All language subtitles for HPI - S04E08 - Ultraviolet.French

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Original subtitles

-Il ne respire plus !

Dépêchez-vous, s'il vous plaît !

*-Restez calme. On envoie une équipe.

-Faites vite.

Roucoulement de l'oiseau

...

-Pigeon !

T'es oĂą ?

Elle roucoule.

... -Morgane !

Tu fais quoi ?

-Je cherche mon pigeon, disparu depuis une semaine.

...

-Ouh lĂ , lĂ ... HĂ© !

Maman est submergée par l'arrivée de bébé,

mais tout va bien, papa est lĂ .

On fait comme a dit la sage-femme.

... Chut...

On respire.

... Non, on respire.

On s'assoit. -Non, ça va.

-Si, on s'assoit. -T'es chiant.

-Et on se détend,

en vérifiant la check-list.

-Pas la check-list ! -Tatata...

Le trousseau, c'est bon.

Ta valise, aussi. On a vérifié les itinéraires

A, B et C pour le trajet. ...

Tu vois, tout est prĂŞt.

Téléphone

...

Une visite d'appart dans la rue.

Je suis lĂ  dans 30mn maximum.

Réfléchis au prénom.

Tiens. On comparera nos listes.

-OK.

A tout de suite.

-Papa revient.

Baiser

-Pourquoi tu boudes ?

Je l'ai ouvert ou pas, ce test de paternité ?

Alors ?

Elle roucoule.

*Sonnerie

*-Allô ? -Daphné, c'est Morgane.

C'est mon pigeon. Je l'ai pas vu depuis une semaine.

Je stresse. *-Je suis en ligne.

Le commandant est sur la scène de crime.

On se rappelle.

-Une scène de crime et j'en sais rien ?

AllĂ´ ?

*Tonalité

Oh, purée...

Générique de la série

...

-Désolé pour votre associé. Vous étiez proches ?

-Oui. Raphaël et moi...

On s'est connus pendant notre internat d'ophtalmologie.

Puis on a monté la clinique ensemble.

J'ai pas prévenu sa femme, Jeanne, je sais pas comment l'annoncer.

-On va s'en occuper.

-Merci.

-Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

-Hier soir vers 20h. On a fini d'opérer tard,

puis je suis parti d'urgence pour gérer un problème.

-Quel genre de problème ?

-Des coquilles dans un article co-écrit pour une revue d'ophtalmo.

Un de leurs employés l'a apporté hier soir pour relecture

et certaines légendes étaient erronées.

Comme ça partait en impression,

j'ai intégré les corrections là-bas,

pendant que Raphaël terminait ici le compte-rendu opératoire.

-Vous êtes resté la nuit avec ces gens.

-Oui, jusqu'Ă  environ minuit.

Je peux avoir leurs coordonnées.

-Je veux bien. Un collègue va les noter.

Vincent. Je vous laisse avec lui.

Merci.

Alors, docteur ?

-Commandant, la victime a été étranglée avec un câble

de type électrique.

-Bonjour. -Bonjour.

Je vais récupérer le document. -Oui.

-Le meurtre a eu lieu hier avant 22h.

-Après 20h02. La victime

a publié ça à cette heure-là.

-C'est l'article dont m'a parlé son associé.

Quand il est parti faire les corrections,

le tueur a pu s'introduire.

-Deux ans et demi d'âge mental.

-Morgane, toi, ici ?

-Je viens bosser, tiens.

Vous me blacklistez des scènes de crime ?

-Pas du tout.

-Je sais, vous vouliez être le "pèrain", le parrain de l'enfant.

(Et ça m'aurait fait plaisir.)

Mais je l'avais dit, il y avait plusieurs candidats.

Je suis navrée si je vous ai encore blessé,

mais me virer des scènes de crime pour ça,

c'est mesquin, c'est nul, c'est naze.

-Vous êtes en congé maternité.

-Merde...

Ah bah... OK...

-On est le 12. Le congé débute aujourd'hui.

-Eh oui, tout Ă  fait. Ah bah...

Au temps pour moi.

-Ca m'aurait pas déplu d'être le parrain, mais je m'en remettrai.

Rassurez-vous.

-OK.

-Prenez soin de vous, Morgane.

On se dit Ă  dans quatre mois ?

OK... -OK.

-Oui, quand mĂŞme...

OK. Eh bah, je rentre chez moi.

VoilĂ  ce que je vais faire. Tchao, bon courage.

-Salut. -Au revoir, Morgane.

-Elle vous l'a pas proposé ? Moi, ça m'a vexé.

-Hé... C'est normal, la caméra dans l'aquarium ?

-Bah, non. -VoilĂ , tout s'explique.

Et les poissons, regardez.

Ils sont Ă  la surface et leurs branchies marchent Ă  200/h.

Typique d'un pic de nitrate.

-Pic de quoi ?

-Un pic de nitrate, enfin, Gilles.

Le truc qui pollue les sols

en Bretagne.

En bref :

Dory, Nemo et leurs copains passent leur temps Ă  chier dans le bocal.

Et leur caca se transforme en nitrate,

molécule super toxique.

Pour éviter qu'ils s'empoisonnent,

on met des bactéries dans le filtre qui nettoie l'eau.

Mais ces bactéries ne supportent pas le chlore.

Et si on introduit, par exemple,

de l'eau du robinet, après l'avoir vidé

pour coller une ventouse dedans,

elles clamsent et le caca s'accumule, d'oĂą le pic de nitrate.

Et ça fout les poissons

en PLS. -C'est nitrite.

Vous parlez

de "pic de nitrate".

Mais la molécule dont vous parlez, c'est les nitrites.

