Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Axel.
- C'est moi. - T'es où ?
T'es où ?
Désolé, Corentin, mais je dois rester vigilant.
Je devrais t'appeler Adam, non ?
Ouais, je sais pas. Comme tu veux.
Je te reconnais cette fois.
Je t'avais croisé une fois à Paris.
Quoi ?
Station Gambetta, tu sortais du métro, je faisais la manche.
J'étais pas sûr, mais à cet air ailleurs, j'ai senti un truc.
Je me suis levé, je t'ai suivi.
Pourquoi tu m'as pas appelé ?
J'ai dit "Corentin" doucement, tu pouvais pas entendre.
Et puis, tu te serais pas retourné.
J'ai entendu quelqu'un appeler un Adam et tu l'as rejoint.
Je me suis dit que je m'étais planté.
En fait, non. C'était toi.
Et c'était pas toi.
Ca doit donner une grande liberté, de changer de nom.
Je me suis jamais senti aussi libre que maintenant. C'est con.
Je suis venu pour t'aider.
Ca aussi, c'est con.
Dis pas ça.
J'ai pas besoin d'aide.
Et puis, m'aider à quoi ?
A t'en sortir, à expliquer la vérité.
Y a rien à expliquer. Lola a été tuée, je disparais.
C'est tout.
Tu peux me parler de Lola, de toi et Lola ?
Tu crois que je suis coupable ?
Tu crois que je l'ai tuée ?
Non.
T'es où ?
Pourquoi tu m'as contacté ? Hein ?
Fallait pas revenir ici, Adam.
Faut jamais revenir. Je pensais que t'avais compris ça.
C'est dommage, quand même.
De quoi ?
T'inquiète pas pour moi. Je vais bien, mieux que jamais.
Oublie-moi. Retourne à ta vie.
On se croisera plus tard, par hasard, comme tu disais.
Axel ? Qu'est-ce qui est dommage ?
Qu'est-ce qui est dommage ?
Axel ?
Pas lui !
Attrape l'autre !
Putain,
il est con, ce chien. Allez !
Axel !
Axel !
Axel !
Vous m'avez suivi ?
Pourquoi vous avez fait ça ? Vous l'avez fait fuir.
Désolée si j'ai fait foirer ton rencard.
Je pensais pas que tu retrouverais Axel.
Si j'avais su, j'aurais fait autrement.
T'es un petit cachottier.
Corentin Mantel !
Adam Vollmann, mon cul !
T'étais le copain d'Axel, je me rappelle de toi.
T'as des infos ? Il t'a parlé ?
Tu le crois innocent ?
Si vous aviez pas fait n'importe quoi...
Maintenant, il va se méfier. Il va croire que je l'ai piégé !
C'est foutu, maintenant !
C'est toi qui as voulu brûler le lycée y a 20 ans ?
Une histoire d'harcèlement scolaire, j'ai écrit là-dessus.
C'est pour ça que t'es parti et que t'as disparu ?
Pour te protéger ?
Je suis parti pour vous protéger, vous.
Vous autres, vous tous.
C'est cette ville que je voulais détruire.
Tiens, Mantel.
Tu voulais mater ma bite ? Viens.
Bouffe-la !
Ouvre-moi ça !
- Mantel, viens. - Ouvre !
Ouvre-moi ça !
Tu veux que je défonce la porte ?
Mantel. Mantel.
Ouvre la porte.
Ouvre la porte !
Sors !
Sors !
Bonsoir, jeune homme.
Oh, oh. Doucement.
Je l'ai trouvé dans les affaires d'Axel.
Il appartient à la médiathèque.
Je l'ai lu. Ca va, c'est pas si mal.
Pas si bien. C'est pas si bien.
Si, au début, ça a du style. Après, ça devient maniéré.
Puis finalement, ouais...
ça reste en surface.
J'ai l'impression d'avoir lu ce livre déjà mille fois.
Ca ne vous fait pas de peine ? - Non.
Parce que vous êtes un journaliste qui veut être écrivain ?
