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Tu veux créer des liens avec moi.
C'est pas ce qu'on veut ?
On se connaît pas vraiment.
Et peut-être que c'est bien comme ça.
Je ne suis pas d'accord.
Une jeune femme. Etranglée. Son tatouage découpé.
La signature du tueur de la rivière.
C'était un nom de code.
Un chaman. Un "guérisseur"...
Un dealer.
Je ne sais pas à quel jeu tu joues.
Mais quel qu'il soit,
fais attention, parce que j'aurai le dessus.
C'est comme si tu avais un monstre à l'intérieur...
Quand tu te fâches, tu le laisses sortir.
Il faut que tu lui parles.
Ne t'avise pas
de remettre les pieds chez moi.
- C'est compris ? - Oui.
Si le tueur de la rivière a écrit ça,
c'est peut-être qu'il n'a pas tué Gretchen.
Ou il l'a tuée
et il veut nous induire en erreur.
Comment tu te sens, Léo ?
Bien ?
Oui...
C'est vraiment un super modèle.
Canon pliant
à système d'action Mauser reconditionné.
Détente à bossette totalement intégrée.
Sans oublier les montures détachables de qualité allemande.
Très bon choix, là aussi.
D'ailleurs, je crois que c'est celle que je préfère.
Merci, John.
Je suis content de pouvoir aider un ami.
Ecoute,
je pourrais vous y conduire.
Je pourrais y aller les yeux fermés.
Je connais la route.
Je pourrais vous déposer, rester chez ma cousine
et revenir vous chercher dimanche soir.
On rentrerait ensemble.
C'est gentil mais rappelle-toi ce que j'ai dit.
Pax et moi avons besoin de temps entre père et fils.
C'est vrai, tu me l'as dit.
Oui.
J'espère que tu tueras quelque chose,
Léo.
Leur nombre n'arrête pas d'augmenter.
Il y a trop de cerfs.
Demande à ma cousine, ils mangent ses pétunias.
- Merci, John, à plus tard. - Oui.
A plus tard, Léo.
J'aimerais pouvoir l'expliquer.
Si vous ignorez comment votre carte a atterri dans ma main
après qu'on a voulu m'étrangler,
comment voulez-vous que moi, je le sache ?
Nous cherchons une explication, croyez-moi.
C'est peut-être un client ?
Un homme déçu ou énervé après un strip-tease ?
Y a-t-il des gens louches, au club ?
C'est le propre de la clientèle.
Mais c'est drôle, j'ai l'impression de vous connaître.
Je suis passé à la télé.
Vous dites ne pas avoir vu votre agresseur mais...
concentrez-vous.
C'est important.
Reconnaissez-vous un de ces hommes ?
Non.
L'un d'entre eux est-il venu au club ?
Non.
Non.
Et lui ?
Non.
Vous souvenez-vous
de quoi que ce soit ?
N'importe quoi.
La sensation de sa peau, une odeur...
- De l'alcool. - Dans son haleine ?
Non, pas ce genre-là. Plutôt du désinfectant...
- Mais moins fort. - Du chloroforme.
Comment je connaîtrais l'odeur du chloroforme ?
Vous venez de la décrire.
Bon à savoir.
Vous avez vérifié ses antécédents ?
Il a un alibi.
Si vous...
vous souvenez d'un visage, d'un nom, de n'importe quoi,
même si c'est infime, appelez-moi.
Voici ma...
Ma carte.
Nous vous recontacterons.
Merci.
Je vous ai vu, Mike.
Insister sur Arlen Doyle ? Sérieusement ?
Le chloroforme, les tatouages, le mode de vie...
Il ne s'arrêtera pas à Gretchen.
C'est tout ou rien avec cette pourriture.
C'est comme s'il n'avait jamais fait le mort.
Mais il ne l'a pas tuée. Il n'a pas pris son tatouage
et il a mis votre carte dans sa main.
- Où voulez-vous en venir ? - Il vous envoie un message.
"Laissez tomber" ou un truc du genre.
Sans déconner !
Et je suis censé obéir ?
J'ai pas dit ça !
Parlez-en à Sosa et informez Waller.
Pour qu'elle coupe ce qu'il reste de mes couilles ?
D'accord...
A qui avez-vous donné votre carte ?
