All language subtitles for Law & Order S06E03 Savages 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

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Original subtitles

Dans le systÚme pénal américain, le ministÚre public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquĂȘte sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Trente mĂštres.

Ma grand-mÚre aurait réussi.

Dommage qu'elle n'ait pas été en tenue.

Il a combien pour passer entre les poteaux ?

Je sais juste ce que tu me dois. Vingt dollars.

Quitte ou double.

Tu devrais faire comme M. C.

Il joue l'écart, il me paye en espÚces !

C'est un loser aussi ?

Continue Ă  parier sur les Jets, et je serai riche.

Monsieur C ?

Bobby !

Il faut passer Ă  la caisse.

Bobby ?

HĂ©, monsieur C ?

Dominic, appelle la police.

Il s'appelle Bobby Cassidy. Il vit ici depuis six mois environ.

Personne n'est censé vivre ici. C'est à usage commercial.

Le proprio est quelque part dans le sud de la France.

Quoi d'autre ?

C'est un peintre, il fait dans le genre Picasso.

Reste dans le coin.

On n'a pas grand-chose. Aucune trace d'effraction.

C'est pas un cambriolage.

Le tireur a laissé 200 dollars et quelques,

que ce pauvre type avait retiré dans un distributeur du Bronx.

"Crédit métropolitain". Hier, vers 14 h.

En général, je bois avec des amis.

Boire seul, ça a du bon.

Alors, on a 68 télés, 96 magnétoscopes,

trente-sept micro-ondes et des walkmans.

Il vendait peut-ĂȘtre des biens volĂ©s.

J'ai plein de factures.

Il payait tout plein pot.

Inspecteur.

Venez voir ça.

Le macchabée porte une gaine.

On dirait celle de ma grand-mĂšre.

Ouais, t'as vu ce qu'il y a dedans ?

Eh oui.

Un vieux truc d'infiltré.

Comment ça ? Ce type était flic ?

Je ferais mieux d'appeler Van Buren.

Mauvais moment pour tuer un flic.

Il y en a des bons ?

Non.

Mais il risque la chaise électrique.

POMPES FUNÈBRES

Son vrai nom, c'est Bobby Croft.

Infiltré depuis sept ans.

Donc, plein d'ennemis.

Il travaillait sur qui ?

Les services secrets sont avares de détails,

mais comme tout le monde, prompts Ă  rĂąler.

Vous avez interrogé l'autre résident ?

Oui, il est rentré vers minuit.

Rien vu, rien entendu.

MĂȘme si l'arme a fait du bruit, Croft Ă©tait dĂ©jĂ  mort.

Il doit y avoir des caméras de surveillance.

Vous ĂȘtes habituĂ© au budget de l'OCLCO.

Croft aurait été chanceux qu'on lui rembourse ses stylos.

La police a quand mĂȘme de quoi payer un type en renfort.

Officiellement, j'étais le renfort de Bobby.

Dans la rue, il voulait rien savoir de moi.

- Peur de griller sa couverture ? - Oui.

Une fois devenu Bobby Cassidy, le reste de sa vie a disparu.

C'est comme ça quand on est infiltré.

C'est comme ça qu'on se fait tuer.

Il avait de la famille ?

Une petite amie. Mais elle le voyait pas souvent.

Il faisait pas grand-chose d'autre que bosser.

Il n'avait pas le temps de faire des rapports, non plus.

Bobby me tenait au courant par téléphone.

Il avait Ted Quinlan dans sa ligne de mire.

Un petit malin qui deale dans Hell's Kitchen

et qui se dit brocanteur.

De la drogue ?

Croft faisait pas dans les objets volés ?

Entre autres. Il devait noyer le poisson.

Là, ça dit que Croft a demandé 125 000 dollars.

Oui, ça devait servir à en finir avec Quinlan,

mais ils ont changé le lieu de transaction et on les a perdus.

Et vous n'avez pas pensé à appeler Croft ou à passer chez lui ?

On s'est dit que c'était du Bobby tout craché,

et qu'il allait se pointer aprĂšs.

Vous avez trouvé l'argent ?

L'héroïne ?

Vous avez votre mobile.

Cet enfoiré est devenu gourmand.

QUINLAN IMPORT-EXPORT MERCREDI 4 SEPTEMBRE

Je suis un gamin des rues.

Qui aurait cru que je finirais dans l'import-export ?

De ce qu'on en voit, M. Quinlan,

votre marchandise vient surtout des champs de pavot mexicains.

C'est de la diffamation. Je vais appeler mon avocat.

Programmez son numéro.

J'y réfléchirai. Vous venez acheter ou regarder ?

Bobby Cassidy était un client régulier ?

Un minable.

Il voulait que je revende des magnétoscopes.

Vous lui avez proposé de l'héro à la place ?

Je lui ai proposé un fauteuil baroque.

Si on arrĂȘtait les conneries ?

Il s'appelait Croft, pas Cassidy, et il était flic.

Il est mort et ça nous énerve grave, tu piges ?

Un flic ?

Trop cher pour lui, le fauteuil.

Question de routine, M. Quinlan, oĂč Ă©tiez-vous hier soir ?

Comme tous les soirs. Je dĂźnais au Stafford's.