Je suis un journaliste qui a écrit un livre.
Oui, oui.
Banal.
S'il vous plaît !
- Il va y avoir de l'orage. - Sans blague ?
Je suis fort en météo.
Sarah ?
Oui, c'est moi.
Pardon, je pensais à Axel si y a une tempête.
Je l'ai vu.
Quoi ?
Axel. Je l'ai vu.
Tout à l'heure.
Il m'avait donné rendez-vous. Il m'avait laissé un message.
Non, je vous crois pas.
Je l'ai vu que de loin.
Quelques minutes.
Il vous a dit quoi ?
On a parlé quelques instants à peine.
Il va bien.
Enfin, je crois. Sa voix était claire.
Il m'a dit qu'il m'avait vu à Paris,
quand il vivait dans la rue.
Et puis, il m'a dit que c'était...
dommage.
Qu'est-ce qui était dommage ?
Je sais pas.
Il est parti après.
Il vous a parlé de moi ?
Non.
Il m'a dit qu'il était heureux.
Heureux ?
Quelque chose comme ça. Qu'il se sentait libre.
Pourquoi il vous a contacté ? Pourquoi il m'a pas contactée ?
Vous êtes très surveillée.
Alors que vous...
Schlak !
Schlak !
Axel a toujours cru que je l'avais sauvé de...
la rue, de...
la disparition de lui-même.
C'est complètement faux. C'est lui qui m'a sauvée.
Je l'ai recueilli,
mais lui m'a offert cette vie bien stable, bien rangée,
le foyer, la maison à la campagne.
Un truc simple. Mes parents étaient artistes.
Music-hall.
Ils avaient leur petite notoriété. J'ai grandi partout et nulle part.
Très entourée et très seule.
C'était bien.
C'était quelque chose, mais c'était un peu...
fragile.
Au bout d'un moment,
cette vie m'a rendue malade. Ca m'a cassé les couilles !
Je comprends. Moi, c'est pareil avec l'odontologie.
- -Quoi ? - -La dentisterie,
le dentisme.
Les dentistes.
Je suis...
le fils de la dentiste.
Ah... Oui.
Quoi, vous méritiez mieux ?
Oui.
C'est ce que je croyais.
Et maintenant, vous avez renoncé à tout.
Pourquoi vous dites ça ?
Ca se voit.
Ca se lit, même.
Oui ! C'est ce qu'on en retient, de votre petit livre.
Cherchez pas, y a pas de chambre d'enfant.
Il en voulait pas, des enfants.
Moi non plus. Au début, parce qu'après, j'ai changé.
J'ai voulu m'offrir un petit peu d'Axel,
lui donner un peu de moi.
Heureusement, ça a pas marché.
Ca risquait pas, on faisait jamais l'amour.
Non. Axel aimait pas le sexe.
C'est un homme sans désir.
Sans libido. Sans éclat.
Il aimait pas son corps. Il savait pas baiser.
C'est impossible d'aimer la baise quand on n'aime pas son corps
ou qu'on arrive pas à l'oublier.
Mais il savait épouser le désir des autres.
- C'est-à-dire ? - Tout ce qu'il a fait,
c'était ça, c'était pour donner corps au désir des autres.
Tennis pour sa mère,
petit champion pour tous les gens de cette ville.
Le mariage, la vie à la campagne.
Mais avec vous aussi, j'imagine.
C'était votre désir qu'il voulait incarner.
Il aurait pu être acteur.
Il aurait pu.
C'est fou,
on parle tout le temps de lui.
Axel, Axel, Axel !
Axel, Axel, Axel !
Axel, Axel, Axel...
Vous le désirez toujours, non ?
T'es comme moi.
T'as le goût du malheur et du désir inassouvi.
T'as besoin d'avoir mal pour être en vie.
Peut-être.
A la différence que moi, je sais aimer.
Je sais aimer très fort.
Très, très fort. Toi, tu sais pas aimer.
C'est grave, ça ?
Ca te plait ?
Je préfère les garçons.