Vous êtes en forme, aujourd'hui.
Je la donne à tout le monde.
J'en ai vidé au moins six boîtes, cette année.
Réfléchissez.
Il a mis ma carte dans la main...
Ca, on le sait.
Pourquoi ne l'a-t-il pas tuée ?
On l'a interrompu ?
A-t-il su faire preuve d'un moment de self-control ?
Ou est-ce plus sordide que ça ?
Est-ce un message ?
Envoyons la carte au labo, passons au club
et pour finir, on ira voir Waller et Sosa.
Pour finir.
Où t'as appris à faire ça ?
Je croyais que ton beau-père refusait que tu utilises ses armes.
C'est vrai.
Mais je savais où était la clé.
Je tirais dans le désert quand il était pas là.
Puis il m'a chopé.
Et qu'est-ce qu'il a fait ?
Il m'a dit de pas recommencer.
Jerry a pas l'air si méchant que ça.
Jerry est un connard.
Merde !
C'est gênant. T'aurais un conseil ?
Oui.
Essaie de mieux viser.
Tu te la pètes.
Que dirais-tu de monter le camp
avant la nuit ?
On pourrait lancer un feu.
- Tu sais faire ça ? - Non.
Mais on y arrivera.
On en a déjà parlé, Diane.
Votre mère...
Elle ne respecte pas votre vie privée
car elle ne comprend pas que vous en avez une.
Ce week-end représente l'opportunité idéale
pour en parler avec elle.
Papa rentre bientôt ?
- Quand est-ce qu'il arrive ? - Bientôt.
Je te crois pas.
Diane, écoutez...
- Je peux l'appeler ? - Parlons-en la prochaine fois.
C'est...
Bordel !
Merde.
- Je peux appeler papa ? - Quoi ?
- Il est en route. - Comment tu le sais ?
Je le sais. Sam, viens m'aider !
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Montre-moi.
Jake, montre-moi !
Votre carte dans la main d'une victime ? C'est pas bon.
Vous croyez que ça me fait plaisir ?
Mais comme Ramos l'a dit,
on n'est pas sûrs que c'est lui.
Qu'y a-t-il de pire ?
Que ce soit lui ou qu'il y ait une autre explication ?
On voulait vous tenir au courant.
Maintenant, on aimerait se remettre au travail.
Et Arlen Doyle ?
Honnêtement, je me sens muselé.
Pardon.
On suit tes conseils, Randy, et on avance prudemment.
Nous faisons quelques vérifications avant de l'interroger.
On a demandé son planning à l'hôpital
au moment des meurtres précédents.
J'ai aussi parlé à ses anciens collègues et subordonnés.
Soyons honnêtes.
Il n'était pas très apprécié.
Mais un homme l'apprécie.
Le maire. Ils font du golf ensemble.
Randy a raison.
Avancez prudemment, Mike.
Toujours.
Salut !
Je me suis brûlé le doigt.
C'est con.
- Comment t'as fait ? - Le portable de maman était chaud.
Et qu'est-ce que tu attends de moi ?
Un bisou magique ?
- Non. - Tant mieux.
Parce que je t'en ferai pas.
Qui sait où tes doigts ont traîné.
Je suis désolé pour ton doigt.
- De l'avoir cassé. - Mec...
c'était il y a au moins deux semaines.
On joue à la console ? Je prends les Raiders.
Toi, tu vas chercher les chips.
Je suis contente que tu sois là.
- Merci. - Je te l'avais promis.
Les écrans !
Amanda, éteins ça.
Où en sont tes dossiers pour la fac ?
- J'en ai marre. - Pourquoi ?
Je pense à prendre une année de césure.
- Comment ? - Attends...
- Vous en avez parlé ? - Non.
C'est une première.
Une des filles Obama a fait ça.
Une des filles Obama ?
Oui, mais elle avait d'abord été acceptée à Harvard.
Je serai jamais prise à Harvard.
- Tu as quoi, un B de moyenne ? - B plus.
Tu ne prendras pas une année de césure, point final.
Papa ?
- Oui, fiston ? - Pourquoi t'es jamais là ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
Je suis là, non ?
- Papa ? - Oui, Jake ?
Tu rentrerais si j'appelais les secours ?
