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C'est un modèle très facile d'utilisation
avec un logiciel très intuitif
et la promo lui donne un rapport qualité-prix
assez unique en ce moment.
Tu le caches où, ton assassin de mari ?
On sait que tu le protèges. Pourquoi ?
C'est une ordure, il a tué la gamine avec qui il te trompait.
Pourquoi tu dis rien, Sarah Challe ?
T'as trop peur ou t'es un monstre comme lui ?
Je peux vous aider ?
Euh...
Je suis un ami d'Axel.
Axel n'a pas d'ami.
Je m'appelle Adam. Vollmann.
Il a jamais prononcé ce nom.
C'est normal. Mais il me connaît très bien.
Vous êtes journaliste ?
Oui.
Oui, j'y suis en 5 min.
Je retourne dans mon appart et j'actualise ça.
On l'a mis à jour, ton papier avec la conférence de presse,
à partir de la dépêche.
Je rajoute mes éléments et je t'envoie ça.
Ajoute de l'ambiance et du terrain,
du concret, c'est pas un papier d'opinion.
Allô ?
Allô ?
Allô ?
T'es toujours là ?
Tu m'entends ?
Adam, tu m'entends ? - Oui.
Ecoute, l'enquête est pas simple.
- On t'a demandé de rendre compte. - Très bien.
On analyse la vidéo de Lola Montes diffusée hier.
La photo que tu nous as envoyée...
OK, je capte mal. Je te rappelle. Ouais.
Elle est bien, ta nouvelle raquette ?
Ouais, pas mal.
- T'as remercié Jean-Jacques ? - Bien sûr.
Ca se passe bien avec Jean-Jacques.
Vous vous entendez bien, non ?
Quoi, t'es jalouse ?
Non, je suis contente.
Je suis contente que tu te sois fait un ami au lycée.
Quoi ?
Cet Axel. Tu me le présenteras ?
Je sais pas si c'est un ami.
Pourquoi tu dis ça ?
Je sais pas.
Je me suis tu 5 ans, Madame,
et vais encor me taire plus longtemps.
Le ciel sait qu'au milieu des honneurs qu'il m'envoie,
je n'attendais que vous pour témoin de ma joie.
Avec tout l'univers, j'honorais vos vertus,
Titus vous chérissait, vous admiriez Titus.
Adieu.
Je vais le coeur trop plein de votre image.
T'as sauté toute une partie.
Adieu, je vais le coeur trop plein de votre image.
Attendre, en vous aimant, à mort pour mon partage.
Tu viens souvent ici ?
Ouais, parfois.
Et tu connais ça comment ?
Viens, on redescend.
- Vous foutez quoi là ? - J'enquête !
Vous enquêtez souvent dans les souterrains ?
Je cherche Axel. Je cherche à comprendre.
Je prépare un portrait de lui.
Comment vous connaissez cet endroit ?
Axel m'y avait conduit, y a longtemps.
Il m'avait dit que j'étais la seule.
Eh ben, non.
Vous êtes Corentin Mantel, c'est ça ?
Ca a été mon nom, y a longtemps.
Axel m'avait avertie qu'un jour,
un homme de ce nom viendrait peut-être
et qu'il se présenterait comme son ami.
Ah bon ?
Il m'a dit que je pourrais probablement vous faire confiance.
C'est le cas.
Je lui apporte à manger.
J'avais compris.
Vous avez pas été suivi ?
Non.
Et vous ?
Je suis tout le temps suivie.
Mes téléphones sont sur écoute, mon ordinateur est traqué.
Y a pas un mail ou une recherche qui leur échappe.
Je marche dans la forêt deux fois par semaine,
mais jusqu'ici, ils savent pas me suivre.
Il est où ?
Même si je le savais, je vous le dirais pas.
Vous pensez qu'il est innocent ?
Axel pensait que j'allais venir.
Axel pensait que j'allais venir.
Axel pensait que j'allais venir.
Tu me vois, Axel ?
C'est toi !
Je t'imaginais pas amateur de belles bagnoles.
J'aimerais bien
avoir une belle bagnole comme ça.
Avec un chauffeur.
J'irais à l'arrière avec Fous-le-camp.
On regarderait les gens qu'ont pas de fric.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Calmos ! Je pourrais te retourner la question.
Vous m'avez suivi ?
T'es parti faire une petite balade ?
Vous m'avez pas répondu. Vous faites quoi ?
