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J'aimerais pouvoir l'expliquer.
Si vous ignorez comment votre carte a atterri dans ma main
aprÚs qu'on a voulu m'étrangler,
comment voulez-vous que moi, je le sache ?
J'ai dĂ©jĂ enquĂȘtĂ© sur ce tueur.
Je suis aussi frustré que vous de ne pas l'avoir appréhendé.
Je me suis fait agresser.
Je me suis réveillée sur le sol humide.
Léo était là .
Il me disait que tout irait bien.
Pourriez-vous me décrire votre dernier souvenir
de Beth ?
Lui
essayant de la sauver.
Il essayait toujours de le faire.
Léo, c'est ça ?
Tu lui as dit quoi ?
Elle est venue pour demander de l'argent.
Je lui en ai donné, elle est partie.
Vraiment ?
Evidemment !
Vous me demandez de mentir ?
Utilisons l'affaire Gretchen comme cheval de Troie
pour chercher le tueur de la riviĂšre.
On résout ce meurtre
et si on a de la chance, on trouvera ce salopard.
Gretchen s'est tirée huit jours avec lui.
Tu l'as tuée.
ArrĂȘtez-vous ! Police !
Rentre chez toi et réfléchis.
Donne-moi ma came !
Ma baraque,
ma came.
- Mon amour, pourquoi ? - Qui sait pourquoi ?
Le costume a dĂ» les induire en erreur !
J'ai une chose importante Ă t'annoncer.
Mais ça aussi, c'est important !
D'accord, je t'écoute.
- J'attends un bébé. - TrÚs bien.
Tu quoi ?
J'attends un bébé !
Maman ?
Vous ĂȘtes rĂ©veillĂ©, je vais prĂ©venir le mĂ©decin.
Attendez...
Que s'est-il passé ?
Vous ĂȘtes arrivĂ© aux urgences couvert de piqĂ»res de frelons.
Vous avez fait un choc anaphylactique.
Vous devez sûrement avoir trÚs mal
mais voyez le bon cÎté des choses.
Vous ĂȘtes en vie.
Nous poursuivons un suspect de type caucasien,
environ 1 m 85, se déplace à pied.
Vu pour la derniĂšre fois lorsqu'il entrait dans les bois
prĂšs du parking de Rocks Beach.
LĂ !
ArrĂȘtez-vous !
Le suspect se dirige vers la plage.
Le suspect se dirige vers l'océan.
Je répÚte, l'individu est armé.
LĂąchez votre arme !
Lùchez votre arme, Emilio, c'est terminé !
Allez-y !
Vous attendez quoi ?
Rendez-vous
et on parlera.
Vous m'expliquerez tout.
Pourquoi ?
Ca a pas d'importance.
LĂąchez votre arme.
Vous comprendriez pas.
Personne peut comprendre !
Ca va ?
Oui.
T'es carrément difforme !
Paxton, efface ça.
Pax, s'il te plaĂźt.
D'accord.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Le nid t'est tombé dessus ?
Je voulais l'éliminer.
- Tu t'es fait ça tout seul ? - ArrĂȘte.
Je t'avais dit d'appeler un pro.
Je suis désolé, j'ai pas réfléchi.
Tu aurais pu mourir.
J'en doute.
Le médecin l'a dit.
Tu as été piqué 60 fois.
Pourquoi t'as pas couru à l'intérieur ?
Bonne question, j'aurais dĂ» y penser.
Ecoute...
Je ne veux pas que ça se sache.
J'ai déjà appelé le lycée.
J'étais censée dire quoi ?
Une intoxication alimentaire ?
Il faut toujours dire la vérité.
Pax va ĂȘtre en retard en cours.
Je reviens vite.
Chérie,
les médecins disent que je dois me reposer.
Je t'appellerai cet aprĂšs-midi.
Tu déconnes ?
Il est allé se balader, c'est tout !
C'est plus que ça.
Il a failli se noyer.
Et tu oublies ton doigt cassé ?
Je suis passée à autre chose.
Ton frĂšre a besoin d'aide.
Et cette aide, on ne peut pas la lui apporter.
Crois-moi, ça n'a pas été une décision facile.
Mais ton pÚre et moi avons décidé...
C'est toi qui as décidé.
Sam ?
