Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
*Boney M. : "Daddy Cool"
...
*-Ils changent les couches
et s'impliquent au quotidien dans l'éducation de leurs enfants.
Qui sont ces nouveaux pĂšres
qu'on croise... *-Prendre un enfant
par la main
*-Pleurs, joues rouges ? Et si c'était une poussée dentaire ?
*-Avoir un seul enfant de toi
Ca fait longtemps que...
*-Et les lois
Ca m'fait pas peur
C'est mon fils, ma bataille
*Sonnerie Fallait pas qu'elle s'en aille
-AllĂŽ ? *-Salut, Adam.
-Oui ? *-Le juge permet
qu'on enquĂȘte sur la disparition d'Emma Perrin.
Tu veux qu'on commence par quoi ?
-AN-840-WK.
Compacte bleue, immatriculée au nom d'Emma Perrin.
Placée sous scellés lors de sa disparition en avril 2022.
C'est celle-lĂ .
-Vous pourrez orienter ma collĂšgue ici ?
-Elle est déjà là . C'est celle qui est enceinte ?
-Oui.
-Karadec, j'ai eu votre SMS.
Mais il n'y a pas de mort.
-Oui. On a rĂ©cupĂ©rĂ© l'enquĂȘte sur la disparition d'Emma Perrin.
C'est sa voiture. -Emma Perrin ?
Celle qu'on croyait zigouillée par un serial killer
alors que Momo avait contaminé
la scĂšne ?
-Oui. Mais j'ai promis des réponses à la famille. Donc on va tenter
de leur en apporter. -Chiant.
Bon, on s'y met.
-Morgane, vos gants.
Elle soupire.
Klaxon
-Elle fait quoi ?
-Elle réfléchit.
Vous avez trouvé ce véhicule
3 jours aprĂšs la disparition ?
-Oui. Son mari a appelé le samedi. Elle n'était jamais arrivée
chez ses parents.
On a attendu 48h et le lundi, sa voiture était
sur le parking de la gare d'Arras.
Disparition volontaire.
Vous perdez du temps.
Mon équipe a déjà fouillé.
Donc s'il y avait un truc intéressant,
on l'aurait trouvé.
-Elle était enceinte.
-Comment ? -Emma Perrin.
Elle était enceinte. Regardez ce que j'ai trouvé.
Un ticket de caisse daté d'avril 22.
Matez les bons de réduction.
Moins 4,99E sur les couches et moins 30% sur le chauffe-biberon.
Vous comprenez ? -Non.
-Les supermarchés nous espionnent
avec nos cartes de fidélité.
-Ah ?
-Mais enfin ! Ils étudient ce qu'on achÚte
et ils en déduisent des trucs intimes sur nous.
Genre notre ùge, nos goûts, l'état de notre transit intestinal...
Voyez, des trucs intimes. -Oui.
-Imaginez une femme d'environ 30 ans
qui, soudain, remplace son vin blanc pour de la ginger beer,
ou qui investit dans un pantalon de yoga
au lieu de se recharger en tampons,
eh bien, sur ses prochains tickets,
on va lui faire des propositions
genre moins 30% sur des couches ou sur la crÚme contre l'érythÚme,
ou une promo sur les poussettes, ou sur les pots pour bébé.
Parce que selon l'algorithme,
elle va
en avoir un.
De bébé.
Vous dites rien ?
Il se racle la gorge.
-J'ai dit au mari d'Emma qu'on avait du nouveau.
Il nous attend
avec ses beaux-parents. -Oui, je sais.
-Oui.
-Ca va ? Vous ĂȘtes pĂąle.
-Je me rappelle, Morgane.
-Vous vous rappelez de... ?
De... ?
-Oui. -Quand mĂȘme !
-Hm. -Ah non !
Je suis pas susceptible, mais j'allais me vexer.
-Laissez-moi finir. Soupir
J'ai réfléchi.
La situation n'est pas idéale.
Mais j'ai décidé que je serai là pour cet enfant.
Mon enfant.
-OK...
-Quoi ?
-Non, rien, c'est... Rire
Je m'y attendais pas. C'est super.
Mais vous... -Oui ?
-Vous savez que c'est pas sûr que vous soyez le pÚre.
Je vous l'ai dit. -Comment ça,
pas sûr ? -Bah non.
Non, on serait plutĂŽt sur du 33%.
Une chance sur 3, quoi.
Un peu moins pour vous
parce que, selon Théa,
vous n'ĂȘtes plus si jeune et en plus, vous portez des slips.
Freinage Ah !
-C'est une plaisanterie ?
Vous ignorez s'il est
de moi ?
-J'ai dit "peut-ĂȘtre".
-Peut-ĂȘtre, c'est façon de parler. -Mais non.
Peut-ĂȘtre, c'est peut-ĂȘtre.
Inutile de vous mettre dans cet état. Les 2 autres ne sont pas motivés.
Donc si ça vous branche... -Mais pas du tout !
Comment je peux faire pour prendre mes responsabilités, alors ?
-Vous ĂȘtes tatillon !
Laissez tomber. Parce que si ça part comme ça,
c'est mal emmanché.
-TrĂšs bien. Je laisse tomber.
Soupir
-Je vous ai préparé des photos. Celle-ci est celle que j'ai utilisée
pour nos affiches.
On la reconnaßt bien. -Ils en ont déjà .
*Messagerie Ils ne sont pas venus pour ça.
