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-Allez...
C'est chiant...
Je suis dég, je rentre plus dans rien.
C'était mon préféré...
HĂ© ! Non... OK.
-C'est cool, sur moi, la couleur ?
-C'est pas mal.
J'aime bien...
-Ah ouais.
-Oh oh ! -La vérité,
ça fait vulgaire.
Je suis désolée.
Non, non... Y a plus de pain ?
Je l'ai acheté hier !
-C'est elle. Elle a pris ton vernis
et tes faux cils.
-Bon, Afida.
La coupe est pleine.
Ca fait 6 semaines, il est temps que tu prennes tes cliques...
-Le retour de karma... Le retour de karma.
-Et tes claques et que...
que tu emménages dans la chambre d'Eliott.
-Hein ?
-Oui, ton lit...
est mieux.
-Mais... -C'est notre invitée.
Elle va finir
par se casser le dos avec ce lit, donc on va...
-On s'active, lĂ ! Le commandant va arriver,
il faut que tout soit parfait.
-Merci pour l'appel du samedi.
Ils se font zigouiller le week-end ?
-C'est pas une tenue adaptée.
-Tu vas pas t'y mettre. Ce haut me va.
-On voit ton... -Il me va bien.
-OK, mais rhabille-toi, il va arriver.
S'il te plaît. -Commandant.
-Bonjour. -Commandant.
-Ah, commandant. -Ca va ?
-Bon retour. -Merci.
-Bonjour, Morgane.
-Bonjour.
Bon, tiens, t'es content ?
C'est moche.
Soupir
VoilĂ , ne rien montrer. Bien cacher, voilĂ .
Eh bah...
Y en a une
qui nous a fait une Cloclo. -Cathy Barriot, 50 ans.
Coiffeuse, pas de mari, une fille.
Sa voisine l'a retrouvée. -Cause du décès ?
-On pense à une électrocution.
On a le sèche-cheveux.
-Euh... OK.
Je vois des billes, dont une écrasée.
Un accident ?
-Oh, non. Vous êtes sérieux ?
Un accident...
C'est tout sauf un accident, regardez les boules.
Elles sont toutes Ă la mĂŞme distance.
Vous allez me dire que c'est le hasard
qui les a dispatchées
quand le bocal est tombé.
Ben non !
Vous vous faites avoir
par l'effet râteau, là ! Bon...
L'effet râteau, c'est un biais cognitif qui fait
qu'on exagère la régularité du hasard.
OK ? -Oui.
-Si vous tirez Ă pile ou face
100 fois, vous pensez tomber
sur pile environ 1 fois sur 2,
avec la même régularité
que les pics du râteau.
Pile, face, pile, face, pile, face.
Ben pas du tout ! Dans la vraie vie,
le hasard, c'est plus bordélique.
Oui, en moyenne,
vous tomberez autant sur pile que sur face.
Mais la répartition des résultats
est différente.
Elle ressemble à ça.
OK ?
Donc pour les bouboules, c'est pareil.
Jean-Claude,
passe-moi le bocal.
-Non... -Si le hasard
les avait dispatchées, ce serait ça.
VoilĂ .
Donc les bouboules, quelqu'un les a placées comme ça
pour simuler un accident.
La Catoche a été zigouillée.
Allez, au boulot !
-Vous voyez, Morgane n'a pas changé.
-Un peu, quand mĂŞme...
-Voici votre menu.
Le reste arrive. -MERCI.
-Pardon, vous aviez hâte de voir la fille, mais j'avais la dalle.
-Aucun souci.
-A part ça, vous, le départ de la financière, tout ça ?
Vous avez pas trop donné de nouvelles, ces derniers temps.
-Non.
-Mais vous...
Vous vous rappelez quand même de notre dernière conversation ?
Vous savez, sur le fait que je suis enceinte
et que... -Oui, très bien.
Votre blague sur le bébé. Très drôle.
J'ai failli y croire 5 secondes, sauf qu'on n'a pas couché ensemble.
-Non mais, Karadec...
Vous ne vous en rappelez pas, on était sous LSD.
-Evidemment, le jour du LSD.
Et puis c'était un 1er avril. -Je ne plaisante pas, d'accord ?
Vous vous souvenez vraiment de rien ?
On a dansé ensemble.
On a caressé des arbres, on a fait
la toupie.
Non ? Rien ?
-Attendez, ça me revient. Mais oui, on a couché ensemble !
-Ah ben quand mĂŞme ! -Souvenez-vous,
la licorne, on l'a chevauchée jusqu'à l'arc-en-ciel.
-Voici le reste. -Merci.
Bonne journée. -Au revoir.
-(Purée, j'en peux plus.)
Sonnette
Ouh !
Alors...
-Bonjour.
-Bonjour. -Commandant Karadec,
PJ, Morgane Alvaro. -Bonjour.
-Juliette Barriot est lĂ ?
-Oui, elle est sous la douche.
Juju ! Juju chante la marche nuptiale.
...
-Je viens de faire ma demande. -Super !
Bonjour.
-Bonjour... C'est qui ? Qu'est-ce qui se passe ?
-C'est la police,
pour te parler. -Bonjour.
-Bonjour. -C'est votre mère.
-Oui.
Qu'est-ce qu'elle a fait ?
-On peut s'asseoir ?
Je suis navré.
Toutes mes condoléances.