-Tiens, tiens, tiens.

On a le prix Nobel de chimie

avec nous ? Le nitrate

et les nitrites, c'est la mĂŞme chose, OK ?

-Les nitrites : un atome d'oxygène en moins, plus toxiques.

Si les côtes bretonnes étaient polluées

par les nitrites et pas les nitrates,

la faune maritime aurait disparu

depuis longtemps.

-Il a raison. C'est un pic

de nitrite, sur Internet. -Le numéro...

-Pas d'inquiétude.

Beaucoup de gens font l'erreur.

-Morgane, donnez ça.

On va vérifier ce qu'il y a dedans.

-On va voir ce qu'il y a dedans.

-On a trouvé une caméra cachée dans le bureau de votre mari.

La carte SD est pleine, le meurtre n'a pu être filmé.

-J'ai 15% de la clinique. J'y installe

ce que je veux. -Légalement, non.

Filmer votre conjoint Ă  son insu, c'est deux ans d'emprisonnement.

La caméra ne nous intéresse pas.

Son contenu, oui.

Il vous trompait avec des prostituées.

Vous aviez des soupçons. Vos craintes

confirmées... -Pardon ?

Elle rit.

Je l'ai tué à cause

d'elles ?

C'est Cristal.

Il la voit les mardis.

Ashley lui griffe le dos.

Alors, il évite

de se déshabiller devant moi, après.

Nicky, je lui ai présentée,

pour des plans Ă  trois.

-Vous êtes bien renseignée.

-Et pas spécialement jalouse.

Je filmais, non pas pour l'empĂŞcher de me tromper,

mais pour comprendre qui l'arnaquait.

-Comment ça ?

-Il y a un mois, il a pris 30 000E d'une de nos assurances vies.

J'ai décidé de le tenir à l'oeil.

Et je l'ai vu donner l'argent Ă  l'une des escorts.

Elle devait le faire chanter.

C'est elle qu'il faut interroger.

-Vous avez des preuves ? -Bien sûr.

Ca vient de la caméra cachée dans sa voiture.

-On ne distingue jamais son visage, mais j'ai affiné son tatouage.

On devrait l'identifier.

-Ah... VoilĂ .

"Les nitrates dans la charcuterie

"sont peu toxiques, mais le microbiote de notre bouche

les transforme en nitrite." J'avais raison, c'est pareil.

-Pas vraiment, du coup.

-Gilles, c'est pareil. D'accord ?

J'ai fait de la vulgarisation,

j'avais cru comprendre de faire court.

S'il faut entrer dans les détails, je peux.

Mais si on pinaille, on n'a pas fini.

-Si c'est une escort, les autres sont du mĂŞme site.

Tu peux vérifier ?

-Et pardon, mais les mecs qui la ramènent sur tout

alors qu'on leur a rien demandé,

je trouve ça louche.

-Morgane, que faites-vous lĂ  ?

-Vous tombez bien.

Figurez-vous qu'on a un meurtrier hyper prétentieux dans la nature.

Si on le coffre pas, trop il va prendre la confiance.

-Meurtrier ? Vous la laissez enquĂŞter ?

-Pas délibérément.

-Morgane est vexée à cause des nitrites.

Son suspect a passé la soirée au "Bulletin d'ophtalmologie".

On a trois témoins. -Donc, c'est pas lui.

Morgane, allez chez vous. Vous, venez faire le point.

-Trois.

-C'est chelou.

Qui a trois témoins ?

Tu peux afficher ça dans ton quartier ?

-C'est quoi ?

-Un avis pour mon pigeon qui a disparu.

Avec tous ces chats errants, je m'inquiète.

-Il est plus lĂ  ? -Non.

-Morgane, c'est génial !

Je suis trop fière de toi !

-Pourquoi fière ? -Il a pas disparu.

Il a fini sa mission.

Tu es devenue une bonne personne.

Tu partais de si loin !

-Tu veux dire qu'il est parti ?

Comme ça, sans dire

au revoir ?

Après ce qu'on a vécu ? Il aurait pu...

-Tu n'as plus besoin d'un guide, tu peux voler

de tes propres ailes.

-Tu perds rien pour attendre.

Bon, je vais voler.

Du coup, j'en ai plus besoin.

-C'est pas la poubelle, ici.

Battement d'ailes, roucoulement

...

On toque, la porte s'ouvre. -Docteur ?

-Oui, Béatrice ? -Une urgence, à l'accueil.

-Ah ! Merci de me recevoir.

-Pas de problème.

-Les rendez-vous en ligne, ça marche pas.

Et comme on se connaît, c'est l'occase.

-Bah, voyons.

-Son nom est Olivia.

Le tatouage n'est pas très net, mais ça pourrait être

notre suspecte.

Je me suis fait passer pour un client,

elle me voit ce soir Ă  19h au Lotus Bar.

Boum !

-Super boulot, Gilles. -Merci.

-Je valide l'opération avec Céline.

-"Réponds..."

Rires

...

-Alors, focus, focus.

-Focus, focus.

-Vous faites quoi ?

-On dépouille les votes.

Le concours sur le père du bébé.

Pour l'instant, 14 votes pour Timothée.

Si j'enlève ma com de 20%, ça fait...

30 euros par gagnant. Pas mal ?

-20% de com, belle leçon. -T'es la belle gosse.

-Vous vous entendez hyper bien.

-Pourquoi pas ? -On doit se crĂŞper le chignon ?

Vas-y, avec tes vieux clichés.

On déjeune ensemble ? -Bien sûr.

-Je l'adore.

-Grave. -Elle est incroyable.

-Tellement !

