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Les petites divergences sont délibérées.
C'est sa signature. Mais il veut qu'on soit sur nos gardes.
Il est revenu dans la partie, mais veut la pimenter.
Je suis aussi frustré que vous de ne pas l'avoir appréhendé,
et qu'il ait pris une autre vie pour assouvir ses pulsions sadiques.
Il se fait tatouer les tatouages que le tueur a pris.
Ils sont à lui, maintenant.
Tu as vérifié l'eau ? Trop chaud, je n'aime pas.
Ta mère met de l'eau trop chaude.
- Elle est partie depuis 30 ans. - Qui ça ?
Elle est si élégante ! Elle doit être médecin ou avocate.
Quelque chose de bien.
Elle est thérapeute !
Vous savez quelque chose sur le tueur.
Je suis l'enquête. Il me fascine.
- Tu fais quoi ? - Ferme les yeux.
Serrato, il t'a donné sa carte ?
Je te préviens, ça va saigner un peu plus que d'habitude.
L'aiguille sur l'os, ça fait mal. On y arrive, là.
On fait une pause ou je continue ?
Ca va, Kitty.
Continue.
Comme vous le savez, Gretchen McGrath
avait disparu pendant 7 jours,
puis réapparu quelques jours avant sa mort.
Serrato et Ramos ont découvert où elle était. Avec un dealeur.
Phillip Zellman.
Il a été retrouvé mort également. Par overdose.
Aucun signe d'homicide, la police de Canaan s'en occupe.
Mais il faudra jeter un oeil aux résultats de l'autopsie.
Bien sûr.
Replongez-vous dans l'affaire du tueur de la rivière,
que vous ayez travaillé dessus depuis le début,
ou que vous soyez novice.
Le lieutenant Serrato a passé énormément de temps
à récolter et afficher toutes ces données. Utilisez-les.
Mike.
Gretchen McGrath.
Une jeune femme. Etranglée.
Son tatouage découpé.
La signature du tueur de la rivière.
Candace !
Tu as vu mon badge ?
Je croyais l'avoir laissé là.
Allez !
Candace !
Papa, on va être en retard.
T'inquiète, ils te laisseront entrer.
Tu as raison.
Désolé.
Je le retrouverai.
Ca va pas bien, moi.
Tout le monde te connaît.
Oui.
Ca paraît trivial,
mais les poissons exotiques
sont devenus ma passion.
Ainsi que les photos originales d'Irving Klaw.
Vous connaissez son travail ?
Bonjour, Léo. Bien dormi ?
John !
Ta femme et moi parlions de nos passions secrètes.
Dis donc ! Mon Dieu,
tu t'es drôlement étoffé.
Merci.
Tu es matinal, John.
Qu'est-ce qui t'amène, si tôt ?
Je suis un lève-tôt.
Et un couche-tard. Je dors peu.
L'avantage, c'est que j'ai toujours un oeil sur le quartier.
A toute heure de la nuit. Je te l'avais dit.
Qu'est-ce que tu voulais ?
Comme je l'ai dit à ta femme, le facteur s'est trompé de boîte.
- Une fois de plus ? - Oui, je sais.
Et Candace a voulu que je prenne le café.
Vous m'avez dit ne plus en avoir.
C'est vrai, oui. Ensuite, vous me l'avez proposé.
- Oui. - Très gentil de votre part.
On boit une bière ensemble, ce soir ?
J'aimerais bien, John.
Je t'invite.
Une autre fois...
Ca fait une éternité qu'on ne s'est pas parlé.
C'est faux. Ca fait quelques semaines.
Tant de choses se sont passées depuis.
Quoi, par exemple ?
Plein de choses.
- Une bière ne te fera pas de mal. - C'est vrai.
D'accord. On peut boire une bière et se parler.
Je vais te raccompagner, John.
Merci beaucoup.
- Passez une belle journée. - Vous aussi.
Dieu vous bénisse.
Pourquoi il leur enlève leur tatouage ? En souvenir ?