Vous aviez de bonnes relations ? -Oui.
Je n'avais qu'elle.
Mon père est parti quand elle était enceinte de moi.
-Votre dernier contact avec elle, c'était quand ?
-Hier soir.
Je l'ai appelée pour lui annoncer.
Elle était super contente. -N'en faites pas trop
non plus, hein.
Vous avez que des bouquins de développement personnel.
Qu'est-ce qu'on a ? "Sortir de la domination familiale."
"Guide contre les parents
toxiques."
Et mon préféré : "Autorité maternelle,
comment s'en défaire ?"
Excusez-moi, mais votre calendrier,
le seul week-end booké ailleurs, c'est le jour de son anniversaire.
Vous pouviez pas blairer votre daronne.
Je vous jette pas la pierre, j'en connais un rayon.
-Vous étiez en conflit avec elle ?
-Oui. -Pourquoi ?
-Parce qu'elle m'avait fait des avances.
-Comment ?
-On peut le dire, non ? On va pas la protéger.
-Je la protège pas.
Elle soupire.
Quand j'ai rencontré Martin, maman n'approuvait pas.
Elle le trouvait trop timide, trop...
-Coincé, trop mollasson.
Pas assez ambitieux. -Oui.
-Puis il y a eu l'histoire en Sicile.
Ecoulement
-L'été dernier, je...
J'ai proposé à maman de venir en voyage avec nous.
Je voulais qu'elle se rapproche de Martin,
qu'elle apprenne à le connaître.
J'ai pas été déçue.
C'était...
"Martin, tu peux me mettre de la crème solaire ?"
"Tu m'accompagnes faire du shopping ?"
Martin par-ci, Martin par-lĂ , elle le monopolisait.
Et Ă la fin du voyage...
-Elle est entrée dans la pièce quand je me douchais.
Pour me proposer de... -VoilĂ .
C'est là que j'ai compris que c'était pas Martin, le problème.
Ben non, c'était moi.
Elle ne supportait pas que je sois heureuse.
Donc ouais, j'ai coupé les ponts.
C'est vrai.
Mais je l'ai pas tuée.
J'aurais pas tué ma mère. C'est con.
Hier soir, quand tu m'as fait
ta demande, la 1re chose que j'ai faite,
c'est de l'appeler.
Je voulais qu'elle se réjouisse pour moi,
je voulais qu'elle soit ma mère.
Elle n'en était pas capable. Elle était trop narcissique.
-Cachez-vous, il va finir.
-Gilles, je bosse.
-Vas-y.
Ben...
-Daphné, excuse-moi. Petite question karma,
pigeon, tout ça.
Tu sais que j'héberge gracieusement depuis 6 semaines
une jeune femme
en détresse. -Non, je savais pas.
-On s'en fout. Bon...
Mettons que je veuille la virer parce qu'elle abuse.
Je conserve tous les points
que j'ai accumulés ?
-Ben non. -Pourquoi ?
-Tu repartiras à zéro, ou pire. En plus, là , c'est
la trĂŞve hivernale. Trouve-lui un appartement.
Minimum un T4.
-Un T4 ? -Minimum.
-Elle bosse pas.
-Ne jamais dire jamais. Tu bosses bien.
-Je vous ai expliqué
qu'on ne prend que les urgences.
C'est au 3e étage.
Je vous passe le service.
AllĂ´ ? Non, c'est pas lĂ . Elle crie.
-Il est où, Jérôme 2 de tension ? -Il a posé
4 semaines d'arrĂŞt.
La commissaire galère
à trouver un remplaçant.
Allez...
La banderole !
Allez ! -Oui, la banderole.
-4, 3,
2, 1 !
Bon retour !
Sifflet
-On en est oĂą ?
-Euh...
Eh bah, j'ai creusé sur sa fille.
C'est pas la coupable.
Elle courait Ă l'heure du crime.
L'amie avec qui elle était se rappelle de l'heure et du lieu.
-Super, les gens qui se rappellent
des choses. Téléphone
-Forestier.
3 ?
D'accord. Quel type d'affaires ?
OK, merci. C'était la PTS.
Ils ont trouvé un ADN.
Dans le Fnaeg, il matche avec 3 affaires.
-Ils sont sûrs ?
-Oui. Ils m'envoient les dossiers.
Les victimes sont des femmes de Lille et de sa région.
Leurs morts ont à chaque fois été classées comme un accident.
-Oh, putain...
-Putain, les gars, on a affaire Ă un...
serial killer.
-Y a quelqu'un ? -Oui, mais t'es en face.
C'est comme si tu me parlais.
-Tu me reçois ? -Allô ?
-S'il vous plaît. Bonjour.
Je vous demande le silence.
Silence. -Pardon.
-Si je vous ai réunis,
c'est parce qu'un ADN trouvé chez notre victime présente
une correspondance avec les prélèvements
de 3 affaires. La coĂŻncidence est troublante.
Ne faites pas de conclusion hâtive.
-Excusez-moi, c'est ici, la réunion serial killer ?
-A ton avis ? -Oui.
-Assieds-toi. -OK.
-Donc, comme je le disais, je compte sur vous
pour éviter tout propos susceptible d'exciter les imaginations.
-Pouce ! Vous m'entendez ?
Wouhouh !
-Oui, oui. -Attendez.
Question hyper importante : comment appeler notre psychopathe ?
Si on prend pas
les devants, la presse va s'en charger.