-Ca va, toi ? T'es un peu... ?

-Non, mais ça me...

Ca m'émeut de vous voir si bien ensemble.

-Tu peux me filer mes 30E maintenant ?

J'ai éclaté mon plafond de CB. -Bien sûr.

-Parfait. -Ah, t'as perdu, toi.

-Comment ça, perdu ?

J'ai misé Timothée.

-Timothée, T-H-E-E. Toi, t'as mis T-H-E.

-C'est une blague ? -Le billet est invalide.

-Il écrit son blaze comme une princesse !

-C'est comme ça, c'est pas grave. On se voit plus tard.

-On va se revoir, oui.

-Elle est drĂ´le.

On est parties pour une belle amitié.

Oui... -Gilles.

La technique arrive. On va t'équiper.

-J'arrive, commandant.

Mais elle a raison. Pour un "E"...

-Le règlement, c'est le règlement. Tu le sais bien.

C'est la police, ici.

-Désolée de vous déranger en plein deuil.

-Restez en place.

Je ne peux pas travailler. -OK.

Vous étiez associés depuis 25 ans ?

Oui.

Oh lĂ , lĂ , vous avez dĂ» en vivre, des choses, des joies, des peines.

Des rivalités ?

-Oui.

Raphaël et moi étions complémentaires.

-Ca avait l'air d'ĂŞtre un chaud lapin.

D'après sa femme, il s'en tapait, des nanas.

La vĂ´tre, peut-ĂŞtre ?

-Je ne suis pas marié.

-Ouh !

Roller Coaster ! Accrochez vos ceintures !

Bon.

Son chewing-gum éclate.

-VoilĂ .

Votre tension oculaire est normale.

Allez-y.

-Attendez.

Depuis ce matin, je vois très flou.

Vérifiez.

Quitte Ă  ĂŞtre lĂ ...

-Pas de problème. Installez-vous.

Pouvez-vous lire

la 4e ligne en cachant l'oeil gauche ?

-Alors... A, L, I, B, I.

Alibi, c'est ça ?

-Pas tout Ă  fait.

-Vous voyez.

En parlant d'alibi,

le vĂ´tre est vachement bien.

Quelle chance d'être allé corriger l'article,

pile lors du meurtre de votre associé.

Sinon, vous auriez eu des questions sur votre emploi du temps, du style :

"Qui était là à votre départ ?"

-Mon assistante Béatrice et le maquettiste du magazine.

La 4e ligne ?

-Alors, E, X, A, T, Z, H, K.

Quand vous lui avez dit au revoir ?

-20h03. Celle du dessus ?

-E, X, A, T, Z.

A quelle heure vous ĂŞtes revenu

pour le zigouiller ?

-Je suis désolé, je ne vois aucun symptôme de glaucome.

-Ouf ! -Un peu de fatigue.

Et beaucoup d'imagination. -J'en ai plein !

Vous aussi, hein ? On se ressemble un peu.

-Je ne vois pas.

Par acquis de conscience,

cette ligne ?

-Alors... Y, O, E, L, K, S, F, D, A.

-Presque parfait.

La dernière lettre est un I. Comme nitrite. Vous savez ?

Elle souffle.

*Musique d'ambiance

...

-Ca te va, le costard.

...

T'es en place ?

...

Il y a deux accès et une issue de secours.

Tu me reçois ? -5 sur 5.

Je voudrais un bourbon sans glace.

-OK. L'escort va pas tarder.

Tu t'assures que c'est la bonne personne et on l'interpelle.

*Parasites C'est quoi, ce bruit ?

-Mince, mon téléphone doit parasiter.

Vibreur

Oh, non... Afida.

Afida, mon coeur.

-Va falloir qu'elle se calme, ta pote.

J'ai pas ma thune. -Je suis en mission.

C'est un malentendu, ça va se régler.

*Parasites Attends, j'ai un double appel.

-Gilles, tu fais quoi ?

-Un problème technique avec Daphné que je dois résoudre.

Merci beaucoup.

T'as eu mes messages ?

-Je savais pas qu'elle était dyslexique.

J'ai dĂ» la vexer. -Oui, super.

Tu vas lui donner ses 30E ?

-Non. C'est le règlement.

-Gilles, abrège. -En revanche,

je lui envoie des adresses sur les troubles du langage.

Pour être moins isolée.

-Daphné, non !

-Non, ça fait plaisir.

80% des dyslexiques... Téléphone

-Morgane, ça va ?

Je peux vous rappeler ?

-C'est l'associé qui a fait le coup.

-L'associé ?

Vous enquĂŞtez ?

-C'est lui, je vous dis. Mon pigeon a chié sur sa bagnole.

-Votre quoi ?

Votre pigeon ? *-Oui, mon pigeon.

-Dyspraxique, dyscalculique ? Ca va avec.

Je l'ai vue compter les votes, c'était pas facile.

Je vais trouver des newsletters lĂ -dessus.

-Je m'en occupe.

-N'envoie rien.

Daphné ?

-Bonsoir.

-Gilles ? -C'est moi.

-Olivia.

-Enchanté.

-Je peux m'asseoir ? -J'en ai

pour deux secondes.

-Elle se fout de moi. Tu sais ce qu'elle m'envoie ?

-Je tombe au mauvais moment ?

-Oui...

Enfin, non, pas du tout !

Daphné envoie toujours des mails très bizarres.

Je lui ai parlé, elle te rendra

tes 30 euros et elle s'excuse.

-Ah oui ?

-Je me repoudre le nez. Ca vous embĂŞte ?

-Pas du tout.

*-Elle s'excuse, ou pas ?

