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Original subtitles

PALESTINE 36

L'année de ta naissance

Tension à Naplouse ! Les nouvelles !

Hé, vous !

Vos papiers.

Oui, bien sûr.

Les autorités britanniques répriment les manifestations.

Monsieur Amir ?

Monsieur Amir ?

Monsieur ?

Monsieur Amir ?

Excusez-moi. Je pensais que…

Quel plaisir de te voir ! Entre.

Ne sois pas timide ! Avance !

Alors, comment vas-tu ?

J'écris sur la situation dans les villages.

Ce que ressentent les gens ? Quelle est l'atmosphère ?

Khouloud, laisse cet enfant tranquille.

- Quoi ? - C'est quoi ces vêtements ?

Tu veux que les voisins commentent ? Laisse-les parler.

- Plus qu'ils ne le font déjà ? - Et ces vêtements sont à moi.

Porter cela inspire mon écriture.

Je sais, ça t'inspire…

Je sais, mon cher Ahmad.

Ne sois pas pénible !

Vais-je pouvoir inspirer Ahmad Canaani ?

Tu te souviens d'Ahmad maintenant ?

MARS 1936

Mesdames et Messieurs,

Aujourd'hui s'écrit une nouvelle page de l'histoire.

La première diffusion radiophonique en Palestine,

et seulement la seconde dans tout le monde arabe, après Le Caire,

commence aujourd'hui ici, à Ramallah.

J'ai le grand plaisir d'inviter

Son Excellence, le Haut-Commissaire Arthur Walker,

à inaugurer le Service Palestinien de Radiodiffusion.

Bonjour.

Merci d'être venus.

Pour ceux qui sont encore éveillés,

le nouveau service de radiodiffusion palestinien

ne s'occupera pas de politique.

Son objectif principal sera de diffuser la connaissance et la culture.

Tout d'abord, il y a des milliers d'agriculteurs dans ce pays.

Des paysans…

J'espère que nous trouverons

des moyens d'aider ces agriculteurs et de leur expliquer les avantages

de diverses formes de coopération.

Notre service s'efforcera de stimuler

la vie musicale en Palestine,

afin que nous puissions voir

les musiques orientale et occidentale

croître vigoureusement, côte à côte.

Chacune fidèle à sa propre tradition.

Merci.

Voici la partie où ils nous éduquent et nous enrichissent.

Le moment que nous attendions tous.

La Voix de Jérusalem.

Ici Radio Jérusalem.

Au-delà des eaux bleues de la Méditerranée,

des millions de juifs à travers le monde

ont reçu de Lord Balfour la promesse d'un foyer national en Palestine.

Alors que l'Allemagne et d'autres nations intensifient les persécutions,

les traitant comme des parias et des exclus,

les juifs se tournent de plus en plus vers leur terre promise.

Si on coupait le pipeline,

j'aimerais voir Haïfa et l'Irak en même temps, non ?

Non ?

Peut-être.

Fais attention.

Pourquoi y a-t-il des clôtures autour de la colonie ?

Et pourquoi viennent-ils vivre ici ?

Ils ne sont pas les bienvenus dans leurs propres pays.

Mais pourquoi ?

Je ne sais pas.

Pourquoi ne portent-ils pas de pantalons ?

Rentrons à la maison.

VILLAGE D'AL BASMA

Youssef !

Qu'as-tu vu en ville aujourd'hui ?

J'ai vu des lampadaires…

de grands bâtiments…

J'ai vu énormément de monde. Des centaines de personnes.

Et la voiture du chef ?

Quand vas-tu m'apprendre à conduire ?

Quand ta mère te laissera aller en ville.

Je partirai pour ne plus revenir.

Tu m'as apporté…

Promesse tenue, dette acquittée.

Afra !

Viens ici.

J'ai besoin de toi ici.

Et pas de tes allers-retours en ville.

- Je sais où je suis le plus utile. - Moi aussi.

Près de moi.

Les tensions entre nous et les colons augmentent.

Ils ont confisqué des terres au village de Sakhina.

Mais toi, tu préfères l'agitation de la ville.

Est-ce que c'est le même roi pour tous ?

Il aime une femme que tout le monde réprouve.

Pourquoi ?

Elle est plus âgée que lui.

- Et alors ? - Et elle est divorcée.

Ah.

Tiens, papa.

Fils.

Ça ira pour aujourd'hui.

Viens.

Passe-moi le vin, mon fils.

C'est un nœud fait de laine de mouton.

Afra, viens ici, ma chérie.

Bonsoir.

Ça suffit.

Pourquoi vas-tu si souvent à Jérusalem ?

Pour mon travail.

Il ne parle pas beaucoup de lui.

Peut-être y a-t-il une raison romantique.

Quelle femme de la ville voudrait d'un homme de la campagne ?

Qui sait, peut-être qu'il lui lit de la poésie ?

Mes yeux se remplissent de larmes.

Pour une femme de la ville

J'espère qu'elle me remarque

Et qu'elle se souviendra de moi après de nombreuses années.

Ce n'est pas un hasard si le travail ne se fait pas quand les hommes sont seuls.

Que Dieu lui pardonne !

PORT DE JAFFA

LA RÉVOLTE COMMENCE DANS LA RESPIRATION

La journée de travail est terminée.

Qui veut rester tard ?

Il a demandé qui voulait rester plus tard.

- Moi. - Moi aussi.

Les juifs peuvent être plus efficaces,

Mais toi, tu ne m'as jamais déçu.

Attrape le baril !

Qui est responsable de cette cargaison ?

Vérifiez les papiers !

Pour J. Kaplan…

à Tel Aviv.

Les Britanniques ne feront rien.

Ils ne tiendront pas Kaplan ni personne d'autre pour responsable.

Trente-trois barils pleins d'armes.

Pourquoi pensez-vous qu'ils s'arment ?

Quatre usines ont licencié tous les ouvriers palestiniens ce mois-ci.

Mes amis, vous êtes en train de donner votre pays et vos emplois.

Ils nous remplacent par des ouvriers juifs.

Soit nous leur faisons face, soit nous nous contentons d’observer.

La décision vous appartient.

Viens, Khalid.

Satisfait ?

Dieu merci.

Nous avons besoin de plus d'hommes.

Moi, je travaille et je dois envoyer de l'argent à ma famille.

Et si tu n’y arrives pas ?

Dieu y pourvoira.

Tu ferais un bon combattant.

Je ne veux pas me battre.

Aucun de nous ne le veut.

Suivant.

Suivant.

