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LONDRES
TROISIÈME PORTE À DROITE.
HOMME. 1,80M. VESTE MARRON.
Déguisé en cheval.
Un jeu d'enfant.
Écoutez, c'est pas moi que vous cherchez. Ça peut pas être moi.
C'est pas la première fois qu'on me sort ça.
C'est une erreur, je vous jure.
Bien tenté, le cheval.
Cheval ? Mais je suis un âne !
Vu d'ici, non.
Je suis le cousin de la femme de Freddy Darby.
Bien sûr. Tout le monde est parent avec Darby.
Oh, merde !
Putain !
Reste tranquille une seconde, d'accord ?
Je bouge pas.
Ah ouais, c'est un âne.
Oh, merde.
C'est bien le cousin de la femme de Freddy Darby.
Oh, bordel.
Hé, j'ai merdé.
Merci.
Alors, j'ai combien de temps ?
La famille en parle déjà. Ils pensent que c'était un petit bras.
Mais ce n'est qu'une question de temps
avant que Darby pige tout.
Comment ça a pu arriver, Tommy ?
J'en sais rien.
Il faisait noir. C'était dans l'allée. Je pouvais pas-
Attends, attends. T'y es pas allé, c'est ça ?
Allé où ?
Combien de fois je t'ai dit de faire vérifier tes yeux ?
J'ai pas besoin de lunettes, bordel !
Bien sûr que si !
Je te parle d'un cheval et d'un âne.
Qui peut faire la différence entre un cheval et un âne ?
N'importe qui. Littéralement n'importe qui.
Les films animaliers, ça sert à ça, bordel !
Écoute, Tommy,
personne ne peut enlever ce que t'as fait de bien toutes ces années.
Depuis que t'es là,
si tu demandes à qui que ce soit : « Qui faisait ça le mieux ? »
Ils te répondront : Tommy Ward.
Et ça, ça vaut toujours.
Mais le temps, finit toujours par te rattraper.
Les jambes vont moins vite, les mains tremblent.
Un rien te fait mal.
C'est une nouvelle ère.
Faut savoir raccrocher.
LOCATION, LONDRES STATUT ACTIF
Merde !
Tu ferais mieux de quitter la ville ce soir.
Tu peux me faire gagner du temps ?
Non. Tu peux pas faire ça.
C'est là qu'ils vont te chercher en premier.
Pas si j'y arrive avant eux.
Putain, Tom.
Je dois le voir.
Ouais. Ben t'as perdu tes droits.
Me dis pas que t'as aussi perdu la tête.
Allez, deux minutes. C'est tout ce que je demande.
Je risque de ne pas revenir. S'il te plaît, Jodi.
T'as bu ?
- Non. - T'es défoncé ?
Pas pour l'instant.
Ah, salut Tom.
Salut, Ricky.
Qu'est-ce qui se passe ?
Juste une petite discussion avec mon ex-femme.
Parfait. Tu veux rentrer ?
- Non ! - Non.
D'accord.
Attends ici.
Alors, le boulot, ça va ?
- Oui. - Ouais ?
Et toi, Ricky ? Le boulot ?
Ça va.
- Et les élèves ? - Des petites canailles.
- Ouais. - Ouais. Je les adore.
C'est une école de garçons, non ?
Oui.
- Voilà. - Ricky.
Trésor…
ton père part en voyage et il voulait te dire au revoir.
Mais tu m'as dit qu'il avait perdu ses droits.
C'est vrai, mon cœur.
Je lui fais juste cette petite faveur,
parce que j'ai beaucoup de peine pour lui, d'accord ?
Parce que c'est un loser.
Exactement. Un loser.
Deux minutes.
Hé. Salut mon grand. Ça va ?
Ça va, je crois.
Bien… écoute, mon grand.
J'ai fait une bêtise, et je dois partir un moment.
Maman dit que tout ce que tu fais est stupide.
Ah. Non, pas tout.
J'ai fait une chose bien.
Mais je…
Je t'aime très fort.
Et un jour, je reviendrai ici,
et on essaiera de faire les choses bien.
Mais en attendant, je veux que tu sois l'homme de la maison.
Je veux que tu t'occupes de ta mère, même si elle est chiante.
Je veux que tu la respectes, et que tu
lui obéisses, d'accord ?
Et Ricky ?
Ricky, c'est un crétin. Ne l'écoute pas.
Mais maman dit qu'il est meilleur que toi.
Mm.
Alors je suppose…
que tu dois être meilleur que nous deux. D'accord ?
C'est fini, Tom.
Viens là.
- Je t'aime, mon grand. - Salut.
Allez, viens.
Je reviendrai...
- Ouais. - Tout est prêt.
Tu as ton aller simple.
Le vol décolle d'Heathrow dans deux heures, mais…
Mais quoi ?
Ça va pas te plaire.
UN AN APRÈS
Putain, Harry !
Connard ! Apprends à conduire, bordel !
Ouais, Benson… Benson, tu m'entends ?
T'es où, bordel ? Il a dit que t'as une heure de retard.
Ouais, j'arrive. Je suis dans les bouchons.
Les bouchons ? C'est LA, abruti. Y a toujours des bouchons.
Pourquoi t'es pas parti plus tôt ?
C'est ce que j'ai fait.
Non. Tu mens.
Non. T'en sais rien.
Va te faire foutre. Tu mens. Écoute-moi bien.
Ce type croit que vous allez bosser ensemble,
alors fais simple, finis-le vite.
Harry t'a recommandé, sinon
je te filerais plus de boulots.
Alors à ta place, je me bougerais le cul !
File là-bas et comporte-toi comme un vrai pro, bordel !
Je suis un pro...
Putain ! Darya !
Darya, tu touches à la télé ?
Darya !
Arrête avec le mixeur !
Qu'est-ce qui se passe avec le décodeur ?
- Rien. - Rien ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Tu vas où ?
Faire mes devoirs.
C'est pas un endroit, ça.
Ah… au parc. Faire les devoirs.
Fais voir.