-Donc, de la fiente

sur l'auto du Dr Decker. -Vous comprenez pas ?

Mon messager karmique,

il a pas disparu, il a changé de client.

Ce mec a un karma encore plus pourri que le mien.

-Stop. Vous croyez être la seule à pouvoir résoudre l'enquête.

Mais figurez-vous que des gens compétents sont sur le coup.

Donc, laissez-nous gérer, merci.

-AllĂ´ ?

-Juste, si elle sort à vélo ce soir,

elle peut avoir des soucis de pneus, Ă  me manquer de respect.

-Faut pas saboter le vélo. C'est hyper dangereux.

Afi ?

*Tonalité

-Gilles ? -Hein ?

-Elle est oĂą, l'escort ? -Partie se repoudrer.

Soupir

-Le lit semble bien. Pour le mobile, t'as réfléchi ?

-Je ne fais que ça.

Je tourne ça dans tous les sens, ça ne tient pas.

-Oui, les fixations ne sont pas sécuritaires.

Pour le doudou, t'as tranché ? Mes cousines nous ont offert

un koala, une baleine, un wallaby...

-L'alibi, tu parles.

Le type aurait passé la soirée

avec trois témoins. Alors, à quel moment

il l'a zigouillé ?

-Tu parles de quoi ?

-De la mĂŞme chose que toi. Du lit,

du mobile, du wallaby...

-Ecoute-moi.

L'accouchement t'angoisse,

avec les risques

de pré-éclampsie

des grossesses tardives.

Tu déplaces ton anxiété. Pense aux prénoms,

ça te changera les idées.

-Je t'avoue que... Non, pas eu le temps.

-OK...

Je te lis les miens, pour t'aider

Ă  te lancer ? -Oui, super.

-C'est vraiment des premières idées.

J'ai noté...

Artus.

Eloi. Grichka.

Comme mon grand-oncle. -Les Bogdanov, j'y ai pensé.

Mais s'il avait eu un jumeau, ça serait sur son livret de famille.

Pardon. Continue.

-OK. Euh...

Sinon, en plus classique, j'aime bien Grégoire.

Amaury, Léon.

Euh... -Attends.

T'as dit Léon ? -Ca te plaît aussi ?

-Ah oui... Grave.

Un tueur à gages ! C'est ça, l'explication.

-Vous ne bossez plus. -Je file juste un coup de main.

Vu votre obsession délirante pour "la piste de l'escort",

vous en avez besoin.

On cherche pas une nana, mais un tueur Ă  gages.

-Un tueur Ă  gages ?

-Il était stationné devant la clinique.

Figurez-vous que, quand j'y suis retournée hier,

j'ai spoté dix-huit mégots de la même marque,

à côté d'une place de stationnement.

Sachant qu'on met en moyenne six minutes pour griller une clope,

ça veut dire qu'il y a un gars

qui a passé plus de deux heures,

stationné devant la clinique.

-Admettons qu'un mec y soit resté deux heures,

on l'identifie comment ?

-Grâce à sa carte grise. Car dans le quartier de la clinique,

on paie le parking en ligne, avec son immatriculation.

Et j'ai fait quoi ? J'ai dit que j'étais vous

et la municipalité m'a donné l'adresse du tueur

embauché par le docteur Je-sais-tout-je-me-la-raconte.

Il s'agirait d'un certain

Sacha Bartoli, domicilié au...

19, rue de Saules.

-On est chez le tueur ? -Oui.

-Fallait le dire avant ! -Sortez votre arme.

Il peut ĂŞtre dangereux.

-Bonjour, mon grand. Tes parents sont lĂ  ?

-Zac !

T'as ouvert ?

Bonjour. -Bonjour.

Sacha Bartoli ?

-Oui. -PJ de Lille.

Content de vous retrouver.

Obsession délirante ? -Venez, on rentre.

-Vous permettez ?

-C'est vous qui vouliez me piéger

au Lotus Bar ? -Oui.

Vous n'avez pas arrangé

votre situation en fuyant.

-J'ai rien Ă  me reprocher.

Je pouvais pas savoir que c'était un flic.

Je vois son arme,

j'ai peur pour ma vie. -Je vois.

Tout ça n'a rien à voir avec le meurtre du Dr Guillot ?

-Je sais pas qui est cet homme.

-C'est étonnant.

On a une vidéo de vous, dans sa voiture, qui le menacez.

Continuez Ă  me mentir.

Aggravez votre cas.

-Psitt !

Dis-moi...

Ta mère fume ?

Tu connais un tueur

Ă  gages ?

Non ?

OK.

C'est toi qui as fait ça ?

-Oui. -La vache.

C'est canon.

-C'est vous, là ? Dans cette vidéo,

la victime vous donne 30 000E.

J'imagine que c'est pas un simple client.

-C'est chanmé.

-Vos liens ?

Pourquoi cet argent ?

Zac, tu veux bien aller jouer 5mn dans ta chambre ?

-Vas-y, chéri.

-C'est lui le lien ?

C'est pour lui, l'argent ?

C'est son fils ?

-C'est pas son fils.

C'est son patient.

Zac a été opéré par le Dr Chaud-lapin.

Je me trompe ? Enfin, opéré...

Je dirais plutôt charcuté. Il lui a bousillé les yeux.

Dites-lui, on gagnera du temps.

Je m'en occupe.

Vous voyez ces tournesols ? Ils sont hyper bien faits.

Les proportions,

il dessine vachement bien, votre fils.

Sauf qu'il y a un bug.

Ces halos bleus, c'est n'imp'. On est d'accord ?

Aucun bleu dans les tournesols.

En fait, si. Mais on ne les voit pas.