"Le tueur des Hauts-de-France"... Grésillement
Tintin pour en changer. AllĂ´ ?
-Laissons le commandant et le lieutenant
nous exposer les faits.
-VoilĂ ce qu'on sait. Emilie Levain, 32 ans,
retrouvée morte à son domicile, le 14 octobre.
Apparemment, overdose médicamenteuse.
Pas de blessure, pas d'effraction, pas de témoin.
-On pourrait l'appeler l'Ombre du Nord.
-Claire Noval, 46 ans,
retrouvée dans son escalier
le 20 janvier.
C'est aussi un accident.
-Ou on peut partir sur l'accident.
Genre l'Accidenteur.
Non, l'Accidentueur !
Toussotement
-On a Mariam Ango, 19 ans, retrouvée défenestrée
du balcon de sa chambre, le 17 février.
On a conclu à un suicide, puis on a validé
la thèse de l'accident.
-Le Ch'ti psychopathe.
-Oui !
-Ou mieux... -Pas mal !
Le Ch'ticopathe. Morgane rit.
Coup sur la table
-Enfin, Cathy Barriot, électrocutée dans son bain.
Sa mort paraissait accidentelle, mais il s'agit d'un homicide.
L'ADN suspect a été
prélevé à leur domicile, mais jamais sur leur corps.
-S'il vous plaît, victimes "potentielles".
A ce stade, rien ne permet d'affirmer
que ce sont des homicides.
Dr Benzaoui ? -Tout Ă fait.
J'ai étudié les rapports, les causes de la mort valident
l'accident, mais n'excluons pas
l'intervention d'un tiers. -Le proc me saisira des dossiers.
-Attention, ça me paraît prématuré.
-Ouh, j'ai !
J'ai ! Le tueur du samedi.
-Morgane, ça suffit.
-Ca claque !
-Aujourd'hui, il n'y a
aucun point commun entre ces 4 dossiers.
Du samedi ?
-Ben les dates.
14 octobre, 20 janvier, 17 février...
Samedi, samedi, samedi. Le tueur du samedi.
-Aucun point commun, tu disais.
-Très bien, nous allons demander la saisine des affaires.
Je vous préviens, le budget n'est pas illimité.
Pas d'appel à témoins national, pas de tests ADN systématiques.
On ne s'emballe pas.
Téléphone
-Oui. J'arrive.
(Bouge pas, je viens te chercher.)
Allez, viens.
Bon, écoute, c'est pas compliqué.
Tu te poses là , tu réponds au téléphone,
et tu orientes les gens. Allez !
Mise en situation. Madame, c'est Ă vous.
Happy face.
-C'est pour quoi ? -Bonjour.
On m'a volé mon sac.
-Tu crois que c'est moi ?
-Quoi ?
Non, enfin ! -Madame, les plaintes,
c'est au 3e étage.
Merci. Bonne journée.
T'es sérieuse ?
Elle t'accuse pas
de l'avoir volé, c'est toi, la police !
Va falloir t'y mettre.
Allez, "happy face". -Vous ĂŞtes ?
-Vous tombez bien. Voici Afida,
la nouvelle nana de l'accueil.
-J'ai pas validé
d'embauche.
-Je vous ai dégoté le top.
Elle a une formation complète. Vibreur
Plusieurs passages aux stups,
et pompon de la pomponnette, 5 ans d'expérience en pénitentiaire.
En termes de CV,
elle en a jusque-lĂ .
...
C'est son rêve de gosse, ce job. Téléphone
-Il faut un psychocriminologue. -Bon,
vous décrochez ? -Police nationale, j'écoute.
-Monsieur le procureur. Il est lĂ .
Le criminologue, on n'a pas le budget.
-Du shit en bas de chez vous ? Combien, le gramme ?
Non, c'est du vol.
-J'ai demandé à la PTS de réexaminer la scène de crime
pour qu'on ne rate pas quelque chose.
Samuel, bonjour.
Vous allez bien ?
-Bien. -Merci
de venir un week-end.
Vous connaissez. -Agent spécial Alvaro, FBI.
-On se connaît, vous polluez
mes scènes de crime.
Laissez-moi 5mn pour le dossier
et je suis Ă vous. -Bien.
D'après sa fille,
Cathy n'aurait pas laissé entrer un inconnu.
Ou il est entré par effraction, ou elle le connaissait.
-Karadec ? -Oui.
-Regardez. -Qu'est-ce qu'il y a ?
-Monday, monday. La la.
La la la la. La la.
La.
La la la la.
La la.
Bon enfin ! Vous vous rappelez pas ?
-Les plus courtes sont les meilleures.
-Je ne plaisante pas ! Faites un effort pour vous souvenir.
-OK, je vous crois. -Ah, quand mĂŞme.
-Je vois que vous ne plaisantez pas.
Vous avez halluciné. On a pris du LSD.
A ce moment, vous étiez fragile,
en pleine rupture avec Timothée.
Je suis une figure masculine rassurante,
votre imagination s'est emballée.
On y va ?
-OK, votre ADN a été prélevé sur 3 surfaces
avec traces papillaires.
On a un 1er prélèvement là , sur ce radiateur.
-On a affaire Ă un serial killer.
Hurlement
OK. Si ça avait été une hallucination,
comment je saurais que vous portiez un slip noir ?