Ils te font encore lire ces conneries ?
Tout ça pour quoi...
Une génération de couilles molles.
Ce qu'ils devraient faire, c'est prendre toute ta bande de geeks
et vous laisser sur cette île pour de bon. Ça vous endurcirait.
Tu connais ce personnage, le gros, Piggy ?
Sois pas comme lui.
Et plus de sales notes.
Si je dois encore parler avec ton prof,
on aura aussi une discussion.
Compris ? Allez, file.
Oh, et aussi, Julian.
Si je découvre que toi et tes geeks de potes
continuez vos jeux de rôle…
Je prendrai le premier truc sous la main
et je te démonte.
Bosse dur et rends moi fier.
Si tu fais ça, quelque chose de très spécial
t'arrivera.
Qui t'aime ?
Moi.
Moi aussi.
Enfin.
Benson a dit que…
- Putain. - Quoi ?
- Tommy Ward. - Putain...
Qu'est-ce que tu fous à L.A. ?
Hé, j'ai entendu dire que t'as tué le fils de Freddy Darby ?
Ah ouais ? T'as entendu ça ?
C'était le cousin de sa femme.
La famille, c'est la famille pour Darby, pas vrai ?
Oh, oh, pardon.
Non, ça va.
Julian.
Salut, Erika.
Qu'est-ce que tu fais ?
J'enlève mon pantalon dans le parc.
Merci.
Nouveau costume ?
Euh, oui. Mon père a trouvé mon Paladin
et il l'a brûlé dans le jardin
après l'avoir traîné derrière sa voiture.
Et maintenant t'es quoi ?
Je suis un druide niveau 3.
Mais j'ai pris la forme d'un ours et j'ai plus
le temps de redevenir humain pour le grand tournoi demain.
Donc je suis un peu coincé.
- D'accord. - Voilà.
Tu avais besoin de cet arbre ?
Pour enlever mon pantalon ?
Non, enfin… euh…ok
Je vais trouver un autre endroit. T'inquiète pas.
Ok. Salut.
Mais quel con !
Alors, tu deviens quoi ?
Hé, ça fait quoi ? Six, sept ans ?
Il aurait pu te trouver une meilleure voiture pour fuir.
Je savais que Benson était un radin,
mais là, c'est gênant.
C'est ma voiture.
- Ah bon ? - Ouais.
Elle te plaît, en fait ?
C'est une pièce de collection.
D'accord. Alors, c'est qui la cible ?
Un type riche dans un quartier de merde.
- Quel quartier ? - Malibu.
Malibu ? Tu déconnes, c'est magnifique.
Je déteste cet endroit, j'ai jamais aimé.
Je veux juste rentrer à Londres.
Hé, fais gaffe à l'arbre !
T'avais pas vu ?
Tu crois que je vois pas clair ?
J'ai pas besoin de lunettes, putain !
D'accord, j'ai rien dit.
Je crois que tu te plantes.
C'était notre sortie, là.
J'y crois pas !
Putain de merde !
Hamish !
Oh, merde ! Ah, merde !
Désolé.
Allez, on fait un deal, ok ?
Non, pas de deal. Je suis un pro, moi.
- Mais on est potes, non ? - Non.
Bon, des connaissances.
On a bossé une fois ensemble, c'est tout.
Ce salaud de Benson.
Je savais que je pouvais pas lui faire confiance.
Hé, combien il te paie ?
Pas assez.
Ça tombe bien. Je peux payer plus.
Ferme-la. T'es prêt ?
Bien sûr que non.
Tourne-toi.
- Attends, attends. - Tourne-toi.
Laisse-moi appeler mon fils, ok ?
- S'il te plaît. - Non.
- Il a que neuf ans. - Oh, merde.
C'est vrai, j'ai un fils. À Londres… s'il te plaît.
D'accord. Trente secondes.
- Trente secondes. - Fais vite, allez.
Trente secondes, pas plus.
Oh, mon fils…mon fils à moi.
Je veux juste que tu saches que je ne serai plus là pour toi.
Et que je te pardonne d'être une petite tapette.
Ward est à L.A.
LE VIEUX
Ward est à Los Angeles.
Mon Dieu, lâche l'affaire, Freddy.
Je peux pas, mon ange. Il a tué un des miens.
Tu le connaissais à peine.
La famille, c'est la famille.
Et si c'était mon père à ma place ?
Ward était mort et enterré en une semaine.
Moi, ça fait presque un an. Tu crois que ça me fait quoi ?
Tu vas où ?
Je reviens vite.
Je pourrai peut-être enfin me reposer
quand j'aurai vengé ce pauvre Ronald.
Il s'appelait Robert, et c'était mon cousin.
On va où, patron ?
La Cité des Anges, les gars.
Salut.
Yo mec, ça déchire. Ça fait trop réel.
Merci. Prêt pour le grand jour demain ?
À quoi bon ?
On va encore se faire rétamer.
Dis pas ça. On a une chance.
Y a toujours une chance.
Et puis, qu'est-ce qu'ils ont de plus que nous ?
Regarde-le. Trop balèze, sérieux.
Trop balèze ?
Son accent british est bidon
et il met du vernis noir. Je pense qu'on peut le battre.
Tristan le Tueur-de-Trolls.
Je croyais que t'étais un Paladin.
Je suis Druide maintenant. Niveau trois.
Sérieux ? Niveau trois ?
Y a que moi qui peux monter ton niveau. Tu le sais bien.
Allez, Robbie. Déconne pas.
Barnabus ! Et je te rétrograde au niveau un.
Quoi ? C'est n'importe quoi.
Tu remets en question mon autorité ?
Ton collier, donne-le-moi.
Je vais pas faire ça, Bobby.
Genoux à terre.
À genoux !
Hé ! Bobby, tu fais quoi là ?
Reste à ta place, femme.
T'es sérieux ?
Bon, j'appelle papa.
Quoi ?
Oh non !
Merde.
- Dis-moi que c'est fait. - C'est fait.
Bien. Viens chercher ton fric avant que je change d'avis.