Accompagné ?

Mon comptable, Paul Sandig.

On revoyait mes projections.

Il a mangé un steak au poivre.

J'ai pris des fettucine Alfredo.

On y est restés de 20 h à 23h45.

Pour affaires ?

Strictement professionnel.

Quinlan Import-Export dépasse les prévisions de 30 %.

Ted a un don pour prédire les changements de taux.

Vous ĂȘtes intelligent, M. Sandig.

Vous savez ce que vend Quinlan.

Je suis expert-comptable.

J'examine les données financiÚres

fournies par mes clients.

Ce qu'ils ne fournissent pas sort de mon champ d'action.

Je connaissais Bobby Croft.

Il travaillait Ă  la Criminelle au 37.

Sa femme l'a larguĂ© et il s'est portĂ© volontaire pour ĂȘtre un agent infiltrĂ©.

Parfois, je déteste ce boulot.

C'est pas ma meilleure journée non plus.

Le tireur a vidé son chargeur à un mÚtre de distance.

- Les six balles ? - Oui.

Mais on ne parle pas de Lee Harvey Oswald.

Les points d'entrée s'étendent de ses épaules à ses genoux.

Et il a continué à tirer aprÚs la mort de Croft.

Le tireur a paniqué.

Ou il voulait ĂȘtre sĂ»r.

Une derniĂšre chose.

Traces de sperme et de sécrétions vaginales sur son caleçon.

Je croyais qu'il n'avait pas le temps pour ça.

Attrapez ce type.

ARGOS DINER MERCREDI 4 SEPTEMBRE

Je voulais ĂȘtre la femme de Bobby.

Je voulais des enfants de lui.

Je me suis contentée d'un week-end dans les Poconos.

Eh oui, ĂȘtre infiltrĂ© et mariĂ©...

Il pensait Ă  vous.

ArrĂȘtez ça.

S'il pensait vraiment à moi, il aurait démissionné.

Et hier soir ?

On était ensemble... chez moi.

Il devait m'emmener Ă  Atlantic City ce week-end.

Vous savez quand il est parti, Sarah ?

On est partis ensemble vers 23 h.

Il m'a amenée ici avant de rentrer.

Il a parlé d'un rendez-vous plus tard ?

Il a écouté son répondeur.

Je crois...

Je crois qu'il a rappelé quelqu'un.

Je n'ai pas hĂąte de rentrer.

Chaque fois qu'un flic meurt, le taux de divorce double.

Ma femme s'inquiĂšte. Je la comprends.

Elle ira mieux quand on l'aura coffré.

Elle ira mieux quand on l'aura enterré.

La petite dame veut du sang ?

D'un tueur de flic ? PlutĂŽt, oui.

T'es un sensible, Lennie ?

Albert Grazzo, 22 ans, une balafre de lĂ  Ă  lĂ .

Il y a trois ans, il entre dans un boui-boui coréen,

fauche 141 dollars et un ice-tea Ă  la framboise,

et en sortant, il tue M. et Mme Lee, pour le plaisir.

OĂč veux-tu en venir ?

Il va directement chez sa copine sur la 98e et Columbus.

Quand on arrive, Logan et moi, on se retrouve

nez Ă  nez avec un .38.

- Et ? - Et il a lùché son arme.

Il a bien fait. On hésite à tuer un flic.

Je me dis que s'il avait risqué

la chaise électrique pour les deux Coréens,

il y aurait réfléchi à deux fois.

Je veux pas finir

dans une mare de sang au beau milieu d'un boui-boui sur Columbus.

Curtis.

Merci.

-Le relevé d'appels de sa copine. -Croft a appelé Quinlan ?

C'est tout comme.

Il a appelĂ© le restaurant oĂč Quinlan dĂźnait.

SALLE D'INTERROGATOIRE MERCREDI 4 SEPTEMBRE

Il t'a appelé, Ted,

et une heure plus tard, il était criblé de balles.

Je vous l'ai dit.

C'était un minable.

VoilĂ  ce qui leur arrive, dans mon quartier.

Vraiment ?

Et d'aprĂšs toi, la faute Ă  qui ?

Vous me le direz quand vous le saurez.

Et cet appel ?

Comme d'habitude, c'était pour me refourguer des ordis pourris.

Je n'ai pas fait attention.

Ça pourrait le faire, Ted, sauf qu'on sait que Croft Ă©tait flic.

Il a demandé plus de 100 000 dollars

pour t'acheter de l'héroïne.

Et on n'a retrouvé ni l'héroïne

ni le pognon chez lui.

Je suis pas expert en fauteuils baroques,

mais je sais combien font un et un.

Vous méritez une promotion, dans ce cas.

Mon café refroidit. Je vais me resservir.

J'ai des droits.

Mon air, mes rĂšgles.

Mon coéquipier est un homme patient. Moi ?

Je m'énerve vite, surtout quand on me ment.

Je vous l'ai dit, j'ai pas tué ce flic.

Plus tu mens, plus ça m'énerve.

Je vous conseille de changer de sous-vĂȘtements.

Écoute-moi bien, espùce d'ordure.

Le corps Ă  la morgue, ça pourrait ĂȘtre moi.