Il n'est qu'Ă 1 h 30 d'ici,
il sera lĂ un week-end sur deux.
J'ai lutte, aprĂšs les cours.
Regarde ça !
- C'est qui ? - Mon débile de pÚre.
Il s'est attaqué à des frelons qui l'ont envoyé à l'hosto.
- Il va bien ? - Oui, mais...
il doit y passer la nuit.
Du coup, je pense que l'entraßnement est annulé.
Il mettra pas les pieds au lycĂ©e avec cette tĂȘte !
Ca va pas ?
T'as l'air de vouloir tuer tout le monde.
Ils veulent envoyer mon frÚre dans une école spécialisée.
C'est un attardé ?
On est plus censés dire ça,
d'accord ?
Pardon.
Ma mĂšre dit que c'est pas loin et qu'on le verra souvent.
Ma mĂšre disait pareil.
Elle vit Ă deux heures d'avion mais c'est des conneries.
Elle appelle jamais.
Jamais ?
Presque jamais.
Les adultes mentent tout le temps pour se rassurer.
Les médicaments font effet, monsieur Doyle ?
Léo.
Léo, d'accord.
Moi, c'est Valérie.
Alors, comment vous sentez-vous ?
Aussi bien que j'en ai l'air.
On va vous soigner.
J'ai de la cortisone, pour vous soulager, ça vous va ?
J'imagine.
Vous devez vous demander
quel genre d'idiot se fait piquer 60 fois ?
C'est rien, ça.
Essayez de battre celui qui a mangé tant de graines de tournesol
qu'il s'en est bouché le colon.
Ne vous en faites pas.
Vous vous sentirez vous-mĂȘme dans peu de temps.
Etre moi-mĂȘme, super...
Vous ĂȘtes de la rĂ©gion ?
Oui.
J'ai étudié à Canaan High il y a bien longtemps.
Je suis conseiller d'éducation, maintenant.
Conseiller d'éducation ? C'est bien.
- Vous aimez ĂȘtre infirmiĂšre ? - La plupart du temps.
Ca me permet de voir du pays.
Je suis une infirmiÚre itinérante.
Vous n'ĂȘtes pas d'ici ?
Je suis originaire d'Alaska,
l'Ă©tat oĂč il y a plus de caribous que d'ĂȘtres humains.
Ca fait beaucoup de caribous !
Oui, et je préfÚre les gens
alors j'ai décidé
de venir dans le sud pour découvrir le reste du pays.
Mais ma famille me manque.
Ma mĂšre, ma petite soeur...
Mais j'aime trop voyager.
Parlez-moi encore de ces caribous.
Est-ce que...
ce sont des orignaux ?
Ou des orignals ?
Des orignaux.
- C'est comme des rennes. - Des rennes.
- Des rennes ? - Oui.
Des rennes...
- Oui. - Est-ce que...
- Tout va bien. - Le pÚre Noël...
Il a des rennes...
Vous le savez mais je suis obligé de le dire.
La fusillade fera l'objet d'une enquĂȘte.
C'est la procédure.
Je sais.
Je le répÚte, je suis obligé de le dire.
On sait que le tir était légitime
mais ici, on suit les rĂšgles.
Je reviens.
"Il est de retour."
Le tueur de la riviĂšre.
C'est ce que vous avez dit et je vous ai cru.
J'ai organisé une conférence de presse.
"Le grand méchant est de retour mais ne craignez rien,
"cette fois, on l'attrapera."
De quoi vous avais-je menacé si vous faisiez exactement
ce que vous venez de faire ?
Ce que j'ai fait... Ce que nous avons fait,
c'est arrĂȘter un assassin.
Et j'avais toutes les raisons de croire que c'était lui.
Il y a des incohérences depuis le début.
La riviÚre, le tatouage, une victime féminine
juste un peu plus jeune...
Tout était cohérent.
On raconte que des preuves
proposaient une autre piste, un suspect différent.
Comme Emilio Hobbs.
OĂč est le problĂšme ? On a retrouvĂ© ce salopard.
Vous avez utilisĂ© cette enquĂȘte
pour retourner Ă votre obsession.
Et ma carte dans la main de la strip-teaseuse ?
- Je ne l'y ai pas mise. - Les tueurs en série tuent.
Sheila Hartnell est vivante.
Le tueur de la riviÚre a agressé cette femme.
