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---
...
...
- On se voit au grand jour.
- Ouais.
- Tu es devenu russe ?
Pavel ?
Y a eu Paul, Guillaume... Maintenant, Pavel.
Y a peut-ĂŞtre un moment oĂą tu vas arrĂŞter.
- J'ai quand mĂŞme l'impression que c'est un destin.
- Comme moi.
Je travaille à la Syrie après Bachar, mais Bachar est toujours là .
Il survit Ă tout.
- Je dois retourner travailler.
- C'est quoi, la fondation Yakovlev ?
- Un centre d'études et d'analyses de géopolitique.
- Russe ? - Russe.
- C'est ce que tu leur dois ?
- J'imagine.
- Ca te plaît ?
- Je ne sais pas. Je me pose plus la question.
J'ai cru savoir ce qui pouvait me plaire, ça n'a pas marché.
- Non, ça n'a pas trop bien marché.
- Pourquoi t'es venue, finalement ?
- Finalement ?
Pour te voir.
Et pour rencontrer des gens.
- Des gens ?
- C'est peut-ĂŞtre avec les Russes que je pourrai aider mon pays.
Musique intrigante
- Tu es une femme étonnante.
- Oui...
Pavel Lebedev...
...
MikhaĂŻl Dimitrievich Karlov,
officier de la 2e direction du FSB.
Responsable d'une trentaine de recrutements
dans les services européens,
En charge des défecteurs entre 2001 et 2005.
Entré au FSB à 22 ans.
Il a monté tous les échelons
et peut prétendre à une direction majeure du FSB d'ici 2 ans.
Il est respecté et craint.
Il a des réseaux au sein des services
qui le rendent invulnérable.
Au point de laisser entrevoir une humanité
qu'il a passé sa vie à mettre de côté.
Décoré de la médaille du mérite,
il est Ă la merci d'un coup de tonnerre.
Celui d'être mis face aux 2 plus grandes erreurs de sa carrière
et des 2 plus grandes défaites du FSB depuis 10 ans.
A savoir,
apprendre que Pacemaker et moi sommes des agents français
introduits par sa faute.
La disgrâce qui en résulterait
le détruirait.
(En arabe)
- Air France ?
La légion d'honneur...
- OK.
* Musique entraînante
...
Oh, putain !
Soupir
...
Il ouvre sa fenĂŞtre.
...
Dis à Al Taouf que Yusuf Ahmed t'a donné cette sonde
en guise d'échantillon.
Tu lui diras qu'il t'en a commandé 50.
- C'est quoi ?
- La nouvelle sonde OLEM que l'AIEA utilisera pour remplacer les autres.
Ca mesure le taux d'enrichissement de l'uranium.
- Comment ça marche ?
- Tu lis ça.
Je suis là pour répondre aux questions qu'il posera. Je conduis.
- Pourquoi c'est fixé sur des conduites de gaz ?
- Les Iraniens enrichissent souvent l'uranium par diffusion gazeuse.
- Il y a un ordinateur interne. - Ouais.
Qui traite les données envoyées au réseau crypté.
Il fonctionne avec 4 algorithmes qui à partir de données
fournissent le taux d'enrichissement de l'uranium.
- Les Iraniens pourraient modifier ces algorithmes ?
- C'est l'idée. Ils pourraient reprogrammer l'ordinateur
pour qu'il fournisse un taux inférieur aux normes de l'AIEA.
Ca va aller ? - Oui.
- Tu vas tout retenir ?
- Si j'oublie des trucs, c'est pas grave. Je suis pas spécialiste.
- C'est vrai.
T'as des origines italiennes ?
- Mes parents sont français, mais j'ai grandi en partie en Italie.
Mon père travaillait pour la DGSE.
Il a voulu que je parle italien. Que je devienne italien.
"Pour mieux servir la France". - Quoi ?
Il t'a élevé pour que tu sois un agent ?
- J'avais 12 ans,
il m'a pris dans sa voiture,
il m'a amené dans une maison à côté de Pise.
Sûrement une planque. Il m'a dit : "Je suis un espion."
Il m'a dit que si je voulais devenir espion comme lui,
je devais pouvoir me faire passer pour un Italien.
Ce serait mon déguisement.
