All language subtitles for HPI - S04E01 - Recto-verso_track4_[fre]

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Original subtitles

-HĂ©, salut !

Elle rit.

Rires en boĂźte

Cri de surprise

Rires en boĂźte

...

...

Acclamations

*Sonnette

-Je ne pouvais pas...

-Haut les mains !

Il répond : "Non, c'est une trompette."

...

Rires en boĂźte

Applaudissements

...

Rires en boĂźte

...

Applaudissements

Elle crie.

Elle halĂšte.

...

...

Gémissement

-Oh, purée. J'ai cru que j'allais pas y arriver.

OK. Elle souffle.

-C'est mort pour la France et l'Espagne.

Y a les Pays-Bas

pour 6 semaines. -Ou l'Angleterre.

24 semaines d'aménorrhée. -Avec le Brexit, c'est mort.

Le VISA, c'est 150E.

HĂ©, une promo pour Rotterdam.

On réserve ? -Oui.

-On arrĂȘte. On rĂ©serve rien du tout.

Je reprends le boulot. C'est pas le moment.

-Donc tu penses

Ă  le garder ?

On a revendu le siĂšge

il y a une semaine. -Je veux juste en parler Ă  Karadec.

Il a des chances d'en ĂȘtre le responsable.

La moindre des choses,

c'est de lui dire.

Je lui ai caché pas mal de trucs et ça ne m'a pas réussi.

D'accord ? Pour une fois, je voudrais faire les choses bien.

-Vous avez couché une fois. Et pas sûr

qu'il s'en souvienne. -Ce sera l'occasion de lui rappeler.

Oh, merde. J'aurais dĂ» pisser avant de m'habiller. Chiant !

-On met une option sur Rotterdam.

-BONJOUR.

-Hello.

Hou-hou. Il y a quelqu'un ?

Ah. -Salut.

-Bon ! -T'as bonne mine.

-Ah bon. Merci. -Je dis pas ça

pour te faire plaisir. Tu rayonnes.

-OK. -T'es mĂȘme un peu rouge.

T'as chaud ? -ArrĂȘte de me regarder.

Dis-moi ce qu'on a. -Un homicide.

42 ans, mĂšre au foyer.

Son mari a trouvé le corps. -Bonjour.

-Bonjour, Morgane.

Selon Bonnemain, le décÚs a eu lieu

il y a moins d'une heure. -OK. Super.

Enfin non, pas super pour elle. Vous m'avez comprise.

-Si le mari dit pareil, c'était avant son arrivée.

Et l'arme du crime ? -Une lame de 15cm.

A priori, l'assassin est reparti avec.

-Non. A mon avis, elle est sur l'étagÚre. Regardez.

On voit

que la victime faisait une quiche.

Les ingrédients sont là.

Poireaux, oeufs, lait, fouet.

Il manque juste

le couteau

qui a coupé les poireaux et la farine

pour la pĂąte.

Et vu que la T45

a été roulotée

et non pas pliée comme les autres paquets,

c'est l'assassin qui a dĂ» la ranger.

Donc l'arme est...

à l'intérieur.

-Gilles ? -Hm ?

-On a déjà les ADN ?

-Oui. L'ADN, les empreintes,

les fibres, tout. -Ouf !

-OK. Super.

-Sacré souci en moins.

-Tu peux envoyer ça au labo ? Je vais interroger le mari.

-C'est moi qui l'ai trouvée.

On déjeune toujours en famille le mercredi.

-Elle ne travaillait pas ?

-Non. Notre fils Paul est sourd. Quand il était petit,

elle voulait ĂȘtre lĂ  pour lui. *Vibreur

C'est mon patron.

Il doit se demander ce que je fais. -Répondez.

...

Soupirs affolés

...

Il halĂšte.

-BONJOUR.

-Que dit-il ?

-Il parle de maman. C'est peut-ĂȘtre la dame d'hier qui l'a tuĂ©e.

-Qui ça ? -Je sais pas.

Paul, tu parles de quoi ?

Il soupire.

...

-Commandant Karadec.

Je suis désolé

pour votre maman.

Si tu as vu quelque chose, il faut nous le dire.

...

Il murmure.

...

Ca va trop vite.

-Hier, maman a oublié de venir le chercher au basket.

Il est rentré seul à pied.

En arrivant, il a vu maman

se disputer avec une autre femme.

Il était trop loin pour lire sur les lÚvres.

Elles parlaient d'argent.

-Cette femme, physiquement, elle était comment ?

Il soupire. Il murmure.

-Blonde.

A peu prĂšs l'Ăąge de maman.

Habillée en noir.

...

Et un grain de beauté là.

-Ca vous parle une blonde

avec un grain de beauté ? -Non.

-Vous ĂȘtes sĂ»r ?

Tu dis que ta maman a oublié de venir

te chercher au basket.

Ca arrivait

souvent ?

...

-Depuis quelques mois, maman le laissait souvent seul ici.

Elle disait faire les courses,

mais elle rentrait avec les yeux rouges et une odeur bizarre.

-Laquelle ?

-Je sais pas, désolé.

-Il sait pas, désolée.

Sanglots

Elle souffle.

...

...

Elle soupire.

...

-Un grain de beauté sur la joue gauche. OK.

Je lance une recherche complĂšte otage.

Sinon, j'ai envoyé mon rapport sur le congé menstruel.

*-Et alors ?

-Elle va ĂȘtre impressionnĂ©e. Il fait 52 pages.

J'y ai passé des week-ends. -On avait dit 13h30

devant le resto, Céline. Tu m'écoutes pas.