J'arrive dans une heure.
C'est quoi ce bordel ?
Un connard m'a tabassé et m'a piqué mon short…
Tu veux que je fasse quoi ?
Que je le tabasse à ta place ?
Ben, si t'en as envie.
Boubale…
Comme mon père me l'a appris,
et comme je te l'ai répété un nombre incalculable de fois,
un homme règle ses propres problèmes.
On a erré dans ce putain de désert pendant des siècles.
Quatre ans.
Pourquoi tu crois que les Égyptiens nous ont choisis ?
Parce qu'on est des durs à cuire.
Parce qu'on encaisse.
Si tu ne peux pas gérer une bande de petits cons au lycée,
comment tu vas gérer les cadors quand tu reprendras l'affaire ?
Je les éviterai, je suppose.
Non.
Non, tu prends tes couilles à deux mains.
Tu te bouges le cul et tu reprends la main,
sinon tout ce que cette famille a construit meurt avec moi.
Va dans ta chambre.
Très bien.
Le reste part à Londres, comme avant.
Oui, peut-être…
peut-être que c'est le bon moment pour te le dire.
Tu devrais peut-être utiliser ce fric pour t'acheter une nouvelle caisse.
Quoi ?
C'est quoi ce bordel ?
Je vais me marier avec Ricky !
Arrête d'envoyer des lettres et ton argent sale.
Le fils de pute !
Elle va se marier avec Ricky.
- Et c'est quoi le problème ? - C'est un prof de sport.
Les profs de sport sont cool avec les mômes.
Les profs de sport, c'est pas des profs,
c'est des pervers avec un sifflet.
Je dois retourner à Londres.
- Alors vas-y. - Je peux pas.
Pourquoi pas… c'est quoi, ça ?
Du chou kale.
Excuse-moi.
Est-ce que tu trouves que j'ai l'air
d'un mec qui boit du chou kale ?
Oui.
Aaaah ! C'était délicieux, merci.
Très bien.
Je l'ai rencontrée dans un bordel russe, figure-toi.
- Je l'aurais jamais deviné. - Elle casse tout.
Le four, le grille-pain, les toilettes.
Et maintenant, ce putain de décodeur.
Fais venir quelqu'un pour le réparer.
Un homme résout ses propres problèmes.
Je ne vais pas appeler quelqu'un ici
pour un appareil à la con, Tom.
Tu disais donc…
Je ne peux pas retourner à Londres
parce que j'ai tué le cousin de la femme de Freddie Darby.
Freddie Darby, c'est qui, ce con ?
Mon ancien patron à Londres.
Il a une obsession chelou avec la famille.
Bref, j'ai dû me barrer,
et si je reviens,
il me bute dès que je pose un pied à l'aéroport.
Tu veux que je fasse quoi ?
Je sais pas, t'as pas des contacts, là-bas ?
Trouve des gros bras,
assure-moi un passage sûr, tu vois le genre ?
Je vais être honnête avec toi, Tom.
Je pèse plus comme avant.
Faut que je bouge du fric,
que je rappelle toutes les dettes qu'on me doit.
Et même là, je vais pas aussi loin pour un de mes gars.
Ben, Ben, Ben, je n'ai pas vu mon fils depuis plus d'un an.
Sa mère le laissera jamais venir me voir ici.
Même quelques jours à peine, s'il te plaît.
Je veux juste voir mon fils.
Écoute : tu m'aides…
Et peut-être que je t'arrange un passage tranquille pour Londres.
Ouais, tout ce que tu veux, dis-moi.
Toc toc, restez assis.
Ok, Tommy, voici mon fils, Julian.
- Salut. - C'est un peu Rain Man,
sauf qu'il est nul en maths.
Julian, voici Tommy, Tommy tue des gens pour moi.
Euh… salut.
- Oh !! - Alors- c'était quoi, ça ?
C'est une vidéo YouTube.
- Des chats… un best of. - Oh ! Oh !
Tu vois, miaou, miaou.
Oh, baise-moi, daddy ! Oh, aah !
Oh, baise-moi, mon nounours !
C'est à ça que tu passes tes journées ?
Non, je joue à Warcraft.
Mais j'en ai rien à foutre !
C'est mort. Ça s'arrête ici.
Tout ce que cette famille a construit est foutu.
Attends, tu veux quand même pas…
Quoi ?
Je vais pas tuer… Je tue pas les gosses.
Putain, t'es taré ou quoi ?
Non, Tom, assieds-toi, viens t'asseoir, s'il te plaît, Tom.
Assieds-toi, viens, allez, viens.
C'est l'héritage qui est en jeu.
Tu crois qu'il va se passer quoi quand Professeur Pois Chiche
prendra la tête de la famille ?
Faut corriger le tir vite fait, Tommy.
Il doit devenir un homme, et un homme doit bosser.
Ouais, ouais.
Rien de tel que le travail
dur pour remettre un jeune homme sur le droit chemin.
C'est exactement pour ça
qu'il t'accompagne sur la prochaine mission.
Attends…quoi ?
Non, attends, attends.
Bon, écoutez-moi, voilà le taf.
Cible : Alistair McCray.
Pendant des années, c'était un fantôme.
Certains pensent même qu'il n'a jamais existé.
Comme ces histoires de feu de camp
qu'on raconte au hammam pour effrayer la concurrence.
Minute, y a une erreur. Je connais ce type.
C'est un des meilleurs tueurs de toute l'Europe.
C'était…
Semblerait qu'Alistair ait fait une dépression. Crise de conscience.
- Révélation divine. - Je suis d'avis d'augmenter la dose.
Dieu m'a dit d'arrêter de prendre mes médicaments.
Je vous le déconseille fortement.
Il a décidé de tout avouer aux flics,
y compris certains contrats exécutés pour certains de mes associés.
Question.
Votre pénis ? Rangez-le, merci.
Les flics ne le croient pas.
Si Alistair rentre dans une salle d'interrogatoire
sans montrer ses couilles, ça peut mal tourner.