Vous ĂŞtes au courant

que dans la nature, il y a des tas de couleurs qu'on ne voit pas.

On les appelle les infrarouges, ou les ultraviolets.

Mais les insectes, eux, leurs yeux les voient hyper bien.

Et les fleurs

les attirent comme ça,

en en mettant sur leurs pétales.

Nous, là où on voit une pauvre pâquerette

ou un tournesol tout moisi,

Maya l'abeille, elle, elle voit...

Ca !

Bourdonnement

...

Karadec, ça vous rappelle la soirée sous LSD ?

Hein ? Oui...

OK... Tout ça pour dire

que ces halos bleus, c'est des ultraviolets.

Contrairement au reste des humains, votre fils, lui, il les voit.

-C'est possible ?

-Parce qu'il a été mal opéré.

Dans l'oeil humain, il y a un truc

qui filtre les ultraviolets.

*-The crystalline lens.

-Les gens dont le cristallin a été bousillé, eux ils les voient,

les ultraviolets.

Comme Monet.

Bonjour.

Claude Monnet a été opéré

en 1923 de la cataracte.

L'opération a foiré et ça lui a niqué le cristallin.

Regardez ses derniers tableaux : des nymphéas bleus

car il voyait les UV.

En fait, votre fils, il lui arrive la mĂŞme chose.

A plus ou moins long terme, il va devenir aveugle.

-Quelqu'un peut garder votre fils ? On va continuer de parler Ă  la PJ.

Elle soupire.

Je vous écoute. -C'est...

Une collègue escort m'a présenté le Dr Guillot.

En fait, Zac louchait depuis un moment.

Un de ses clients, chirurgien des yeux, pouvait me faire un prix.

-Pour qu'il opère votre fils.

-C'est ça.

-Et après ?

-Après, rien. Selon lui, tout s'était bien passé.

Mais peu de temps après, à l'école, il pouvait plus lire

le tableau. J'ai vu un autre spécialiste.

Il a dit que son oeil était endommagé

et qu'il risquait de devenir aveugle.

-Il a raté son opération.

-Il l'a ratée, oui.

-Et il vous a donné de l'argent.

Pour vous dédommager. -Me dédommager ?

Le mec voulait se couvrir, surtout.

Comme j'étais pute, il croyait acheter la santé de mon fils.

Je lui ai jeté son fric au visage.

Il a changé de ton.

Cette ordure a fait des captures d'écran

de mon profil d'escort.

Si je portais plainte, il amènerait les photos à l'école de mon fils.

J'ai pris l'argent, je suis partie.

Je l'ai plus revu.

-Votre rapport à la vérité est compliqué.

Un ticket de stationnement.

Véhicule garé devant la clinique lors du meurtre.

Votre explication ?

Roulement sur le plancher

...

-Purée, je comprends pas.

19h45, les deux chirurgiens

finissent d'opérer leur patiente.

19h48,

leur assistante voit le Dr Chaud-lapin

retourner dans son bureau.

19h50, le type

du magazine débarque avec son article.

LĂ , notre suspect

l'amène dans le bureau du Dr Chaud-lapin.

Ils se prennent en photo.

20h03,

le Dr Je-sais-tout repart avec le type du magazine et reste

avec lui jusqu'Ă  minuit.

Quand est-ce qu'il l'a zigouillé ?

Un truc m'échappe.

Toi, t'as une idée ? Léon ?

Léon ?

-T'as fait quoi ?

-On joue tous les deux.

-C'est un cadavre !

T'as pris le N ?

Elle murmure.

Les plinthes. On va choisir la couleur.

...

Il y a ce bleu pastel qui est bien.

Sinon, ce vert pin.

-Henri vole des trucs.

-On est occupés, tu peux...

-Comment ça ? Il vole des trucs ?

-C'est Léo,

pas Léon ? Léon, c'était chaud.

-Léon,

l'arrière-grand-père

mort dans les tranchées !

-Henri ! -Morgane, bonjour.

-J'étais sur le point de vous appeler

Ă  propos des loyers de mars et d'avril, d'ailleurs.

-Oui... Bah...

On verra ça plus tard. -OK...

Vous dérangez pas, je prends quelques petites choses.

Ca... et puis ça.

-Vous partez en voyage ? -Non, si...

Un concours de pêche à l'écrevisse.

Euh... A Rotterdam.

C'est maman.

-A Rotterdam ?

Avec son portrait ?

-Oui, bon, les enfants...

Je vous dis au revoir.

Prenez bien soin de votre mère.

Chère amie, faites attention à vous.

-Chelou. -Très chelou.

-Méga chelou.

-Les plinthes, bleu ou vert ?

Elle soupire.

...

-Oui, c'est la maman de Zac.

-Son véhicule était garé à proximité de la clinique le jour du meurtre.

L'auriez-vous vu, en partant ?

-Docteur, dernière question.

-Que puis-je encore pour vous ?

Un glaucome dans l'autre oeil ?

-Le magenta, c'est vous ? -Morgane !

Vous le laissez tranquille.

-Je vous montre un truc.

Excusez-moi, Béa.

Ah, impeccable. Voici le planning de la clinique.

Chaque toubib, chaque infirmière, a une couleur qui lui est propre.

Vous, le bleu.

Le macchabée, le rouge. Béa, c'est vert, OK.

Mais si je remonte

à la date de l'opération

du petit Zac...

Regardez ce qui apparaît. Du magenta.

C'est qui, le magenta ?

-Personne. Sûrement une erreur.

-Ce doit ĂŞtre une erreur...

Elle ricane.

Sauf que c'est pas une couleur lambda, c'est une couleur

non spectrale, elle n'existe pas.