-Je t'ai dit que j'allais avoir 30 minutes de retard.

C'est toi qui m'écoutes pas.

Salut. -Salut.

*Vibreur

-Oh, merde. L'appel que j'attendais.

-Non. -Une minute.

-Mais non ! Céline...

Il soupire.

-Bonjour.

-Ca va ? -Oui, trĂšs bien. Tout va bien.

Vous, ça va ? Vous tenez le choc ?

Euh... Le choc ? Ben, je crois.

-C'est bien. Faut rester positif.

Le changement a du bon.

Vous rebondirez.

-Le changement de...

-Eh ben... On ne vous a pas...

Vous ĂȘtes...

C'est rien. Des...

Elle fait quoi ? Ah. T'es prĂȘte ? -Pardon. C'Ă©tait les RH.

J'attends leur appel

depuis ce matin. On y va ? -Oui.

-Gilles, t'es encore lĂ  ? *-Ca va ?

-Ben, pas... *-Il se passe quoi ?

-Je crois que je suis virée.

-Pardon pour tout Ă  l'heure.

Ca tache pas. -Morgane.

Je vais le faire. -OK.

-Pas grave. Vous pouviez pas anticiper.

-Ben non. -Eh non.

-En parlant de choses qu'on ne pouvait pas anticiper...

je ne sais pas si vous vous souvenez,

l'hiver dernier, quand on a pris du LSD Ă  notre insu...

-Pas vraiment, non.

*-Pour qu'un voyage

reste une belle histoire,

n'oubliez pas...

-Parce que moi, il m'est revenu 2 ou 3 images en tĂȘte...

J'aurais aimé qu'on en parle.

*-Si on partait... -Je baisse.

C'est fort.

*-Avec mes problĂšmes de prostate...

-Ca m'intéresse, en fait.

-Ca ? *-Les sous-vĂȘtements absorbants

pour retrouver votre liberté.

-Stop !

ArrĂȘtez-vous. -Pourquoi ?

-Je reviens.

*Klaxon

Excusez-moi, je vous l'emprunte juste.

Attendez.

Juste cette page-lĂ . Merci.

-Faut pas se gĂȘner !

-Vous savez quoi ? Chez la victime, il y avait ce journal

avec une page arrachée.

Regardez. C'est ça, la page.

Intéressant.

-La victime

a arraché ça dans un journal local.

Un numéro d'aide.

-Une addiction ?

-On attend l'analyse

pour en ĂȘtre sĂ»rs.

Ca collerait avec le témoignage du fils.

Les yeux irrités,

une odeur bizarre...

-J'ai vu

que la victime faisait

pas mal de retraits d'argent par semaine.

C'est jamais

des gros montants.

C'est toujours 10E,

20E... -Hm...

-J'ai indiqué toutes les dates sur cette carte.

Il y en a eu Ă  Ronchin, Ă  Villeneuve,

Ă  Emmerin.

Si elle se fournissait

lĂ -bas ?

-Tu permets ? -Oui.

-Merci. Excuse-moi, Gilles. Pardon.

Eh ben, dis donc.

Bon boulot. -Merci.

-Voyons ça.

Elle a retiré 20E hier

moins d'une heure

avant que son fils la voie agressée.

-Par une dealeuse Ă  qui elle devait de l'argent ?

-Et elle deale dans ce quartier,

peut-ĂȘtre.

-Allons voir sur place ensemble. -Gilles, vas-y.

J'appelle le proc.

-(T'as vu comme elle est bizarre ?) -(Oui. Elle se tripote les seins.)

-Hein ? -Quoi ?

-Non, la commissaire.

Elle m'a ignorée.

C'est la fin. -Elle est mal lunée.

-Bon, ben Gilles,

on y va. -Oui. Pars devant.

Je te rejoins Ă  la voiture.

(C'est sûr que non. Tu te fais des films.)

Elle souffle.

Oh, purée. -Oh là là. Désolé.

-Ben non, c'est normal.

Oh, ben... Eh, dis. -Hop.

Elle rit. Alors hop.

-Ah. Encore. -Tac et tac et touc.

-Du coup, alors ? -Je ne sais pas. Regarde.

Je t'arrĂȘte. Tu es libre. -Ah. Oui !

-Non, bloquée.

Tu es libre.

...

-Delphine me parlait. On y va ?

-C'était qui, ce mec ?

-Qui ? -Bon, viens. Le mec qui était là

il y a 2 secondes. -J'ai pas vu de mec.

-Ben, enfin... -Ben non.

-Qu'est-ce qu'on fout là ? Y a zéro dealer ici.

Cri d'effort

-Y avait la queue. C'était interminable.

J'ai raté un truc ? -Grave.

Un mec a promené son chien

Ă  un moment. -Hm.

-Je vois pas ce que la victime

foutait ici. C'est mort. -C'est clair.

C'est clair, c'est clair...

Moi, j'ai un petit creux, lĂ . Hm ? J'ai pris

des sushis. -Yes !

-C'est tes préférés.

Saumon cru, thon cru, daurade crue...

-Ouais... Ben non.

Je me suis remémoré que je n'avais pas faim.

Donc je... VoilĂ . -Oh, dommage.

Ou un plateau de charcut'.

Salami, saucisson, jambon de Parme.

Hm !

Du fromage ?

Regarde comment c'est bon, ça. Crottin de chÚvre.

Un délicieux cépage.

Champagne ?

-Oh, champagne...

-T'en veux ?

-Non, non et non.

-Un cocktail ?

-Tu arrĂȘtes.

