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...
Chant des cigales
...
Elle parle en grec.
...
Applaudissements
...
Musique classique enjouée
...
Coups de klaxon
...
-Salut Julie, c'est Blandine.
Heu, donc je suis bien arrivée à Paris.
Je vais voir les compétitions de natation ce matin.
Pour les JO. Donc c'est super.
Et en fait, je suis assez disponible.
Enfin, on se voit bien mercredi, voilĂ ,
j'ai hâte de rencontrer ma nièce.
Mais j'ai aussi pas mal de disponibilités avant, en fait.
J'ai du temps, alors...
c'est vrai qu'on pourrait prendre un café.
Si, évidemment, c'est possible pour toi... Je...
Pas d'obligation.
Et donc, je laissais un message pour dire ça.
Brouhaha
...
-Madame, le sac, ça va pas être possible.
Faut que vous alliez au barnum C.
Le barnum C. -D'accord.
*Propos inaudibles
...
-Bonjour. -Bonjour.
-Bonne journée.
Bonjour.
...
-Sophie pour Fred.
*-J'écoute. -Ouais.
J'ai une jeune femme qui a un sac rempli d'affaires non risquées.
Je peux le garder au box et elle le récupère après ?
*-Non, Sophie, toujours pas. C'est écrit sur leurs tickets.
Les gens, ils sont cons, hein !
-OK, merci, Fred.
Désolée.
Ca va pas ĂŞtre possible.
Cris au loin
...
-Je peux pas rentrer du tout ? -Non. Désolée.
Brouhaha
...
-A Rosa Parks ?
Heu... Attendez, attendez...
Il y a plein de perturbations partout.
Ce que vous pouvez faire, vous prenez le RER E,
vous allez Ă Nanterre-la-Folie. C'est Ă 7 minutes d'ici.
Vous prenez juste le boulevard lĂ , par lĂ , vous prenez le RER E.
Par contre, faut faire attention, c'est direction Magenta,
au début. Ensuite, vous changez à Saint-Lazare.
Vous reprenez le mĂŞme RER E,
mais c'est l'autre direction. Après,
c'est 2 stations et c'est Rosa Parks. Assez simple.
Après, vous allez où une fois que vous êtes à Rosa Parks ?
-Auberge St Christopher-Canal.
-Auberge St Christopher-Canal...
Musique intrigante
...
Rires
-Donc c'est le lit I, juste lĂ .
Et vous avez une malle pour vos affaires.
-OK. Merci, alors. -Bonne installation.
-Merci.
Brouhaha
...
Propos en anglais
...
Chuchotements
...
-Let's go.
Je suis trop contente.
...
Rires
...
Chuchotements
...
Quelqu'un se brosse les dents.
Chuchotements
...
-Excuse me, do you think you could try being quiet?
(-Quoi ?)
-"Chère Caroline,
"j'espère que tu vas bien.
"Moi, je suis bien arrivée à Paris.
"Je pense beaucoup Ă toi."
"Chère Caroline,
"j'espère que tu passes un bel été.
"C'est étrange de ne plus avoir de tes nouvelles.
"J'espère que cette lettre te fera plaisir.
"Tu me manques."
Brouhaha
...
-Bonjour.
-Bonjour. -Bonjour, madame. Je suis
journaliste pour Radio Campus. Je couvre les Jeux olympiques.
Je peux vous poser quelques questions ?
-Ah, oui, d'accord. -Oui ?
Merci.
Je lance.
Nous sommes en compagnie de... -Blandine.
-Que pensez-vous des 1,4 milliard d'euros
qui ont été débloqués pour que les épreuves puissent
se dérouler dans la Seine avant que tout soit annulé
car la qualité de l'eau est trop mauvaise ?
-C'est annulé ? -Heu, oui, madame.
-D'accord.
-Heu...
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a poussé
à venir assister aux compétitions des bords de Seine ?
Vous avez fait le déplacement pour les compétitions olympiques
ou vous êtes une simple promeneuse curieuse des compétitions ?
-Heu, oui. Alors, oui, j'ai...
A la base, je devais voir une épreuve de natation.
Oui. Et... voilĂ . Heu...
Enfin, je viens aussi pour voir ma soeur et ma nièce.
Parce que ma soeur et ma nièce habitent à Paris maintenant
et j'ai pas vu ma soeur depuis 10 ans.
Et ma nièce a 8 ans
et je l'ai jamais rencontrée. Voilà .
Et je suis invitée demain,
après-demain, pardon, à l'anniversaire de ma nièce.
Donc ça va être bien.
Ca va être bien. Après, je les connais pas beaucoup, donc...
on verra.
Et... Et voilĂ . En fait, c'est ma demi-soeur.
On a le même père, pas la même mère.
Et notre père, c'était...
Il est mort. Il est décédé maintenant.
Et en fait, ma soeur, elle est pas venue Ă l'enterrement
de notre père, donc je l'ai pas vue depuis longtemps.
-Oui. -C'est l'occasion de se revoir.
C'est bien.
-Et les JO ?
-Et donc moi, j'étais venue à la base
parce qu'en fait, j'aime beaucoup une nageuse assez connue
qui s'appelle Béryl Gastaldello.