Je les accompagne.
Reportage "embedded" avec les forces de l'ordre
qui traquent le fugitif. Tiens.
Tiens, Fous-le-camp. Tiens, tiens.
Je suis la seule autorisée.
Souhaite-moi bonne chance.
Je serai peut-être en première ligne quand ils le choperont.
Ils parlent en japonais.
Vous le connaissiez ? On a commencé le fitness
ensemble avec Kévin. On adorait ça, c'était notre truc.
Il est mort à 25 ans, le pauvre. Accident de bagnole.
C'était mon meilleur ami.
Excuse-moi, c'est encore très douloureux.
C'était vraiment un chic type.
C'est toujours les meilleurs qui partent en premier.
T'as déjà perdu quelqu'un de proche ?
Oui.
Stéphane. Stéphane Muller, enchanté.
Adam. Adam Vollmann.
Tu pratiques beaucoup, non ?
Je peux te tutoyer ? Ca te dérange pas ?
Guerches-sur-Isoire,
mais plus rien ne sera jamais comme avant.
Pendant que la traque du suspect...
J'étais au lycée avec lui.
Quoi ?
Ce fils de pute d'Axel Challe. J'étais au lycée avec lui.
... le meurtre sauvage et inexpliqué de Lola...
J'ai jamais aimé Axel.
Ouais, il était super beau, OK.
Bien sûr, mais c'était une imposture.
En terminale, il a pris pour pote un type de seconde.
Enfin, ce type, c'était comme une créature,
un rat qu'on porte sur l'épaule.
Un gars qui venait d'ailleurs. Il s'appelait Manta ou Mantigue.
Un connard méprisant, le nez dans les bouquins.
Un type mauvais, personne l'aimait.
Même sa façon de marcher, c'était n'importe quoi.
C'était comme s'il marchait pas franchement.
Il glissait, il soulevait pas assez les pieds,
comme un mec fatigué, putain !
Ca me rendait dingue.
Je voulais tout le temps le frapper.
C'est marrant comment ça revient, les souvenirs.
Parfois, ça prend aux tripes, ça fait un truc physique.
Attends, je te regarde toi ou la caméra ?
C'est pas pour diffuser. Je retranscris après.
OK.
Je te regarde toi alors, je préfère.
Qu'est-ce que je disais ?
Axel et son pote pourri !
Le fait qu'Axel prenne ce type pourri sous son aile,
c'était la preuve qu'il était pourri aussi.
Sa perversité, le monstre qu'on voit tous aujourd'hui,
je dirais qu'elle a commencé à sortir au contact de ce Manta.
Tu filmes plus ? - J'ai plus de batterie.
On va chez toi pour continuer, comme ça tu recharges ?
Non ! Ca va, t'inquiète.
C'est mon métier, je t'écoute.
Tu vas me citer ?
Ca dépend.
De quoi ?
De moi.
Ah.
Tu sais ce que tu devrais écrire comme papier ?
Un truc sur le survivalisme.
Je peux tout t'expliquer.
On s'en fout d'Axel Challe, mais ce genre de crime,
ça montre une chose :
que le monde court à sa perte.
Le chaos. La violence.
La violence est partout, chez tout le monde. Et ça monte.
Tu crois pas ? - Si.
Il faut s'y préparer. Faut s'entraîner.
Faut se défendre. Tu connais le krav maga ?
Je te montre ? Flippe pas, je te montre une prise.
Laisse- toi faire, je vais pas te faire mal.
OK, calme-toi.
Je te montrerai plus tard. Je vois que t'as une belle énergie.
T'as pas de technique, mais tu te défends, j'aime ça.
Putain, ça fait longtemps
que j'avais pas aussi bien parlé avec quelqu'un.
Dégage.
Dégage !
Je vous crève tous.
- Ca t'apprendra. - Tu fais moins le malin ?
Venez, on se casse !
Ah.
Ca va ?
Corentin.
T'étais où ?
Tu peux pleurer, ça changera rien.
Je réclame vengeance.
Je veux que tu m'aides, maman.
Je veux que tu me protèges.
Sois pas si dramatique.
Tu vas rien faire pour moi ?
Des Renou, des Muller, t'en croiseras d'autres.
Tu dois apprendre à vivre malgré tout, malgré ça.
Tu dois...
t'adapter, t'endurcir s'il le faut.
T'es différent et quand on est différent,
on doit apprendre à vivre différemment.