-On a
peut-ĂȘtre autre chose.
Nous pensons
qu'Emma était enceinte.
-Vous ĂȘtes sĂ»r ?
-Vous l'ignoriez ?
-Non. On essayait depuis un moment.
-J'ai besoin
d'une cigarette.
*Messagerie
...
...
...
-Vous saviez pour la grossesse.
Vous n'étiez pas surprise quand je l'ai annoncé.
-On déjeunait ensemble
quand elle a eu les résultats. -Mes collÚgues ne l'ont pas su.
Pourquoi ?
-Je ne savais pas si ce bébé était une bonne nouvelle.
-Comment ça ?
-2 mois avant la disparition d'Emma, Léo a appelé.
Elle lui avait dit qu'elle était chez nous, mais c'était faux.
-Pourquoi mentait-elle Ă son mari ? -Je ne sais pas.
Je ne voulais pas mettre le bazar,
j'ai dit qu'elle était sortie.
-Quand elle a disparu, elle a dit qu'elle allait dĂźner chez vous...
-Vos collÚgues étaient
déjà persuadés qu'elle était partie avec un autre.
Ils auraient arrĂȘtĂ© les recherches,
si j'avais dit ça.
Emma n'a pas réapparu.
AprĂšs, je ne pouvais plus.
*Messagerie
Soupir agacé
...
-Qu'est-ce que tu nous caches, Emma ?
-Les mois précédant sa disparition,
Emma a soi-disant passé 5 week-ends chez ses parents.
C'était faux. Son agenda.
-Trouver oĂč elle passait ses week-ends
indiquera oĂč elle allait quand elle a disparu.
Daphné, du nouveau ? -Les vidéos de 2022 ont été effacées.
Mais le soir de sa disparition,
elle a pris un auto-stoppeur Ă 18h30 ici,
et a fait le plein ici.
-Elle a pu aller n'importe oĂč.
-Tu as eu mon SMS ? -A propos de toi
et Afida ? -Chut ! Y a pas d'Afida
et moi. C'est un malentendu.
Il y avait une araignée sur le lit et j'ai Îté ma ceinture pour la tuer.
-T'es sérieux ? -C'est arrivé une fois.
Ca ne se reproduira pas. -Je m'en fous.
Claque -Hm !
Tu aimes les massages
au CBD ?
-Vérifie son portable à ces dates.
-Peut-ĂȘtre
que ça s'est reproduit et que ça se reproduira,
mais tais-toi, ou j'aurai d'énormes ennuis.
-Qu'est-ce qui est énorme ?
-Morgane. Hé, ma grosse, ça va, là .
Tu es enceinte,
mais faut arrĂȘter de grignoter. -SĂ©rieux ?
-Ca se dit trop pas, ça.
-Oui, j'ai grossi, mais Gilles m'a proposé de m'offrir
ses tickets-restaurants
afin que je mange sainement.
Trop sympa. -C'est
passionnant.
Mais j'aimerais qu'on travaille et qu'on creuse.
-Fais péter les tickets. -Carrément ?
-HĂ© ! -Je t'en file 2 sinon...
-Fais pas ton radin. Ma grosse.
-Non, mais c'était...
-Ouh ouh ! C'est moi.
La porte claque.
J'ai fait des courses.
Quelqu'un peut m'aider ?
Ouh ouh !
-Si tu continues, ce gamin
n'aura pas de pĂšre !
Soupir
...
...
...
-T'étais là , toi ? -Oui.
-OĂč sont les autres ? -ThĂ©a est chez Laurine.
Eliott est dans sa chambre.
Je file. Magali veut bien dĂźner avec moi.
-Magaloche. Ha !
L'ex qui t'a laissé tomber
quand tu t'es pété la jambe.
Tu es rétabli, elle te propose
un dĂźner ! Bravo. -Exactement.
On a parlé longtemps par SMS.
Elle me donne une seconde chance si tu t'engages Ă respecter le planning
de gardes. -Quoi ? Je comprends pas.
Le planning, je l'ai toujours
respecté. -Faux.
Allez, ma princesse. Je te laisse avec maman. Occupe-toi bien d'elle.
Et de ses gros mensonges. Allez, Ă demain.
Allez, je file. -Attends.
-Quoi ?
-Pouce. 2s.
-J'y vais.
Je peux pas poser un lapin à Magali ! -Je te revaudrai ça. Merci, merci.
HĂ©, t'es un mec en or, Ludo.
(DĂ©pĂȘchez-vous.)
(Vite.)
-Pourquoi je suis lĂ ? -Je sais
oĂč elle est allĂ©e.
-Emma ?
Le soir oĂč elle a disparu ? OĂč ça ? -Ah non.
Ah non.
Si je vous le dis, je le sais, vous n'écouterez pas mes explications.
-On n'a pas le temps, lĂ . -Oh si.
On a sept heures de route devant nous. On a du temps.
7 heures ?
C'est une blague ?
Ca suffit, vous me dites oĂč on va.
-LĂ oĂč les coccinelles ont 7 points.
Oh oh... Mystérieux.
Allez, j'y vais.
Sur le pare-brise d'Emma,
il y avait une coccinelle.
Un joli modĂšle d'un rouge bien vif,
avec pile 7 points noirs sur le dos.
Une coccinella septempunctata.
Tata !
Elle rit.
Le modĂšle autochtone de chez nous, quoi.
J'explique.