-Je sais pas, c'est la couleur de 50% des sous-vĂŞtements masculins.
Pardon, on vous écoute.
-On a un prélèvement sur ce verre. Allumez la lumière,
s'il vous plaît. -Oui.
Il crie.
Une femme hurle.
-OK, bien joué pour le slip.
Mais comment je saurais
que vous avez un grain de beauté à l'aine droite ?
-Vous m'avez vu sous la douche. Vous êtes entrée sans frapper.
-Le dernier spot
qu'il a touché.
-La chaudière.
Pourquoi la chaudière ?
L'eau dans le verre est trouble. Une purge de radiateur ?
C'est peut-ĂŞtre un chauffagiste qui entre sans violence.
-C'est pas un chauffagiste.
Il fait semblant.
Regardez, c'était près du lit.
Elle est neuve, il y a le prix dessus.
C'est la sienne.
Le type se déguise en chauffagiste.
Je te jure, le mec est super flippant.
Il a l'intelligence du tueur du Zodiac,
et la barbarie de Jack l'Eventreur.
Moi, je dois lui mettre le grappin dessus avant qu'il ne frappe
samedi prochain. T'imagines la pression ?
HĂ©, y a quelqu'un ? -Quoi ?
-T'es avec moi ou quoi ? -Oui, t'as la pression.
-Ah ouais, d'accord... OK.
Dis, Afida, on en est oĂą de la recherche
d'appart ? -Après l'accueil, je suis morte.
-"Je suis morte." Non, mais...
On voit qu'elle court pas
après un psychopathe. -Bah non.
-On réalise pas :
rentrer dans la tĂŞte d'un monstre, c'est pas rien.
Je vais peut-être avoir des séquelles, moi.
HĂ© ! Mais je... Oh, chiant !
Si tu couches avec elle, tu dégages.
-Moi ? -Oui, toi.
-Oh ! -Oh !
-Pas le genre.
-Ludo, tu m'aides
à m'étirer ? -OK.
-Vas-y, il court. Tu boites plus ?
-Ca va ? T'as l'air stressée.
-Bof. -Ca va pas avec Super Poulet ?
-Ben non, enfin bof.
Il a une mémoire de poisson rouge.
OK, on était drogués,
mais de lĂ Ă oublier... C'est un peu vexant.
-Tu sais quoi ?
On va te faire un petit massage.
On va prendre soin de toi. -Oh, c'est vrai ?
Trop bien !
Les pieds !
Aussi les pieds, les pieds !
Vas-y, un peu plus Ă droite.
Ah ouais, lĂ , il y a un truc.
AĂŻe ! Ca va pas ?
Qu'est-ce qui te prend ?
-On doit prendre ton sang pour un test de paternité.
-Hein ? -Oui,
t'accouches dans 3 mois.
Faut la pension alimentaire. -Et la salive
des pères. David, OK.
Y a moyen que tu demandes à Timothée et Karadec ?
-Vous ĂŞtes encore pires que mon psychopathe !
Je ne vais pas leur demander de cracher lĂ .
L'un me prend pour une érotomane,
et l'autre pense que j'ai tout inventé.
Donne-moi ça. -Ou des cheveux ?
C'est pour mes cours. -Ouste !
Je veux plus vous voir. Purée...
Téléphone
...
Oh, purée...
...
AllĂ´ ?
Voix déformée *-Salut, ma belle.
Tu fais quoi, samedi ? -Purée, c'est lui !
C'est mon tueur en série. Appelez Karadec.
AllĂ´... Alors...
Samedi ? Ah bah...
Attendez, je cherche mon agenda,
restez bien en ligne. *-Essaie pas de tracer l'appel.
On a rendez-vous, toi et moi, avec la mort !
Rire machiavélique
Rires
-Vous êtes complètement débiles ! ...
Y a un tueur en série dans la nature et vous riez !
5 ans d'âge mental !
Oh là là , vraiment, je suis pas aidée !
-Bonjour. Nous allons accueillir la commissaire Charni de l'OCRVP
et le capitaine Florentin, des cold cases de Nanterre.
Et bien sûr, monsieur le procureur,
qui nous rejoint
vu l'enjeu.
Je vous laisse attaquer.
-Merci. A ce stade,
on pense que le tueur se fait passer pour un chauffagiste.
Notamment Ă cause
de cet outil retrouvé neuf
sur la scène de crime. -Oui !
C'est moi qui l'ai découvert. Comment ?
Je me suis mise dans la tĂŞte du tueur
et lĂ ... -Nous contactons
toutes les enseignes de la région qui vendent
ce modèle-là .
On espère identifier un suspect. -Merci.
Bon travail. Madame la commissaire,
avez-vous un profil ?
J'imagine
que vous avez appelé un criminologue ?
Ca nous a beaucoup servi
dans l'affaire du tueur de la Lys.
-Oui, bien sûr.
Par souci de discrétion,
j'ai sollicité quelqu'un en interne,
mais le profil est presque terminé. N'est-ce pas, Lt Vandraud ?
-Hm ?
-Le lieutenant Vandraud a suivi une formation
en psychocriminologie en 2021.
Il s'est porté volontaire. Je vous laisse la parole.
-Après, c'était plus une initiation d'une semaine.
-Une semaine Ă l'issue de laquelle vous avez fini 1er.
Félicitations. Vous étiez heureux
d'avoir une occasion
de rentabiliser le coût de ce stage.