C'est à moi de changer ? C'est bien ça que tu dis ?
Je dis que c'est à toi de trouver tes propres parades.
Tu veux mourir ?
Non.
Tu peux me parler, tu sais.
Je sais.
Je suis désolé.
Ca va aller. C'est rien.
Tu te feras plus de mal comme ça ?
C'est normal d'être en colère à ton âge.
Ca va passer, tu verras.
Attention, Adam, vous roulez 13 km/h
au-dessus de la limite autorisée en centre-ville de Guerches,
une zone de contrôles de police fréquents.
Ta gueule, Cyril !
Je détecte une pointe de nervosité dans votre voix.
Peut-être avez-vous besoin de vous reposer ou de parler à quelqu'un.
- -Quoi ? - -64 % des accidents de la route
sont liés à une trop grande nervosité au volant.
Vous pouvez me parler si vous voulez.
T'as cassé la cloison ?
Ouais. J'ai fait quelques travaux.
C'est mieux, non ? C'est plus grand.
Sauf si tu préfères boire de l'eau si tu dois rentrer en voiture.
Je vais pas dormir ici, t'inquiète pas.
C'est pas ce que je voulais dire.
Tu peux dormir ici si tu veux. Tu es chez toi.
Ca ira. Merci.
T'es là pour Axel ? Pour l'affaire ?
Quand je t'ai vu,
je croyais que tu venais enfin voir la tombe de ta mère.
Je suis con, hein ?
T'es juste venu remuer la merde comme les autres.
Je suis venu pour mon travail.
Ton travail.
Qu'est-ce que t'as ?
Je me suis pris une porte.
Tu t'es encore battu ? Le cirque recommence ?
Non. Le pire, c'est que c'est vrai.
Je me suis vraiment pris une porte, ici.
T'as été voir un médecin ?
Ca va.
Hm. Tu veux que je regarde ?
Non. Ca va, je te dis.
Tu l'avais revu, Axel, depuis son retour ?
Je l'ai croisé, par hasard.
Il t'a demandé de mes nouvelles ?
Y a vraiment que toi dans ta petite tête.
Tu peux changer de nom, de ville, ça change pas, c'est toi, toi.
Comme dans ton petit roman.
Ca s'est bien vendu, "La maigre complainte d'Adam Vollmann" ?
C'est ma vie que j'ai choisie en choisissant mon nom.
T'as renié ta mère pour ça.
Non. Je l'ai pas reniée.
T'as renié son nom et t'as disparu.
Si t'avais pas disparu, elle t'aurait parlé du retour d'Axel.
A lui, t'es resté loyal.
Arrête, Jean-Jacques.
Pour moi, c'était dur
que tu partes, j'ai pas compris.
Mais j'étais juste ton beau-père.
Alors que Myriam...
C'est dégueulasse, ce que tu lui as fait.
- -Je sais. - -Evidemment que tu sais.
Heureusement que tu sais !
Mais ça te rend pas moins dégueulasse.
Tu l'aimais, ta mère ?
Réponds !
Aie du cran pour une fois !
Oui, je l'aimais.
Et tu lui as dit ?
Ne serait-ce qu'une fois ? Tu lui as dit ?
Tu lui as apporté quoi ? A part une vague présence et un chagrin.
Tais-toi, maintenant.
- -Tu me donnes pas d'ordre ! - -Ca va chéri ?
Ca va.
Ca va, mon coeur.
Ca va, chérie.
D'accord.
Bonsoir.
Pardon, je savais pas.
Tu savais pas quoi ?
Tu vas me faire
la morale ?
Coco, excuse-moi. Je me suis énervé, je voulais pas.
C'est bien que tu sois là.
Ca me fait plaisir de te revoir,
de voir que tu vas bien.
C'est une lettre d'elle. De ta mère.
Elle t'a écrit, y a quelques années.
Elle savait pas où l'envoyer, elle a jamais eu ton adresse.
Après sa mort, je l'ai gardée, au cas où.
Bonjour, vous êtes sur la boîte vocale de Kiyoshi.
Désolé, mais je ne suis pas là.
Mon cher Kiyoshi, c'est à toi que j'aurais aimé parler ce soir.
C'est à toi que je peux tout dire.
Bonne nuit.
Bonsoir.
Bonsoir.
- Vous travaillez pour qui ? - Pour personne.
Vous tournez un documentaire ?