Ben, je pourrais pas me charger de ce mec tout seul,
encore moins en traînant cette guimauve avec moi,
passe-moi l'expression.
T'as sans doute pas tort, Tom.
- Oh mon Dieu. - Mais la situation a changé.
Allez, c'est un boulot facile.
Donc, il a complètement pété les plombs ?
Apparemment.
Bon, des pistes sur sa planque ?
Son frère, Seamus.
Il a fait sortir Alistair du commissariat hier.
Je veux qu'il y passe aussi, pas de survivants.
Je savais pas qu'il avait un frère.
Il s'est fourré dans des histoires de pharma.
Toujours en mouvement.
Pas facile à localiser.
Mais j'ai un contact : un de ses dealers, Woodley.
Il loge au Best Western à Simi Valley.
Chambre 126.
Essaie de lui faire cracher où est Seamus.
Et ensuite, je veux qu'il meure aussi. Pigé ?
Tu notes les noms des gens qu'on va buter ?
Non.
Je peux te parler une seconde ?
Il va me faire tuer.
Je t'ai pas demandé ton avis.
Laisse-lui quelques années.
Il a quel âge, 13, 14 ans ?
- Dix-huit. - Nom de Dieu !
C'est pire que ce que je pensais.
Quand c'est fait, appelle-moi pour confirmer,
et envoie-moi des photos.
On peut au moins en parler ?
- Je veux pas- - Tu veux que je t'aide ?
Tu veux passer sans encombre à Londres ?
C'est ça ou tu vas te faire foutre.
Tu seras fier de moi, papa.
T'as aucune distance. C'est comme ton jeu de rôle.
Tout le monde sauf toi trouve ça stupide et gênant.
C'est ta dernière chance
de redresser la barre et de devenir un homme.
Ne me déçois pas, mon Bubby. Je t'aime.
Oh, Tom.
Quand le moment sera venu, je veux que ce soit mon fils
qui appuie sur la détente, tu m'entends ?
Oui.
Salut, papa.
Papa ?
Ah, non, non, non, non, ça va dans le coffre.
Hé, hé, doucement.
Julian.
Erika ?
Désolée pour tout à l'heure.
Bobby peut être un peu con parfois.
Oh, t'inquiète.
Tu vas où ?
Devenir un homme et me reprendre en main,
apparemment…
Tu ne vas pas rater demain, hein ?
Qu'est-ce qu'il fabrique ?
On a besoin de toi là-bas.
- Écoute, je... - Allez, on y va.
Je crois que je peux plus faire de jeu de rôle.
Je peux parler à mon frère, si tu veux.
Allez, on y va.
Ah, je dois y aller.
Oui, euh… cool. On va se revoir.
Oh, putain, tu peux te magner, s'il te plaît ?
C'est ta meuf ?
Non, c'est une mage elfe.
Elle est… Laisse tomber.
Arrête de toucher à ça.
Alors, pourquoi t'as quitté l'Angleterre ?
J'ai tué des gens.
Et pourquoi t'es revenu ici ?
Pour tuer d'autres gens.
T'avais un vrai boulot avant tout ça ?
C'est un vrai boulot.
Désolé.
Sinon, t'as une mission préférée ?
Dis-moi, tu t'es déjà retrouvé dans une vraie situation de violence ?
Ouais. Ouais !
- Ah ouais ? - Ouais.
Je me fais casser la gueule de temps en temps.
Des brutes. Des inconnus, parfois.
Il y a un problème avec le siège.
C'est fait exprès.
C'est une voiture de collection.
Bon, alors…
Pour pas que tu te fasses pas buter,
apprends toujours à manier ça.
D'accord, on y va !
Les deux mains sur l'arme, comme ça.
Doigt hors de la gâchette jusqu'au moment de tirer.
- OK. - Des questions ?
Ouais, tu aimes les Beatles ?
- Quoi ? - T'as l'air d'un fan des Beatles.
Tout le monde aime les Beatles.
Tu dirais que ton Beatle préféré, c'est qui ?
Euh… Ringo.
Tu dis ça juste pour être original.
Tu rates exprès ? C'est un test ?
Pour voir si je fais gaffe ?
J'ai le putain de soleil dans les yeux.
J'ai une paire de lunettes en plus dans la voiture.
C'est bon. À toi.
Le viseur est un peu décalé, mais t'as compris.
Attends, deux mains.
Quoi ?
Deux mains sur l'arme.
Pas en mode de gangster.
T'as raison, c'est bien mieux comme ça.
Tu te fous de moi ?
T'as déjà fait ça, hein ?
Non, mais je joue beaucoup à Fortnite.
On y va.
Attendez-moi.
Désolé pour tout à l'heure.
Oh, ce n'est pas ta...
Pas un mot de plus.
Tiens ça.
Écoute-moi bien.
Quand on entre, tu fermes ta gueule
et tu me suis. Compris ?
Tu fais comme moi.
Comme toi.
Yo !
Bravo, chambre 126.
Vous avez gagné notre tombola du jour.
Fais glisser sous la porte.
On vous remet un chèque géant, monsieur.
Faut juste une signature.
Montre-moi le fric.
- Merde ! - Recule, recule.
- Recule. - Tranquille, mec, tranquille.
Assieds-toi.
Putain, je le savais, trop beau pour être vrai.
Personne ne file de l'argent gratos, aujourd'hui.
T'es qui, toi ?
Je suis Julian.
Aïe !
On cherche Seamus.
Tu me dis où il est et je te laisse la vie.
Je sais pas où il est, je le jure.
Tu veux que je compte ?
- Il va me faire compter ? - Il va te faire compter.
Ok, très bien.
Trois, deux-
Trois, deux-
Deux vient après trois.
Ouais, je sais, mais là c'est moi qui compte.
-Non, c'est moi qui compte. - C'est moi qui compte.
C'est moi qui compte.
Ok, c'est moi qui compte.
Pardon.
Trois, deux, un.
C'est quoi ce plan d'amateurs, là ?
Désolé. Il était encore chargé.