-Pouvez-vous partager vos intuitions ?
-Bien... sûr.
Bien entendu.
Hm... Etant donné
le scénario criminel
et la prédominance statistique de personnes
de sexe féminin parmi les victimes, je peux vous affirmer
avec certitude que nous avons affaire Ă un...
Ă un homme.
-C'est ce qu'indique l'ADN. Téléphone
Ensuite ?
-Oui, Daphné.
-Ah...
On devrait attendre. -OK.
Super. Super, merci.
Le suspect a utilisé sa carte bleue
pour payer la clé. On a un nom.
Rire nerveux, soupir
-Mademoiselle.
-Oui ?
-Excusez-moi, on se connaît ?
-Non.
-Vous ĂŞtes du quartier ? -Oui.
-FBI ! Tu bouges pas !
-Morgane !
Police ! -Mains en l'air, dans le dos,
sur le capot ! La route s'arrĂŞte lĂ pour toi, bro.
Ne fais pas de connerie, les hélicos arrivent.
Sirènes -Morgane,
reculez !
Mains sur le capot. -Pourquoi ?
-Simon Vial ?
-Oui.
-Tiens, tiens, tiens, qu'est-ce que je découvre ?
-Vous ĂŞtes en garde Ă vue dans le cadre d'une enquĂŞte
sur Mme Barriot. -Quoi ?
Mais j'ai rien fait !
-Karadec.
-Vous reconnaissez cette femme ?
Cathy Barriot. -Non.
Pourquoi ?
-On a retrouvé votre clé
chez elle.
Vous l'avez achetée mardi,
avec d'autres outils.
La tenue de travail, les cordes.
Un assureur retraité a besoin de ça ?
-C'est pas
ce que vous croyez. -Désolé.
Le procureur veut que je sois lĂ
pour profiler le suspect.
Eh ouais...
-Le proc ? -Ouais.
-Il est expert en criminologie, Gilles ?
-C'était Gilles ou Morgane.
-Attendez, stop, pouce.
Je dois prendre des notes.
Pousse-toi. -D'accord.
-OK, c'est bon.
Alors ? Karadec soupire.
-Gilles, tu commences ? -Si vous voulez.
-Je t'en prie, vas-y. -OK.
-Bonjour, monsieur Vial. -Bonjour.
-Euh... Qu'est-ce qu'on pourrait se dire ?
Votre mère.
Vous vous entendez bien avec elle ?
-Oui, très bien.
-Ah, OK. OK...
Vous êtes sûr ?
-Ben oui. -Euh...
Vous auriez par hasard une autre figure maternelle
dans votre entourage, genre...
une grande soeur ou une tante un peu autoritaire ?
-Non.
-J'ai bâillé.
Il a pas bâillé. Il a pas d'empathie, c'est
un psychopathe.
J'ai plié le "game" ! Eh ouais !
-On n'a pas bâillé non plus.
-Gilles, vous, c'est pas pareil.
OK, autre test.
C'est un mec qui va
aux obsèques de sa mère.
Il rencontre une nana,
puis tue son père. Pourquoi ?
C'est infaillible. Alors ?
Alors ? Hein ?
-Vous étiez chez Cathy, samedi matin.
On vous a vu.
-C'est votre épouse !
Elle est castratrice.
Vous vous défoulez ailleurs.
-OK.
OK, c'est bon, vous m'avez cerné.
J'ai toujours eu des pulsions.
Parfois, je passe Ă l'acte.
Je repère une femme...
dans la rue ou dans un magasin.
Elle m'obsède jusqu'à ce que...
Je n'arrive pas Ă arrĂŞter.
-Combien de femmes ?
-Une quinzaine.
Enfin...
Plus en comptant celles avec qui ça n'a pas abouti.
-Oh putain, c'est pas vrai... Chuchotements
-Vous admettez avoir tué Cathy Barriot,
Mariam Ango,
Claire Noval,
Emilie Levain ? -Attendez, de quoi vous parlez ?
-Des femmes que tu zigouilles en prétendant être un chauffagiste !
-Mais j'ai tué personne, enfin !
Le chauffagiste, c'était avec Cathy.
Elle adorait les jeux de rĂ´les.
Elle est morte ?
-Vous dites que Cathy était votre amante ?
-Oui, depuis quelques mois.
Rien de sérieux, mais on s'entendait au lit.
Depuis des semaines, elle me tannait avec son fantasme
de chauffagiste, alors j'ai investi dans du matos.
Mais je suis arrivé chez elle hier, et elle m'a mis dehors.
Ca m'a frustré, mais de là à la tuer...
Non, non, je les connais pas, toutes ces gonzesses.
-Vous accepteriez un test ADN ?
-Tous les tests que vous voulez, j'ai rien fait.
Vous direz rien Ă ma femme ?
-Oui,
passez-le-moi.
Il n'y a pas de marge d'erreur possible ?
Merde...
D'accord, très bien.
C'était le labo. L'ADN du suspect
ne correspond pas
Ă celui des crimes.
-Il a aucun lien avec les victimes. -Vraiment ?
C'est chelou,
le bâillement marche à tous les coups.
C'est scientifique.
-Et les 3 autres meurtres ? -Les témoins de l'époque n'ont
rien appris, mais j'ai peut-ĂŞtre une nouvelle victime.
Emma Perrin, 29 ans, a disparu le vendredi 15 avril 2022.