-Ah, et pourquoi Béryl Gastaldello en particulier ?
-Alors, Béryl Gastaldello,
c'est quelqu'un qui a beaucoup de courage.
C'est une grande athlète, une grande nageuse et...
elle a fait un burn-out assez grave.
Elle pouvait plus rentrer dans l'eau.
Elle en a parlé ouvertement.
Il acquiesce. Et ça m'a touchée.
-Merci. Merci. Merci beaucoup.
-Ca y est, on est arrivés au village.
Let's go!
Elle fredonne.
On est lĂ !
Popopop, Béryl !
Let's go, on est dans le village. C'est parti.
Bon appétit !
Brouhaha
...
-Hello.
-Hello! -Enjoy your trip?
-Oui. Yes.
-Vous êtes française ? -Oui, oui.
-Ouais, OK. -Ah oui...
-Vous dormez Ă l'auberge ?
-Oui, dans un des dortoirs. -D'accord.
-Vous aussi ? -Non, non, pas du tout.
Je travaille Ă l'accueil, moi, de l'auberge.
-Ah, je vous ai jamais vu. -C'est que je bosse que la nuit.
-Ah ouais. OK. -Je m'appelle Antoine.
-Blandine.
-Ah OK, enchanté. Blandine.
Blandine. OK.
Blandine. J'ai une Blandine Bolbec.
-C'est moi. -C'est vous ?
-Oui. -OK.
Ben...
je suis désolé parce qu'on a un problème avec vous,
enfin, pas avec vous, mais sur le fichier informatique.
C'est-Ă -dire que l'auberge de jeunesse, elle accueille
que les jeunes de 18 Ă 30 ans pendant les Jeux olympiques.
-Ah, d'accord. -Et en fait,
quand on a rentré vos infos,
on a vu que vous aviez dépassé la limite d'âge depuis hier, non ?
-Heu, oui, hier, ouais. -VoilĂ .
-Je suis désolé. Vous allez pouvoir rester ce soir,
mais du coup, demain, il faudra...
libérer les lieux, quoi.
Parce qu'en fait, on a une grosse liste d'attente.
-Ben oui... -Avec les Jeux olympiques.
Je suis désolé.
Mais... Enfin, j'ai votre mail.
Donc je pourrai vous envoyer un site de location d'appartements.
Vous pourrez trouver autre chose. -Ah oui. Très bien. Super. Ouais.
-Je suis désolé. C'est...
Vous pourrez remplir notre questionnaire de satisfaction.
-Heu, non.
-Je comprends.
...
Bip
*Bruits indistincts
*Bip
-Julie ?
...
-Mais moi, je pense que ce qu'il y a de mieux Ă faire...
c'est de reporter la réunion à début septembre.
Ouais. Parce que sinon, lĂ ...
La porte s'ouvre.
Ca va ? -Salut.
-Oh là là , ça fait longtemps !
T'as changé. -Heu, oui.
-Je suis contente. Ca me fait plaisir de te voir.
Ca va ? -Ca va et toi ?
-Ouais, ça va. -Oui ?
-Avant, on était dans un studio, au 1er étage.
J'avais l'impression de manger avec mes voisins,
tellement la rue était étroite.
Puis avec le chien, plus Alma, je me croyais au camping, quoi.
Mais bon, j'avais rien trouvé d'autre après la séparation.
L'appart où on vivait avec Paul, c'était le sien.
Enfin, celui de ses parents. -Ouais.
-Fallait que ce soit moi qui bouge. -Oui.
-Tu l'as déjà rencontré, Paul ? -Non, j'ai jamais rencontré Paul.
La dernière fois qu'on s'est vues, tu partais pour un voyage après.
-Ah oui, mais moi, je croyais qu'on s'était vues après le voyage.
-Heu, non. -Attends, ça fait hyper longtemps.
-Oui. -Ben ouais.
C'est vrai qu'avec la séparation et le Covid,
j'ai l'impression d'être tombée dans une faille temporelle.
Tu restes dîner ce soir ?
-Non, le problème, c'est que je dois rentrer en Normandie.
J'ai un problème avec mon logement, j'ai plus de logement.
Donc... -Si tu veux, tu dors sur le canapé.
-C'est vraiment gentil, mais j'ai pas envie de déranger.
-Non, ça me fait plaisir.
Les gens, pendant les Jeux, accueillent plein de gens chez eux.
Moi, je commençais déjà à me sentir un peu mal,
parce que j'avais pas ma coloc olympique, donc...
Non, ça me fait plaisir.
-Bon, allez, d'accord. Ouais. -Bon, ben, super.
Ben, faut que je file. Je suis Ă la bourre, moi.
Sonnerie
On se retrouve ce soir. Je vais rentrer tard.
Donc fais comme chez toi. Vraiment. T'hésites pas.
...
Musique douce
...
Brouhaha et clameur
...
Sirène de police au loin
...
-C'est vrai. Moi, je pourrais pas partir en vacances toute seule.
Ca me déprimerait trop.
-Ah oui. Mais Ă la base, je devais pas voyager toute seule,
je devais venir Ă Paris, pour les JO, avec... une copine.
Mais bon, après, ça s'est pas fait, finalement.