Elle ne s'est pas Ă©tranglĂ©e elle-mĂȘme.
- Il nous nargue. - Vous avez des preuves ?
Des empreintes ou des images ?
Il m'a envoyé un mot.
Un mot ?
Quel mot ?
"Le tueur de la riviĂšre est mort."
Il est dans les piĂšces Ă conviction ?
Non.
Il n'y avait ni empreinte, ni ADN
mais il nous dit
qu'il est toujours là et qu'il s'est réveillé.
Je devrais vous renvoyer.
Vous ne pouvez pas.
Pas sans une enquĂȘte officielle
et je nierai l'existence du mot.
Ecoutez-moi attentivement.
A moins de nouvelles preuves irréfutables,
cette enquĂȘte retourne dans le tiroir.
Et voici la chose la plus importante :
si on a de nouvelles preuves ou une autre victime,
vous n'approcherez pas de l'enquĂȘte.
Vous ĂȘtes rĂ©veillĂ© !
Votre femme a appelé, elle voulait de vos nouvelles.
Comment est votre repas ?
- Pas terrible. - Vous n'aimez pas ?
Qui aimerait ?
Toujours demander aux infirmiĂšres.
Le poisson n'est pas terrible.
J'ai rĂȘvĂ© ou on a parlĂ© de rennes, vous et moi ?
Oui !
Avant que vous ne vous endormiez, on a parlé
d'animaux sauvages et du pÚre Noël.
Vous ĂȘtes de l'Alaska !
Vous vous en souvenez.
On a peu de gens qui viennent de si loin, par ici.
- Vous y ĂȘtes dĂ©jĂ allĂ© ? - Jamais.
Tout Américain devrait y aller au moins une fois.
- C'est un endroit exceptionnel. - J'imagine.
Sur les photos, on dirait le paradis.
Pour certains, ça l'est.
Mais évidemment,
il y a aussi les hivers interminables,
les deux mois de jour ininterrompu
et le prix indécent des pizzas.
Vous pourriez me trouver de la glace Ă la fraise ?
J'ai un peu faim, finalement.
Je préfÚre ça.
Je vais voir Ă la cuisine.
Je reviens.
Et le poisson, dans l'Alaska,
est bien meilleur.
Y a un pervers qui m'écrit.
Il me harcĂšle.
Pourquoi ?
Il me prend pour Madison, une lycéenne.
Sérieux ?
- Tu fais courir un type ? - Oui.
Mais c'est sa faute.
S'il croit qu'une jolie fille s'intéresserait à lui,
il le mérite.
J'ai besoin de toi.
Il veut entendre une voix de fille, pour ĂȘtre sĂ»r.
D'accord...
Super. Tu as 16 ans,
tu aimes le hip-hop et t'es pom-pom girl.
C'était un "d'accord" sarcastique.
Ici Ron.
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
Madison ?
Oui.
Salut, je suis content de t'entendre.
Tu voulais parler de quoi ?
De tout.
Mais j'aimerais te rencontrer en personne.
Tu crois que ce serait possible ?
Demain, par exemple.
Je pourrais nous réserver une chambre...
Pourquoi t'as raccroché ?
Ce taré voulait te rencontrer.
T'as pas vraiment envie de ça, si ?
Ca va ?
C'est votre bras ?
Bonjour !
L'infirmiÚre dit que vous avez mangé, hier soir.
Regardez-vous !
Vous n'ĂȘtes plus enflĂ©, j'ai failli ne pas vous reconnaĂźtre.
Bonne nouvelle, le docteur Edward
dit que vous pourrez sortir bientĂŽt.
D'accord. Dites, Valérie ?
Vous avez dit ĂȘtre infirmiĂšre itinĂ©rante, pas vrai ?
Ca m'a fait réfléchir...
A quoi ?
A l'Alaska.
Vous allez m'écouter et y aller en vacances ?
Plus que ça.
Plus permanent.
- Vous allez y emménager ? - Oui !
C'est fou, non ?
Partir vivre en Alaska...
J'avais déjà songé à déménager.
Nouvelle vie, nouvel endroit. Pourquoi pas lĂ -bas ?
J'ai une grande nouvelle.
Je suis enceinte.
C'est merveilleux.
- Félicitations, Candace. - Merci.
Vous le vouliez depuis longtemps.