Elle partait en voiture Ă Arras.
-Ben...
Les gars, vendredi ! C'est pas notre type.
-Ca colle pas avec les autres.
Tu es sûre ? -Les équipes en charge
de l'enquĂŞte ont conclu Ă une disparition volontaire.
Sa voiture était près d'une gare, mais la PTS
a prélevé du sang dans l'habitacle, et ça matche
avec l'ADN. -2022.
Plus d'un an avant les autres meurtres.
-Cette femme serait
une victime
plus ancienne ? -Peut-être sa première.
-Je vais faire pipi.
Ben oui, ça... -Daphné,
tu m'envoies le dossier ?
-On va se faire griller. -Qu'est-ce que vous foutez lĂ ?
-Euh...
On fait un tri sélectif pour l'école.
-J'ai dit non pour le test ADN. Vous êtes bouchés ?
Vous avez pas embêté Timothée avec ça ?
-On n'est pas débiles,
il te parle plus.
Donc on a délégué.
-Comment ça, "délégué" ?
Vibreur
...
Soupir
Vibreur
...
-Morgane, arrĂŞte d'appeler. *-Oui,
je sais que tu ne veux plus me parler,
mais écoute.
-Coucou ! Il crie.
*-Allô ? Timothée ?
-Calmez-vous.
J'ai de l'argent.
-Passe-moi la dame. Tu m'entends ?
-Crache lĂ -dedans.
-Quoi ? -Crache, je te dis !
Il crache.
-C'est pas subtil, mais il saura pas que c'est toi.
-ArrĂŞte d'emmerder Morgane, sinon, couic !
*-Timothée ?
Voler la salive de votre client ?
Je traque un serial killer, je n'ai pas que ça à foutre.
Morgane est un prénom courant, chez les 35-50 ans.
Donc ça ne prouve rien.
AllĂ´ ?
AllĂ´ ?
(Oh, merde...)
Il porte plainte
contre moi. Vous ĂŞtes contents ?
-Elle m'a obligée.
-Tais-toi, toi.
-Elle nous a forcés !
-Bien sûr... -Sérieux ?
Je voulais juste aider.
-Je n'ai pas besoin de ton aide.
Et c'est quoi,
cette fixette sur le père du bébé ?
Je gère. -Tu gères pas,
t'as peur du résultat.
Tu voudrais Super Poulet, mais il s'en tape.
Si tu continues,
ce gamin n'aura pas de père.
Débrouille-toi,
je m'en fous.
Ca me regarde plus, je m'en fiche.
-Je jette ?
-Ta gueule.
(Ta gueule...)
-C'était le vendredi. Emma est partie chez ses parents.
Pour leur anniversaire
de mariage.
Elle voulait leur faire une surprise.
-D'après le rapport,
vous n'avez plus revu Emma. -Oui.
-Le lendemain, Léo nous a appelés.
Emma n'était pas arrivée.
On ne savait pas qu'elle venait. -On vous a déjà raconté tout ça.
Vous n'avez rien de nouveau ?
Vous l'avez retrouvée ?
-Je suis désolé, je ne voulais pas vous donner de faux espoirs.
Nous n'avons aucune nouvelle.
Nous travaillons sur une enquĂŞte qui a peut-ĂŞtre un lien
avec votre fille. -Quel genre ?
-Un serial killer !
Ouais ! Morgane rit.
Fallait pas le dire ?
-Nous n'avons aucune certitude. Un ADN identique
à celui de l'époque est apparu
sur plusieurs autres enquĂŞtes.
-Je savais qu'il lui était arrivé quelque chose.
Vos collègues ont répété qu'elle avait disparu délibérément,
mais elle n'aurait pas fait ça.
Jamais. Et eux, au lieu de la chercher,
ils sont... -On ne sait pas ce qui est arrivé.
-Je comprends que ce soit difficile. Je ne peux pas garantir
que nous ferons mieux, mais nous essaierons.
On reprend du début ?
Où Emma a-t-elle été vue pour la dernière fois ?
Vous la reconnaissez ?
On cherche Ă comprendre. Elle a disparu
le 15 avril 2022.
Dans cette vidéo, elle a pris de l'essence ici.
C'est son dernier signe de vie. -Désolée, ça ne me dit rien.
-Vous êtes sûre ? -Je peux
avoir la clé des chiottes ?
Morgane bâille.
-Je n'avais pas fini
avec mes questions. Arrêtez de bâiller.
-Mais c'est infaillible ! Vous n'avez jamais vu de série ?
Merci.
Bâillement
Je disais quoi ? Infaillible !
-Et la clé, c'est un test pour les sociopathes ?
-Non, c'est parce que j'ai envie de pisser.
Elle était pas seule.
-Comment ça ?
-Elle était pas seule.
Regardez. -Oui.
-Remontez la vidéo. -OK.
-LĂ , lĂ ! -Oui.
-Elle paie son plein. Après,
elle demande la clé des chiottes.
La vendeuse lui tend des clés avec un porte-clés en bois.
Or, la clé des chiottes des femmes a une grenouille en crochet.
Celle en bois,
c'est les mecs.
Donc ?
-Elle était accompagnée d'un homme ?
Elle est partie seule.
Elle a pris quelqu'un en route. -Un autostoppeur.
Un autostoppeur.