Non.
Je filme.
Enfin, j'enregistre. C'est des images de Guerches.
Comme des archives, quoi.
Ca me calme et puis...
Ca me donne l'impression de faire partie du monde.
Je travaille à la médiathèque.
Là.
D'accord.
Je filme rien de spécial.
Euh...
C'est la ville,
les rues, les gens,
les flaques d'eau, les coups de vent, quoi.
Non, mais je suis pas là.
Faut croire que si.
Tu me reconnais pas ?
Moi, je te reconnais.
Quoi ?
Tu te souviens pas ?
Non...
Vraiment ?
On se connaît ?
Pardon, j'ai pris un cachet. Je flotte un peu.
Fabrice.
Fabrice Di Rocco.
On était au lycée ensemble. On était amis, hein.
Mais si.
Même en histoire-géo, on avait M. Fournier
et puis en bio, on avait M. Vituli.
Tu te souviens pas ?
Et puis Renou, il se foutait tout le temps de notre gueule.
Il m'avait surnommé Fafa la folie.
Ca te dit rien ? - Oui, oui.
Ouais, parce que quand même...
J'ai pas trop changé, quoi.
Contrairement à toi.
Je suis content de te revoir.
J'ai lu ton papier hier, en plus, sur l'affaire.
Sur Axel et cette pauvre fille.
- Ah bon ? - Hm.
J'ai suivi ta carrière, tu sais.
Même quand t'as changé de nom, quand t'as écrit ton livre.
Je savais qu'Adam, c'était toi Corentin.
J'avais vu la photo au dos, je t'ai reconnu.
Je suis ton plus grand fan.
Je travaille à la médiathèque.
Je sais, tu m'as dit.
Tu viendrais faire une séance de dédicace de ton bouquin ?
Si t'as le temps.
Non, mon livre, il est sorti y a 7 ans.
Mais c'est pas grave !
Parce que le temps, ça existe pas, ici.
Je suis pas sûr de comprendre, Fabrice.
Tu as tous les secrets de la ville là-dedans ?
Enfin, seulement ce qui se voit.
Et t'as des images d'Axel Challe et de Lola ?
Non, malheureusement.
En plus, la police m'a déjà pris les quelques passages
où on voit Axel et Lola.
En plus, d'ailleurs, on les voyait jamais ensemble.
Mais...
Viens, si tu veux.
A la médiathèque. On les regardera, mes vidéos.
Si tu veux, quoi.
D'accord.
J'espère que tu trouveras la vérité ici.
Je ne veux plus attendre.
Je n'en peux plus de vivre sans toi.
Hm.
Tu devrais tout quitter,
comme tu sais si bien le faire,
et me rejoindre à Tokyo.
Hm.
Tu ne t'échapperas plus.
Vous avez un nouveau message.
Le portrait d'Axel Challe, j'en ai besoin pour 17 h max.
Tu m'envoies ce que t'as et on édite quelque chose,
mais réponds quand je t'appelle.
Ah non.
Mais non.
De toute façon, je te le mettrai. Oui, oui.
Non ! - Sarah ?
Attends.
Vous voulez quelque chose à boire ?
Vous auriez du thé ?
Du thé vert ?
Non. J'ai de l'eau.
OK.
Vous n'ouvrez pas le magasin cet après-midi ?
Non.
Pas avant 15h30.
Rien ne bouge ici avant 16 h.
La ville s'anime avec la sortie d'école,
et puis à 20 h, de nouveau, plus personne.
Hm.
Vous pensez qu'Axel peut tenir longtemps ?
Il a des vivres. C'est un bon chasseur.
Je pense qu'il peut y rester toute une vie, seul dans la forêt.
Vous voudriez bien me parler d'Axel ?
Ca vous gêne ?
Je vous parle à vous, pas à cette caméra.
Et je refuse d'être citée en mon nom dans vos papiers.
Très bien.
Je suis mariée à Axel depuis 9 ans.
Je l'ai rencontré...
à Paris, dans un café.
Il était assis à la table voisine.
Je l'ai trouvé beau,
je l'ai abordé, j'avais envie de le connaître.
Finalement, je l'ai jamais vraiment connu.
Je me suis dit que c'était normal, on connaît jamais les gens.
C'est même pour ça qu'on peut vivre avec eux sans trop s'ennuyer.
Mais je me suis beaucoup ennuyée
avec Axel.