-HuĂźtres ?

Une chope ?

-Sérieux, Gilles ? Une biÚre en plein service ?

C'est n'importe quoi.

-T'es enceinte ! Bien sûr que oui.

-N'importe quoi. -Mais si.

-Alors pardon, mais... -Excuse-moi, t'es enceinte.

J'ai 5 soeurs, 12 niĂšces. Pas Ă  moi.

Soupir Je suis trop content

pour toi. Je te jure.

T'es quoi, Ă  16 semaines ? Cloches

Ca va, le transit ?

-Habillée en noir...

-Ma soeur avait

des reflux gastriques insupportables.

Elle va oĂč ? Morgane, fais attention.

-Prions pour Maurice Brossard, qui s'est rapproché de toi.

-Tu fais quoi ?

T'es pas prudente d'aller sur le terrain.

-Je cherche la dealeuse. -Ici ?

-Le fils nous a dit que c'était une blonde habillée en noir.

Hier, il y avait du soleil.

Il faisait plus de 30 degrés.

Qui s'habille en noir par ce temps Ă  part une fan de "Matrix"

complĂštement maso

ou une nana qui sortait d'un enterrement ?

-D'un enterrement ?

L'enterrement de qui ?

-Raymond Sirinelli. Il a été enterré hier

Ă  l'heure oĂč la victime Ă©tait dans le quartier.

La dame en noir a dĂ» le connaĂźtre. -Marche moins vite.

Une grossesse Ă  43 ans, c'est un marathon.

Tu dois te ménager. Et c'est fumeux.

Plein de gens portent du noir en été.

Les mathématiciens, les gothiques, les Suédois.

Ca ne tient pas.

Le cerveau de la grossesse, c'est un délire.

Sa structure se réarrange pour se concentrer sur le bébé.

Toi, tu pars de loin, mais...

HĂ©, c'est qui, le pĂšre ?

-On arrĂȘte de parler de ça. OK ?

-Tu le gardes pas ?

-Je sais pas. T'en penses quoi ? C'est compliqué, non ?

Hou-hou ! Il y a quelqu'un ?

-Un grain de beauté

sur la joue.

-Que faites-vous chez mon pĂšre ?

-Madame Sirinelli ? Lieutenant Vandraud.

Vous connaissez cette femme ?

-Gilles ! ArrĂȘte-la.

-Ho !

-Ho !

-Pousse-toi.

Elle crie.

LĂąchez ça. Vous ĂȘtes

en état d'arrestation

pour trafic de stupéfiants. -C'est trop tard.

Dites-lui que si elle veut un test ADN, elle peut crever.

-De quoi elle parle ?

-Ben, Gilles...

La porte s'ouvre.

-Son fils

vous a vue l'agresser hier.

Quel lien aviez-vous ?

-Je veux parler Ă  mon avocat.

-Me Richard, spécialisé

en patrimoine et succession.

Vous réalisez de quoi on vous accuse ?

Une femme est morte.

Si vous ne collaborez pas, vous aurez besoin

d'un avocat pénaliste. -Comment ça, morte ?

Elle ne vous envoie pas ?

-Non. Alexandra a été poignardée ce matin.

Vous ĂȘtes notre principale suspecte. Alors je rĂ©pĂšte.

Quel était votre lien ?

-On est demi-soeurs,

je crois. -Comment ?

-Hier, elle est venue

à l'enterrement. Elle a pleuré tout le long.

Une fontaine. On n'entendait qu'elle.

La plupart des gens ont dĂ» penser

que c'était une des maßtresses de mon pÚre.

Moi, j'ai compris. Elle avait mon Ăąge.

C'était pire.

-Vous pensez que c'était sa fille ?

-(Oui.)

-Pour nous, son pĂšre vit Ă  Montpellier.

-Non. C'était ma demi-soeur.

AprÚs la cérémonie,

elle n'a parlé à personne sauf au notaire.

Je suis sûre que c'est pour la succession.

-Vous l'avez agressée pour qu'elle renonce

à sa part ? -Non, je voulais négocier.

Elle n'a rien voulu savoir. J'ai appelé mon avocat,

qui a dit qu'elle demanderait

un test ADN. Quand votre équipe est arrivée, j'ai paniqué.

Je ne l'ai pas tuée.

Quand mĂȘme. -On va vĂ©rifier votre alibi.

-Pour info, il n'y a pas l'ADN

dans les cendres. -Ah.

-Coucou. C'est moi.

-Salut, m'man. *Match télévisé

-Salut, m'man. -Salut, Morgane.

...

-Ludo ? -T'es encore enceinte, il paraĂźt.

-Il t'est arrivé quoi ?

-Ah. Accident de trottinette.

Chloé a laissé ses jouets dans l'escalier.

J'ai trébuché. -Waouh !

-Triple fracture du tibia. Du coup, je lui ai dit

qu'on s'occuperait de lui

pendant son ITT. -C'est sympa de proposer.

Mais on a déjà pas mal de choses à gérer.

Hein ? Elle rit.

Et Ludo sort avec Magali.

Elle va peut-ĂȘtre

pas ĂȘtre d'accord

pour qu'on s'occupe de lui Ă  sa place. Hein ?

-C'est fini.

-Ah merde. -D'aprĂšs elle,

j'étais trop pris par les enfants

et dépendant des prises d'otage

d'organisation de mon ex.

Elle se projetait pas. Ce coussin est dur.

Théa, mon oreiller ! -Ca va, pas la peine de gueuler.