Oh putain, ras-le-bol !
- Dis-moi où il est. - Aïe, calme-toi.
Il rencontre des Russes ce soir.
Je te dis quand et où.
Parfait. Très bien.
Mets ça là-dedans. L'heure et l'adresse.
C'est quoi, ce machin ?
Un téléphone à clapet. Les i Phone, ça te dit rien ?
Avec ce vieux truc, ça va prendre du temps.
2002, punaise…
Bien. Prends mon sac.
Alors, c'est bon, hein ? T'as dit que tu me laisserais en vie.
J'ai menti.
Non, déconne pas.
Attends…
C'est pas mon sac.
Mon marteau, ma scie à os ?
Ta scie à os ?
J'essayais de te le dire, tout à l'heure dans la voiture.
C'est mon sac.
Alors, il est où, le mien ?
Un costume d'ours ?
Un collier pour chien, c'est quoi ce… ?
C'est quoi cette grosse merde de cassos ?
Non, non, je fais du GN. Du GN.
- Tu fais quoi ? - Du GN ?
Ouais, du jeu de rôle grandeur nature. Dis rien à mon père.
Je vais pas le dire à ton père.
C'est trop la honte pour en parler à qui que ce soit.
Pourquoi t'as fait ça ?
Donne-moi ça.
T'es sérieux ?
Putain !
Trouve le flingue !
- Quoi ? - Le flingue !
Je l'ai.
Euh, on fait quoi, maintenant ?
Faut sortir le corps d'ici.
Tu te fous de moi.
Fais gaffe.
Oh, doucement !
- Salut, les gars. - Ça va ?
- Sacrée soirée. - Comme d'hab.
C'est moche, quand même.
Écoute, gamin, faut pas avoir de sentiments dans ce métier.
Je vais te dire le problème.
L'erreur classique des amateurs,
c'est qu'ils se mettent à avoir des états d'âme.
Faut juste voir ces types
comme les centaines de milliers de gens qui meurent
chaque jour sur cette planète.
Non, je parlais du costume.
J'espérais le récupérer.
Ou pas, ouais, je comptais laisser tomber.
Excusez-moi, mademoiselle. Je cherche Benson.
Darya, je te l'ai dit cent fois :
arrête de foutre des saloperies dans le mixeur…
C'est vous, Benson ?
Ah donc, c'est ça, maintenant ?
Tu laisses entrer des inconnus dans la maison ?
Ils te cherchent.
Plein de gens me cherchent,
normal, je suis un gros caïd.
Va mater les Kardashian et fous-moi la paix.
Je m'appelle Freddie Darby.
Rassurez-vous, je ne suis pas là pour vous.
Je cherche Tommy.
OK.
Pardon, c'est qui, Tommy ?
Américain, 1m80, ossature parfaite.
Tommy.
Il a l'air canon, mais je connais pas.
Voilà, ce Tommy,
il a tué le cousin de ma femme,
et elle est toute retournée, moi aussi.
J'ai pas fermé l'œil depuis,
et j'espérais que vous pourriez m'aider.
Comme disait mon père,
un homme règle ses problèmes lui-même.
Vous savez ce que disait mon père à moi ?
Une offre vaut souvent mieux qu'une menace.
Je pourrais faire en sorte que mon problème devienne le vôtre ?
Mais après vous seriez en colère, moi aussi,
et on sait où ça mène.
On raconte que vous fournissez des clés
pour certains types sur la côte ouest.
Que diriez-vous d'une offre généreuse pour une livraison d'armes,
appelons ça un “prix famille”, un tarif amical,
et des perspectives de business.
Qu'en dites-vous ?
Avec tout le respect… merde…
C'est un oui ?
Tu sais quoi ?
Tueur à gages, c'est peut-être ma vocation.
Non, jusqu'ici tout prouve le contraire.
Je sais pas, peut-être que ça a toujours été au fond de moi.
Et j'ai jamais percuté.
J'ai toujours été très bon en images/secondes,
j'ai toujours eu un excellent K/D.
C'est le ratio kill/death.
Mmm.
Je sais que c'est dangereux et tout, mais…
Ça doit pas être si dur, vu que toi, tu y arrives.
Hé, fais gaffe.
Désolé.
Comment t'as commencé ?
Eh bien, j'avais besoin d'argent et pas trop de scrupules
à liquider des ordures.
T'étais doué ?
J'étais le meilleur.
Alors, qu'est-ce qui s'est passé ?
Oh, t'y vas fort ce soir, hein ?
Je sais pas, le boulot devenait de plus en plus dur.
T'as une famille ?
Non.
C'est pour ça que t'étais si bon.
Personne s'inquiétait pour toi ?
- Comme moi. - Toi, t'as ton père.
Non, non.
Il pense que je suis un raté complet. Je suis sûr qu'il me déteste.
Il dit toujours que les petits noms ça fait des hommes mous.
Ça veut dire quoi ?
C'est ta mère qui a choisi ton nom, alors ?
Elle est où ?
Elle est morte. Accident de voiture.
C'est le premier cadavre que j'ai vu.
Je parle tout le temps de ma mère,
mais il trouve le moyen de changer de sujet,
et après, il me fait porter le chapeau pour tout ce qui lui arrive.
Et cette fille chez toi tout à l'heure ?
- Erika ? Ben quoi ? - Ouais.
Tu devrais l'inviter à sortir. Je crois qu'elle t'aime bien.
Je crois pas.
Son frère me tabasse tout le temps.
Surtout devant elle, donc…
Tu devrais pas te le laisser faire.
Faut te défendre, mon gars.
J'ai pas envie.
Viens avec moi.
Viens.
On va où ?
Bon. Qu'est-ce que tu connais ?
- Rien. - Rien ?
T'as déjà entendu parler du Blaireau Sauvage ?
Non.
- Le Gooch Scoup ? - Non.
Et le Chatouilleur de Tottenham ?
Ça a l'air marrant, mais non.
Bon.
On va commencer par les bases.