Et j'avais un billet.
Donc je me suis dit : "C'est bĂŞte d'annuler."
Mais j'ai vraiment failli annuler. Et... après, je me suis dit :
"Bon, c'est bien de voyager toute seule un peu."
-Mais t'étais déjà venue à Paris ou pas ?
-Oui, mais y a longtemps, j'étais vraiment petite, quoi.
C'était avec papa.
-Ah oui, ouh là ! C'était bien ?
-Ben oui, heu...
On était allés au cimetière
du Père-Lachaise...
Heu...
Après, il avait eu un rendez-vous. Je l'avais attendu.
Puis je me souviens qu'il voulait absolument
aussi qu'on monte au sommet de la tour Eiffel.
Elle acquiesce. Et alors lĂ ,
à un moment donné, j'ai paniqué. Je me suis mise à pleurer.
On n'est pas allés en haut du tout.
Et après, toute la journée, il arrêtait pas de dire :
"On a fait la queue pour rien."
Bon.
Et on est allés dans ce restaurant qui s'appelait Le Train Bleu.
-Moi aussi, il m'avait fait le coup du restaurant super cher Ă la gare.
N'importe quoi.
Elle acquiesce.
Et vous étiez restés en contact ?
-Oui, un peu. Ouais. Et toi, tu... Parfois ? Oui ?
-Heu, non. -Non ?
Avec maman, on est allés à l'enterrement. Tu vois.
Bon, je connaissais presque personne.
C'est marrant, Ă cet enterrement, y avait beaucoup de femmes.
Peut-ĂŞtre qu'il avait d'autres femmes, d'autres enfants.
-Ah oui, peut-ĂŞtre.
-Après, bon, j'ai trouvé que l'enterrement était un peu triste.
Dû sans doute au fait que c'était pas dans une église,
c'était dans une salle, bon, décorée, mais un peu vide.
Et bon, les églises apportent une mise en scène...
Ca aide, quoi.
VoilĂ .
-Je suis fatiguée, moi. Elle rit.
Je vais aller me coucher. -OK.
-Bonne nuit. -Ouais.
-Ca me fait vraiment plaisir que tu sois lĂ , Blandine.
-Moi aussi. -VoilĂ .
Allez, dors bien. -Ouais.
Bonne nuit. -Bonne nuit.
Encore une belle journée sur Paris.
J'espère que vous avez pu profiter, vous aussi.
Maintenant, le soleil est couché, le calme est revenu.
Je sais que sans vous, rien n'est possible.
Je pense Ă vous et vous embrasse tous.
Bonne nuit.
*Encore une belle journée sur Paris.
J'espère que vous avez pu profiter, vous aussi.
Maintenant...
Vaisselle qui s'entrechoque
...
-Non, Coquillette !
Non !
Désolée.
-Salut.
-Salut.
-Ta maman est réveillée, aussi ?
-Non.
Coquillette, viens !
-Joyeux anniversaire. -Merci.
Musique intrigante
-Oh lĂ lĂ , qu'est-ce qu'elle tire...
J'avais essayé avec le harnais, c'est pire, quoi.
J'ai l'impression d'être un traîneau.
-Coquillette ? -Non. Tu ne l'excites pas.
Déjà qu'elle va être au taquet avec tous les ballons, là .
Ouais, parce que ces chiens-lĂ , les Golden,
ils deviennent adultes trois ans passés.
Donc... Puis il sort d'ĂŞtre chiot...
Propos inaudibles
...
Brouhaha
...
-Ben, putain !
-Ah ouais... -On allie le goût de la tomate...
-Oh ! -Salut.
-Papa !
-Salut. -Salut, Paul.
-Ca va ? -Salut. Désolé pour le retard.
-Je savais pas que tu venais ! -Joyeux anniversaire !
-J'ai cru que tu venais pour l'annif des 10 ans.
-Elle est pas lĂ , Lucie ?
-Non. -T'as un cadeau pour moi ?
-Oui. -Ah bon ? Parce que moi,
j'avais prévu pour elle aussi. -OK.
Ben, je t'expliquerai plus tard. -Ouais, j'ai hâte.
Blandine, ma soeur. -Ah !
Salut, Blandine. -Demi-soeur.
-OK. Enchanté. -Enchantée.
-Tu m'as pris un cadeau ?
-Est-ce qu'on peut commencer le gâteau avant qu'il fonde ?
-Oui. -Il est beau, ce gâteau.
-Il était beau il y a une heure, mais...
Bon, ça va encore.
-Salut. Rires de bébé
Rires
-En mĂŞme temps, franchement, tout le monde se plaint.
Vous voulez faire quoi, les JO en visio ?
Chacun devant son ordi. "Allez, vas-y, accélère !"
Non. Au moins, on se rend compte, je sais pas, y a de l'ambiance.
C'est chaleureux, quoi. -C'est vrai, Paul, on va pas...
-Toi, t'as rencontré qui, par exemple ?
-Ben moi, j'ai retrouvé Blandine,
par exemple. -Ah.
T'es lĂ pour les JO, toi ?
-Oui, je suis venue pour les JO. -Ah !
Vibration
...