Pendant des millénaires,
cette coccinelle a été l'espÚce dominante dans toute l'Europe.
Mais dans les années 80,
des chercheurs ont eu la brillante idée d'introduire
une autre coccinelle, pour protéger les cultures : la coccinelle
asiatique.
Alors elle, c'est une déglingo.
Elle bouffe 4 fois plus de pucerons que les autres, et elle peut ĂȘtre
orange, jaune, noire,
et elle a
autant de pois qu'elle veut.
2, 4, 29, 36,
mais jamais 7. *Buzz
-Et donc ? -C'est la sortie.
-La sortie ? -LĂ !
Crissements
-Morgane !
-Les chercheurs pensaient la maĂźtriser,
avec le froid
de nos hivers. Mais voilĂ ,
il y en a qui ont muté
pour s'adapter au froid.
Résultat, elles ont colonisé l'Europe
et ont dégagé notre coccinelle.
Tout ça pour dire
que, si la coccinelle qui était sur le pare-brise d'Emma
avait 7 points noirs,
c'est qu'elle l'a percutée dans une région encore peu infestée.
Et vu que le Nord, le Grand Est,
et l'Ile-de-France sont déjà envahis,
eh ben, je me dis
qu'elle est allée à l'ouest.
-Vers l'ouest, OK.
OĂč ça ? -Attendez.
On est d'accord
que, le soir de sa disparition, Emma venait de faire le plein.
Quand on a trouvé sa voiture, le réservoir était vide.
Et vu qu'il n'y a pas de péage sur ses relevés bancaires...
Je me dis : "Chelou." Non ?
-Hm, hm. -Chelou,
sauf si elle est allée dans la seule région
oĂč il n'y a pas de pĂ©ages.
Au pays des galettes et des chapeaux ronds.
Chez vous, Karadec. En Bretagne.
-On va en Bretagne ? -Oui.
-C'est pas par lĂ .
Il fallait prendre l'A84 vers le sud, Ă Caen.
-C'est maintenant
que vous le dites ? -Je savais pas.
-Chiant.
Bon, demi-tour.
Vous m'embrouillez. -Moi ?
-Pourquoi il n'y a pas de péages ?
En 1491, Charles VII assiĂšge Rennes
et force Anne de Bretagne,
la duchesse,
à l'épouser
pour récupérer son duché.
Anne accepte,
elle n'a pas trop le choix, mais Ă la condition
qu'une fois son duché rattaché à la France,
ses sujets puissent continuer Ă circuler
gratuitement
sur ses routes. "Fuck" les péages.
-PEAGES GRATUITS !
-Péages gratuits ! Dans toute la France.
-PEAGES GRATUITS ! -Dans toute la France.
En mĂȘme temps,
j'ai un peu creusé cette histoire.
Il s'agirait plutÎt d'une légende urbaine.
On y est. Garez-vous.
-OĂč ? -LĂ .
-Ici ? -LĂ ! LĂ !
J'ai trouvé ça.
Dans les affaires d'Emma.
C'est pas un logo.
C'est une carte.
VoilĂ .
LĂ , elle a fait une croix.
Donc... -Donc quoi ?
-J'imagine qu'elle allait par lĂ .
-Il n'y a rien, lĂ .
-Oui, bon, je me suis plantée. -Quoi, on a fait 7 heures de route
et une heure de marche pour rien ? -On va faire une pause.
Je dois faire pipi.
-Encore ? -Oui, encore.
Y a un truc qui pĂšse sur ma vessie.
Allez ! Vous allez pas me regarder.
-Oui, Céline.
Ecoute, la piste de Morgane ne donne rien.
Aah !
Cris
...
Morgane ! C'est quoi, ce bordel ? -Karadec !
Karadec !
-Oh, les gars...
-LĂąchez-le ! -C'est pas un sanglier.
-Je maĂźtrise, Karadec.
Allez, lùchez-moi ça.
-Ho !
-DĂ©pĂȘchez-vous.
-Merde. Ca va ?
Bougez pas, je vous descends. -D'accord.
Doucement. -On vous descend.
-Ah !
-Oh, pardon.
-Souple.
Cris de Karadec
Cliquetis
Soupir Ca va ?
-Pas du tout. Vous ĂȘtes ? ...
-Laurent Cheneau, ExtrĂȘme Tours. Bonjour. DĂ©solĂ© pour l'incident.
-Cdt Karadec, la Crim'.
C'est quoi, ça ?
Vous braconnez ?
-Non, c'est des clients.
Pour un stage de survie.
Ils voulaient un sanglier, le 1er jour.
-Ils ont attrapé un poulet, dis ! Rire
...
-On la cherche. Ce visage vous dit quelque chose ?
-Ca va ? -"Emma Perrin."
Elle a fait des stages entre 2020 et 2022.
-27 juin.
22 août.
6 mars. Les week-ends oĂč elle prĂ©tendait ĂȘtre chez ses parents.
-300 balles pour bouffer des glands,
ça vous fait une marge. -Emma suivait les stages pointus.
Orientation, bushcraft, techniques de survie en cas de guerre nucléaire,
c'était du sérieux. -Comment ça ?
-Entre la crise écologique et les guerres,
elle voulait ĂȘtre
prĂȘte.
Ho ! -Ho !
Posez ça !
-C'est parti tout seul. -Ca va pas !
-Pardon. -Posez ça.
-OK.
Oups.