Tiens. M'man,

c'est la merde : il y a un délai de réflexion

de 5 jours

pour les Pays-Bas.

Super Poulet peut payer la moitié ?

-On a du mal Ă  se capter en ce moment.

Demain, premiĂšre heure, bim.

-Sérieux ? -Oui.

-T'es Ă  16 semaines. Vite. -Oui.

-Un des 2 autres pĂšres peut payer ?

-Quelqu'un peut m'emmener aux toilettes ?

-Maman. Hein ? Je te laisse gérer.

Ca te réhabitue, si tu veux le garder.

-Morgane...

-Non. j'ai un truc Ă  faire.

Du coup...

Elle soupire.

...

(Toc, toc, toc.)

(Y a quelqu'un ?)

...

-Bonjour. -Ah !

Karadec, on n'attendait plus que vous.

On peut commencer. Asseyez-vous.

-C'est quoi, ce bordel ?

-Elle a fait une installation

pour t'expliquer.

-On s'est plantés.

Sirinelli pÚre n'intéressait pas notre victime, c'est plutÎt

son enterrement.

On a pris les indices

Ă  l'envers.

Par exemple, la page arrachée dans le journal,

on s'est dit que c'était pour le numéro de téléphone.

Pas du tout. C'est le verso de la page.

Au verso, il y a des avis de décÚs.

Elle a entouré tous les enterrements situés

non loin.

-La version courte ? -Désolé.

Elle a rien voulu me dire. -HĂ©, focus.

Je vais pas tout recommencer.

Rappelez-vous les retraits en petites coupures

un peu partout.

Ils ont toujours lieu à cÎté

d'un lieu de culte. Eglise, synagogue...

Elle n'y allait pas pour se droguer.

Mais pour chialer.

-Ca marche pas. Elle faisait 3 retraits par semaine.

Elle ne connaissait pas

autant de morts. -Exact.

Elle les connaissait pas. La meuf se pointait

aux enterrements d'inconnus.

-OK. On tient peut-ĂȘtre un truc.

Tu peux vérifier... -Attendez.

Les retraits en coupures,

c'était pas pour priser,

c'Ă©tait l'argent pour la quĂȘte.

-Ah !

-C'est bon. Je vous crois.

-Je vais au bout.

J'ai quand mĂȘme... Bref.

Elle avait souvent les yeux rouges.

C'était pas

la fumette.

C'était...

Ă  force de chialer.

Sanglots

Il rit.

Et attendez...

Le pompon de la pomponette.

L'odeur imprĂ©gnĂ©e dans ses vĂȘtements,

je vous le donne en mille. De la meth, du crack, de l'héro ?

Pas du tout. C'était...

Telle un tambour

Tadam !

-L'encens.

-Sérieux ? Mais comment... Vous m'avez tout gùché.

-Ben oui. -On avait compris.

-D'accord, mais quand mĂȘme. -Gilles, appelle le mari.

Vous connaissez l'une de ces personnes ?

Gargouillis

-Non. C'est quoi ? -Une liste

d'enterrements de ces derniers mois.

Votre femme aurait assisté à chacune de ces cérémonies.

...

-Quoi ?

T'étais au courant ? -Non. Pourquoi elle aurait fait ça ?

-On se le demande.

On a parlé aux pompes funÚbres

qui l'ont identifiée. Elle se mettait au fond,

ne se mélangeait pas à l'assemblée

et pleurait.

Gargouillis -Pardon. J'ai pas petit-déjeuné.

Je vais me faire un frichti dans la cuisine. Bougez pas.

-D'aprÚs les témoignages qu'on a réunis,

elle a commencé à s'y rendre

il y a 1 an.

S'était-il passé quelque chose

qui expliquerait

son comportement ?

Il soupire.

-Va voir ton frĂšre.

-J'écoute.

-Ma fille a perdu son petit ami en mars, l'année derniÚre.

Il s'appelait Robin.

Robin Le Biau.

Il a traversé une voie de chemin de fer

en skate en rentrant de soirée.

Un train l'a fauché.

Ca a été atroce.

Moi, j'avais...

un dĂźner de boulot au Touquet.

Mais Alexandra était là.

-Ca a dĂ» ĂȘtre un choc terrible.

Ca a un lien,

vous pensez ? -Peut-ĂȘtre, oui.

-Comment ça ?

-Les mois qui ont suivi, Manon a complÚtement sombré.

Elle a mĂȘme arrĂȘtĂ© de manger.

-Alexandra a été super.

Elle était à l'écoute, présente. Tout ce qu'il fallait.

Je me suis rendu compte à un moment donné

qu'elle prenait des antidépresseurs.

Je lui en ai parlé. Elle a avoué

que peu aprÚs, elle était tombée enceinte

et avait fait une fausse couche.

-Elle n'avait rien dit sur le moment ?

-Non.

Mais vu ce que traversait notre famille,

je pense qu'elle ne voulait pas nous encombrer avec ça.

Je me suis laissé convaincre qu'elle allait bien.

Elle allait pleurer en secret.

-HĂ©, dites...

Qui a fait ces cookies ?

-Une amie d'Alexandra

nous a déposé ça ce matin.

Elle venait voir notre état.

-Vous la connaissiez ? Elle s'appelle ?

-C'est la 1re fois que je la voyais.

-Excusez-moi. Je reviens.

Je travaille. -Moi aussi. Vous croyez quoi ?

J'ai vu ce Tupperware chez le pĂšre de Laurence,

quand on est allés la toper avec Gilles.

Donc la cuisiniĂšre

était aussi à son enterrement.