Oui, oui, moi aussi. Je préfère les garçons.
Et toi, tu veux faire des enfants ?
Pardon, excuse-moi.
Excusez-moi.
Pourquoi je m'excuse ?
J'ai pas reçu ton papier, mais on s'en fout.
Regarde l'édition du jour de l'Isoirais Libéré
et rappelle-moi d'urgence.
Corentin Mantel...
M. Mantel ? S'il vous plaît.
On peut vous poser quelques questions ?
On peut vous poser quelques questions ?
Vous pouvez répondre à mes questions ?
T'as dormi là ?
Pourquoi t'as dormi là ?
Tu couches aussi avec Sarah ?
T'as parlé avec elle ? Tu lui as dit pour Axel ?
Elle dit quoi ?
M. Mantel. S'il vous plaît !
- Tu m'as trahi ! - Non.
J'ai écrit ce que j'ai vu. La vérité !
Salut, Mantel.
Oui ! Je sais qui tu es, maintenant.
Non.
Tu te souviens de moi, mais tu sais pas qui je suis.
T'es revenu foutre la merde ? C'est vraiment ton truc.
- J'ai plus 15 ans. Fais gaffe. - A quoi ?
T'es venu te venger ? Tu crois que t'as des comptes à régler ?
On était des gamins. C'était rien.
Des trucs de gamins. Des conneries de gamins.
Axel était au courant de nos conneries.
Il savait qu'on t'emmerdait,
mais il a rien fait, car c'était rien.
C'est toi qui en as fait toute une histoire.
Hé, me colle pas le rôle du sale connard.
C'est fini, tu t'approches plus de ma famille.
Tu boucles tes articles de merde et tu rentres à Paris,
et tu remets plus les pieds ici.
Sinon quoi ? Hein ?
Corentin...
Vas-y, frappe.
Tu penses qu'à ça. Frappe.
Vas-y, ça me dérange pas.
Je me défendrai pas. Vas-y !
Ah, c'est...
Mais pourquoi vous faites ça ?
Prenez-le comme une marque d'affection.
Ah bon ?
Ouais, en vrai, on vous aime bien.
Et on compte sur vous.
Pour quoi faire ?
Pour tout faire péter !
Je vais tout faire péter.
Stop !
Stop !
Ca suffit, j'ai compris.
- Vous m'entendez ? - Oui.
Il a été renversé par une voiture.
L'accident s'est déroulé devant moi.
Il a surgi de nulle part. La voiture pouvait pas l'éviter.
Quoi ? N'importe quoi. C'est quoi, ces conneries ?
Il a perdu connaissance ?
Je sais pas.
Non.
Vous avez mal quelque part ?
Non.
Non ?
Couvre-le.
Vous pouvez bouger vos bras, vos jambes ?
Oui, oui.
Sur une échelle de 1 à 10, le niveau de douleur ?
Je sais pas. Deux, trois.
Vous pouvez décliner votre identité ?
Ils m'ont tabassé et ils ont pris la fuite.
On va vous transférer
à l'hôpital. - Je vais très bien, madame.
Je me suis fait agresser par les mêmes qu'au lac Minot.
Ceux que vous auriez dû choper si vous m'aviez écouté,
si t'avais interrogé Renou !
Au moins, t'as interrogé Muller ?
Pourquoi j'interrogerais Muller ?
Peut-être parce que c'est un facho et un dingue.
Parce que c'est un homo refoulé qui déteste les pédés.
Ou que lui et Renou ont failli avoir ma peau quand j'avais 15 ans.
Stéphane ? Un homo refoulé ?
Pourquoi tu mens comme tous les gens de cette ville de tarés ?
C'est toi qui as agressé Franck Renou dans la rue,
devant témoins.
Et roules en ville avec des bites dessinées sur ta bagnole.
Gwendoline et ses copains !
- C'est qui ? - Ils ont tout filmé,
Ca veut dire qu'ils ont tout effacé.
Tu délires.