Alors, quand je te vois assis lĂ  avec ce sourire narquois,

j'ai bien envie de m'occuper

de toi moi-mĂȘme.

Ça dĂ©rape.

J'ai rien vu.

Je ne peux pas respirer.

Regarde, y'a que toi et moi.

Si tu crÚves, ça passera pour de la légitime défense,

et on me donnera mĂȘme des mĂ©dailles.

Sortez-le de lĂ .

Rey.

T'as une minute ?

Ce fils de pute est plein aux as.

Vous connaissez le 4e amendement ?

- Il a tué un flic. - Il a des droits.

Je vais aller lui chercher du thé

et m'excuser d'avoir froissé sa chemise.

Calmez-vous.

Quoi ? Ce type se paye notre tĂȘte.

Si je vous laisse y retourner, il nous poursuivra.

- Vous avez peur ? - Non.

Que vous laissiez ce gamin brutaliser un témoin me fait peur.

Les types comme Quinlan connaissent pas les bonnes maniĂšres.

Je dois donc vous laisser transformer Curtis en Rambo ?

Rappelez-vous oĂč ça a menĂ© votre dernier coĂ©quipier.

Libérez Quinlan.

- Immédiatement. - Quoi ?

Inspecteur Curtis, pour arrĂȘter quelqu'un,

il faut des preuves.

RelĂąchez-le.

Toujours fùchée ?

Oh, c'est rien, ça.

Fallait la voir quand j'ai pris une longue pause.

Un flic est mort, quand mĂȘme.

Elle ne veut pas témoigner à ton procÚs.

Elle déteste aller au tribunal.

Ça vient d'arriver. Un mandat pour le dossier financier de Quinlan.

Quoi, il n'a pas déclaré sa bonne ?

Croft utilisait des billets marqués.

Si on remonte la piste, ça mĂšnera peut-ĂȘtre Ă  Quinlan.

Ou Ă  la bonne.

Dossier financier de Quinlan Import-Export.

Je doute que ça vous soit utile.

On suit les ordres, M. Sandig.

Vous faites le ménage dans ses affaires ?

Je fais mon métier de comptable.

Tout est là ? Dettes, procÚs-verbaux, relevés bancaires ?

Tout ce qu'il m'a donné.

Je ne suis pas son gardien.

Quand je vois des chiffres pareils, ça me donne des brûlures d'estomac.

Et ce n'est que l'argent officiel.

Ça avance ?

Super. J'ai fait tout janvier.

Le ministÚre public veut qu'on accélÚre.

Ce serait un cas de jurisprudence.

Ça n'a pas l'air de vous rĂ©jouir.

Si la justice était daltonienne, je danserais dans la rue.

La seule couleur Ă  laquelle je pense, c'est le bleu.

Les tueurs de flics seront exécutés en premier.

On doit prouver que Quinlan savait que Croft était flic

avant de commencer Ă  remplir la seringue.

Écoutez ça.

Le 21 janvier, Quinlan a fait un chĂšque au DĂ©partement d'État de New York.

Oui, la taxe professionnelle.

Mais pourquoi l'a-t-il payée deux fois ?

Il a fait un autre chĂšque 15 jours aprĂšs.

Il a une autre société.

J'ai une amie lĂ -bas.

Depuis ton mariage, plus de nouvelles.

Les enfants, le boulot, j'ai été trÚs pris.

Quoi ? Les inspecteurs ne déjeunent pas ?

Ça y est. Je l'ai.

Le chÚque numéro 262 correspond à la taxe

pour Quinlan Import-Export.

Et le chÚque 275, c'était pour CJC Corp.

T'as un dossier pour la deuxiĂšme ?

Les dossiers, ça manque pas, ici.

CJC Corp.

Dix mille actions émises, dix mille actions en circulation.

Toutes détenues par Edward Quinlan.

Autre chose ?

Enregistrée le 12 août 1992.

SiĂšge principal : New York.

Trois comptes au Crédit métropolitain.

Le ticket du distributeur.

C'est là que Croft a retiré l'argent

le jour oĂč il a Ă©tĂ© tuĂ©, non ?

CRÉDIT MÉTROPOLITAIN 520 GRAND CONCOURSE

JEUDI 5 SEPTEMBRE

Depuis un an, chaque semaine,

des dépÎts de 9 000 dollars sont effectués sur les trois comptes de Quinlan.

À dix mille, ça dĂ©clenche un signalement fĂ©dĂ©ral.

On n'a donc rien fait de mal.

Complicité de blanchiment d'argent ?

Vous plaisantez ?

Je suis aussi surpris que vous.

Notre logiciel est conçu pour signaler ce genre de choses.

Soit votre ordinateur a attrapé froid, soit quelqu'un l'a corrompu.

Le logiciel fonctionne parfaitement.

Il a été court-circuité manuellement.

Ce court-circuiteur a un nom ?

Seigneur, je savais que ça arriverait.

Si vous nous racontiez ?

Il m'a dit que ce ne serait qu'une fois.

Il voulait cacher un peu de liquide, Ă  cause de son divorce.

Un dépÎt hebdomadaire pendant un an ?

Il est tombé sur le pire avocat du monde.

Allons, madame Byman. Vous saviez de quoi il s'agissait.

Je n'ai jamais posé de questions.