J'ai fait des heures supplémentaires aujourd'hui.

Pas d'heures supp. Avance !

Mais on nous a demandé de travailler plus longtemps.

Suivant.

Sors d'ici. Je te le dis.

Je veux lui parler.

Dehors ! Enlève tes mains de moi !

Khalid !

Le gouvernement a refusé notre demande de manifestation.

Mais il l'autorise pour les ouvriers juifs.

Ils sont mieux payés

et ont des horaires normaux.

Et des jours de congé !

Leur syndicat est puissant.

La moitié d'entre nous a déjà été licenciée.

Comment allons-nous nourrir nos familles ?

Faisons la grève !

La décision vous appartient.

Non, la décision leur appartient.

Soit du pain… soit des balles.

Tu es un imbécile.

Faisons une grève générale.

AVRIL 1936

APPEL À L'ACTION : PARTICIPEZ À LA GRÈVE GÉNÉRALE

Pardon, puis-je la lire après vous ?

Tenez, monsieur. - Que Dieu vous bénisse.

De quoi ai-je l’air ?

J'ai l'air distingué ?

Important ?

Ça vous va bien, monsieur.

Tu as des beaux vêtements ?

L'Association Musulmane a besoin de membres.

Achète-toi un beau costume.

- Non monsieur ! - Youssef !

Achète-toi un beau costume.

Grève générale, tout le monde.

Mes frères et sœurs,

Mes compagnons et moi apprécions votre générosité.

Voilà. Vive la résistance !

Nous sommes tous, riches et pauvres, unis dans la lutte.

Pour l'indépendance et la liberté.

Que Dieu vous bénisse.

Indépendance et…

Liberté.

Ça aidera aussi, ça, madame.

Allez, Khalid !

Pour la résistance.

Nous espérons vous rendre la pareille, madame.

Que Dieu vous donne la force !

Vive la résistance !

- Tu veux un peu de sucre ? - Non.

Les colons ont provoqué un incendie ! Ils défrichent le terrain !

Tout près des champs.

Dépêche-toi, Naïm !

La terre brûle !

- Merci, Naïm. - De rien.

Bienvenue !

Bonjour ! Bonjour !

Comment allez-vous ?

Très bien.

Quel âge avez-vous ?

Quel âge j'ai ? Et toi, quel âge as-tu ?

Bonjour, l'ânesse !

Comment tu t'appelles ?

Elle s'appelle Balfour.

- Pardon, vous avez dit ? - Lord Balfour.

- Doucement, doucement. - Pas de problème.

Tout va bien.

Je ne sais pas pourquoi je fais autant de bruit partout où je vais.

Mon temps passé ici en Palestine m'aura appris une chose.

Ce n'est pas à cause de vos yeux bleus.

Thomas Hopkins, Secrétaire Privé du Haut-Commissaire.

Youssef Bissawi.

Je représente ici le Gouvernement de Sa Majesté en Palestine.

Je suis venu encourager les villageois à enregistrer leurs terres.

Nous payons nos impôts au gouvernement,

tant que nous pouvons cultiver nos terres.

L'enregistrement ne nous intéresse pas.

Les documents ottomans de propriété foncière sont plus clairs en ville,

mais ici… pas du tout.

Et donc, nous mettons en place un nouveau système d'enregistrement des terres.

Le dunum ottoman sera remplacé par le nouveau dunum métrique.

Nous allons progressivement remplacer l'ancien système par la propriété privée.

Monsieur le Secrétaire, quand vous êtes venu ici aujourd'hui,

vous êtes arrivé par la route du Nord, c'est bien ça ?

Oui, c'est ça.

Vous avez vu les cultures en terrasses de notre village.

Sur les flancs de la colline ?

Des cultures en terrasses.

Vous savez ce que c'est ?

Oui, j'ai vu les cultures en terrasses dont vous parlez.

C'est le travail de milliers d'années.

C'est le travail de nos arrière-grands-pères.

Mais plus que cela, c'est la relation entre nous et notre terre.

Les Anglais ont-ils le droit,

en tant que force d'occupation, de distribuer la terre comme bon leur semble ?

Monsieur le Secrétaire, que dites-vous de la confiscation des terres par les sionistes ?

Que fait votre gouvernement à ce sujet ?

Écoutez…

La seule chose que je puisse dire, c'est que l'enregistrement des terres vous protégera.

Il inclut une description précise de chaque parcelle et de ses limites.

Cela vous sera utile.

Sans ce document, il n'y a aucun moyen de prouver à qui appartiennent ces terres.

Rien qu'aujourd'hui,

le tribunal britannique a transféré 35 dunums de terres,

Vos terres, à des colons.

Le tribunal a transféré 35 dunums du village à des colons juifs.

À partir de maintenant, il nous est interdit d'y accéder.

C'est du vol.

Nos dirigeants ont proposé que nous créions nos propres tribunaux.

Des tribunaux rebelles ?

Les Britanniques fouillent déjà les maisons à la recherche de rebelles.

- Nous devrions les soutenir. - Maudits Anglais.

Ils nous oppriment depuis ma naissance.

C'est pourquoi nous devons nous unir.

Ils ne s'attendaient pas à un soutien à la Grève générale.

Ces voisins sont venus nous remplacer, pas vivre à nos côtés.

Nous avons toujours accueilli des personnes de toutes les religions sur cette terre.

Les tribunaux anglais n'ont aucun pouvoir ici.

Je propose une délégation.

Allons parler aux voisins sans les Britanniques.

Sans les Anglais, je suis d'accord.

Abou Houda, Abou Nidal, Père Boulos, Abou Youssef, Sheikh Yassine.

Imran.

C’est de la naïveté.

Les sionistes ne négocient pas, ils veulent juste la terre.

Je dois les accompagner.

Attends jusqu'au matin, au moins.

Au matin, ils auront déjà encerclé le terrain.

C'est maintenant ou jamais.

Allons-y. Le soleil se couche.

Halte !

Père !

Père !

Abou Youssef ?

Ton nom est au ciel, Abou Youssef.

Ton nom est au ciel.

Ils arrivent !

Ils arrivent !

Nous recherchons les bandits armés qui ont dérangé les colons.

Où étaient vos maris cette nuit ?

Toi !

Où étais-tu ?

Personne ne sait rien ?

Très bien.

Allez !

Entrez !

Sortez de chez nous !

Sortez d'ici !

Sortez !

Sortez, sortez !

Laissez-nous tranquilles !

Sors d'ici !

On ne peut même pas enterrer nos morts ?

