All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S11E18.Bedtime.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

Dans le systĂšme judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particuliÚrement monstrueux.

À New York, les inspecteurs qui enquĂȘtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.

Voici leurs histoires.

Moi aussi, j'ai hĂąte de te voir. D'accord.

- Ma femme arrive. - Elle n'est pas au travail ?

Cette garce s'est sûrement fait virer.

- Tu dois partir. - Quoi ? Tu es sérieux, Larry ?

- Par lĂ  ? - DĂ©pĂȘche-toi.

- Il neige. - C'était sympa. On s'appelle.

Je pourrais aussi rester. On pourrait lui dire.

Angie, pas maintenant. Va-t'en.

Ma femme va arriver.

Elle est morte.

- Un meurtre ne résoudra rien. - Non. Elle.

Jane Whitmore, 30 ans.

Morte entre 21 h et 23 h hier, vu la température du corps.

Pas de trace d'effraction. Elle devait le connaĂźtre.

Mains liées avec un cordon de téléphone.

Elle a été violée et égorgée.

Il l'a marquée avant ou aprÚs ?

Peu de pertes de sang. Post-mortem.

Il a signĂ© son Ɠuvre.

Il n'a rien laissé d'autre.

Ni fibres, ni fluides, rien.

Que sait-on d'elle ?

Je dirais qu'elle était journaliste d'investigation.

J'ai un mini micro ici.

Et des articles proposés à des revues et à des journaux.

Elle a reçu un paiement du magazine Under Scrutiny.

Des cùbles ont été débranchés. Son ordinateur a été volé.

Le tueur voulait peut-ĂȘtre aussi tuer son enquĂȘte.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Jane est morte ? Oh, mon Dieu !

C'était ma meilleure freelance. Elle faisait tout,

mĂȘme le plus dangereux.

- Dangereux ? - Jane adorait s'infiltrer.

Elle voulait vivre ses articles de l'intérieur.

Elle a travaillĂ© dans un club SM pour rĂ©vĂ©ler un trafic d'ĂȘtres humains.

Elle est sortie avec un trafiquant d'héroïne

pour dénoncer les dealers qui ciblent les enfants.

Elle a failli devenir accro.

Votre magazine s'est bien vendu grĂące Ă  elle.

- Elle devait avoir des ennemis. - Elle recevait des menaces.

Ça m'inquiĂ©tait.

Mais vous l'avez de nouveau embauchée il y a six semaines.

Que voulez-vous ? Elle est venue ici, tout excitée,

avec une super histoire sur Morris Ostebow.

Le gestionnaire de fonds qui a extorqué des millions de dollars ?

J'ai moi-mĂȘme perdu 10 000 $.

Et ce connard est sorti de prison au bout de huit mois.

Alors quand elle m'a dit qu'il récidivait,

j'étais partante pour qu'elle le démonte.

Et ?

Plus de nouvelles depuis un mois. Je pensais qu'elle était à fond dedans.

Quel est le dernier contact que vous ayez eu avec elle ?

Un mail.

Elle m'a dit qu'elle s'apprĂȘtait Ă  aller voir Ostebow.

CHAMBRE MORTUAIRE "PAIX ÉTERNELLE"

Bienvenue dans ma nouvelle entreprise.

Les enterrements d'animaux ?

Des services commémoratifs organisés pour nos compagnons adorés.

- Avec supplément crémation. - OK.

Vous prenez les chiens morts des gens,

les jetez dans l'Hudson et leur facturez une fortune

pour une urne pleine des cendres de votre cheminée ?

Pardon ?

Le nom d'Ostebow n'inspire pas vraiment confiance.

J'ai conscience de mes problÚmes de crédibilité.

Mais en prison, la zoothérapie m'a beaucoup aidé.

Et Paix Éternelle est votre façon de dire merci.

Nous sommes dûment habilités et en rÚgle.

- Jane Whitmore n'était pas de cet avis. - C'était une garce.

Parce qu'elle a découvert votre arnaque ?

Parce qu'elle a menti.

Elle a profité de moi.

- Vous ĂȘtes sortis ensemble. - Elle s'est jetĂ©e sur moi.

Et quand elle a compris que j'Ă©tais honnĂȘte, elle m'a larguĂ©.

Et vous ne l'avez plus jamais revue ?

Elle m'a rappelé. Elle voulait l'adresse

du foyer oĂč j'ai Ă©tĂ© affectĂ© aprĂšs la prison.

Ces endroits sont tous un peu les mĂȘmes.

Tests anti-drogue, thérapie de groupe, couvre-feu...

Pas Harmony Home. C'est l'horreur, cet endroit.

Les hommes y fument du crack, les femmes s'y prostituent.

- Elle a voulu enquĂȘter. - Et elle y est allĂ©e.

Une journaliste ?

Elle s'est présentée comme une junkie sortant de désintox.

Et votre site web dit que vous offrez un environnement sain et sécurisant.

Vous croyez que j'ai un métier facile ?

Ces gens sont envoyés par le tribunal, l'Armée du Salut...