Quand j'ai voulu arrĂȘter, il m'a dit que j'Ă©tais allĂ©e trop loin.

Il a enregistré toutes nos conversations.

Et dit qu'il s'en servirait.

Combien Quinlan vous a-t-il payé ?

Quinlan ?

Qui est Quinlan ?

On parle de qui, lĂ  ?

Paul Sandig.

Sandig ? Ce foutu comptable.

Je jure que je ne connais aucun Quinlan.

Et Croft ?

- Cassidy ? - Désolée.

Ce visage, vous le reconnaissez ?

Avant-hier, il est arrivé une heure aprÚs M. Sandig.

EnvoyĂ© par celui-ci. Il voulait le mĂȘme service.

Et vous lui avez dit quoi ?

Que je ne voyais pas de quoi il parlait.

Puis j'ai appelé M. Sandig.

Il a dit n'avoir envoyé personne.

Il m'a demandé de le décrire.

Je vais avoir des ennuis ?

Sandig découvre que Croft le cherche et panique.

Ce gratte-papier de Paul Sandig serait un meurtrier ?

- Non. - Pourquoi ?

Parce qu'il est dans une tour d'ivoire

et qu'il a un diplĂŽme au mur ?

Sandig a quitté le restaurant avant Quinlan.

Il a eu le temps d'arriver chez Croft.

Il ne voulait pas voir ces diplĂŽmes dans une cellule Ă  Attica.

On peut l'arrĂȘter pour blanchiment d'argent.

Je veux qu'il tombe pour meurtre. Voyons ces cassettes.

Je demande un mandat.

Tant que tu y es, appelle Profaci.

Dis-lui d'arrĂȘter Quinlan pour blanchiment.

Paul va ĂȘtre furieux Ă  son retour de Tarrytown.

Qu'il se plaigne au juge Fishbein.

Ce doit ĂȘtre une erreur.

Paul est président du club de sport de son fils.

Sa femme dirige l'association des parents d'élÚves.

Ce n'est pas un criminel.

D'autres espaces de rangement ?

Oui, mais je vous assure que vous perdez votre temps.

WHITNEY, SANDIG EXPERTS COMPTABLES

C'est terrible. J'attends des clients.

Montrez-nous tout ce que vous avez et on s'en va.

Paul garde des papiers lĂ -dedans.

C'est lui qui a la clé.

Vous m'ouvrez ça ?

Moi, envoyer quelqu'un ? EspĂšce d'idiote.

Je ne lui ai rien dit.

Il a laissé un nom ?

Ensuite, le guichetier décrit Croft.

- On chauffe. - On brûle.

Le suivant, c'est Marty Prince.

D'oĂč je connais ce nom ?

Cette ordure d'expert en assurance.

Il a failli tomber pour fraude il y a deux ans.

Paul, c'est Marty Prince.

J'ai l'info sur Cassidy.

Pas au téléphone.

Je ne comprends pas.

Que vient faire un assureur lĂ -dedans ?

Je savais tout sur le petit ami de ma seconde femme

avant d'aller au tribunal.

Les assureurs trouvent tout sur tout le monde.

Prince a dû se rencarder sur Croft et dire à Sandig qu'il était flic.

C'est donc un meurtre avec préméditation.

Allez voir Prince.

Sandig voulait des infos sur un nouveau client.

Il paye bien. Je ne pose pas de questions.

Qu'avez-vous trouvé sur Cassidy ?

D'abord, ce n'était pas son vrai nom.

Pas d'historique bancaire.

Sandig n'avait pas besoin de vous pour ça.

Mais je savais qu'il était flic.

Comment l'avez-vous su ?

Rien ne m'échappe, messieurs.

M. X conduit une voiture saisie lors d'une descente.

La voiture n'a jamais été revendue.

À moins que les flics aient créé une sociĂ©tĂ© de location,

il devait ĂȘtre le meilleur de New York.

LĂ , il est le plus mort de New York.

Tout ce que j'ai fait était réglo.

Restez dans le coin, d'accord ?

Allons perquisitionner chez Sandig.

Si on trouve une arme...

Vous ĂȘtes lĂ  depuis des heures. Qu'espĂ©rez-vous trouver ?

Ce qui est écrit sur le mandat.

Une preuve liée à un homicide.

C'est ridicule.

Mon mari est comptable, pas meurtrier.

Paul !

Mon bureau et maintenant, ça ?

- C'est quoi ? - Une erreur.

- Tu as appelé l'avocat ? - On le cherche.

Je vous poursuivrai, et la ville aussi.

Jenny, emmÚne-les. Au lit, les garçons.

Regardez ça.

Un .38 Special ?

Ce n'est pas tout.

Il doit y avoir 125 000 dollars.

Paul Sandig, je vous arrĂȘte pour le meurtre de l'inspecteur Robert Croft.

Vous pouvez garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra ĂȘtre et sera retenu contre vous.

Vous avez droit Ă  un avocat.

"Affaire 2715. MinistĂšre public contre Paul Michael,

accusé d'homicide volontaire."

Que plaidez-vous ?

Non coupable.

Mademoiselle Kincaid ?

On demande une détention sans caution.