C'est pas son genre.
Pourquoi ? Tous ces tordus adorent les reliques.
C'est si prévisible ! Ca leur rappelle leur oeuvre.
Il est différent. Il ne correspond à aucun profil standard.
Et la cinquième victime,
Rosie Flores,
on a retrouvé son fragment de peau pas très loin du corps.
Un poisson l'avait mâchouillée, mais c'était bien sa peau. Donc,
notre gars jette le tatouage.
Il veut débarrasser les femmes de quelque chose.
De quelque chose qu'il a en horreur.
Il veut les purifier.
Dites à votre dernière conquête que vous avez plus important à faire
que d'échanger des émojis.
L'appel à témoins.
88 appels depuis 5 h ce matin.
Une récompense de 50 000 dollars
va faire sortir du bois beaucoup de ragots.
Vous voulez rire, Ramos ?
Une femme désigne son voisin comme le tueur
parce qu'ils ont baisé et qu'il l'a pas rappelée ?
Il a dit qu'il épouserait jamais une femme tatouée.
Elle s'est fait jeter. Il a tiré son coup.
Il l'épousera pas, tatouée ou pas.
Vous avez passé le concours de lieutenant ?
Très drôle. Mon téléphone.
- Attendez. - Quoi ?
Une femme dit que sa soeur a disparu il y a 26 ans.
Et ?
Elle la croit victime du tueur de la rivière.
Je répète. Et ? Une personne disparue il y a 26 ans.
Soit 5 ans avant la mort de Stacey Reid, la première victime.
Et c'est moi qui ai pas passé le concours !
Sauf si Stacey Reid n'était pas la première.
Bonjour.
La lumière ne s'est pas allumée.
Quelle lumière ?
Il faut appuyer sur un bouton en arrivant.
J'aurais dû vous le dire au téléphone.
Entrez.
Asseyez-vous.
J'ai hésité à venir.
Je suis contente que vous l'ayez fait.
Je me suis dit que j'étais tellement stressée
que parler me ferait du bien.
D'où mon appel initial, d'ailleurs.
Qu'est-ce qui vous stresse comme ça ?
Différentes choses.
Comme...
Le fils de Léo a emménagé chez nous il y a quelques mois,
j'ai fait une fausse couche récemment.
Le père de Léo, qui peut être difficile,
commence à perdre la mémoire, et ça empire.
Et Dotty, la petite amie d'Arlen, que j'apprécie,
énerve profondément mon mari.
Je suis désolée, je suis nerveuse.
Ca fait beaucoup, Candace.
J'imagine.
Vous avez fait une fausse couche il y a peu ?
On n'est pas obligées d'en parler si vous n'y tenez pas.
Non, je...
C'est pas un souci.
C'est positif.
Quoi ?
Je peux tomber enceinte.
J'ignorais si j'étais fertile. Donc, tomber enceinte
était un signe de Dieu.
Et je retomberai enceinte. Le médecin l'a dit. C'est possible.
Voir les choses positivement, c'est important.
Je ne sais pourquoi je suis là. Après notre rencontre, à l'église,
j'ai su que vous étiez thérapeute et j'ai pensé...
- Pourquoi pensez-vous être là ? - Je ne sais pas.
J'étais curieuse de savoir comment ça se passait
mais ça m'a toujours paru prétentieux.
Oui, je comprends.
Mais vous avez l'air bien.
Je ne sais pas quoi dire d'autre.
Ne vous en faites pas.
Depuis quand êtes-vous mariée ?
On a fêté nos 5 ans, le mois dernier.
- Félicitations ! - Merci.
Il m'a sauvée.
L'amour est capable de cela.
J'étais quelqu'un d'autre et il m'a sauvée.
Parlez-moi de la personne que vous étiez.
N'ayez pas peur.
Vous pouvez être en totale confiance.
Mais ça prend du temps.
Et ce n'est que votre première séance.
Je dansais.
J'étais stripteaseuse.
On ne s'est pas parlé depuis si longtemps,
je me suis dit que tu aurais besoin de quelqu'un à qui parler.