- Parfois, je les arrache Ă  la rue. - Et ils viennent se droguer ici.

On a parfois des soucis.

Mais tout est légal, ici. Je n'ai rien à cacher.

Combien de temps Jane est-elle restée ?

Une dizaine de jours.

Elle ne serait pas restée 10 minutes si vous n'aviez rien à cacher.

Cette femme était tarée, OK ?

Elle secouait les poignées de portes, agressait les gens...

Elle est venue avec ses courses, elle les a mises dans son placard,

mais je ne l'ai jamais vue manger.

JANE WHITMORE

Soupe bio.

PĂątes d'importation ? Cette femme mangeait mieux que moi.

Dégagez. Ce n'est pas à vous.

HĂ©. C'est Ă  nous d'en juger.

Ce badge n'est mĂȘme pas rĂ©aliste.

- ArrĂȘtez de piquer nos courses. - Vos courses ?

C'est Ă  moi et Ă  Janie.

Enfin, surtout Ă  elle, mais elle partage.

MĂȘme si je ne mange pas beaucoup.

Je surveille ma ligne.

Vous vous appelez comment ?

Vous voulez que je vous l'écrive ? C'est Francine.

Francine, cette nourriture est Ă  vous, maintenant.

Elle s'est barrée ?

Pour toujours.

Oh, non ! Je savais qu'elle allait s'attirer des ennuis.

- Ah ? Les gens ne l'aimaient pas ? - Ils se méfiaient d'elle.

Elle disait qu'elle avait touché le fond, comme nous,

mais je voyais bien qu'elle n'était pas à sa place ici.

Donc elle vous a donné de la nourriture et vous l'avez protégée.

Ouais. Comme j'ai pu. Ici, il faut connaĂźtre les rĂšgles,

savoir à qui parler et comment protéger ses affaires.

Quand Janie était là, à qui parlait-elle ?

À personne. Grñce à moi.

Enfin si, il y a eu ce pervers de l'aide sociale.

Elle voulait lui parler en privé.

- C'était un travailleur social ? - Oui.

Il s'occupe de la plupart des femmes ici. Tu veux tes aides,

tu le laisses fourrer sa langue dans ta gorge.

La derniĂšre fois que je l'ai vue, elle s'apprĂȘtait Ă  aller le voir.

Ned Bogden. Responsable des allocations au bureau de l'assistance publique.

54 ans. Célibataire. Vit dans le Queens avec sa mÚre.

C'est déjà bizarre.

Fonctionnaire depuis 1976. De bons revenus.

Personne ne s'est jamais plaint de lui.

En plus de 30 ans ? Étrange.

Il doit savoir se servir d'une déchiqueteuse.

En tout cas, sa confiance lui vient bien de quelque part.

Si ce type est un lĂšche-bottes qui s'en prend aux plus faibles,

il lĂšche les bottes qu'il faut.

Mention élogieuse du maire,

des tas de distinctions de la part du conseil municipal,

et il a été nommé six fois employé de l'année.

Donc on va devoir s'attaquer

Ă  un bureaucrate aux amis puissants.

En vous basant sur la parole d'une junkie

qui a pris vos plaques pour des fausses.

On n'a pas affaire Ă  un simple violeur. Regardez ce qu'il lui a fait.

- Il l'a marquée au couteau. - Je sais.

Mais si on s'attaque à Bogden et qu'on le rate, on sera dans le pétrin.

On ne le ratera pas.

BUREAU DES AIDES SOCIALES MARDI 2 MARS

Je ne sais pas quoi faire.

Mon copain m'a jetée dehors.

C'est un drogué.

Je ne sais pas si j'ai le droit de dire ça.

Je vous le jure, je ne me drogue pas.

Je ne sais pas oĂč aller. Je n'ai mĂȘme pas de quoi manger.

S'il vous plaĂźt... Je ne sais pas quoi faire.

Heureusement que vous m'avez trouvé. Pas vrai ?

C'est vrai.

Bien. Écoutez.

Remplissez simplement ce formulaire,

et nous nous occuperons de vos coupons alimentaires.

Merci.

C'est compliqué. Mes trois derniers employeurs ?

Je ne me souviens pas.

Remplissez ce que vous pouvez.

J'aurai mes aides dans combien de temps ?

Chaque chose en son temps.

Commencez par écrire votre nom ici.

Oui.

Vous ĂȘtes sĂ»r que j'y ai vraiment droit ?

Parce que... Il faut vraiment que je mange.

Je suis Ă  la rue depuis trois jours.

Si vous faites tout ce que je vous dis, vous y aurez droit.

Écrivez votre nom ici.

OK.

Et votre adresse la plus récente.

VoilĂ . C'est trĂšs bien.

C'est trĂšs bien.

Et la section "employeurs" ?

Écrivez votre dernier emploi. Peu importe.

Ça va, c'est facile.

Unité... Spéciale.

Je ne vous l'ai pas dit ?

- Vous ĂȘtes flic. - Et vous ĂȘtes un pervers.

Les toxicos sont seuls au monde.

Je me dois de les aider.

Tant qu'elles écartent les jambes.