M. Sandig n'a pas de casier.

Il est intégré dans sa communauté

et il déposera assez de liquide pour garantir sa présence.

C'est un crime capital.

C'est moche d'ĂȘtre le premier.

L'accusé sera détenu sans caution.

Suivant.

Alors.

Claire, comment ça va, aujourd'hui ?

Si vous demandez si l'État va demander la peine de mort,

j'en sais rien.

Vous n'en avez pas parlé à Jack ?

Adam Schiff a 120 jours pour décider.

Je vous rappelle.

Sandig n'a pas encore été jugé

que les journaux réclament déjà son exécution.

Car c'est ce que veut le peuple.

Pataki a fait de la peine de mort l'argument principal de sa campagne.

Propagande politique.

Les électeurs ont suivi.

Tu penses tout de suite propagande.

Allez, Jack.

Le taux d'homicide est au plus bas depuis 25 ans sans peine de mort.

Pataki a omis de le mentionner pendant la campagne.

Et alors ? Les gens en ont marre des crimes, c'est tout.

Mon voisin voudrait qu'on tue la vieille dame en haut

parce que son chien aboie toute la nuit.

La loi ne s'applique qu'aux délits majeurs comme les meurtres de policiers,

les meurtres avec torture, l'assassinat de témoins de crimes.

J'ai bien examiné le dossier.

On peut avoir la tĂȘte de Sandig.

Sur l'enveloppe remplie d'héroïne,

on a ses empreintes et celles de Croft.

Les balles correspondent.

Il savait que Croft était au courant

pour le blanchiment et qu'il était flic.

Vous devez voir la situation dans son ensemble, Adam.

Paul Sandig justifie Ă  lui seul la peine de mort.

Il est Blanc, riche,

et il a tué un policier.

Pas sous le coup de la colĂšre, mais de sang-froid.

Vous en ĂȘtes sĂ»r ?

Il Ă©tait peut-ĂȘtre nerveux. Il a peut-ĂȘtre paniquĂ©.

Il a une femme et des enfants.

J'apprécie votre enthousiasme, à tous les deux.

Mais la loi vous fait porter toute la responsabilité.

CLUB DES MAGISTRATS MERCREDI 18 SEPTEMBRE

Je suis content de ne plus ĂȘtre Ă  la barre.

On ne sait plus oĂč sont les combats lĂ©gitimes.

La Constitution est vivante, Adam.

Elle s'étend, se rétracte.

Elle doit rejeter ce qui est inutile.

Sinon, elle meurt.

Vous avez changé d'avis depuis l'affaire MinistÚre public contre Davis ?

Non.

Ce qui est constitutionnel n'est pas forcément moral.

Johnson, du Bronx, a dit

que personne ne serait exécuté dans sa juridiction.

C'est absurde, Al.

Un procureur qui parle en termes d'absolu

manque à ses responsabilités.

Si l'absolu n'est pas votre truc,

il y a des circonstances

oĂč la peine de mort vous conviendrait, non ?

Objection ! Supposition infondée.

Je vous ai appelé...

Pour que je vous sorte d'affaire.

Vous auriez aimé plaider l'homicide involontaire ?

Question.

Quelque chose peut-il ĂȘtre moral s'il ne s'applique pas Ă  tous ?

Sandig tue Croft dans le Bronx et il reste en vie.

À Manhattan, il meurt ?

Réponse.

La moralité ne joue pas et n'a jamais joué

un rÎle important dans le systÚme pénal.

TrĂšs beau discours.

Oh non.

C'est vous qui faites les discours et qui avez votre photo dans le Times.

C'est la rançon du succÚs.

Je veux que vous demandiez la peine de mort.

C'est le bon choix, Adam.

C'est la loi.

Vous n'avez pas Ă  l'utiliser.

J'aimerais ĂȘtre Salomon, madame Kincaid, mais ce n'est pas le cas.

Je ne suis qu'un représentant élu qui ne dort pas depuis trois nuits.

Vous n'allez pas me dire que c'est bien...

Si on ne demande pas la peine capitale,

que dit-on de la position de la société à l'égard des meurtres de flics ?

D'accord, ce que Sandig a fait est ignoble,

mais combien de gens sont condamnés à mort

Ă  cause d'un mauvais avocat et non parce qu'ils ont commis un crime odieux ?

Paul Sandig n'aura pas ce problĂšme.

Il vient d'engager Helen Brolin.

BUREAU DU JUGE IDA BOUCHER LUNDI 2 DÉCEMBRE

Regardez les faits.

Deux flics trop zélés se sont un peu énervés

et ils ont marché sur, non,

ils ont piétiné les droits de mon client.

Si l'avocat fait référence à la fouille qui a permis de découvrir les cassettes,

elle a été réalisée à la suite d'un mandat signé par le juge Fishbein.

Mais le mandat concernait le bureau de M. Sandig, soit la suite 242.

Les cassettes viennent de la suite 248.

C'est le lieu de stockage.

MĂȘme en interprĂ©tant le mandat de façon restrictive,

l'associé de l'accusé a autorisé la police à accéder au casier.

Un associé peut consentir

Ă  la fouille d'un bien commun.

Si le substitut connaissait son travail, il nous ferait gagner du temps.