Ouais, qu'est-ce qu'il y a ?
-On te dérange, Paul ?
-Waouh... Rires
-Il a pas notre taille...
-Surtout, faut pas le lancer, sur les JO.
C'est vraiment le sujet.
Non, non, sinon, ça va, mais les JO, faut juste...
-Il s'est embrouillé de dingue avec Clément.
-Ah bon ? -Un truc de fou.
-A cause de ça ? -Oui. Il nous a invité à un apéro.
On parlait des JO, il a eu un coup de fil pour une action.
Ils nous ont laissés avec son coloc trop chelou.
-Après, ils font des trucs trop bien pour les SDF.
-Oui. -Ben, d'ailleurs,
tu sais que les flics les ont délogés de Paris ?
Des cars les ont emmenés.
-Tu peux venir, 2 secondes ? -Oui.
Effort
-Blandine, tu reveux du gâteau ?
-Heu, non, c'est bon, merci, j'en ai déjà eu pas mal.
-Je t'ai jamais fait ça, Paul. Te prévenir la veille, non.
Si ta copine a toujours pas pigé que t'avais une fille,
c'est pas mon problème. -Arrête.
Ca n'a aucun rapport avec Lucie.
Moi, demain, j'ai des rendez-vous de taf.
Tu me mets vraiment dedans. -Ca va, Blandine ?
-Oui, oui.
Ca va, vous dérangez pas. -Moi, j'ai pas encore pu profiter
de Blandine. J'ai 300 trucs Ă faire.
J'ai pas 1 minute Ă moi.
-Non, mais tout va bien... -Et Blandine ?
Blandine, peut-ĂŞtre, elle pourrait la garder.
-Si c'est pour garder Alma, moi, demain, j'ai rien, donc oui.
-T'es pas du tout obligée, Blandine. T'es pas obligée.
-Oui, mais ça me fait plaisir. Oui.
-Ben, c'est hyper gentil, merci.
Quand tu me dis que t'as une solution...
-Je cherche des solutions... -Tais-toi !
Je me lève à 7 h du matin, pour traverser Paris
pour amener notre fille chez...
Je suis désolée pour tout à l'heure.
J'ai l'impression de surréagir en permanence.
Je passe pour une espèce de folle dépressive.
-Non. Non, non. Moi, je trouve que tu te débrouilles super.
-Ah bon ? -Oui.
-C'est gentil.
Et toi, tu t'es pas trop ennuyée ? Tu disais trop rien.
-Non, pas du tout.
Sirène d'ambulance au loin
...
-Blandine, la grande secrète.
-Quoi ? Qu'est-ce que t'as dit ?
-J'ai dit que t'es secrète.
C'est vrai, on sait jamais trop ce que tu penses.
-Ah bon ? Je savais pas.
En tout cas, merci beaucoup pour Alma.
T'étais pas obligée, hein.
Mais ça me dépanne, quoi. Bien.
Cet été, je sais pas comment je vais me débrouiller.
Parfois, je sais juste pas qui va la garder, en fait.
-Ah ouais. -D'habitude, Paul me dépanne,
mais lĂ ...
il devient fou avec les Jeux olympiques.
Il devient fou.
Cris des mouettes
Je voulais te montrer un truc. -Oui.
*-Elle doit revenir.
-J'ai numérisé toutes mes photos car j'avais peur de les perdre.
Mais c'est le gros bordel.
-Ah, c'est dingue.
Ah oui, je me souviens pas de ça du tout.
-C'était juste après Noël,
on était venues avec maman chez vous, en Normandie.
C'était très bizarre. On aurait dit que vous,
c'était la vraie famille et que nous, on s'incrustait.
-Ah, j'ai jamais vu cette photo, tu vois.
Vibration
(-J'ai un date. Demain.)
-Ah oui.
-Oui, j'ai matché avec un Argentin sur Tinder.
-Ah, OK. -C'est drĂ´le.
Il est venu en France juste pour les JO.
C'est bizarre, un peu, non ?
Pas venir aux JO, je veux dire, venir d'un autre pays pour les JO.
-Oh non, ben, si t'aimes le sport et tout... VoilĂ .
-Oui, lui, ça doit être un féru de sport, je pense.
Très belle photo, hein ? -Maman ?
-Oui ?
T'es fatiguée ?
-J'ai chaud.
-Ah ben oui, là , on crève, à l'intérieur.
Ouh lĂ lĂ !
Attends. Viens lĂ . Je te laisse une petite place.
Oh, ben, comment on va faire, ce soir ?
Fait trop chaud.
On peut dormir sur le balcon.
-Vraiment ? -Ben ouais.
-Heu, ben lĂ , on la voit pas, mais on voit les signes qu'elle fait.
Elle envoie de la lumière. Attends, tu vas voir.
-Ca fait des tours. -J'ai pas vu, lĂ .
Tout à l'heure, j'ai raté aussi. -Regarde.
-Ah oui ! -C'est la tour Eiffel, ça.
Oh !
Oh...
Musique douce Ă la guitare
...
Brouhaha
...
Pourquoi tu veux pas d'enfant ?
-Heu... Ben, je pense que...
c'est pas trop pour moi. Tu vois ? J'ai pas trop envie.