Je n'ai jamais violé une femme.

Non, vous les faites juste chanter.

Sérieusement ? Je suis un professionnel.

Elles sont désespérées, je les sauve.

Forcément, elles ont envie de moi.

Je leur offre un toit et de la nourriture.

- Entre autres choses. - Certaines m'ont fait des avances, oui.

Je les ai repoussées.

Votre main sur mon sein, c'était un heureux accident ?

Ce n'est pas ma faute si vous avez bougé.

Et elle ? Un accident ?

C'est horrible. Pourquoi me montrez-vous ça ?

Les psychopathes aiment admirer leur Ɠuvre.

Et revivre leurs crimes.

Jane Whitmore. Elle est venue Ă  vous et vous ĂȘtes passĂ© Ă  l'action.

Petit massage des épaules.

Vos mains se sont glissées sous sa chemise,

et vous avez senti son micro.

Vous ĂȘtes fous.

Elle allait révéler votre vraie nature.

Mais aucune femme ne prend Ned Bogden pour un imbécile.

Et donc, vous avez mis votre marque sur son visage.

Ce X marque l'endroit oĂč Ned Bogden a empĂȘchĂ© Jane Whitmore

de prouver au monde qu'il n'est qu'un faible, un moins que rien.

Vous devriez écrire des romans. Cette histoire ferait un carton.

- Écoutez, je... - Son mode opĂ©ratoire est connu ?

Ce n'est pas le premier violeur à défigurer sa victime.

Mais il est le premier en 30 ans Ă  graver un X dans sa joue.

...mĂȘler affaires et plaisir. OK ?

D'aprĂšs mon expĂ©rience, les hommes qui se vantent de leurs conquĂȘtes

ont souvent des complexes de taille.

- Vous ne savez rien. - La vérité blesse.

Et Jane allait tout déballer dans la presse.

En petits caractÚres, bien sûr.

Vous l'avez suivie chez elle.

Vous avez attendu qu'elle ouvre sa porte et vous l'avez attaquée.

Vous l'avez attachée. Vous l'avez violée.

Puis vous ĂȘtes allĂ© dans la cuisine,

vous avez pris un couteau et vous lui avez tranché la gorge.

Et vous avez gravé un X sur sa joue pour lui dire bonne nuit.

Je sais qui tu es, espĂšce de salopard.

Le Boucher du Soir ?

Cinq meurtres avec viol dans les années 70.

MĂȘme mode opĂ©ratoire. Des femmes agressĂ©es dans leur lit,

toujours entre 21 h et minuit, et toujours tailladées.

Il semait la terreur dans le Bronx.

Un de mes amis, Albert Kamins, a menĂ© l'enquĂȘte nuit et jour.

- En vain. - Il pourrait nous aider.

Avec un Ouija, peut-ĂȘtre. Il est mort d'un infarctus.

- À cause de cette affaire ? - Non.

C'était génétique. Son pÚre aussi est mort jeune.

Mais il avait trouvé des preuves.

On va reprendre son enquĂȘte.

Et on va mettre ce salaud hors d'état de nuire.

Le premier crime du Boucher date de 1973.

Son dernier, avant Jane, date de 76.

Les violeurs en sĂ©rie ne s'arrĂȘtent jamais d'un coup.

Si, s'ils trouvent un autre exutoire.

Bogden travaille aux aides sociales depuis 76.

Trois mois aprĂšs le dernier meurtre.

Plus besoin de tuer. Il forçait les femmes à coucher avec lui

en échange d'un toit.

Au lieu de les terroriser chez elles, il le faisait dans son bureau.

Jusqu'Ă  ce que Jane le prenne sur le fait.

A-t-on de l'ADN pour les cinq premiers meurtres ?

Non, on ne l'utilisait pas à l'époque.

Puis les viols ont cessé et l'affaire est morte avec Kamins.

On va récupérer les vieilles preuves et les envoyer au labo.

Il n'y avait pas d'ADN sur Jane.

Si on ne peut pas relier Bogden

Ă  ces meurtres, on est foutus.

Ce salopard arrogant ne va jamais avouer.

À moins de lui tendre un piùge.

Il n'a pas choisi ses victimes au hasard.

Chacune a fait quelque chose qui l'a déclenché, comme Jane.

Trouvez son lien avec chaque victime, et il pourrait craquer.

- Gloria Kelly. Tuée en septembre 73. - Qui ?

Vous travailliez pour un traiteur qu'elle avait engagé.

Elle était riche. Vous travailliez pour elle.

Vous avez été insolent avec elle et vous avez été viré ?

Cette salope m'a fait nettoyer trois fois la terrasse.

Elizabeth Giles. Décembre 1974.

Vous remplaciez un prof dans l'école de sa fille.

Elle Ă©tait malhonnĂȘte.

Elle voulait payer pour que sa fille entre Ă  Harvard.

Alors que vous, vous étiez pauvre.

Je ne vois pas oĂč vous voulez en venir.

Anne Witherspoon. Tuée en février 1975.

Elle a obtenu un post-doc auquel vous aviez postulé.

Emily Cutler. Tuée en avril 1976.