Pardon. Je vais me chercher à boire.
J'ai commencé à boire récemment.
Je commence à comprendre l'idée. Vous voulez rien ?
- Merci. - J'ai du whisky, du porto.
Axel buvait de la bière, mais il y en a plus.
Axel m'a beaucoup fait l'amour au début
et après, il s'en est désintéressé.
Il avait pas de maîtresse.
Il vivait seul, à côté de moi.
Alors, à un moment, j'ai fait pareil.
On a vécu en parallèle.
Il faut beaucoup aimer Axel pour vivre avec lui.
Et moi, je l'aime beaucoup. Je sais pas pourquoi.
Il n'avait pas de maîtresse avant Lola Montes ?
Je sais pas quelle était sa relation avec elle,
mais ils couchaient ensemble.
Je dis pas ça pour me protéger, je m'en fous.
Beaucoup de gens tournaient autour d'Axel.
Des femmes, des jeunes filles, des garçons aussi.
Oui, comme...
Comme il leur donnait rien, les gens s'accrochaient.
Moins on en donne aux gens qui nous aiment
et plus, ils s'accrochent. Complètement con !
Je sais pas.
Si ! Moi, je sais.
Complètement con !
Vous savez pourquoi il a fui après le meurtre de Lola Montes ?
Il a fui, car c'est un fuyard. C'est un homme...
qui s'en va, qui n'aime rien de plus que ça, s'en aller.
Après le tennis, après Paris, il est revenu ici, avec vous.
Non, pas immédiatement. Qui vous a dit ça ?
Franck Renou.
Vous avez parlé avec Franck Renou ?
Pourquoi vous avez parlé avec lui ?
- -Comme ça, par hasard. - -Il vous a dit quoi d'autre ?
Que vous étiez amis. Qu'ils étaient amis, avec Axel.
N'importe quoi ! Ah non !
Renou vous baratine.
Après le tennis, Axel est resté à Paris,
pendant quelques années, avant qu'on se rencontre.
Il a pris une chambre de bonne et il a passé son temps à marcher
sans but, pour rien.
Il est entré dans ma vie avec un sac en plastique,
deux pantalons, trois T-shirts, un pull,
et son carnet, car il avait commencé à écrire un journal.
On peut pas dire intime, ça n'irait pas à Axel.
C'est le journal le plus vide,
le plus silencieux qu'on puisse imaginer.
Je vous assure, ce journal fait entendre le silence.
J'ai tout donné.
Peut-être que j'ai eu tort.
Mais je lui appartiens.
Comme vous, non ?
Et un café.
Vous êtes avec les autres scénaristes ?
Je croyais que vous étiez avec la presse.
- -Les autres scénaristes ? - -Le gars, la fille,
les jeunes, ils écrivent un scénario sur l'affaire.
Vous l'ignorez ? Ils vont tourner une série dessus.
Ils m'ont dit que je pourrais jouer mon propre rôle.
Tu crois que je peux pas me battre ?
Que je peux pas te défoncer la gueule ?
Venez !
Venez !
Enfin.
Tu fous quoi ? Pourquoi tu réponds jamais ? T'es où ?
Sur le lieu du crime.
- Et ? - Et rien. Y a rien.
Rien à voir, rien à dire. C'est vide.
Comme une page blanche.
Et le portrait d'Axel Challe ? Pourquoi tu me l'as pas envoyé ?
Tu l'auras, ton portrait.
J'étais avec sa femme, je suis le seul à qui elle parle.
La photo de Lola, vous l'avez vérifiée ?
Pas encore,
Céline va le faire.
Y a un peu d'actus en ce moment, et toi, tu fais rien.
Attends. Pourquoi t'as la tête cassée ?
Adam, qu'est-ce qui se passe ?
Tu m'entends, là ? Allô ?
Allô ?
Tu sais quand la littérature est née ?
Quoi ?
Elle est pas née quand un garçon criait au loup
alors qu'il était poursuivi par un loup.
Elle est née quand un garçon criait au loup
alors qu'il n'était pas poursuivi par un loup.
C'est pas de moi, c'est de Nabokov.
Et c'est précisément ce qui se passe.
Quelqu'un nous raconte une histoire.
Adam, tu délires.
On arrête les frais, tu fais ta valise,
tu prends le premier train et tu rentres.
J'ai peur,
et cette fois, je partirai pas.
Sous-titrage : VDM
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