Que ressentez-vous, maintenant ?
Tellement de choses différentes !
J'ai d'abord été sous le choc et...
maintenant, je suis heureuse.
Dieu a enfin exaucé mes priÚres.
Comment Léo a-t-il réagi en l'apprenant ?
Je ne lui ai pas encore dit.
Pourquoi ?
Je n'ai pas trouvé le bon moment.
Il est Ă cran, derniĂšrement.
Distant.
Vous savez pourquoi ?
Il y a des choses, dans son passé, dont il refuse de parler.
De sa mĂšre, par exemple.
C'est dur, pour moi, ici.
Ma mÚre a disparu quand j'étais petit.
Oh...
Je suis désolée.
Disparu, c'est-Ă -dire ?
Il lui est arrivé quelque chose ?
Vous n'avez pas à répondre, ça ne me regarde pas.
C'est rien.
- Ca a dĂ» ĂȘtre affreux. - Ca m'a changĂ©.
J'ai cru que je m'en remettrais mais j'avais tort.
Je vous comprends.
Mon pĂšre est mort
quand j'étais à la fac.
Il m'a fallu des années
pour ne plus pleurer Ă chaque fois que je vois une photo de lui.
Vous avez pensé à vous faire aider ?
J'ai tout essayé.
Les groupes de paroles,
les médicaments, la méditation, tout...
Je suis désolé, d'habitude...
- Je ne m'épanche pas comme ça. - Ce n'est rien !
J'en ai besoin aussi, aprÚs une longue journée.
Mais moi, je le fais chez Marvin, le bar au coin de la rue.
On a tous besoin d'une échappatoire.
C'est pour ça que j'envisage de quitter Canaan.
C'est bien que votre famille vous soutienne.
Elle ne viendra pas avec moi.
Mon fils sera mieux avec sa mĂšre, en Arizona,
et ma femme...
Vous lui faites confiance ?
Oui.
Revenons en arriĂšre,
Ă la nuit de votre rencontre.
Vous m'avez dit :
"je lui ai fait confiance
"mĂȘme si je ne l'avais jamais vu de ma vie."
- Et donc ? - Eh bien...
Vous avez fait confiance Ă un parfait inconnu.
Je ne vous juge pas, je trouve ça trÚs beau.
Mais...
maintenant, vous le connaissez.
Vous le connaissez bien
et j'ai l'impression que vous...
lui faites moins confiance.
Je ne comprends pas pourquoi vous reparlez de cette nuit-lĂ .
- Ca n'a rien Ă voir avec sa mĂšre. - Peut-ĂȘtre.
Mais...
ce que j'essaie de vous dire, c'est que...
si vous lui faites confiance,
alors il faut accepter de ne pas avoir toutes les réponses.
Je ne peux pas rester toute la séance.
Je dois y aller.
Vous voulez prendre votre prochain rendez-vous ?
- Je vous appellerai. - Candace.
Vous avez deux choix.
Demandez-lui de vous parler au risque de l'éloigner
ou mettez tout ça de cÎté
jusqu'Ă ce qu'il soit prĂȘt.
Ca ne devrait plus tarder, je vais vous enlever votre perf.
Merci.
Pour tout.
J'aime avoir des patients sympas.
Et voilĂ ! Profitez de l'Alaska.
N'oubliez pas de prendre de la vitamine D
et une veste chaude.
C'est promis.
Vous avez bien dormi ?
Comme un bébé.
Merci.
Emilio était une sous-merde.
Il y a des gens, au poste,
que vous pourriez aller voir.
Comment ça, des gens que je pourrais aller voir ?
Un psychologue.
Un thérapeute, un psy !
Je sais ce qu'est un psychologue mais...
Je suis latino-américaine.
On va pas chez le psy.
Vous faites quoi, alors ?
- On boit. - Je vois ça.
On danse, on va Ă la messe...
C'était quand, la derniÚre fois ?
A PĂąques.
Il y a dix ans.
Beaucoup de policiers ont du mal, aprÚs avoir tué quelqu'un.
Peu importe ce qu'ils disent.
Et moi, je crois qu'on devrait me remercier.
On a rendu service Ă Tori.
Pensez Ă la soeur de Beth Stanley.
Elle n'a rien eu.
Pas de corps,
pas de deuil, rien !