Elle vivait dans un immeuble de luxe à cÎté de votre taudis.

Elle avait un portier, vous aviez un vieil appartement

avec une seule fenĂȘtre et des toilettes en panne.

- Catherine Price. - Octobre 1976.

Vous alliez au mĂȘme club de course Ă  pied.

- Elle vous battait à chaque fois. - Vous et vos théories !

Mais plus rien ne tient si un fil se défait. Et devinez quoi ?

Emily Cutler. Je ne la connais pas.

Elle a Ă©tĂ© tuĂ©e de la mĂȘme façon que les autres.

Vous voulez parier ? Avril 1976.

Je participais Ă  une retraite dans le Wyoming. Je peux le prouver.

Et vous n'avez pas non plus laissé de pellicules sur le corps de Jane ?

Qu'est-ce que vous faites ? Rendez-moi ça.

Je peux prendre tout ce que je veux ici.

Il faut vous laver les cheveux plus souvent, pauvre con.

On se revoit Ă  Sing Sing.

Ça ne prouve rien. On a couchĂ© ensemble, je ne l'ai pas tuĂ©e.

Je n'ai tué aucune de ces salopes. J'ai un alibi !

J'étais à Cheyenne !

Voilà l'ADN de la pellicule trouvée sur Jane Whitmore.

- Et voilĂ  l'ADN du peigne de Ned Bogden. - Identiques.

Il prétend qu'elle était consentante.

Il va avoir du mal à le prétendre pour les autres.

J'ai trouvĂ© ses pellicules sur les vĂȘtements des autres victimes.

- Beau travail. L'affaire est close. - Presque.

Vous avez vérifié son alibi pour Emily Cutler ?

Pas encore. Pourquoi ?

Je crois qu'il était vraiment à Cheyenne.

- Tu as dit... - Laisse-moi terminer.

Il n'y avait pas de pellicules sur Emily.

Et Bogden n'a pas pu la tuer.

- Pourquoi ? - Emily était rousse.

J'ai trouvé un cheveu blond sur sa chemise de nuit.

Il était dégradé, mais une chose est sûre :

l'ADN contenait deux chromosomes X.

Emily Cutler a été tuée par une femme.

- Bonne nouvelle. Merci. - Le procureur ?

Il vient de mettre Bogden en accusation.

Ce salaud va prendre cher.

Mais seulement pour cinq meurtres.

Oui. L'affaire Emily reste ouverte.

Pendant toutes ces années,

une copieuse s'est servie de lui pour se couvrir.

Je n'aurais jamais soupçonné une femme.

Une femme tueuse, ça te surprend ? Essaye d'oublier un anniversaire.

Ça reste quand mĂȘme rare.

Ça n'a pas dĂ» ĂȘtre difficile d'imiter son mode opĂ©ratoire.

Les journaux ont publié tous les détails.

Je ne suis pas sûre que Kamins nous aide.

- Il cherchait un homme. - Concentrons-nous sur la victime.

Qui étaient les femmes de la vie d'Emily ?

Il y en avait beaucoup.

Elle les connaissait grĂące Ă  son mari, Cal.

Alias...

Je suis le Maestro du Matelas, le maĂźtre des bonnes affaires.

J'ai des matelas de toutes les sortes et de toutes les tailles.

Literie, sommiers, housses et couettes.

Pour dormir ou pour autre chose...

Le Maestro a ce qu'il faut.

La marchandise, je la transporte !

Venez au galop et laissez-moi vous faire faire

de superbes économies.

Cal Cutler était une star locale dans les années 70.

On voyait ses pubs toutes les 5 minutes.

-Une fois que vous aurez mis cet océan en mouvement

sur mon matelas Ă  eau, dans neuf mois,

il vous faudra un matelas pour bébé. J'en vends aussi.

Je parie qu'il passait du bon temps avec ces blondes aprĂšs le tournage.

Emily Cutler le pensait aussi.

Il y a eu une dizaine d'appels pour troubles domestiques

l'année précédant le meurtre.

Ici, Emily a déclaré : "Il y a une de ses salopes dehors."

Puis : "Une autre est là, bourrée, qui menace de m'agresser."

Kamins devait le savoir.

Mais il ne cherchait pas une femme.

Le Maestro avait la baguette qui frétille.

Allons lui parler.

Il se rappellera peut-ĂȘtre laquelle en voulait Ă  sa femme.

Prenez une pelle.

Cal Cutler est mort, ivre au volant,

huit mois aprĂšs le meurtre.

- Brûlé vif. - Génial.

Tous ceux qui auraient eu des infos sont morts.

Attends. Et cette Susan Delzio ?

C'est la flic qui a répondu à presque tous ces appels.

CHEZ SUSAN DELZIO MERCREDI 3 MARS

- Susan Delzio ? - La police.

Je sais reconnaĂźtre un flic.

OK. Benson, Stabler. Unité spéciale.

- Il y a eu un viol ? - Et un meurtre.

- Il y a 30 ans. - Vous avez connu la victime.

On espérait réveiller vos souvenirs.

Bien sûr.