-Vos activités
sont dangereuses. -Quoi ?
-Il y a des accidents ?
-J'avais 6 stagiaires, je les ai posĂ©s en forĂȘt,
ils se sont retrouvés à l'arrivée.
J'ai une photo.
VoilĂ .
-Donc le 15 avril 2022, Emma Perrin a fini
son parcours.
Et aprĂšs ?
-On a bu un coup et on s'est séparés. Elle nous a annoncé que ce serait
son dernier stage.
Elle était enceinte.
AprÚs, elle s'est barrée.
Avec Adrien.
Je l'ai pas revu non plus. -Qui est Adrien ?
-Lui. Un habitué.
Il l'aimait bien, il faisait
les mĂȘmes stages qu'elle. -Vous ne l'avez plus revu non plus ?
-Un peu aprĂšs, la gendarmerie
de Kermolen
a appelé.
Ils le cherchaient. -Allons-y.
-Non.
Daphné les appellera.
-Avec la 4 voies, c'est direct.
-On devrait rentrer. La circulation va ĂȘtre dingue.
-Karadec, on y est.
ArrĂȘtez de ronchonner.
Vous gĂąchez
votre énergie.
Bonjour. Il y a quelqu'un ?
Ouh ouh !
Elle frappe sur le bureau. -C'est vide. Laissez tomber.
On y va. -Enfin, 2 secondes.
Ouh ouh ! HĂ© !
Y a personne ? Ah !
Bonjour. Morgane Alvaro et... -Commandant (Karadec).
PJ de Lille. On a des questions Ă propos d'un suspect,
Adrien Fournier. -Ca me dit rien.
Je demande. -Non.
Inutile, on repassera.
Merci, au revoir. -Karadec,
c'est les bulots de midi qui sont pas passés ? 2 secondes !
-Morgane. -Karadec ?
De la famille du colonel ?
-Rien Ă voir. -Quel colonel ?
-Aucune idée.
Vérifiez Fournier
dans vos données.
-Alors... Oui.
J'ai un avis de recherche de 2022.
On avait eu un signalement Pharos, il avait
acheté un semi-automatique
sur le dark web. -Ca valait le coup.
-On ne l'a pas trouvé.
Seul domicile connu : une vieille ferme
héritée de son oncle. -Et voilà .
-Attendez.
Vous ne connaissez pas Djamila et le colonel ?
-Non, désolé.
Mais une ferme isolée, bonne planque.
Merci, colonelle. Bonne journée.
-Bonne journée.
Expliquez-moi. -Mon pÚre était colonel ici.
Il est retraité.
On y va.
-Didi ! -Ne bougez pas, restez lĂ .
-Didi ! -Ils ont cafté.
-Une dame veut
vous parler.
-Ma mĂšre.
Montez en voiture.
-Votre maman ? -Oui.
-Didi ! Coucou. -Ca va, maman ?
On est lĂ pour le boulot. -Bonjour.
Morgane Alvaro, enchantée.
-La petite amie de mon fils ?
-Euh... -Non.
-On a eu une histoire ensemble.
-Tu confonds avec Roxane.
Elle, c'est Morgane. Une collĂšgue.
-Ah...
Et vous ĂȘtes arrivĂ©e
récemment.
-4 ans, quand mĂȘme.
-Oui, c'est ça. 4 ans.
Bon, désolé, on doit y aller. Le boulot.
-Je ne vous retiens pas.
-Vous vous ressemblez. -A ce soir.
Tu me raconteras au dĂźner.
-On rentre Ă Lille. Ses enfants... -C'est bon.
Je m'arrangerai. -Sûre ?
A ce soir. -Parfait.
A ce soir. -A ce soir.
-A ce soir. -A ce soir, Didi.
Elle a l'air super.
Plus sympa que ma mĂšre. En voiture, Didi.
C'est par lĂ ?
-C'est lĂ .
-Cette vieille ferme ?
-Le dernier domicile connu du suspect.
-Attendez-moi, Didi.
...
Tututututu
La maman du petit Didi
attend son grand garçon à l'accueil.
Elle rit.
-TrĂšs drĂŽle.
-Oh là là , ça va. -Vraiment hilarant.
-Désolée pour tout à l'heure.
Mais on n'allait pas rentrer Ă Lille le ventre vide.
Et ça me plaßt de rencontrer vos parents.
Eh oui. -Ma mĂšre est trĂšs curieuse.
Vu la situation, c'est pas le moment d'accepter son invitation.
-Ce n'était pas le bon moment. Je répÚte :
pas le bon moment.
-C'est qui, les autres ?
-Les autres ?
-J'imagine que Timothée est
dans la course.
-Ah, ces autres-lĂ .
-Et le 3e,
c'est... -VoilĂ .
-C'est bien
ce que je pensais.
Donc une chance sur trois.
-Non.
Une chance sur 60.
Mais c'est l'idée, oui.
-60 ? Mais d'oĂč vous sortez ce chiffre ?
-Rien à voir avec la qualité
de l'interaction.
C'est plus des critÚres... d'ùge, déjà .
De vigueur... Et le nombre
de rappels.
-Plus tard. On se concentre. -On reste concentrés.
-Vous ĂȘtes qui ?
-Police.
Lùche ça.
Baisse ton arme.
Maintenant.
Adrien Fournier ?
On est de la PJ.
On a des questions sur Emma Perrin.
Elle a fait des stages chez ExtrĂȘme Tours.