Parce que déjà , j'ai besoin de 8 heures de sommeil par nuit.
C'est important. Sinon, je me sens assez mal.
Physiquement. Et...
tu sais, quand t'as un enfant, tu dors moins, tu vois ?
-Ah bon ? -Ben ouais.
-Tu vis toute seule ?
-Heu... Heu, je...
LĂ , je vis toute seule. Ouais.
Mais avant, je vivais...
J'ai vécu 5 ans avec quelqu'un.
Et voilà , ça a pas marché.
Et après,
j'ai eu une histoire d'amour avec... Caroline.
On était très amoureuses et... Voilà , c'est...
Mais... Enfin, c'était compliqué.
-Pourquoi ?
-Heu, parce que Caroline, elle voulait des enfants, justement.
Et moi, je veux pas d'enfants. Donc voilĂ .
C'est avec Caroline que je devais venir aux Jeux olympiques, tu sais.
Voilà , du coup, ça s'est pas fait.
Mais c'est quelqu'un de super, Caroline. Je...
J'espère qu'elle aura des enfants.
-Tu l'aimes encore ?
-Heu...
Ben, je vais essayer de plus l'aimer, quoi.
-Pourquoi ? -Car on peut pas ĂŞtre ensemble.
C'est comme ça.
...
-Je t'ai fait un petit bracelet.
...
-Eh, Blandine.
-Ah, salut.
-Ca va ? -Ca va et toi ?
-Ouais, très bien. Ca s'est bien passé ?
-Heu, oui, oui, oui. -Ouais ?
-On s'est promenées un peu. -OK.
-Et puis... on a discuté, quoi.
-Trop bien.
-Toi, ça s'est bien passé ? -Ouais, ouais.
Carrément.
Tu... Tu veux voir ? -Ouais.
...
-Tu sais si ça la dérange, Alma, de pas voir les JO ?
Ca la rend pas triste ?
-Non. Heu, je pense pas.
Elle en parle pas du tout, donc... -Ouais.
Moi, gamin, j'adorais ça. -Ah...
...
-Et... Julie, t'as l'impression que ça va ?
-Oui, pourquoi ?
-Non, non, je me posais juste la question.
...
Ces derniers temps, j'ai l'impression...
Peut-ĂŞtre, je me trompe. Je me dis...
J'ai l'impression qu'elle a rencontré quelqu'un.
-Ah, ça, je sais pas trop.
Tu vois, je... Non, non... Je connais pas les détails,
tout ça. Je sais pas.
-OK. Elle acquiesce.
Bon, ben, on va y aller, alors.
-OK.
-Ben, merci. -De rien.
-Franchement, je sais pas comment j'aurais fait.
T'as mon numéro. Si t'as le moindre truc, t'hésites pas.
-Ouais, super. Merci. Et toi, t'as mon numéro...
Moi, ça m'a fait plaisir de garder Alma.
Alors, hésite pas, si t'as besoin, tu vois ?
-Heu, carrément. Rires
Bon...
Salut, Blandine.
-Salut.
-Alma, tu viens ?
-Au revoir, Blandine ! -Salut !
...
-Béryl, vous sortez d'un magnifique 100 m dos.
Vous pourriez nous donner un ressenti Ă chaud de ce 100 m ?
-Beaucoup de fierté. J'ai pris énormément de plaisir.
Y avait le public. J'ai jamais vécu ça de toute ma carrière.
Il nous pousse, nous booste Ă fond, c'est formidable, y a rien Ă dire.
-Vous pourriez nous décrire un peu ce qui se passe en coulisses ?
C'est quoi, l'ambiance, en équipe de France ?
-Franchement, super ambiance. On s'entend tous bien.
On a vécu un stage de cohésion extraordinaire.
On y travaille depuis des années. Y a des jeunes comme des anciens.
Moi, je suis un peu la génération qui est là depuis plus longtemps.
Mais on est boostés. Et un super collectif...
Super ambiance, quoi.
Brouhaha
...
-Oui, salut, Julie, c'est Blandine.
Je t'appelais parce que tu devais me donner des nouvelles et...
Ah, attends. Sonnerie
Oui. Coucou. Je t'appelais, justement, parce que...
Oui, c'est bon, Paul l'a récupérée. Ouais.
(Ah, vous ĂŞtes chez toi, avec ton ami...)
Non, non, moi, je veux pas vous déranger.
Je fais une promenade, alors...
C'est ça. Tu me dis quand je peux rentrer.
De toute façon, c'est pas pressé, je suis avec une... copine, donc...
VoilĂ . Super, on se tient au courant.
Ouais, Ă toute.
*Musique électro
...
Brouhaha
...
...
Feux d'artifice
...
...
-Vous ĂŞtes perdue ?
-Non, non.
-Vous cherchez quelqu'un ?
-Heu, non, en fait...
je voulais pas vraiment entrer, je voulais juste regarder un peu.
C'est parce que j'ai eu un problème avec mon billet,
j'ai pas pu accéder aux compétitions, alors voilà .
-J'en ai vu plein, des comme vous.
-Ah oui ? -C'est dégueulasse.
Elle acquiesce.