Pedro. Je sors un instant.

Des peintres travaillent à l'intérieur.

J'ai commencé la sculpture quand j'ai pris ma retraite.

J'ai transformé une de mes chambres en studio.

On peut donc avoir une vie aprĂšs la police.

Vous vous souvenez d'un homme du nom de Cal Cutler ?

Le Maestro du Matelas ? Bien sûr.

Ma premiÚre célébrité. Je sortais de l'école

et je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui passait à la télé.

Mais c'était un salopard qui trompait sa femme.

Qui était abonnée au 911.

Elle nous appelait presque tous les week-ends.

Chaque fois que Cutler prenait une nouvelle maĂźtresse.

Aucune ne l'a menacée ?

Il y a eu des coups dans la porte, des pots de fleurs brisés...

Certaines criaient à Emily qu'elle ne le méritait pas.

Comment réagissait le Maestro ?

Il jouait la comédie devant sa femme, comme s'il était en colÚre,

puis il nous disait de faire dégager les filles.

- Il n'a jamais porté plainte. - Il nous faudrait leurs noms.

Je suis désolée, je n'ai pas gardé mes notes.

Mais chaque fois que j'arrivais,

il y en avait une nouvelle. Toujours blonde, toujours un canon.

- Sauf la derniÚre fois. - Elle était différente ?

Non, mais je n'ai pas dĂ» intervenir chez eux.

C'Ă©tait au studio oĂč une pub Ă©tait en cours de tournage.

Une blonde avait passé la sécurité et était venue gifler Mme Cutler.

Emily était là ?

Oui, elle ne le laissait plus sortir seul.

Il y avait aussi une autre femme. Plus ùgée. Autoritaire.

Elle connaissait tout le monde.

Elle était l'agent de Cal Cutler.

Maude. Maude Monahan.

Ouais. Cal Cutler était mon client.

Ses co-stars aussi.

- Un bon arrangement pour tous. - Sauf pour Mme Cutler.

J'aimais bien Emily. Mais les affaires sont les affaires.

Cal savait que tout le monde se fichait qu'il porte une toge

ou un costume de clown pour ses pubs.

Ses clients voulaient voir des blondes.

Et vous lui en fournissiez.

Ces nanas rĂȘvaient de sauter sur ses matelas.

Laquelle a agressé Emily Cutler ?

AprÚs toutes ces années ? Je ne me rappelle pas.

Mais certaines étaient plus cinglées que les autres.

Ces trois-lĂ , notamment.

Jenny Coswold, Claire Lockton, Rita Wills.

Jenny Coswold.

Elle a jetĂ© un pot de fleurs Ă  travers une fenĂȘtre.

Bravo, ma chérie !

Bon, écoutez.

J'Ă©tais jeune et bĂȘte, OK ?

J'ai honte rien que d'y penser.

Mais qu'est-ce que Cal vous a fait ?

Il a promis de quitter sa femme pour moi.

- Puis il a couché avec moi. - Puis il vous a plaquée.

En me laissant un message.

Il voyait une autre de ses figurantes.

Claire Lockton. Cal m'a suppliĂ©e de ne pas l'arrĂȘter.

Pour quoi ?

Elle a largué une bombe incendiaire dans leur fente à courrier.

Il ne faut surtout pas que mon cabinet l'apprenne.

Personne ne sait pour ces pubs.

Dites-nous juste pourquoi vous avez menacé Emily Cutler.

Parce que je la haĂŻssais.

Elle a obligé Cal à écrire cette lettre.

- Quelle lettre ? - Sa lettre de rupture.

Alors j'ai mis un petit quelque chose dans leur fente Ă  courrier.

Je ne l'oublierai jamais. Rita Wills.

C'est elle qui est entrée dans le studio

pour gifler Mme Cutler.

Eh bien... Cette salope nous séparait.

Alors je suis allée là-bas.

Je crois que j'avais bu un verre ou deux.

Il vous a convaincue que vous étiez l'amour de sa vie.

Je l'étais. Cet homme était un charmeur.

Surtout aprĂšs le travail.

Mais il était marié avec Emily.

Puis elle a été assassinée.

Ça m'a fait revenir Ă  la rĂ©alitĂ©.

Je suis entrée en école de droit.

J'ai Ă©tĂ© bĂȘte. Comme les autres.

Il s'est servi de nous. Et mon attitude envers sa femme...

- Vous regrettez ? - Regretter ?

Vous plaisantez ?

Ces publicités ont été mon grand moment.

Pouvons-nous prendre un échantillon de votre ADN ?

Ça nous aidera Ă  rĂ©gler certains dĂ©tails.

- Oui. - Bien sûr.

Pour vous ?

Je dirai mĂȘme "ah".

- L'une d'elles vous a agressée ? - Jenny a voulu me cracher dessus.

Claire a fondu en larmes.

Mais Rita m'a giflée aprÚs avoir frappé Mme Cutler.

Pour les trois : immaturité émotionnelle et instabilité. Un mélange effrayant.

Assez pour commettre un meurtre ?