Comme notre victime. Je parie

que c'est la tueuse.

C'est hyper bon. Goûtez.

Aux noix...

de macadamia. -Bon, Morgane.

Je vais continuer d'interroger le mari.

Pour creuser...

-Ah, ben oui. J'appelle Gilles.

-Bonne idée.

Brouhaha

-Excusez-moi.

-Vous l'avez vue

se disputer avec quelqu'un ? -On en est oĂč ?

-J'ai interrogĂ© 2 rabbins, 4 prĂȘtres, 3 imams,

des croquemorts. Ils l'ont tous vue, mais aucun

n'a d'incident

en tĂȘte. -Rien de probant.

Autre chose ?

-Euh, ben... Non. Enfin, pas...

Pas pour l'instant,

mais je crois qu'on va trouver. Hein ?

-On a du nouveau.

La police de L'Epine a appelé. Un agent d'accueil l'a reconnue

sur notre appel à témoins.

La veille, elle a pris rendez-vous pour une déposition.

-A quel sujet ?

-Elle a pas précisé.

C'était juste aprÚs l'enterrement de M. Sirinelli.

Je leur ai demandé

leur vidéosurveillance. -Je l'ai !

-C'est elle. Qu'avait-elle

Ă  raconter ? -Avancez.

Ca, on l'a... -Regardez

le véhicule.

Elle le suit.

-ArrĂȘte.

On voit pas sa tĂȘte. -C'est un notaire.

-Comment ?

-C'est un notaire.

Il a une cocarde.

-Mais ta suspecte hier, elle a pas dit

avoir vu la victime parler au notaire de son pĂšre ?

-Parole du Seigneur. -Ils sont en pleine cérémonie.

-Notre tueuse est peut-ĂȘtre lĂ . -On va les dĂ©ranger.

-Mais on enquĂȘte.

Comment tu veux qu'on enquĂȘte sans venir ?

AĂŻe ! -Chut.

-(Chut.) -Ca va ?

-Tu lui as donné, par la voie de l'archange

et par la trompette du ciel, le Seigneur lui-mĂȘme...

-(Mais Morgane, on ne fouille pas dans le sac des gens.)

(ArrĂȘte.)

-(Aide-moi, toi aussi.)

(Tupperware, couvercle bleu.)

-Les vivants,

nous qui sommes encore lĂ ... Soupir

A la rencontre du Seigneur.

Ainsi...

nous serons pour toujours auprĂšs du Seigneur.

-ArrĂȘtez

de bouger. -Pardon, madame.

(Elle a raison. ArrĂȘte.) -(Oui, ça va.)

-Tu restes tranquille. Elle le singe.

-(T'as pas honte.) -Pff.

-Prions ensemble pour Arlette Martineau,

qui demeure dans nos coeurs.

Sanglots Son sourire, sa force...

...

Un geste d'aspersion du cercueil en mĂ©moire du baptĂȘme.

Toussotement

*-Commandant, tout va bien ?

-J'attends devant chez le suspect. *-Il est peut-ĂȘtre en pause dĂ©j'.

-Effectivement.

*Bip de la voiture

-Ranger ! Alpha Tango

*Papa Charlie. Appel à toutes les unités.

Besoin de renfort sur une pilote.

Individu de type suspect.

Potentiellement complice

d'une tueuse.

-Vous faites quoi ? *-Numéro :

"R" comme "Rihanna",

"G" comme "gynéco",

"P" comme "périnée". -Vous mobilisez la fréquence.

*Gilles, t'es lĂ  ? *Sonnerie

-Je peux pas te parler. Je suis en filoche.

*-OK, mais Ludo squatte la télé et veut que je cuisine.

-ArrĂȘtez ça tout de suite.

*-Passe-le-moi. *-Oui ?

*-ArrĂȘte d'emmerder ThĂ©a. Commande-toi un truc.

Merde.

Oh putain, c'est Super Poulet.

*Je le ghoste. Il va m'emmerder parce que j'ai la caisse de Gilles.

*-OK, je commande quoi ? -Prends des bo buns.

*Tout le monde aime ça.

*-Suspicion de vol

de véhicule de police banalisé. -Voilà.

-Ah, attends. J'ai des renforts

qui arrivent.

C'est pas trop tĂŽt.

Vous restez derriĂšre moi, OK ?

Mettez-vous derriĂšre.

C'est moi en tĂȘte et vous derriĂšre !

*-Conductrice instable.

-Eh ben voilĂ .

On a les flics au cul. Vous avez entendu ?

-C'est une filoche.

Pourquoi vous avez allumé le gyro ?

-Sortez de cette ligne. *-On doit ĂȘtre discrets.

-Chapeau, la discrétion. Elle est belle, la police.

De la distance. Vous me collez, lĂ .

J'avais dit des banalisées.

Il se gare. Il va nous griller. On passe

l'air de rien. Discret, les gars.

*SirĂšnes

...

...

Merde. Il s'est barré.

Voilà. Merci bien. La fine équipe.

Vous faites quoi ici ?

...

Je vous félicite pas. Hé, mais ça va pas ?

LĂąchez-moi. -Vous ĂȘtes complĂštement tarĂ©e.

-HĂ©. -Police partout, justice nulle part.

-Mains sur le capot.

-OK. Vous ĂȘtes en colĂšre. Vous m'avez dit de suivre

ma piste. -Morgane...

Taisez-vous.

-(OK, OK.)

*-Avez-vous besoin d'un véhicule ?

-Karadec ?

Euh...