Tu ne dois les appeler qu'en cas d'urgence, tu le sais.
Papa ?
Oui, Jake ? Ce sera la dernière question, d'accord ?
Il se passe quoi, à la rivière ?
- De quoi parles-tu ? - C'est toi qui en parles.
Il se passe quoi, alors ?
Tu es trop jeune.
- Réponds ! - Arrête.
En fait, il y a...
un parasite dans la rivière Russe.
Il tue les poissons.
Ca a l'air chiant.
Ca l'est.
J'y vais.
Non, reste ici.
On attend quelqu'un ?
Non.
Mangez.
- Bonsoir. - Qu'est-ce que vous faites là ?
Moi, c'est Paige. Vous devez être Ramos.
- Appelez-moi Cyd. - Cyd. Entrez !
- Ravie de vous rencontrer enfin. - Moi aussi.
Est-ce que je vous sers une assiette ?
Ce sont des pâtes à la sauce piquante.
J'adore les pâtes à la sauce piquante.
Elle ne reste pas.
- Vous auriez dû m'appeler. - J'ai essayé.
Votre téléphone est éteint.
Pardon.
On revient dans une seconde.
D'accord.
- Vous voulez du vin ? - Avec plaisir.
Alors ?
Vous vous souvenez du dealer ?
Celui que les chiens ont dévoré ?
On a l'autopsie.
Cabrera a laissé un message.
Le type serait mort en même temps que Gretchen.
Et donc ?
Il y avait de la drogue dans son organisme.
Héroïne et marijuana, rien de surprenant,
mais pas suffisamment pour le tuer.
D'accord, et qu'en pensez-vous ?
Je crois...
qu'on doit aller voir Cabrera à la première heure.
Vous allez où ?
J'ai faim.
Tu as vu ce feu ?
Pas mal, non ?
Super.
Je suis content qu'on fasse ça.
Merci de l'avoir suggéré.
Je l'ai pas suggéré.
Mais tu en avais envie.
De chasser des cerfs ?
- J'ai jamais dit ça. - J'ai cru.
J'ai dit que Jerry m'y avait jamais emmené.
Il y allait tout le temps mais c'était...
son truc.
Je vois.
J'avais cru que...
C'est pas grave.
Je suis allé chasser une fois,
il y a quelques années,
avec le type qui vit en face.
On est sur son terrain, ici, il est à sa famille.
- Le tordu d'en face ? - C'est pas un tordu.
Il est juste un peu...
Un peu différent mais...
Je ne veux pas...
C'est lui qui t'a prêté les armes ?
Ne parlons pas du voisin tordu.
Tu le trouves tordu aussi, alors.
Vous avez tué un truc ?
Non.
On n'a pas vu un cerf du week-end.
Génial.
Deux jours dans les bois, à chier dans un trou,
pour chercher un truc qu'on trouvera jamais.
C'est une connerie, ce week-end.
Je vais te dire un truc, Pax...
On rentre si tu me dis la vérité.
A propos de quoi ?
- Peu importe. - Va chier !
Ca fait longtemps que tu voulais me dire ça, pas vrai ?
Demain,
on chassera le cerf
à la première heure.
On devrait pas se cacher dans une...
planque ?
Se cacher ?
C'est pas marrant.
Se cacher...
c'est une abomination du monde moderne
popularisée par les réserves de chasse
où tu pêches dans un vivier.
C'est de l'entraînement, pas de la chasse.
C'est Internet qui le dit.
Attends, attends...
Tu as vu ?
Par là.
Des entailles.
Là, sur ses côtes.
- Ce type a été assassiné. - Oui.
Poignardé, il a saigné à mort.
N'en tirez pas de conclusions.
C'est mon boulot.
Les blessures au couteau ont été détruites par les chiens.
Il a été assassiné en même temps que Gretchen.
Ca et les autres incohérences...
La lame, l'incision, le fait qu'elle était lycéenne...
La même lame a-t-elle pu servir à retirer le tatouage de Gretchen ?
Difficile à dire.
Les contours sont en cours d'analyse.
Le tueur n'a jamais poignardé.
- C'est pas son genre. - Je le sais.
Peut-être que Zellman a été témoin du meurtre de Gretchen
et il fallait le faire taire.