Oui ?
Lieutenant Serrato !
J'ai appelé le lycée
et ils m'ont tout raconté.
C'est terrible !
- Des frelons ? - Oui, c'est...
C'est pas de chance.
- Eh bien... - Content de vous voir.
Qu'est-ce qui vous amĂšne ici ?
Vous avez appris pour l'assassin de Gretchen ?
Beau travail, lieutenant.
Gretchen peut reposer en paix, maintenant.
Ca vous ennuie si je me sers un verre d'eau ?
Non, allez-y.
J'ai beaucoup...
pensé à votre mÚre.
A l'enquĂȘte sur sa disparition.
J'aimerais vous poser quelques questions.
Bien sûr, allez-y.
J'hésite, Pax.
Si ce type était vraiment taré ?
Il l'est. C'est pour ça qu'on fait ça.
Ca lui apprendra.
C'est la quatre.
T'es prĂȘte ?
- Oui. - Super.
Vas-y.
Allez.
- T'es qui, toi ? - Je suis Madison, connard.
Dégage ou j'appelle les flics.
- Vas-y ! - Partons, Pax.
Non, je pars pas sans mon argent.
Quel argent ?
Il m'a promis 3 000 dollars pour un sac de luxe
en échange d'une pipe.
C'est quoi, ce truc ?
C'est pour une femme qui s'appelle Madison.
C'est une femme, maintenant ?
Tu veux quoi ?
Je veux que tu crĂšves.
Merde !
La vidéo sera diffusée en direct dans trois...
- Quoi ? Non ! - Deux... Un !
Pax, on s'en va.
Est-ce que votre pĂšre...
vous a dit que j'étais venu le voir au sujet
de votre mĂšre ?
Oui, il m'en a parlé
mais il a dĂ» oublier de vous dire une chose.
On vient de lui diagnostiquer un Alzheimer de stade quatre.
Je suis désolé, j'imagine que ce n'est pas facile.
Raison de plus
pour que je vous interroge aussi.
Ce qui m'intéresse,
c'est la derniĂšre fois que vous avez vu votre mĂšre.
- C'était à quelle période ? - En été.
Juillet...
je crois.
Elle est arrivée comme ça ?
Sans prévenir.
Votre pÚre était-il content de cette visite ?
Il n'était pas ravi.
Mais vous deviez ĂȘtre heureux.
Heureux de voir ma mĂšre ? Oui.
Je l'étais.
Qu'avez-vous fait ? Vous avez discuté ?
Vous ĂȘtes allĂ©s manger ?
Je ne me souviens pas,
pour ĂȘtre honnĂȘte.
Elle est restée longtemps ?
Non.
Est-ce qu'elle et votre pĂšre
se sont disputés ?
Vous avez rencontré mon pÚre, non ? Il se dispute avec tout le monde.
Mais ce jour-lĂ ?
Il m'a dit qu'elle était venue pour vous récupérer.
Pour me récupérer ?
Il m'a donné l'impression qu'elle voulait avoir votre garde.
J'aimerais savoir si cela aurait pu déclencher une dispute.
Je n'ai jamais entendu parler de ça.
Je vivais avec mon pĂšre.
Oui...
Votre mĂšre voulait peut-ĂȘtre que cela change.
Monsieur Doyle ?
- Vous ĂȘtes prĂȘt Ă ĂȘtre libĂ©rĂ© ? - Oui.
Je suis désolé,
ma femme est garée en double file.
Ce n'est rien. Si vous...
pensez Ă quoi que ce soit,
appelez-moi.
- D'accord. - Merci.
Vous avez une mine affreuse.
Remettez-vous vite, les lutteurs ont besoin de vous.
Merci.
- C'est bon ? - Oui, sortez-moi de lĂ .
Bon sang, Léo, il y a le feu ou quoi ?
T'as une sale tĂȘte.
- Ta femme m'a dit... - Je suis pas lĂ pour discuter.
Je veux des réponses
au sujet de maman.
Tu m'as jamais dit pourquoi elle était venue.
Recommence pas avec ça.
Passe Ă autre chose.
- A autre chose ? - Accepte-le !
- Elle t'a abandonnĂ©. - ArrĂȘte de mentir.
Elle m'a pas abandonné.
Elle est revenue...
et pas seulement par politesse.