Un amour obsessionnel, mĂȘlĂ© Ă  un rejet, peut conduire au dĂ©sastre.

Pourtant, aucune des trois n'a commis le moindre délit par la suite.

Jenny, Claire, Rita... Pas mĂȘme une infraction.

Ça ne prouve pas leur innocence.

Certaines personnes tuent dans des circonstances particuliĂšres

et ne recommencent jamais.

Quelqu'un qui a tué n'est pas forcément un tueur.

Le capitaine vote peut-ĂȘtre non, mais je vote oui pour Rita.

- Cette femme est complĂštement dingue. - Et Jenny ?

Elle a reconnu son obsession pour Emily.

- Je suis d'accord. - Susan ? Un avis ?

Mon intuition est un peu rouillée, mais je vote pour Rita.

Alors c'est moi qui vais trancher.

J'ai analysé un échantillon du matelas sur lequel Emily a été tuée.

J'y ai trouvé son sang, bien sûr, mais aussi un autre groupe sanguin.

Et l'ADN correspond Ă  celui de...

- Rita. - Inspecteur.

Je ne suis pas étonnée de vous voir.

J'ai vu comment vous me regardiez.

Un plan Ă  trois.

Et moi qui vous prenais pour un fan du missionnaire !

- Un petit verre ? - Vous en avez bu assez.

Vous ĂȘtes quoi, la police de la sobriĂ©tĂ© ?

Rita, il faut qu'on parle.

Non. Dehors, c'est bien.

- De quoi s'agit-il ? - Cal Cutler.

Je vous ai déjà tout raconté.

Je l'aimais, il m'aimait, il est mort.

Vous avez oublié de préciser que vous avez tué sa femme.

Cette conversation est terminée.

- Non. - Vous... LĂąchez-moi !

- Rita. - Je pourrais...

- Du calme. - Je vais vous tuer !

Du calme.

Oh, pardon. Pardon. Je ne voulais pas.

Tout comme vous ne vouliez pas tuer Emily ?

Je suis désolée, d'accord ?

J'avais un peu bu. Quand j'ai bu, je...

Je deviens parfois un peu folle.

Si c'est pour ça que vous l'avez tuée, le jury saura en tenir compte.

Oh, non. Ivre ou sobre, je n'ai pas tué cette salope.

Elle avait planté ses griffes dans Cal et ne voulait pas le lùcher.

- Il voulait vraiment la quitter ? - Oui.

Oui, il voulait partir. Mais il ne pouvait pas.

À l'Ă©poque, il n'y avait pas de contrats prĂ©nuptiaux.

- Cal tenait plus Ă  son argent qu'Ă  vous. - Non. Il m'aimait.

Il allait trouver un moyen de...

mettre de l'argent de cÎté pour divorcer et m'épouser.

Mais il ne l'a pas fait. Alors, vous l'avez tuée.

C'était le Boucher du Soir. C'était dans tous les journaux.

Les journaux se sont trompés. Les flics aussi.

C'est une femme qui a tué Emily.

- Et l'ADN vous accuse. - L'ADN ?

- Comment ça ? - On a retrouvé votre sang.

- Je ne comprends pas. - Je vais vous expliquer.

Pendant que vous l'assassiniez et que vous la défiguriez

pour copier le Boucher, Emily s'est débattue.

Elle vous a frappée ou griffée, et vous avez saigné sur ce matelas.

Attendez. Vous avez trouvé mon sang sur leur lit, c'est ça ?

- Je peux vous l'expliquer. - On vous écoute.

Cal haĂŻssait Emily.

Elle savait pour toutes ses maĂźtresses, mais elle ne voulait pas le lĂącher.

Cal cherchait désespérément à lui faire changer d'avis.

Puis il m'a dit qu'il avait besoin de moi.

Il m'a dit que ça nous permettrait d'ĂȘtre ensemble.

Je ne voulais pas le faire, mais je l'aimais.

Je l'aimais tant !

Puis on a commencé à boire.

Et j'ai fini par céder. Je l'ai fait.

- Vous l'avez tuée. - Non.

Non.

Je lui ai fait l'amour. Dans leur lit.

Cal voulait qu'elle nous surprenne

pour qu'elle comprenne qu'il ne l'aimerait jamais

autant qu'il m'aimait, moi.

Mais lĂ ...

les Anglais ont débarqué.

- Quels Anglais ? - Ses rĂšgles.

J'ai mis du sang partout.

Ça a dĂ©goĂ»tĂ© Cal. Il m'a dit de partir.

Mais le sang a dû imprégner le matelas.

Et cette salope n'est mĂȘme pas rentrĂ©e.

- Tu arrives à gober ça ? - Autant que toi.

Oh, je peux le prouver. Cal m'a demandé de...

Il m'a demandé de jeter ces draps.

Je ne pouvais pas faire ça. On avait fait l'amour dessus.

Vous dites que vous avez gardé ces draps,

trempés de sang, pendant tout ce temps ?

HĂ©.

Allez voir chez moi.

Vous verrez bien.

Elle a gardé des draps sales pendant 35 ans

parce qu'elle a baisé dessus ?