Notre lobe temporal la fabrique,

quand on voit du rouge et du bleu pur en mĂŞme temps.

Et ça, nos deux ophtalmos, ils pouvaient pas...

ne pas le savoir. -Ca va ?

-Ca va.

J'en étais où ?

Le magenta, oui. Le magenta, la couleur du mensonge.

Vous l'avez choisi pour ça, comme code,

vous et votre associé, quand vous échangiez les opérations.

C'est pas Guillot qui a niqué les yeux du petit Zac,

c'est vous ! Et c'est ça, son mobile.

Eh oui...

-C'est vrai ? -Pas tout Ă  fait.

Techniquement,

le lobe occipital gère la vision dans le cerveau, pas le temporal.

Pour le reste,

elle a raison.

-Il est sérieux, là ?

*-Raphaël était un coureur pathologique.

Elle gémit.

Sa femme le savait.

-Va à la maternité. -Chut !

*-Il préservait les apparences.

Sa conception du respect entre époux, j'imagine.

-Vous assuriez certaines opérations, pour couvrir ses infidélités.

-On s'arrangeait entre nous.

Jusque-là, ça a toujours été sans conséquences.

Cette fois-là, avec la fatigue, mon geste a dérapé.

-La fatigue ?

-Oui.

-C'était chez vous.

Du dyskinédopa.

Un médicament contre la maladie de Parkinson.

Vous vous le prescrivez en secret depuis 2022.

Vous ĂŞtes malade, docteur.

Vous le cachez pour continuer Ă  exercer.

-Je suis sérieux.

A ton stade, les douleurs utérines sont pas anodines.

-J'ai déjà accouché trois fois.

Je reconnais une contraction d'un mal de bide.

Présentement, c'est le kebab d'à midi.

Chut. *-C'est le début.

A ce stade, les médicaments arrêtent 99% des tremblements.

Ce jour-là, ma main s'est mise à trembler au milieu de l'opération.

J'ai voulu croire que j'avais évité le pire.

Mais quand Raphaël m'a parlé de la plainte de la mère, j'ai déchanté.

-Et là, vous lui avez parlé de votre maladie.

-Oui. -Pour vous remercier

de l'avoir couvert, il a voulu vous dénoncer.

Alors vous avez décidé de l'éliminer.

-Bouh lĂ  !

-Vous faites fausse route.

L'erreur sur Zac a été un électrochoc sur moi.

J'ai voulu me dénoncer moi-même au conseil de l'Ordre.

Le soir de la mort de Raphaël,

j'étais à la rédaction du magazine.

Comment j'aurais pu le tuer ?

-Ca paraît impossible sans l'intervention d'un tiers.

Ce sont vos relevés téléphoniques.

Vous avez appelé

ce numéro de portable.

Peu de temps après, il a borné

à côté de la clinique, à l'heure du meurtre.

Ce numéro appartient à cet individu

condamné à de multiples reprises

pour violence et extorsion.

Vous savez ce que je pense ?

Vous avez embauché ce type pour faire le sale boulot.

Pendant que vous vous construisiez un alibi,

il éliminait votre associé.

-Nikikiki ! -Chut !

-Effectivement, j'ai appelé ce type.

Mais c'est pas un tueur Ă  gages.

C'est le père du petit.

-Hein ?

-Le père de Zac ?

-Il l'avait accompagné le jour de l'opération.

Comprenant ce que j'avais fait, j'ai voulu lui demander pardon.

Il était tellement fou de rage,

que j'ai pas osé lui dire que c'était moi

qui avait mutilé son enfant.

Vous pensez qu'il l'a tué à cause de moi ?

Elle gémit.

-Chut...

...

-Le suspect s'appelle Yohann Marouani.

Il n'a jamais reconnu Zac, mais pour leurs proches, c'est le père.

Et il se sert du véhicule de la mère.

-Il est fort, le doc. Chapeau.

-Le Dr Decker a été libéré ?

Non ! Morgane, que faites-vous lĂ  ?

-Elle est pas lĂ  pour travailler, c'est sa Baby Shower.

Joyeuse Baby Shower, Morgane !

-Elle a des contractions de 40s toutes les 4mn, elle doit rentrer.

-Gilles, arrĂŞte ! C'est le kebab d'Ă  midi.

La question n'est pas lĂ .

Focus : le docteur a piégé un innocent, faut trouver la faille.

-Morgane, ça suffit. D'accord ?

Votre suspect a un alibi.

Il s'y connaît mieux en sulfate, mais c'est pas lui le coupable.

Rentrez, avant de perdre les eaux dans mon open space.

-De toute façon, on n'est plus à une injustice près.

Police partout, justice nulle part.

-C'est ça.

-Le nouveau suspect.

On l'a pas encore logé,

mais son emploi du temps le soir du meurtre est flou.

-Si c'est flou, c'est qu'il y a un loup.

Vous lancez un avis de recherche.

Il est fiché ? -Pour extorsion et violence.

C'est du joli.

Morgane, je veux plus voir avant la fin du congé mat'.

Eh bah, voilĂ .

C'est bien. Allez, on continue.

Sonnerie

*-Docteur, excusez-moi de vous déranger,

c'est juste que j'avais une dernière question.

-Bonsoir, Mme Alvaro.

-Il est trop net, contrairement Ă  vous.

-C'est une nouvelle tentative pour démontrer ma culpabilité ?

-Exactement.

Ouh, j'ai chaud.

Depuis le début de cette enquête,

on est parti du principe que votre associé était mort

passé 20h, en se basant uniquement

sur cette photo que vous avez postée à 20h02.