Pensez-y. Le tueur de la rivière est plus âgé.
Peut-être 70 ans, comme Arlen Doyle.
La strangulation est plus difficile.
Oui, alors gardons l'esprit ouvert.
J'en sais rien, Mike...
Personne ne peut rien affirmer.
Honnêtement, on dirait plus un deal qui a mal tourné
que le tueur de la rivière.
Je suis désolée.
Qu'en pensez-vous, Cabrera ?
La même chose que vous.
Bonne réponse.
Le truc que tu as entendu est déjà loin.
- On fait une pause ? - D'accord.
Merde, on était vraiment tout près.
- Pax... - Pardon pour hier soir.
Pour t'avoir dit...
ce que je t'ai dit.
T'en fais pas.
C'est pas grave.
Pax ?
Je sais qu'on en a déjà parlé
mais je ne comprends toujours pas...
Pourquoi aller à l'école armé ?
C'est pour ça que tu m'as emmené ici.
Non.
Tu voulais pas chasser, tout ce que tu voulais,
c'est m'interroger.
Je te pose simplement une question.
Ce serait plus facile pour moi si je m'en foutais.
Pax, parle-moi.
Je te jugerai pas.
Alors fouille pas dans mon ordi.
- Ecoute, je... - Tu comprends rien !
Pourquoi tu utilises des photos d'adolescentes
pour parler à des adultes sur Internet ?
Ce gars pourrait être un détraqué !
Il a peut-être l'air sympa, comme ça,
mais le monde est plein de gens tarés et dangereux
qui se font passer pour des personnes décentes.
Je m'inquiète pour toi.
Ecoute.
Tu es mon fils.
- Je t'aime. - Depuis quand ?
Depuis deux mois que je vis chez toi ?
Eh bien, devine quoi ? C'est trop tard.
C'est impossible !
Comment je peux savoir quelle fac sera la bonne pour moi ?
C'est comme choisir un mec pour quatre ans
sans savoir s'il embrasse bien.
Tu t'en sortiras.
Je veux pas prendre une mauvaise décision.
Ca représente beaucoup d'argent, ça me stresse
et c'est pour ça
que je pense à une année de césure.
Imaginons qu'on te laisse faire...
Tu ferais quoi ?
Je trouverais bien.
- Quand j'étais en première année... - A Princeton.
Tout le monde sait que tu y es allée.
Non, je me rappelle simplement...
qu'il y avait environ 5 000 étudiants
et que j'aimais cet anonymat.
Je pouvais être...
différentes personnes en fonction des situations.
Comme par exemple...
avec une photo anonyme
qui serait échangée en ligne...
De quoi tu parles ?
Une photo provocante...
de toi.
Où t'as eu ça ?
- Là n'est pas la question. - Tu pourrais...
l'effacer ?
Pourquoi es-tu gênée ?
Il fallait y penser avant de laisser quelqu'un
te photographier.
En parlant de ça,
qui a pris cette photo, un garçon ?
Tu as un copain dont on ne saurait rien ?
- Tu me fais pas confiance ? - Si, mais...
C'est soit oui, soit non.
- Tu as 17 ans. - Bientôt 18.
Tu as 17 ans aujourd'hui
et tu avais 17 ans quand cette photo a été prise.
Tu pensais peut-être seulement t'amuser
mais que ce genre de photos circule sur Internet,
c'est dangereux.
T'en fais pas un peu trop ? C'est juste une photo.
Arrête !
- Il n'y en a qu'une ? - Ecoute.
C'était mon idée, d'accord ?
Il s'appelle Reuben
et c'est pas sérieux.
- C'est lui qui t'a photographiée ? - A ma demande !
Si ton père l'apprend...
Il saura rien, sauf si tu lui dis.
La confiance va dans les deux sens.
D'accord.
Ca restera entre toi et moi.
Pax !
Arrête-toi, s'il te plaît !
Allez...
Tu as raison.
Je t'ai pas assez appelé, je t'ai pas assez vu,
j'étais pas là pour toi.
- C'est clair. - J'avais mes raisons.
Lesquelles ?
Depuis quand tu veux que je sois ton fils ?
Je l'ai toujours voulu.
Mais je...
Je ne méritais pas...
Tu dois me croire.