Nayef !

Bande d'assassins !

Allez demander aux colons qui ont tué mon père !

Nayef ! Nayef ! Nayef !

C'est mon petit frère, il n'a rien fait.

On vient d'enterrer notre père.

Toutes mes condoléances.

Allez !

En avant !

En avant !

Allez ! Allez ! Allez !

Chante pour Abou Youssef, Nayef !

Comme ça.

Tu vois ?

C'est la bonne dose.

Thomas…

- Heureux de te voir, mon ami. - Moi de même.

- Un gin ? - Je préfère le whisky.

Bien sûr.

Youssef Bassawi.

Il faut qu'on arrête de se rencontrer comme ça.

Comment vas-tu ?

Bien.

- Non, je le prends sec. - Désolé.

Tu avais l'air beaucoup plus détendu au village.

Santé.

Bien sûr.

Monsieur le Secrétaire, un autre verre ?

Non, merci, ça ira.

Vous avez réuni une charmante assemblée ce soir.

Oui, je me suis débrouilléé.

Je ne sais pas si je les connais tous.

Eh bien, à votre gauche…

Monsieur "Jaffa Oranges" en personne.

Propriétaire de la moitié des vergers d'ici jusqu'à la mer.

Eh bien, nous sommes ce que nous mangeons.

Derrière vous, Mathias Muhannam.

Qui diable l'a invité, bon sang ?

Capitaine Wingate.

Désolé, je ne vous ai pas vu arriver.

L'armée ne paie plus les barbiers ?

Monsieur Wingate.

Vous êtes un voisin très tolérant.

Eh bien, c'est pour ça qu'ils sont tous ici.

Youssef !

Youssef est un brillant jeune homme sorti du village.

Quel village ?

Al Basma.

Dans les collines ?

C'est un joli village.

Des champs dorés.

C'est vraiment la Terre Sainte.

Je suis allé dans ce village à plusieurs reprises.

Nous nous sommes déjà rencontrés.

Respectez la grève !

Vive la résistance !

Tout le monde à l'intérieur !

Sauvages !

Ne vous inquiétez pas.

Le but des rebelles est-il de nous rappeler les problèmes ?

Restez, je vous en prie.

Nous devons partir. Merci beaucoup.

Nous devons partir. Merci.

Rentrez bien et merci d'être venus.

Monsieur Amir, je peux partir ?

Non.

Il vaudrait peut-être mieux que tu dormes ici.

C'est dangereux de sortir la nuit dans cette situation.

Pourtant, les dirigeants arabes ont été clairs dans leurs demandes.

Un gouvernement démocratique doit être établi en Palestine.

Fin du transfert des terres arabes aux juifs,

et fin de l'immigration juive d'Europe.

Nos intérêts divergent.

Nous devrions prendre nos distances avec ces partis nationalistes.

Je me suis demandé,

le sionisme est-il vraiment si mauvais pour nous ? Et pour nos affaires ?

- Exactement ! - C'est vrai.

Youssef.

Tu veux nous donner ton avis ?

Eh bien je…

Parlons des campagnes.

Nous perdons des terres chaque jour.

Beaucoup de paysans ont été chassés.

Des gens qui y ont travaillé dur.

Les colons ont pris le pouvoir.

Je comprends que ce soit une période difficile pour vous.

Mais tous ne paient pas leurs dettes aux propriétaires.

- Vous n'êtes pas d'accord ? - C'est bon.

Ils arrivent à peine à nourrir leurs familles.

Comment payer des dettes quand les sionistes s'emparent des terres ?

Souvenons-nous que nous sommes les propriétaires,

que nous possédons la plupart des terres.

Et nous payons les impôts.

Merci, Youssef. Assieds-toi, s'il te plaît.

Je propose que nous poursuivions.

Comme vous le savez, les ambassadeurs de France et de Belgique…

Non, non !

Joseph ! Joseph !

Afra. Ma chérie…

Il nous faut de l'eau.

Les rebelles ont attaqué une patrouille.

Malgré ce qu'ils ont fait, nous avons refusé de parler.

Arrête !

Pas d'eau sans ma permission.

Toi !

Donne-moi tes papiers.

Et l'autorisation de quitter le village ?

À ton tour, Afra.

Je t'ai dit d'arrêter, Youssef.

Donne-lui en.

Bois.

Youssef !

AOÛT 1936

Salam alaykoum.

Youssef Bassawi.

Salam.

Chaque village reçoit des munitions pour sa protection.

Nous nous battons pour notre peuple.

Notre devoir est de servir et de nous battre pour une nation libre.

Nous protégeons les civils à tout prix. Compris ?

Agitation à Jérusalem : la "grève" arabe se poursuit.

Négociations avec les amis

Des "rois marionnettes" ?

Des rois marionnettes, Khouloud ?

Tu ne peux pas publier ça !

Mais c'est la vérité.

Ça semble un peu cruel.

Malheureusement, la description n'est pas de moi.

- Soyons logiques. - Logiques ?

Tu veux que nous approuvions l'intervention des Anglais pour mettre fin à notre grève ?

Je te rappelle que c'est la grève la plus longue de l'histoire.

Ils craignent que la résistance n’atteigne leur pays

et les renverse.

En quoi le Comité National est-il différent ?

En soutenant la Grève Générale, pour qui se prennent-ils ?

Pour qui ils se prennent ?

Les dirigeants des cinq partis palestiniens,

qui nous représentent tous, se sont unis et ont appelé à la grève.

Nous, Arabes, nous nous tirons une balle dans le pied.

Certains pensent que le Comité ne défend pas nos intérêts.

Tu parles de ton Association Musulmane ?

Comment ne vois-tu pas que l’union des partis est meilleure ?

C’est plus logique.

Khouloud.

Mon amour.

Je t'aime, même si nous ne sommes jamais d'accord sur rien.

Nos terres sont à nous.

La Palestine n'est pas à vendre. - La Palestine n'est pas à vendre !

La Palestine n'est pas à vendre. - La Palestine n'est pas à vendre !

La Palestine n'appartient pas à Balfour.

La Palestine n'appartient pas à Balfour !

… silence, un instant !

Peut-être pouvons-nous parler calmement et je pourrai alors vous aider.

On va aller le voir, là-haut.

Dites à Son Excellence de ne pas avoir peur de nous.

Je peux vous assurer que ce n'est pas le cas.

mais là, il est très occupé.

Et je suis sûr que vous pouvez le comprendre.

Mais, moi, je suis là…

pour écouter tous vos problèmes et vos inquiétudes,

et vous garantir qu'il y sera répondu de manière satifaisante.