Elle est venue me chercher.
Tu l'as dit au flic.
Tu le lui as dit.
Elle me voulait.
C'est pour ça que tu as fait ce que tu as fait.
Et qu'est-ce que j'ai fait ?
Tu l'as jetée au sol
et tu l'as étranglée.
Tu l'as étranglée et tu l'as tuée
alors qu'elle se défendait.
Et quand...
tu as quitté la piÚce,
j'ai essayé de la sauver
mais c'était trop tard.
Tu as pris ton scalpel...
J'ai gardé ton secret toutes ces années...
J'ai fait ça pour toi.
Non, tu as fait ça parce qu'elle t'avait défié.
Tu as fait ça parce qu'elle ne t'aimait pas.
C'était notre secret mais on ne l'a pas partagé.
Tu m'as laissé le porter seul.
As-tu conscience de la vie pitoyable que tu aurais menée ?
Elle t'aurait trimballé dans tout l'état,
comme un sans domicile fixe.
Un homme ferait n'importe quoi pour protéger son enfant.
Tu es pĂšre, tu devrais le savoir.
Si seulement elle n'était pas revenue,
elle serait toujours en vie, quelque part sur la route,
Ă vivoter mais non, il a fallu
qu'elle revienne te chercher.
Toi, son gentil petit garçon !
Tu sais comment moi, je vois les choses ?
C'est toi qui l'as tuée.
Je me suis arrangée avec les deux écoles.
Tout est prĂȘt.
Jake semble prendre les choses mieux que nous tous.
Enfin... si je savais comment toi, tu prends les choses.
Ton repas est dans le four, je vais prendre une douche.
J'ai besoin de ton avis.
Ton avis professionnel.
Waller a...
suspendu l'enquĂȘte sur le tueur de la riviĂšre
et mĂȘme si elle continuait,
elle m'a interdit d'y prendre part.
- Mike... - Je la crois, cette fois.
J'ai reçu ça.
On te l'a envoyé ici ?
Non, au bureau.
- Tu es sûr que ça vient de lui ? - Oui, j'en suis sûr.
Mais j'ignore ce qu'il essaie de me dire.
Il n'est clairement pas mort.
Peut-ĂȘtre...
Quoi ?
Peut-ĂȘtre...
qu'il ne veut plus tuer,
que cette part de lui est morte
et qu'il veut
que tu arrĂȘtes
d'enquĂȘter sur lui.
Que tu le laisses tranquille.
Il gĂšlera en enfer avant que je laisse tomber.
On t'a retiré l'affaire.
Oublie Waller, je ne vais pas relĂącher la pression maintenant.
Il s'est réveillé.
Mais imagine que tu le fasses...
Jamais. C'est un tueur en série, il a ça dans le sang.
Il ne s'arrĂȘtera jamais et moi non plus.
MĂȘme si cela signifie le pousser Ă tuer Ă nouveau ?
Ce mot est un avertissement.
Attends...
Tu sous-entends que...
je veux qu'il tue Ă nouveau ?
Bon sang, Paige...
Je vais courir.
- Salut. - Salut.
Est-ce que tu as croisé
mon mari, lĂ , dehors ?
Je suis juste allé au bout de la rue
alors malheureusement, non.
- Assieds-toi. - D'accord.
Merci.
Tout va bien ?
Non.
Je peux faire quelque chose ?
- Je suis désolée. - C'est pas grave.
Réveillez-vous !
Respirez !
Réveillez-vous !
Ouvrez les yeux...
Ouvrez les yeux !
VoilĂ !
Tout va bien.
Tout va bien !
Ca va aller.
Vous ĂȘtes vivante.
Tout va bien.
Ca va aller.
Ca va aller...
Valérie ?
Léo !
Tout va bien ?
J'en sais rien...
Il y a des gens...
des professionnels, Ă l'hĂŽpital,
qui pourraient vous aider.
Je pourrai pas parler Ă quelqu'un d'autre...
de ma mĂšre.
Et...
je viens de découvrir
la vérité.
Elle est morte.
Je suis désolée, Léo.
C'est normal que vous soyez bouleversé.
Ecoutez...
Retournons à l'intérieur, j'ai un peu de temps.
D'accord, Léo ?
On va avoir un bébé.
Adaptation Coline Magaud
Sous-titrage Cinephase
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