OK, le moyen le plus simple de gagner un combat,
surtout quand t'es faible et sans défense,
c'est de viser les yeux, d'accord ?
- D'accord. - Le majeur a le plus de portée.
Mais l'index, c'est le plus solide.
Tends-les tous les deux, et en avant.
Tchak !
- Bing ! - Bing !
Bien. Maintenant tu les caches derrière toi.
Prêt à frapper.
Y a rien à voir ici.
Rien du tout.
Quoi ? Tu… Hé ! Pourquoi tu me cherches ?
- Pourquoi tu me cherches ? - Pourquoi tu me cherches ?
Ils ne verront jamais venir le coup, tu vois ?
Bam ! Tu piges ?
Et parfois, quand tu les touches,
tu peux appuyer un peu plus.
Les écraser un peu.
C'est ce qu'on appelle le coup aux yeux.
- D'accord ? - Compris.
OK, des questions ?
- Non. - Prêt ?
- Ouais. - OK, pique-moi.
- Là maintenant ? - Ouais.
- T'es sûr ? OK. - Ouais.
Non, trop lent.
Faut être agressif, vas-y, attaque-moi.
Non, allez. Faut être agressif.
T'es un putain de tueur.
Vas-y.
Allez, vas-y.
Non, t'es trop loin.
Écoute, d'abord, la distance.
Faut te rapprocher pour que tu…
Oh !
- Bordel ! - Oh mon dieu, je suis désolé.
- Je suis désolé. - Putain de merde.
J'aurais pas dû… ?
- Ça va ? - Non, non,
c'était super, c'était super.
C'était super, tu m'as eu.
Peut-être qu'on devrait passer à autre chose.
- Non. - On passe à autre chose ?
Non, on ne passe pas à autre chose avant de maîtriser ça.
On maîtrise ça, et après on passe à autre chose.
- T'es sûr ? - Ouais !
- OK ? - OK.
Nom d'un chien ! Ce que j'essayais de dire, c'est qu'il faut
que la distance soit bonne quand tu t'approches du-
Oh ! Putain !
- Désolé ! C'était nul. - Oh, putain !
- Désolé. Je crois que je maîtrise. - Ouh !
On devrait essayer autre chose.
Non, je pense que c'est bon pour ce soir.
- On essaie autre chose. - C'est bon. Tu as compris.
Je conduis ?
Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ?
Des emballages de burgers, des factures impayées,
que de la merde, sans importance.
C'est bien fermé. Tu es prêt ?
Je crois, oui. Carrément DXP.
Je suis Hitman niveau trois max, alors…
Niveau trois, faut que je passe de niveau.
T'as rien de mieux à faire
de ta vie que parler de ces conneries ?
Et le… le JM, c'est quoi déjà, le GF ?
- le GN. - le GN, peu importe.
De toute façon, j'arrête.
Pourquoi ? C'est toi qui le veux, ou c'est ton père veut ?
Je sais pas.
Mais tu dois comprendre que ton père
agit comme un con.
Mon père, c'était un con aussi.
Il m'a défoncé mon vélo, vendu mon chat à des gitans.
Un vrai enfoiré.
Allez, c'est l'heure, on y va.
Souviens-toi, on est Russes.
Saloute !
Vous êtes les Russes ?
Da, je suis Boris.
Euh… lui c'est-
Boris.
Vous êtes tous les deux Boris ?
Da, da, je suis grand Boris, et lui… Boris le débile.
C'est pour ça qu'il est si petit.
Une seconde.
Ouais, ils sont là.
Da !
Il veut te parler.
Ah.
Saloute.
C'est Boris le débile ?
Non, c'est grand Boris.
T'es un peu en avance, mec.
Ja, ça fait bonne impression.
Da, c'est vrai.
Nyet, je dois pratiquer mon anglais.
Ah, d'accord. On a passé un peu de temps à Pétersbourg.
Vous êtes d'où, en Russie ?
Du Goulag.
J'y ai passé du temps aussi.
Beaucoup, beaucoup temps.
Ton auteur préféré ?
Tolstoï.
Toy, Toy Story.
Quoi ?
Toy, Toy Story. J'adore… Woody… ouais !
Je pige que dalle. Entrez.
Il dit qu'on peut entrer.
Allez.
Vous avez l'argent ?
D'abord, je vois la marchandise.
Ça marche.
Bien.
Je goûter ?
Je t'en prie.
Oh !
Da !
J'ai besoin plus goûter.
Si tu veux.
Tu trouves pas que t'es un peu impoli ?
Tu laisses pas goûter ton pote ?
Non, non, non, c'est pas bon pour son cerveau attardé.
Allez, vas-y.
Goûte un peu.
Le laisse pas tout prendre, on sait jamais.
Ça pourrait même te faire du bien.
Ouais, euh… non.
Bon, d'accord.
Allez !
Da.
Merde !
T'imagines si on soignait vraiment ce petit con ?
Donne-moi l'argent.
Ouais.
File-moi le code.
Ah, c'est un…
Da, dis à Seamus qu'on arrive bientôt.
Quatre…
C'est une blague ?
Bon, bon, ça va, ça va.
Prenez la came et barrez-vous.
On n'est pas là pour la came.
On est là pour ton frère.
- Alistair ? - Ouais.
C'est personnel ou professionnel ?
Professionnel ! Super professionnel.
Quel connard envoie un gamin pour un contrat ?
Mon père, c'est lui le connard !
Mon frère a perdu la boule, il ne menace plus personne.
Ah ouais ? Alors pourquoi il parle aux flics ?
Ouais, pourquoi il parle aux flics ?
Hé, bois un peu d'eau.
- Je m'en charge. - Ouais.
Alistair a peur d'aller en enfer pour tous ses meurtres.
Il devait se repentir.
Mais c'est fini, tout ça, ça n'arrivera plus.
Et je lui fais prendre ses mé…
…médicaments, putain !
C'est bon, t'as assez bu. Allez, viens.
- Oh. - Non, je le garde.
D'accord, voilà ce qu'on va faire.