Qu'il nous écoute.

Comme je vous l'ai dit, il est très occupé.

Nous attendrons ici jusqu'à ce qu'il nous reçoive.

C'est le minimum qu'il puisse faire, monsieur le secrétaire.

Madame, vous me mettez dans une position…

La Palestine n'est pas à vendre. - La Palestine n'est pas à vendre !

La Palestine n'appartient pas à Balfour. - La Palestine n'appartient pas à Balfour !

Nos terres sont à nous.

Nos terres sont à nous !

La Palestine n'est pas à vendre. - La Palestine n'est pas à vendre !

La police et l'armée britanniques

agissent chaque jour avec plus de brutalité dans les villages.

C'est hors de contrôle.

Les jeunes sont arrêtés.

Des gens sont battus pour ne pas avoir de laissez-passer.

Couvre-feux et punitions collectives.

Ils confisquent de plus en plus de terres,

accélèrent l'expulsion des paysans.

Monsieur le Commissaire,

nous vous demandons de l'aide pour protéger nos villages.

Eh bien, je vous remercie d'être venues.

Je vois que vous êtes des femmes influentes et déterminées.

Mais je crains que Londres ne me lie les mains.

Les attaques rebelles ont presque doublé ces dernières semaines.

Nous n'avons donc d'autre choix que d'appliquer les lois

qui punissent tout un village pour les crimes de quelques-uns.

Pourquoi punir tout le monde pour les actions de quelques-uns ?

Parce que vous savez mieux que quiconque…

que les Arabes privilégient la communauté sur l'individu.

Ce que nous savons, Votre Excellence,

c'est que nos frères et sœurs de les campagnes

sont contraints, dans les circonstances actuelles,

de défendre leurs familles et leurs foyers.

Et peut-être que Londres pourrait voir les choses de notre point de vue.

J'ai de bonnes nouvelles pour vous.

Lord Peel va diriger une nouvelle commission royale,

et je n'ai aucun doute

qu'elle pendra en compte nombre de vos préoccupations.

Là-dessus,

je vous demande à tous d'avoir foi en ce que

les Arabes et les Juifs puissent vivre ensemble et servir ensemble,

et que, avec votre aide,

nous créerons ensemble une Terre Sainte unie et pacifique.

Règles du couvre-feu

C'est une mission difficile dans laquelle se sont embarqués

les membres de la Commission chargée d'enquêter sur la situation en Palestine,

dirigée par Lord Peel.

J'en suis très conscient.

nous devons affronter des problèmes difficiles et délicats.

La violence s'intensifie et a fait neuf morts

lors d'une attaque de militants juifs à Haïfa.

Les rebelles arabes ont tué trois passagers et un policier britannique.

Ouvre !

Belle marchandise.

Je ne dirais pas non à un essai.

- Tiens. - Merci.

Ce sont des feuilles de vigne farcies ?

On a bien de la chance !

Bon appétit.

Le village vous remercie.

Mon Dieu, regarde ça. Elles sont parfaites.

Vous voulez vous joindre à nous ?

Sois prudent.

Les Anglais ont augmenté le nombre de postes de garde dans les collines.

Transmet mes salutations à Youssef.

Merci beaucoup, madame.

C'est une beauté.

Youssef a bien de la chance.

Quel manque de respect !

C'est la veuve d'un martyr !

On faisait que parler.

Vous devriez avoir honte !

Ferme-la !

Mange !

Regarde. Ils ont interdit le keffieh.

La rue est envahie par une marée de keffiehs.

Tu crois que le journal pourrait me payer pour les dernières photos ?

Je vais demander.

Je te paierai ce mois-ci.

- Tu peux faire ça ? - Oui.

Ki.

- Thomas. - Désolé.

Le comité arabe a accepté de parler à la commission Peel.

Ils annulent la grève.

C'est sorti dans la presse.

Je suis la presse.

C'est vrai.

Eh bien, ils ont l'air plutôt contents que les choses reviennent à la normale.

- Contents. - Ce n'est le bon mot.

Mais j'ai un bon pressentiment concernant la Commission Peel.

Une commision de plus ?

C'est une réelle occasion pour les dirigeants palestiniens

de faire valoir leurs droits.

Pour la légitimité.

Alors, monsieur le secrétaire…

dis-moi, qu'est-ce qui se passe au bureau ?

Je commence à me faire l'effet d'être un espion.

Tu es mon espion.

Je t’en dis autant que je peux, et même plus.

Est-ce exact qu’ils offrent une protection aux colonies juives ?

Oui.

Et ?..

Et… ils vont créer une unité de contre-insurrection britannico-juive.

Enfoirés !

Hé, du calme, ne tue pas le messager.

Tu sais ce que j'en pense.

C'est quand même des enfoirés.

Écoute, est-ce qu'on peut, pour une fois, parler d'autre chose que de politique ?

Thomas, je ne suis pas une touriste ici.

Putain !

Ça doit être le signe du calme qui règne au bureau du Commissaire.

Calme comme la mer Morte.

Tout le monde est content, j'imagine,

que cette putain de grève soit enfin terminée.

Ce n'est peut-être pas le meilleur endroit pour emmener une dame.

En effet.

Vous vous connaissez, vous deux ?

Je crois que nous n'ayons eu le plaisir de nous rencontrer.

J'espérais que mes fêtes soient plus marquantes.

Khouloud Artef.

Capitaine Wingate.

Mes excuses, madame.

Votre anglais est impressionnant. Où l'avez-vous appris ?

Dans un pensionnat, à Oxford. Et vous ?

Excusez-moi, j'ai du travail.

Capitaine.

Une musulmane.

Je ne peux pas vous le reprocher.

- Une reine de Saba. - Comme vous le savez, elle est journaliste…

et une bonne.

Ah, bien sûr.

Dans l'Ancien Testament, Jérusalem est personnifiée par une femme

après que la ville a été détruite par les Babyloniens.

La prophétie dit qu'un jour les enfants d’Israël retourneront à Sion.

Les preuves archéologiques de ces affirmations sont assez faibles, vous ne croyez pas ?

Non, je ne le pense pas.

Nous sommes au seuil d'un grand moment historique.

Nous assisterons à l'émergence de la première armée juive en 2000 ans.

Peut-être devriez-vous considérer de quel côté de l'histoire vous voulez être.

Il est blessé.

Faites attention.

Vous pouvez partir. Il est en sécurité avec nous.

Les Britanniques sont dans les parages.