- Le parfait clandé.
- Comment t'es devenue agent ?
- J'étais à l'Ecole Polytechnique. J'étais sismologue.
On m'a proposé d'entrer à la DGSE. J'ai dit oui.
Mon père venait de mourir. J'étais démolie.
- Une histoire de père.
Comme moi.
- Tu m'as pas parlé de ta mère.
- Toi non plus.
- Ce sera pour la prochaine fois. - Ouais.
La mère, c'est le niveau supérieur.
(En anglais)
- C'est incroyable.
C'est qui, ce type ?
- Mon patron.
- Il est collectionneur ?
- Il connaît le collectionneur. Et beaucoup de monde.
- C'est qui ? C'est Poutine ? - Presque.
Musique intrigante
...
On frappe.
- On dit Ă Kennedy que Pacemaker travaille pour nous.
C'est une telle catastrophe pour lui
qu'il peut vouloir le dissimuler. C'est ça ?
- Exact.
- On lui propose de coopérer,
en échange de notre silence. - Oui.
- Quelles sont les chances de succès ?
- Si ta vie s'effondre,
quelles sont les chances que tu essaies de l'empĂŞcher ?
Coup de grâce, Malotru.
Kennedy a introduit deux de nos agents au sein du FSB.
Si ça se sait, il est humilié, déshonoré.
Il finira sa vie en prison,
car il sera soupçonné de l'avoir fait sciemment.
- C'est très bien,
mais ça exige qu'on mette fin à la mission de Pacemaker.
- Oui.
- Et c'est trop tĂ´t.
- Sa mission est une mince couche de glace
qui peut se briser Ă tout moment.
Pacemaker n'est pas fiable. Il est fragile
et n'a pas été suffisamment formé.
C'est un miracle qu'il soit encore en place.
- Un miracle qui dure depuis des mois.
- Il faut savoir prendre son gain.
Ce qu'il a apporté est très important, mais on peut tout perdre.
Quoi ?
- On connaît ta sensibilité au thème russe.
- Oui ?
- Je comprends que tu insistes... - Je n'insiste pas.
Ce n'est pas une affaire personnelle.
Ma proposition de recrutement d'un futur directeur du FSB
n'est pas une affaire personnelle.
- Tu as un historique avec Kennedy. - Exact.
Si on pense que ça altère mon jugement,
il fallait le penser y a 16 ans,
quand on m'a nommé à la DSec et aujourd'hui, au Bureau.
- On a un agent au coeur du dispositif cyber du FSB.
Grâce à lui, on suit de près
la préparation d'une opération de déstabilisation politique,
on ne peut pas, aujourd'hui, mettre fin Ă la mission de Pacemaker.
Il faut trouver un autre angle.
- Il n'y en a pas.
Kennedy est un roc.
- S'il y en a pas, on renonce.
- Renoncer ?
- On ne choisira pas Kennedy contre Pacemaker.
Musique douce
...
Fracas
...
- Bon, je confirme. Malaise vagal.
Un truc que vous avez mangé, ou le stress.
A mon avis, les deux. - Probable.
- En tout cas, ce n'est pas le coeur.
- Tant mieux.
Merci, José.
- Merci.
Ca va aller ? - Oui.
- On t'attend dans le cube pour Ostrogoth.
- J'arrive.
- Si tu veux, j'assure.
- OK.
Ca va aller.
- Le recrutement de Kennedy a été refusé ?
- C'est une vraie erreur.
J'ai introduit Malotru au FSB. Il nous livre une pépite.
On décline à cause d'un clandé qui va nous claquer entre les doigts.
Tu peux me faire un recueil de tous les rapports de Pacemaker ?
J'aimerais lui sauver la vie, Ă lui aussi.
- OK.
...
Gémissements de plaisir
...
Présentations inaudibles
...
Musique intrigante
...
- Je t'ai envoyé le rapport de Pacemaker.
- Très bien, merci.
- Ca va ?
- Oui. Tu peux partir tranquille.
- Bonne soirée.
...
- Ai-je fait une erreur de la faire venir ?
J'aimerais parler avec Laurent, la personne que vous m'avez envoyée.
Ce n'est pas possible de le revoir ?
...