Pourquoi tu t'es dit ça, John ?
Je ne sais pas, on est de vieux amis.
On devine ce que l'autre pense. Et ça faisait tellement longtemps...
Je suis occupé, je te l'ai déjà expliqué.
- Je sais. - Une bière de temps en temps, OK.
De temps en temps ressemble plutôt à absolument jamais
de mon point de vue.
J'en suis désolé, John.
Tu peux me faire confiance, Léo.
Tu le sais. Je te l'ai déjà dit très souvent.
Donc, s'il y a...
une chose dont tu veux me parler,
je sais garder un secret.
N'importe lequel.
Je n'ai rien à te dire, John.
D'accord.
Et s'il y avait une chose que moi, j'avais envie de te dire,
tu voudrais l'entendre ?
Bien sûr, mais je viens de finir ma bière.
Donc, fais vite.
Gretchen.
Eh bien ?
J'ai pas pu résister.
Je l'ai fait.
Tu as fait quoi ?
Je l'ai tuée.
Tu es en train de me dire
que tu as tué
Gretchen McGrath.
C'est exactement ça.
Pourquoi tu me dis ça ?
Parce qu'on est amis, et les amis se confient leurs secrets.
Tu as un secret à me confier ?
Tu m'as déjà posé cette question. Je ne comprends pas.
Tu penses savoir quelque chose ?
Sur moi ?
Non.
Je ne sais pas.
On a tous nos secrets.
Il y a une chose que je peux te dire, John.
Je ne te crois pas.
Je ne crois pas un seul instant
que tu as tué Gretchen.
Et je sais vraiment pas pourquoi tu dis ça.
Elle était très belle,
et toi, t'es qu'une merde, parfois, John.
Je peux te le dire parce qu'on est amis.
Et les amis
se confient la vérité, n'est-ce pas ?
Oui.
Je suis désolé, j'ignore pourquoi j'ai dit ça. J'ai pensé...
Merci pour la bière, John.
Encore une chose.
Quel que soit notre lien, ça ne va pas plus loin.
Ne t'avise pas
de remettre les pieds chez moi.
C'est compris ?
Oui.
- Sûr ? - Oui.
Dégage.
Promis, Léo.
Des larves de blattes.
Génial !
Trop contente d'en avoir enfin trouvé.
Qu'ont de génial ces larves de blattes ?
On ne les trouve que sur les berges.
Mon père me tuerait s'il savait que j'étais là.
Qu'est-ce que ça peut lui faire ?
Rien, mais...
- Laisse tomber. - Non.
Dis-moi.
- Mon père est lieutenant de police. - Je sais.
La fille qui a été tuée,
c'est le tueur de la rivière qui a fait le coup.
Je sais.
Tout le monde ne parle que de ça.
Oui. Et il abandonne toujours ses victimes près de la rivière.
Mon père est après lui depuis...
le début.
- Il a pas tué dix femmes ? - Huit.
Enfin, neuf, maintenant.
Sans vouloir être désagréable, ton père est nul.
Tais-toi.
- Quoi ? - Sérieux. Tais-toi.
Tu sais rien de ce qu'il fait.
Parfois, tu es vraiment...
Chelou ?
Oui.
Excuse.
On va en parler un jour ?
De quoi ?
Du chien.
Du fait que tu l'aies tué.
Y a rien à dire.
Comment tu peux ne pas t'en vouloir ?
Moi, je m'en veux alors que je lui ai pas...
Fracassé le crâne avec une pierre ?
Oui.
On en a parlé.
C'est bon.
Je n'en reviens pas que vous m'ayez rappelée.
Ca me paraissait ridicule, après toutes ces années.
Mais comme je vous l'ai dit,
j'ai toujours pensé que ma soeur
avait pu être victime de ce tueur en série.
Pourquoi croyez-vous ça ?
Elle n'a pas simplement disparu.
Je connais ma soeur.
Elle était instable,
mais reprenait enfin sa vie en main.