Nous ne voulons pas d'ennuis ici.

Du calme, reste tranquille.

Tu es en sécurité ici dans les collines.

Les rebelles sont proches. Ils savent où nous trouver.

CHANT DU RETOUR

Feuilles de vigne, oignons, menthe.

Sens la fraîcheur.

- Combien ça coûte ? - Deux kurus.

Un kuru et demi

Juste pour toi. Un kuru et demi, alors.

Comme ta voix est douce aujourd'hui.

- Tu veux aller au hammam ? - Pas aujourd'hui.

Oh, allez. Tu dis toujours ça.

Un bain te ferait du bien.

- Je paierai l'aller-retour. - Quelle générosité !

Surveille ma marchandise jusqu’à mon retour.

Elle reviendra parfumée.

Pour qui donc se parfume-t-elle et se fait-elle belle ?

Tu devrais lui tirer dessus, pas cirer ses chaussures.

Que Dieu les éloigne de nous.

J'espère que tout le monde sera aussi généreux aujourd'hui.

Karim !

Je l'emmène avec son père.

L'Irgun a promis d'intensifier ses activités.

Crois-moi, nous allons avoir des ennuis.

Arrêtez le bus ! Tout de suite !

Arrêtez le bus !

Vos papiers.

Que Dieu vous bénisse. Bénissez vos enfants.

Que Dieu bénisse les Anglais. Que Dieu vous bénisse.

Levez-vous, s'il vous plaît.

Un peu de respect.

Que tous les hommes et les garçons descendent immédiatement du bus !

Allez, descendez !

Allez !

Bien, en rangs !

Les mains en l'air !

Je vous ai dit… de lever les mains !

Smith.

Les mains en l'air !

Belle fabrication turque.

Quelqu'un en a pris soin toutes ces années.

La balle est encore dedans ?

Laissez-moi voir.

La balle est dedans.

Il est encore chargé.

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu dors pas ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai fait un cauchemar.

Viens là, ma chérie, viens là.

Afra.

Viens ici, ma petite-fille.

Je veux te dire quelque chose.

Tu sais où est ta terre ?

Ta terre est là où tes ancêtres est enterrée.

Je vais t'apprendre comment l'utiliser.

C'est facile.

Mais sache-le,

que tu possèdes quelque chose de plus puissant que l'Empire britannique.

Qu'est-ce que c'est ?

Tu le découvriras par toi-même.

Tu viens d'une lignée de personnes courageuses

qui aiment cette terre.

Qui va là ?

Rabab ?

Je cherche de l'akoub.

À cette heure-ci ?

Tu as besoin d'aide ?

Non, je dois rentrer.

Je n'avais pas réalisé qu'il était si tard.

Tout va bien.

- Au revoir. - Que Dieu te garde.

Tu l'as caché ?

Bonne nuit, ma fille.

Bonne nuit.

NE CROYEZ PAS QUE L'HOMME GRANDIT

Tu veux me les acheter ?

Merci, mon cher.

Tu veux me les acheter, monsieur ?

Tu me les achètes ?

Juste pour aider.

Sois prudent. Il y a des soldats partout.

Ici, nous sommes en sécurité.

Fils.

Tu es en retard.

Tu nous as fait rater le bus.

Je suis arrivé aussi vite que j'ai pu.

N'oublie pas.

Il entend tout.

Je suis désolé.

Nous arriverons avant le couvre-feu.

Allons-y.

Oh mon Dieu, que la nature est belle.

Peu importe à quel point un homme se croit fort,

la nature lui montre la grandeur du Créateur.

Pourquoi les gens se confessent-ils ?

Pour reconnaître leurs péchés et obtenir le pardon.

De toi ?

De Dieu. Seul Dieu peut pardonner.

Sont-ils méchants ?

Nous sommes tous des pécheurs.

Quand quelqu'un se repent, il cherche le pardon dans Sa lumière divine.

Où allez-vous ?

À notre village. Al Basma.

Papiers !

Toi aussi.

Ce n'est qu'un enfant.

Les collines sont pleines de bandits.

Ce n'est pas un bandit. C'est mon fils.

Et ne le sommes-nous pas tous, mon Père ?

Quel genre de prêtre a un fils ?

C'est permis… dans notre religion.

Quels salauds !

Je pense qu'on va les garder.

C'est bon, allez-y.

Putain, c'est un prêtre !

On dirait que quelqu'un vole le prêtre.

Le vol est-il également permis dans votre religion ?

Non.

Non, mon fils.

Allez, ça suffit !

Partez !

Qu’est-ce que tu as ?

Donne-moi ta main.

Mords de toutes tes forces.

Plus fort.

Fort. Plus fort.

J'ai gagné !

Tu sais pourquoi ?

Parce que j'ai tenu plus longtemps, pas parce que je suis plus fort.

Il faut tenir pour pouvoir gagner à la fin.

Je t'ai fait mal ? Je suis désolé, mon fils.

Pardonne-moi.

Souviens-toi…

Dieu nous protège.

Comment vas-tu ?

Comment je vais ?

Et cet article que tu m'as demandé de publier ?

Je veux juste aider un ami.

Qu'est-ce que tu veux dire ? Tu l'as lu ?

En diagonale.

C'est ridicule. C'est de la pure propagande.

C'est un article pro-sioniste.

Ce ne sont que des mots et des opinions.

Des mots et des opinions ?

Tout le monde a le droit d'écrire.

Qui est cet Anouar Yacoub ?

Je te l'ai dit, un jeune ami écrivain.

Je veux le rencontrer.

- C'est impossible. - Et pourquoi ?

Chacun a ses raisons de vouloir préserver sa vie privée.

Et elles doivent être respectées.

Tu le sais très bien, Khouloud,

ou plutôt, Ahmad Canaani.

- Ahmad Canaani ? - Oui.

Tu sais mieux que quiconque que sans ce nom,

personne ne publierait ni ne lirait mes articles.

Je sais. Et peut-être qu'Anouar aussi a ses raisons.

Très bien.

Je vous défie. Que chacun écrive une chronique en réponse à l'autre.

Je vais soumettre l'idée.

AHMAD CANAANI RÉPOND À ANWAR YACOUB

"Tout le pays est dans l'attente."

La Commission Peel poursuit ses travaux.

Et chacun retient son souffle.

Même nos rebelles attendent,

dans l'espoir que la liberté arrive.

Chaim Weizmann, grand ami de la classe dirigeante britannique.

Il est le témoin clé devant la Commission Peel.