C'est un truc de psychopathe. -En plus,
sur l'autre vidéo, on voit les toilettes des hommes.
Oh, putain...
OK, donc elle a pris un homme en stop avant la station-service.
Donc sur cette route.
-Elle est limitée
Ă 110km/h.
Elle, elle habite
genre lĂ .
Nous, on est lĂ .
-LĂ , oui. -Y a quoi ?
50 bornes, max. Elle aurait dĂ» mettre 30mn.
Elle a mis le double. Pourquoi ?
-OK, pourquoi a-t-elle évité la nationale ?
-Parce qu'elle était fermée.
-Comment ça ? -Regardez.
Y a une ville : Ligny-sur-Canche.
La Canche est un fleuve et la nationale passe plus bas.
Or, ce soir-lĂ ,
il pleuvait, vu son imper.
Donc ?
-Ils ont barré la route, et elle a dû faire un détour.
Elle a pris cette route-lĂ . "Yes. Yes."
J'ai dit une bĂŞtise ? -Non.
-Vous riez. -Non.
-Ben si. -Mais...
-Quoi ?
-C'est juste que... -Quoi ?
-Vous avez la mĂŞme tĂŞte que...
-Que quoi ? -Quand ben...
Quand...
Bon, vous m'avez comprise.
Voilà . -Il faut arrêter avec ça.
Vous ĂŞtes lourde.
Je vous ai demandé de fixer certaines limites.
Vous étiez d'accord.
-Pardon. -Ca va.
-Au temps pour moi. C'était une mauvaise blague.
-Si elle a pris cet itinéraire, où a-t-elle pris
un autostoppeur ?
C'est quoi, ce bâtiment ?
Vous reconnaissez cet individu ?
-On dirait Jonathan, un de nos agents.
Vous êtes là pour Géraldine ?
Il est pas méchant. -Pour Géraldine ?
-Rien, un petit accident. -Racontez-moi.
-Il l'a suivie en sortant de l'usine.
Bâillement
... -Je suis crevée !
Vous aimez les devinettes ?
C'est un mec qui va à l'enterrement de sa mère.
Non, d'une nana, et en chemin,
il rencontre son père... Sa mère. -Qui est mort ?
-Personne ! Je vais appeler mon collègue.
Il va venir... -Attention !
C'est dangereux.
-Police ! Cri
On a reçu les résultats de la comparaison.
Votre ADN matche avec celui trouvé chez toutes les victimes.
-Il y a une explication. *-Certainement.
La logique serait que vous étiez là lors de leur mort.
Claire Noval.
Emilie Levain.
Mariam Ango.
Cathy Barriot.
-Je connais pas ces dames.
-Admettons. Vous étiez où, samedi ?
-J'étais chez moi.
-Quelqu'un peut en témoigner ?
-Non, personne.
J'étais seul, je dormais.
-Toute la journée ?
-Je m'occupais de mon père, le week-end, mais il est mort.
Quand je suis pas Ă l'usine, je dors.
-L'usine, justement, parlons-en.
Une collègue s'est plainte de vous.
Vous l'auriez suivie après le travail.
Elle a eu peur, a traversé la route et s'est presque fait renverser.
-Géraldine.
Je voulais pas lui faire peur, juste lui parler.
-Lui parler ?
De quoi ?
-Je sais pas.
Elle avait l'air gentille.
-"Elle avait l'air gentille." *-Elle vous attirait ?
-Il a dû penser ça en me voyant,
et il a voulu me zigouiller !
-Chut ! Morgane, chut !
-Et elle, c'est Emma Perrin. Une vidéo prouve
qu'elle vous a pris en stop.
Elle non plus, vous ne la reconnaissez pas ?
-Ah...
Si.
Je me rappelle.
Je rentrais de l'usine, il n'y avait plus de bus
et il drachait sévère.
Elle était gentille.
-Elle a disparu ce soir-là . On n'a jamais retrouvé son corps.
Qu'est-ce que vous en avez fait ?
-J'ai fait quoi de qui ?
Elle m'a pris en stop et m'a déposé chez moi, c'est tout.
-Regarde, Gilles, regarde le mal dans ses yeux !
-Vous allez nous faire rater les aveux !
-Et pour votre sang dans sa voiture ?
-J'ai dĂ» saigner du nez.
C'est les médicaments qu'on m'a donnés
après la mort de papa qui font ça.
-Oh, purée...
Oh, non...
Je suis dég !
-Quoi encore ?
-De quoi ? Vous aviez raison, c'est pas
un serial killer.
-Comment ça ? -Ben non,
regardez.
Le gars transpire
comme un porc, lĂ .
Regardez, il est tout mouillé.
Il sue, il sue.
Il sue de la moustache.
J'imagine que c'est
un effet des médocs qu'il prend.
-Il transpire, et alors ?
-Et alors ?
Il bosse dans une usine de cosmétiques.
Il emballe des lingettes et des cotons-tiges.
Comme ceux qu'utilise la PTS sur les scènes de crimes.
J'imagine qu'Ă son poste, il met
des gants, mais vu comme il transpire,
il a dû s'éponger, et bim,
il a contaminé un lot avec son ADN.
Il s'est retrouvé dans la mallette de la PTS.
Et hop, voilĂ .
Puis notre imagination a fait le reste.
-Vous ĂŞtes en train de dire
qu'il a contaminé un kit de prélèvement ?