Je me disais qu'étant donné...

que ça a l'air de prendre plus de temps que prévu,

peut-ĂȘtre que ce serait le bon moment...

pour vous parler de quelque chose.

-Vous me détachez.

On est collÚgues. -C'est bon. On a vérifié.

Désolé, commandant. -Aucun souci. Suivez-moi.

-Pour vous, ça marche ? Hé, hé ! Et moi ?

Détachez-moi. Je suis sur une piste. Merde !

Soupir Ah d'accord, super.

-Une liste d'enterrements.

Murmures

...

-(Morgane ! Morgane... Vous faites quoi, exactement ?)

-Je suis ma piste.

-Allez. -AĂŻe ! Vous me faites mal.

-Pardon, je suis désolé. -Aïe, purée.

-Vraiment, je m'excuse.

-Salut, la compagnie.

Soupir

-Prions pour Maurice Brossard.

-Morgane ? -Ben venez. Faites pas votre timide.

Avec ce qu'ils se mettent dans les fouilles,

ils peuvent nous payer l'apéro.

Permettez.

Alors...

Comment marche cette arnaque ?

Qui commence ?

OK, je me lance.

Alors... Vous, Tupperware,

vous ĂȘtes toujours

à l'église

en train de fricoter on sait pas quoi.

Vous devez ĂȘtre

assistante paroissiale.

-O Dieu...

Ce genre ? Ah ! VoilĂ .

Ca vous permet

de rencontrer les familles

pour organiser l'enterrement. Mais vous n'ĂȘtes pas catho.

Vous, ce qui vous intéresse, c'est de repérer les morts riches.

Et le jour du pot du souvenir,

vous vous pointez avec vos cookies

et vous planquez un faux testament.

Et qui se charge

de vendre

les biens immobiliers, avec commission,

au passage ?

C'est vous, l'agent immobilier. Elle rit.

Et vous ĂȘtes qui ?

-Le notaire.

-Mais bien évidemment. Le notaire

qui authentifie

le faux testament dans lequel le défunt vous lÚgue tout.

Ca m'a donné faim, ça. Passez-moi la carte.

-L'arnaque dure depuis quand ? -Arnaque... Comme vous y allez.

-Ou escroquerie en bande organisée. Donc Alexandra avait tout compris ?

A force de faire les enterrements, elle avait dû repérer

votre petit manĂšge. -NON !

-On la connaissait pas.

-Et votre visite

aprÚs sa mort ? -La charité chrétienne.

Je soutiens les familles.

-Oh, l'autre ! Ce petit carnet Ă  fleurs

qui sort du sac,

on l'a vu chez elle

aprĂšs sa mort. Il avait disparu ensuite.

C'est ça que vous ĂȘtes allĂ©e chercher.

-Vous permettez ? -J'hésite entre le hachis

et la quiche. Elle est bonne ?

-Nom des défunts, héritiers,

descriptif des biens. Tout y est.

Alexandra vous a volé la preuve nécessaire pour vous dénoncer.

Vous l'avez tuée

pour la faire taire. -NON.

-Attendez. On fait juste

des petites arnaques.

Tuer des gens,

c'est un autre métier. -On l'avait vue.

On l'a laissée faire

son manĂšge, elle nous laissait faire le nĂŽtre.

Jusqu'Ă  avant-hier. -Comme d'habitude,

elle chouinait au fond de l'église. On s'ignorait poliment.

Je me suis levée pour lire la priÚre universelle.

DerriĂšre le pupitre,

je l'ai vue me dévisager.

J'ai cru ĂȘtre parano.

Mais j'ai remarqué qu'elle avait pris mon carnet.

-Puis elle a vu Régis.

Elle lui a demandĂ© oĂč Ă©tait la police.

-Elle a été dans ce commissariat

et a pris rendez-vous pour déposer plainte.

Vous l'avez suivie pour l'éliminer avant.

-Non. Vous l'avez regardé ?

On est rentrés chez nous

la trouille au ventre.

Quand j'ai appris sa mort,

je suis allée chez son mari récupérer le carnet.

-C'EST TOUT.

-C'est tout. -Va pour un hachis.

J'en ai pas mangé depuis des années.

Excusez-moi.

Il vous reste un hachis ?

Ca pue ! Pourquoi t'as demandé une machine

si tu pouvais pas l'étendre ? -J'avais plus rien de propre.

Pas ma faute si tu rentres tard.

-C'est quoi, ces bouts de mouchoirs ?

T'as pas vidé tes poches, sérieux ?

T'as quel Ăąge ? -Je peux pas tout faire.

Tu vois mon état.

-Oh, oui...

-T'as parlé à Super Poulet ? -Non. Aide-moi, s'il te plaßt.

-Tu espĂšres quoi ? Qu'il va te dire

"Super ! Je rĂȘvais d'avoir un bĂ©bĂ© avec celle

"Ă  qui j'en veux" ?

Maman... Vous ĂȘtes pas prĂȘts.

Vous vous tutoyez mĂȘme pas.

-Dis-lui franchement

que tu veux le garder. Sinon, elle va pas te lĂącher.

-J'ai pas décidé.

-Hm ?

-Quoi ?

-T'as vu le bordel qu'est ma vie ?

C'est pas les conditions idéales. -Hm-hm...

En mĂȘme temps,

c'est mieux

que quand t'as eu Théa sans pÚre. -Bon.

-Ou Eliott. On avait couché 2 fois.

Elle rit.

Ou Chloé quand on se séparait.

-Oh, oui.

J'avais oublié. -Le bordel, c'est ta vie.

Je connais personne

à qui ça réussit mieux.