Y avait-il un homme dans sa vie ?
Elle avait été mariée, dix ans auparavant, brièvement.
Elle avait un fils qu'elle ne voyait quasiment pas.
C'était très dur pour elle.
Vous voyez votre neveu ?
J'ai essayé, pendant un moment.
Vous disiez que c'était dur pour Beth de ne pas voir son fils.
C'est pour ça qu'elle tenait tant à remettre sa vie d'aplomb,
à être la mère qu'elle avait toujours voulu être.
Elle était épanouie.
D'où son tatouage.
Elle avait un tatouage ?
Une rose.
Vous pourriez me montrer une photo de Beth ?
Si possible.
Bien sûr.
Elle est très belle.
Merci.
Je le savais. Notre suspect a frappé
avant la supposée première victime, Stacey Reid, en 1998.
Tout doux.
On n'a qu'une personne disparue et un tatouage.
Bien plus que ça. Age, look, style de vie.
C'est une victime du tueur de la rivière.
Et c'est logique.
Comment ça ?
J'ai enquêté là-dessus depuis le premier jour.
J'ai toujours envisagé
la possibilité d'une victime antérieure.
C'était illogique.
Dès la découverte du corps de Stacey,
il n'y avait aucune erreur.
C'est pour ça qu'on ne l'a pas retrouvé.
Les tueurs en série commettent des erreurs au début,
avant de trouver leur rythme, d'être en confiance,
d'imposer leur signature.
Mais pas lui.
C'est un fantôme.
Une possible victime antérieure...
Ca change tout.
On fait quoi ?
On prend du bon temps.
On attend ton fils.
- Il est où ? - Il achète le marbré aux pêches.
Tu en veux, non ?
Alors, comment trouves-tu ton nouveau lycée ?
Avec un GPS.
Ou mon téléphone. Sauf si j'ai pas de réseau.
Paxton !
Tu es un petit mariole.
J'aime ça chez les hommes.
Arlen fait parfois le mariole. Hein, mon chéri ?
Tu connais l'expression, "faire le mariole" ?
Ca veut dire faire l'idiot. Ca vient de...
Je sais pas d'où ça vient. On s'en fiche.
Tu as dit que tu intégrerais l'équipe de foot.
Non.
Tu aimes ce mot, hein ? "Non".
Essaie de dire "oui".
"Oui" à ci, "oui" à ça.
Elle a raison. Comment ta génération
pourra faire la différence si vous êtes trop feignants
pour dire oui au travail, à l'ambition ?
Je dis oui au marbré aux pêches.
Désolée, Léo va arriver.
Arrête ça, Beth ! Tu défends tout le temps ce gamin.
Arlen, vous savez que je ne suis pas Beth.
- Je suis votre belle-fille... - Tu es une pute, Beth !
Ca va pas, papa ?
Où tu étais ?
Du marbré aux pêches. J'adore !
- On mange dans 5 mn. - Je vais l'aider.
Non, on s'en va.
Allez dans la voiture. Je dois parler à mon père.
- C'est pas grave. - Il t'a traitée de pute !
Il m'a prise pour ta mère.
- Paxton, dans la voiture. - Grand-père est un con.
Maintenant !
Ecoute-moi.
Je sais que...
tu oublies des choses. Mais je t'interdis
de parler à ma femme comme ça.
Change de ton. Tu es chez moi.
Tu t'es entendu, papa ?
Tu l'as appelée Beth ! Tu l'as traitée de pute.
Devant mon fils.
Je n'ai pas fait ça.
Je ne sais pas à quel jeu tu joues.
Mais quel qu'il soit, fais attention,
parce que j'aurai le dessus. Je sais ce que je dis.
Ne me fais pas tourner en bourrique.
Personne te fait tourner en bourrique, papa.
Je veux que tu sois plus gentil avec ma femme.
Mets-la au pas, parce que sinon...
Quoi, papa ?
Si je ne la mets pas au pas, quoi ?
Il n'arrivera rien de bon. Voilà.