Mais... Purée...

Sauf que... Si on y regarde de plus près,

il se trouve que vous ĂŞtes flou,

alors que lui, est totalement net.

Figurez-vous que ça m'a fait penser à un truc

assez croquignolesque :

les photos mortuaires du XIXe siècle.

Vous voyez oĂą je veux en venir.

-Pas vraiment.

MĂŞme si j'adore vos cours de culture G approximatifs...

-Putain de kebab.

-Vous allez mal. J'appelle le Samu ?

-Non, ça va.

Je vous disais qu'au XIXe,

les gens aimaient bien se prendre en photo

avec leur macchabée, juste avant de l'enterrer.

Pour avoir un souvenir.

Putain...

Pour que le truc n'ait pas l'air trop glauque,

l'idée était de faire en sorte que les morts aient l'air vivants.

Ils les maintenaient droits, ils leur ouvraient les yeux,

ils les maquillaient.

Je dois dire que l'illusion était

presque parfaite. Sa mère !

Je vais m'asseoir deux minutes.

Je dis "presque", parce qu'avec leurs appareils photos,

les temps de pose étaient guedins. Du coup,

avec les micro-oscillations du corps, les vivants étaient flous,

alors que les morts, ne bougeant pas, étaient nets.

Eh oui.

Attendez, aidez-moi.

C'est exactement le cas de votre associé.

Il est net et vous ĂŞtes flou.

Il était mort, au moment de la photo.

Eh oui.

Elle gémit fortement.

Je vais m'allonger.

J'imagine que votre associé

a dû vous dire qu'il allait vous dénoncer.

Vous, vous restez calme,

vous opérez avec lui.

Et à la fin de l'opération, bim, vous l'étranglez.

Vous prenez son bonnet reconnaissable,

et vous passez devant Béatrice avec un masque.

Du coup, elle vous prend pour lui.

Vous retournez au bloc opératoire,

vous tirez son corps jusque dans son bureau,

par l'autre porte, évidemment.

Le type du magazine débarque,

vous faites votre selfie,

en faisant gaffe de bien tirer sur son masque,

histoire de cacher le bordel.

Ensuite, vous prétextez des coquilles dans l'article

pour vous barrer

de la clinique, et...

vous savez que,

étant donné que vous l'avez appelé le matin,

le père de Zac sera par là.

Et lĂ ...

Ah... purée...

Aidez-moi encore.

Vous avez zigouillé votre associé et construit

un alibi en béton. Le crime parfait.

Purée ! -Ca va ?

-C'est définitivement pas le kebab.

Appelez le Samu.

Allez, appelez le Samu.

-Yohann Marouani, oui.

Recherché pour homicide. Potentiellement dangereux.

OK. Vous me tenez au courant.

Merci.

...

-Le juge lance un mandat de recherche pour le suspect.

Des nouvelles ? -Non.

-Ca va, toi ? -Oui, pourquoi ?

-Non... comme ça.

Téléphone

...

Oui ?

Non, elle est pas lĂ .

T'as pas revu Morgane ?

-Bah, non.

-Non, il sait pas non plus. Pourquoi ?

Elle est pas rentrée ?

Elle hurle.

-Oui.

Je voudrais un billet pour Rio.

Dès que possible.

-C'est pas le Samu, ça. -Désolé, je dois

vous fausser compagnie.

Xavier Decker. D-E-C-K-E-R,

membre Sky Platinium.

18h, parfait. Merci, mademoiselle.

Bonne journée.

-J'accouche.

Il faut venir me chercher.

Clinique...

Elle crie.

-Vous ĂŞtes forte.

Sans ce regrettable

contretemps, vous m'auriez arrêté.

-Déconnez pas, faites-moi

la péridurale.

Je l'ai toujours eue.

-Voici du paracétamol.

-Déconnez pas. -Faut que je file.

Courage ! Et j'espère

ne pas vous recroiser.

Elle hurle.

-Il se passe quoi ?

-L'assassin.

Et j'accouche !

-J'appelle le Samu.

-Trop tard.

C'est trop tard, il arrive.

-Vous êtes médecin, aidez-la.

-Chirurgien ophtalmo, pas obstétricien.

-Aidez-la !

Vous faites quoi ?

-Je vais chercher mon matériel.

Elle hurle.

-Ca va ?

-Non !

-Couvrez-la.

-C'est quoi ?

-Sa mère ! -Morphine.

-Vous allez l'empoisonner.

-Donnez-moi ça !

Elle hurle.

Elle se calme.

-Ca va, Morgane ?

-Ca va mieux. Ah...

-Permettez ?

-Sortez-moi ce bébé.

-La tête est déjà engagée.

Poussez très fort. -Oui, c'est parti.

-On continue.

Poussez !

Elle crie.

Poussez. -Poussez, Morgane.

-Poussez.

-Poussez.

-On y est presque.

-Mon périnée va lâcher !

-PlutĂ´t votre plancher pelvien.

-Ta gueule.

-Rappelez-vous. Poussez.

On continue.

Poussez ! Allez ! Ca y est presque.

Cri du bébé

...

... Prenez ça.

Tenez.

Regardez, allez-y.

Coupez-le. -C'est quoi ?

-Coupez le cordon.

-C'est mon bébé...

Pleurs du bébé

-Coupez le cordon. ...

Un coup sec. ...

-Très bien.

...

-Donnez-le-moi, Karadec.

Mon beau bébé...

...

Mon bébé. Oh... ...

...

On l'a fait, Karadec.

On l'a fait.

Babil du bébé, émerveillement de Morgane

...

-Je vais appeler le Samu.