Comme le montre l'entente entre messieurs Sandig et Whitney,

ils avaient un accord de partage d'espace.

Ils ne partageaient pas les clients, les profits, ni les pertes.

Ce n'était donc pas un partenariat au sens légal du terme.

M. Whitney n'avait pas le pouvoir de consentir Ă  quoi que ce soit.

Elle a raison.

Dans tous les cas, M.Whitney avait

le pouvoir apparent.

- Les flics... - Le pouvoir apparent est limité.

S'il avait eu une clé, ça aurait pu se discuter.

Mais un coupe-boulons ? C'est ridicule.

TrĂšs bien. Les cassettes sont irrecevables.

Merci, votre honneur.

Je demande aussi que toute preuve liée à la fouille illégale

soit également exclue,

notamment le témoignage de l'expert en assurance,

M. Marty Prince.

Entendu.

De ce fait, votre honneur, l'État n'a aucune preuve

établissant que mon client savait que la victime était un policier.

L'accusation de meurtre ne tient plus.

Ils n'étaient pas associés. Pathétique.

Jack, on peut encore envoyer Sandig en prison pour 25 ans.

Ils vous ligotent, vous plantent une aiguille dans le bras

et vous injectent du poison.

C'est barbare.

Je ne vais pas pleurer pour Paul Sandig.

La vengeance est douce.

Oui.

C'est naturel, il n'y a pas de quoi s'excuser.

Non, sauf que c'est illégal.

C'est bien ce que je dis.

Il n'y a pas de droit privé d'action dans le systÚme pénal.

L'État a l'obligation d'infliger une punition adĂ©quate.

C'est à ça que servent les prisons.

La prison à vie sans liberté conditionnelle suffit.

J'ai une question, Claire.

D'aprùs toi, pourquoi 38 États

ainsi que le gouvernement fédéral et l'armée

ont soudain adopté ou réadopté la peine de mort ?

Comme tu as dit, les gens en ont marre des crimes.

Et la peine de mort donne cette impression de contrĂŽle

que réclame la société.

Les gens sont frustrés par l'ambiguïté du systÚme.

Ils veulent ĂȘtre certains

que Charles Manson n'arpentera plus jamais aucune rue.

Il n'y a pas de façons moins draconiennes

de gagner la confiance ?

Non.

Je ne pense pas.

Et si l'État ne se venge pas,

le peuple le fera.

Il y aura plein d'autres Ellie Nessler qui iront au tribunal

avec un pistolet chargé.

Tu tues un flic,

combien de temps ça prendra avant que les flics te tuent ?

L'exĂ©cution judiciaire est un moyen d'empĂȘcher la justice de la rue.

AprÚs la décision du juge Boucher, ça ne l'est pas.

Peut-ĂȘtre que si.

La loi considĂšre comme crime capital

le meurtre d'un témoin de crime.

Et alors ?

Réfléchis, Claire.

Bobby Croft a été témoin de nombreuses activités criminelles.

Mais on ne peut pas le prouver.

Je crois que si.

RIKERS ISLAND JEUDI 12 DÉCEMBRE

Vous n'ĂȘtes peut-ĂȘtre pas au courant,

mais je suis censĂ© dĂ©noncer les autres, pas moi-mĂȘme.

Ted, un marché est un marché. Peu importe leurs raisons.

Comme si M. Gros Besoin, ici,

agissait dans mon intĂ©rĂȘt.

D'accord.

De quoi avez-vous besoin ?

Facile.

Dites que vous avez vendu de la drogue Ă  celui que vous appeliez Bobby Cassidy.

J'y gagne quoi ?

Deux ans pour blanchiment d'argent.

- Laissez tomber. - Ça vaut le coup, Ted.

Les avocats sont nuls en business.

Vous ne comprenez pas ?

Il a besoin de moi pour avoir la tĂȘte du tueur de flic.

Et il est prĂȘt Ă  payer cher.

Un an. Et un an de sursis.

Écoutez-moi bien.

Vous voulez mon témoignage ?

Vous abandonnez l'accusation de blanchiment

et vous m'accordez une immunité totale pour tout ce que je dirai

qui pourrait ĂȘtre retenu contre moi.

- C'est ridicule. - D'accord.

C'est vous qui devriez me payer.

Sommes-nous devenus aussi sauvages ?

Et aussi assoiffés de sang ?

La matinée a été longue. On peut aller droit au but ?

L'accusé travaillait pour M. Edward Quinlan,

un trafiquant de drogue notoire sur lequel enquĂȘtait la victime.

Selon l'accusation, M. Sandig a tué M. Croft

pour l'empĂȘcher de tĂ©moigner contre M. Quinlan.

- M. Quinlan témoignera. - Quinlan ?

C'est un criminel notoire.

Il certifiera avoir vendu de la drogue Ă  Bobby Croft.

Le jury en tirera ses conclusions.

- Votre honneur... - Pitié.

Je ne suis pas journaliste sportif !

Je vais lire tout ça.

Vous aurez ma réponse ce soir.

Mauvaise nouvelle ?

La juge Boucher a rétabli l'accusation de meurtre avec préméditation.

Tu as gagné.

Félicitations.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 49 LUNDI 23 DÉCEMBRE

JUGE IDA BOUCHER

Mesdames et messieurs les jurés, avez-vous un verdict ?