Il gémit.

Donne-moi une rĂšgle. Ca me gratte.

-Non, doudou. On avait dit pas sur les piĂšces

Ă  conviction.

Elle soupire. -Oh !

-HĂ©, Karadec !

(HĂ©, Kara !)

C'est moi. HĂ© !

Hou !

Kara, sérieux !

Nan, sans déc'.

J'ai une fulgurance.

Allez, venez.

Kara, déconnez pas. Descendez.

Je vois que vous ĂȘtes lĂ . La lumiĂšre s'est Ă©teinte.

Je vous vois.

Les voleurs d'héritages

se sont fait une parano.

Elle voulait pas

les balancer

en allant voir la police.

En fait, dans le carnet, elle cherchait juste

la priĂšre universelle.

-Prions...

-Moi non plus, je ne savais pas ce que c'est.

J'ai fait une recherche.

On fait ça à la fin de la messe

pour rendre hommage à des gens morts récemment.

Mme Tupperware

a dit qu'en lisant la priÚre, elle s'était sentie

dévisagée.

Elle en a déduit, comme nous,

qu'elle avait grillé son arnaque.

Mais pas du tout. C'est pas ça.

Ce qui est génial, c'est qu'Alexandra a bloqué

sur une partie précise de la priÚre.

Et cette partie, c'est...

Vous voulez savoir ?

"Nous prions

"pour Mme Chevrier,

"partie le 5 mars dernier, entourée

"de ses enfants." Et bim !

C'est "huge", non ? Ben...

Mme Chevrier,

comme Patrick Chevrier, le boss du mari d'Alexandra.

-C'est mon patron.

-Sa mÚre est morte le 5 mars. Tu m'étonnes

qu'Alexandra a pété un cùble en apprenant ça.

-Ferme-la ! -Oh !

Il s'est passé quoi le 5 mars ?

Le petit ami de sa fille Manon s'est flingué en skate.

-On s'en branle !

-Quoi ? Ca va, oh !

(Je te jure...)

Alors ? Et le mari.

Qu'est-ce qu'il a dit ? Il a dit que ce soir-lĂ ,

il avait un dĂźner de boulot.

Un dĂźner de boulot

le soir oĂč la mĂšre de son boss meurt ?

A mon avis, il a été repoussé. Donc il nous ment.

Pourquoi il nous ment ? -Mais tais-toi !

-Parce qu'Ă  mon avis, il a quelque chose Ă  voir

avec la mort du gamin.

Ah, mon collĂšgue. HĂ©, vous savez que vous avez un voisin psychopathe ?

En plus, il vise bien.

-15 secondes.

-C'était pas le gang des voleurs d'héritages

qu'Alexandra allait balancer aux flics,

mais son mari.

Elle venait de comprendre, comme nous.

Un beau mobile comme ça, ça valait le coup

que je vienne le dire en direct. -C'est brillant. Comme toujours.

Je m'en occupe

demain matin.

La prochaine fois, envoyez-moi un message.

On a Ă©tudiĂ© le rapport d'enquĂȘte

sur la mort de Robin, le copain de Manon.

La nuit de l'accident, un passant a dit

avoir vu un véhicule gris rouler vite

derriĂšre lui.

Il était alcoolisé. Il n'a pas été pris au sérieux

et l'enquĂȘte a conclu Ă  un simple accident.

Mais tout est dans le procĂšs-verbal.

Le soir du drame,

vous aviez prétexté un dßner professionnel

au Touquet. Mais c'est faux.

Votre patron

a perdu sa mÚre ce jour-là. Le dßner a été annulé.

Vous ĂȘtes rentrĂ© chez vous,

d'aprĂšs vos collĂšgues.

La couleur de votre véhicule ?

Il pleure.

...

-C'était un accident.

...

-Vous reconnaissez avoir pris en chasse Robin ce soir-lĂ  ?

...

-Oui, mais je voulais pas.

J'étais rentré plus tÎt que prévu.

Et... quand je suis arrivé, tout le monde dormait.

Je suis monté sur la pointe des pieds.

Quand je suis arrivé dans le couloir,

j'ai entendu du bruit dans la chambre de ma fille.

J'ai poussé la porte.

*J'ai vu ce petit voyou au lit avec elle.

Elle n'avait que 16 ans à l'époque et lui était majeur et...

En train de... Pff !

Enfin, vous voyez.

-Et ensuite ?

-Je suis retourné dans ma voiture.

Pour me calmer.

Quand je l'ai vu sortir avec son skate, j'ai vrillé.

Mais je voulais juste lui faire peur.

Il a essayé de me semer en traversant la voie et...

...

Le train est arrivé. -Personne

n'avait rien remarqué.

...

Puis Alexandra a découvert

la vérité.

Elle voulait vous dénoncer. -Mais non, mais non...

J'ai pas tué Alexandra.

Je savais mĂȘme pas qu'elle se doutait de quelque chose.

-Vous devriez appeler un avocat.

On va vous placer en garde Ă  vue et perquisitionner votre domicile.

...

-Morgane ? -Oui ?

-Je voulais juste te dire au revoir,

au cas oĂč je suis plus lĂ  quand tu reviens.

-OK. HoulĂ , oui.

Oui... -Fais gaffe Ă  toi.

Tu seras sûrement la prochaine. -OK.

OK...

Je vais juste pisser et je reviens. C'est pas...

-(Tu vas me manquer.)

-(Oh, putain.)

...

-Attends. Excuse-moi.

Ah bon, ça va.

Elle rit.

Oups.