J'ai aussi une plainte
pour une intrusion au lycée de la Sainte Union,
impliquant un journaliste du nom de Corentin Mantel.
Ce même Corentin Mantel aurait rencontré
avant-hier Axel Challe.
Faut que tu me parles, si t'as des informations.
- -Je protège mes sources. - -Tu te rends complice d'un fugitif.
Ca y est,
ils ont hacké mon téléphone.
Dolorès Montes m'a montré cette photo hier,
c'est sa prochaine exclu pour TBM.
De quoi tu parles ?
Je l'ai prise en photo avec mon téléphone.
C'est la seule copie qui existe.
C'est pris d'un téléphone, c'est pas l'original.
On voit surtout Axel et son Opinel avec Lola Montes.
Toutes les photos de Lola sont truquées.
Pas seulement celle de Lola en vacances, toutes !
Je crois que Lola Montes n'existe pas.
Quoi ?
Fafa avait raison.
Plus rien n'existe.
Fafa ?
Fabrice. Le type qui filme dans la rue.
- Fafa la folie ? - L'appelle pas comme ça.
C'est lui qui s'est donné ce surnom tout seul.
Et il filme sous les jupes des filles avec sa perche à selfie.
N'importe quoi.
Il a été condamné deux fois pour voyeurisme.
Ca change rien. Change pas de sujet.
Les photos de Lola sont truquées.
Ils nous manipulent. - Qui ça, "ils" ?
J'en sais rien. Ceux qui manigancent ça, n'importe qui !
N'importe qui peut pirater un téléphone
et faire mentir les images, monter un faux crime...
La moitié des informations sur Internet sont fausses.
Des robots envoient des messages,
des questions-réponses, et génèrent des conversations
pour faire du trafic, du clic.
On peut pas lutter ! C'est Internet,
ils peuvent tout faire et tout inventer !
- Ca va. - Non !
Même toi, Valérie.
Si ça se trouve, t'es un hologramme.
Comme Mélenchon !
Non, lâchez-moi !
Lâchez-moi !
Ca ira, M. Mantel.
Non ! M. Mantel, c'était mon père. Il est mort quand j'avais 6 ans.
Tous les Mantel sont morts ! Tous les Mantel sont morts depuis...
Depuis... Depuis...
Depuis toujours !
Ca va aller.
C'est bien que tu sois allé voir Jean-Jacques.
Comment tu sais ça ?
Tu me surveilles ?
Non, c'est lui qui m'en a parlé.
Comment tu connais Jean-Jacques ?
C'était mon dentiste.
C'est pas possible. Tu mens encore.
T'as pas de dents. Tu peux pas avoir de dentiste.
Ma mère avait plein de dents.
Elle volait les dents de ses patients.
Ta mère était soignée dans cet hôpital.
J'allais la voir parfois.
Elle était pas loin de cette chambre où t'es, Corentin.
Tu permets que je t'appelle Corentin ?
Bien sûr. C'est moi.
Tu crois être venu sauver ton ami Axel,
mais t'es venu pour t'excuser auprès de ta mère,
pour expier ta grande faute de fils indigne
qui a laissé crever sa mère avec la main d'une flic dans la sienne
au lieu de celle de son enfant.
Elle était formidable, Myriam.
Tu sais ce qu'elle m'a dit juste avant de mourir ?
Tu veux que je te le dise ?
Maman ?
Oui ?
Tu dors ?
Oui, bien sûr.
J'ai 17 ans...
et je vais faire quelque chose d'inexcusable.
C'est peut-être pas une bonne idée.
Je vais partir, maman.
Pourquoi tu ferais ça ?
Merci, maman.
Mais enfin, Adam !
On dit pas merci dans une tragédie.
C'est vous.
J'ai eu peur. Je vous ai appelé plusieurs fois. Ca va ?
Vous avez eu un accident ? - Oui. Non, mais...
Désolée de vous le dire comme ça,
mais je peux plus vous garder ici.
Votre rédaction qui a appelé, ils ont soldé.
Ils m'ont dit de vous dire...