Disparue en avril 22. Comme vous.
-Je suis lĂ .
-Vous ĂȘtes difficile Ă trouver.
Elle vous a raccompagné chez vous.
Vous savez ce qui a pu se passer ? -Non.
-Non ?
C'est ça, votre réponse ? -Et la radio, c'est pour quoi ?
-Touchez pas ça.
-Hiii ! -Adrien !
Reste calme. Tout va bien.
Baisse ton arme.
-Pas question. C'est chez moi, ici.
Sortez maintenant.
-Oui. -On reste calme.
On s'en va. -Oui.
-Allez-y.
-Tout de suite. -On recule.
Attention Ă la marche.
-Vite.
-On est partis.
Ouh !
-Han !
C'était cool.
-On le fera dans une cellule ? -OK.
Oh, putain...
Enfin... Non, on va se faire gauler. C'est trop chaud.
-T'as honte de moi ? -Hein ?
-T'as honte ? -Non.
-T'as pas dit qu'on était ensemble. -J'ai pas eu l'occasion de le faire.
DĂšs que c'est calme, je le fais. -Oui ?
-Comment j'aurais honte ?
Mais je dois y aller. -OK.
Je t'ai laissé une surprise dans ta poche.
-C'est... C'est...
-Gilles ? -Han...
-Vous avez la clé
des scellés ? -La clé de quoi ?
-Des scellés. -Scellés ?
C'est moi qui ai les clés.
Elles sont... Elles sont...
Oups !
C'est quoi, ça ?
-Oui, on se demande.
C'est quoi ? -C'est...
Ă la disparue.
Je l'ai pris
dans les scellés.
-Vous avez piqué une culotte
de la victime ? -Hm.
Je suis "enrhubé", j'avais rien. J'ai pensé : "Tiens,
ça va faire l'affaire."
C'est doux. -J'ai une réunion.
Mais vous allez passer
dans mon bureau.
Il faut qu'on discute. -Avec plaisir.
-Le suspect est armé. -Ludo, on parle que d'une nuit.
Oui, mais non. Il tient Ă faire appel Ă la gendarmerie locale
et ça prend des plombes. -Bien.
-Je lui demande. -Affirmatif.
-Ludo voudrait savoir pourquoi on fait pas appel au GIGN
pour nous aider.
-Parce qu'on vit pas dans un Etat policier.
-M'ouais. -Pardon. Oui ?
-Il veut pas.
Mais t'inquiĂšte.
Demain, 8h du mat', c'est plié. -Merci.
-AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
-Ils vont cueillir Fournier. On l'interrogera demain matin.
Cris de corbeaux
-Il y a une chambre d'amis chez vos parents ?
-Comment ? -Une chambre d'amis.
Il vous a jamais parlé de moi ?
Bizarre. Je suis au coeur du réacteur, à la DIPJ.
Morgane Alvaro. 160 de QI. Non ?
Le coup des pouces,
ça vous parle ?
-Vaguement, mais... Vous savez ce qu'il s'est passé avec Roxane ?
-Maman.
-Il l'a pas trompée, j'espÚre.
Au collĂšge, il avait 2 copines.
-Je t'ai déjà dit qu'on s'était séparés avant.
-Avec lui, c'est jamais trĂšs clair. Alors, le coup des pouces.
On ne croise pas tous... -Jean-Pierre.
Viens Ă table.
Ton fils a rompu
avec Roxane. -Maman.
-L'alarme du four sonne Ă 3h. Il n'arrive pas Ă la couper
et ça l'obsÚde.
-Tu as besoin d'aide ? -Non, ça va.
J'appellerai le magasin demain.
-En tout cas, merci de m'accueillir.
Et ravie de voir sa maison d'enfance.
-Non, on a dû déménager quand il était ado.
Pour que son frĂšre ait une chambre
au rez-de-chaussée.
Bon, je vais dormir.
Bonsoir.
-Bonne nuit.
-Si on se prenait un digeo ? Ca m'a l'air pas mal, ça.
-Mais ça va pas ?
C'est trop fort. -J'aurais trempé les lÚvres.
Il est chiant, des fois.
-Euh...
Morgane...
Vous faites quoi dans la police ?
-Hein ?
Consultante.
Enfin,
Ă la DIPJ, ils m'appellent le Cerveau.
The Brain.
Rire
... Eh ouais...
Oh ! Oh, le petit cucul.
Rire C'est qui, le p'tit cucul ?
-Il est mignon, non ? -Trop choupi.
-C'est quoi, ces photos ? -C'est toi. Tu aimais bien
te balader les fesses Ă l'air.
-Vous aimiez pas les pantalons,
à l'époque.
-Ca suffit. -Vous avez vu
comme elle est belle ? -Oui.
-Je l'appelais la Pointue,
Ă cause du toit.
-La Pointue ? -Oui.
C'était notre maison.
-Maintenant,
vous n'y allez plus ? -Je devais m'occuper de mon frĂšre.
Quand j'embrassais ma 1re copine, il a fait une mauvaise chute.
-Bon, ben...
Puisque je vous ai tout montré de mon fils, je peux vous demander...
Je vais ĂȘtre grand-mĂšre ?
-Maman, arrĂȘte. -Quoi ?
J'ai le droit de savoir.
-C'est ma collÚgue, enfin ! -Oh, ça va, bon...
Je me mĂȘle de mes affaires.
Juste une derniĂšre question.
