
Merci de penser � moi...
mais je ne pense pas qu'il y ait une telle pr�cipitation `mon sujet.
C'est � dire, mon travail sur le Spitfire est termin�.
Par contre, le tien a commenc�.
C'est maintenant ta responsabilit�.
La tienne et celle des autres pilotes.
C'est vrai, nous allons continuer, rien ne nous arr�tera.
Je te l'ai d�j� dit � une autre occasion.
Nous devons avoir des avions comme le tien.
Tu les auras.
T�t ou tard...
Ch�ri, j'ai de bonnes nouvelles. Bonjour Jeff.
Je viens de parler � Sir Ian.
Ils vont commencer � fabriquer des centaines d�avions.
Non. - Si!
C'est officiel ? - Si, c'est officiel.
Oh, mon amour.
On avance, mon pote. Maintenant au travail.
On va c�bler � Goering. - Je le signe.
Que lui met-on ? - Cher Hermann.
Cher Hermann, nous avons commenc� � construire des planeurs.
Les v�tres vont bien ? - C'est bien.
�coute, Jeff, ils doivent te donner ce dont tu as besoin.
Il manque encore des choses, je sais, mais bats-toi pour les avoir.
Ne laisse pas ces gars de Whitehall t'en imposer.
Fais moi confiance.
Et autre chose, Jeff, autre chose...
Je suis si fatigu�.
A bient�t, Mitch.
Attends, Jeff, ne pars pas.
On parlera de �a une autre fois.
Une autre fois...
Jeff. - Oui.
Merci.
Des centaines...
Des milliers.
On verra de grandes formations.
Ce sera un mur imprenable contre les barbares.
Tu parles trop.
Oui, j'ai trop parl�, c'est vrai.
Je dois y aller, mais tu dois dormir.
Diana...
avant que tu partes...
J'aimerais que tu fasses quelque chose pour moi.
Quoi?
Maintenant que le travail est termin�
dis merci � ceux de l'atelier.
Mac, Miss Harper, et les gars.
Tu sais bien, tout le monde.
Bien s�r.
Et � toi.
Pas moi, non...
Toi plus que quiconque.
Allez, dors.
Je dors d�j�.
Voil�, je n'ai plus grand chose � dire
sauf que Mitch est mort heureux.
Bien s�r, s'il avait su ce que nous savons aujourd'hui...
il serait probablement mort encore plus heureux.
Mais ce n'est pas la fin de l'histoire.
Escadron, d�collez imm�diatement.
Escadron, d�collez imm�diatement.
O� est le commandant?
Le docteur l'emp�che de voler. - Quoi ?
Bonne chance monsieur.
Je crois que le patron se joint � la f�te.
Pourquoi?
Pour garder un �il sur nous, je suppose.
Le commandant doit �tre en mauvais �tat pour rater �a.
J'esp�re que le patron pourra supporter �a.
Taisez-vous idiots.
Attention, Bernie. Attention, Bernie.
Ici Crisp, o� je me place ?
Positionnez-vous en prot�geant la queue du num�ro 2.
D'accord.
Contr�le, de leader...
Avez-vous des informations?
A vous.
Attention, chasseur leader, chasseur leader,
les bandits s'approchent de Beachy par le sud-ouest. Angeles 15. A vous.
Ok contr�le. Message re�u et compris.
Contr�le, combien y en a-t-il?
Combien de bandits y a-t-il?
Une centaine, peut-�tre plus.
Seulement une centaine ? Quel domm�ge.
Attention contr�le, nous sommes au-dessus de Beachy Head.
Anges 20.
Avez-vous d'autres informations? A vous.
Attention, chasseur leader, ici le contr�le.
Les bandits sont � environ 4 km au sud de Beachy Head.
Vous devriez les voir, au sud du soleil.
Attention chasseur leader, chasseur leader ici le contr�le.
Vous les voyez?
Non, je ne vois rien.
Vous devriez �tre au dessus d'eux. Juste au dessus.
Exact contr�le, je les vois.
PATROUILLE - ENNEMI D�COUVERT
Restez serr�s et les yeux ouverts. On y v
J'en ai touch� deux d'un seul coup.
Comment �a deux? L'autre c'�tait le mien.
La f�te se termine.
Attention, Bernie, tu as un 109 derri�re toi.
Echappe-toi, il est juste derri�re.
Bernie!
Je tuerai ce cochon de nazi m�me si c'est la derni�re chose que je fais.
Attention, avis � tous les chasseurs
ici le contr�le...
Bon travail, merci.
Vous pouvez rentrer maintenant.
Rentrez maintenant. Tout est termin�.
Mitch, ils ne peuvent rien contre les Spitfire, Mitch.
Ils ne peuvent pas les battre.
JAMAIS DANS LE DOMAINE DES CONFLITS HUMAINS
TANT DE GENS N'ONT DU AUTANT A SI PEU
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