(En anglais)
Musique intrigante
...
Il imite un coup de feu.
...
- Bonjour.
...
Acclamations
...
- Maher, le cousin de Mohamed Al Taouf,
était membre du commando qui a tué le journaliste Jamal Khashoggi.
Avec 4 membres du commando,
il a été accusé par le pouvoir saoudien d'avoir agi seul.
Il a été jugé et exécuté.
Grâce à toi, Mille Sabords l'a appris.
- Grâce à moi...
- La sonde OLEM, très beau.
- Merci.
Il est bon, non ?
- Mille Sabords ? Oui.
- JJA l'a trouvé ?
- Il travaillait déjà sur le terrain.
JJA le connaissait bien. Il l'a converti en clandé.
- Il travaillait Ă la DSec ?
- Entre autres.
- Un rapport avec Malotru ?
- Pourquoi il en aurait un ?
- Je sais pas.
Il aurait pu s'occuper de sa sécurité.
Ou enquêter sur lui, s'il était à la DSec.
- J'en sais rien.
A plus tard.
- Ca marche ? - Oui.
- Ma petite chérie,
je vais bien, comme tu peux le voir.
J'espère que toi aussi.
La personne qui tient ce téléphone et qui va te montrer ce film
prendra de tes nouvelles pour moi.
Aujourd'hui, je peux te parler en vidéo, mais...
BientĂ´t, on se verra en vrai. Je te le promets.
Je peux pas revenir en France, tu le sais.
- Tu veux que j'arrĂŞte ?
- Mais toi, tu pourras venir.
Je vais m'arranger.
Dès que possible.
Peut-ĂŞtre pas tout de suite, mais...
Enfin, si tu le veux.
- Tu nous fais visiter ?
- Avec plaisir. J'ai pas meublé, c'est un peu...
comme un appartement témoin. C'est le salon.
- Tu retourneras pas en France, vraiment ?
- Non.
- Tu as une fiancée ?
- Je vois quelqu'un que j'aime bien, Samara.
Je suis pas un cadeau pour elle.
Elle a deux enfants, divorcée...
Elle travaille dans une supérette.
Une femme courageuse, comme toi.
Et toi ?
Tu vois quelqu'un ? - Oui.
Un universitaire, Stephen.
- Et ?
- Rien, je ne sais pas. Que veux-tu que je te dise ?
- Il a quel âge ? - 37 ans.
- Il a des enfants ?
- Non.
- C'est sérieux ?
- Sérieux ? Je sais pas. J'imagine que oui.
Et toi ? C'est sérieux ?
- J'aimerais bien, mais je ne pense pas.
- Je vais y aller.
Musique mélancolique
...
C'est bien qu'on se soit vus. - Ouais.
La question est : "On se revoit ?" - C'est la question.
- Moi, je bouge pas.
Je reste ici, tranquillement.
Si t'as besoin de revenir pour ton travail, je serai lĂ .
- J'aime beaucoup Moscou.
- Bon voyage. - Au revoir.
On frappe. - Entrez.
- On m'a dit de venir vous voir.
- J'aimerais que vous enquĂŞtiez sur votre ancien patron.
- Le dernier, vous voulez dire ?
- JJA, oui.
Ca devait arriver.
- Je sais pas.
Qu'est-ce qu'on cherche ?
- Ecoute flottante.
On ne cherche rien, on n'attend rien, on observe.
Dès qu'on est choqués, on intervient.
- C'est-Ă -dire ?
- On intervient.
Soupir
Il m'a envoyé un rapport d'évaluation sur Pacemaker.
Vous voyez qui est Pacemaker ?
Un rapport rédigé par Laurent Brenner
du poste de Phnom Penh.
Brenner a été très longtemps un collaborateur de Jean-Jacques.
C'est fâcheux de penser que ce rapport ne serait pas très honnête.
- Des raisons de le penser ? - Aucune.
Mais j'ai un instinct.
Je veux qu'on confirme ou non.
C'est la tâche de la DSec et donc, la vôtre.
- D'accord.
- Sa parano déteint peut-être sur moi.
Faites en sorte qu'elle ne déteigne pas sur vous.
Musique intrigante
...
Sous-titrage TITRAFILM
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