"Dites à M. Vollmann de prendre le premier train pour Paris.
"Il a rendez-vous demain à la médecine du travail.
"Dites-lui
"de ne pas s'inquiéter." Voilà. Vous inquiétez pas.
D'accord. - D'accord ? Au fait,
des gens... - Vous voilà. Corentin Mantel.
Ou plutôt Adam Vollmann ? - C'est quoi, ce bordel ?
Je pensais qu'on vous avait prévenu.
C'est une équipe de tournage, ils font des repérages.
C'est...
C'est une mine d'or, tout est vrai.
On écrit une série sur l'affaire Lola Montes.
Les Américains ont déjà acheté les droits.
On doit écrire vite
et tourner encore plus vite.
Il faut profiter de l'actu, du trouble encore présent.
Vous comprenez ?
C'est pas de la télé-réalité, ni une docu-fiction,
c'est autre chose.
On cherche autre chose, de la réalité dans de la fiction,
de la fiction dans du réel.
On écrit au fur et à mesure des faits réels.
On prend quelques libertés...
Les prénoms seront changés pour la plupart
et votre personnage pourra prendre un nom différent du vôtre.
Excusez-moi. Je peux vous prendre en photo ?
Vous, M. Mantel-Vollmann,
vous êtes le journaliste en croisade ?
Celui persuadé qu'Axel Challe est innocent ?
Vous ferez un super personnage !
Axel Challe, vous le connaissiez de votre jeunesse ?
Vous étiez amis ?
Certains disent amants. Vous pouvez m'en dire plus ?
Je comprends...
C'est pas évident de se raconter comme ça.
On peut prendre un verre et vous me racontez tout.
Evidemment, c'est moi qui vous invite !
Attendez, bougez pas.
Restez dans la lumière. C'est pas mal.
Adrien, pour la séquence
dans la cuisine, on va mettre un alpha 9 kg
- dans la cour. - -9 kg, c'est noté.
C'est quoi, la séquence de la cuisine ?
C'est l'épisode 1.
Le journaliste, inspiré de vous ou d'un autre...
Ca sera peut-être une femme, mais une femme, ça serait mieux.
Bref, on a un journaliste
et il ou elle s'installe en ville
et en arrivant, il ou elle se fait un thé.
Y a de la buée sur la vitre, alors il ou elle écrit :
"J'ai peur, mais je partirai pas."
Francky !
Ca va ?
Et toi ?
Qu'est-ce qui t'amène ?
On va voir un scooter pour le gamin.
Tu te promènes ? - T'as grandi, Simon !
- Moi, j'ai rendez-vous. - Ca marche.
- On s'appelle. - Pas de problème.
Hé, Renou ?
Arrête. C'est pour les gamins ! Arrête, allez.
Allez, salut. - Salut !
Ca va, beauté ?
- Je t'attends depuis 10 min. - J'étais à la salle.
J'essayais d'acheter une arbalète sur Internet.
- Tu rigoles ? - Un bisou, quand même ?
- Non. - Allez.
Vous roulez 23 km/h au-delà de la limite autorisée.
C'est dangereux pour vous et pour les autres.
Vous risquez 6 points de retrait sur votre permis.
Tu comprends pas, je suis devenu un de leur personnage et leur proie.
Vous roulez 28 km/h au-delà de la limite.
C'est dangereux pour vous et pour les autres.
T'es une machine.
Quand je te parle, je parle tout seul. Je suis pas fou.
... de la nervosité dans votre voix.
Peut-être avez-vous besoin de vous reposer...
Axel !
Faut que je te tire dessus pour que tu me répondes ?
Qu'est-ce que tu fous, Fabrice ?
Je termine mon oeuvre.
De quoi tu parles ?
J'aurais préféré que ça finisse autrement, mais...
on choisit pas la fin de l'histoire, même en l'écrivant.
Tu crois pas ?
Tu délires.
On aurait dû continuer l'enquête ensemble.
Je t'aurais filé des indices, tu te serais senti super fort.