Tu as parfaitement le droit
d'être en colère,
d'avoir des pensées noires... Je le conçois.
J'en ai aussi, parfois.
C'est peut-être pour ça...
Quoi donc ?
Que tu dragues des hommes sur Internet.
C'est mes affaires.
Mon ordinateur, c'est ma vie privée,
et la cabane de jardin, c'est la tienne.
- La cabane ? - Et je le drague pas, je l'entube.
- Pourquoi ? - Pour le punir.
- Pourquoi ? - Parce que c'est un pédophile.
Parce que ces mecs doivent payer.
Pax...
Est-ce que quelqu'un au lycée... Un prof...
- Est-ce qu'on t'a forcé à... - Non.
- Tu es sûr ? - Non, c'est pas ça !
On était amis
puis il m'a plus parlé sans aucune raison.
- Vous êtes tous pareils. - Pax, je t'en prie.
- Attends, reviens. - Me touche pas !
Paxton !
J'ai pas peur du noir...
J'ai pas peur du noir.
Qu'est-ce que tu fous ?
Comment ça ?
Faut serrer pour que ce soit excitant.
Je dois y aller.
Je suis en retard pour dîner.
J'ai juste... peur de te faire mal.
Et de l'inverse ?
Non.
- Tu sais que tu me rends fou ? - Oui.
Je le sais.
Mais je t'interdis...
De tomber amoureux ?
T'inquiète pas.
- Papa rentre quand ? - On le retrouve au restaurant.
Je veux pas y aller. Je veux que papa soit là.
Pardon, mais ce sont les plans de ce soir.
On a réservé alors va te préparer.
On va bien s'amuser.
Jake...
S'il te plaît.
Ne joue pas avec ça.
D'accord...
S'il te plaît ?
Jake !
C'est pas vrai !
J'en ai assez de toi !
Jake !
Jake, ça va ?
Il s'en remettra, laisse-le se calmer.
On part dans un quart d'heure.
Jake, où es-tu ?
Jake ?
Jake !
C'est pas...
Appelle les secours !
Au secours, Jake !
Maman !
Maman, il va bien !
Tout va bien...
Tiens, il fait froid.
Paige !
C'est pas vrai...
Ca va ? Tout le monde va bien ?
Tout le monde va bien.
Que s'est-il passé ?
C'était un accident.
Je crois...
Ca va, ma puce ?
- Salut, papa. - Salut, fiston.
Tu m'expliques ce qui s'est passé ?
Il...
Il y a eu une urgence
et...
on a appelé les secours.
Et tu es rentré à la maison.
Cette nuit, tu vas rêver...
d'ailes.
- D'ailes ? - Tu pourras voler où tu voudras.
Ca te convient ?
Ca me convient.
Bonne nuit, Jake.
Je suis désolée de t'avoir crié dessus.
Je me suis énervée
et tu t'es énervé aussi.
Tu te souviens de l'école spéciale à Mondecino
que je t'ai montrée la semaine dernière ?
Oui ?
Tu en dirais quoi ?
- Peut-être. - Peut-être...
D'accord.
C'est bien, "peut-être".
Et peut-être...
qu'on pourrait y aller le week-end prochain ?
Oui...
Je t'aime.
Bonne nuit.
Bonne nuit, fiston.
C'était quoi, ça ? Une école spéciale ?
On en a déjà parlé mais tu refuses de m'écouter.
Tu lui as montré une vidéo de sa nouvelle maison.
Franchement, Paige...
Mike,
quel est le problème de Jake ?
Pourquoi ne peux-tu pas répondre ?
- Pourquoi refuses-tu... - Il va très bien.
Il est simplement différent.
Il est autiste, Mike.
Il a été diagnostiqué
par un des meilleurs médecins de San Francisco.
Il souffre aussi d'un trouble explosif intermittent.
Je n'ai pas été surprise.
Mais toi, tu persistes à croire qu'il est simplement...
différent.
Mon amour...
ça ne veut pas dire
qu'on ne peut pas l'aider
ou qu'il ne pourra pas aller mieux.
Mais on doit faire ce qu'il faut.
On le fait déjà.
Réveille-toi, Mike.
On est dans la vraie vie.
Et notre famille
ne peut pas continuer comme ça.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Définissez le mot "preuve".