Si tu ne restes pas dîner, Léo, alors va-t'en.
Ca refroidit.
Tu as gâché la soirée, laisse ton père dîner tranquille.
J'arrive pas à atteindre ma bouche !
Moi qui apprends aux enfants à bien se tenir à table.
Et tu te comportes comme un sale gosse !
- Jake, pas dans le nez. - Non. Maman a raison.
Je suis idiot.
Mon Dieu !
Il y a une limace dans mon plat.
C'est pas une limace, c'est un champignon.
C'est une limace.
- Non ! - Si, je te dis.
Fais voir ça. Viens là, petite limace thaï.
Papa va te manger !
Quoi ?
Je vais trop loin ?
Chéri...
Excusez-moi.
Vous avez vu ça ?
Il faut établir une position dominante.
Tout est dans le jeu de jambes, par rapport à votre adversaire.
Earl.
Allez, Earl !
Vas-y !
Allez, Earl !
Chope-le !
Qu'est-ce que tu attends ?
Allez !
Allez.
Chope-le !
Merde.
Ca va ?
Oui.
Oui, ça va.
Sam, c'est ça ?
Oui. Vous êtes le père de Paxton ?
Vous saignez.
Tu es observatrice.
C'est rien. Les risques du métier.
Tu as besoin de quelque chose ? J'allais me nettoyer.
Une fille peut intégrer l'équipe de lutte ?
J'ai rien contre.
Si on...
On en parle demain, d'accord ?
Beth a disparu il y a 26 ans,
et elle correspond parfaitement au profil des victimes.
Une affaire de personne disparue ? Un cas ancien, d'un autre comté ?
- C'est une blague ? - Attends, Randy.
Tu remets ça ! T'es sérieux ?
Je fais mon boulot.
Une fille est morte, ici,
et tu cours après une femme disparue il y a 26 ans à Rivercrest !
Beth avait épousé un chirurgien, ici, à Canaan.
Y en a plein à Canaan.
Un seul dont l'ex-femme a disparu.
Le tueur a la main sûre,
ses excisions sont nettes, précises, comme celles d'un chirurgien.
Ou un peintre, ou un pianiste.
On a toujours envisagé des victimes antérieures.
Toi.
- Et il y a Gretchen. - Elle t'intéresse quand même ?
J'essaie de résoudre ce meurtre.
On essaie de résoudre ce meurtre.
On essaie d'attraper ce type. Ca revient au même.
Toute aide est la bienvenue. Une toute première victime
nous fera peut-être entrevoir des failles.
- Le nom de ce type ? - Arlen Doyle.
Ancien chirurgien cardiaque à l'hôpital de Moreno.
Il est septuagénaire, et ça colle.
Les incisions faites sur Gretchen étaient moins précises
que sur des victimes antérieures. L'homme a vieilli,
ou il subit les effets secondaires
de n'importe quel type de traitement gériatrique.
Chirurgien cardiaque à l'hôpital de Moreno ?
Sûrement un homme très respectable.
Et alors ?
J'ai assez de soucis comme ça sans que des personnes éminentes
se sentent harcelées sans raison.
On se contrefout de ce que pensent les riches du coin de notre travail.
Ta théorie est fragile. Pas de corps, pas de crime.
C'est notre devoir.
Faites tout dans les règles. Compris ?
Et je veux toutes les infos sur ce type
avant que vous frappiez à sa porte.
Compris ?
Ca va, chef ?
J'ai un truc à vous montrer.
Vous avez eu ça où ?
Il m'a envoyé une lettre.
Sosa l'a vue ?
Non. Je lui fais pas confiance.
A moi, si ?
Vous l'avez envoyée au labo ?
Oui, McAllen m'était redevable.
Je l'ai pas encore versée au dossier.
Aucune empreinte, rien.
D'après moi,
si le tueur de la rivière a écrit ça,
il nous dit peut-être qu'il n'a pas tué Gretchen.
Ou il l'a tuée, mais veut nous induire en erreur.