On a déjà vu plus bizarre.

Peut-ĂȘtre pas.

Tu sais quoi ? Ça me fait flipper.

Des souvenirs du Maestro du Matelas.

Elle a tout gardé. Son chapeau, une rose... Regarde-moi ça !

Elle était en avance sur la mode du scrapbooking.

...sur mon matelas Ă  eau...

Des publicités dans des journaux, des circulaires...

Elle a gardé tout ce sur quoi il y avait sa photo ?

Tant qu'il n'était pas avec Emily. "CrÚve, salope" ?

Ce n'est pas tout.

Je viens de trouver ses journaux intimes.

"Cal, si seulement elle voulait s'en aller,

nous serions libérés de cette prison.

Je suis prĂȘte Ă  tout pour ĂȘtre avec toi pour toujours."

- C'était 10 jours avant le meurtre. - Dis-moi qu'elle en a parlé.

Pas dans celui-ci. Peut-ĂȘtre dans un autre.

Liv ? Je crois que j'ai trouvé les draps.

Et en effet, il y a du sang.

Entre autres choses.

"J'ai tué pour toi, Cal. Et tu ne veux plus de moi ?

Brûle en enfer, monstre."

DerniÚre entrée.

Deux semaines avant que Cal soit brûlé vif dans sa voiture.

L'ordre d'exhumation a été émis.

Warner aura le corps de Cal Cutler demain matin.

Il a été assassiné ?

Elle l'a avoué dans son journal.

Votre vieil ami Kamins a été dupé deux fois.

Il a cru que le tueur d'Emily était le Boucher

et que Cal était mort dans un accident.

Et voilà le génie du crime qui l'a mystifié.

Obtenez des aveux complets.

Rita. Debout.

- Vous avez trouvé les draps ? - Oui, et bien plus encore.

Vous voyez ? J'ai dit vrai.

Oui. Et votre grand amour est un mensonge.

Vous n'étiez qu'une de ses poules.

C'est faux.

Quand il vous a plaquée, vous l'avez tué comme sa femme.

- Non. - Si. Vous l'avez écrit ici.

Donnez-moi ça. C'est personnel.

"Je ne voulais pas la tuer, mais tu m'y as obligée, Cal.

Et maintenant, tu rejettes notre amour. Tu vas payer pour ça."

- Vous n'avez pas le droit. - On a tous les droits.

Vous nous avez autorisés à fouiller chez vous.

- On a trouvé vos aveux. - Ce n'est pas ce que vous croyez.

- Vous avez tué Emily Cutler. - Je ne l'ai pas tuée.

J'ai tué mon bébé !

J'ai découvert que j'étais enceinte deux semaines aprÚs le meurtre d'Emily.

J'étais si heureuse ! J'avais hùte de le dire à Cal.

On aurait été une famille.

J'en avais rĂȘvĂ© toute ma vie.

- Mais Cal n'en voulait pas. - Il disait que c'était trop tÎt.

Que ça ferait parler les gens.

Puis il m'a dit de me débarrasser de ça.

De ça ! Ça !

Je ne voulais pas avorter !

Puis Cal m'a dit qu'on pourrait avoir un autre bébé.

Puis j'ai eu une infection de l'utérus.

Le médecin a dit...

que je ne pourrais plus avoir d'enfant.

Non.

Puis Cal a dit : "C'était la volonté de Dieu."

Puis il a dit que c'était fini entre nous. Vous arrivez à y croire ?

Vu ce qu'on sait de lui, oui.

Je voulais qu'il souffre. Comme j'ai souffert.

Alors vous l'avez tué.

Oui. Je l'ai tué !

Je lui ai dit que je voulais le voir une derniĂšre fois.

Il m'a dit de le retrouver dans ce petit bar minable.

Comme s'il avait honte d'ĂȘtre vu avec moi.

- Et vous l'avez fait boire. - Oui. Ça n'a pas Ă©tĂ© difficile.

Je l'ai fait boire. On était ivres tous les deux.

On a commencé à se battre. On s'est fait jeter dehors.

Puis j'ai essayé, du mieux que j'ai pu,

de lui faire changer d'avis pour nous deux.

Mais il a pris sa voiture et il est parti.

Je ne l'ai plus jamais revu.

- Vous avez dit l'avoir tué. - Oui.

Il était ivre. J'aurais dû lui prendre ses clés.

Mais j'étais si en colÚre que je l'ai laissé partir.

Je l'aimais tant !

Je l'aimais.

- Rita dit la vérité. - Tu es sûre ?

Mes rĂ©sultats sont les mĂȘmes que ceux de l'autopsie de 1976.

Les blessures de la victime

collent avec une chute d'une falaise Ă  72 km/h.

Les traumatismes Ă  la cage thoracique

ont été causés par la colonne de direction, puis la voiture a pris feu.

On a dérangé le repos éternel de Cal pour rien.

Vous n'avez pas dérangé Cal.

- C'était une façon de parler. - Pas pour moi.

Ce n'est pas Cal Cutler.

Le fémur est celui d'un homme de moins d'1,72 m.