Jusqu'à présent, il est allé 5 fois à l'Hôtel Palace de Jérusalem

"pour rencontrer les commissaires."

Elles viennent de Jérusalem ?

C'est moi qui les ai faites.

Je peux te confier un secret ?

Khalid ?

Khalid ?

Attends-moi ici.

C'est qui ton ami ?

Un enfant du village.

Il s'appelle Karim.

Comment va ta mère ? Je ne l'ai pas vue depuis un moment.

Elle est avec mon grand-père.

Ça va pas bien.

- Qu'il se rétablisse. - Merci.

Il faut être prudents ces jours-ci.

Pas vrai, Karim ?

Pourquoi tu apportes de la nourriture à Khalid ?

Parce qu'il nous protège.

C'est Dieu qui nous protège.

Venez ! Venez !

Les Anglais font un pique-nique !

Ils ont du gâteau !

Et alors ?

- Je pense que c'est bon, là. - Non, non.

De là-haut, vous aurez la plus belle vue sur Jérusalem.

Mon Dieu !

La montée en valait la peine, non ?

Il fait chaud.

Oui, mais le pire est encore à venir, dans quelques mois.

Il fera encore plus chaud.

Allez, allez, c'est ça !

- Beau coup de tête ! - Allez, bloque-le !

Vite ! Je…

Quel est le score maintenant ?

Je vais le chercher.

Karim, viens !

SON EXCELLENCE, LE HAUT-COMMISSAIRE DE PALESTINE, 5 JANVIER

5 janvier - Fondation du kibboutz Sde Nahum

par des immigrants juifs venant d'Allemagne et de Pologne

PAR L'ASSOCIATION DE COLONISATION JUIVE DE PALESTINE

21 mars - Tchécoslovaquie et Pologne

30 juin - Roumanie et Allemagne

4 juillet - Fondation du Moshav

5 juillet – Fondation du Kibboutz Ein HaShofet

6 juillet – Fondation du Kibboutz Ein Gev

J'ai besoin d'aide.

Mon frère est toujours en prison.

Youssef, sois prudent.

La direction demande aux rebelles de déposer les armes.

Dans l'intérêt de qui ?

Nous sommes faibles.

Attendons, reprenons des forces et revenons plus forts.

Attendre quoi ?

Les amis d'Amir vont-ils nous trahir ?

BANQUE FARLEYS PAYER À AMIR ATEF

COMMISSION SIONISTE DE PALESTINE BÉNÉFICIAIRE : AMIR ATEF

Les résultats de la Commission Peel seront annoncés ce soir.

Dyala et Maher invitent cet horrible cousin à dîner.

J'ai vu Thomas cet après-midi.

Et j'ai insisté pour qu'il vienne faire la fête avec nous.

Tu embêtes Anouar Yacoub dans les journaux.

Rien de tel qu'un bon débat !

Tu as besoin d'argent ?

Tout le monde en a besoin.

Tu as des dettes ?

Tu as des problèmes ?

De quoi tu parles ?

Pourquoi recevez-vous de l'argent de la Commission Sioniste ?

Non… Que veux-tu dire ?

C'est moi qui ne comprends pas.

Je veux que tu m'expliques.

C'est compliqué.

Ils… La Commission Sioniste a fondé l'Association Musulmane.

Ils paient les salaires de certains membres.

Pourquoi ?

Pour créer une opposition aux partis nationalistes.

Si cela nous aide à assurer notre place, quel mal y a-t-il ?

Ils pensent que je pourrais même devenir maire.

Ton ami, Anouar Yacoub…

Tu partages ses opinions ?

Non.

Anouar n'existe pas.

Les sionistes veulent des articles ayant un point de vue différent

dans les journaux arabes.

Ils savent que les gens ne les liraient

que si c'était écrit par un Palestinien.

La Commission Sioniste les écrit et les fait traduire en arabe.

J'étais d'accord avec certains d'entre eux et c'est tout.

Jusqu'à quand vont-ils nous faire attendre ?

Espérons de bonnes nouvelles.

Quelqu'un arrive pour faire la fête.

Enfin, notre propre gouvernement.

Thomas. Entrez, je vous en prie.

- Je suis très content que tu sois venu. - Tu arrives juste à temps.

- Tu veux un whisky ? - Plus tard. Peut-être…

Asseyez-vous, je vous en prie.

Bonsoir. Bonsoir.

Alors, quoi de neuf de votre côté ?

Allez, dites-nous.

Ne nous fais pas attendre.

Je crains que ce ne soit pas bon.

La partition a été proposée…

sans un État palestinien indépendant

et avec le déplacement forcé de la population.

Qui pensent-ils être, les Britanniques, pour donner la moitié du pays ?

Dites-moi, monsieur le secrétaire, comment vous sentiriez-vous…

si nous décidions de couper votre pays en morceaux…

et de le donner à d'autres ?

Incroyable.

Un foyer national juif dans notre pays, mais pas dans le vôtre ?

Écoutez, je ne suis pas ici comme représentant de la Commission Peel.

Je suis juste venu délivrer un message.

Je l'ai fait de mon plein gré.

- Peut-être que je devrais partir. - Thomas, attendez.

Je ne comprends pas. Comment ?

J'aimerais aussi comprendre.

Je suis vraiment désolé.

Ça commence.

Le comité, présidé par Lord Peel, a publié ses conclusions.

La Commission recommande la création d'un système de partage

pour garantir l'établissement du foyer national juif,

et le libère de la possibilité

d'être soumis, à l'avenir, à la domination arabe.

La partition permet aux Juifs de considérer leur propre foyer national

car elle le transforme en un État juif.

Ses citoyens pourront accueillir

autant de Juifs qu'il leur sera possible de recevoir.

Ils atteindront l'objectif principal du sionisme :

une nation juive établie en Palestine,

et cesseront enfin de vivre comme une minorité.

Pour les Arabes et les Juifs,

le partage offre la perspective d'obtenir le don inestimable de la paix.

Ce n'est un conflit ni naturel ni ancien.

Les Arabes, tout au long de leur histoire,

n'ont pas seulement été exempts de sentiments anti-juifs,

mais ont aussi démontré que l'esprit de réconciliation

était ancré dans leur vie.

Étant donné la possibilité de trouver refuge en Palestine

pour des milliers de Juifs qui souffrent,

la perte causée par le partage, bien que significative,

est-elle supérieure à ce que la générosité arabe peut supporter ?

Le problème juif n'est pas le moindre

des nombreux problèmes qui perturbent les relations internationales.