On s'est vus plusieurs fois et j'ai démissionné.
- A cause de Léo ? - Non.
Il n'aimait pas que je danse,
mais ce n'était pas ce dont j'avais rêvé.
C'était un boulot alimentaire.
Et à l'époque, j'aimais être le centre d'attention.
Et j'étais douée.
C'est étrange d'être fière d'être une bonne stripteaseuse ?
Pas du tout.
Après ma rencontre avec Léo,
j'ai été embauchée au supermarché près de l'autoroute.
Et j'ai fréquenté l'église.
J'y allais, petite, vers 6 ou 7 ans.
La famille d'accueil chez qui j'étais
était très croyante.
J'aimais bien,
c'était paisible.
Et je me suis fait enlever mon tatouage.
Ca m'a coûté cher, mais je suis contente de ne plus l'avoir.
Je ne suis plus cette personne, comme je vous l'avais dit.
Votre relation avec Léo est-elle solide ?
Très solide. Si vous saviez !
C'est pour ça que je ne comprends pas...
Que vous ne comprenez pas quoi ?
Pourquoi je ne lui ai pas parlé de nos consultations.
C'est mal ? Ca ne me paraît pas bien.
Ecoutez.
Je suis mariée depuis 23 ans, et nous sommes heureux.
Pensez-vous que mon mari sait tout ce que je fais,
tout ce que je pense de lui, en particulier ?
Non.
La dernière fois, vous m'avez dit que vous pensiez que Léo
vous avait sauvée.
C'est le cas.
Expliquez-moi en quoi il vous a sauvée.
Il m'a sauvé la vie. Littéralement.
Comment ?
Je travaillais tard, un soir.
La nuit, on avait de meilleurs pourboires.
Tony, le manager, me planifiait toujours tard.
Je lui avais demandé,
et j'étais douée, donc j'attirais les clients.
Ce soir-là,
j'avais fini et j'allais prendre ma voiture.
Parfois, un barman m'accompagnait,
mais souvent, ils étaient déjà partis...
Ce soir-là, j'étais toute seule.
Et je cherchais mes clés.
J'aurais sans doute dû les sortir de mon sac avant,
mais je ne l'avais pas fait.
C'est alors que c'est arrivé.
Je me suis fait agresser.
J'ai perdu connaissance
et je me suis réveillée sur le sol humide.
Léo était là.
Il me regardait, me disait
que tout irait bien.
J'avais très peur,
mais j'avais confiance en lui.
Même si je ne l'avais jamais vu avant cela.
Et il était si...
soulagé...
que je sois en vie...
Comme si ma vie lui importait.
Je pense que d'une certaine façon, c'est alors qu'on a décidé
qu'on était destinés à être ensemble.
C'est ce que je pense, et Léo dirait la même chose,
j'en suis sûre.
Quand est-ce qu'on va toquer chez Arlen Doyle ?
Croyez-moi,
mon instinct me hurle d'y aller ce soir.
Mais je m'efforce...
D'être un bon lieutenant ? Ca ne vous ressemble pas.
J'espère que l'hôpital va nous fournir le planning de 1998.
Ca nous aiderait.
Sans mandat, je doute qu'ils nous le donnent.
On dirait Elizabeth Taylor, jeune.
Comment savez-vous qu'elle est gay, Ramos ?
Les hétéros m'adorent.
Demain, on creusera.
Vous n'avez pas une famille qui vous attend ?
Vous vous débarrassez de moi pour aller draguer Cléopâtre ?
Quoi ?
C'est du harcèlement sexuel, vous savez.
De toujours me chambrer sur ma vie sexuelle.
Oui, pardon. J'ai cru...
Je déconne !
Sérieux.
Faites gaffe.
Une autre bière ?
Il faut que je rentre.
- Vous réglerez ? - Oui.
Merci.
Tu es rentré ? Tout va bien ?
Oui, ça va.
Rendors-toi.
Adaptation Oriane Charpantier
Sous-titrage CINEPHASE
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