Cal Cutler faisait 1,88 m.

Alors à qui est ce squelette grillé ?

Je peux vous dire de qui il s'agit.

James Rodgers, 44 ans. Identifié grùce aux fichiers dentaires de la prison.

Il a passé le plus clair de sa vie entre la prison et l'hÎpital.

Et personne n'a remarqué sa disparition.

Cutler a simulĂ© sa propre mort. OĂč est-il ?

Et comment a-t-il fait ?

Demandez ça a la personne qui a fait sortir Rogers de garde Ă  vue le jour mĂȘme.

Vous voulez me faire revenir dans la police ?

On a encore quelques questions Ă  vous poser.

- Comme quoi ? - Pourquoi l'avez-vous tuée ?

- Pardon ? - Vous pouvez aussi commencer

par la raison pour laquelle vous avez simulé la mort de Cal.

- C'est une blague ? - J'ai l'air de rire ?

Mais vous, ça fait longtemps que vous riez, pas vrai ?

Vous pensiez vous en sortir.

Inspectrice, vous commettez une grave erreur.

Je ne crois pas.

J'étais un officier de police décoré.

- Purple Shield, médaille du mérite... - Pas il y a 35 ans.

Vous étiez toute nouvelle.

Et vous ĂȘtes tombĂ©e amoureuse.

Je vous ai dit que Cal Cutler était une ordure.

Vous avez dit que vous aviez des étoiles dans les yeux.

Qu'il était la premiÚre star que vous aviez rencontrée.

- Il était grand, beau, célÚbre... - C'est ridicule.

Quelle Ă©motion ça a dĂ» ĂȘtre !

Coucher avec le Maestro du Matelas ! Laissez-moi deviner.

Il vous a dit que vous étiez la bonne.

- Qu'il quitterait sa femme... - On ne sortait pas ensemble.

Puis vous avez compris qu'il allait vous baiser

et vous quitter, comme les autres.

Mais vous n'étiez pas comme les autres. Bien sûr, vous étiez blonde...

Mais vous étiez bien plus maline que ces bimbos.

Pas vrai ? Elles ne le méritaient pas.

Sa femme non plus ne le méritait pas. Vous deviez vous en débarrasser.

Emily Cutler a été tuée par le Boucher du Soir.

C'est ce que vous avez fait croire. Vous ĂȘtes plus maline.

- Oh, ça suffit ! - Et ce n'était que la premiÚre étape.

La deuxiÚme étape était de vous débarrasser de toutes les autres.

Comme Rita Wills.

Elle allait avoir un enfant avec lui.

Vous ĂȘtes ridicule, Benson !

Vous avez fait croire à Cal qu'il serait accusé du meurtre d'Emily.

Burt Kamins ne le soupçonnait pas.

Mais un bon flic ne dit pas Ă  un suspect qu'il est blanchi

tant qu'il n'a pas le coupable.

Asseyez-vous. Qu'avez-vous fait ?

Vous avez menti Ă  Cal.

Vous l'avez persuadé qu'il était le suspect numéro un.

En haut de la liste de Kamins.

Vous aviez les infos de la police. Le nƓud se serrait autour du cou de Cal.

- Il devait simuler sa propre mort. - Personne n'a rien simulé !

- Cal est mort. - Non. James Rogers est mort.

Brûlé dans la voiture de Cal.

Ainsi, vous pourriez vivre avec Cal la vie que vous vouliez.

Ailleurs, ensemble.

Ah oui ? Alors pourquoi je suis lĂ  ? Et oĂč est Cal ? Pauvre conne !

Si je voulais m'enfuir avec Cal, pourquoi suis-je restée ?

Et oĂč est Cal ?

Dans votre appartement.

Celui oĂč on n'a pas pu entrer Ă  cause des peintres.

C'est là qu'il a vécu pendant 35 ans. Caché.

- Entrez. - Cal.

- C'est terminé. - Oh, mon Cal !

La voiture n'a pas brûlé comme prévu.

Il y est retourné pour y mettre le feu, et il s'est aspergé d'essence.

Leur vie ensemble est devenue une condamnation Ă  vie.

Mais pourquoi ĂȘtes-vous restĂ© ? Elle a tuĂ© votre femme.

Il voulait vraiment la quitter. J'étais venue prendre ses affaires.

Elle n'aurait pas dĂ» ĂȘtre lĂ . Et j'ai piquĂ© une crise de rage.

Et c'est arrivé. C'est arrivé.

- Il se sentait complice de ce meurtre. - Il m'a pardonnée.

Et je l'aime autant que le jour de notre rencontre.

On voulait juste ĂȘtre ensemble pour toujours.

- Pour toujours vient de se terminer. - Non.

- Non. - Susan Delzio.

- Non. - Je vous arrĂȘte.

- Vous pouvez garder le silence. - Cal.

Tout ce que vous direz sera retenu contre vous.

- Vous avez droit Ă  un avocat. - Non.

Si vous n'avez pas les moyens, on vous en fournira un.

- Je t'aime, Cal... - Comprenez-vous vos droits ?

CECI EST UNE FICTION

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