Oui, votre honneur.

Accusé, levez-vous.

Pour le seul chef d'accusation,

meurtre avec préméditation, quel est votre verdict ?

Nous déclarons l'accusé, Paul Sandig, coupable.

Je demande l'annulation du verdict.

Rejeté.

L'audience est suspendue.

L'audience du prononcé de la peine débute mardi à 9 h.

Du thon ?

C'est comme ça qu'on fĂȘte une victoire ?

De la salade de poulet.

Ce ne sera fini qu'aprÚs l'audience du prononcé de la peine.

LĂ , ce sera du thon.

Ne prévoyez aucun menu.

Ma demande de jugement déclaratoire à l'égard de la décision du juge Boucher.

- Vous niez. - Oui.

Ainsi que mon appel et mes conclusions.

La loi de l'État de New York sur la peine de mort

est loin d'ĂȘtre conforme Ă  la Constitution.

Elle est brillante.

Son appel est basé sur la procédure réguliÚre de droit.

Qu'est-il arrivé à la cruauté ?

C'est du passé.

Brolin fait valoir que selon la Constitution,

un État n'a pas le pouvoir de prendre une vie.

Ça demanderait des mois de recherche.

SECTION D'APPEL MARDI 28 JANVIER

Le quatorziĂšme amendement stipule, entre autres,

qu'"aucun État ne prendra ou n'appliquera une loi

privant quiconque de sa vie, de sa liberté ou de sa propriété".

Vous n'allez pas évoquer les zones d'ombre ?

Je déteste les zones d'ombre.

Loin de moi cette idée.

Je m'en tiendrai exclusivement

à ce que les rédacteurs ont précisément inclus dans la Constitution.

Et notamment le fait d'ĂŽter la vie...

... sans suivre la procédure prévue par la loi.

La loi sur la peine de mort prévoit une audience

qui répond à toutes les exigences constitutionnelles.

Sur le plan procédural, oui.

Là, je parle de la procédure réguliÚre de droit.

Des limites imposĂ©es Ă  un État voulant rĂ©glementer certains pans de la vie.

La Cour suprĂȘme a fortement limitĂ© le pouvoir de l'État

de porter atteinte Ă  ce qu'elle considĂšre ĂȘtre des droits fondamentaux.

Je crois que la cour a limité ces droits fondamentaux

au sexe, au mariage, à la procréation et à l'éducation.

Pardonnez-moi, votre honneur.

La cour n'a pas dit que cette liste était exhaustive.

Et quel droit voulez-vous y ajouter ?

Ne soyez pas idiot, Douglas.

Le droit le plus fondamental de tous. Le droit de vivre et de respirer.

Si nous reconnaissons que c'est un droit fondamental,

toute loi qui le restreint doit ĂȘtre soumise Ă  un examen minutieux.

Autrement dit, le motif de l'État doit ĂȘtre impĂ©rieux

et les moyens d'atteindre cet objectif doivent ĂȘtre primordiaux.

N'est-il pas indiscutable

que la prĂ©vention du crime sert l'intĂ©rĂȘt de l'État ?

Si, mais l'exécution n'est pas nécessaire pour prévenir le crime.

C'est un fait dont attestent clairement les derniers chiffres sur la criminalité.

En outre, on estime

Ă  118 millions de dollars annuels le coĂ»t de la peine de mort pour un État.

Ne lutterait-on pas mieux contre le crime

si ces fonds servaient Ă  recruter davantage de policiers ?

Merci.

Sauf votre respect,

son analyse du quatorziÚme amendement est totalement erronée.

Elle m'a semblé trÚs sensée.

Elle s'est concentrée sur une seule clause de la Constitution.

Bien que le quatorziÚme amendement traite de ce sujet en général,

le cinquiÚme amendement fait référence aux crimes capitaux.

Et requiert une application réguliÚre de la loi.

Son application, oui.

Dans l'affaire Gregg contre la Géorgie, la cour a jugé

la peine de mort conforme Ă  la constitution

tant qu'elle est administrée sans arbitraire

ni préjugé de la part du jury.

À cette fin, le pouvoir discrĂ©tionnaire du jury a Ă©tĂ© restrictif,

ce qui limite les facteurs présentés à l'audience du prononcé de la peine.

Si je ne m'abuse, monsieur McCoy,

une série de décisions récentes ont appuyé le fait

que le jury est libre d'entendre toute preuve

qu'un accusé pourrait présenter en sa faveur.

Oui, mais...

Il y a donc une contradiction inhérente.

Il me semble que la décision d'Îter la vie est si intrinsÚquement subjective

qu'elle défie la cohérence exigée par la Constitution.

Ce ne serait valable

que si on rejetait la viabilité du systÚme de jury.

Montrez-moi un jury capable de contrÎler ses préjugés et ses émotions au point

d'ĂȘtre objectif.

La Constitution ne peut interdire

ce que son texte lui permet explicitement.

Merci, vos honneurs.

Monsieur McCoy.

Je voulais vous dire...

Je ne devrais pas vous parler, madame Sanding.

Il n'est pas méchant, vous savez.

Il a tué un policier.

Il a paniqué.

Vous savez le pire ?