Garçon ou fille ? -Tu peux pas t'en empĂȘcher, hein.
-C'est un garçon.
-Un petit garçon.
Un garçon...
On entre.
-Morgane, réveillez-vous. -Hm ?
Il est quelle heure ? -6h10.
La gendarmerie a appelé, il faut y aller.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Adrien Fournier s'est tiré une balle
dans la tĂȘte.
-L'orientation de la balle est compatible avec un suicide.
-On me l'a dit.
Ca pourrait ressembler
à un aveu de culpabilité. -Oui, colonel.
Commandant. On dirait votre papa.
Vous ĂȘtes presque
aussi bel homme. -Oh...
Waouh !
Pardon. Au temps pour moi. -Donc, il pourrait
y avoir des traces d'Emma ici.
-Ha ha ! Tenace comme son pĂšre.
Je demande Ă mes hommes de tout ratisser.
-Han, regardez.
Il y a un brouilleur d'ondes. Idéal en cas d'apocalypse zombie.
Car s'ils communiquent entre eux
en 5G,
vous appuyez sur ce bouton et ils sont niqués.
Du coup, ils sont lĂ ...
Borborygmes
...
Je fais bien le zombie, non ?
Ouh lĂ , qu'est-ce que j'ai ?
Bip... Bip... Bip... Bip...
Bip, bip, bip.
Détecteur de relou triactivé.
Grésillements Karadec, vous explosez les compteurs.
Rire
-Hilarant. -Commandant !
C'était sous le lit.
-Il a gardé ses cheveux
et ses ongles ? *-Apparemment.
On attend les résultats ADN, mais la famille a reconnu les habits.
Les gendarmes font des recherches. Pour un corps, certainement.
-Bon, tiens-moi au courant.
Et envoie directement les scellés au labo, sans passer par chez nous.
Bon courage.
Asseyez-vous.
Gilles, je vous connais depuis longtemps.
J'espĂšre que cette histoire
de scellés volés est un malentendu.
Mais rappelez-vous que les victimes
ont le droit au respect.
Utiliser leurs effets personnels dans un contexte privé ou sexuel
serait parfaitement inapproprié.
En avez-vous
conscience ? -Totalement.
-TrĂšs bien. On va remplir un rapport d'incident
et on va oublier ça.
Disons que vous avez, par inadvertance,
emporté le contenu d'un scellé... -Hm.
-Non, pas maintenant.
C'est pour quoi ? -Signature.
-J'en Ă©tais oĂč ? "Un scellĂ©".
"Suite Ă notre conversation..."
Eh bien, vous avez
pris conscience
de la gravité
de vos actes
et vous regrettez.
-Oui, j'ai manqué de respect
à la propriétaire
de cette culotte.
-C'est bien. Pas besoin de détails.
VoilĂ .
Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
-Non.
Enfin, si.
La propriétaire de la culotte est une belle personne
qui compte beaucoup pour moi.
-On s'emballe pas. Les regrets, c'était bien, on finit dessus.
-Je regrette. D'avoir suivi les rÚgles au lieu d'écouter mon coeur.
Quand on est amoureux, on devrait le crier.
-On va rien crier, c'est une victime.
Restons décents.
Ballade romantique
...
-Waouh ! -Vous ne connaissez pas
la tisane au fenouil ? -Non.
-J'en achĂšterai demain.
C'est excellent pour l'allaitement. -Maman. On part demain.
On attend le résultat ADN et on rentre.
Soupir
-Tu aurais tenu en joue le suspect. -Hm, hm.
-Pourquoi ne pas l'avoir interpelé ?
-Il est armé, elle est enceinte.
-Hm, hm. -Hm.
-Tu me passes le pain ?
-Comment vous faites pour survivre avec tous ces flics
dans la famille ? -J'étais gendarme, pas flic.
-Il y a quelques similitudes.
Les menottes, les PV, le gyro. Non ?
-ChÚre madame, quand j'étais
en service,
c'est pas un cheveu
qui décidait. On se retroussait les manches
et on ne se défilait pas
avant d'avoir coincé le suspect. -Se défiler ?
-D'autant que les gendarmes,
à part mettre 3 plombes pour récupérer
un mec déjà mort, on les a pas vus
s'agiter.
-Quand on vous confie une mission, il faut aller au bout.
MĂȘme si on a mieux Ă faire.
C'est ça, ĂȘtre un homme.
Toi, t'as jamais
compris ça. -Jean-Pierre.
Stop.
-On est toujours sur l'enquĂȘte ? -Non.
-D'accord.
-TrĂšs bon, ton tajine. Bonne nuit.
-Non, Adam, attends. Adam.
Sofiane a pardonné à son frÚre. Pourquoi tu n'en fais pas autant ?
Cliquetis des couverts
...
Djamila fait la vaisselle.
...
Quelqu'un descend.
-Vous dormez pas ?
-Vous non plus.
-J'avais la dalle. Je peux piquer un truc ?
-Oui, servez-vous.
Il y a des fruits. -Non.
Du chocolat.
Karadec. -Hm ?
-Vous étiez mÎme.
Il pose sa tasse.
C'est pas votre faute. OK ?
-Hem...
Le labo dit que c'est bien
les cheveux et les ongles d'Emma Perrin trouvés chez Adrien.
Les gendarmes vont prendre le relais.
On va pouvoir rentrer.
Bips du four
...
Elle l'éteint.