Et prévenir Timothée que tout va bien.

-C'est qui ? C'est Léo !

Babil du bébé

...

-Il s'est fait la malle.

-Ah, le con. Ah, merde.

-Il s'est fait la malle...

-Putain... -Il s'est fait la malle.

Oh oui...

Roucoulement de pigeon

-Oh !

Choc

*-Des collègues m'ont appelée, le Dr Decker a été interpellé

aux urgences avec une cheville cassée.

-OK, d'accord.

*-Morgane et le bébé vont bien ?

-Oui, elle est dans sa chambre avec ses enfants et Timothée.

-Tu veux le prendre ? Tiens, dans les bras.

On rend les cheveux Ă  maman !

VoilĂ . -En vrai, il est mignon.

Il faudrait te faire ligaturer les trompes.

-Très drôle.

-C'est encore un blond. Ca va pas changer.

Vas-y, passe.

-Attends. Tu mets ta main sous sa tĂŞte.

Pour lui soutenir le cou.

-Il s'y connaît mieux en bébé que toi.

-Je gère.

-Je le reprends.

Il est pas bien.

Pleurs

...

On toque.

-On peut entrer ? La toilette de Léon.

-Non, pas Léon. Léo.

-Ah, pardon.

-On avait dit Léon.

-Mais Théa aime pas. Lui non plus, hein ?

Il aime pas. -C'est quoi, ce délire ?

-On vous laisse.

Tu viens ? -Oui.

-Notez Léon.

-Non, attends.

Tu comprends pas ? Il aime pas Léon.

Regarde, il pleure. Il aime pas.

-De toute façon, je suis pas l'Etat civil.

-Je décide. T'es pas en état.

Léon, L-E-O-N.

-Non, c'est Léo. Il pleure plus quand on dit Léo.

Ecoute-moi.

Le jour oĂą tu sortiras un rĂ´ti de 4kg d'un trou de souris,

sans péridurale,

tu choisiras. En attendant, je choisis.

-J'ai décidé des choses ? La maternité, le médecin,

la peinture ? Non !

Ni d'avoir un enfant avec toi.

...

-T'as pensé à ce que je t'ai demandé ?

Merci.

T'es dead, meuf.

Ca, c'est le test ADN pré-natal de Morgane.

Nom d'échantillon :

TG. Probabilité de paternité :

99,99999%.

-Et donc ? -Ton règlement dit :

"Quand on aura confirmé la paternité

avec certitude."

99,99999%, c'est pas certain. Tes paris sont nuls.

Rends mon fric.

-99,99999%, ça fait 100%.

Hein, Gilles ?

-Tu vas lui expliquer pourquoi c'est pas marqué 100%.

-MĂŞme si la marge d'erreur est faible,

comme le règlement stipule "avec certitude", on peut...

En mĂŞme temps, une certitude absolue,

c'est un peu relatif.

TG, 99,99999%...

-T'es un lâche. C'est écrit :

"Timothée Guichard : 99,99%", ou 100%. C'est le père.

Point barre. Faites des stats.

-Pardon. "TG", c'est pas Timothée Guichard.

-"TG", c'est pas T. Guichard ?

-Bah, non. C'est pour "test génétique".

Pour pas mélanger les échantillons,

je les appelés "TG", "TG2", TG3".

Pour test génétique, 1, 2, 3.

-T'es teubé ? Fallait mettre

des initiales !

-C'est qui, le 1er ?

-Bah...

Du coup, le 1er TG, c'est...

-Un café ?

-Purée, il bloque toute la rue !

Klaxons

Mettez le gyro, pour qu'il dégage.

-Surtout pas, on va le faire pleurer.

Babil

Klaxons

-A quelle heure vous voulez que je le prenne la semaine prochaine ?

18h ? -Oui.

Du coup, vous gérez le bain. Vous allez vous en sortir ?

-Oui, bien sûr, évidemment.

-OK.

-On commence la garde partagée vendredi,

jusqu'au vendredi suivant.

-On peut aviser au fil de l'eau, on n'est pas obligés...

-C'est mieux de mettre du cadre.

Je...

Ils ont besoin de structure pour s'épanouir.

-Evidemment.

-Léo, c'est bien, du cadre ?

J'ai raison ? Oui, oui...

C'est vrai, ça lui va bien, Léo.

Babil

Klaxons

-Je descends lĂ , j'en peux plus.

-Je vous aide.

...

HĂ© ! Qu'est-ce qui se passe ?

Je te parle !

-Non, il y a pas moyen.

-Ca va pas ? Remettez ça où vous l'avez pris.

Mais enfin ? Je vous parle !

Il se passe quoi ?

-Henri n'a pas payé ses impôts depuis 1950.

Il s'est barré on sait pas où.

-Depuis quand on vire des locataires ?

On est en France, pays des droits de l'Homme et je viens d'accoucher.

-Vous avez un contrat de location ?

-Je suis prems Ă  la douche,

le matin.

-Ah, non ! -Théa.

Prends Chloé sur tes genoux et vous vous attachez.

Klaxons

-Pas la chambre et la douche.

-Vous faites quoi ?

-Viens t'asseoir. -Deux secondes.

-Tu me parles ?

Mort de rire.

-Ca rentre pas.

-Vous m'expliquez ce qui se passe ?

-Changement de programme.

On va démarrer chez vous la garde alternée.

Vous n'étiez pas présent

pendant la grossesse,

ça vous permettra de rattraper le coup.

Attends ! T'as oublié ça.

Vas-y, bourre !

-Vous allez

réveiller le petit.

-Karadec, faites péter le gyro.

Klaxons

Sous-titrage EVA France ST'501

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