Paul et moi,

on a voté pour le gouverneur Pataki.

Nonobstant l'argumentation complĂšte et, je dois l'admettre,

trÚs convaincante de la défense...

Pas besoin d'éditorial, Shawn.

Cette cour juge, Ă  trois voix contre deux,

que la controverse sur le sujet

n'est pas encore suffisamment concrÚte pour faire l'objet d'une décision.

Autrement dit,

le problÚme de constitutionnalité de la loi ne sera résolu

que lorsque quelqu'un sera réellement condamné à mort.

Quand cela se produira, si ça se produit, nous réglerons cette question.

L'affaire est renvoyée pour détermination de la peine.

Voilà comment refiler le bébé.

Ils ont pris la bonne décision, Jack.

Ils espÚrent juste que le jury leur évite d'avoir à s'emparer du problÚme.

C'est déjà assez dur

sans ton regard accusateur chaque fois que tu lĂšves les yeux.

Ce n'est pas moi le criminel. Je n'ai pas tué de flic.

C'est donc un jugement de valeur.

On peut exécuter Sandig parce qu'il a tué un flic

plutĂŽt qu'un coiffeur ou un plongeur.

Ce n'est pas un jugement de valeur. C'est la loi.

Que ça te plaise ou non, la société a établi une hiérarchie du mal.

Paul Sandig a privĂ© la collectivitĂ© d'un individu essentiel Ă  son bien-ĂȘtre,

et je crois qu'il mérite de perdre la vie.

Le systÚme est bourré de failles, Jack.

Et si quelqu'un tombe dedans ? Comment rationaliser ça ?

Il y a d'abord le procĂšs,

puis l'audience du prononcé de la peine,

puis des recours, et encore des recours.

Des contre-pouvoirs.

C'est peu probable.

Peu probable ?

Et tu te contentes de ça ?

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 49 MARDI 11 FÉVRIER

Je le connais depuis que j'ai 15 ans.

On est mariés depuis 11 ans.

Est-il arrivé que Paul soit violent ?

C'est un homme doux.

MĂȘme avec les garçons, je ne l'ai jamais vu lever la main...

Tout va bien, madame Sandig.

Prenez votre temps.

Ce n'est pas un assassin.

Il a fait ça pour nous protéger.

Pour que ses fils ne sachent...

Merci, madame Sandig.

Pour que ses fils ne sachent pas quoi, madame Sandig ?

Qu'il a aidé un criminel.

Qu'il blanchissait de l'argent pour un dealer ?

Il voulait arrĂȘter, mais il ne le lui a pas permis.

Il l'a menacé. Il lui a dit qu'il s'en prendrait à nous.

Il était pieds et poings liés. Il ne pouvait rien faire.

Ça pourrait arriver à n'importe qui.

Donc, pour peu qu'on soit stressé, mais qu'autrement on soit un type bien,

on peut abattre un flic de six balles ?

Objection !

Je retire. Plus de questions.

Je ne savais pas quoi faire. J'avais peur.

Éprouvez-vous des remords, Paul ?

À chaque instant.

Je ne dors plus, je ne mange plus.

Je ne regarde plus mes fils en face.

Si je pouvais revenir en arriĂšre, je le ferais.

C'était une erreur.

Plus de questions.

Combien d'argent avez-vous blanchi pour M. Quinlan ?

Environ six millions de dollars.

Combien d'argent avez-vous gagné avec M. Quinlan ?

Presque un million de dollars.

Les menaces n'Ă©taient peut-ĂȘtre pas votre seule raison d'arrĂȘter.

Objection !

Rejetée.

Que dire ?

J'ai merdé.

Vous avez tué quelqu'un.

Vous saviez qu'il Ă©tait policier et vous l'avez tuĂ© quand mĂȘme.

J'ai été un vrai salopard, d'accord ?

Croyez-moi,

je me détestais pour ce que je faisais, mais je ne pouvais pas en sortir.

Notre vie allait...

Elle allait ĂȘtre gĂąchĂ©e.

J'ai honte de ce que j'ai fait Ă  cet inspecteur.

J'ai gardé le pistolet...

pour me suicider avec.

Qu'est-ce qui vous en a empĂȘchĂ© ?

Je ne veux pas mourir.

Je suis désolé.

Je suis désolé.

J'ai fait une erreur.

Je vous en prie.

Je ne veux pas mourir.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 49 LUNDI 17 FÉVRIER

JUGE IDA BOUCHER

Êtes-vous parvenus à un verdict unanime quant à la condamnation ?

Oui, votre honneur.

Nous condamnons l'accusé, Paul Sandig,

Ă  la peine de mort,

comme le prescrit l'article 22B

de la loi corrective de l'État de New York.

La défense demande un sondage.

Pas d'objection.

Chacun d'entre vous, conformĂ©ment Ă  ses devoirs envers l'État de New York,

et à l'égard de l'accusé, Paul Sandig,

s'est-il prononcé pour la peine de mort par injection létale ?

Oui.

Oui.

Oui, votre honneur.

Oui.

Oui, votre honneur.

Oui, votre honneur.

Oui.

Oui, votre honneur.

Oui.

Oui, votre honneur.

Oui, votre honneur.

Oui.

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