-Oui, faut pousser. C'est contre-intuitif.

C'est monté à l'envers. -Ah, OK. Merci. Ah, oui.

Au fait, ton prénom,

c'est quoi, déjà ?

Accent américain Morgane.

Accent américain -Morgane Alvaro !

-Nice to meet you. -Yeah !

Be bop a lula !

Rock'n'roll...

Il est con.

Le loquet se ferme.

-J'ai poussé

la porte.

-Au fait...

moi, c'est Fred.

-On a récupéré son PC sur le téléphone portable.

Je te les apporte pour analyse.

*Notification

...

*-Karadec, c'est moi.

J'ai une intuition. Du coup, je laisse un message.

On a un problĂšme de porte.

Rappelez-moi.

Oui, c'est Morgane.

Faut vraiment qu'on parle. Le mari nous a baladés.

Bon, ben c'est encore moi. Il soupire.

Tant pis, je vous explique en vocal.

Tout à l'heure, quand vous avez interrogé

notre suspect sur la mort de Robin,

il a dit avoir pété un cùble

*en le surprenant avec sa fille.

Mais ça colle pas.

Il a dit avoir poussé la porte

*et ĂȘtre tombĂ© sur eux qui fricotaient.

Il a dit "poussĂ©". Vous voyez oĂč je veux en venir ?

-Non. *-Je sens

que vous voyez pas. Bon.

*C'est pas grave.

Montez. Je vous explique.

Hou-hou !

LĂ -haut. Hou-hou ! Ici.

Là. Voilà. Prenez les escaliers. Montez à l'étage.

Je vous attends. On fait des tests.

VoilĂ .

C'est bon ?

Je peux continuer ?

Vous avez remarqué que la plupart des portes s'ouvrent pareil,

vers l'intérieur des piÚces ?

Vous avez pas remarqué ? Je vous le dis.

Y a plein de raisons.

Ca évite de l'envoyer

*dans la gueule

de la personne derriĂšre

et ça permet de pas rester

coincé dans la piÚce

si besoin.

Vous voyez ?

Exemple.

*Dans la Rome antique,

ils ouvraient vers l'intérieur

pour laisser entrer Janus, le dieu

des changements, des transitions

et des portes. Mais il y a des exceptions.

Comme dans le cas de services rendus Ă  la nation,

oĂč les gars obtenaient le privilĂšge de pouvoir ouvrir vers l'extĂ©rieur.

*Dans la chambre de Manon,

la porte s'ouvre vers l'extérieur à cause du radiateur derriÚre.

Pour surprendre sa fille au lit avec Robin,

Christophe l'aurait tirée, pas poussée.

Il nous a encore menti. Pourquoi ?

*Ce n'était pas la chambre de sa fille,

mais la sienne.

-HĂ©. -(Chut.)

C'est pas sa fille qu'il a découverte au lit.

(C'est sa femme.)

Notre victime se tapait le mec de sa fille.

La fausse couche, c'est du pipeau.

Elle allait aux enterrements pour pleurer

son amoureux.

*Christophe a jamais dit Ă  sa femme ce qu'il a fait.

Quand elle a appris par hasard la mort de Mme Chevrier...

aprĂšs 1 an de silence,

elle a compris et a eu besoin de se confier Ă  quelqu'un.

-Maman...

Comment t'as pu ? Mais t'es une salope.

T'es une putain de cougar ! T'es une sale...

-Pardon. -Ne me touche pas !

*Notification La porte s'ouvre.

-Karadec,

vous avez écouté mes vocaux ?

-Vous avez eu mes messages ?

-Parce qu'il a dit "poussé".

Il a dit "poussé", pas "tiré".

Montez, je vous explique.

-Elle allait pas pleurer un bébé.

-Ca, c'est une exception.

Pourquoi ? -Vous m'écoutez ou pas ?

Brouhaha

...

Il soupire.

-Ca va ?

T'es tout pĂąle.

...

...

-Je voulais pas.

Pardon.

-(Pourquoi ?) -Pardon.

-(T'as fait quoi ?)

Paul sanglote.

...

Paul et Manon sanglotent.

Elle inspire.

-Bon. Alors... Je sais que c'est pas

le bon moment.

Mais ça l'est jamais, donc faut le provoquer.

On a couché et je suis enceinte.

Gilles ?

-On a couché ? Quand ?

-Qu'est-ce que tu fous lĂ  ?

-Le commandant

m'a dit de ranger son arme. Oh, putain.

La fois sur le bureau de Céline. -Hein ?

-Je pensais

que c'Ă©tait un rĂȘve. -Non.

C'est pas avec toi, mais Karadec.

-Karadec ?

T'as raison, il était là,

lui aussi. -Gilles, c'Ă©tait un rĂȘve.

OK ? VoilĂ . -C'Ă©tait un rĂȘve.

-C'ETAIT UN REVE. -Hem... La commissaire

veut nous voir.

-C'Ă©tait un rĂȘve. -Oui.

-Ah. Merci, venez. S'il vous plaĂźt.

Merci de votre attention.

J'ai une annonce. Ce sera court.

-Mon heure a sonné. -J'attendais

d'avoir toutes les infos avant d'en parler.

Le commandant Karadec a demandé et obtenu sa mutation

Ă  la brigade financiĂšre.

Il nous quitte la semaine prochaine

et sera remplacé

par le Cdt Prigent. -Yes.

-Bienvenue...

-Pardon. C'est la brigade financiĂšre. C'est super bien.

C'est... Bravo.

-Eh ben, voilĂ . C'est tout.

Brouhaha

...

...

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