Si les Arabes, moyennant quelques sacrifices,

pouvaient aider à résoudre un tel problème,

ils gagneraient la gratitude non seulement des Juifs,

mais de tout le monde occidental.

Le partage offre la possibilité de trouver une solution au problème

qui rende justice aux droits et aspirations

à la fois du peuple arabe et du peuple juif.

La moitié d'un pain vaut mieux que pas de pain du tout.

Quant au peuple britannique, il a l'honneur de…

Ils ont dû entendre.

Allez, les gars !

Allons voir.

Allez, les gars ! Allez-y !

Allez, les gars !

Allez, les gars ! Allez-y !

Les Britanniques font face à une résistance arabe. Le soulèvement palestinien est une menace sérieuse.

L'armée encercle les villages. Les arrestations de rebelles continuent.

Nous devons rester unis pour défendre nos terres !

Notre union collective

conduira à la fin de l'impérialisme britannique et français sur nos terres.

Nous nous battons pour notre indépendance !

Vous êtes les fils de cette terre !

Si on me tire dessus,

si on m'arrête,

si on me déporte,

qui prendra ma place ?

Pour chacun d'entre nous qui tombe…

… des milliers se lèveront !

Nous sommes un peuple libre !

Le peuple syrien est avec vous !

Le peuple libanais est avec vous !

Irakiens, Druzes, tous du Bilad al-Sham,

nous sommes unis dans ce combat.

Nous disons aux colonisateurs : la nation arabe est une,

et la Palestine…

en est une partie…

qui ne nous sera pas enlevée.

Vive la résistance !

Victoire à la résistance !

Victoire à la résistance ! Victoire à la résistance !

Victoire à la résistance !

La Palestine pourrait obtenir sa liberté.

Le plan britannique apporterait la liberté à la terre ancestrale.

Les Britanniques perdent le contrôle de Naplouse

Mon Dieu.

Ils ont une croix sur leur drapeau.

Que savent-ils du Christ ?

Vous n'êtes pas sérieux.

Ce n'est pas l'image que nous voulons donner au monde.

Ne laissez pas cela filtrer.

C'est regrettable que les Arabes chrétiens se soient unis

à leurs frères musulmans.

Je crois que tout le monde connaît M. Taggart.

Notre expert en contre-insurrection.

M. Taggart nous vient des Indes,

où il a eu beaucoup de succès, fait un excellent travail.

Je propose que nous construisions un réseau de forteresses.

Ici, pour empêcher les armes,

les marchandises et les militants de s'infiltrer depuis le Liban et la Syrie.

Je crois que la meilleure solution au terrorisme est de construire un mur.

Une barrière de fil de fer barbelé de 3 mètres,

de Ras al-Naqoura jusqu'à l'extrémité Nord de la mer de Galilée,

courant directement le long de la frontière Nord.

Pour les insurgés internes, je recommande une tactique différente.

Nous laisserons les Arabes s'en occuper eux-mêmes.

Comment ferez-vous cela ?

Une milice arabe pro-britannique et anti-rébellion.

Que nous appellerons…

« Les Brigades de la Paix. »

Pardon.

Nous allons monter les Arabes les uns contre les autres.

Vous les croyez vraiment aussi stupides ?

Quelques familles palestiniennes éminentes se sont déjà engagées.

Non. Ce sont des paysans.

Ils n'ont pas d'organisation centrale.

Ils se déplacent de grotte en grotte, de village en village, comme des animaux.

Nous identifierons des rebelles sur le terrain…

qui informeront et sèmeront la discorde au sein de la rébellion.

Permettez-moi de vous rappeler à tous nos tactiques actuelles.

Nous avons fermé toutes les imprimeries arabes.

Interdit les journaux, censuré le courrier.

Et intercepté les appels téléphoniques.

Établi des points de contrôle et imposé des couvre-feux.

Et même confisqué leurs troupeaux.

Nous ne voulons pas d'une autre Irlande sur les bras.

Non, vraiment pas.

Mais nous avons continué et interdit de chanter et d'agiter des drapeaux.

Je veux dire, il est interdit de s'asseoir dans un putain de café.

Hé, Thomas. - C'est absurde !

Nous essayons de mettre fin à une rébellion qui veut nous détruire.

J'en suis pleinement conscient.

Ce que je dis, c'est qu'il doit y avoir une autre façon de faire les choses.

Il n'y en a pas.

La Grande-Bretagne doit honorer

les promesses faites dans la Déclaration Balfour.

Les sionistes sont la clé pour préserver l'empire.

Nous devons maintenant renforcer les Escadrons Nocturnes

dans les colonies juives.

Ils sont notre base d'attaque…

Assez de ces conneries de prêche.

Alors, parlons de vos escadrons ?

- Hopkins, je pense… - Non, pas cette fois.

Vos escadrons. Voici le rapport…

"De nombreux coups furent portés sur des dos récalcitrants,

mais le chemin fut terminé."

Les Arabes attaquent les colonies, font sauter l'oléoduc,

les voies ferrées, nos patrouilles.

Celui-ci est mon préféré.

Cela va trop loin, monsieur.

Des ordres de tirer de manière indiscriminée et disproportionnée.

Je ne peux, en conscience, rester assis ici et être complice de cela.

Thomas, tu es simplement pro-arabe et beaucoup d'entre nous savent pourquoi.

Messieurs, messieurs, laissons de côté les animosités personnelles…

Asseyez-vous.

N'oublions pas

que les rebelles nous attaquent,

et si nous ne montons pas en puissance, nous perdrons l'avantage.

C'est évident.

Nous avons une obligation envers deux peuples sur cette terre.

Une double obligation.

Et si nous ne pouvons pas les tenir séparés

et leur montrer qui commande…

croyez-moi, ils nous boufferont tout crus.

Ah, te voilà.

Qu'est-ce qui se passe, bordel ?

J'exige une explication immédiate pour l'attaque du bureau du journal.

Et quid de votre fameuse liberté d'expression ?

Les Britanniques importent du fil de fer barbelé de Mussolini en Italie.

Vous pensiez vraiment que la presse ne l'apprendrait pas ?

Tu t'inquiètes pour ces putains de fils de fer barbelés ?

Et ton précieux journal n'est rien comparé à ce qui s'annonce.

Tu veux savoir quelque chose ? Va te faire foutre !

Je quitte la Palestine.

Les villageois sont épuisés par les attaques.

Certains ne veulent plus s'impliquer.

C'est exactement ce qu'ils veulent.

La résistance gagne.