Laisse-moi vérifier par moi-même.
Et si tu dis la vérité, je le relâche.
Très bien.
- Ouais. - D'accord.
Putain !
Hé ! Attends !
Merde !
Allez, monte dans la voiture.
C'était quoi, ça ?
C'est vivre à donf.
Refais jamais ça, s'il te plaît.
Tu as déjà vu un ophtalmo ?
Je crois que t'es un peu myope.
- Quoi ? - Parce que dans la caravane,
tu l'as séché direct, le premier.
Mais dès que c'est à distance, t'as des soucis.
Ça c'est de la presbytie.
Presbyte, tu vois mal de près,
myope, tu vois mal de loin, tu saisis ?
On s'en branle, je vois très bien.
Je crois que c'est lui.
Tu le vois ? C'est lui ? C'est lui ?
Ouais, c'est lui.
- Plus vite ! - Calme-toi.
Il doit nous mener à Alistair.
Trop naze, la course-poursuite.
- C'est pas une course-poursuite. - Si.
Non, t'es défoncé.
Je me sens trop bien.
Alistair, qu'est-ce que tu fous là ?
Je t'ai dit d'attendre au casino, le temps qu'on règle le deal.
J'ai une question à te poser, Seamus.
Tu ferais mieux de dire la vérité.
Non, on n'a pas le temps.
Très bien, pose ta question.
T'as baisé la chèvre de Billy Sullivan ?
Non, ça, c'était toi.
T'as pris six mois de prison pour ça,
j'ai dit à maman que c'était pour un braquage.
Mais c'est sorti dans les journaux.
Alors s'il te plaît, on peut y aller maintenant ?
Non, je rends un article.
Un article ? Quel article ? Ici c'est un bar, putain.
Je pars pas sans mon argent.
Alistair, y a des types dangereux qui te cherchent.
C'est quoi, ça ?
Faut toujours être prêt, petit frère.
Je voudrais rendre ça, s'il vous plaît.
Tu veux pas au moins prendre ta pilule ?
Pas avant d'avoir réglé mes affaires.
Pardon, je fais quoi avec ça ?
Tu m'as refilé la mauvaise boîte.
Alistair, on y va maintenant ?
Je sais pas ce que t'as fumé, mais…
Prends les capotes et rends-lui son fric.
Je te connais.
Chut…
Pas un mot. Conduis.
Connards.
Il a l'air dangereux, lui ?
Regarde ça.
Oh, tonton Mickey, ça chatouille.
Mmm, tonton Mickey.
Je veux ramener Alistair au Royaume-Uni.
Je suis prêt à lâcher les affaires et disparaître.
Impossible.
On doit te tuer et envoyer les photos à mon père.
Alors Alistair et moi, on fera les morts.
Tu prends les photos. Tu les envoies à ton père.
Tu l'appelles, tu lui dis que c'est réglé. Nous, on disparaît.
Personne n'a besoin de mourir.
Non. Conduis.
D'accord.
Sérieux, Seamus, vraiment ?
Tu nous fais le coup de la grenade sans goupille ?
Tu vas tous nous faire sauter, même ton frère ?
Plutôt ici que dans le désert.
Si Alistair et moi on doit y passer, ce sera à notre façon.
- Vos flingues. - Tu rêves.
Tu peux pas juste-
Mais bordel ?
Donc, on est d'accord sur le nouveau plan.
C'est un oui ?
Hé, tu l'as ?
T'appuies juste sur le bouton blanc.
Je crois qu'il est cassé.
De quoi tu parles ?
Ça filme, là. Il est tourné vers toi.
Retourne-le.
- Ah, ok. - Maintenant le bouton blanc.
Tu prends la photo, oui ou non ? J'ai mal au cou.
Je lui ouvre la bouche comme un lion ?
Fais le mort.
Ok. C'est fait.
Sympa, tes lunettes. Tu sais qu'il fait nuit ?
C'est des lunettes de vue, bouffon.
Envoie-la.
- Ouais. - Attends, attends.
Et si tu nous butes quand il l'aura envoyée ?
Je vais pas vous buter, ni toi ni ton pote.
Retourne voir ton père et continue le scénario.
Je te le promets, tu l'envoies,
et tout ira bien.
Putain, c'est quoi, ça ?
Et…
Ça va pas plus loin.
Oh, oh, oh !
Je lui pète la nuque, j'te jure.
Ok, attends.
L'arme, c'est juste pour ton frère, ok ?
Et après on se casse tous.
Je dis pas qu'on reviendra pas,
mais on repart à zéro.
Ok, t'es armé.
Je te file le flingue, tu me rends mon frère.
Amène-moi son arme.
Montre-moi qu'il est chargé.
Donne-le moi, donne-le moi.
À trois.
Très bien.
- Trois. - Un.
Non, un.
- Un, deux, trois. - Un, deux, trois.
Alistair !
Putain de merde.
Allez.
Tommy !
Quoi ?
Des lunettes, connard !
- Je sais pas comment… - Descends ce petit bâtard.
Tu tires sur un gamin ?
Il a failli me crever un œil !
Tommy !
Tommy, fais quelque chose !
Ah, merde.
Et puis merde.
Oui ! Je te l'avais dit.
Sors de là !
Recule, recule.
Écoute bien.
Prends ça, il reste six balles dedans.
Couvre-moi, je vais chercher le flingue.
- T'es sûr ? - Ouais.
Couvre-moi !
- Ça va aller ? - Ouais.
Ça va le faire. Vas-y !
Monte !
Ça va, gamin ?
C'était génial !
Carrément.
Ouah !
Carrément.
Alistair ?
Notre père était un ivrogne avec une canne en bois.
Alistair a tout pris pour que je n'aie pas à le faire.
C'était un homme bien.
C'était un frère en or.
On n'a pas de prêtre.
Tu pourrais dire quelques mots ?
Euh…
Les fraises, c'est pas des baies.
Ah bon ?
Non, mais les bananes, si.
Un truc de graines. C'est bizarre.
Quoi ?