-Après, c'est comme ça, quoi. Mais c'est vrai...
-Hier, j'ai croisé une Japonaise.
Elle avait dépensé 800 euros pour un faux billet.
-Ah oui !
-Elle était là , il était 2 h du mat', complètement perdue...
-Ouais. -Elle voulait un autographe.
-Ah ouais...
Vous croisez souvent des nageurs ici ?
-Quelques-uns, ouais. Vous vouliez voir qui ?
-Béryl Gastaldello. Vous voyez... -Bien sûr. Bien sûr.
Vous avez du... du sucre, lĂ .
-Ah ! Ah oui.
-Elle est bonne, votre crĂŞpe ?
-Heu, ça va. Ca va.
-J'adorais ça quand j'étais petit.
-Ah oui ? -Ouais.
Et lĂ , je peux plus en manger. -Vous pouvez plus manger de crĂŞpe ?
Pourquoi ? -Je fais une allergie aux oeufs.
Ca me fait des plaques rouges et tout, ça me démange.
-Ah oui ! -Ouais.
-Ah, je suis désolée. Ca, je... Ca doit pas du tout être facile.
-Ca va. -Ouais ?
-Vous voulez entrer ?
-Comment ? -Dedans, vous voulez entrer ?
-Dans le... Ah non, je veux pas vous embĂŞter.
-Ben, vous m'embĂŞtez pas, je vous propose.
-Ben oui, alors. Oui.
-Allez-y.
Moteur
...
Musique intrigante
...
Tu veux piquer une tête ? -Non, non, ça va.
-Ah, mais je rigole. -Ah !
...
-C'est mon endroit préféré, ici.
-Je comprends.
*-Je bouge. Mais y a encore du bordel qui traîne porte 3.
-Bien reçu. Je m'en occupe. Bonne nuit.
-C'est ton chef ? -Non, c'est un mec du comité, lui.
Mon chef, il est pas lĂ , en fait.
On est sous-traitant.
Pour l'électricité. -Ah oui.
-Ouais.
Et toi, du coup, tu... tu fais quoi ?
-Moi, je suis pianiste.
Enfin, prof de piano. -Incroyable.
Et tu... tu joues quoi ?
-Ben, de tout, hein. C'est... Variété, classique, jazz...
VoilĂ , je donne surtout des cours.
Dans un centre socio-culturel.
Et puis j'accompagne les chorales. -D'accord.
Et tu... tu fais des concerts ?
-Non. Non, pas vraiment.
Enfin, c'est vrai que parfois, je joue
pour des mariages et des enterrements. Mais...
Enfin, c'est pas vraiment des concerts.
Enfin, bon...
Toi, t'es électricien, c'est ça ? -C'est ça.
C'est ça, ouais. Puis j'aime bien la natation.
VoilĂ . Elle rit.
D'ailleurs, j'ai vu Béryl aujourd'hui.
-Ah oui ? -Ouais.
-J'espère qu'elle va aller loin dans la compétition.
C'est quelqu'un que j'aime... que j'aime beaucoup.
Hmm. -D'accord.
-Ouais.
-Tu vois ce type, lĂ ?
-Oui. -Il est pisciniste.
-Ouais. -Il s'occupe des piscines, quoi.
Il fait ça toute l'année.
Je savais pas, mais y a plein de piscines privées à Paris.
Ben lui, il gère les grands hôtels et tout...
-Ah ouais ! -Le roi de la piscine parisienne.
Ouais.
Une porte s'ouvre.
Une porte se ferme. Bips sonores
Heu... Faudrait qu'on y aille.
-D'accord.
Pardon.
-Non, non... -Désolée.
-T'inquiète.
Ben, on y va ?
-OK.
-Tu t'appelles comment, en fait ? -Blandine.
-D'accord. -Et toi, c'est...
-Benjamin.
Bonne soirée, Blandine. -Ouais.
Salut. -Merci, hein !
Heu, salut. -Rentre bien.
-Ouais.
-Et... Blandine ?
-Ouais ?
-Demain, j'ai ma pause Ă 19 h.
-Ouais. -Et je termine Ă 23 h.
-Ah, d'accord. -Voilà , comme ça, tu...
-Ouais.
Heu... Ben, d'accord, OK, Ă demain, alors.
Ouais.
Salut. -Super.
La porte se referme.
-Ah oui, oui, oui. Non, c'était bien.
C'était un peu bizarre, mais c'était bien. Je pense.
Il était très, très beau.
Ah ouais. En fait, quand il s'est déshabillé,
je me suis aperçue que j'avais jamais couché avec un mec musclé.
Il avait un corps, vraiment, assez impressionnant.
Et puis cette peau très, très douce.
Oui. Tout était assez impressionnant.
Et intéressant.
Et puis ce matin, il m'a envoyé une photo de sa bite,
en me disant "je pense Ă toi".
-Ah oui ? -Oui. Bizarre.
Je vais ĂŞtre Ă la bourre, moi.
-Ca, c'est des commandes ? -Oui.
J'en ai encore eu 5 de plus sur le site hier.
LĂ , c'est la collection France.
J'ai mis une petite étoile, j'avais peur que ça fasse trop RN.
-Ah ouais, c'est joli, hein !