Comment ?
Donnez-moi la définition du mot.
Un ensemble de faits à notre disposition
qui prouve la véracité ou la validité de quelque chose.
Qu'y a-t-il ?
Ce n'est pas lui.
Le tueur de la rivière...
n'a pas tué Gretchen.
Je le voulais.
Je le veux toujours mais...
inutile de vous convaincre que les preuves
indiquent un autre coupable.
Gretchen et Phillip Zellman.
Ils étaient intimement liés
et ont été assassinés en même temps.
Le tatouage de Gretchen a été retiré et...
toutes les autres similitudes étaient là.
Mais on voulait sûrement...
distraire notre attention.
Un deal qui aurait mal tourné...
S'il y a bien une chose que j'ai apprise, dans ce métier,
c'est que tout le monde ment.
Un mari ment à sa femme, la femme ment à leurs enfants
et ces enfants mentent à leurs amis.
Et tout le monde ment à la police.
Mais quand on se ment à soi-même,
la vérité peut-être insaisissable.
Elle pourrait être devant nous, claire comme de l'eau de roche.
Tout va bien, chez vous ?
Oui, tout va bien.
On doit réfléchir à autre chose.
Tant que Sosa crois...
Attendez. Vous suggérez qu'on n'en parle pas à Sosa ?
Réfléchissez.
Vous me demandez de mentir, maintenant ?
C'est peut-être notre dernière chance
de coincer le tueur.
Quand les grands chefs apprendront
qu'il ne fait plus partie des suspects...
On aura les affaires internes sur le dos.
Je suis désolé,
je croyais que vous aimiez enfreindre quelques règles
tant qu'on se faisait confiance.
C'est gagnant-gagnant.
Utilisons l'affaire Gretchen comme cheval de Troie
pour chercher le tueur de la rivière.
On résout ce meurtre
et si on a de la chance,
on trouvera enfin ce salopard.
Mais on n'y arrivera pas si la vérité se sait, c'est certain.
Ca doit rester entre nous.
D'accord.
- D'accord ? - D'accord.
Alors au travail.
Paxton !
Papa, je m'en occupe.
Paxton !
Ca va aller, mon grand.
Ca va aller.
- Salut. - Salut.
Merci pour la couverture.
Avec plaisir.
Comment te sens-tu ?
Tu as du temps devant toi ?
Tu veux un café ?
Je peux pas.
J'ai du travail.
Si tu veux partager une cigarette, plus tard.
Ou un paquet entier ?
Merci.
- Je dois... - D'accord.
C'est fou, cette histoire que j'ai vue sur Internet.
- Laquelle ? - La femme qui a été agressée.
Elle avait la carte de Mike.
Paige ! Tout va bien ?
Où est-il ?
- Quand comptais-tu me le dire ? - Les enfants vont bien ?
Quand, Michael ?
- De quoi tu parles ? - De ta carte.
Dans la main d'une femme
qu'on a étranglée et laissée au bord de la rivière.
Lâche-moi !
Celui qui attaque ces femmes
sait qui tu es.
Il sait donc qui on est aussi.
Il sait qui je suis depuis le début.
Mais il ne t'envoyait pas de messages, au début,
et on n'avait pas de filles proches de l'âge des victimes.
Tu t'entends, Mike ?
Qu'arrivera-t-il
quand il apprendra leurs noms
et celui de leur lycée, si ce n'est pas déjà le cas ?
Pourquoi tu m'as caché une chose pareille ?
C'est important... C'est pas facile.
Je suis désolé
d'avoir été dépassé...
Tu n'es pas désolé.
Tu referais tout à l'identique.
Ca fait partie du boulot.
Je n'ai pas dit ça.
On en a parlé, tu te souviens ?
- Oui. - Tu m'as donné ton accord.
Tu m'as dit d'attraper ce salopard
et c'est exactement ce que j'essaie de faire.
Essaie plus fort.
Je veux une patrouille
dans la rue, 24 heures sur 24.
C'est déjà en place.
- Je m'en suis occupé. - Bien.
Tu le coinceras, papa.
J'en suis sûre.
Oui, je le coincerai.
Arlen Doyle ?
Adaptation Coline Magaud
Sous-titrage Cinephase
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