-Ca vous remonterait le moral
si on bouclait l'enquĂȘte sur une bonne nouvelle ?
-Qu'est-ce qu'on fait ici ? -Patience, Didi. Patience.
Coup Allez, suivez-moi.
Eclairez-moi avec ça.
Alors...
VoilĂ .
Bon. La dose moyenne
de radioactivité en France
est de 0,2 microsievert par heure.
D'accord ?
Sauf que lĂ ,
le compteur indique
4,2. Grésillements
Quasiment la dose de Tchernobyl.
On n'a pas vu de centrale en décomposition dans les parages.
Donc ? -Le compteur déconne.
-Non. Il l'a trafiqué.
Il l'a trafiqué.
... Regardez.
Yes !
Vous voyez ça ?
C'est de l'ouraline.
C'est du verre teinté à l'uranium.
C'est légÚrement radioactif.
Donc qu'est-ce qu'il fait ? Il le met directement
dans le capteur,
ça crédibilise
sa mise en scĂšne. -Quelle mise en scĂšne ?
-Celle pour laquelle il a acheté tout ce matos.
La clé HDMI.
Le brouilleur d'ondes.
La lampe 100 000 lumens. C'est pas
des trucs qu'on achÚte pour se préparer à l'apocalypse.
Et le pompon, c'est ça.
Le pot de cendres. Il n'a pas acheté ça pour faire pousser des radis.
Hein ? Voyez ce que je veux dire ? Hein ?
Ah, je vous ai perdu.
C'est dommage que vous ne soyez pas plus rapide.
-Merci. -C'est pas grave.
Donnez, suivez-moi.
Allez, suivez-moi.
Alors. Euh... Donc.
On dirait que vous étiez Emma, d'accord ?
Adrien vous héberge pour la nuit,
avant que vous ne repartiez voir votre mari.
Allez, vous ĂȘtes Emma.
-LĂ ? -Allongez-vous.
C'est une simulation. -Oui, oui.
-VoilĂ .
Donc Emma dort pépouze, quand, en pleine nuit,
une sirĂšne sonne.
SirĂšne
... Elle se lĂšve et fonce
Ă la fenĂȘtre pour voir.
Et lĂ ... ...
...
-Ah ! -Elle se prend
un énorme flash
qui l'aveugle.
-Hm, hm. -Merci qui ?
Merci la lampe
100 000 lumens. Paniquée,
elle fonce au salon. Allez.
Venez, bougez-vous. -Oui, oui.
... -Dans le salon,
elle tombe sur Adrien devant la télé regardant
un message d'alerte du gouvernement.
Qu'il a pris sur Internet.
LĂ , j'imagine qu'elle doit dire un truc du genre :
"Je dois appeler mon mari."
Mais voilà , plus de réseau.
-Y a pas de réseau ! -CQFD...
le brouilleur d'ondes.
Le mec est balĂšze. -C'est dingue.
-Et le pompon... Suivez-moi.
Voici le clou du spectacle. "O Fortuna"
La fin du monde.
C'est la fin du monde ! ...
Bon, lĂ , c'est un peu pourri. Faut imaginer avec le gros ventilo
au-dessus de la maison.
...
... C'est la fin du monde !
C'est la fin !
Mon Dieu, c'est la fin !
Oh, mon Dieu !
C'est la fin du monde !
On va mourir !
Que m'arrive-t-il ?
C'est la fin du monde !
Mon Dieu ! -OK. Alors je résume.
Adrien lui fait croire à une attaque nucléaire.
Elle, conditionnée par son trip survivaliste, elle y croit.
-VoilĂ .
Vous savez ce qu'il faut faire aprĂšs exposition
Ă des radiations ? -Non.
-Se déshabiller,
se couper
les ongles
et les cheveux,
et se mettre
dans un abri. -Un abri. Quel abri ?
-Celui qui est sous nos pieds. Il faut trouver oĂč.
Claquements de talons.
...
*Grésillements
Karadec, regardez.
-Quoi ?
Un bébé pleure.
...
-Reculez.
... Vous allez le contaminer. Reculez.
-C'est la police, Emma. Tout va bien.
...
-Le lieu semble désert.
Pourtant, c'est là qu'Emma Perrin est restée sous terre durant 2 ans.
Elle et son enfant ont été libérés grùce à la pugnacité des autorités.
-Oh l'autre !
Je peux pas vous laisser dire ça. C'est nous qui avons fait le boulot.
Entre les flics d'Arras qui n'ont rien branlé pendant 2 ans
et les gendarmes qui n'ont pas été foutus de choper le suspect,
pardon... -Vous ĂȘtes ?
-Morgane Alvaro. La meuf qui a résolu l'affaire.
PJ de Lille.
Je vous explique, c'est passionnant.
Tout est parti d'une coccinelle écrasée sur un pare-brise.
-Elle a passé 2 ans dans ce bunker volontairement ?
*-Oui. Fournier était amoureux, et pour la garder, il a imaginé ça.
Il mettait sa tenue antiradiations pour chercher des vivres
et comme elle était enceinte,
elle a été convaincue facilement. -Quel enfoiré.
Des violences sexuelles ? *-Non.
Elle a toujours refusé ses avances. Donc pas d'agression sexuelle.
-Bonne nouvelle. Bon travail, Adam.
Retire ce micro à Morgane avant qu'elle déclenche
une guerre des polices. -OK.
Pleurs
...