-Mais toi, je trouve que ce qui t'irait bien,
ça serait le bracelet grenat.
Ca me fait penser Ă toi.
Celui-là , c'est un grenat calcique, il a un éclat très particulier.
C'est transparent et c'est opaque Ă la fois.
-Ah bon ? D'accord.
Ah oui.
Elle rit.
-Eh oui !
Alors, ça...
Cris d'enfants au loin
...
Sonnerie
AllĂ´, Paul ?
Non, non, tu me déranges pas du tout.
Cris d'enfants au loin
...
-UN DEUX TROIS BRAS DE FER CHINOIS
-La la la... -Non !
-Ben, si, si.
Propos inaudibles
-Salut !
-Eh ! -Je suis désolée,
j'ai pas trouvé tout de suite. -Non, non, c'est moi.
Ca va ? -Ca va. Et vous, ça va ?
-Ben, très bien. Ecoute, je te laisse la clé de l'appart.
-Ouais. -Si jamais vous voulez y passer...
-C'est la double clé. -C'est ça.
-Exactement. Tiens. -Super. Merci.
Bon, on y va, Alma ? -Trop bien. Merci.
-Flics, flics, flics ! -Alma, viens !
Blandine, viens avec nous !
Blandine ! Blandine ! -Et le sac ?
Cris
-Je vais vous demander de me suivre.
-En fait, je sais pas.
Je me suis trompée de sac.
Et...
Ca, c'est... Il est pas Ă moi.
Je l'ai pris. -Vous savez ce qu'il y a dedans ?
Flyers, t-shirts anti-JO. Ca vous dit rien ?
-Moi, je suis venue
pour les Jeux olympiques. Je viens de Normandie.
Je pense que si vous réfléchissez un peu pragmatiquement, clairement,
voilĂ , quelque temps,
vous vous rendrez compte qu'en fait, j'ai pas le profil.
-Vous insinuez quoi, lĂ ?
Que je suis débile, que mes collègues sont débiles ?
-Non, non, pas du tout. -Ah !
Participation à une manifestation non déclarée,
dégradation de biens privés et publics.
La participation à une manifestation non déclarée,
c'est 15 000 euros d'amende et un an de prison. C'est pas rien.
-Oui.
Heu, oui, mais j'ai vraiment rien fait de ce que vous dites.
Je venais chercher ma nièce. -Vous êtes repartie avec un sac ?
-Vous auriez un Doliprane ?
-Non, mais on atterrit, lĂ .
Vous êtes pas à l'hôpital Robert-Debré, ici.
Il est Ă qui, ce sac ?
-Bon, j'avoue.
-Ah ! Vous avouez quoi ?
Dégradation,
participation à une manifestation, les tags, vous avouez ça ?
-Ben non.
-Vous avouez quoi ?
-Ben, rien.
-Madame, c'est les JO,
c'est le bordel, vous êtes fatiguée.
La police aussi est fatiguée.
-Oui. -Vous le comprenez, ça ?
Qu'on soit fatigués. -Oui, oui.
-OK. Parlons d'autre chose. -Ouais.
-On peut parler de ceux
avec qui vous avez été interpellée ?
C'est votre 1re action avec eux ? -Non, mais moi,
j'ai rien fait. J'ai rien fait.
Je trouve ça vraiment absurde et violent que je sois là .
Moi, je respecte les règles. J'ai toujours respecté les règles.
Et ça demande beaucoup d'énergie, vous savez.
Enfin, moi, j'ai remarqué...
J'observe. J'ai beaucoup observé.
Et je suis venue simplement pour la natation.
J'ai mĂŞme pas pu rentrer.
Et c'était un cadeau, ce billet. C'est ma seule semaine de vacances.
Vous devriez faire un peu plus attention aux gens comme moi,
parce qu'on a pas beaucoup de vacances,
pour se détendre, pour profiter...
Moi, j'arrive pas à me détendre, là .
Et... Et par contre,
voilĂ , si vous voulez ĂŞtre utiles,
y a plein de gens dans cette ville qui ont besoin de votre aide,
qui vont vraiment pas bien, je peux vous dire.
Enfin, bon, après,
vous savez...
peut-ĂŞtre, vous pouvez passer Ă l'affaire suivante.
*Propos inaudibles
...
-Blandine ?
Ca va ?
C'est Paul qui m'a dit de venir te chercher.
Je suis son coloc. -Ah...
Moi, je vais rentrer. -Ils sont tous chez Paul.
Et lui aussi. -Ah !
-Et je m'appelle Isidore, au fait. Enchanté.
Tu viens ?
Brouhaha
...
-Mais évidemment que c'est ça qui aurait pu se passer, bordel !
...
Tu me rends folle !
Une porte s'ouvre.
Non, ça, c'est non.
Ca, c'est non, Paul.
Elle rit.
Oh non !
...
*-Des journées bien remplies pour une sportive très organisée.
Elle retrouve ses deux chiens, pour le repas du soir,
avant une dernière...
-Ca va ?
-J'ai mal Ă la tĂŞte.
Sonnerie
Ah non...
...
Oh, putain...
-Tu sais, je me demandais...
On pourrait faire un truc ce soir.