T'aurais cru que tu les trouvais tout seul.
J'aurais été ton acolyte.
On aurait fini par traquer Axel ensemble dans cette forêt.
Tu souffres ?
Oui.
Moi aussi !
Pourquoi tu répondais plus à mes appels, comme ça ?
Hein ?
Ca se fait pas. C'est très blessant, c'est...
Après tout ce que j'ai fait pour toi. Après tout ça !
T'es fou.
Je voulais juste être ami avec toi, comme avant.
Un fou dangereux !
Allez, c'est bien, c'est ça.
Continue. Tu recommences à devenir méchant.
C'est toi ?
Quoi, moi ?
T'as tué Lola.
Lola, c'était une pauvre fille.
C'était une pauvre gamine solitaire, en dehors du monde.
Elle était comme moi.
Tu sais qu'on était amis, Lola et moi ?
Elle s'intéressait à ce que je faisais, à mes vidéos et...
elle venait à la médiathèque aussi.
Et quand je filmais.
Après, elle a rencontré Axel.
Tu vois...
Axel qui aimante les gens.
Axel qui les aspire, qui leur vole leurs âmes.
Et puis voilà, c'était comme avec toi.
Comme avec toi, quand tu m'as lâché pour lui.
On n'a jamais été amis, Fabrice.
Je te connais pas.
J'ai aucun souvenir de toi.
Personne se souvient jamais de moi, mais...
c'est pas grave.
J'ai l'habitude, en fait.
C'est pas grave, ça va venir. Mieux vaut tard que jamais.
Je me suis débarrassé d'Axel,
puis j'ai tué Lola. Je t'ai fait revenir.
Quoi ?
T'es pas content ?
C'est toi
qui te plaignais quand t'étais gamin
qu'il se passe rien ici, ou dans ta vie !
Maintenant, il se passe quelque chose d'extraordinaire !
Mais arrête de t'enfuir !
Axel a disparu. Il reste que moi et toi.
Mais je vais pas te faire de mal, tu sais.
Pourquoi tu cavales comme ça ?
Tu t'es blessé en tombant, tout à l'heure.
Tu m'as tiré dessus !
Et avec quoi !
Avec mon fusil imaginaire, peut-être ?
Pourquoi tu m'as abandonné ?
Pourquoi t'es parti comme ça ?
Axel, on savait tous qu'il allait pas moisir ici,
mais toi, tu devais rester avec moi.
Avec nous.
T'étais pas meilleur que nous.
T'étais tout aussi mauvais, tout aussi pourri que nous tous.
C'est l'Opinel d'Axel, ça.
Ca va te faire un souvenir, comme ça.
Tu le prends, comme ça...
Si tu veux te défendre, si t'as peur de moi...
Tu te souviens, y a 20 ans
quand tu voulais tuer Renou et Muller, avec ton petit couteau ?
Tu m'avais raconté et...
j'avais dit que je t'aiderais.
Puis, on avait un plan.
Ca aurait pu se terminer autrement, Adam.
Ces derniers jours ont été les plus beaux de ma vie.
Adam !
Adolescent, j'étais terrifié par une vieille femme
qui tournait dans mon quartier.
Epaisse
et courte, des cheveux blancs, sales, trainant sur le dos,
elle poussait en permanence un caddie vide
en prononçant ces paroles :
"Ne mangez pas les animaux, mangez les enfants."
Je n'étais plus un enfant
et je n'avais pas peur que la vieille folle me dévore,
mais sa présence était le rappel permanent
d'un déséquilibre et d'une menace inhérents à la ville.
A mon adolescence et à autrui.
Je ne la rencontrerai plus,
elle a dû mourir depuis longtemps, mais sa phrase me poursuit.
"Ne mangez pas les animaux, mangez les enfants." Non.
Ne mangez pas les enfants, ne mangez pas Lola Montes,
ne mangez pas Axel Challe, ne mangez pas Adam Vollmann.
Eloignez les sorcières et les vengeances.
Sous-titrage : VDM
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.