J'arrive, Tommy Ward.
T'as assuré, gamin.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu me rappelles quelqu'un.
Lève-toi une seconde.
Je te fais chevalier d'honneur des tueurs à gages, niveau 10.
Enfin, si tu veux encore en être un.
Quoi ?
Rien, je crois que jusqu'ici…
j'ai jamais rien gagné.
Pas dans la vraie vie, en tout cas.
Maintenant, si.
Et on devrait en parler à ton vieux.
Allez.
Julian, faut que je te dise un truc.
Je pars.
Ouais.
Hier soir j’ai menti quand j'ai dit que j'avais pas de famille.
J'ai rencontré une fille il y a longtemps à Londres.
On est partis à l'étranger, on s'est mariés, on a eu un gosse.
Oliver. Il vit toujours là-bas.
Là, elle s'apprête à épouser un prof de gym.
Et je dois arrêter ça vite fait.
- Pourquoi ? - Parce qu'il craint.
Bon, alors... tu dois partir quand ?
Ça, ça dépend de lui.
Hé, le voilà ! Content de te revoir, Bubs.
Salut, Tom.
- Laisse-moi te montrer. - Qu'est-ce que t'as ?
Je suis vraiment fier de toi, fiston.
- Génial. - Ouais, c'était trop bien.
Tommy et moi, on va discuter un peu,
attends dans le bureau.
Prenez votre temps.
Dehors.
- Mais je… - Dehors.
N'oublie pas d'éteindre le four.
N'oublie pas ta connerie de vélo spirituel.
Bien sûr tu l'as pas reçu.
- C'est... ? - Oui, tu retournes à Londres.
Ce soir ?
Et je te file 40 000 dollars, tu vas en avoir besoin.
Rappelle-moi de te les donner avant ton départ.
Merci, vraiment, merci.
Fais-moi plaisir, remercie-moi une fois là-bas, ok ?
Je vais parler à mon fils maintenant,
sers-toi un verre je reviens vite.
Hé, Ben.
C'est un bon gamin. Un très bon gamin.
D'accord.
On dirait que c'était hier
que je disais aux gens que tu ferais jamais rien de bon.
« Mon fils est une merde inutile. »
Un minable.
Mais tout ça, c'est du passé.
Il t'est arrivé un truc pendant que t'es parti, Julian.
Tu es devenu un homme.
Cette arme appartenait à ton grand-père.
C'était un homme exceptionnel.
Tu en seras un aussi.
Bienvenue dans les affaires de famille, fiston.
Mais d'abord j'ai un dernier truc à te demander.
Écoute bien.
J'ai un nouveau partenaire.
Il s'appelle Freddy Darby, et il veut te rencontrer.
Tu le sais bien, la première impression est importante.
Bien sûr. Je ferai de mon mieux.
Parfait, et t'auras déjà un avantage,
tu vas lui amener Tommy.
D'accord.
Attends, tu veux dire quoi par là ?
Quand Darby en aura fini avec Tommy, il t'emmènera voir les armes.
Là tu m'appelleras.
J'ai déjà payé les armes, donc faut impérativem…
pardon, je… je comprends pas.
Tommy a tué un membre de la famille de Freddy Darby, Julian.
C'est comme ça qu'il s'est retrouvé ici.
C'est pour ça qu'il a dû quitter Londres.
C'était qui ? Son fils, ou son frère ou quoi ?
- C'est pas le sujet, Julian. - OK.
Écoute, Tommy est mon ami.
Tommy n'est pas ton ami, Julian.
Il vient de me dire qu'il était pressé de plus te voir.
Il m'a dit qu'il a dû faire tout le boulot,
pendant que toi tu te planquais et que tu te tripotais la chatte.
Il a dit ça ?
Il a voulu te balancer dès qu'il m'a parlé.
Pourquoi il ferait un truc pareil ?
Pourquoi ? Pour se faire mousser, me taxer plus de blé.
Il vient de me demander 40 000 dollars de plus
en plus de ce que je lui ai déjà payé.
J'ai passé ma vie entouré de tueurs à gages, Julian.
Au mieux, c'est des ordures.
Au pire, c'est des Tommy.
Je peux compter sur toi pour faire ce qu'il faut ?
Absolument.
Mon putain de fiston.
Bon, Julian veut t'aider à faire ta valise,
pour passer plus de temps avec toi avant ton départ.
D'accord. Bien.
Je le ramène ce soir.
- Ouais, d'accord - Très bien.
Ah, et il me semble qu'il était question de cash.
Oui, voilà les 40 000 dollars que t'as demandés en plus.
Ah, d'accord.
Très bien, allez, gamin.
Dernier jour à L.A.
C'est marrant, je déteste moins la ville maintenant que je pars.
Ça va ?
Ouais, c'est rien.
Ouais ? Ta copine te manque ?
Ta copine te manque ?
Je veux pas en parler.
- OK ? - D'accord, d'accord.
On fait quoi ?
Normalement je laisse personne faire ça, mais…
T'as déjà conduit une manuelle ?
- Quoi ? - Descends.
- Quoi ? Sérieux ? - Ouais ! Sérieux.
OK. C'est parti.
Je m'occupe du levier.
Toi, tu gères l'embrayage, c'est à gauche.
Appuie dessus.
Voilà, appuie sur l'embrayage.
On est en première. Maintenant relâche doucement l'embrayage.
Accélère doucement.
Redémarre, vas-y.
Relâche doucement l'embrayage.
Doucement ! D'accord.
Passe la seconde.
OK, c'est bon. Embrayage.
Voilà. C'est bon.
C'est ça. T'as vu ?
- T'en penses quoi ? - Une vraie bagnole vintage !
Pourquoi tu t'arrêtes ?
Oh, merde.
Attends ici.
Tommy !
Tommy !
Ça fait plaisir de te voir.
Regarde-toi, Tommy.
Regarde cet endroit pourri.
Putain de merde !
J'aurai du pot si je chope pas une hépatite.
Va chier, Freddy.
T'as bien bossé, gamin.
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