Comme je dois rentrer demain.
Il y a la finale de Béryl.
On pourrait la regarder ensemble.
-Heu, je sais pas, Blandine.
-On pourrait aller au Train Bleu, sinon.
C'est très joli.
-J'ai mal Ă la tĂŞte, lĂ . J'aimerais bien ĂŞtre un peu seule.
-Tu veux que je parte ? -Non. Blandine.
Je vais pas te mettre Ă la porte. C'est juste que lĂ ...
Tu peux me laisser respirer 5 minutes ?
Je me sens mal, en fait.
Vis ta vie.
On est pas obligées de rester collées comme ça tout le temps.
...
Quoi ?
J'ai pas envie de parler, Paul. C'est pour ça que je réponds pas.
Ouais. Eh ben, c'est comme ça, en fait.
Tu veux me dire quelque chose ? Moi, j'ai rien Ă te dire.
Ben moi, j'ai pas envie, donc...
Puis ça se reproduira pas, j'étais fatiguée, c'est tout.
OK, en fait, qu'est-ce que t'as envie que je te dise ?
Que je suis une grosse conne ? OK.
Par contre, ne t'inquiète pas. Je te toucherai plus,
tu me dégoûtes, ça ne se reproduira pas.
Par contre, si tu me parles encore une fois des JO,
je vais péter un câble.
Et commence pas aussi Ă me parler de ta maison dans le Perche,
parce que vraiment, j'en peux plus, en fait.
OK ? Merci. Salut.
Ah oui, et je voulais te dire aussi,
j'aimerais bien qu'on fasse ce qu'on a dit.
Qu'on s'appelle que quand on doit parler de choses concernant Alma.
Salut.
... Oh, putain !
Ah, putain !
Oh, mais non, mais me touche pas ! Qu'est-ce que tu comprends pas ?
Je te dis que j'ai besoin que tu me laisses tranquille !
Je comprends pas ce que vous avez tous Ă me faire chier, sans arrĂŞt !
La porte claque.
La porte grince et se ferme.
Brouhaha
...
Clameur
...
Brouhaha
...
Musique douce
...
-Salut.
-Salut. -Tu t'installes ici ?
-Heu, non, en fait, je pars demain et je voulais te dire au revoir.
Mais je veux pas te déranger, tu vois ?
Si tu veux, j'y vais. -Non, non.
Je finis dans 45 minutes. Tu m'attends ?
-D'accord. Ouais.
-OK.
Une porte se ferme.
Musique intrigante
...
Bon...
On est pas si mal, lĂ ,
finalement, non ? Elle acquiesce.
Du coup, tu pars demain ? -Oui. C'est ça.
-On risque pas de se revoir ?
-Je sais pas.
Si, peut-ĂŞtre.
-Tu viens d'oĂą, en fait ? Tu m'as mĂŞme pas dit.
-De Normandie. -D'accord.
-C'est vers Bayeux. C'est Ă une heure de Caen.
-C'est bien ?
-Ben oui, enfin, y a... y a la mer...
Ouais, c'est bien. Enfin, c'est très calme, tu vois.
C'est pas du tout comme ici. Il acquiesce.
-T'es une drĂ´le de fille, quand mĂŞme.
-Pourquoi ? Pourquoi tu dis ça ?
-Je sais pas, tu...
Tu disparais, tu reviens. T'es...
-Oui.
Oui. -Ouais.
-Oui. Justement...
Je voulais te dire que...
je suis désolée pour la dernière fois, tu sais...
En fait, je t'ai trouvé...
beau et...
et aussi très gentil.
Et...
et ça fait longtemps que quelqu'un n'avait pas été si gentil avec moi.
Mais... ce que je voulais dire,
c'est que je pense pas que je cherche l'amour, tu vois ?
-Mais c'est triste d'ĂŞtre seule.
-Je suis pas sûre de...
de vouloir partager ma vie avec quelqu'un.
J'aime pas trop...
partager ma maison, mon quotidien...
C'est... J'ai déjà fait ça, j'ai déjà essayé, tu vois ?
Pour faire comme tout le monde. Mais...
Et puis voilà , après...
pourquoi... pourquoi il faudrait faire comme tout le monde ?
Effort
...
Musique douce
...
Applaudissements
...
*Salut Julie, c'est moi.
J'aurais voulu te dire au revoir avant de partir, mais bon...
moi, j'avais besoin d'ĂŞtre un peu seule aussi, alors...
j'espère que tu m'en voudras pas. Voilà .
Je voulais te remercier encore de m'avoir hébergée.
Heu, même si c'était peut-être pas le meilleur moment.
Et je voulais que tu transmettes aussi un message Ă Alma.
Heu, voilĂ , coucou Alma. Heu...
Je voulais te dire que j'ai été très contente de te rencontrer.
Moi, je suis de retour en Normandie près de la mer et...
je serais très contente
si tu venais avec ta maman en vacances quelques jours.
En tout cas, je voulais vous dire
que je vous aime très fort.
*Elle rit.
Bon, ben, bisous.
C'est Blandine.
Déferlement des vagues
...
Musique intrigante
...
Musique enjouée
...
Sous-titrage : VDM
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