Nous avons repris le contrôle non seulement ici, mais aussi à Hébron,

Beersheba et Jérusalem.

Qu'en penses-tu, Afra ?

Je veux partir.

Au revoir.

Quoi ?

À vous de me le dire.

Pour la première fois de ma vie, j'ai peur de mourir.

"Celui qui donne la vie ne meurt jamais."

Et toi ?

Je resterai ici.

Les nouvelles ! Les nouvelles !

Les nouvelles ! Les nouvelles !

Les nouvelles ! Les nouvelles !

- Ahmad Canaani ? - Oui.

"…vague d'arrestations après que les rebelles aient assassiné…"

"le Commissaire de District britannique pour la Galilée."

"Les dirigeants palestiniens ont été décapités et exilés."

"Le Haut Comité Arabe a été déclaré illégal et dissous."

"Cinq leaders arabes ont été arrêtés"

et déportés aux Seychelles, dans l'océan Indien,

dont Yaqub al Ghusayn,

Hussein Fakhri Al Khalidi,

Fu'ad Saba et Ahmed Hilmi Pacha."

"Les autorités britanniques ont arrêté Awni Abd al Hadi et Izzat Darwaza."

Les autorités britanniques ont arrêté Awni Abd al Hadi et Izzat Darwaza

qui ont été envoyés au camp de Sarafand al-Amar.

Les autorités britanniques sont en état d'alerte

car il se dit qu'Abd al-Qadir al-Husseini

serait retourné clandestinement en Palestine.

Toutes les frontières avec la Palestine ont été fermées.

Les lignes téléphoniques avec les pays voisins ont été coupées

et 320 chefs rebelles sont détenus

dans un camp de concentration près d'Acre

sans procès ni charges.

… Le capitaine

a dit : Qu'est-ce qui se passe, bordel ?

C'était très drôle. J'adore ce gars.

Tout le monde dehors !

Tout le monde sur la place !

Tout le monde dehors !

Allez !

Tout le monde sur la place !

Père ! Lève-toi !

Je ne quitterai pas cet endroit.

- Lève-toi ! - il faut y aller.

Allez, allez !

Allez, Karim.

Vas-y.

Protège cet enfant ! Va !

Va, ma fille, va !

Je m'occuperai de ton père.

S'il te plaît, pars.

On arrive.

Allez-y !

Partez tout de suite !

Partez !

Attention !

Les hommes, ici.

Les femmes, là-bas.

Vous allez payer le prix pour les actions des criminels.

Vous paierez le prix pour les criminels.

Vous allez remettre toutes vos armes, ici et tout de suite !

- Où sont les rebelles ? - Il n'y a pas de rebelles ici.

Personne ne sait rien, hein ?

Où sont les chefs ?

Tu as été prévenu…

Que si ce genre de choses arrivait, il y aurait des conséquences.

Les attentats à la bombe…

n'ont été l'œuvre de personne de notre village.

Fouillez ! Allez-y !

Les hommes, ici !

Suivant !

Suivant !

Traître !

- Quelle honte ! - Traître !

On t'a reconnu à tes chaussures, salaud !

Salaud !

Vous tous…

Vous avez cinq minutes pour apporter vos armes sur la place.

Si vous rendez vos armes, les hommes seront libérés.

Croyez-moi, il vaut mieux les rendre avant qu'on les trouve.

Fermez-la !

Il y a des gens qui se cachent ici !

Voyez qui d'autre se cache.

C'est notre maison.

Partez !

Bougez-vous ! Allez !

Cours et ne t'arrête pas.

Ne reviens pas ici, ne regarde pas en arrière.

Cherchez !

J'ai trouvé ça.

Eh bien, regarde ça.

Salauds !

Pas d'armes, hein ?

Hein ?

Pas d'armes !

Lâchez-le !

Nous ne partirons pas !

Salauds ! Lâchez-moi !

Lâchez-moi !

Lâchez-moi !

Maman, s'il te plaît ! - Sortez de là !

Je t'en supplie, sortez !

Vous devez sortir !

Ce sont mes parents !

Salauds !

Maman, papa !

Salauds !

Pourquoi es-tu revenue ?

Comme Qassam l'a prêché : mieux vaut mourir en martyr !

Maman !

Maman !

Maman, papa !

Viens ici.

Toi.

Tout va bien.

Tout va bien. Ne t'inquiète pas.

Je ne te ferai pas de mal.

Viens.

Stop !

Je vais te donner ce que tu cherches.

Que Dieu te pardonne.

Toi aussi.

Évacuez le village !

Qu'est-ce que tu fais ?

Vas-y, j'arrive.

Afra !

Afra, cache-toi.

Cache-toi !

Avancez !

Avancez !

Eh !

Enfoirés, suivez-moi !

Allez-y !

Allez-y !

Fais attention là.

Allez, dépêche-toi !

N'aie pas peur. Prends soin des enfants.

Sois forte pour ta famille !

Tu es un salaud et un lâche !

Emmenez-les au camp d'internement.

Et toi, conduis !

Conduis !

Faisons-leur goûter à leur propre médecine.

Conduis !

Sois un homme, prends soin de toi et dis toujours la vérité.

Prends soin de tes frères.

Allez-y !

Prenez-le vivant !

Mettez-vous à couvert !

Pourquoi tu souris, putain ?

Arrête de sourire !

Remettez-le debout !

Embarquez-le !

Embarquez-le !

Avance !

Allez !

Rends-toi !

Allez-y, les gars !

Vous voulez faire un exemple avec lui ?

On le tiens.

Grenade !

Qu'est-ce que tu attends ?

Monte dans le camion.

Allez, grimpe !

Grimpe !

Commencez à creuser !

Lève-toi.

On a du travail.

Ce n'était pas la première fois et ce ne sera pas la dernière.

Pourquoi ce n'est pas arrivé aux autres ?

Seule Afra sait comment me trouver ici.

Elle va bien.

Monsieur.

Monsieur !

À bas le colonialisme !

Révolution !

Tu es le frère de Youssef ?

Oui.

Dis à Youssef qu'Ahmad Canaani lui envoie ses salutations.

- Bon retour. - Merci.

On peut rentrer maintenant ?

Qu'est-ce que tu fais, Khouloud ?

"Dans cette petite terre, nous avons grandi."

Notre rivière a donné naissance à des croyances et des lignées.

Notre ligne a toujours été de mourir debout.

Malgré ces putains d'avions…

…et tout ce que la vie brise, nous resterons là.

Même si les cieux écrasent notre terre, notre chant continuera.

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