...
...
Morgane, ça va ?
-Euh, oui. Oui...
Cris des mouettes
...
-Tu vas avoir froid.
Tu reviens quand ? -BientĂŽt.
-Ca veut rien dire.
-Bon... Au revoir.
-Au revoir.
-Jean-Pierre doit ronchonner
au sujet de l'honneur des gendarmes.
Dites-lui au revoir.
-Ah. Tenez.
C'est des vieux habits de nos fils.
Pour votre petit.
Ils traĂźnaient au grenier.
-Merci. -Laissez.
Je vais le porter.
-Si je peux vous aider
à préparer l'arrivée du bébé, je suis là .
-Ecoutez, s'il vous reste un siĂšge auto ou un chauffe-biberon,
je prends.
J'avais un peu fermé la boutique.
Comme les normes ont changé...
-Pour ta disparue,
beau travail.
-Merci.
-Et puis...
Pour hier...
Je ne voulais pas.
Tu le sais ?
-Tout va bien, papa.
A la prochaine fois.
-A la prochaine.
-Bon.
Je vous dis quand je sais qui est le pĂšre.
Rire On fait comme ça ?
*Alessi Brothers : "Seabird"
...
Mais c'est la caverne d'Ali Baba !
Oh, le petit chausson trop mims.
Un petit chausson fait main. C'est trop mignon.
C'est pas de la mignonnerie,
ça, hein ?
Je vous imagine avec vos petits mollets
qui dépassent qu'on les mangerait.
Et lĂ ?
Oh ! Ca, c'est du fait-main.
Et là ? Encore ? Oh, vous avez eu une grosse période lapins.
Et ce petit fuchsia ?
Pourquoi vous ne mettez plus de fuchsia ? Ca doit bien vous aller.
-Qu'est-ce que vous avez, Morgane ?
-Hein ? -Qu'y a-t-il ?
-Rien. -Vous parlez plus que d'habitude.
Vous évitez de me dire quelque chose ?
-Euh...
Bon, OK.
Adrien s'est pas suicidé.
-Comment ça ?
-Emma avait une griffure.
Sur la 2e combi antiradiations qu'on a trouvée dans le bunker,
il y avait un accroc au mĂȘme endroit.
Elle a dĂ» l'enfiler avant-hier.
Elle a dĂ» se douter d'un truc
quand j'ai joué avec la radio. La maman
*du petit Didi
attend son fils
Ă l'accueil.
*Rire de Morgane
OK, ce n'était pas le bon moment.
Je répÚte : pas le...
Grincement, claquement
Respiration forte
...
...
Déchirure -(Ah !)
...
Coup de feu
Croassements
-Tout ça pour dire
que c'est elle qui l'a tué.
Mais ça fait chier.
La nana vient de passer deux ans sous terre.
Ca se fait pas de la renvoyer
en prison.
Du coup, je me disais...
que si vous étiez d'accord...
Que ça reste entre nous. Non ?
Vous en dites quoi ?
-Pardon, mais c'est trÚs tiré par les cheveux.
Je ne peux pas vous suivre, lĂ . -Mais Karadec,
l'égratignure, l'accroc dans la combi...
-C'est tiré par les cheveux.
-Oh, ça y est.
J'ai compris.
OK. En fait, vous me croyez,
mais vous voulez faire genre on s'en est pas parlé.
C'est ça ? -Taisez-vous.
-OK. Motus. Secret professionnel.
De quoi on parlait, déjà ?
Oups, je ne sais plus.
Zwip !
Crouic, crouic, crouic. Fff...
Chh...
Plouf. J'ai jeté la clé
dans un puits.
-Hm. J'avais compris.
-Han !
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Le bébé m'a donné un coup.
Regardez.
Oh...
...
Vous ĂȘtes pas obligĂ© de vous mettre en frais.
Je suis capable de porter un carton.
-Dites-moi oĂč je le dĂ©pose.
-OK. 1er étage, 2e à droite.
-Super. -Attendez. Si vous y allez,
posez ça au passage. -OK.
-Salut, m'man. -Salut.
-Trop cool, l'interview. -Ca t'a plu ?
-Par contre, tu la reprends. -Viens lĂ , mon chaton.
Viens. -Tu me dois 3 soirées.
C'est non négociable. -Quelles soirées ?
Ludo, de quoi tu parles ? -Faut racheter du PQ.
Il n'y en a plus. -Oui.
Hé, hé...
Heureuse de vous retrouver. -Salut, Timothée.
-Timothée ?
-Pourquoi t'as rien dit ?
-Comment tu l'as su ? -Par la télé.
Je m'en veux. Comment j'ai fait pour ne pas comprendre tes SOS ?
-C'est vrai que t'as pas été fufute.
-J'ai été en dessous de tout.
Je vais me rattraper.
Maintenant, je suis lĂ .
Salut, toi. C'est ton papa.
-Euh... -Oui, oui. Ksskss...
-Timothée. -Ksskss.
-Pouce. Timothée.
C'est super.
C'est super, mais tu sais que vous ĂȘtes plusieurs sur le coup.
Ne te sens pas non plus obligé de...
Il y a d'autres options.
Karadec descend. Peut-ĂȘtre que...
Peut-ĂȘtre que c'est pas... -Brigadier.
Ca va ? -Bonjour, commandant.
-Salut.
Je dérange ? -David ?
Sous-titrage EVA France ST'501
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.