Votre histoire
du tueur du samedi,
ce serait quoi, l'explication ? -Ca...
Rien Ă voir. Le mec Ă la PTS est juif.
-Ouh lĂ , attention !
-Votre pote Samuel qui fait
les prĂ©lèvements Ă©tait pas lĂ
samedi matin. Il nous a rejoints.
Il est venu à pied et n'a pas touché l'interrupteur.
-Allumez. -Donc,
il fait shabbat.
Du coup, le samedi,
il se fait remplacer.
C'est ce mec qui a le lot contaminé.
-Les enquêteurs avaient raison, les morts étaient accidentelles ?
-Oui, Ă part Cathy Barriot.
Je vous rassure, elle a bien été tuée.
D'ailleurs,
il faudrait se recentrer un peu sur elle,
parce qu'on s'est éparpillés. -C'est vrai, si, si.
Brouhaha -Depuis le début,
qui appelle Ă la prudence ? ...
Brouhaha, cris
-T'as parlé d'un serial killer.
-J'ai écouté les faits.
Ta PTS utilise des lots contaminés. -Ma PTS ?
-Ta PTS. -T'en es oĂą,
de tes recherches immo ? -Attends.
-Tu fous quoi ? -Ecoute,
quelqu'un a laissé un vieux carton.
Je vends tout. J'ai plein d'acheteurs.
-Un vieux carton ?
C'est les scellés de notre victime !
Range tout, avant qu'on le voie.
Tu m'étonnes que tu as plein de clients !
Une antiquité
Ă 5 balles ! -Mais non...
-Le fabricant de ce briquet a créé un code
pour faire tripper les amateurs.
Mon père en était un.
Des points, des chiffres romains correspondant
à une année de fabrication.
T'as capté ? Lui, par exemple,
il a 2 antislashs, donc il date de 86.
-Donc je peux en tirer plus ?
-Tu ne peux pas vendre les scellés.
Sinon, je l'aurais déjà fait. Range, on va se faire gauler.
Pas besoin de ça...
Oh, putain, c'est les Lannister !
C'est les Lannister !
Karadec, venez ! -Quoi ?
-Oh, oh, oh, ouais ! Bon, Cathy,
notre victime, sa fille a dit qu'elle voulait
qu'elle quitte Martin. -Oui.
-Pas parce qu'elle pouvait pas le voir, mais pour leur éviter
une connerie.
Ce briquet, vous voyez le logo ? -Oui.
-C'est la boîte
de Martin, "Vallès et Fils import."
L'entreprise en offre aux bons clients.
Qu'est-ce qu'il foutait chez Cathy, le briquet ?
-C'est peut-ĂŞtre le gendre qui l'a offert Ă Cathy.
-Ha ha ! J'y ai aussi pensé,
mais il date de 86, regardez.
C'est écrit sur son cul. Martin était encore
dans ses couches.
Comme la boîte s'appelle Vallès et fils,
j'en conclus que celui qui l'a offert était le patron.
C'était...
C'était...
Putain, j'avais un effet final...
Ah, putain...
-Vous reconnaissez ce briquet ?
-Non.
-Il était dans un carton, chez Cathy.
Vous êtes sûr ?
C'est le logo de votre société.
La société qu'a fondée votre père dans les années 80.
Cathy aurait eu, il y a 35 ans, une aventure avec un homme marié.
Elle est tombée enceinte, mais il a refusé
de reconnaître l'enfant.
Ils se sont séparés et elle a coupé tout contact avec lui.
Cet enfant, une fille, c'est Juliette.
L'amant, c'est votre père.
On a vérifié,
lors du crime, Juliette faisait un jogging.
Vous avez eu 46mn pour aller chez votre belle-mère,
et la tuer.
-Quand Juliette est partie courir,
j'étais sur un nuage.
On allait se marier, j'étais tellement heureux...
Et puis, Cathy a appelé, elle m'a demandé de passer.
Je me suis dit que...
qu'elle voulait se réconcilier
ou offrir une bague de famille pour Juliette.
Ca se fait, quoi.
Une fois chez elle,
elle m'a montré une photo d'elle avec mon père.
Elle m'a dit, comme ça,
que je pouvais pas épouser Juliette
parce que c'était ma soeur.
Et c'est tout. Pour elle,
c'était fini, il fallait que je la quitte.
Je lui ai dit que je ne pouvais pas,
que Juliette, c'est la femme de ma vie.
Je l'aime, on va se marier, c'est tout.
Là , elle a commencé à répéter en boucle :
"Tu peux pas, tu peux pas.
Tu te rends compte ? Tu peux pas épouser ta soeur."
Alors je l'ai poussée pour qu'elle arrête de parler.
...
Gémissements
...
-Putain, Ludo !
-Qu'est-ce que j'ai fait ?
...
Elle crie.
Morgane et Gilles crient.
-Attends ! Morgane, non !
Non, non, non, non !
...
-Vos collègues ont répété
qu'elle avait disparu volontairement,
mais elle n'aurait pas fait ça.
-J'y vais.
-OK. -Bravo pour les aveux de Vallès.
-Merci. -On en sera venus Ă bout.
-Presque.
On ne sait pas ce qui est arrivé à Emma Perrin.
-Transmets
les éléments à Arras.
-OK. -Bonne nuit.
-Bonne nuit.
Baisers
Morgane rit.
Merde.
Sous-titrage EVA France ST'501
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